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	<title>Quatrième de couv &#187; peur</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Au coeur du Labyrinthe, qui mange qui ?</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Mar 2019 07:51:58 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire  Un touche-à-tout talentueux ! Je connaissais Bertrand Belin chanteur, je viens de découvrir l&#8217;auteur, qui avec &#171;&#160;Grands carnivores&#160;&#187; signe son (déjà) troisième roman. Après &#171;&#160;Requin&#160;&#187; et &#171;&#160;Littoral&#160;&#187;, ce Breton d&#8217;origine installé à Paris revient sur les tables des librairies. Un début d&#8217;année faste pour ce quadragénaire musicien, auteur, compositeur et comédien. Outre son [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #008080"><strong>Rentrée littéraire </strong></span></p>
<div id="attachment_4590" style="width: 848px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/838_3._bertrand_belin_c_bastien_burger.jpg" rel="lightbox[4585]"><img class="wp-image-4590 size-full colorbox-4585" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/838_3._bertrand_belin_c_bastien_burger.jpg" alt="838_3._bertrand_belin_c_bastien_burger" width="838" height="558" /></a><p class="wp-caption-text">Bertrand Belin (photo Bastien Burger)</p></div>
<p>Un touche-à-tout talentueux ! Je connaissais <strong>Bertrand Belin</strong> chanteur, je viens de découvrir l&rsquo;auteur, qui avec <strong>&laquo;&nbsp;Grands carnivores&nbsp;&raquo;</strong> signe son (déjà) troisième roman. Après <strong>&laquo;&nbsp;Requin&nbsp;&raquo;</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;Littoral&nbsp;&raquo;</strong>, ce Breton d&rsquo;origine installé à Paris revient sur les tables des librairies. Un début d&rsquo;année faste pour ce quadragénaire musicien, auteur, compositeur et comédien. Outre son nouveau roman, il vient de sortir son sixième album, <strong>&nbsp;&raquo; Persona&nbsp;&raquo;</strong>, et est à l&rsquo;affiche d&rsquo;un film <strong>&laquo;&nbsp;Ma vie avec James Dean&nbsp;&raquo;</strong>, dont il a également composé la musique.</p>
<p><span id="more-4585"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-grands-carnivores.jpg" rel="lightbox[4585]"><img class="alignleft size-full wp-image-4594 colorbox-4585" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-grands-carnivores.jpg" alt="livre-grands-carnivores" width="120" height="185" /></a></p>
<p>Deux frères que tout sépare. Deux frères dont on ne connaît ni les prénoms ni les noms. Pas plus que la ville dans laquelle ils vivent. Dans deux univers diamétralement opposés. L&rsquo;un est le directeur nouvellement promu d&rsquo;une usine d&rsquo;outillage. Un notable arriviste, atrabilaire, méprisant, même avec sa femme.</p>
<p>L&rsquo;autre est artiste peintre, et tire le diable par la queue, désargenté mais heureux avec sa nouvelle compagne.  La nouvelle exposition de ce dernier est l&rsquo;occasion d&rsquo;un brève rencontre entre les deux frères. Nouvel échec. Enième incompréhension.</p>
<p>Mais l&rsquo;actualité va les rattraper. Un cirque vient d&rsquo;arriver en ville. Comme tous les ans. Sauf que cette fois, pas de représentation. Et pour cause. Une demi-douzaine de fauves s&rsquo;est enfuie. Le valet de cage s&rsquo;interroge. Onze ans qu&rsquo;il enchaîne les mêmes gestes. Il est sûr de n&rsquo;avoir pas oublié de fermer les cages tandis que le malaise gagne la ville, le port et la population. Des grands carnivores ont pris leurs quartiers ( dans le faubourg ? Dans le quartier du Labyrinthe ?) sans que jamais personne ne les surprenne. Le dompteur, lui, est introuvable.</p>
<p>Mais, au final, qui a peur de qui ? Qui a peur d&rsquo;être dévoré ? Et par qui ?</p>
<p>Bertrand Belin signe là un roman dense, à la langue riche. On voit les images et c&rsquo;est un vrai bonheur. <strong>&laquo;&nbsp;Pour moi, les mots sont des sortes de coléoptères (…) des choses que je collectionne &laquo;&nbsp;</strong>, expliquait-il récemment dans une émission de radio. Et ça se voit !</p>
<p>Au fil des pages, ce tailleur de mots crooner à la voix de basse décline un univers insolite, hétéroclite. Une très jolie découverte !</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 24 :</strong><em> &nbsp;&raquo; Le récemment promu, qui s&rsquo;entraîne depuis longtemps à ne rien éprouver qui puisse l&rsquo;ébranler, a ceint ses méninges de douves. Toute intrusion dans le champ de son amour-propre se solde par un averse d&rsquo;huile bouillante. Il n&rsquo;y a que pour le fondateur qu&rsquo;il abaisse le pont-levis, du moins tâche-t-il de lui en donner l&rsquo;impression. Jamais, pour quiconque, sans l&rsquo;assurance d&rsquo;en tirer bénéfice, il n&rsquo;y consentirait.  C&rsquo;est pourquoi la semaine passée, piqué, remisant l&rsquo;invitation dans son enveloppe, il s&rsquo;est immédiatement  vidangé l&rsquo;esprit des insolences du peintre&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 45-46 :</strong><em>&nbsp;&raquo; Invisible depuis la route, trahie seulement par la présence en permanence de colonnes de fumée, le Labyrinthe, sorte de cité lacustre, amas de cabanes bringuebalantes, boucanées, noires de suie, qui déborde l&rsquo;été de cris et de rires, est rempli l&rsquo;hiver de silence et d&rsquo;humidité. On y survit, rien de plus, en attendant que tombent ses dents, qu&rsquo;aux hivers de prostration coupable et de copulations bâclées succèdent des étés de joie violente et alcoolisée. On y survit pour voir un autre que soi dormir, hagard, au bord d&rsquo;un fleuve glacial et indifférent. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un îlot oublié par l&rsquo;histoire moderne, du reste d&rsquo;une maladie datant du Moyen Age, impureté autour de laquelle le passage des siècles aurait construit un rempart, imitant le principe de la formation des perles, mais bien d&rsquo;un aphte poussé dans la bouche d&rsquo;une ville qui ne veut pas se goinfrer.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 158-159 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[…] Au contraire, s&rsquo;il prend aux bêtes, comme on le dit de ce matin, l&rsquo;idée de se remplir en priorité l&rsquo;estomac des hères galeux qui garnissent le Labyrinthe et le faubourg, les autorités, tout comme ce que la ville compte de population sérieuse, ne pourront que leur en être reconnaissantes. Ce qu&rsquo;il faut à l&rsquo;Empire unifié, c&rsquo;est un homme providentiel. C&rsquo;est ce que pense le fondateur d&rsquo;âge avancé, c&rsquo;est aussi ce que pense le récemment promu nouveau directeur, et c&rsquo;est ce que son épouse. C&rsquo;est exactement ce que pense la gouvernante et c&rsquo;est l&rsquo;opinion du fumeur de harengs, celle aussi d&rsquo;une partie des clients de la Brasserie Centrale et de son propriétaire. Un homme sous le règne duquel aucun lion ne se serait par exemple échappé d&rsquo;un cirque pour la raison évidente qu&rsquo;aucun cirque ne saurait être toléré dans l&rsquo;Empire&nbsp;&raquo;. </em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Grands carnivores&nbsp;&raquo;, Bertrand Belin, P.O.L., 16€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Retour sur une nuit traumatique</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/02/20/retour-sur-une-nuit-traumatique/</link>
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		<pubDate>Wed, 20 Feb 2019 08:04:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Rentrée littéraire Hyam Zaytoun est comédienne. Regardez bien, vous l&#8217;avez déjà vue. Elle joue régulièrement pour le théâtre, le petit et le grand écran. Elle est par ailleurs auteure d&#8217;un feuilleton radiophonique  et collabore à l&#8217;écriture de scénarios. &#171;&#160;Vigile&#160;&#187; est son premier roman. Il est autobiographique. &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-4565 colorbox-4562" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIGILE-OK.jpg" alt="VIGILE OK" width="195" height="296" /></p>
<p><strong> <span style="color: #008080">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><strong>Hyam Zaytoun</strong> est comédienne. Regardez bien, vous l&rsquo;avez déjà vue. Elle joue régulièrement pour le théâtre, le petit et le grand écran. Elle est par ailleurs auteure d&rsquo;un feuilleton radiophonique  et collabore à l&rsquo;écriture de scénarios. <strong>&laquo;&nbsp;Vigile&nbsp;&raquo;</strong> est son premier roman. Il est autobiographique.</p>
<div id="attachment_4567" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/314333_98.jpg" rel="lightbox[4562]"><img class="wp-image-4567 size-medium colorbox-4562" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/314333_98-300x200.jpg" alt="La comédienne Hyam Zaytoun" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">La comédienne Hyam Zaytoun</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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<p>&nbsp;</p>
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<p>&nbsp;</p>
<p>Une histoire tragique, du moins au début, mais qui, heure après heure, jour après jour, va enfin pouvoir aller vers le beau et l&rsquo;ensoleillé.</p>
<p>Cinq ans après les faits, <strong>Hyam Zaytoun</strong> a mettre des mots sur les maux qui ont touchés son compagnon, comme elle, comédien. Impliqué dans la vie d&rsquo;une troupe de théâtre.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Un bruit étrange, comme un vrombissement, réveille une jeune femme dans la nuit. Elle pense que son compagnon la taquine. La fatigue, l’inquiétude, elle a tellement besoin de dormir&#8230; il se moque sans doute de ses ronflements. Mais le silence revenu dans la chambre l’inquiète. Lorsqu’elle allume la lampe, elle découvre que l’homme qu’elle aime est en arrêt cardiaque.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Il sera placé en coma artificiel pendant plusieurs jours. Le corps médical est sceptique sur ses chances de s&rsquo;en sortir sans dommage.</p>
<p>La jeune femme et mère de famille va mobiliser toutes les énergies et les peurs qui la transpercent pour raconter l&rsquo;urgence, la nécessité d&rsquo;avancer, de faire face. Son texte, court, déploie une puissance et beaucoup, beaucoup d&rsquo;amour. On reste lié à ce récit, à cette fougue vitale&#8230; Un premier roman (autobiographique) plein d&rsquo;espoir et de promesses littéraires à venir.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 11 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ça ne va pas. On ne peut pas continuer comme ça. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ce n&rsquo;est pas de s&rsquo;être disputés, pas non plus d&rsquo;avoir dit qu&rsquo;on allait dans le mur, qu&rsquo;il fallait gagner plus d&rsquo;argent sinon on ne s&rsquo;en sortirait pas. A peine dits, ces mots-là, je les regrette. Tu fais tout ce que tu peux et moi aussi. Non, la pensée qui me traverse n&rsquo;a rien à voir avec tout cela. Elle me fait peur autrement. C&rsquo;est une alerte physique, la sensation d&rsquo;être en survoltage, oui, une histoire de pulsation.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 37 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Walid est persuadé que tu vas t&rsquo;en sortir. Sans doute parce qu&rsquo;il a lui-même réchappé à son infarctus. Avoir à lui rappeler qu&rsquo;il a été opéré à temps et n&rsquo;a pas fait d&rsquo;arrêt cardiaque, le convaincre que tu n&rsquo;as que d&rsquo;infimes chances de t&rsquo;en sortir, cela me brise.