<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Quatrième de couv &#187; professeur</title>
	<atom:link href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/tag/professeur/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv</link>
	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
	<lastBuildDate>Sat, 13 Jan 2024 19:30:44 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
		<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
		<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=4.0.1</generator>
	<item>
		<title>De l&#8217;autre côté de l&#8217;Atlantique, prendre du champ&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/01/07/de-lautre-cote-de-latlantique-prendre-du-champ/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/01/07/de-lautre-cote-de-latlantique-prendre-du-champ/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 07 Jan 2019 12:49:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["La chance de leur vie"]]></category>
		<category><![CDATA[Absalom Absalom]]></category>
		<category><![CDATA[adultère]]></category>
		<category><![CDATA[Agnès Desarthe]]></category>
		<category><![CDATA[attentats]]></category>
		<category><![CDATA[Caroline du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[donjuanisme]]></category>
		<category><![CDATA[doutes]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[expatriation]]></category>
		<category><![CDATA[famille Vickery]]></category>
		<category><![CDATA[fragilité]]></category>
		<category><![CDATA[gourou]]></category>
		<category><![CDATA[Hector]]></category>
		<category><![CDATA[jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[langue]]></category>
		<category><![CDATA[Lester]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[professeur]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Sylvie]]></category>
		<category><![CDATA[université]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=4472</guid>
		<description><![CDATA[&#160;  Prendre du champ. Traverser un océan pour essayer de voir plus clair sur sa vie, sur ses proches&#8230; et sur son pays. Voilà ce que Sylvie Vickery décide de faire, en suivant Hector, son mari, poète et universitaire sexagénaire, qui vient de décrocher un poste en Caroline du Nord, là-bas, aux Etats-Unis. C&#8217;est de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DESARTHE-OK.jpg" rel="lightbox[4472]"><img class="alignleft wp-image-4475 size-medium colorbox-4472" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DESARTHE-OK-204x300.jpg" alt="DESARTHE OK" width="204" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: left"> Prendre du champ. Traverser un océan pour essayer de voir plus clair sur sa vie, sur ses proches&#8230; et sur son pays. Voilà ce que <strong>Sylvie Vickery</strong> décide de faire, en suivant <strong>Hector</strong>, son mari, poète et universitaire sexagénaire, qui vient de décrocher un poste en Caroline du Nord, là-bas, aux Etats-Unis. C&rsquo;est de là qu&rsquo;ils vivront, à distance donc, les attentats du 13 novembre. Dans une indifférence polie.</p>
<p style="text-align: left">C&rsquo;est également en Amérique que <strong>Sylvie</strong> va découvrir la vie adultérine de son mari, et le rôle que joue son fils unique –un adolescent si différent des autres – aux côtés de ses camarades. <strong>Lester</strong> se fait appeler <strong>Absalom Absalom</strong>, est une émule de Saint-Augustin et prend des airs de gourou.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Sylvie</strong>, elle, qui s&rsquo;est toujours évertuée depuis sa rencontre et son mariage avec <strong>Hector</strong>, à la non-action et &nbsp;&raquo; à n&rsquo;être rien &nbsp;&raquo; comme elle dit, poursuit, avec lucidité mais en silence, l&rsquo;introspection familiale. Loin de ses répères. Jusqu&rsquo;au scandale. Jusqu&rsquo;au retour.</p>
<p style="text-align: left">Elle ne maîtrise pas bien la langue, ni les codes. Trop cultivée, trop libre de tout aussi.</p>
