<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Quatrième de couv &#187; professeure</title>
	<atom:link href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/tag/professeure/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv</link>
	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
	<lastBuildDate>Sat, 13 Jan 2024 19:30:44 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
		<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
		<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=4.0.1</generator>
	<item>
		<title>La professeure dévorée par un drame intime&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/08/15/la-professeure-devoree-par-un-drame-intime/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/08/15/la-professeure-devoree-par-un-drame-intime/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 15 Aug 2021 16:44:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[accablement]]></category>
		<category><![CDATA[Daniella]]></category>
		<category><![CDATA[départ]]></category>
		<category><![CDATA[distanciation]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[fuite]]></category>
		<category><![CDATA[Gabrielle]]></category>
		<category><![CDATA[introspection]]></category>
		<category><![CDATA[lycée]]></category>
		<category><![CDATA[lycéenne]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[mère]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[Oran]]></category>
		<category><![CDATA[parents]]></category>
		<category><![CDATA[professeure]]></category>
		<category><![CDATA[questions]]></category>
		<category><![CDATA[Royan]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=5755</guid>
		<description><![CDATA[&#160; Soixante-neuf pages. Pas une de plus. Dans Royan, La professeure de français, Marie NDiaye nous livre un monologue écrit pour Nicole Garcia, qu&#8217;elle interprète d&#8217;ailleurs au festival d&#8217;Avignon cet été. L&#8217;histoire ? C&#8217;est celle de Gabrielle qui se dévoile en filigrane à la suite d&#8217;un terrible fait-divers : la mort d&#8217;une de ses élèves, une lycéenne, Daniella, qui s&#8217;est jetée du troisième [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ROYAN-OK.jpg" rel="lightbox[5755]"><img class="alignleft size-full wp-image-5760 colorbox-5755" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ROYAN-OK.jpg" alt="ROYAN OK" width="195" height="306" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Soixante-neuf pages. Pas une de plus. Dans <em><strong>Royan, La professeure de français,</strong></em> <strong>Marie NDiaye</strong> nous livre un monologue écrit pour <strong>Nicole Garcia</strong>, qu&rsquo;elle interprète d&rsquo;ailleurs <strong><a href="https://www.telerama.fr/sortir/avignon-2021-nicole-garcia-magistrale-dans-royan-la-gifle-theatrale-de-marie-ndiaye-6930233.php?fbclid=IwAR2Ia4AZGfIkdlrG7tj2gpEumVrEPcoO94R9wnAtkgsnWczbRo6CoGiU5Y4">au festival d&rsquo;Avignon cet été</a></strong>. L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Gabrielle</strong> qui se dévoile en filigrane à la suite d&rsquo;un terrible fait-divers : la mort d&rsquo;une de ses élèves, une lycéenne, <strong>Daniella</strong>, qui s&rsquo;est jetée du troisième étage par la fenêtre de sa classe.</p>
<p>Ce jour-là, les parents de la jeune fille harcelée, mal-aimée par ses camarades, l&rsquo;attendent devant sa porte. Ira-t-elle à leur rencontre ?</p>
<p>Le texte, désespéré, violent par moments, est la voix de la narratrice. Dans son monologue vindicatif plane le sentiment d’une faute inexpiable dont la professeure de français se sent à la fois accablée et innocente.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Comme toujours chez <strong>Marie NDiaye</strong>, une violence métaphysique se dégage des êtres et des situations, venue de si loin qu’il est impossible d’en déterminer la cause. Elle s’élève contre une injustice originelle indissociable, semble-t-il, de la condition humaine &laquo;&nbsp;, précise Gallimard.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au fil des pages, on prend la mesure de la violence qui se dégage de la situation. <strong>Daniella</strong> s&rsquo;est tuée. Parce qu&rsquo;elle ne supportait plus sa situation de souffre-douleur. Une autre forme de violence apparaît, interne à la classe cette fois. Se dégage une troisième encore, celle des élèves à l&rsquo;égard de leur professeure, en tout cas, ce qu&rsquo;elle en perçoit.</p>
<p>Et puis il y a la violence qui, depuis très longtemps, accompagne cette professeure née à Oran en Algérie. Celle qu&rsquo;elle a eue à l&rsquo;égard de sa mère et réciproquement, trop souvent. Celle qui la guide aussi quand elle abandonne mari et fille alors qu&rsquo;ils vivaient à Marseille. Celle qu&rsquo;elle ressent enfin à l&rsquo;égard de ses élèves parfois et de <strong>Daniella</strong> en particulier, parce qu&rsquo;elle a choisi d&rsquo;être différente&#8230;</p>