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mon père doit le sentir. Pour la première fois, il se met en retrait. Il s&rsquo;assoit doucement dans la salle d&rsquo;attente et je vois à son visage qu&rsquo;il a compris. J&rsquo;ai pitié de lui comme s&rsquo;il avait vieilli d&rsquo;un coup, perdu sa fantaisie, sa façon d&rsquo;attirer toute l&rsquo;attention.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 49 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Je n&rsquo;ai jamais intégré une troupe au long cours. Mes aventures de théâtre sont ponctuelles et chaque fois différentes. Mais je partage le même métier. On a fait ce choix de rester au plus près de l&rsquo;enfance, de croire à l&rsquo;invisible. Malgré la précarité, les difficultés, le sentiment de n&rsquo;être jamais arrivés. Toi et moi, c&rsquo;est aussi pour cela qu&rsquo;on s&rsquo;aime, que l&rsquo;on se comprend si bien. Toi et moi, c&rsquo;est grâce à cela que l&rsquo;on s&rsquo;est rencontrés.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Vigile&nbsp;&raquo;, de Hyam Zaytoun, Le Tripode, 13 euros.</strong></em></p>
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		<title>Cannibalisme d&#8217;entreprise</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/08/17/cannibalisme-dentreprise/</link>
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		<pubDate>Fri, 17 Aug 2018 07:31:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Et de trois pour Julie Douard ! Après un premier roman remarqué &#171;&#160;Après l&#8217;enfance&#160;&#187;, en 2010, donc lu avant la création de ce blog en 2011 et &#171;&#160;Usage communal du corps féminin&#160;&#187; (2014) dont vous pouvez retrouver la chronique ici, Julie Douard, professeure de philosophie à Caen et par ailleurs auteure de plusieurs pièces de théâtre, est [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/zoom-la-chair-des-vivants.jpg" rel="lightbox[4343]"><img class="alignleft size-full wp-image-4345 colorbox-4343" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/zoom-la-chair-des-vivants.jpg" alt="zoom-la-chair-des-vivants" width="380" height="556" /></a></p>
<p style="text-align: left">Et de trois pour <strong>Julie Douard</strong> ! Après un premier roman remarqué <strong>&laquo;&nbsp;Après l&rsquo;enfance&nbsp;&raquo;</strong>, en 2010, donc lu avant la création de ce blog en 2011 et <strong>&laquo;&nbsp;Usage communal du corps féminin&nbsp;&raquo;</strong> (2014) dont vous pouvez retrouver la chronique <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/03/08/usage-communal-du-corps-feminin/">ici</a>, Julie Douard,</strong> professeure de philosophie à Caen et par ailleurs auteure de plusieurs pièces de théâtre, est de retour.</p>
<p style="text-align: left">Cette fois, son terrain de jeu est le siège d&rsquo;une entreprise de papeterie et de matériel de bureau. Une entreprise dans laquelle des gens s&rsquo;ennuient. Se cachent, boivent, cherchent l&rsquo;amour, tentent de se retrouver par l&rsquo;entremise d&rsquo;un coach&#8230; Bref, essayent de s&rsquo;en sortir. Des quadras désemparés qui doivent en outre se coltiner une hiérarchie surmenée et dépassée. Bienvenue dans le monde du travail des années 2000 !</p>
<p style="text-align: left">Au fil des 63 courts chapitres, <strong>Julie Douard</strong> signe un roman à la fois drôle et cruel. Une estampille qui marque l&rsquo;oeuvre de l&rsquo;auteure. Et un régal pour ses lecteurs et lectrices, je vous le confirme <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-4343" /></p>
<p style="text-align: left">Il y a donc <strong>Michon</strong>, coaché par <strong>Bernard</strong> et <strong>Chantal,</strong> sa femme, en sous-main, pour enfin trouver l&rsquo;amour et donner du sens à sa  vie. Il y a <strong>François</strong>, qui chaque jour, se cache sous son bureau pour, durant quelques minutes, se protéger un peu de la vacuité des choses. Mais aussi <strong>Sophie</strong>, assistante zelée et humiliée chaque jour davantage par son supérieur <strong>Jean-Charles Michel</strong>. Et encore <strong>Henri</strong>, lui, se noie dans le sport depuis qu&rsquo;il héberge le serbe<strong> Goran.</strong> Un coach qu&rsquo;il aimerait aussi mettre dans son lit.</p>
<p style="text-align: left">Au fil des semaines et des mois, ces personnages se croisent, se cotoient, se détestent, s&rsquo;allient&#8230; Et finiront  par devoir tous ensemble participer à un semi-marathon aux couleurs de leur entreprise. Ambiance vaudevillesque pour ce roman à rebondissements.</p>
<p style="text-align: left">C&rsquo;est frais, drôle, burlesque et rondement mené. Idéal pour cet été&#8230; loin du bureau <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-4343" /></p>
<p style="text-align: left"><span id="more-4343"></span></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 12 : <em> </em></strong><em>&laquo;&nbsp;Michon avait bien des défauts main on pouvait reconnaître qu&rsquo;il avait l&rsquo;élégance de ne pas s&rsquo;être donné pour mot d&rsquo;ordre de dévorer le monde et d&rsquo;écraser ses rivaux. Il ne cherchait rien de plus qu&rsquo;à exister dans les yeux de celui ou celle qu&rsquo;il croisait dans les couloirs, ce qui – le concernant – était déjà très ambitieux. Quant à François, il n&rsquo;avait pour lui-même aucun mot d&rsquo;ordre, à part tâcher de survivre car mourir était trop risqué, on pouvait se blesser. Il lui fallait également surmonter la nausée que lui procurait l&rsquo;ennui ressenti au travail. Ne rien faire du tout eût été plus amusant, mais il fallait manger et malheureusement François ne chassait pas, il devait donc payer chacun de ses repas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 128- 129 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Le gros avantage du Serbe était qu&rsquo;on n&rsquo;avait pas à lui faire la conversation au cours du repas. Il semblait à l&rsquo;aise partout sans être pourtant jamais euphorique ni même juste gai. François saluait son équanimité et ne cherchait pas d&rsquo;autre compagnie pour déjeuner que ce duo étrange qui se servait du sport comme d&rsquo;un radeau mal ficelé, l&rsquo;un pour éviter la rue, l&rsquo;autre pour fuir la solitude. Henri allait devoir plutôt s&rsquo;inscrire au semi-marathon s&rsquo;il ne voulait pas décéder en cours de route car il dévorait tout ce qu&rsquo;il trouvait à défaut de pouvoir croquer Goran. C&rsquo;était tellement flagrant que François se demandait s&rsquo;il n&rsquo;allait pas devenir diabétique avant même de s&rsquo;être avoué son désir et d&rsquo;en avoir informé l&rsquo;heureux objet.