<p style="text-align: left">Première fois que j&rsquo;ouvre un roman d&rsquo;<strong>Agnès Desarthe</strong>, lauréate en 1996 du prix du Livre Inter pour <strong>&laquo;&nbsp;Un secret sans importance&nbsp;&raquo;</strong> et auteure de nombreux romans remarqués (<strong>&laquo;&nbsp;Dans la nuit brune&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Une partie de chasse&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Ce coeur changeant&nbsp;&raquo;</strong>). J&rsquo;ai été un peu déçue par ce roman qui, je trouve, survole plusieurs sujets sans les approfondir cependant. Dommage. Beau portrait de femme cependant.</p>
<p style="text-align: center"><span id="more-4472"></span></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 22 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Les auteurs s&rsquo;accordent à déclarer que les parents, et en particulier les mères, s&rsquo;y prennent mal. Elle a décidé de ne pas s&rsquo;y prendre. Elle a renoncé tôt et tient le cap. Le dogme du non-agir, encore lui. Elle a plus ou moins décidé d&rsquo;être la grand-mère de son fils. L&rsquo;idée n&rsquo;est pas venue d&rsquo;elle, mais d&rsquo;une femme dans le bus. Lester devait avoir trois ans. Ils se tenaient la main, Sylvie et lui, à bord du 75. &laquo;&nbsp;Dis donc, mon bonhomme, avait lancé la dame en se penchant vers Lester, tu en as de la chance d&rsquo;avoir une mamie aussi jeune.&nbsp;&raquo; Sylvie avait pesé le pour et le contre : une vieille mère, une jeune mamie. Lester n&rsquo;avait pas protesté. Il n&rsquo;avait pas tenté de rétablir la vérité. Toujours poli, si incroyablement poli. Sylvie avait pensé que lui aussi, peut-être, préférait qu&rsquo;il en soit ainsi. En vadrouille avec sa très jeune grand-mère.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 79 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Vieux ? Jamais Hector n&rsquo;a employé ce mot pour parler de lui, et encore moins pour parler de Sylvie. Il la taquine en l&rsquo;appelant &laquo;&nbsp;ma petite&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;mon bébé&nbsp;&raquo;, parce qu&rsquo;elle lui arrive au milieu de la poitrine, et elle aime ça. Elle aime être sa petite, son bébé, cela lui permet de voyager à travers les âges, d&rsquo;échapper aux classifications. Elle peut être à la fois la grand-mère de son propre fils et le bébé de son mari. Elle ne s&rsquo;est jamais sentie femme mûre, femme-femme. Elle a toujours eu l&rsquo;impression d&rsquo;être soit beaucoup plus jeune, soit beaucoup plus âgée. Le compte réel des années n&rsquo;a aucune réalité pour elle.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 259 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Durant les premiers temps de sa double passion, Hector s&rsquo;était soupçonné d&rsquo;aménager le réel à sa guise, de se persuader lui-même que sa conduite sur le nouveau continent n&rsquo;avait pas d&rsquo;impact sur l&rsquo;existence qu&rsquo;il avait bâtie sur l&rsquo;ancien. Ses trahisons étaient sans conséquence et ne blessaient personne, se disait-il, constatant jour après jour que rien ne modifiait ses relations avec Sylvie. Il n&rsquo;était ni plus gentil avec elle, ni plus impatient qu&rsquo;avant. Il ne se montrait pas plus tendre, ni moins présent. Elle le faisait rire et l&rsquo;impressionnait comme toujours depuis qu&rsquo;il l&rsquo;avait rencontrée. Elle lui mettait les nerfs en vrille et le fatiguait comme elle l&rsquo;avait toujours fait.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La chance de leur vie&nbsp;&raquo;, Agnès Desarthe, Editions de l&rsquo;Olivier, 19€.</strong></em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/01/07/de-lautre-cote-de-latlantique-prendre-du-champ/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/01/07/de-lautre-cote-de-latlantique-prendre-du-champ/" data-text="De l&rsquo;autre côté de l&rsquo;Atlantique, prendre du champ&#8230; - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/01/07/de-lautre-cote-de-latlantique-prendre-du-champ/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Vivre autrement dans l&#8217;Afrique du Sud post-apartheid</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/01/17/vivre-autrement-dans-lafrique-du-sud-post-apartheid/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/01/17/vivre-autrement-dans-lafrique-du-sud-post-apartheid/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 17 Jan 2014 13:40:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[amitié]]></category>
