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	<title>Quatrième de couv &#187; précarité</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Dans la France de l&#8217;entre-deux&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Dec 2018 08:23:20 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Si les personnages de Nicolas Mathieu avaient vécu à notre époque, il se peut qu&#8217;on les aurait retrouvés sur les barrages montés par les Gilets jaunes.  Pour dénoncer une société sur laquelle ils n&#8217;ont plus de prise et dans laquelle ils ne croient plus&#8230; Le deuxième roman de Nicolas Mathieu se déroule dans les années [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Leurs-enfants-apres-eux_2834.jpg" rel="lightbox[4489]"><img class="alignleft wp-image-4493 size-medium colorbox-4489" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Leurs-enfants-apres-eux_2834-181x300.jpg" alt="CVT_Leurs-enfants-apres-eux_2834" width="181" height="300" /></a></p>
<p>Si les personnages de <strong>Nicolas Mathieu</strong> avaient vécu à notre époque, il se peut qu&rsquo;on les aurait retrouvés sur les barrages montés par les Gilets jaunes.  Pour dénoncer une société sur laquelle ils n&rsquo;ont plus de prise et dans laquelle ils ne croient plus&#8230;</p>
<p>Le deuxième roman de <strong>Nicolas Mathieu</strong> se déroule dans les années 90. Ses personnages vivent à Heillange, dans le bassin lorrain, sinistré. Les hauts fourneaux ont déjà été fermés. Le chômage et la précarité font partie du paysage&#8230;</p>
<p>Dans ce décor post-industriel, <strong>Anthony</strong> promène son ennui. Sa violence aussi.</p>
<p>A 14 ans, le gamin, fils unique, ne travaille pas à l&rsquo;école, traîne des journées entières avec son cousin. Comme pendant cet été 1992. C&rsquo;est là qu&rsquo;il rencontrera <strong>Steph</strong> qui ne rêve que de s&rsquo;en aller, loin de toute cette grisaille.</p>
<p>Un soir,<strong> Anthony</strong> vole la moto de son père pour rejoindre une fête. Le deux-routes sera volé par <strong>Hacine</strong>, un autre adolescent, qui traficote, qui s&rsquo;ennuie tout autant.</p>
<p>Un événement qui va sérieusement ébranlé l&rsquo;équilibre familial autour d&rsquo;<strong>Anthony</strong>. Séparation de ses parents, alcoolisme morbide de son père&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4489"></span></p>
<p>En quatre chapitres (1992, 1994, 1996, 1998) qui portent tous le nom d&rsquo;une chanson emblématique de l&rsquo;année, l&rsquo;écrivain quadragénaire nous parle d&rsquo;une France de l&rsquo;entre-deux, de <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/11/29/olivier-adam-ou-lart-dausculter-a-la-peripherie/">celle des lisières, chères à l&rsquo;écrivain Olivier Adam.</a></strong></p>
<p>Des années durant, ces deux ados font voir leurs destins se croiser. Tous les deux rêvent d&rsquo;un ailleurs. Qu&rsquo;ils croiront trouver seulement. Devenus adultes, ils ne peuvent que constater qu&rsquo;ils n&rsquo;auront pas fait mieux que leurs pères. Triste réalité.</p>
<p>Un roman d&rsquo;une grande acuité qui nous parle de résignation sociale et qui a valu à Nicolas Mathieu d&rsquo;obtenir <strong>le prix Goncourt</strong> cette année.</p>
<p><strong>Dans cette vidéo, Nicolas Mathieu parle de son roman, de cette région qu&rsquo;il connaît bien pour y avoir grandi :</strong></p>
<p><a href="https://www.arte.tv/fr/videos/084862-000-A/litterature-leurs-enfants-apres-eux/">https://www.arte.tv/fr/videos/084862-000-A/litterature-leurs-enfants-apres-eux/</a></p>
<p>Son premier roman <strong>&laquo;&nbsp;Aux animaux la guerre&nbsp;&raquo;</strong>, qui avait également été publié chez Actes Sud, a été adapté à la télévision, et diffusé en novembre sur France 3. Un polar social au coeur des Vosges. Remarquable.</p>
<div id="attachment_4501" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/03da1254-7c5e6bda2223431fb4a7fcdf28b8b9832696dadc8be80fb71058e757a798a45d.jpg" rel="lightbox[4489]"><img class="wp-image-4501 size-full colorbox-4489" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/03da1254-7c5e6bda2223431fb4a7fcdf28b8b9832696dadc8be80fb71058e757a798a45d.jpg" alt="03da1254-7c5e6bda2223431fb4a7fcdf28b8b9832696dadc8be80fb71058e757a798a45d" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Roschdy Zem et Olivia Bonamy incarnent les deux personnages principaux de l&rsquo;adaptation.