<p>Un texte en forme d&rsquo;uppercut, sans ponctuation, qui traduit la détresse, la violence et cette distanciation que la narratrice veut absolument maintenir par rapport à l&rsquo;événement, par rapport au ressenti des autres. <strong>Gabrielle</strong> est dans le contrôle, tout le temps. Une défense qui finit par se fendre. Un texte énigmatique aussi, toujours en tension.</p>
<p>Rappelons que <strong>Marie DNiaye</strong> a publié son premier roman à l&rsquo;âge de 18 ans, en 1985. Elle n&rsquo;a jamais arrêté depuis. En 2001, elle obtient le prix Femina pour <em><strong>Rosie Carpe</strong></em>.</p>
<p>Si <strong>Marie NDiaye</strong> est avant tout une romancière, elle a aussi écrit pour le théâtre, notamment <em><strong>Papa doit manger</strong></em>, pièce qui fait partie du répertoire de La Comédie Française. Elle a également écrit des nouvelles.</p>
<p>En 2009, elle reçoit le prix Goncourt pour <em><strong>Trois femmes puissantes</strong></em>.</p>
<p>En 2020, elle reçoit le prix Marguerite-Yourcenar pour l&rsquo;ensemble de son œuvre.</p>
<p>Cette année, elle a publié son 18e roman, <em><strong>La vengeance m&rsquo;appartient</strong></em>. <em><strong>Royan, La professeure de français</strong></em> est sa onzième pièce pour le théâtre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 37 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Vous auriez dû comprendre que Daniella était trop jeune trop tendre pour se maintenir farouchement hors du jeu courant de la séduction même de la bienséance tout simplement </em></p>
<p style="text-align: left"><em>ses épaules bombées musclées la bretelle large de du soutien-gorge blanc</em></p>
<p style="text-align: left"><em>le col sali d&rsquo;un tee-shirt qui bâillait sur son cou charnu</em></p>
<p style="text-align: left"><em>je n&rsquo;aimais pas ça je lui en voulais je vous en voulais je lui en voulais je vous </em></p>
<p style="text-align: left"><em>JE NE DOIS PAS REPETER </em></p>
<p style="text-align: left"><em>épaules bombées cou charnu bras opulents on ne montre pas ces choses-là je lui en voulais je vous </em></p>
<p style="text-align: left"><em>PAS REPETER OK ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>mais épaules cou bras tant de tant de chair sauvage &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 46 :</strong><em>&nbsp;&raquo; Parfois mes élèves m&rsquo;apparaissent comme de grands fauves que la faim a conduits dans ma classe</em></p>
<p style="text-align: left"><em>C&rsquo;est de moi qu&rsquo;ils veulent se nourrir et non de ma parole </em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;ai claqué des mains et leur attention s&rsquo;est tournée vers Daniella et leur faim était inassouvissable j&rsquo;ai respiré d&rsquo;être épargnée</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mes élèves sont de grands fauves auxquels je parviens généralement à faire oublier la faim </em></p>
<p style="text-align: left"><em>mon cours est paisible ma voix fluide et sereine et je les tiens par des prestiges très simples&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 54 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Oui parents Daniella m&rsquo;a beaucoup écrit avant sa mort</em></p>
<p style="text-align: left"><em>elle m&rsquo;a submergée de textes et de propos que je n&rsquo;avais ni le don ni l&rsquo;envie de comprendre</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Sachant que ce qu&rsquo;écrivent les très jeunes gens intelligents est toujours frappé au coin de l&rsquo;autosatisfaction et de l&rsquo;excès et d&rsquo;une légère et complaisante paranoïa je n&rsquo;avais aucune raison</em></p>
<p style="text-align: left"><em>non j&rsquo;avais toutes les raisons de ne pas accorder à ce qu&rsquo;elle m&rsquo;envoyait l&rsquo;attention qu&rsquo;elle espérait.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left">
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Royan, La professeur de français, Marie NDiaye, Gallimard, 9,50€ </strong></em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/08/15/la-professeure-devoree-par-un-drame-intime/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/08/15/la-professeure-devoree-par-un-drame-intime/" data-text="La professeure dévorée par un drame intime&#8230; - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/08/15/la-professeure-devoree-par-un-drame-intime/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le destin empêché de Bénédicte Ombredanne</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/13/le-destin-empeche-de-benedicte-ombredanne/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/13/le-destin-empeche-de-benedicte-ombredanne/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 13 Sep 2014 14:00:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[" L'amour et les forêts"]]></category>