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 198 : </strong><em>&nbsp;&raquo; Goran était heureux de voir Sophie enchaîner les tours sans jamais avoir l&rsquo;air de souffrir. Il la pensait sportive et compétitrice, ce qu&rsquo;elle n&rsquo;était pas. En réalité, elle avait trouvé là un moyen de tout oublier, hormis son propre corps, machine bondissante au souffle régulier. Elle ne devançait pas les autres, elle les fuyait. Elle disparaissait de leur vue et s&rsquo;imaginait qu&rsquo;elle s&rsquo;échappait durablement, portée par de longues jambes fines capables de la mener au bout du monde.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La Chair des vivants&nbsp;&raquo;, Julie Douard, P.O.L. , 17 euros.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Erwan Larher ou l&#8217;art de raconter le pire</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/12/13/erwan-larher-ou-lart-de-raconter-le-pire/</link>
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		<pubDate>Wed, 13 Dec 2017 08:16:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Le livre que je ne voulais pas écrire"]]></category>
		<category><![CDATA["objet littéraire"]]></category>
		<category><![CDATA[13 novembre 2015]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire A chaque rentrée littéraire, je vous fais part de mon coup de coeur. Cette fois, je le tiens. Il s&#8217;agit du livre publié par Erwan Larher &#171;&#160;Le livre que je ne voulais pas écrire&#160;&#187;. Un &#171;&#160;objet littéraire&#160;&#187;, comme il le définit lui-même et qui m&#8217;a été chaudement recommandé par mes deux libraires préférées, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Le-livre-que-je-ne-voulais-pas-ecrire_3359.jpg" rel="lightbox[4111]"><img class="alignleft size-full wp-image-4112 colorbox-4111" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Le-livre-que-je-ne-voulais-pas-ecrire_3359.jpg" alt="CVT_Le-livre-que-je-ne-voulais-pas-ecrire_3359" width="250" height="375" /></a><strong><span style="color: #00ffff">Rentrée littéraire</span> </strong></p>
<p>A chaque rentrée littéraire, je vous fais part de mon coup de coeur. Cette fois, je le tiens. Il s&rsquo;agit du livre publié par <strong>Erwan Larher</strong> <strong>&laquo;&nbsp;Le livre que je ne voulais pas écrire&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>Un <em>&laquo;&nbsp;objet littéraire&nbsp;&raquo;</em>, comme il le définit lui-même et qui m&rsquo;a été chaudement recommandé par mes deux libraires préférées, à Tours et à Quimperlé. Alors je me suis laissée tenter. Et j&rsquo;ai pris une claque. Enorme. <strong>Erwan Larher</strong>, écrivain désormais installé dans la Vienne, était au Bataclan au concert du groupe Eagles of Death Metal, le 13 novembre 2015.</p>
<p>Blessé dans sa chair (il a pris une balle à hauteur des fesses), il raconte avec un &laquo;&nbsp;tu&nbsp;&raquo; inspiré qui met l&rsquo;horreur à distance, ce qui s&rsquo;est passé ce soir-là, puis cette longue et éprouvante nuit. Et les jours, les mois d&rsquo;après. Les questions, les sentiments, la peur et la douleur&#8230; tout y passe.</p>
<p>Un livre pas écrit pour aller mieux nous explique-t-il, mais pour partager. Parce que ce qui s&rsquo;est passé cette nuit-là appartient désormais à tout le monde. Et parce qu&rsquo;il est persuadé, depuis qu&rsquo;il écrit, que les mots et ce qu&rsquo;on en fait, peuvent changer le monde. Alors forcément&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Retrouvez ici l&rsquo;article que j&rsquo;ai consacré à son livre dans<strong> <a href="https://www.lanouvellerepublique.fr/actu/de-son-bataclan-erwan-larher-ne-fait-pas-un-truc-larmoyant">La Nouvelle République, le 8 novembre.</a></strong></p>
<p style="text-align: center">Cinq bonnes raisons de lire <strong>&laquo;&nbsp;Le livre que je ne voulais pas écrire&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>&#8211; Parce qu&rsquo;<strong>Erwan Larher</strong> est écrivain, auteur de cinq romans avant la publication de ce qu&rsquo;il définit comme n&rsquo;étant<em> &laquo;&nbsp;ni un récit, ni un témoignage, ni un truc larmoyant&nbsp;&raquo;.</em> Il a un style, un rythme et beaucoup d&rsquo;humour même pour parler de tout cela.</p>
<p>&#8211; Parce que l&rsquo;auteur raconte de manière très particulière ce qu&rsquo;il a vécu dans sa chair cette nuit-là. Sans rien épargner au lecteur.</p>
<p>&#8211; Parce qu&rsquo;<strong>Erwan Larhrer</strong> s&rsquo;interroge tout au long de son livre sur sa légitimité en tant qu&rsquo;écrivain à nous raconter cela et de cette manière-là.</p>
