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	<title>Quatrième de couv &#187; poésie</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Aux commandes du train, la vie duraille&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Jun 2023 07:31:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le monde du travail n&#8217;est, à mon avis, jamais assez exploité en littérature contemporaine. Les romans s&#8217;attachent à des époques, des questions sociétales, des personnages en plein doute existentiel&#8230; mais jamais assez, je trouve, à ce que ces hommes et  ces femmes font au quotidien. Comment ils occupent leur journée, leurs mains. Leur cerveau. Avec A la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/mecano.jpg" rel="lightbox[6344]"><img class="alignleft size-full wp-image-6347 colorbox-6344" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/mecano.jpg" alt="mecano" width="195" height="285" /></a></p>
<p>Le monde du travail n&rsquo;est, à mon avis, jamais assez exploité en littérature contemporaine. Les romans s&rsquo;attachent à des époques, des questions sociétales, des personnages en plein doute existentiel&#8230; mais jamais assez, je trouve, à ce que ces hommes et  ces femmes font au quotidien. Comment ils occupent leur journée, leurs mains. Leur cerveau. Avec <em>A la ligne</em>, <strong>Joseph Ponthus</strong> avait offert un formidable éclairage sur le travail à la chaîne dans le landerneau agroalimentaire breton. Au fil des pages, de la prose et de la poésie.</p>
<p><strong>Mattia Filice</strong> poursuit ce travail de littérature incarnée. Conducteur de train depuis plus de 18 ans, ce dernier a décidé de faire de son quotidien une matière à écrire. Pendant plus de 360 pages, cet Italien d&rsquo;origine qui a grandi dans la banlieue lyonnaise, raconte sa vie du rail&#8230;</p>
<p>A la dernière page, il écrit  : <em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;écris depuis le début sur ce qui fait ma vie depuis désormais 18 bonnes années/14328 trains, 232 254 arrêts à quai, 481 346 kilomètres, 795 282 436 traverses&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>Ancien projectionniste d&rsquo;un cinéma parisien art et essai qui cherche ses spectateurs, <strong>Mattia Filice</strong> a, comme son jumeau narrateur, poussé la porte de la SNCF. De tests en entretiens, il est devenu conducteur de train, mécano comme ils se nomment entre eux. Des mois de formation, d&rsquo;apprentissage qu&rsquo;il raconte. Du premier train conduit à ces gares ralliées en pleine nuit&#8230;</p>
<div id="attachment_6364" style="width: 810px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TRAIN-OKOK.jpg" rel="lightbox[6344]"><img class="size-full wp-image-6364 colorbox-6344" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TRAIN-OKOK.jpg" alt="L'intérieur d'une cabine d'un train régional (Photo Stadler, région Alsace)" width="800" height="532" /></a><p class="wp-caption-text">L&rsquo;intérieur d&rsquo;une cabine d&rsquo;un train régional (Photo Stadler, région Alsace)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6344"></span></p>
<h3 style="text-align: center">Quand le corps rencontre la fatigue&#8230;</h3>
<p>Au fil des pages, celui qui suivi un Master de création littéraire à Paris 8 en parallèle de son intégration professionnelle, transforme son quotidien en épopée. En vers et en prose. Un roman hypnotique, poétique et véritablement singulier au coeur du monde ferroviaire.</p>
<p>Un univers industriel dans lequel les procédures sont multiples, précises. Pas de fantaisie. Mais des gestes techniques et un sens du collectif incroyable, au quotidien et lors d&rsquo;un mouvement de grève long. Entre angoisse et plaisir, les mécanos arpentent les lignes, transportent des marchandises, des personnes, mais aussi leurs rêves, leurs soucis, etc. Et cette usure des corps qui les grignote au fil des réveils artificiels, des cadences hachées et du stress des horaires à tenir. La fatigue les habitent raconte encore <strong>Mattia Filice</strong> qui a opté pour un temps de travail à 80% afin de pouvoir lire, écrire et élever au mieux son fils.</p>
<p>On savoure jusqu&rsquo;à la dernière page ce <em>&laquo;&nbsp;pudding littéraire&nbsp;&raquo;</em> décrit par l&rsquo;auteur. De gare en gare. Un régal et une très très chouette découverte !</p>
<p><strong> Invité de France Inter, Mattia Filice raconte son &laquo;&nbsp;épopée&nbsp;&raquo; : </strong></p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=utsUinvp-GY">https://www.youtube.com/watch?v=utsUinvp-GY</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong> Page 83 : </strong>Poser le sac</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est l&rsquo;expression quand les roulants décident de ne plus conduire</em></p>
<p><em>Putain de sac qu&rsquo;on porte sur notre dos avec le Mémento les renseignements techniques la ceinture jaune la pince les gants la clé de berne et les vêtements du lendemain</em></p>
<p><em>un type pose le sac et les trains restent à quai</em></p>
<p><em>je m&rsquo;imagine une balance où d&rsquo;un côté se trouve le train et de l&rsquo;autre le sac</em></p>
<p><em>le sac à terre le train vole en éclats</em></p>
<p><em>le sac en l&rsquo;air et le train roule sur les rails&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 171 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] J&rsquo;hésite à me syndiquer </em></p>
<p><em>je n&rsquo;en suis qu&rsquo;au stade d&rsquo;une réflexion sporadique</em></p>
<p><em>une ondelette dans ma tête</em></p>
<p><em>c&rsquo;est ce que je crois</em></p>
<p><em>Lors de ma prise de service</em></p>
<p><em>l&rsquo;Homme qui murmurait aux oreilles de la peur</em></p>
<p><em>m&rsquo;invite à le rejoindre au bureau au fond du couloir</em></p>
<p><em>désormais il fait moins peur</em></p>
<p><em>un essaim de chefs m&rsquo;y accueille</em></p>
<p><em>les cadres de la traction</em></p>
<p>J&rsquo;ai appris que tu t&rsquo;étais syndiqué</p>
<p><em>c&rsquo;était donc une guêpe qui bourdonnait dans ma tête</em></p>
<p><em>et cette guêpe savait avant moi-même</em></p>
<p><em>ce que j&rsquo;allais réaliser&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 342 : </strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Je ne suis sûr que d&rsquo;une seule chose, jamais au grand jamais je n&rsquo;écrirai sur mon métier. Je ne vais certainement pas revivre par l&rsquo;écriture ce qui déjà cadence mon temps, ce qui comprime mes émotions, ce qui viole mes désirs, ce qui les engendre aussi. Mais quand l&rsquo;inspiration s&rsquo;agite alors que le service impose son diktat, je perçois le travail comme un encombrant. </em></p>
<p><em>J&rsquo;apprends qu&rsquo;une cheffe de bord a été encore agressée, fruit peut-être d&rsquo;un amas de frustrations, d&rsquo;une violence inhérente à chaque injonction que nous recevons, qu&rsquo;une violence que nous retenons, contractant nos sphincters externes, et qui sort brusquement, sans raison, sans justification, au mauvais moment, au moment endroit. </em></p>
<p><em>Que ferait mon héroïne ? </em></p>