		<category><![CDATA[abandon]]></category>
		<category><![CDATA[amant]]></category>
		<category><![CDATA[Arthur]]></category>
		<category><![CDATA[aventure]]></category>
		<category><![CDATA[Bénédicte Ombredanne]]></category>
		<category><![CDATA[Christian]]></category>
		<category><![CDATA[contraintes]]></category>
		<category><![CDATA[dépression]]></category>
		<category><![CDATA[destin]]></category>
		<category><![CDATA[Eric Reinhardt]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[harcèlement]]></category>
		<category><![CDATA[idéaux]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-François]]></category>
		<category><![CDATA[jumelle]]></category>
		<category><![CDATA[liberté]]></category>
		<category><![CDATA[Lola]]></category>
		<category><![CDATA[maladie]]></category>
		<category><![CDATA[manipulation]]></category>
		<category><![CDATA[Marie-Claire]]></category>
		<category><![CDATA[mère]]></category>
		<category><![CDATA[pervers narcissique]]></category>
		<category><![CDATA[portrait]]></category>
		<category><![CDATA[professeure]]></category>
		<category><![CDATA[rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[solitude]]></category>
		<category><![CDATA[Villiers de L'Isle-Adam]]></category>
		<category><![CDATA[violence conjugale]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=2642</guid>
		<description><![CDATA[Nous poursuivons notre petit cheminement à travers les nouveautés de cette rentrée littéraire. Parmi elles, des livres surprises et d&#8217;autres, particulièrement attendus. C&#8217;était le cas avec &#171;&#160;L&#8217;amour et les forêts&#160;&#187;, nouvel opus d&#8217;Eric Reinhardt, auteur dont j&#8217;ai particulièrement apprécié les deux derniers romans,  &#171;&#160;Cendrillon&#160;&#187;, et &#171;&#160;Le système Victoria&#160;&#187;, que j&#8217;avais évoqué ici. Un roman encensé [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AMOUR-ET-FORETS.jpg" rel="lightbox[2642]"><img class="alignleft size-full wp-image-2646 colorbox-2642" style="margin: 10px" alt="AMOUR ET FORETS" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AMOUR-ET-FORETS.jpg" width="195" height="292" /></a>Nous poursuivons notre petit cheminement à travers les nouveautés de cette rentrée littéraire. Parmi elles, des livres surprises et d&rsquo;autres, particulièrement attendus. C&rsquo;était le cas avec <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;amour et les forêts&nbsp;&raquo;</strong>, nouvel opus d&rsquo;<strong>Eric Reinhardt</strong>, auteur dont j&rsquo;ai particulièrement apprécié les deux derniers romans,  <strong>&laquo;&nbsp;Cendrillon&nbsp;&raquo;</strong>, et <strong>&laquo;&nbsp;Le système Victoria&nbsp;&raquo;</strong>, que j&rsquo;avais évoqué<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/09/18/au-coeur-du-systeme-reinhardt/"> ici. </a></strong></p>
<p>Un roman encensé ici et là déjà par les critiques. Le public devrait également apprécier ce magnifique portrait de femme. Celui de <strong>Bénédicte Ombredanne</strong>.</p>
<p>L&rsquo;idée de ce roman est née d&rsquo;une rencontre entre <strong>Eric Reinhardt</strong> et l&rsquo;une de ses lectrices. Dans les Inrockuptibles du 13 au 19 août, l&rsquo;auteur explique :<strong><em> &nbsp;&raquo; J&rsquo;étais dans le train et ma voisine m&rsquo;a accosté. Elle m&rsquo;avait vu dans une émission littéraire à la télé et elle m&rsquo;a dit : “Vous êtes celui qui doit raconter mon histoire”. J&rsquo;étais sous le choc : c&rsquo;était une histoire de harcèlement conjugal&nbsp;&raquo;.</em> </strong></p>
<p>De ce témoignage et d&rsquo;une partie des correspondances entretenues avec d&rsquo;autres lectrices, Eric Reinhardt a imaginé son roman.</p>
<p><span id="more-2642"></span></p>
<p>Si dans <strong>&laquo;&nbsp;Le système Victoria&nbsp;&raquo;</strong>, l&rsquo;héroïne incarnait la capitalisme, le pouvoir de l&rsquo;entreprise et l&rsquo;argent, <strong>Bénédicte Ombredanne</strong>, elle, est une femme entravée, empêchée, avilie par le pouvoir tout-puissant&#8230; de son mari <strong>Jean-François –, </strong>épousé par défaut, par dépit – que l&rsquo;on pourrait ranger parmi les pervers narcissiques.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est donc celle de cette femme. Professeure de lettres dans un lycée de l&rsquo;Est de la France, à Metz, elle est mariée et mère de deux enfants. Ses rêves se sont envolés. Ceux de son mari ne se sont pas réalisés non plus. Il fait payer le prix de son échec à sa femme, plus cultivée, plus profonde que lui. Suite à une soi-disante prise de conscience de son mari de ce qu&rsquo;il fait vivre à sa femme, <strong>Bénédicte</strong> décide de s&rsquo;inscrire sur un site de rencontres. Via internet, elle fait la connaissance d&rsquo;un homme<strong>, Christian, </strong>qui le temps d&rsquo;un après-midi, lui fera comprendre que sa vie pourrait être différente, et que l&rsquo;amour existe. Au milieu de la forêt, son horizon s&rsquo;éclaircit, son corps exulte et son coeur s&rsquo;emballe. Un épisode, unique et précieux, qui remet en cause le (très) fragile équilibre que <strong>Bénédicte</strong> tente de maintenir. Sa vie bascule. Tout s&rsquo;emballe. Elle ne s&rsquo;en remettra pas.</p>