<p>&#8211; Parce que <strong>&laquo;&nbsp;Le livre que je ne voulais pas écrire&nbsp;&raquo;</strong> se nourrit aussi de textes de proches ( son père, son frère) et d&rsquo;amis écrivains ou pas, offrant au lecteur des respirations <strong>&laquo;&nbsp;Vu du dehors&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>&#8211; Parce que l&rsquo;auteur prouve qu&rsquo;on peut mettre de la littérature au coeur d&rsquo;un drame, aussi terrible soit-il et que ça fait du bien. Aussi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 98 :</strong><em> &laquo;&nbsp;En ce 13 novembre 2013, le destin te donne l&rsquo;occasion de t&rsquo;illustrer pour de vrai, grandeur nature, sur une scène à la démesure de ton super-héroïsme latent. Or, dès que tu entends les bruits de pétards, tu obéis aux “Couchez-vous !” qui suivent. Un héros n&rsquo;obéit pas. S&rsquo;il fait comme tout le monde dans l&rsquo;adversité, il ne sauve personne. Pire : jamais te relever pour prendre la mesure de la situation, puis réagir avec sang-froid et efficacité, ne te traverse l&rsquo;esprit. Tu restes pelotonné comme une lavette contre ta barrière métallique. Pour ajouter à ton avanie, une balle te transperce les fesses au bout de cinq minutes.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 179 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Ce qui te traumatise, c&rsquo;est que tu ne sais pas si tu rebanderas un jour – la décence et l&rsquo;orgueil t&rsquo;empêchent encore de t&rsquo;en ouvrir à des oreilles autres qu&rsquo;hippocratiques. Nul doute que cette crainte prend toute la place et brésille les autres. Concernant ta jambe, les autorités compétentes semblent pronostiquer que tu auras peu de séquelles puisque la balle n&rsquo;a pas touché le nerf sciatique ; pour la fonction évacuative du système digestif, Francesco juge la guérison en bonne voie. Le sujet sur lequel personne ne s&rsquo;avance, c&rsquo;est l&rsquo;érectilité de ton avenir. Si tu dois faire des cauchemars, ils seront plutôt liés à ta dévirilisation. De toute façon, pour cauchemarder, il faut dormir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 237-238 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Un objet littéraire&#8230; L&rsquo;expression ne cache-t-elle pas une volonté de contrôle sur ce projet ? Qui le desservirait. Qui expliquerait pourtant tu as tant tâtonné. Te te fliques, tu te brides. Pourquoi pas un récit, simple, comme si tu en parlais à tes potes? Tu renâcles. Te bats contre cette impression d&rsquo;écrire pour les autres. Tu n&rsquo;y prends même pas de plaisir, à ce fichu Projet B. [&#8230;]</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Un objet littéraire. Qui s&rsquo;étoffe cahin-caha. Laborieusement. C&rsquo;est pénible, insatisfaisant, tu tournes autour. L&rsquo;angle d&rsquo;attaque, bon sang, l&rsquo;angle d&rsquo;attaque ! Parce que débagouler tes petites misères, tes petits malheurs, pas question. Quelle idée d&rsquo;avoir ouvert ta gueule, d&rsquo;avoir annoncé que tu l&rsquo;écrivais, ce Projet B.! Tu as la pression. Tu te sens attendu. Et puis jusqu&rsquo;où aller ? Tu n&rsquo;es pas seul dans cette histoire, qui ne finit pas bien pour tout le monde. L&rsquo;angle ne peut être que l&rsquo;individuel dans le collectif. Alors tu notes des idées de chapitres, des bribes comme&#8230;&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Le livre que je ne voulais pas écrire&nbsp;&raquo;, Erwan Larher, Quidam éditeur, 20€</strong></em></p>
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		<item>
		<title>L&#8217;horreur des souvenirs&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/05/16/lhorreur-des-souvenirs/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/05/16/lhorreur-des-souvenirs/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 16 May 2015 16:16:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[antisémitisme]]></category>
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		<description><![CDATA[Le 70e anniversaire de la libération des camps d&#8217;Auschwitz marque cette année 2015. L&#8217;occasion pour certains d&#8217;entre nous de plonger dans des livres d&#8217;Histoire. Pour d&#8217;autres, dans des témoignages. Celui de Marceline Loridan-Ivens s&#8217;impose. Une évidence tant les mots de cette octogénaire frappe notre coeur. Et notre conscience. Avec &#171;&#160;Et tu n&#8217;es pas revenu&#160;&#187;, coécrit [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/et-tu-nes-pas-revenu-loridan-ivens-couv.jpg" rel="lightbox[3063]"><img class="alignleft size-full wp-image-3066 colorbox-3063" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/et-tu-nes-pas-revenu-loridan-ivens-couv.jpg" alt="et-tu-nes-pas-revenu-loridan-ivens-couv" width="200" height="317" /></a>Le 70e anniversaire de la libération des camps d&rsquo;Auschwitz marque cette année 2015. L&rsquo;occasion pour certains d&rsquo;entre nous de plonger dans des livres d&rsquo;Histoire. Pour d&rsquo;autres, dans des témoignages.</p>
<p>Celui de <strong>Marceline Loridan-Ivens</strong> s&rsquo;impose. Une évidence tant les mots de cette octogénaire frappe notre coeur. Et notre conscience. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Et tu n&rsquo;es pas revenu&nbsp;&raquo;</strong>, coécrit avec <strong>Judith Perrignon</strong>, la cinéaste et documentariste revient sur son histoire.</p>
<p>Celle de sa dénonciation. Celle de sa déportation avec son père. Celle de son retour et du silence assourdissant qui l&rsquo;entoure. Celle de sa colère et du regard désabusé qu&rsquo;elle porte aujourd&rsquo;hui sur la vie.</p>
<p>Au fil des 107 pages, un formidable témoignage d&rsquo;amour à son père<strong> Shloïme Rosenberg</strong> ( un juif polonais émigré en France) qui ne reviendra pas de l&rsquo;enfer.</p>
<p>Des mots, des faits, qui rappellent l&rsquo;horreur de la guerre. A 15 ans, la jeune <strong>Marceline</strong> est arrêtée, déportée. Elle fait partie des quelque 200 survivants ( sur les 2.500 a en être revenu. Au total, entre 1940 et 1945, 1,1 million de personnes a péri à Ausshwitz-Birkenau) à pouvoir encore raconter l&rsquo;indicible, ce qu&rsquo;elle a vécu dans sa chair. Là-bas, en Pologne, elle deviendra une esclave au service de la mort, en charge du tri des vêtements de ceux qu&rsquo;on envoie mourir dans les chambres à gaz.</p>
