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	<title>Quatrième de couv &#187; prostitution</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>L&#8217;emprise, au coeur de l&#8217;adolescence&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Dec 2020 08:29:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nous sommes dans les années 80. Cléo a treize ans, fréquente le collège de sa banlieue parisienne et s&#8217;éclate chaque semaine à la MJC pour progresser, toujours, en danse modern jazz. Jusqu&#8217;au jour où&#8230; Où Cathy la remarque, où elle lui parle, s&#8217;intéresse à elle, lui offre des cadeaux, l&#8217;emmène à Paris et lui vante la bourse Galatée qui, [&#8230;]]]></description>
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<p>Nous sommes dans les années 80. <strong>Cléo </strong>a treize ans, fréquente le collège de sa banlieue parisienne et s&rsquo;éclate chaque semaine à la MJC pour progresser, toujours, en danse modern jazz. Jusqu&rsquo;au jour où&#8230; Où <strong>Cathy</strong> la remarque, où elle lui parle, s&rsquo;intéresse à elle, lui offre des cadeaux, l&rsquo;emmène à Paris et lui vante la bourse Galatée qui, si elle défend sa candidature, lui ouvrira les portes des studios à New-York.</p>
<p>Les étoiles s&rsquo;allument dans la tête de l&rsquo;adolescente. Jusqu&rsquo;à ce fameux mystérieux déjeuner avec des hommes. Où elle ne jouera pas suffisamment le jeu. Puis jusqu&rsquo;à devenir elle-même celle qui vante la bourse Galatée auprès de ses camarades de collège.  Celle qui les sélectionne. Parmi elles, <strong>Betty</strong>.</p>
<p>Un engrenage délétère. Un piège sexuel et monnayable s&rsquo;ouvre et se referme sur elle. Une culpabilité qui l&rsquo;empoisonne. Jusqu&rsquo;au jour où la parole se libère. Enfin. Après qu&rsquo;un fichier de photos est retrouvé sur le net et que des policiers lancent un appel  à témoins pour identifier les victimes de la fameuse fondation&#8230;</p>
<p><strong>Cléo</strong>, devenue danseuse professionnelle, doit affronter son passé. Sa culpabilité. Et sa honte, envahissante.</p>
<p><strong>Lola Lafon</strong> signe là un roman fort, dense. Qui remue. J&rsquo;avais découvert cette autrice avec un précédent roman, consacré à <strong>Nadia Comaneci, <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/01/27/la-propagande-jusque-sur-la-poutre/">&laquo;&nbsp;La petite communiste qui ne souriait jamais&nbsp;&raquo;.</a></strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/01/27/la-propagande-jusque-sur-la-poutre/"> </a> Un roman qui avait obtenu de nombreux prix.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5485"></span></p>
<p>Chanteuse, femme de lettres et compositrice française, d’origine franco-russo-polonaise, <strong>Lola Lafon</strong> a été élevée à Sofia, Bucarest et Paris. Elle s’est d’abord consacrée à la danse avant de se tourner vers l’écriture.</p>
<p>Elle signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Chavirer&nbsp;&raquo;</strong> son sixième roman.</p>
<p><strong>Dans l&rsquo;émission La Grande Librairie, Lola Lafon parle de &laquo;&nbsp;Chavirer&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/UHF7iM6721Y?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 35 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Tant de nouveautés dans la vie de Cléo. Des odeurs : celles qui imprégnaient la voiture de Cathy, ces héliotropes sucrés de son parfum, Opium, mêlés à l&rsquo;odeur rousse du cuir. Des matières : la soie carmin d&rsquo;un foulard que Cathy avait détaché de son cou pour le lui tendre, un jour que Cléo avait publié son écharpe. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Sa jupe en jean, le foulard et le pull en mohair turquoise avaient propulsé Cléo au coeur des attentions de sa classe en une matinée. Effacée, l&rsquo;ennuyeuse Cléo sans poitrine ni eye-liner qui ne s&rsquo;intéressait à rien d&rsquo;autre qu&rsquo;à sa danse, qui ne fumait ni ne buvait, ne s&rsquo;était jamais fait gauler à Auchan, quo n&rsquo;avait aucun garçon en ligne de mire.