<p>Très admirative de l&rsquo;oeuvre romantique de <strong>Villiers de l&rsquo;Isle-Adam</strong>, elle se rapproche du narrateur, qui n&rsquo;est autre qu&rsquo;un écrivain ( Eric Reinhardt aime endosser ce rôle), pour partager des souvenirs de lecture&#8230; et évoquer sa vie par fragments.  Un lien se crée. Une correspondance naît. Mais elle ne sauvera pas <strong>Bénédicte Ombredanne</strong>. Le narrateur se fera enquêteur auprès de la soeur jumelle de Bénédicte notamment&#8230; trop tard cependant.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 53 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Sa décision était prise, le cheminement qui l&rsquo;y avait conduite avait été accompli pendant la brève durée de son repas. Pourtant, jusqu&rsquo;à ce soir de mars, l&rsquo;idée de se rendre sur ce genre de sites ne s&rsquo;était même jamais présentée à son esprit, y compris dans ses fantasmes les inavouables. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>L&rsquo;explosion qui venait de se produire avait été d&rsquo;une puissance inouïe, accentuée par l&rsquo;attitude de rétention dont elle avait fait preuve ces dix dernières années : rétention de désirs, de pulsions, de gaieté, de rêves, d&rsquo;espérance, d&rsquo;exigences, d&rsquo;ambition, de tendresse, de colère, de révolte. Les conséquences de cette posture de renoncement avaient été comparables en définitive à une insidieuse accumulation d&rsquo;explosifs, c&rsquo;est ce qu&rsquo;elle avait découvert ce soir-là quand la présence de toute cette dynamite entreposée par son abnégation dans un recoin obscur de son cerveau avait encore amplifié la violence du souffle. Un observateur présent dans la maison au moment des faits aurait pu percevoir distinctement deux détonations successives, la première liée au temps présent et aux aveux humides du mari, la seconde au gâchis qu&rsquo;elle se disait qu&rsquo;elle avait fait des années dernièrement écoulées. La seconde avait été encore plus assourdissante que la première.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 169 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Elle se dirait plus tard qu&rsquo;elle aurait dû tirer profit de l&rsquo;avantage qu&rsquo;elle avait pris à ce moment-là sur son mari pour imposer de nouvelles normes relationnelles. Si elle avait été un peu plus prévoyante, elle lui aurait expliqué ce qu&rsquo;elle attendait de leur vie commune, elle aurait pérennisé ce rééquilibrage par des repères placés entre eux comme autant d&rsquo;épingles de couturière piquées dans le tissu d&rsquo;une robe pour en marquer l&rsquo;ourlet.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 299:</strong> <em>&nbsp;&raquo; Elle m&rsquo;a dit un matin qu&rsquo;elle avait toujours adoré le mot surrender, entendu dans une chanson fameuse. A présent, elle savait pourquoi : elle connaissait la raison d&rsquo;être de cet obscur attachement pour ce mot. </em>Surrender. Reddition<em>. Il est beau, ce mot, non ? m&rsquo;a-t-elle dit ce matin-là? Reddition, avec ses deux d, c&rsquo;est sublime, tu ne trouves pas ? Mais enfin, ai-je protesté, qu&rsquo;est ce que tu racontes, tu dis n&rsquo;importe quoi ! Pas du tout, m&rsquo;a répliqué calmement pas jumelle.  Je t&rsquo;assure, Marie-Claire. Le moment est venu de me rendre. Le bonheur n&rsquo;a pas voulu de moi, j&rsquo;ai pourtant tout fait pour le mériter, tant pis, ma décision est prise, j&rsquo;abandonne.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Pas de doute, Eric Reinhardt sait parler des femmes&#8230; et aux femmes. Avec ce nouveau roman, formidable portrait, il nous parle de l&rsquo;intime, de ce qui ne se voit pas, de ce qu&rsquo;on ne dit pas. Et qu&rsquo;il faut deviner. La langue de Reinhardt, riche, précise, nous entraîne dans les méandres de l&rsquo;âme et des sentiments. Jusqu&rsquo;à la fin de Bénédicte. A découvrir absolument. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;amour et les forêts&nbsp;&raquo;, Eric Reinhardt, Gallimard, 21,90€.</strong> </em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/13/le-destin-empeche-de-benedicte-ombredanne/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/13/le-destin-empeche-de-benedicte-ombredanne/" data-text="Le destin empêché de Bénédicte Ombredanne - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/13/le-destin-empeche-de-benedicte-ombredanne/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