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 135 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Elle sembla aller chercher quelque chose dans le paysage. A force de parcourir le  coin à pied, à vélo, en scoot, en bus, en bagnole, elle connaissait la vallée par coeur. Tous les mômes étaient comme elle. Ici, la vie était affaire de trajets. On allait au bahut, chez ses potes, en ville, à la plage, fumer un pet&rsquo; derrière la piscine, retrouver quelqu&rsquo;un dans le petit parc. On rentrait, on repartait, pareil pour les adultes, le boulot, les courses, la nounou, la révision chez Midas, le ciné. Chaque désir induisait une distance, chaque plaisir nécessitait du carburant. A force, on en venait à penser comme une carte routière. Les souvenirs étaient forcément géographiques.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 321-322 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ces vannes sur les cassos étaient monnaie courante, et de plus en plus répandues. Elles servaient autant à se marrer qu&rsquo;à conjurer le mal, cette marée insidieuse qui semblait gagner de proche en proche, depuis le bas. Ces gens-là, qu&rsquo;on croisait en ville, n&rsquo;étaient plus seulement du folklore, quelques paumés, des grosses têtes en goguette. Il se construisait pour eux des logements, des Aldi, des centres de soins, une économie minimale vouée à la gestion du dénuement, à l&rsquo;extinction d&rsquo;une espèce. Fantomatiques, on les voyait errer de la CAF à la ZUP, du bistrot au canal, des sacs en plastique au bout des bras, munis d&rsquo;enfants et de poussettes, les jambes comme des poteaux, des bides anormaux, une trogne pas croyable. De temps en temps, une fille naissait la-dedans, qui était particulièrement belle. On imaginait alors des choses, des promiscuités, des violences. Elle était chanceuse pourtant. Ce physique lui servirait peut-être de laisser-passer pour un monde meilleur. Ces familles donnaient naissance à des teigneux formidables, qui ne se résoudraient pas à leur sort et rendraient les coups. Ils feraient de brèves carrières déviantes et finiraient morts, ou en prison. [&#8230;] &nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 388 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Pendant huit semaines, il s&rsquo;était donc levé tous les jours à l&rsquo;aube, pour faire cent bornes en bagnole, bosser quatre heures, rentrer et tout ça pour gagner à peine 4000 balles par mois. C&rsquo;était crevant et ça vous tapait sur le ciboulot. Mais au moins, quand il rentrait, sa mère ne l&rsquo;emmerdait pas. Il avait pour lui de se tuer à la tâche, ce qui dans sa famille passait pour la norme. Il n&rsquo;était pas loin de se faire à l&rsquo;idée, d&rsquo;ailleurs. Au moins, il avait la morale de son côté. Il pouvait à son tour se plaindre des impôts, des immigrés, des politiciens. Il ne devait rien à personne, il était utile, il gueulait, exploité, confusément conscient d&rsquo;être le plus grand nombre, la masse qui pouvait tout, et profondément convaincu qu&rsquo;il n&rsquo;y avait rien à faire.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Leurs enfants après eux&nbsp;&raquo;, Nicolas Mathieu, Actes Sud, 21,80€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Jours de dèche&#8230; et d&#8217;espoir</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/12/28/jours-de-deche-et-despoir/</link>
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		<pubDate>Mon, 28 Dec 2015 21:02:40 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Voilà un roman ancré dans son époque. Terriblement. Il y a quelques semaines, je découvrais l&#8217;auteure et journaliste Sophie Divry grâce à une libraire bretonne. Je me rappelais juste du titre de son précédent roman, &#171;&#160;La condition pavillonnaire&#160;&#187; sans rien savoir de l&#8217;univers de cette trentenaire qui vit à Lyon après avoir grandi dans la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DIABLE.jpg" rel="lightbox[3392]"><img class="alignleft size-full wp-image-3393 colorbox-3392" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DIABLE.jpg" alt="DIABLE" width="250" height="391" /></a></p>
<p>Voilà un roman ancré dans son époque. Terriblement.</p>
<p>Il y a quelques semaines, je découvrais l&rsquo;auteure et journaliste <strong>Sophie Divry</strong> grâce à une libraire bretonne. Je me rappelais juste du titre de son précédent roman, <strong>&laquo;&nbsp;La condition pavillonnaire&nbsp;&raquo;</strong> sans rien savoir de l&rsquo;univers de cette trentenaire qui vit à Lyon après avoir grandi dans la région de Montpellier.</p>