<p><em>En attendant, l&rsquo;ensemble des contrôleuses et contrôleurs utilise leur droit de retrait, refusant d&rsquo;enfouir leur colère comme ces machines enterrées au fond des tiroirs.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p><strong><em> Mécano, Mattia Filice, POL, 22 euros</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le Printemps arabe à travers la chair&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/09/15/le-printemps-arabe-a-travers-la-chair/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/09/15/le-printemps-arabe-a-travers-la-chair/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2020 07:15:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Rachid Benzine, je l&#8217;ai découvert pendant le confinement, au hasard d&#8217;un classement des titres les plus commandés dans une librairie. J&#8217;avais alors dévoré &#171;&#160;Ainsi parlait ma mère&#160;&#187;, dont je vous ai parlé ici.  Rachid Benzine est un auteur déjà prolixe, auteur d’essais notamment. Sa pièce « Lettres à Nour » a été mise en scène avec succès dans plusieurs pays. Rachid Benzine est [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #00ff00">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/143327_couverture_Hres_0.jpg" rel="lightbox[5426]"><img class="alignleft wp-image-5428 size-medium colorbox-5426" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/143327_couverture_Hres_0-204x300.jpg" alt="143327_couverture_Hres_0" width="204" height="300" /></a></p>
<p><strong>Rachid Benzine</strong>, je l&rsquo;ai découvert pendant le confinement, au hasard d&rsquo;un classement des titres les plus commandés dans une librairie. J&rsquo;avais alors dévoré <strong>&laquo;&nbsp;Ainsi parlait ma mère&nbsp;&raquo;</strong>, dont je vous ai parlé <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/06/07/a-cette-femme-quil-aimera-toujours/">ici</a>. </strong></p>
<p><strong>Rachid Benzine</strong> est un auteur déjà prolixe, auteur d’essais notamment. Sa pièce <strong>« Lettres à Nour »</strong> a été mise en scène avec succès dans plusieurs pays. <strong>Rachid Benzine</strong> est islamologue, politologue, enseignant.</p>
<p>Né en 1971, il est arrivé en France à l’âge de 7 ans avec sa famille marocaine.</p>
<p>Codirecteur de la collection Islam des lumières aux éditions Albin Michel, il s’attache à penser un islam en phase avec notre temps et s’investit également dans le dialogue islamo-chrétien.</p>
<p>Dans ce nouveau roman, <strong>&laquo;&nbsp;Dans les yeux du ciel&nbsp;&raquo;</strong>, il nous entraîne dans le sillage de <strong>Nour</strong>, une prostituée quadragénaire, arabe, musulmane. Dont la vie va basculer pendant les &laquo;&nbsp;Printemps arabes&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est la voix de <strong>Nour</strong> qui nous guide. Une intermédiaire improbable car elle incarne, par la vie qu&rsquo;elle mène, tous les mensonges. Mais elle parle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5426"></span></p>
<p>Là, alors que la rue gronde, jour et nuit désormais, elle raconte les passes avec ses clients, parfois violents, souvent hypocrites avec le pouvoir et la religion. <strong>Nour</strong> parle aussi à son Dieu. Elle parle de sa mère, de sa fille qu&rsquo;elle veut protéger. Elle parle de <strong>Slimane</strong>, aussi. Son jeune ami homosexuel est poète et va devenir fer de lance du mouvement. Jusqu&rsquo;au drame. Elle évoque ses espoirs, sans trop se méprendre cependant sur l&rsquo;avenir qu&rsquo;elle juge incertain.</p>
<p>Le texte a été adapté au théâtre.</p>
<p>Un texte fort. Poignant.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 10 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je m&rsquo;appelle Nour. Chez moi, on est prostituée de mère en fille. Enfin, depuis deux générations. Pas de quoi se vanter d&rsquo;un savoir-faire ancestral. Mais ça laisse des marques. Sur le corps. Sur la peau. En dedans, quelque part. Quelque chose que certains nomment l&rsquo; &laquo;&nbsp;âme&nbsp;&raquo;. Peut-être que c&rsquo;est ça. Je ne sais pas trop. En tout cas, une amertume, quand tu y penses, qui te donne envie de gerber. D&rsquo;en finir. Comme ça, d&rsquo;un claquement de doigts. Disparaître. Un dernier vol plané du haut d&rsquo;un minaret. Sous les roues d&rsquo;un char. N&rsquo;être plus que de la bouillie. Une flaque de chair, de sang, de merde. S&rsquo;imaginer comme ça. Une image toujours plus dégueulasse que celle que renvoient ceux qui vous croisent.[&#8230;] &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><strong>Page 53 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Les hommes me seront toujours une énigme. Je suis sûre qu&rsquo;ils valent mieux que ce qu&rsquo;ils me donner à entrevoir. Même comme amants. Ont-ils jamais pensé à offrir du plaisir à une femme ? Gratuitement ? Juste pour faire plaisir ? Je peux être à genoux devant eux, bouche ouverte, j&rsquo;en sais plus sur eux-mêmes qu&rsquo;ils n&rsquo;en sauront jamais. Ils ne se voient pas expirer, suinter, grimacer, grogner&#8230; Pleurer, parfois. Surtout, ils ne s&rsquo;entendent pas parler, éructer. Me traiter de &laquo;&nbsp;sale pute&nbsp;&raquo;, de s&nbsp;&raquo;salope&nbsp;&raquo; ou crier des prénoms qui me sont inconnus mais qui représentent ceux qu&rsquo;ils veulent tant foutre. En me fessant. Quel besoin ont donc les hommes de salir ainsi la femme qui leur offre son corps ? Comme si le plaisir des hommes était une punition. La leur.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 94 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Parfois, il faut enjamber un cadavre. A demi calciné ou aux membres désarticulés. Celui-ci n&rsquo;a plus de tête, mais il se cramponne encore à une banderole qui a bu son sang. Je prie pour lui et sa famille. Dans la rue, on attaque vite et on se replie tout aussi vite. On se cache dans des commerces, dans des cages d&rsquo;escalier. On se réfugie chez un ami qui a une console de jeux, de l&rsquo;alcool, du shit. L&rsquo;instinct rend alerte, précis, rapide. Les morts et les blessés s&rsquo;accumulent. L&rsquo;agonie à chaque coin de rue.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Dans les yeux du ciel&nbsp;&raquo;, Rachid Benzine, Seuil, 17€. </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Pearl ou la vie immobile&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/12/31/pearl-ou-la-vie-immobile/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/12/31/pearl-ou-la-vie-immobile/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 31 Dec 2018 09:17:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; &#160; Encore un bon conseil de ma libraire bretonne  ! Une bonne pioche que je veux partager avec vous. Je vous préviens, ce n&#8217;est pas le roman le plus drôle de l&#8217;année, ni le plus léger. Loin de là ! Jennifer Clement (auteure de &#171;&#160;Prières pour celles qui furent volées&#160;&#187; notamment), que je ne connaissais [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BALLES-PERDUES.jpg" rel="lightbox[4461]"><img class="alignleft size-full wp-image-4463 colorbox-4461" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BALLES-PERDUES.jpg" alt="BALLES PERDUES" width="300" height="456" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Encore un bon conseil de ma<a href="https://www.facebook.com/pages/category/Bookstore/LIBRAIRIE-LES-MOTS-VOYAGEURS-113472432004467/"> libraire bretonne </a> ! Une bonne pioche que je veux partager avec vous. Je vous préviens, ce n&rsquo;est pas le roman le plus drôle de l&rsquo;année, ni le plus léger. Loin de là !</p>