<p>Elle évoque celles qui, au coeur de l&rsquo;horreur, deviendront ses amies, celles qui ne pas revenues. Elle raconte aussi la difficulté à vivre ensuite, après sa libération, le 10 mai 1945. Et porte un regard désabusé sur la mémoire collective, sélective.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>En janvier, Marceline Loridan-Ivens était l&rsquo;invitée de Patrick Cohen au 7-9, de France-Inter. Ses mots claquent.</strong></p>
<iframe frameborder="0" width="500" height="283" src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x2fpqyc" allowfullscreen allow="autoplay"></iframe>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 55 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Maman disait tenir de quelqu&rsquo;un qui t&rsquo;avait vu à Auschwitz, que tu avais quitté le camp avec la marche de la mort au mois de janvier 1945, qu&rsquo;on t&rsquo;avait vu à Dachau ensuite, que tu aurais dû y rester, mais que tu t&rsquo;étais remis en marche pour soutenir un homme que ne pouvait plus avancer sans toi et que les Allemands auraient abattu. D&rsquo;après Maman, tu n&rsquo;avais pas été désigné pour marcher encore, tu t&rsquo;étais sacrifié. Je n&rsquo;y croyais pas à son histoire. Au camp, on ne choisissait rien, pas même sa façon de mourir. Mais Dachau c&rsquo;est possible, j&rsquo;ai lu que bien des détenus de Gross-Rosen ont été transférés là-bas. Qu&rsquo;importe que ce ne soit pas écrit. On ne peut plus faire d&rsquo;inventaire dans le fracas de l&rsquo;après-guerre. L&rsquo;administration française a peut-être délivré ces certificats en vrac, inscrivant en face des noms, des lieux et des dates probables, pas forcément vérifiés. Je ne crois à rien de l&rsquo;histoire officiellement écrite par la France.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 69-70 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Jacqueline m&rsquo;offre des fleurs le 10 main comme si c&rsquo;était mon anniversaire. Chaque année, ça me touche beaucoup, nous sommes proches, différentes et attentives l&rsquo;une à l&rsquo;autre, il ne reste que nous deux. Le 10 mai, c&rsquo;est la date de ma libération par les Russes à Theresienstadt. Je suis née ce jour-là. Je sais que Jacqueline le fait pour moi mais aussi pour son père. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mon retour est synonyme de ton absence. A tel point, que j&rsquo;ai voulu l&rsquo;effacer, disparaître moi aussi. J&rsquo;ai sauté dans la Seine deux ans plus tard, l&rsquo;année où Henri se mariait. C&rsquo;était un peu après le quai Saint-Michel, j&rsquo;avais enjambé le parapet, j&rsquo;allais m&rsquo;élancer quand un homme m&rsquo;a retenue. Puis j&rsquo;ai eu la tuberculose, on m&rsquo;a placée dans un sanataroum chic en Suisse, à Montana. Maman venait me voir parfois. Je ne supportais pas son impatience, cette façon qu&rsquo;elle avait de me réclamer d&rsquo;aller bien et d&rsquo;oublier. J&rsquo;étais si lourde. J&rsquo;ai tenté de mourir une deuxième fois.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 83 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Et si je suis restée sèche, menue, c&rsquo;est parce que j&rsquo;ai souvent pensé devant ma glace, dix, vingt ou trente ans plus tard, Faut que je reste mince et svelte pour ne pas passer au gaz la prochaine fois. Je n&rsquo;ai jamais eu d&rsquo;enfants. Je n&rsquo;en ai jamais voulu. Tu me l&rsquo;aurais sans doute reproché. Le corps des femmes, le mien, celui de ma mère, celui de toutes les autres dp,t me ventre gonfle puis se vide, a été pour moi définitivement défiguré par les camps. J&rsquo;ai en horreur la chair et son élasticité. J&rsquo;ai vu là-bas s&rsquo;affaisser les peaux, les seins, les ventres, j&rsquo;ai vu se plier, se friper les femmes, le délabrement des corps en accéléré, jusqu&rsquo;au décharnement, au dégoût et jusqu&rsquo;au crématoire.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un témoignage bouleversant pour honorer la mémoire de tous ces déportés. A lire absolument histoire, au moins, de faire reculer la bêtise.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Et tu n&rsquo;es pas revenu&nbsp;&raquo;, Marceline Loridan-Ivens avec Judith Perrignon, Grasset, 12,90€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Comme un goût de poison</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/06/13/comme-un-gout-de-poison/</link>
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		<pubDate>Fri, 13 Jun 2014 09:57:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Mon sang à l'étude"]]></category>
		<category><![CDATA[angoisse]]></category>
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		<category><![CDATA[Joachim Schnerf]]></category>
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		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
		<category><![CDATA[relation]]></category>
		<category><![CDATA[Samuel]]></category>
		<category><![CDATA[sexe]]></category>
		<category><![CDATA[sida]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Un roman fiévreux, nerveux. Avec &#171;&#160;Mon sang à l&#8217;étude&#160;&#187;, Joachim Schnerf (âgé de 27 ans, il travaille dans l&#8217;édition, à Paris) signe un premier roman qui ne laisse pas indifférent. Et pour cause. Outre l&#8217;écriture, tonique et léchée, il y a le sujet : Samuel vient de faire un test de dépistage du sida. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SANG.jpg" rel="lightbox[2472]"><img class="alignleft  wp-image-2473 colorbox-2472" style="margin: 10px" alt="SANG" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SANG.jpg" width="253" height="360" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un roman fiévreux, nerveux. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Mon sang à l&rsquo;étude&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Joachim Schnerf</strong> (âgé de 27 ans, il travaille dans l&rsquo;édition, à Paris) signe un premier roman qui ne laisse pas indifférent. Et pour cause. Outre l&rsquo;écriture, tonique et léchée, il y a le sujet : <strong>Samuel</strong> vient de faire un test de dépistage du sida.</p>