<p>Comme <strong>Sophie</strong>, le personnage principal de son nouvel opus – son quatrième roman – <strong>&laquo;&nbsp;Quand le diable sortit de la salle de bain&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est donc celle de<strong> Sophie</strong>. Une jeune femme bien née en fin de droit. Elle a changé de vie, perdu son boulot, a choisi de devenir écrivain, s&rsquo;est retrouvée seule&#8230; et sans ressources. Déclassée, elle vit aujourd&rsquo;hui dans un studio de 12 m2 et panique à l&rsquo;arrivée de la moindre facture. Pour se calmer, il lui arrive de s&rsquo;allonger et de regarder le plafond.</p>
<p>Entre petites combines et grosses galères, elle essaye de garder la tête hors de l&rsquo;eau. Sans renoncer à son rêve d&rsquo;écriture. Pas simple.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3392"></span></p>
<p>Autour d&rsquo;elle, une vieille dame, un ami et voisin <strong>Hector</strong> qui ne pense qu&rsquo;à échafauder des plans pour pouvoir mettre l&rsquo;une de leurs voisines dans son lit. Il y a aussi <strong>Lorchus, l</strong>e diable en personne, qui vient régulièrement empoisonner ses pages et son histoire. Et puis il y a sa mère, ses six frères qu&rsquo;elle retrouve lors du baptême de l&rsquo;un des neveux, son futur patron&#8230;</p>
<p>Autour de cela, un dispositif littéraire. Tandis que la fermeture sociale et économique autour de Sophie s&rsquo;aggrave, tandis qu&rsquo;elle s&rsquo;isole et qu&rsquo;elle n&rsquo;appelle pas à l&rsquo;aide, les mots s&rsquo;amusent et s&rsquo;ouvrent au maximum. Jouent avec la typographie.  Ils changent de taille et/ou de police. Il y a aussi sa mère, qui, bien qu&rsquo;absente, intervient très souvent au fil des pages. <strong>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai voulu m&rsquo;amuser&nbsp;&raquo;</strong>, explique l&rsquo;auteure dans une interview. On la suit. Jusqu&rsquo;au bout.</p>
<p><!--more--></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 16-17 : </strong><em>&laquo;&nbsp;A qui la faute ? Aux ampoules ? Aux plaques de cuisson ? A la bouilloire ? Au chauffe-eau ? A la box ? Mon appartement est tout électrique. Le mois de janvier avait été particulièrement rude. La Saône avait gelé. Le quartier entier s&rsquo;était figé sous le froid, un brouillard glacial interdisant le moindre mouvement  ; seules des fumées blanches s&rsquo;échappaient des toits, preuve, pour certains, du secours d&rsquo;un chauffage central, et, dans ce paysage tétanisé, ces fumerolles semblaient comme autant de drapeaux blancs demandant grâce à l&rsquo;hiver. Quatre mois plus tard, alors que le printemps est censé ramener de la joie au coeur, je fusillai du regard mes convecteurs qui, indifférents à mes difficultés, hibernaient sous la poussière. Salauds de radiateurs. 300-260=40. Affolé par cette simplissime et répétée soustraction, mes esprit essayait de nier l&rsquo;évidence du résultat. Il recalculait sans cesse, espérant qu&rsquo;apparaisse un autre monde, afin d&rsquo;éviter la question d&rsquo;après  : comment faire pour tenir dix jours avec quarante euros ?&nbsp;&raquo;</em><strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 97 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Le lendemain, je me dis que l&rsquo;heure n&rsquo;était plus à trouver du travail, mais de l&rsquo;argent. Alors je fis ce que tout le monde aurait fait à ma place : j&rsquo;allumai mon ordinateur. Via le site PriceMinister, j&rsquo;avais vendu de nombreuses affaires du temps de mon Grand Exode. Le Grand Exode est le moment où je me suis arrachée à ma vie précédente. Chacun a dans son coeur son après-guerre, sa Libération ; chacune a vécu sa sortie d&rsquo;Egypte, son New Deal, sa Grande Dépression ; chaque biographie personnelle peut s&rsquo;écrire de la même manière qu&rsquo;un livre d&rsquo;histoire, avec ses périodes glaciaires et ses révolutions.&nbsp;&raquo;<strong><br />
</strong></em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 150 : </strong><em>&laquo;&nbsp;– Alors, la Lyonnaise, pas trop débordée ?<strong><br />