<p><strong>Jennifer Clement </strong>(auteure de <strong>&laquo;&nbsp;Prières pour celles qui furent volées&nbsp;&raquo;</strong> notamment), que je ne connaissais pas jusque-là, est poète, biographe et romancière. Elle a grandi dans le Connecticut. La quinquagénaire vit désormais à Mexico.</p>
<p>L&rsquo;histoire ?</p>
<p><strong>Margot</strong> a 17 ans et un nourrisson sous les bras quand elle quitte sa famille et la vie cossue aux bonnes manières dans laquelle elle a toujours vécu. Elle s&rsquo;installera dans sa voiture, une Mercury dont elle fera un nid douillet pour elle et sa fille. Une solution qui se voulait temporaire. Elle durera quatorze ans&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4461"></span></p>
<p><strong>Pearl</strong>, à la peau si blanche, va donc grandir sur un parking&#8230; à proximité de caravanes habitées par d&rsquo;autres éclopés de la vie. C&rsquo;est elle qui nous raconte son histoire. Sans mièvrerie. Officiellement, elle n&rsquo;existe pas. Pas de papiers, personne pour s&rsquo;occuper d&rsquo;elle quand le pire arrive.</p>
<p>Elle va à l&rsquo;école, sa mère, elle, travaille comme femme de ménage. Elles dînent dans des assiettes en porcelaine de Limoges – vestiges d&rsquo;une vie révolue – chantent des chansons d&rsquo;amour, mais dorment dans une voiture qui ne bouge plus depuis des années&#8230;</p>
<p>Une vie difficile mais remplie de poésie&#8230; et de bonnes manières, même à proximité d&rsquo;alligators. <strong>Pearl</strong> et son amie <strong>Avril May, </strong>elles, multiplient les bêtises. Pour tuer le temps.</p>
<p>Tout bascule cependant quand <strong>Eli</strong> entre en scène. Le Texan, amateur d&rsquo;armes à feu et impliqué dans un trafic avec le <strong>pasteur Rex</strong>, va se rapprocher de <strong>Margot</strong>, proie si fragile. Petit à petit, il prendra de la place dans la Mercury.</p>
<p><strong>Pearl, </strong>devenue adolescente,<strong> </strong>s&rsquo;éloigne. Elle sent le danger. Et se réfugie souvent dans la caravane d&rsquo;un couple de Mexicains pas vraiment honnêtes non plus. Jusqu&rsquo;au drame.</p>
<p>Au fil des pages, c&rsquo;est, au coeur de la Floride, l&rsquo;Amérique des petites gens qui se dessine. Ceux qu&rsquo;on ne voit plus. C&rsquo;est l&rsquo;économie de la débrouille aussi, le quotidien teinté de violence (celle des armes, omniprésentes et de la société de consommation), et la religion pour continuer de croire à autre chose&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 13 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Moi ? J&rsquo;ai été élevée dans une voiture. Et quand on vit dans une voiture, on ne s&rsquo;inquiète pas des orages et des éclairs. On a peur des camions d la fourrière qui pourraient venir vous enlever. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ma mère et moi nous avons emménagé dans une Mercury quand elle avait dix-sept ans et que j&rsquo;étais un nourrisson. Du coup, notre voiture, garée au bord d&rsquo;un parking pour caravanes au milieu de la Floride, est le seul chez-moi que j&rsquo;ai jamais connu. Nous vivions une existence au jour le jour, un peu comme ces jeux où il fallait relier des points et des chiffres pour faire un dessin, on ne pensait pas trop à l&rsquo;avenir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 97 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ma mère était si gentille qu&rsquo;elle l&rsquo;était trop. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Selon l&rsquo;avis de certains, quelqu&rsquo;un d&rsquo;aussi gentil aurait mérité qu&rsquo;on l&rsquo;enferme. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle ne me disait jamais non.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle aimait à dire : Je suis comme deux cents grammes de sucre en poudre, si on a besoin de douceur, on peut me demander à toute heure. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle était vraiment deux cents grammes de sucre en poudre. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mais la douceur est toujours à la recherche du Grand Méchant Loup. Et le Grand Méchant Loup repère toujours Mademoiselle Douceur au milieu de n&rsquo;importe quelle foule. Comme deux aimants qui s&rsquo;attirent. Monsieur Grand Méchant Loup était le réfrigérateur et Mademoiselle Douceur était le petit aimant &laquo;&nbsp;Florida loves Oranges&nbsp;&raquo; collé sur la porte. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ma mère a invité Eli Redmond dans notre voiture.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 153 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je sais que le coeur empathique de ma mère s&rsquo;est embrasé quand il a commencé à tirer. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ma mère savait qu&rsquo;il avait traversé les Etats-Unis en stop, de la Californie jusqu&rsquo;à la Floride, pour savoir si l&rsquo;amour existait en Amérique.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>A l&rsquo;intérieur de son corps, ma mère était capable de voir des trains électriques, des bonbons d&rsquo;Halloween et des pistolets en plastique, et même une carabine à air comprimé pour tuer les oiseaux.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle sentait les coups de soleil sur ses épaules.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ma mère savait que ce jeune homme avait juste besoin d&rsquo;amour. Il avait besoin qu&rsquo;une fille le prenne par la main et l&rsquo;attire dans son lit. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>L&rsquo;amour n&rsquo;existait pas en Amérique. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ma mère a marché vers le revolver qui tirait sur elle, comme si elle entrait dans la pluie d&rsquo;un arroseur automatique, par un jour chaud de juillet, en Floride. Mouille-moi, mouille-moi, tue-moi, tue-moi, mouille-moi, tue-moi.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;Balles perdues&nbsp;&raquo;, Jennifer Clement, Flammarion, 20 €. Traduction de Patricia Reznikov. </em></strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Dans les pas de l&#8217;étonnant Octavio&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/05/09/dans-les-pas-de-letonnant-octavio/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/05/09/dans-les-pas-de-letonnant-octavio/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 09 May 2015 07:22:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA["Le voyage d'Octavio"]]></category>
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		<category><![CDATA[Vénézuela]]></category>