		<category><![CDATA[ANC]]></category>
		<category><![CDATA[apartheid]]></category>
		<category><![CDATA[Australie]]></category>
		<category><![CDATA[avocat]]></category>
		<category><![CDATA[blanc]]></category>
		<category><![CDATA[choix]]></category>
		<category><![CDATA[combat]]></category>
		<category><![CDATA[enfants]]></category>
		<category><![CDATA[inégalités sociales]]></category>
		<category><![CDATA[Jabulile]]></category>
		<category><![CDATA[justice sociale]]></category>
		<category><![CDATA[métissage]]></category>
		<category><![CDATA[Nadine Gordimer]]></category>
		<category><![CDATA[professeur]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[ségrégation sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Steve]]></category>
		<category><![CDATA[université]]></category>
		<category><![CDATA[valeurs]]></category>
		<category><![CDATA[vétérans]]></category>
		<category><![CDATA[zouloue]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=2284</guid>
		<description><![CDATA[Nelson Mandela a rejoint la terre de ses ancêtres. De quoi attirer ma curiosité sur l&#8217;Afrique du Sud d&#8217;aujourd&#8217;hui. Celle de l&#8217;après-apartheid. Pour me guider, j&#8217;ai choisi de suivre l&#8217;auteure Nadine Gordimer, prix Nobel de littérature en 1991. Cette femme a longtemps été proche de l&#8216;ANC de Nelson Mandela. Elle a combattu l&#8217;apartheid à travers [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Nelson Mandela</strong> a rejoint la terre de ses ancêtres. De quoi attirer ma curiosité sur <strong>l&rsquo;Afrique du Sud</strong> d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Celle de l&rsquo;après-apartheid. Pour me guider, j&rsquo;ai choisi de suivre l&rsquo;auteure <strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nadine_Gordimer">Nadine Gordimer</a></strong>, prix Nobel de littérature en 1991. Cette femme a longtemps été proche de l<strong>&lsquo;ANC</strong> de Nelson Mandela. Elle a combattu l&rsquo;apartheid à travers la littérature notamment.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GORDIMER.jpg" rel="lightbox[2284]"><img class="alignleft size-full wp-image-2286 colorbox-2284" style="margin: 10px" alt="GORDIMER" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GORDIMER.jpg" width="138" height="200" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans son treizième roman ( elle est également l&rsquo;auteure de 200 nouvelles et de plusieurs recueils d&rsquo;essais et de textes critiques),<strong> &laquo;&nbsp;Vivre à présent&nbsp;&raquo;</strong>, dont la traduction est sorti fin 2013 chez Grasset, elle nous plonge dans la vie du pays après 1994. Après la fin de l&rsquo;apartheid&#8230; et l&rsquo;apparition d&rsquo;une autre ségrégation, sociale cette fois.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de<strong> Steve</strong> et de <strong>Jabulile</strong>. Nous sommes au début des années 2000. Lui est Blanc, mi-juif mi-chrétien. Elle est zouloue, noire de peau. Ils se sont connus du fait de leur appartenance à l<strong>&lsquo;Umkhonto</strong>, le bras armé de l&rsquo;<strong>ANC</strong>. Lui, chimiste de formation, a mis ses connaissances au service de la lutte armée. Elle, sera emprisonnée. Ils se marient alors que les lois racistes le leur interdit. Puis il y a 1994, les élections, l&rsquo;arrivée de Mandela à la tête de l&rsquo;Etat&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2284"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_2292" style="width: 142px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Nadine_Gordimer.jpg" rel="lightbox[2284]"><img