</strong></em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je répondis que oui, ça allait, il faisait beau à Lyon, le printemps était arrivé. Je ne voulais pas m&rsquo;étendre. La seule chose qui me tracassait vraiment, c&rsquo;était de savoir si Hector allait bien relever mon courrier. Je lui avais laissé le double de mes clefs, cinquante centimes pour la photocopie de mon bulletin de salaire, ainsi qu&rsquo;une enveloppe timbrée à l&rsquo;adresse de Pôle emploi ; mais, comme je ne pouvais pas parler de ça sans déclencher des mines sombres, je parlai d&rsquo;autres choses, je bottai en touche, je semelai en coin, je fis diversion, j&rsquo;éludai les sujets graves, je donnai le change, je changeai de sujet, je fifoulai dans le flou, je vis une issue, je sus m&rsquo;en sortir, je sortis une blague, je blablatai un truc, je truculai une miche, je rapilassai les oustilles, je réformai la canicule, je décoinçai une tiche, je libérai la calichane, je diversifiai la trinitaire, je décalibrai les stations, je déformaila mandibule, j&rsquo;anecdotiquai dans la couture, je modulai la déraison, je renouvelai la juvamine, je fluctuai dans le décile, je remaniai la glycine, je déguisai l&rsquo;alter égo, je respirai la ventoline, je modifiai la chambardine, je glorifiai la mutation, je barbotai dans le trouble, je pinaillai la tentacule, je témoignai des zozottiers, je donnai dans le leurre, je démembrai le pointillé, je rigotai la suspension, et chaque fois il me fallait trouver une autre idée, car, comme vous le savez, j&rsquo;ai six frères et chacun me demandait : </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Qu&rsquo;est-ce que tu racontes ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Quoi de neuf ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Rien de neuf, hélas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Quand le diable sortit de la salle de bain&nbsp;&raquo;, Sophie Divry, Les éditions Noir sur blanc, 18€.</strong></em></p>
</blockquote>
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		<title>Les enfants du rock ont le blues</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/18/les-enfants-du-rock-ont-le-blues/</link>
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		<pubDate>Sun, 18 Jan 2015 16:59:28 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[&#160; Les enfants du rock ont le blues. Et du mal à joindre les deux bouts. Vernon Subutex, qui des décennies durant a été disquaire à Paris a dû baisser le rideau. Définitivement. Une fois ses réserves financières épuisées, il n&#8217;a pas d&#8217;autre alternative que de quitter son logement. Le début de la galère. Le [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VERNON.jpg" rel="lightbox[2863]"><img class="alignleft size-full wp-image-2865 colorbox-2863" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VERNON.jpg" alt="VERNON" width="280" height="408" /></a>Les enfants du rock ont le blues. Et du mal à joindre les deux bouts. <strong>Vernon Subutex</strong>, qui des décennies durant a été disquaire à Paris a dû baisser le rideau. Définitivement.</p>
<p>Une fois ses réserves financières épuisées, il n&rsquo;a pas d&rsquo;autre alternative que de quitter son logement. Le début de la galère. Le début de la trilogie de <strong>Virginie Despentes</strong>, dont le premier opus <strong>&laquo;&nbsp;Vernon Subutex 1&Prime;</strong>, vient de sortir. Le tome 2 sortira en mars, le 3 à la rentrée.</p>
<p><strong>Virginie Despentes</strong> n&rsquo;avait plus publié de roman depuis <strong>&laquo;&nbsp;Apocalypse bébé&nbsp;&raquo;</strong>, en 2010. Soit avant la création de ce blog. Des années pourtant que je suis cette auteure et réalisatrice atypique, rock and roll jusque dans ses virgules.</p>
<p>On citera entre autres : <strong>&laquo;&nbsp;Baise-moi&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Les jolies choses&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Teen spirit&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Bye bye Blondie&nbsp;&raquo;</strong>&#8230;</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Vernon Subutex 1&Prime;</strong>, elle nous raconte la France d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. A travers les rues de Paris dans lesquelles <strong>Vernon Subutex</strong> cherche un endroit où pouvoir dormir plusieurs nuits, c&rsquo;est à travers la société qu&rsquo;elle nous promène.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une formidable galerie de portraits habite son roman, tant par les milieux dans lesquels ils évoluent que les opinions politiques qu&rsquo;ils véhiculent. Tableau, au vitriol, d&rsquo;une France qui va mal à travers les yeux d&rsquo;un quinqua désabusé. Dans le numéro des Inrocks du 7 au 13 janvier, l&rsquo;auteure âgée de 45 ans explique à propos de sa génération : <strong><em>&nbsp;&raquo; On a manqué d&rsquo;ambition, ou de croyance en nous-mêmes. Nous avons été un feu de paille&nbsp;&raquo;.</em> </strong></p>