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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2015 &#160; Aux antipodes de l&#8217;univers de &#171;&#160;Karpathia&#160;&#187;, nous voilà au Venezuela, là, au pays d&#8217;Octavio. Poursuivons ainsi notre découverte des six premiers romans sélectionnés pour le prix Roblès 2015 dont nous connaitrons le lauréat au mois de juin. Avec &#171;&#160;Le voyage d&#8217;Octavio&#160;&#187;, Miguel Bonnefoy livre une fresque picaresque et une fable [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: center"><span style="color: #008000">Sélection prix Roblès 2015</span></h4>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VOYAGE-OCTAVIO.jpg" rel="lightbox[3031]"><img class="alignleft size-full wp-image-3032 colorbox-3031" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VOYAGE-OCTAVIO.jpg" alt="VOYAGE OCTAVIO" width="230" height="342" /></a> Aux antipodes de l&rsquo;univers de<strong> &laquo;&nbsp;Karpathia&nbsp;&raquo;</strong>, nous voilà au Venezuela, là, au pays d&rsquo;<strong>Octavio</strong>. Poursuivons ainsi notre découverte des six premiers romans sélectionnés pour le <strong>prix Roblès 2015</strong> dont nous connaitrons le lauréat au mois de juin.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Le voyage d&rsquo;Octavio&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Miguel Bonnefoy</strong> livre une fresque picaresque et une fable baroque.</p>
<p>Dans ce premier roman – <strong>Miguel Bonnefoy</strong> est cependant déjà l&rsquo;auteur d&rsquo;un recueil de nouvelles <strong>&laquo;&nbsp;Icare et autres nouvelles&nbsp;&raquo;</strong>, salué en 2013 par le prix du Jeune écrivain de langue française – l&rsquo;auteur franco-vénézuelien plonge ses lecteurs dans l&rsquo;univers d&rsquo;un jeune paysan analphabète qui, d&rsquo;aventures en rencontres, découvrira l&rsquo;amour et l&rsquo;écriture.</p>
<p>Tous les codes du roman picaresque sont là. L&rsquo;histoire d&rsquo;un héros miséreux qui vit des aventures extravagantes et pittoresques alors, en toile de fond un pays aux accents magiques et aux allégories joyeuses.</p>
<p>Si le livre s&rsquo;ouvre sur l&rsquo;épidémie de peste qui s&rsquo;abat sur le village de <strong>Saint-Paul-de-Limon</strong>, il nous fait suivre, des décennies plus tard, le jeune <strong>Octavio</strong>. Il prête ses bras et sa force à tous ceux qui le lui demandent. Même les voleurs, commandés par le cultivé mais terrible<strong> Guerra</strong>.  Il rencontrera la belle <strong>Venezuela</strong> qui lui apprendra les mots et l&rsquo;écriture avant de fuir, une fois encore.</p>
<p>On le suit de page en page, arpentant son pays, entre légendes, poids de la religion et celui, plus cruel encore, de la société. On découvre ainsi le Venezuela, pays de l&rsquo;auteur qui a d&rsquo;ailleurs écrit <strong>&laquo;&nbsp;Le voyage d&rsquo;Octavio&nbsp;&raquo;</strong> directement en français. Né d&rsquo;une mère vénézuelienne et d&rsquo;un père chilien, <strong>Miguel Bonnefoy</strong> a grandi entre la France, Caracas et le Portugal.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 43 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ici, on parlait du banditisme avec respect, comme d&rsquo;un art, ou bien d&rsquo;un métier délicat. Guerra était entouré d&rsquo;une confrérie de vieux cambrioleurs qui ressemblaient à des alchimistes, tous décidés à revenir à une époque où la crasse et la rusticité n&rsquo;étaient pas encore entrées dans les moeurs. L&rsquo;argent du butin se rassemblait dans une cagnotte commune et se distribuait à parts égales. La majortié suivait l&rsquo;Evangile, d&rsquo;autres priaient confusément la Vierge, les saints et tous les morts du cimétière. Ces hommes n&rsquo;étaient ni des Lacenaire, ni des Villon, ni des Caravage. C&rsquo;étaient seulement des êtres de nulle part, exerçant un métier cruel avec rigueur et passion.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 70 :</strong>&laquo;&nbsp;La faim les traîna jusqu&rsquo;aux cimétières. Ils fourragèrent au fond des tombes, pillant dans l&rsquo;obscurité des caveaux, trouvant de petites croix en bronze épinglées à des haillons, des rosaires en nacre, des ceintures brodées en perle de verre. Ils découvrirent une fois une petite statue yanomami transformée en lutrin où les pages d&rsquo;une bible avaient été dévorées par la vermine. Ils devinrent si miséreux que, du côté du péché, la moral penchait pour eux.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 85 :</strong><em> &laquo;&nbsp;A partir de ce jour, le voyage d&rsquo;Octavio ne fut plus celui du mendiant. Son errance prit une purelé telle qu&rsquo;elle semblait inviter tout homme à la suivre aveuglément. La disparition de l&rsquo;hôte lui laissa un émoi brutal qu&rsquo;il transforma aussitôt en élan de curiosité. Il ne sortir pas de la forêt de San Esteban. Il préféra parcourir les hameux en bordure de l&rsquo;autoroute vers Moron. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il s&rsquo;engagea dans les lisières, entre Las Trincheras et El Cambur, où il trouva des villages si isolés qu&rsquo;on n&rsquo;y recevait pas de courrier. Là où il passait, il apportait toujours la richesse des moissons, la bonne récolte, les nouvelles d&rsquo;un hameau voisin. Il marchait dans les rues entre les chats et les chèvres, la boue jusqu&rsquo;aux chevilles, vêtu d&rsquo;une étoffe légère, ceinte d&rsquo;une courroie, où il avait accroché un sac rempli d&rsquo;akènes et de fruits secs. Il portait en bandoulière les pattes d&rsquo;un coq dont il avait mangé la moitié et salé le reste pour une autre bouche que la sienne.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un hymne au Venezuela ! Et un premier roman tout en poésie et en allégories. Quelques moments savoureux dans ce roman, mais je n&rsquo;ai pas été sensible à l&rsquo;atmosphère qui s&rsquo;en dégage.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le voyage d&rsquo;Octavia&nbsp;&raquo;, de Miguel Bonnefoy, Rivages.</strong> </em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Bleus horizons ou la lutte contre l&#8217;oubli</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/04/02/bleus-horizons-ou-la-lutte-contre-loubli/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/04/02/bleus-horizons-ou-la-lutte-contre-loubli/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 02 Apr 2013 10:35:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Centenaire oblige, la Première Guerre mondiale sera assurément très un thème &#171;&#160;à la mode&#160;&#187; l&#8217;an prochain. Unsujet qui réunira d&#8217;ailleurs  les spécialistes de la question à Blois, à l&#8217;automne, pour les Rendez-vous de l&#8217;Histoire. Si ce blog a, à de nombreuses reprises, évoqué le sujets à travers des romans, il ne l&#8217;avait jamais fait à [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Centenaire oblige, la Première Guerre mondiale sera assurément très un thème &laquo;&nbsp;à la mode&nbsp;&raquo; l&rsquo;an prochain. Unsujet qui réunira d&rsquo;ailleurs  les spécialistes de la question à Blois, à l&rsquo;automne, pour les <strong>Rendez-vous de l&rsquo;Histoire.</strong></p>
<p>Si ce blog a, à de nombreuses reprises, évoqué le sujets à travers des romans, il ne l&rsquo;avait jamais fait à travers la plume de <strong>Jérôme Garcin.</strong> C&rsquo;est désormais chose faite !</p>
<div id="attachment_1609" style="width: 81px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MIRMONT.jpg" rel="lightbox[1601]"><img class=" wp-image-1609   colorbox-1601" style="margin: 10px" alt="Jean de La Ville de Mirmont" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MIRMONT.jpg" width="71" height="96" /></a><p class="wp-caption-text">Jean de La Ville de Mirmont</p></div>