class=" wp-image-2292  colorbox-2284" style="margin: 10px" alt="Nadine Gordimer, prix Nobel de Littérature 1991" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Nadine_Gordimer.jpg" width="132" height="168" /></a><p class="wp-caption-text">Nadine Gordimer, prix Nobel de Littérature 1991</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Installés dans un quartier de la banlieue de  Johannesburg, ils se construisent une nouvelle vie. Elle, enseignante, devient avocate. Lui, employé dans une entreprise de peintures industrielles sera professeur à l&rsquo;Université. Ils élèvent deux enfants, voient régulièrement d&rsquo;autres vétérans, se lient d&rsquo;amitié avec leurs voisins homosexuels sortis eux aussi, enfin, de l&rsquo;illégalité. Mais comment vivre normalement, dans une société intégrée et normée quand on a, des années durant, vécu la lutte et la clandestinité ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les différences sociales entre Noirs et Blancs désormais égaux les empêchent de vivre pleinement au coeur de la nation Arc-en-ciel. Faut-il, comme le prépare <strong>Steve</strong>, émigrer en Australie ? Faut-il continuer à se battre ? Faut-il accepter ? Se conformer à de nouvelles règles ? <strong>Steve</strong> et <strong>Jabu</strong> se confrontent à leur histoire personnelle, à celle de leur couple, mixte tandis que leur pays s&rsquo;invente un avenir. A la tête du pays pourtant, les idéaux ont laissé la place à de petits arrangements avec la morale&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 162-163 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Incrédulité, stupéfaction. Collision du coeur en surégime – son père était un tel homme, si différent de tous les autres dans sa manière d&rsquo;aborder les ambiguïtés et contradictions intimes qui pour les autres se résumaient à blanc ou noir. Le remarquable proviseur ; le Doyen. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Une sorte de foi chrétienne dans le fait que Zuma, cet homme qui sourit sur ses dents du bonheur, doit être sauvé, au sens de l&rsquo;église. Ce qu&rsquo;ils appellent une âme égarée. Une image dévoyée, prête à la rédemption ? Un Doyen pouvait croire en cela. Mais elle, c&rsquo;est depuis toujours sa – quoi – sa honte, son regret, sa culpabilité, elle qui a appartenu à la congrégation du Doyen dès qu&rsquo;elle a eu l&rsquo;âge d&rsquo;aller à l&rsquo;église sur le dos de sa mère, et croit toujours en ce premier des révolutionnaires, le Seigneur Jésus, et en le Père ultime, Dieu, de ne jamais s&rsquo;en être remis à Lui lorsqu&rsquo;elle se trouvait en détention ou dans les campements de brousse, il y avait cette autre fois, l&rsquo;unique, la Liberté. Elle ne parvient pas à comprendre : Zuma est-il destiné à être sauvé ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 255-256 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Il va chercher le formulaire, le déploie sous leurs yeux. “C&rsquo;était donc pour ça, ce que nous avons fait – la Lutte. Camarades&#8230; De simples clones réincarnés des patrons de l&rsquo;apartheid. Notre “renaissance”. Le corruption liée aux contrats d&rsquo;armement, où en est cette jolie procédure dans tes tribunaux, sans cesse renvoyée aux calendes grecques – le cloaque méthodiste n&rsquo;est qu&rsquo;une des nombreuses décharges où échouent les noirs dont personne ne veut, dont personne ne sait quoi faire – “droits”, ce mot bien trop pompeux pour s&rsquo;appliquer aux réfugiés – les bidonvilles là où notre peuple est censé à présent posséder quatre murs et un toit, et ils vivent encore dans cette merde, je pourrais en parler des heures, et c&rsquo;est tout ce que nous faisons, nous autres, les camarades. Je travaille à l&rsquo;université, là où se joue le changement, les écoles n&rsquo;ont même pas d&rsquo;enseignants qualifiés – ni de toilettes – les enfants viennent apprendre sans rien dans l&rsquo;estomac.”