<p><span id="more-2863"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_2876" style="width: 194px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIRGINIE.jpg" rel="lightbox[2863]"><img class="size-full wp-image-2876 colorbox-2863" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIRGINIE.jpg" alt="Virginie Despentes (photo Babelio)" width="184" height="274" /></a><p class="wp-caption-text">Virginie Despentes (photo Babelio)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Virginie Despentes</strong> nous parle de désillusions, de dépressions, de course au fric et de misère, d&rsquo;overdose et de films porno&#8230; Une histoire d&rsquo;une descente aux enfers qui s&rsquo;accompagne d&rsquo;une autre histoire, presque policière. L&rsquo;un des vieux amis de Vernon, – membre du même groupe de rock – <strong>Alex Bleach</strong> a fait fortune dans la variété. Avant de mourir d&rsquo;une overdose, il enregistre, devant Vernon qui ne l&rsquo;écoute pas, ses pensées, ses délires. Tandis que <strong>Vernon Subutex</strong> chercher un toit pour la nuit, d&rsquo;autres, à ses trousses, veulent mettre la main sur les bandes.</p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #000000"> Extraits</span></strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 73-74 :</strong><em>&laquo;&nbsp;La perspective de retrouver Vernon le réjouit. Vernon est fou de musique. Des mecs comme Xavier lui doivent beaucoup, il leur a fait découvrir tellement de choses.  Et il fait partie de ces rares personnes qu&rsquo;on quitte de meilleure humeur que quand on les a rencontrées. Ils ont en commun une série de souvenirs précieux, dont ils deviennent progressivement les derniers détenteurs. Des fêtes, des concerts, des festivals, des galères aussi. Toute cette époque où on se prenait moins la tête : les problèmes se réglaient tous à base de claques. Vernon a fait partie de cette vie-là, il est garant de ce que Xavier, dans sa jeunesse, n&rsquo;était pas un gars compliqué : le premier qui s&rsquo;avisait de le regarder de travers perdait deux dents. Ensuite, une bière au comptoir suffisait à remettre les compteurs à zéro, et tout le monde était satisfait. C&rsquo;était une autre époque, c&rsquo;était un autre milieu. Tout cela est derrière lui.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 221 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Finir sa semaine de boulot et faire son ménage et ses courses. Regarder les prix des choses pour savoir si on peut se les payer. Kiko ne le ferait pas, il braquerait des banques il se tirerait une balle il trouverait une solution. Il le ne supporterait pas. S&rsquo;ils le font c&rsquo;est qu&rsquo;ils le méritent. Des mecs comme lui ne tiendraient pas le coup. Qu&rsquo;est-ce que les riches ont de plus que les pauvres ? Ils ne se contentent pas ce qu&rsquo;on leur laisse. Les mecs comme lui ne se comportent jamais en esclaves. Il est debout, quoi qu&rsquo;il arrive – plutôt crever que s&rsquo;agenouiller.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 393 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Le jour s&rsquo;est levé sans qu&rsquo;il se souvienne s&rsquo;être endormi. Il a pourtant rêvé que Robert Johnson s&rsquo;était assis sur le banc d&rsquo;en face, il avait joué de l&rsquo;harmonica. Vernon ne reconnait pas la rue où il s&rsquo;est écroulé, quand il cherche à s&rsquo;asseoir son corps n&rsquo;obéit pas correctement, il s&rsquo;affale sur le dos et tourne doucement la tête. La pluie a cédé à un froid lame de rasoir mais il a dû choper la fièvre, sous la morsure du froid sa peau le brûle littéralement. Une pensée lucide le taraude : depuis combien de temps n&rsquo;a-t-il rien mangé ? Si seulement il pouvait s&rsquo;éteindre, comme ça, dans l&rsquo;heure – il imagine la flamme d&rsquo;une bougie qui vacille puis faiblit et la mèche noire, une rien de rouge et puis plus rien. Mais on ne meurt pas de désespoir, en tout cas pas si facilement.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff"> Virginie Despentes est de retour ! Enfin ! Si son propos est moins cru, moins &laquo;&nbsp;border-line&nbsp;&raquo; que par le passé, son regard sur notre société qui va (ou pas) est toujours aussi aiguisé. Percutant. Elle nous parle d&rsquo;elle, de ses anciennes vies et de nous aussi. Un roman qui nous mène de personnages en situations, sans perdre de vue Vernon Subutex, son fil rouge. </span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Le ton et le style de l&rsquo;auteure font mouche. Elle triture les mots, leur donne du rythme. Et une énergie folle. Vivement le tome suivant !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Vernon Subutex 1&Prime;, de Virginie Despentes, Grasset, 19,90€.</strong> </em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Génération précaire en sous-sol&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/10/15/generation-precaire-en-sous-sol/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/10/15/generation-precaire-en-sous-sol/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 15 Oct 2014 07:34:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA["Parle-moi du sous-sol"]]></category>