<p>En janvier dernier, <strong>celui-ci publiait chez Gallimard, &nbsp;&raquo; Bleus horizons&nbsp;&raquo;</strong>. L&rsquo;occasion, au fil d&rsquo;un roman brillant et bouleversant de plonger dans la vie de <strong>Jean de La Ville de Mirmont</strong>, un écrivain et poète né à Bordeaux qui, à l&rsquo;âge de 27 ans en novembre 1914, meurt sur le front de Verneuil, sur le Chemin des Dames. Deux mois seulement après avoir quitté Bordeaux et rejoint son régiment.</p>
<p>Le jeune auteur, intime de <strong>François Mauriac</strong>, laisse derrière lui <strong>un roman &nbsp;&raquo; Les dimanches de Jean Dézert&nbsp;&raquo;, des contes et un recueil de poèmes &laquo;&nbsp;L&rsquo;horizon chimérique&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<blockquote><p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BLEUS-HORIZONS_ouvrage.jpg" rel="lightbox[1601]"><img class="alignleft  wp-image-1610 colorbox-1601" style="margin: 10px" alt="BLEUS-HORIZONS_ouvrage" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BLEUS-HORIZONS_ouvrage.jpg" width="62" height="91" /></a>De ce destin tragique, <strong>Jérôme Garcin</strong> imagine un roman et invente le personnage de <strong>Louis Gémon</strong>, qui, devenu camarade de front de Jean va, à son retour à la vie civile, mettre toute son énergie à faire vivre l&rsquo;oeuvre de son ami. Au point d&rsquo;en oublier sa propre existence, ses désirs.</p>
<p><strong>Jean et Louis</strong> avaient la même appétance pour les mots, la littérature. <strong>Louis</strong> va, des années durant, mener une enquête sur la vie de son ami, rencontrer l&rsquo;éditeur <strong>Bernard Grasset</strong>, le compositeur <strong>Gabriel Fauré</strong> qui mit ses poèmes en musique mais aussi <strong>François Mauriac</strong>, qui fut l&rsquo;ami d&rsquo;enfance de Jean. Jean était solaire, rêvait de voyages et vouait une dévotion à sa mère, issue de l&rsquo;artistocratie protestante bordelaise. Louis, lui, est un être plus terne, introverti qui se rêve écrivain.</p></blockquote>
<p>Rappelons que <strong>Jérôme Garcin</strong> a entamé, il y a plusieurs années déjà, un travail de mémoire à travers ses romans successifs.</p>
<p><span id="more-1601"></span></p>
<div id="attachment_1608" style="width: 298px" class="wp-caption alignright"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GARCIN-II.jpg" rel="lightbox[1601]"><img class="wp-image-1608  colorbox-1601" style="margin: 10px" alt="(Photo Catherine Hélie pour Gallimard)" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GARCIN-II.jpg" width="288" height="217" /></a><p class="wp-caption-text">(Photo Catherine Hélie pour Gallimard)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Journaliste, producteur et l&rsquo;animateur de l&rsquo;émission littéraire &laquo;&nbsp;<strong>Le Masque et la plume</strong>&nbsp;&raquo; sur France Inter (depuis 1989), il est directeur adjoint de la rédaction du Nouvel Observateur et est membre du comité de lecture de la Comédie-Française.</p>
<p>Lauréat du prix Médicis en 1994, du prix Roger Nimier en 1998, ainsi que du prix Duménil, Jérôme Garcin<em> &nbsp;&raquo; refuse de laisser les choses mourir une seconde fois&nbsp;&raquo;</em> et utilise la littérature pour le faire. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Bleus horizons&nbsp;&raquo;</strong>, comme avec <strong>&laquo;&nbsp;Olivier&nbsp;&raquo;</strong>, un livre fort, paru en 2011, dans lequel il évoquait la disparition de son frère jumeau Olivier, mort à 6 ans après avoir été renversé par une voiture.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire de son roman, il l&rsquo;évoque à l&rsquo;antenne de France info :</p>
<iframe src="http://www.franceinfo.fr/player/export-reecouter?content=921515" width="481" frameborder="0" scrolling="no" height="139"></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Pages 19-20 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Dès que Jean sut mon amour de la littérature, nous sympathisâmes. Un soir, il me confia, d&rsquo;une voix légèrement chuintante, qu&rsquo;il écrivait, qu&rsquo;il venait même de publier son premier roman,</em> Les dimanches de Jean Dézert<em>, et qu&rsquo;il vous avait laissé par écrit, à vous seule, un ordre testamentaire : “ J&rsquo;ai un volume de vers tout prêt, </em>l&rsquo;Horizon chimérique<em>. Tu le trouveras sur la table de ma chambre. Et tu le publieras”. Il me lut ce mot sans se vanter, un peu comme s&rsquo;il m&rsquo;informait qu&rsquo;il s&rsquo;était fait vacciner contre la variole ou le typhus. Pour ma part, je lui parlai du récit sur mon enfance dont  j&rsquo;avais déjà rédigé une dizaine de chapitres et de mes lectures de chevet. Nous découvrîmes que nous cherchions la compagnie des mêmes poètes, Baudelaire, Laforgue, Moréas et Jammes. Il me répétait souvent : “ Tu verras, Louis, la guerre nous rendra plus forts. Et nous écrirons mieux après&#8230;” &nbsp;&raquo; </em><strong><br />
</strong></p>
<p><strong>Page 71</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Le 8 septembre 1914, Jean reçut sa feuille de route. Il la baisa, la caressa, la respira. Il pleura aussi, mais de joie en lisant et relisant sa convocation. Car il était attendu, deux jours plus tard, à la caserne de Libourne où il partit avec cette ferveur que mettent les pèlerins à rejoindre Saint-Jacques-de-Compostelle, cette naïveté des enfants qui rentrent chez eux après des vacances en colonie. Le garçon que je rencontrai pour la première fois était heureux et si plein d&rsquo;idéal qu&rsquo;on l&rsquo;eût dit inconscient du danger. Il ressemblait plus à un chevalier des croisades qu&rsquo;à un soldat et attribuait à la protection de Dieu son invincibilité. Pourtant, il n&rsquo;avait plus que deux mois à vivre. C&rsquo;est quoi, deux mois ? Huit semaines, soixante jours, une broutille, un coup de vent, le temps d&rsquo;un soupir, une éternité.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 194 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Elle voulait m&rsquo;attirer vers la lumière, je revenais sans cesse à la grande nuit de 14. Elle était douée pour les éclats de rire, je me complaisais dans les les pleurs secs. Avec le temps, j&rsquo;ai laissé Jean prendre une place de plus en plus grande dans notre couple. J&rsquo;ai négligé Constance pour un mort. Et je n&rsquo;ai pas su écouter ses avertissements. Un matin, elle disparut, emportant avec elle toutes ses affaires. Elle me laissa une lettre sur la table de nuit&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">A travers ce roman, j&rsquo;ai découvert un auteur qui, comme Alain-Fournier et d&rsquo;autres, a vu la Grande guerre anéantir sa vie et son talent. Au fil des pages, des mots de Jean de La Ville de Mirmont reprennent vie.  J&rsquo;ai découvert aussi l&rsquo;écriture, le style de Jérôme Garcin. Riche et sensible. J&rsquo;ai beaucoup aimé comment ce dernier décrit la relation qui unit Jean et Louis au-delà de tout. Même de la mort. Louis s&rsquo;excuse-t-il d&rsquo;être encore en vie ? Est-ce pour cela qu&rsquo;il s&rsquo;oublie pour faire vivre l&rsquo;oeuvre de Jean ? Un roman touchant, bouleversant. A lire absolument. </span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #000000"><em><strong>&laquo;&nbsp;Bleus horizons&nbsp;&raquo;, de Jérôme Garcin, Gallimard, 16,90€</strong></em></span></p>