&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 381 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Les camarades ; sur le point de voter. Chacun le voit dans l&rsquo;aspect familier des autres – syur la fidélité au parti, celui de Mandela, qui a apporté la liberté, l&rsquo;emportera-t-elle. Ce qui veut dire : Zuma. Pour répondre à l&rsquo;impératif : le pouvoir au parti.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>“Des histoires de corruption concernant ses pairs sont en train d&rsquo;être exhumées, des lambeaux d&rsquo;histoire sales ; qui a révélé des informations touchant à la surêté de l&rsquo;Etat en échange de quelle somme.”</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Zuma est le parti désormais. Si sa moitié auto-amputée représente l&rsquo;autre alternative – et pour les camarades, il n&rsquo;y en a pas de troisième –, Terror Lekota a-t-il emporté dans sa poche l&rsquo;esprit du parti, l&rsquo;a-t-il sauvé. Pour le garder en vie : un déplacement du vote fidèle. Ce qui veut dire Lekota.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>La décision que les camarades vont devoir prendre s&rsquo;impose comme un état en quelque sorte commun, plutôt qu&rsquo;elle n&rsquo;exclut les deux personnes qui parmi eux ont fait le choix de laisser derrière eux l&rsquo;obligation – non, de renoncer à leur droit de naissance de voter pour les dirigeants, quelle que soit leur vraie nature et la réalité de leur engagement à défendre la justice, qui se cachent derrière les slogans des contes de fées.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff"> Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un roman puissant. Drôle et âpre à la fois. Un roman d&rsquo;aujourd&rsquo;hui qui nous parle d&rsquo;engagement, de lutte,  de conscience politique et de la difficulté à faire vivre ses idées quand tout, semble-t-il,  est devenu normal. Un roman d&rsquo;engagement et de portraits en creux qui nous montre la difficulté à vivre ensemble, tous différents. Un roman d&rsquo;espoir aussi. Bref, une très jolie découverte. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Vivre à présent&nbsp;&raquo;, de Nadine Gordimer, Grasset ( traduit de l&rsquo;anglais par David Fauquemberg), 22€.</strong></em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/01/17/vivre-autrement-dans-lafrique-du-sud-post-apartheid/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/01/17/vivre-autrement-dans-lafrique-du-sud-post-apartheid/" data-text="Vivre autrement dans l&rsquo;Afrique du Sud post-apartheid - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/01/17/vivre-autrement-dans-lafrique-du-sud-post-apartheid/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Prix Roblès 2013 : &#171;&#160;Un homme effacé&#160;&#187; d&#8217;Alexandre Postel</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/25/prix-robles-2013-un-homme-efface-dalexandre-postel/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/25/prix-robles-2013-un-homme-efface-dalexandre-postel/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 25 Mar 2013 10:29:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Postel]]></category>
		<category><![CDATA[Axel North]]></category>
		<category><![CDATA[condamnation]]></category>
		<category><![CDATA[conventions sociales]]></category>
		<category><![CDATA[Damien North]]></category>
		<category><![CDATA[destin]]></category>
		<category><![CDATA[engrenage]]></category>
		<category><![CDATA[erreur]]></category>
		<category><![CDATA[fait-divers]]></category>
		<category><![CDATA[images pédopornographiques]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
		<category><![CDATA[professeur]]></category>
		<category><![CDATA[réseau pédophile]]></category>
		<category><![CDATA[sélection prix Roblès 2013]]></category>
		<category><![CDATA[Un homme effacé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=1641</guid>