		<category><![CDATA[Au bonheur des dames]]></category>
		<category><![CDATA[caissière sur-diplômée]]></category>
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		<description><![CDATA[Un premier roman, ça vous dit ? Celui de Clotilde Coquet s&#8217;insère dans notre quotidien. Et plus particulièrement celui des étudiants qui, pour pouvoir subvenir à leurs besoins, sont dans l&#8217;obligation de travailler. C&#8217;est le cas de la narratrice, héroïne de &#171;&#160;Parle-moi du sous-sol&#160;&#187;, sorti chez Fayard à la rentrée littéraire de septembre. Thésarde en [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SOUS-SOL.jpg" rel="lightbox[2678]"><img class="alignleft  wp-image-2681 colorbox-2678" style="margin: 10px" alt="SOUS-SOL" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SOUS-SOL.jpg" width="102" height="160" /></a><em></em></p>
<p>Un premier roman, ça vous dit ? Celui de<strong> Clotilde Coquet</strong> s&rsquo;insère dans notre quotidien. Et plus particulièrement celui des étudiants qui, pour pouvoir subvenir à leurs besoins, sont dans l&rsquo;obligation de travailler. C&rsquo;est le cas de la narratrice, héroïne de <strong>&laquo;&nbsp;Parle-moi du sous-sol&nbsp;&raquo;</strong>, sorti chez Fayard à la rentrée littéraire de septembre.</p>
<p>Thésarde en Histoire de l&rsquo;art, la jeune femme travaille à la caisse du rayon jouets d&rsquo;un grand magasin chic. Là, cette intello précaire découvre l&rsquo;envers du décor (la formation réduite au strict minimum, les collègues, les petits chefs&#8230;) et la difficulté à pouvoir s&rsquo;insérer durablement dans la vie. Là, au sous-sol, ils sont plusieurs à penser que tout cela n&rsquo;est que provisoire, temporaire. Pas si sûr&#8230;</p>
<p><span id="more-2678"></span></p>
<p><strong>Clotilde Coquet</strong>, âgée de 37 ans, et secrétaire de rédaction en free lance dans des magazines (parmi lesquels Gala)  signe là un premier roman souvent drôle et toujours juste. Comme une version des années 2000 du roman d&rsquo;Emile Zola, &nbsp;&raquo; Au bonheur des dames&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 52 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je me sentais piégée, mais le poste de vendeuse signifiait un meilleur salaire. Et la période de Noël s&rsquo;accompagnait  d&rsquo;un pourcentage sur les ventes de certaines marques, je serais folle de refuser, disait Rosy. Le magasin reprenait vie avec l&rsquo;arrivée de l&rsquo;automne, les jours diminuaient sans rien changer à notre horizon, nous nous contentions jusqu&rsquo;au soir d&rsquo;indices pour deviner la météo au-dessus, tantôt les vestes de chasse dégoulinantes des clients qui descendaient jusqu&rsquo;à nous par vagues pour flâner au chaud en attendant la fin de l&rsquo;averse, tenant dans les bras leurs chiens à l&rsquo;odeur infecte, tantôt les écharpes de cachemire dénouées avec style et les bébés nu-tête.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 72 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;atteindrais bientôt la limite, huit heures par jour à me demander comment sortir de là, j&rsquo;avais peur de me mettre à pleurer devant les collègues s&rsquo;ils me questionnaient encore sur mon avenir ou raillaient mon étonnement face à ces coutumes de la grande bourgeoisie internationale qui m&rsquo;étaient inconnues, s&rsquo;ils éclataient de rire parce que j&rsquo;avais confondu une fois de plus les coursiers de deux grands hôtels ennemis venus chercher des commandes spéciales, en désespoir de cause je prétextais avoir perdu ma carte de cantine pour esquiver les déjeuners avec eux. Et une fois sur les bancs pendant l&rsquo;adoration, dans le silence qui suit l&rsquo;office de midi, entre deux visiteurs modestes aux yeux baissés, j&rsquo;ai pensé à ce qui avait pu me guider jusque-là, aux petites grisettes crédules et consciencieuses de la fin du XIXe siècle, aux héroïnes tragiques et vite agaçantes de romans naturalistes, qui prennent encore le temps d&rsquo;aller à la messe chaque jour alors qu&rsquo;une montagne de bas à repriser les attend dans leur mansarde pas chauffée où la phtisie les guette.