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 195 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Lara se heurtait à une Cléo révélée. Une Cléo en forme de carte à jouer pour adultes, simple valet qui s&rsquo;était rêvé reine Face, victime et pile, coupable. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Combien de complices avaient permis que se déroule le jeu de massacre ? Le prof de danse de la MJC, qui avait vu à plusieurs reprises cette femme venir chercher Cléo sans jamais demander qui était était, les médecins appelés à son chevet dont aucun n&rsquo;avait posé ne fût-ce qu&rsquo;une question qui lui eût permis de parler, les parents de Cléo, jamais surpris des cadeaux qu&rsquo;elle rapportait à la maison, la serveuse qui officiait lors de ces &laquo;&nbsp;déjeuners&nbsp;&raquo;. Qui d&rsquo;autre ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 335-336 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Le système Galatée ne disait pas autre chose : que la meilleure gagne ! L&rsquo;affaire Galatée nous tend le miroir de nos malaises : ce n&rsquo;est pas à ce à quoi on nous oblige qui nous détruit, mais ce à quoi nous consentons qui nous ébrèche ; ces hontes minuscules, de consentir journellement à renforcer ce qu&rsquo;on dénonce : j&rsquo;achète des objets dont je n&rsquo;ignore pas qu&rsquo;ils sont fabriqués par des esclaves, je me rends en vacances dans une dictature aux belles plages ensoleillées. Je vais à l&rsquo;anniversaire d&rsquo;un harceleur qui me produit. Nous sommes traversés de ces hontes, un tourbillon qui, peu à peu, nous creuse et nous vide. N&rsquo;avoir rien dit. Rien fait. Avoir dit oui parce qu&rsquo;on ne savait pas dire non.&nbsp;&raquo; </em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Chavirer&nbsp;&raquo;, Lola Lafon, Actes Sud, 20,50€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
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		<title>Aux confins du désert, une nuit djiboutienne</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Oct 2015 09:59:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire   Vous avez compris, je pense, que j&#8217;appréciais particulièrement les premiers romans. L&#8217;auteur (e) y donne beaucoup. De lui, de son énergie, de son envie d&#8217;être lu(e) à travers une histoire unique. Les rentrées littéraires permettent d&#8217;extirper des pépites des piles de nouveaux romans. La preuve encore avec &#171;&#160;Djibouti&#160;&#187; de Pierre Deram, publié [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DJIBOUTI.jpg" rel="lightbox[3333]"><img class="alignleft size-full wp-image-3334 colorbox-3333" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DJIBOUTI.jpg" alt="DJIBOUTI" width="250" height="322" /></a>  Vous avez compris, je pense, que j&rsquo;appréciais particulièrement les premiers romans. L&rsquo;auteur (e) y donne beaucoup. De lui, de son énergie, de son envie d&rsquo;être lu(e) à travers une histoire unique.</p>
<p>Les rentrées littéraires permettent d&rsquo;extirper des pépites des piles de nouveaux romans. La preuve encore avec <strong>&laquo;&nbsp;Djibouti&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Pierre Deram</strong>, publié chez <strong>Buchet Chastel</strong>, dans la collection Qui vive.</p>
<p>De <strong>Pierre Deram</strong>, je sais qu&rsquo;il a 26 ans et qu&rsquo;il est polytechnicien. Je sais également qu&rsquo;il a passé plusieurs mois à Djibouti il y a plusieurs années.</p>
<p>Djibouti, justement. C&rsquo;est le titre de ce court roman, c&rsquo;est aussi le pays qui lui sert de décor. Une république située aux confins de l&rsquo;Ethiopie, de l&rsquo;Erythrée et de la Somalie qui accueille depuis des décennies des militaires français répartis dans une base aérienne, un régiment, des centres d&rsquo;entraînement, etc. On compte plusieurs milliers de soldats sur place actuellement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3333"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle se déroule en une nuit. Une seule. <strong>Markus</strong> est lieutenant dans l&rsquo;armée. Il passe sa dernière nuit à Djibouti. Un nuit violente, sur fond d&rsquo;alcool. <strong>Markus</strong> va s&rsquo;en aller. Il se souvient de son arrivée, des mois auparavant. De sa rencontre avec le désert, avec la chaleur écrasante&#8230; et les prostituées.</p>