		<description><![CDATA[Roblès 2013 Poursuivons notre lecture des six premiers romans sélectionnés pour le prix Roblès 2013. Après &#171;&#160;Viviane Elisabeth Fauville&#160;&#187; et &#171;&#160;L&#8217;angle mort&#160;&#187; dont vous pouvez lire mes posts ici et là, j&#8217;ai opté pour &#171;&#160;Un homme effacé&#160;&#187; d&#8217;Alexandre Postel. Bonne pioche ! Et véritable bonne surprise de la sélection. &#160; Le premier roman de cet [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center"><span style="color: #ff0000">Roblès 2013</span></h3>
<p>Poursuivons notre lecture des six premiers romans sélectionnés pour le <strong><a title="Retrouvez dans la NR l'article évoquant les modalités du prix Roblès" href="http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Loisirs/Livres-cd-dvd/n/Contenus/Articles/2013/03/09/Six-romans-a-retourner-sous-toutes-leurs-coutures-1363696">prix Roblès 2013</a></strong>.</p>
<p>Après<strong> &laquo;&nbsp;Viviane Elisabeth Fauville&nbsp;&raquo;</strong> et<strong> &laquo;&nbsp;L&rsquo;angle mort&nbsp;&raquo;</strong> dont vous pouvez lire mes posts<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/07/viviane-elisabeth-fauville-ou-une-certaine-idee-de-la-folie/"> ici</a></strong> et <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/19/prix-robles-2013-langle-mort-de-veronique-merlier/">là</a></strong>, j&rsquo;ai opté pour<strong> &laquo;&nbsp;Un homme effacé&nbsp;&raquo;</strong> d&rsquo;<strong>Alexandre Postel</strong>. Bonne pioche ! Et véritable bonne surprise de la sélection.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HOMME-EFFACE.jpg" rel="lightbox[1641]"><img class="alignleft  wp-image-1648 colorbox-1641" style="margin: 10px" alt="HOMME EFFACE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HOMME-EFFACE.jpg" width="120" height="177" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le premier roman de cet enseignant en littérature parisien, né en 1982, est plus que prometteur. Il a remporté le prix <strong>Landerneau Découvertes</strong> et, il y a quelques semaines le <strong>Goncourt du premier roman</strong>, et ce, avec une large majorité.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est simple et tragique. C&rsquo;est celle de <strong>Damien North</strong>, professeur de philosophie à l&rsquo;université. Veuf depuis 12 ans – son épouse, artiste peintre s&rsquo;est suicidée – <strong>North, petit-fils d&rsquo;une figure politique historique </strong>mène une vie simple, triste et sans fantaisie.</p>
<p>Un jour, des policiers frappent à sa porte. <strong>Ils trouvent  sur son ordinateur des images pédopornographiques. Damien North sait qu&rsquo;il est innocent mais la machine s&rsquo;emballe.</strong> Un  véritable engrenage. Jusqu&rsquo;au procès au cours duquel son avocat lui demande de plaider coupable, la prison où il fréquente un véritable pédophile.<strong> Damien North ne s&rsquo;est pas défendu. Forcément coupable, donc.</strong></p>
<p>Une lettre l&rsquo;innocente mais comment un soi-disant monstre peut-il se transformer en victime ? Et s&rsquo;il était vraiment coupable ? <strong>Autour de lui, ses collègues, son frère, ses voisins et plus largement la société se laissent prendre au piège.</strong> Dans un sens, puis dans l&rsquo;autre. Au fil des images désormais retouchées à jamais de la vie d&rsquo;un homme. <strong>Damien North</strong> s&rsquo;éloigne, se coupe de toute vie sociale. Assez de signes pour prouver sa culpabilité, non ?</p>
<p><span id="more-1641"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>A travers ce roman brillant, composé en deux parties ( &laquo;&nbsp;les jours atroces&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;les jours féroces&nbsp;&raquo;)</strong>, le jeune auteur démontre toute l&rsquo;importance des images dans notre société. Des conventions sociales aussi. Il se penche aussi sur le regard qu&rsquo;on porte sur un homme (a priori) blanchi. Mais à quel prix ? Avec quelles traces indélébiles ?</p>
<p><strong>Dans la vidéo ici, Alexandre Postel explique sa démarche</strong></p>