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 103 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Après tout, la déesse de la menue monnaie, c&rsquo;était moi. Alors j&rsquo;ai défait le blister lentement sans rien déchirer et détaillé une à une toutes les fonctions, j&rsquo;ai montré à l&rsquo;enfant qui balançait ses mollets dans le vide sur le siège trop haut comment ranger les pièces de plastique doré dans le tiroir, comment changer les piles, comment augmenter le son, j&rsquo;ai même encaissé le client suivant sur la petite machine rose, lequel s&rsquo;en est amusé, j&rsquo;ai mimé un éventail rapide avec mes doigts au-dessus de mon front bien dégagé, cervelle en surchauffe, je les ai tous fait rire de ma confusion, elle était consolée.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Le roman des déclassés ! Voilà à quoi ressemble &laquo;&nbsp;Parle-moi du sous-sol&nbsp;&raquo;, une phrase tirée d&rsquo;ailleurs de l&rsquo;oeuvre de Samuel Beckett, &laquo;&nbsp;En attendant Godot&nbsp;&raquo;. Dans le grand magasin de luxe, tellement de profils surqualifiés ! Ici, le travail est alimentaire, mais les rêves s&rsquo;effilochent&#8230; Un roman contemporain. Celui d&rsquo;une génération précaire.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong><span style="color: #000000">&laquo;&nbsp;Parle-moi du sous-sol&nbsp;&raquo;, de Clotilde Coquet, Fayard, 17€.</span></strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>La crue de juillet ou l&#8217;art de la rencontre compliquée&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/01/la-crue-de-juillet-ou-lart-de-la-rencontre-compliquee/</link>
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		<pubDate>Mon, 01 Jul 2013 06:56:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[différence d'âge]]></category>
		<category><![CDATA[drame]]></category>
		<category><![CDATA[Editions de Minuit]]></category>
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		<category><![CDATA[étranger]]></category>
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		<category><![CDATA[Hélène Leloir]]></category>
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		<category><![CDATA[maladresses]]></category>
		<category><![CDATA[précarité]]></category>
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		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[souvenirs]]></category>
		<category><![CDATA[Thérèse]]></category>
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		<description><![CDATA[Un pays dont on ne sait pas le nom. Deux personnages, Thérèse et Karl qui se rencontrent et se fuient en même temps&#8230; le tout sur fond de fait-divers tragique. Voilà quelques élèments du décor du nouveau roman d&#8217;Hélène Lenoir, le très bien écrit &#171;&#160;La crue de juillet&#160;&#187;, paru aux Editions de Minuit. Professeure de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CRUE.jpg" rel="lightbox[1786]"><img class="alignleft  wp-image-1789 colorbox-1786" style="margin: 10px" alt="CRUE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CRUE.jpg" width="108" height="148" /></a>Un pays dont on ne sait pas le nom. Deux personnages, Thérèse et Karl qui se rencontrent et se fuient en même temps&#8230; le tout sur fond de fait-divers tragique. Voilà quelques élèments du décor du nouveau roman d&rsquo;<strong>Hélène Lenoir</strong>, le très bien écrit <strong>&laquo;&nbsp;La crue de juillet&nbsp;&raquo;</strong>, paru aux <strong>Editions de Minuit.</strong></p>
<p>Professeure de français en Allemagne, <strong>Hélène Lenoir</strong> signe avec <strong>&laquo;&nbsp;La crue de juillet&nbsp;&raquo;</strong> son dixième roman.</p>
<p>Elle plonge le lecteur, le temps d&rsquo;un week-end, dans la vie visiblement compliquée de<strong> Thérèse</strong>, 38 ans qui, dans le cadre de son travail et poussée par son patron et amant, doit interviewer <strong>Will Jung</strong>, un célèbre peintre reclus. Elle a donc pris le chemin de ce pays qui peut être l&rsquo;Autriche ou le sud de l&rsquo;Allemagne pour le rencontrer. Mais rien ne se passe comme prévu. Même son amie <strong>Dora</strong>, qui doit l&rsquo;accueillir et assurer la traduction n&rsquo;est pas là.</p>