<p>Parmi elles, <strong>Araksan</strong> qui, cette fois encore, partagera sa nuit. Une nuit pendant laquelle il rencontrera aussi la femme d&rsquo;un colonel, inconsolable depuis la mort de son chien.</p>
<p>Une nuit donc. Une seule au cours de laquelle la violence, la crudité et la férocité des rapports humains éclate dans la solitude de ce bout de terre africaine écrasé de chaleur. Un premier roman percutant. Haletant. Singulier.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 28-29 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Vers dix-huit heures, le soleil disparaît enfin sur la ligne de l&rsquo;horizon, laissant derrière lui une terre en poussière et des hommes privés de tout. Alors, dans les derniers feux rougeoyants du jour, négligeant l&rsquo;eau et les vivres, les Djiboutiens, dévorés par la fatigue et la soif, se ruent près des étals où s&rsquo;entassent en bouquets verts la drogue magique, les feuilles et les tiges merveilleuses du khat. A la première mastication, les corps que l&rsquo;addiction tourmente se détendent, la sève brune se répand à travers les organismes asséchés et les imprègne jusqu&rsquo;aux os. Toute la ville bascule dans l&rsquo;euphorie tandis que l&rsquo;obscurité gagne l&rsquo;air fin. On dirait que, sans la drogue, elle ne serait jamais venue. Mais la voilà maintenant qui s&rsquo;étale en coulées d&rsquo;encre noire et que s&rsquo;allument tous azimuts, comme des lucioles ondulant dans l&rsquo;herbe folle, les lumières qui diffusent en bougeant les phares des voitures et les lanternes branlant sous les marquises. Qu&rsquo;elles sont faibles ces lueurs, perdues dans les ténèbres ! Mais il faut tellement d&rsquo;obscurité pour tellement de rêves! &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 52 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] De l&rsquo;autre côté du comptoir, trois serveuses qui avaient tout écouté baissèrent la tête. Markus pouvait voir le blanc de leurs yeux. Ils savaient qu&rsquo;elles étaient du même camp que le soleil, du même camp que le désert et que toutes ses bêtes sauvages, qu&rsquo;elles appartenaient à ce pays comme le vent, le soleil, le désert et toutes ses bêtes sauvages. Et comme eux, elles rendaient fous et solitaires. Thérèse – c&rsquo;était son nom – continuait de pleurer. Markus la regardait en silence.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 105-106 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Mais le matelas collait et grattait parce que c&rsquo;était un vieux matelas usé. Ils n&rsquo;en tinrent pas compte. Et Markus, la serrant contre lui, ne pensait plus à rien qu&rsquo;à cette envie d&rsquo;en finir pour toujours, de s&rsquo;anéantir au fond d&rsquo;elle-même, ne pensait qu&rsquo;à l&rsquo;inonder, à l&rsquo;envahir de son amour par tous les pores, qu&rsquo;elle le sente longtemps courir dans ses veines, dans son sang, roulant glacé sous sa peau, qu&rsquo;il l&rsquo;enrobe, son amour, qu&rsquo;il lui infuse toute sa vie, qu&rsquo;elle le garde à jamais au fond de son ventre, qu&rsquo;à chaque instant il tambourine à ses tympans, qu&rsquo;il lui susurre à chaque seconde “Je t&rsquo;aime&#8230; Je t&rsquo;aime&#8230; Je t&rsquo;aime ” – et maintenant, non, ce n&rsquo;était plus ça, il voulait presque en mourir, s&rsquo;y jeter en entier, et elle sentit monter dans ses bras comme une vague déferlante et elle savait qu&rsquo;il pouvait la briser dans ces moments-là, alors elle se lova contre son torse tandis qu&rsquo;il venait en elle. Soudain ils ne furent plus rien, pas même un soldat et une putain, mais deux enfants perdus au milieu du monde, serrés l&rsquo;un contre l&rsquo;autre sur ce matelas sale, roulant à moitié inconscients, le sang rapide, les yeux brillants, roulant si loin de tout, roulant à n&rsquo;en plus finir au fond de l&rsquo;indicible comme deux bagnards sautant d&rsquo;un train en marche.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Djibouti&nbsp;&raquo;, de Pierre Deram, Buchet Chastel, 11€.</strong></em></p>
</blockquote>
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