<a href="http://vimeo.com/60635177">http://vimeo.com/60635177</a>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 47 </strong> :<em> &laquo;&nbsp;Depuis la mort de Sylvia, il était entré, comme on le dit des arbres, en dormance. La caresse, l&rsquo;étreinte d&rsquo;un autre corps, dont le besoin s&rsquo;était parfois fait sentir au commencement de ce long sommeil, se présentaient maintenant à sa mémoire dans le silence enlisé des images qui surnagent d&rsquo;un rêve. A peine se définissait-il encore, lorsqu&rsquo;il songeait à ces choses-là, comme un être sexué. Il se flattait d&rsquo;être parvenu, à force de tristesse, d&rsquo;ascèse et d&rsquo;oubli, à une sorte de neutralité impalpable et supérieure.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 93 :</strong><em>&laquo;&nbsp;-&#8230; une grande solitude émotionnelle et sociale&#8230; un homme peu expansif, difficile à approcher, qui consacre le plus clair de son temps à son travail&#8230; une certaine rigidité inscrite dans sa structure mentale&#8230; </em></p>
<p><em>Et voilà que le gouffre s&rsquo;approfondissait, s&rsquo;élargissait, sous les coups de pioche du docteur. Pourquoi le dépeindre sous un jour si sombre ? Leurs entretiens ne s&rsquo;étaient pas mal déroulés pourtant. Lafaye ne lui avait pas paru particulièrement hostile. Au contraire : d&rsquo;une neutralité presque déroutante. Alors quoi ? Fallait-il en conclure que le psychiatre disait la vérité ? Etait-ce cela, Damien North ? Un homme peu expansif, difficile à approcher, une structure mentale rigide ? Rien que cela ? Il en avait le coeur serré.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Pages 198-199 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Sur internet, les réseaux sociaux pullulaient de groupes à sa gloire ; plusieurs sites à vocation citoyenne voyaient dans sa mésaventure le parfait exemple des excès où conduit une politique sensationnaliste et répressive. Parfois aussi, à la manière de ses vanités – crâne, compas, sablier, citron – dont les maîtres d&rsquo;antan ornaient quelque recoin de leurs toiles, le hasard des algorithmes plaçait parmi les résultats un des articles parus au moment du procès, lorsqu&rsquo;on le traînait dans la boue. Biasini l&rsquo;avait prévenu : internet n&rsquo;oubliait rien. </em></p>
<p><em>Ces gratifications dérisoires, ces attentions minuscules heurtaient North plus qu&rsquo;elles ne le touchaient, car il ne pouvait s&rsquo;empêcher d&rsquo;attendre de la part des autres une réparation qu&rsquo;ils étaient incapables de lui donner. Et plus le temps passait, plus sa frustation s&rsquo;intensifiait. La colère qui s&rsquo;était déclarée dans la voiture de Biasini s&rsquo;étendait, faute de pouvoir s&rsquo;exprimer, à la terre entière. North s&rsquo;endormait dessus chaque soir. Elle lui dévorait le coeur.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p><span style="color: #0000ff">Le premier roman d&rsquo;Alexandre Postel remportera-t-il le prix Roblès 2013 ? A ce stade de mes lectures, j&rsquo;avoue que <strong>&laquo;&nbsp;Un homme effacé&nbsp;&raquo;</strong> se présente plutôt bien dans mon classement. A cela, plusieurs raisons. Le sujet d&rsquo;abord. Evoquer l&rsquo;internet par le biais d&rsquo;un fait-divers en dit long sur notre société, notre environnement. Son personnage ensuite. Damien North agace avant de créer une empathie à son encontre. Il parle de nous. De nos contradictions, de nos silences coupables, de nos renoncements. Son style enfin. Ce premier roman est plein de suspense et dispose de plusieurs niveaux de lecture. Un régal ! </span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Un homme effacé&nbsp;&raquo;, d&rsquo;Alexandre Postel, Gallimard, 17,90€.</strong> </em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/25/prix-robles-2013-un-homme-efface-dalexandre-postel/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/25/prix-robles-2013-un-homme-efface-dalexandre-postel/" data-text="Prix Roblès 2013 : &laquo;&nbsp;Un homme effacé&nbsp;&raquo; d&rsquo;Alexandre Postel - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/25/prix-robles-2013-un-homme-efface-dalexandre-postel/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