<p style="text-align: left"> </p>
</blockquote>
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		</item>
		<item>
		<title>Petites tranches de vie selon Egloff</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/09/16/petites-tranches-de-vie-selon-egloff/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/09/16/petites-tranches-de-vie-selon-egloff/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 16 Sep 2012 09:20:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<category><![CDATA[vie quotidienne]]></category>

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		<description><![CDATA[Parmi les livres publiés pour cette rentrée littéraire, le nouveau recueil de nouvelles de Jöel Egloff, intitulé &#171;&#160;Libellules&#160;&#187;. Joël Egloff, est, entre autres, l&#8217;auteur de &#171;&#160;L&#8217;étourdissement&#160;&#187;, formidable roman qui avait remporté le prix du Livre Inter en 2005. C&#8217;est aussi l&#8217;auteur d&#8217;un roman comme &#171;&#160;Edmond Ganglion &#38; fils&#160;&#187;, grâce auquel j&#8217;ai découvert cet auteur, en [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Parmi les livres publiés pour cette rentrée littéraire, le nouveau recueil de nouvelles de <strong>Jöel Egloff</strong>, intitulé <strong>&laquo;&nbsp;Libellules&nbsp;&raquo;</strong>. <strong></strong></p>
<p><strong>Joël Egloff</strong>, est, entre autres, l&rsquo;auteur de <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;étourdissement&nbsp;&raquo;</strong>, formidable roman qui avait remporté le prix du Livre Inter en 2005. C&rsquo;est aussi l&rsquo;auteur d&rsquo;un roman comme <strong>&laquo;&nbsp;Edmond Ganglion &amp; fils&nbsp;&raquo;</strong>, grâce auquel j&rsquo;ai découvert cet auteur, en 1999.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LIBELLULES.jpg" rel="lightbox[1189]" title="LIBELLULES"><img class="alignleft  wp-image-1192 colorbox-1189" style="margin: 10px;" title="LIBELLULES" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LIBELLULES-181x300.jpg" alt="" width="109" height="180" /></a> Avec<strong> &laquo;&nbsp;Libellules&nbsp;&raquo;</strong>,  l&rsquo;auteur nous emmène de battements d&rsquo;ailes en battements d&rsquo;ailes au plus près des interrogations d&rsquo;un jeune garçon sur la mort et la disparition, au plus près d&rsquo;observations du quotidien, de rencontres qui ne se font pas, de personnes qui passent un peu à côté de leur vie.</p>
<p>Au fil de ces vingt-cinq nouvelles,<strong> Joël Egloff</strong> porte avec tendresse et bienveillance un regard sensible et drôle sur le monde qui l&rsquo;entoure. A la différence de ses précédents livres, l&rsquo;auteur est parti d&rsquo;une réalité avant de la faire évoluer dans l&rsquo;imaginaire. Le sien.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1189"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une vidéo pour découvrir l&rsquo;univers de l&rsquo;auteur :</p>
<iframe frameborder="0" width="500" height="281" src="https://www.dailymotion.com/embed/video/xs9847" allowfullscreen allow="autoplay"></iframe>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #000000;">Extraits</span></strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 13 ( Rien à secouer)</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Huit ans, déjà&#8230; je me disais, l&rsquo;autre jour. Huit ans que je la vois à sa fenêtre, de l&rsquo;autre côté de la cour, secouer son linge, tous les jours de la semaine, souvent plusieurs fois par jour, et parfois même à la nuit tombée. Elle secoue des draps, des oreilles, des pantalons des pyjamas, des chaussettes, des robes et des jupes, des serviettes, des pulls et des chemises, et tout ce qu&rsquo;il est possible de secouer.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left;"><em>&laquo;&nbsp;Elle secoue chaque chose avec vigueur, mais sans empressement, quatre fois, le plus souvent, ou cinq, puis elle se retourner, plie le vêtement dans l&rsquo;ombre, se saisit du suivant, et se repenche à sa fenêtre, pour le secouer avec vigueur, mais sans empressement, quatre fois, le plus souvent, ou cinq, c&rsquo;est selon.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p><strong>Pages 39-40 (Kate)</strong> <em>: &laquo;&nbsp;Quand j&rsquo;ai vu qu&rsquo;on recherchait, en Angleterre, un plombier pour une station antarctique, je me suis dit que ça pouvait pas mieux tomber, parce que ce jour-là, justement, pour différentes raisons, j&rsquo;avais une furieuse envie de m&rsquo;en aller passer quelques années, voire le restant de mes jours, en Antarctique.</em></p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Et puis je me suis souvenu que j&rsquo;étais pas plombier, et que je parlais à peine anglais, alors j&rsquo;ai su que c&rsquo;était pas du tout cuit, et pour tout dire, que c&rsquo;était même perdu d&rsquo;avance. Et jamais j&rsquo;ai tant regretté que ce jour-là de ne pas avoir fait de plomberie, parce que j&rsquo;aurais pas hésité à postuler sinon, pas une seconde, et si ça se trouve, à l&rsquo;heure qu&rsquo;il est, je me ferais moins suer, et au lieu de m&rsquo;esquinter à essayer de faire des phrases, je serais bien peinard au grand air, assis sur la  banquise, à trier mes joints en sifflotant, les rouges avec les rouges, les noirs avec les noirs. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><strong>Page 161 ( Au feu, s&rsquo;il vous plaît)</strong> <em>: &nbsp;&raquo; On a beau avoir deux yeux, ils regardent souvent dans la même direction, si bien qu&rsquo;au lieu de se compléter, ils travaillent en doublon, ce qui est regrettable. Toute considération esthétique mise à part, s&rsquo;ils pouvaient, chacun d&rsquo;eux, faire preuve d&rsquo;un peu plus d&rsquo;autonomie, si l&rsquo;un s&rsquo;occupait de regarder à droite pendant que l&rsquo;autre regarde à gauche, on aurait sûrement une vision du monde moins parcellaire. On toucherait d&rsquo;un peu plus près la vérité des choses. </em></p>
<p><em>&nbsp;&raquo; J&rsquo;y pense, parce que souvent j&rsquo;emprunte cette route. Et juste à l&rsquo;entrée de la ville, à chaque fois, mon regard se pose sur les ruines de cette bâtisse, dont ne reste plus que les murs noircis, et du toit, quelques poutres calcinées.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #0000ff;">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">Les nouvelles, genre bien particulier, ont ce pouvoir de vous emmener très vite en voyage. Joël Egloff y parvient également. Mais de ce <em>&laquo;&nbsp;livre-mosaïque&nbsp;&raquo;</em>, comme le définit l&rsquo;auteur lui-même, je suis restée à côté. Il y a des années, le style Egloff, simple et sans fioriture, m&rsquo;avait beaucoup plu. Cette fois, j&rsquo;ai moins adhéré aux atmosphères décrites au fil des histoires. </span></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">A mon sens, pas la meilleure façon d&rsquo;entrer dans l&rsquo;univers d&rsquo;Egloff. Plongez dans &laquo;&nbsp;<strong>L&rsquo;étourdissement</strong>&nbsp;&raquo; !</span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left;"><strong><em>&laquo;&nbsp;Libellules&nbsp;&raquo;, de Joël Egloff, Buchet-Chastel, 15€.</em></strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>La vie comme elle va, vue par Gailly</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/03/01/la-vie-comme-elle-va-vue-par-gailly/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/03/01/la-vie-comme-elle-va-vue-par-gailly/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 01 Mar 2012 17:25:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Gailly]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[homme]]></category>