<p>Dans trois jours, il saura. Dans trois jours, sa vie ne tiendra peut-être plus qu&rsquo;à un fil. Une attente qui l&rsquo;angoisse, le fait fantasmer, mais l&rsquo;oblige à vivre. Surtout qu&rsquo;il y a<strong> Léna</strong>, sa nouvelle amoureuse.<strong> Léna</strong> qui le fascine.</p>
<p>Un roman de 90 pages qu&rsquo;on lit d&rsquo;une traite. Pour savoir. Pour soutenir <strong>Samuel</strong>. Pour espérer que la vie gagnera. L&rsquo;auteur a choisi de raconter l&rsquo;histoire naissante<strong> entre Samuel et Léna</strong> des deux points de vue des personnages. Samuel a peur. Léna, elle, ne sait pas.</p>
<p>Rappelons, à toutes fins utiles, qu&rsquo;en 2012, 1,6 million de personnes ont succombé au sida à travers le monde. Fin 2012, plus de 35,3 millions de personnes vivaient avec le VIH. En France, on comptait à la même date entre 120.000 et 180.000 cas d&rsquo;infection. Chaque année, entre 1.000 et 1.400 personnes en meurent.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2472"></span></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 14 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il est des maladies que l&rsquo;on traque, nous préférons échapper. Les préfixes sont générationnels. Et trois mois que je ne pense qu&rsquo;à ça, qu&rsquo;à me dédouaner de ces nuits. Les noms n&rsquo;y sont plus mais la sensation de l&rsquo;infidélité pèse depuis, sans qu&rsquo;aucune engagement me retienne. Le serment à la capote peut-être, balayé par l&rsquo;alcool et la soif rageuse du sexe. Je ne veux pas être fusillé par le soupçon lorsque je me reflète en elles. Et elle aux mains si douces, rencontrée au troisième mois du doute, Léna.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 30 :</strong><em>&laquo;&nbsp;La question du format se pose, bien entendu. Je me limite aux 140 signes, espaces comprises, qui excitent les adulateurs de l&rsquo;oiseau impatient. De toute façon, la publication doit être autoritaire, je n&rsquo;envisage aucune discussion. Le statut sera aussi unilatéral que ses satellites sociaux. Qu&rsquo;ils s&rsquo;approprient, qu&rsquo;ils partagent ce qu&rsquo;ils imaginent trop familier. A se rouler dans cette routine virale, nous n&rsquo;avons toléré que la fuite. Un peu d&rsquo;emphase pour l&rsquo;annonce maladive que je posterai en cas de positivité, ils n&rsquo;y échapperont pas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 82 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Les dernières rencontres avec Samuel ont été éprouvantes tant les maladresses se sont accumulées. Pourtant, à mesure qu&rsquo;il s&rsquo;échappe, je grappille chacune de ses fuites avec un plaisir croissant. Non pas que nous nous pourchassions comme deux malhabiles de la passion, mais il s&rsquo;agit plutôt d&rsquo;ajuster nos pas. Un, deux. Un, deux. Nous cherchons l&rsquo;accord sans faire attention aux écarts et nos libertés sont à ce prix.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un roman d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Un sujet qui concerne tout le monde et un style fiévreux qui ne s&rsquo;embarrasse pas de fioritures. Joachim Schnerf parle des corps des aiment, qui souffrent et des esprits qui tentent de garder le contrôle sur le tout tandis que l&rsquo;idée de la mort rôde. Pas simple. Un nouvel auteur à suivre ? </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Mon sang à l&rsquo;étude&nbsp;&raquo;, de Joachim Schnerf, Editions de l&rsquo;Olivier, 12,50€</strong></em></p>
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		<title>&#171;&#160;Le miel&#160;&#187; : viatique sucré en temps de guerre&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/05/26/le-miel-viatique-sucre-en-temps-de-guerre/</link>
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		<pubDate>Mon, 26 May 2014 08:23:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2014 Poursuivons notre découverte de la sélection des six premiers romans retenus cette année pour le prix Roblès. Après &#171;&#160;Sauf les fleurs&#160;&#187; de Nicolas Clément, voici &#171;&#160;Le miel&#160;&#187; de Slobodan Despot, paru chez Gallimard. Un court roman fort par son sujet : la guerre en ex-Yougoslavie, dans les années 90. Slobodan Despot [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #008000">Sélection prix Roblès 2014</span></strong></p>
<p>Poursuivons notre découverte de la sélection des six premiers romans retenus cette année pour le<strong> prix Roblès.</strong> Après &laquo;&nbsp;Sauf les fleurs&nbsp;&raquo; de Nicolas Clément, voici <strong>&laquo;&nbsp;Le miel&nbsp;&raquo; de Slobodan Despot,</strong> paru chez Gallimard. Un court roman fort par son sujet : la guerre en ex-Yougoslavie, dans les années 90.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MIEL.jpg" rel="lightbox[2491]"><img class="alignleft size-full wp-image-2493 colorbox-2491" alt="MIEL" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MIEL.jpg" width="195" height="288" /></a></p>
<p><a title="Découvrez ici sa page sur Wikipédia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Slobodan_Despot"><strong>Slobodan Despot</strong></a> traite là d&rsquo;un sujet qu&rsquo;il connait particulièrement bien. Né en 1967  à Sremska Mitrovica en <strong>Voïvodine</strong> (actuelle Serbie), il vit aujourd&rsquo;hui en Suisse. Un pays que ses parents ont rejoint en 1973.</p>