<p><span id="more-1786"></span></p>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LENOIR.jpg" rel="lightbox[1786]"><img class="alignleft  wp-image-1794 colorbox-1786" style="margin: 10px" alt="LENOIR" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LENOIR.jpg" width="363" height="200" /></a>Un fait-divers tragique – une jeune femme tchetchène a plongé dans une rivière en crue pour tenter, en vain, de récupérer son bébé qui y a glissé – perturbe Thérèse d&rsquo;entrée de jeu.</strong> Puis elle rencontre <strong>Karl</strong>, un quinquagénaire fatigué, frappé par la beauté de la jeune femme. Mais décidément, rien ne se passe comme prévu&#8230;</p>
<p><strong>Thérèse</strong> s&rsquo;égare, se fragilise et s&rsquo;accroche. Pour elle, chaque euro est compté. <strong>Karl</strong>, architecte-restaurateur, tente de se reconstruire entre les souvenirs liés à sa mère, atteinte de folie et ceux qui le lient encore à son ex-compagne, également sujette aux dérèglements psychiques. Pour essayer de ne plus y penser, il multiplie les réussites&#8230; bat et rebat les cartes de sa vie.</p>
<p><strong>Leur rencontre est improbable, ponctuée de maladresses et de brusqueries. La crue, pour le coup, ne perturbe pas que l&rsquo;environnement immédiat du fleuve&#8230;<br />
</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 28 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Elle lui parlait, s&rsquo;excusait, lui demandait quelque chose, polie, timide, penchée de côté, un petit sac rouge en bandoulière, face à lui, les yeux bleus, l&rsquo;accent français. Il lui fit oui de la tête et décidé, lorsqu&rsquo;elle s&rsquo;assit, souriante, en face de lui, de ne plus s&rsquo;étonner de rien, de ne rien attendre, d&rsquo;être Karl Ritter, cinquante-trois ans, solitaire, grincheux et fatigué, n&rsquo;ayant d&rsquo;autre envie à cette heure-ci que de manger tranquillement cette soupe qu&rsquo;un soupçon de sel et deux tours de moulin à poivre rendraient certainement délicieuse.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 46-47</strong> :<em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Elle parlait. L&rsquo;idée d&rsquo;avoir fait tout ce voyage pour rien et de rentrer bredouille la rendait tour à tour furieuse, amère et angoissée. A cause de l&rsquo;argent, elle le dit. S&rsquo;en voulait d&rsquo;avoir renoncé à autre chose de bien plus &laquo;&nbsp;juteux&nbsp;&raquo; pour ce soi-disant scoop dont elle se fichait complètement en réalité, Jung, elle, ses tableaux, ses trucs sans queue ni tête, jamais entendu parler de lui avant, mais “Monsieur” avait tellement insisté, tous ces documents, ces bouquins qu&rsquo;elle avait dû potasser afin d&rsquo;être à peu près à la hauteur demain, des heures et des heures depuis dix jours pour, au final, se voir tout juste remboursée de ses frais de voyage, si Dora qui connaissait pourtant parfaitement sa situation, Dora&#8230; Une tristesse, un dégoût, puis : On prend un verre ? &#8230; &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 105</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Et de nouveau ce silence que ni l&rsquo;un ni l&rsquo;autre ne savent comment rompre ou alléger. Dans le trop-plein de ce qu&rsquo;ils ont à se dire, la multitude des sujets possibles se réduit au fur et à mesure qu&rsquo;ils en font rapidement l&rsquo;inventaire, chacun à part soi, Ritter aussi, car, même s&rsquo;il pense que c&rsquo;est à Thérèse d&rsquo;annoncer la couleur, il doit, lui, préparer sa riposte, mais avec quoi&#8230; Et, si elle est également en train de se rendre compte que rien ( ils viennent de le voir avec Jung) ne peut tenir pour franchir à présent le fossé, ça glisse, ça s&rsquo;essouffle, s&rsquo;effrite aussitôt, à moins de dire&#8230; mais il ne peut pas, ça ouvrirait, ça&#8230; non – avant donc d&rsquo;en arriver ensemble peut-être à la constatation que cette rencontre était inutile, de se quitter par conséquent d&rsquo;une cordiale poignée de main, restons-en-là, vous avez mon numéro&#8230;&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Unité de temps, de lieu et d&rsquo;action. On se croirait au cinéma ! Ce roman, divinement bien écrit, nous fait voyager à travers la géographie des sentiments. Entre Thérèse et Karl, rien n&rsquo;est écrit, rien n&rsquo;est évident&#8230; mais tout est possible, et cela malgré les vents contraires, la crue qui charrie les mauvaises nouvelles autant que les mauvais souvenirs. J&rsquo;ai découvert l&rsquo;univers d&rsquo;Hélène Lenoir a travers ce court roman. Un vrai régal !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La crue de juillet&nbsp;&raquo;, d&rsquo;Hélène Lenoir, Editions de Minuit, 14,50€.</strong></em></p>
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