		<category><![CDATA[nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<category><![CDATA[relation de couple]]></category>
		<category><![CDATA[sentiments]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;amour vu par Christian Gailly, ce n&#8217;est jamais cousu de fil blanc. La preuve encore avec le recueil de huit nouvelles publiées en janvier dans &#171;&#160; La roue et autres nouvelles&#171;&#160;. &#160; Deux ans après Lily et Braine, Christian Gailly est de retour avec un recueil de nouvelles. Dans lesquelles rien n&#8217;est simple. L&#8217;amour ne [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;amour vu par<strong><a title="Découvrez l'auteur sur le site des Editions de Minuit" href="http://www.leseditionsdeminuit.com/f/index.php?sp=livAut&amp;auteur_id=1419"> Christian Gailly</a></strong>, ce n&rsquo;est jamais cousu de fil blanc. La preuve encore avec le recueil de huit nouvelles publiées en janvier dans &laquo;&nbsp;<strong> La roue et autres nouvelles</strong>&laquo;&nbsp;.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GAILLY.jpg" rel="lightbox[841]" title="GAILLY"><img class="alignleft  wp-image-846 colorbox-841" style="margin: 10px;" title="GAILLY" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GAILLY.jpg" alt="" width="107" height="147" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_845" style="width: 117px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GAILLY-PHOTO1.jpg" rel="lightbox[841]" title="GAILLY PHOTO"><img class=" wp-image-845   colorbox-841" style="margin: 10px;" title="GAILLY PHOTO" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GAILLY-PHOTO1.jpg" alt="" width="107" height="80" /></a><p class="wp-caption-text">Christian Gailly (photo Hélène Bamberger)</p></div>
<p>Deux ans après<strong> Lily et Braine</strong>, Christian Gailly est de retour avec un recueil de nouvelles. Dans lesquelles rien n&rsquo;est simple. L&rsquo;amour ne se laisse pas faire. Les rencontres échouent et les histoires se compliquent bizarrement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-841"></span></p>
<p>Peut-être plus que dans ses précédents romans (&laquo;&nbsp;<strong>L&rsquo;incident</strong>&laquo;&nbsp;, &laquo;&nbsp;<strong>Un soir au club</strong>&laquo;&nbsp;, <strong>Be-Bop</strong>&laquo;&nbsp;, &laquo;&nbsp;<strong>Dernier amour</strong>&laquo;&nbsp;, etc.), le lecteur reste un peu décontenancé et déconcerté par plusieurs des trames des nouvelles. Rien n&rsquo;est figé. Tout peut changer. Etre bouleversé par le hasard. Ou les réponses incongrues d&rsquo;un des personnages. Comme toujours chez Gailly, il est question d&rsquo;amour ou de son absence, d&rsquo;incompréhension, de non-dits, d&rsquo;ennui. Voire pire.</p>
<p>La preuve avec l&rsquo;une des nouvelles, &nbsp;&raquo; <strong>Le perroquet rouge</strong>&laquo;&nbsp;.</p>
<p><strong>Page 29. &laquo;&nbsp;</strong><em>La femme que je prétends aimer a tout de suite vu que dans ma question il n&rsquo;y avait rien, ni argent, ni idées de cadeaux, ni amour, tout juste un peu de ma mauvaise conscience, or, en amour, la mauvaise conscience, qu&rsquo;est-ce ? Bref, elle n&rsquo;est pas plus bête qu&rsquo;une autre, la femme que je prétends aimer, elle le serait plutôt moins, alors pour se venger, de moi, de ma question, qui était, je le rappelle  : Qu&rsquo;est-ce qui te ferait plaisir pour ton anniversaire ? elle m&rsquo;a répondu : Que tu m&rsquo;écrives l&rsquo;histoire du perroquet rouge.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p>Le lecteur n&rsquo;est pas au bout de ses surprises&#8230;</p>
<p>Autre caractéristique de ce recueil, la présence dans quatre des nouvelles d&rsquo;un écrivain. Comme par hasard. Un homme qui pour éviter la peur de la page blanche va aller changer la roue d&rsquo;une automobiliste sous un soleil de plomb ou préparer un gâteau pour une voisine&#8230; Quand il ne se met pas lui-même en scène ! Là, nous sommes dans &laquo;&nbsp;<strong>Mon client de quatre heures</strong>&laquo;&nbsp;.</p>
<p><strong>Page 65</strong>. &laquo;&nbsp;<em>Le premier ne répondit pas, quant au second : Jamais, alors je leur racontai la scène que j&rsquo;avais lue dans un roman, de Gailly Christian je crois, qui s&rsquo;appelait je crois l&rsquo;Incident, oui, c&rsquo;est ça, et où l&rsquo;on voyait deux gendarmes faire des misères à un pauvre type amoureux fou d&rsquo;une aviatrice.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><span style="color: #0000ff;">La vie selon Gailly, c&rsquo;est un peu comme une musique. Une musique de jazz. Qui donne envie de battre la mesure. Ou pas. Dans ce recueil, la musique qui transpire des pages est, à mon sens, moins présente que dans les autres titres de l&rsquo;oeuvre de l&rsquo;auteur. Dommage ! &laquo;&nbsp;<strong>La roue et autres nouvelles</strong>&laquo;&nbsp;, n&rsquo;est pas, à mon avis, la meilleure façon d&rsquo;entrer dans l&rsquo;univers de Gailly, pourtant original. Et swinguant. </span></p>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;La roue et autres nouvelles&nbsp;&raquo;, de Christian Gailly, aux Editions de Minuit, 13€</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Murakami ou le journal d&#8217;un autre monde&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/11/21/murakami-ou-le-journal-dun-autre-monde/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/11/21/murakami-ou-le-journal-dun-autre-monde/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 21 Nov 2011 14:19:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[1984]]></category>
		<category><![CDATA[1Q84]]></category>
		<category><![CDATA[Aomamé]]></category>
		<category><![CDATA[Haruki Murakami]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[les Précurseurs]]></category>
		<category><![CDATA[Little people]]></category>
		<category><![CDATA[onirisme]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Tengo]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; &#160;  Murakami est un auteur à part. Qui, au fil des années, a su s&#8217;entourer de lecteurs fidèles. Et à l&#8217;affût. Nouvel exemple avec ce roman en plusieurs tomes qu&#8217;est &#160;&#187; 1Q84&#8243;, imprononçable pour nous ou presque ( la lettre Q, en japonais, se prononce comme le 9, d&#8217;où une filiation affichée et revendiquée [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a title="sa page Wikipedia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Haruki_Murakami"> Murakami</a> est un auteur à part. Qui, au fil des années, a su s&rsquo;entourer de lecteurs fidèles. Et à l&rsquo;affût. Nouvel exemple avec ce roman en plusieurs tomes qu&rsquo;est &nbsp;&raquo; 1Q84&Prime;, imprononçable pour nous ou presque ( la lettre Q, en japonais, se prononce comme le 9, d&rsquo;où une filiation affichée et revendiquée avec l&rsquo;oeuvre de George Orwell, &nbsp;&raquo; 1984&Prime;.</p>
<p><span id="more-542"></span><!--more--></p>
<p>Cette fois encore, l&rsquo;auteur nous emmène sur des rivages où l&rsquo;étrange et la réalité se mélangent. Ou les personnages présentent des failles qui finalement seront aussi des forces. Un curieuse alchimie au fil de trois tomes de 500 pages. Les deux personnages, Aomamé et Tengo, se sont connus à l&rsquo;école, ils avaient 10 ans. Dix-neuf ans plus tard, ils mènent chacun leur vie. Aomamé est restée amoureuse de cet enfant fort et impressionnant. Aujourd&rsquo;hui, il est prof de maths, aspirant écrivain et s&rsquo;est lancé dans une drôle d&rsquo;aventure littéraire en réécrivant le texte d&rsquo;une jeune fille de 17 ans, Fukaéri, &nbsp;&raquo; La chrysalide de l&rsquo;air&nbsp;&raquo;. Le texte devient vite un best-seller. Mais cache un lourd secret, lié à celui des Précurseurs et de l&rsquo;Aube, deux groupes sectaires des années 80.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/poster_822331.jpg" rel="lightbox[542]" title="poster_82233"><img class="alignleft size-medium wp-image-557 colorbox-542" style="margin: 10px;" title="poster_82233" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/poster_822331-185x300.jpg" alt="" width="111" height="180" /></a>Aomamé, elle, est prof de gym et consomme les hommes pour ne pas tomber amoureuse et rester fidèle à ce garçon dont elle a serré la main autrefois, scellant là un pacte secret. Les hommes, justement, qu&rsquo;elle supprime sans vergogne dès qu&rsquo;ils s&rsquo;en prennent aux femmes faibles pour le compte d&rsquo;une vieille riche. Entre les deux personnages, le Japon des années 80. Riche mais soumis à des courants étranges. Les sectes font florès. Et le monde semble perdre la tête. Aomamé voit deux lunes dans le ciel&#8230;</p>
<p>Page 345 : <em>&laquo;&nbsp;Il lui fallu du temps pour comprendre quelle était cette différence. Ensuite, même après qu&rsquo;elle en eut pris conscience, elle fut contrainte à bien des efforts pour en accepter la réalité. Ce qui avait pénétré son champ visuel, sa conscience était incapable de l&rsquo;assimiler. Dans le ciel brillaient deux lunes. Une petite et une grande. Deux lunes se cotoyaient. La grande était la lune de toujours. Presque pleine, de couleur jaune. Mais à côté il y en avait une autre. Une lune au contour inhabituel. Légèrement déformée. Et d&rsquo;un vert tendre comme des jeunes mousses. Voilà ce que captait son champ visuel.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>On comprend assez vite que les deux personnages, dont les chapitres qui leur sont consacrés s&rsquo;alternent, vont finalement se croiser à nouveau. La trame de fond est évidemment cette histoire hypnotique et curieuse de jeune auteure talentueuse échappée sept ans plus tôt d&rsquo;un groupe sectaire fondé par son père. Là, à l&rsquo;abri des regards, les filles prépubères sont, semble-t-il, des proies de choix&#8230;</p>
<p>Un univers, pour ceux qui aiment Murakami, dans lequel se mêlent une oeuvre troublante, une histoire d&rsquo;amour, un pacte secret mais aussi un roman d&rsquo;aventures&#8230;</p>
<p>J&rsquo;aime beaucoup cet auteur, depuis des années. Je me suis donc plongée avec délice dans ce nouvel opus qui, à travers le monde, s&rsquo;est déjà vendu à des millions d&rsquo;exemplaires. Et notamment au Japon où les trois tomes, très attendus, se sont vendus comme des petits pains.  Il paraît que le tome 2 est plus dérangeant et peut-être de moindre qualité, je vous raconterai&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>&nbsp;&raquo; 1Q84&Prime;, d&rsquo;Haruki Murakami, publié chez Belfond, 23€. </strong></em></p>
<p><em><strong>Le tome 1 et le tome 2 sont déjà sortis cet été et cet automne 2011. Le tome 3 paraîtra en mars 2012.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong> Découvrir l&rsquo;auteur&#8230;</strong></p>
<p>Originaire de Kobé, Haruki Murakami étudie la tragédie grecque à Tokyo. Puis il dirige un club de jazz, avant d&rsquo;enseigner à Princeton durant quatre années. Son premier livre &#8211; non traduit &#8211; <em><strong>&laquo;&nbsp;Ecoute le chant du vent&nbsp;&raquo;</strong></em> en 1979, lui vaut le prix Gunzo.</p>
<p>Expatrié en Grèce, en Italie puis aux Etats-Unis, il rédige<strong><em> &laquo;&nbsp;C</em><em>hroniques de l&rsquo;oiseau à ressort&nbsp;&raquo;</em></strong>en 2001 et &laquo;&nbsp;<strong><em>Au sud de la frontière, à l&rsquo;ouest du soleil</em></strong>&nbsp;&raquo; en 2002. Suite au séisme de Kobe et à l&rsquo;attentat de Tokyo en 1995, il décide de revenir s&rsquo;installer au Japon. Il y écrit un recueil de nouvelles<em><strong> &laquo;&nbsp;Après le tremblement de terre&nbsp;&raquo;</strong></em>, puis <em><strong>&laquo;&nbsp;Les Amants du Spoutnik&nbsp;&raquo;</strong></em> en 2003.</p>
<p>Son roman initiatique <em><strong>&laquo;&nbsp;Kafka sur le rivage&nbsp;&raquo;,</strong></em> sorti en 2006, l&rsquo;inscrit définitivement parmi les grands de la littérature internationale. L&rsquo;oeuvre d&rsquo;Haruki Murakami oscille entre la pensée bouddhiste qui voit des répercussions à nos actions sur une échelle plus large et la chronique sociale dans un cadre fantastique.<strong></strong></p>
<p><strong><br />
<a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782714440419_1_v.jpg" rel="lightbox[542]" title="9782714440419_1_v"><img class="alignleft size-full wp-image-564 colorbox-542" style="margin: 10px;" title="9782714440419_1_v" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782714440419_1_v.jpg" alt="" width="47" height="77" /></a>Et ses oeuvres&#8230; </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>1979 : Écoute la voix du vent</p>
<p>1980 : Le flipper de 1973 inédit en français.</p>
<p>1982 : La course au mouton sauvage</p>
<p>1985 : La Fin des temps Seuil, 1992, rééd. 20096.</p>
<p>1987 : La Ballade de l&rsquo;impossible, Belfond, 2007, 20117.</p>
<p>1988 : Danse, danse, danse, Seuil, 1995, rééd. 20098.</p>
<p>1992 : Au sud de la frontière, à l&rsquo;ouest du soleil, Belfond, 2002.</p>
<p>1992-1995 : Chroniques de l&rsquo;oiseau à ressort, Seuil, 20019.</p>
<p>1999 : Les amants du spoutnik, Belfond, 2003.</p>
<p>2002 : Kafka sur le rivage, Belfond, 200610.</p>
<p>2004 : Le passage de la nui, Belfond, 2007.</p>
<p>2009 : 1Q84, Belfond, 2011.</p>
<p>Recueils de nouvelles (traduits en français)</p>
<p>1980-1991 : L&rsquo;éléphant s&rsquo;évapore, Seuil, 199812.</p>
<p>1980-1996 : Saules aveugles, femme endormie, Belfond, 200814.</p>
<p>1989 : Sommeil, nouvelle du recueil L&rsquo;éléphant s&rsquo;évapore, avec 25 ill. de Kat Menschik, Belfond</p>
<p>1999-2000 : Après le tremblement de terre éd. 10/18, 200217.</p>
<p>Récit biographique</p>
<p>2007 : Autoportrait de l&rsquo;auteur en coureur de fond. Qui vient d&rsquo;ailleurs de sortir chez 10/18.</p>
<p>&nbsp;</p>
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