<p>Sa famille paternelle est originaire de la <strong>Krajina</strong>, la Croatie actuelle&#8230; et l&rsquo;un des personnages de ce roman.</p>
<p>Editeur, polémiste et pamphlétaire, il a également été le conseiller du ministre Oskar Freysinger, artisan notamment de la politique d&rsquo;interdiction de construction de nouveaux minarets en Suisse. <strong>Slobadan Despot</strong> est l&rsquo;auteur de plusieurs essais.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2491"></span></p>
<div id="attachment_2498" style="width: 469px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ex_yougoslavie.jpg" rel="lightbox[2491]" title="Source : site lesyeuxdumonde.fr"><img class=" wp-image-2498  colorbox-2491" style="margin: 10px" alt="ex_yougoslavie" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ex_yougoslavie.jpg" width="459" height="500" /></a><p class="wp-caption-text">Source : site lesyeuxdumonde.fr</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;une rencontre, puis de destins qui se croisent autour de bidons de miel. Si le procédé de narration est un peu (trop?) alambiqué, il reste (assez) intéressant.</p>
<p>Tout commence sur le bord d&rsquo;une route.<strong> Vera, herboriste un peu magicienne,</strong> sauve la vie d&rsquo;un vieil homme, <strong>Nikola</strong>, menacé par son fils <strong>Vesko</strong> auquel on a associé l&rsquo;adjectif Le Teigneux. Vera raconte cette rencontre à l&rsquo;un de ses patients, également le narrateur de ce roman.</p>
<p>L&rsquo;occasion de plonger dans la vie d&rsquo;une famille que la guerre a obligé à l&rsquo;exil, à la fuite.  <strong>Vesko</strong>, qui vit à Belgrade, a accueilli son frère soldat, <strong>Dusan</strong>.</p>
<p><strong>L&rsquo;opération Tempête</strong> contraint alors 200.000 Serbes de Krajina à fuir. Dans la précipitation, ce dernier n&rsquo;a pas pensé à rapatrier son père, le, vieux <strong>Nikola</strong> <strong>K</strong>, qui, instituteur désormais retraité, élève des abeilles dans la montagne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;inquiétude passée, il faut aller le récupérer en <strong>Krajina, sur une terre désormais ennemie.</strong> <strong>Vesko</strong> s&rsquo;en charge. Et s&rsquo;oblige alors alors à une introspection. S&rsquo;en suit alors un road-movie par temps de guerre. Entre petits arrangements et pots de miel. Du miel, dont<strong> Vera</strong> a besoin. Elle n&rsquo;est visiblement pas la seule&#8230; Au fil des pages, le miel se fait liant. Et rappelle que la guerre ne fait que des perdants.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 31 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Le cadet, comme cela arrive souvent dans ces provinces rudes, était l&rsquo;intellectuel de la maison. Vesko avait laborieusement décroché un titre d&rsquo;économiste – faute de mieux – et décidé de ne plus quitter Belgrade après la fin de ses études. Dusan, l&rsquo;aîné, s&rsquo;était enrôlé dans la police de Knin dès l&rsquo;âge de vingt ans. Tous deux étaient des forces de la nature et des êtres tourmentés. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Lorsque la Croatie a proclamé son indépendance, en 1991, et que la guerre civile a éclaté, Dusan a rejoint l&rsquo;armée de la République de Krajina serbe, créée avec des reliquats de l&rsquo;armée fédérale. Il se distingua suffisamment par sa bravoure pour figurer sur la liste des criminels de guerre dressée par le camp d&rsquo;en face. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>En août 1995, lors de l&rsquo;opération “Tempête” qui éradiqua leur éphémère république, l&rsquo;unité d&rsquo;élite que commandait Dusan se disloqua sans tirer un coup de feu, abandonnant ses positions avant même qu&rsquo;elles soient menacées. Selon certains, les ordres de retraite avaient été donnés, pistolet sur la tempe, par des agents des services secrets de Belgrade, dépêchés pour mater et liquider au besoin les officiers portés à l&rsquo;héroïsme. Le gouvernement de Serbie, pris à la gorge, avait décidé de sacrifier l&rsquo;enclave et savait que l&rsquo;amputation devait être instantanée. Une résistance de quelques jours seulement face à un ennemi dix fois plus nombreux risquait de réveiller les vieux mythes et d&rsquo;emporter son régime&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 44-45<em> :</em></strong><em> &laquo;&nbsp;En tant qu&rsquo;instituteur et fonctionnaire, Nikola fut confronté à un choix abrupt : enseigner la haine de ce qu&rsquo;il était ou disparaître. Il avait une jeune épouse qu&rsquo;il aimait et un essaim à soigner. Il opta pour la survie. Heureusement pour lui, les patrons du nouveau régime se souciaient davantage d&rsquo;idéologie que d&rsquo;administration. Leur incurie et le délitement graduel de l&rsquo;Etat permirent à Nikola de passer entre les gouttes. Il se réfugia aussi souvent qu&rsquo;il le put dans sa montage et envoya sa femme, qui avait de la parenté croate, chez sa tante à Rijeka, sous occupations italienne. Les fascistes de Mussolini n&rsquo;avaient cure des querelles confessionnelles.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 123 :</strong><em>&laquo;&nbsp;“Pour la plupart des hommes, la guerre est une fête, une noce, un banquet. Ils veulent tous voir danser la déesse Kali, résuma Vera après m&rsquo;avoir écouté. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>- Mais jamais ils ne se l&rsquo;avouent, ajoutai-je.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>- On tue à la guerre comme on opère une saignée. Pour dégager l&rsquo;excédent d&rsquo;humeurs. Comme, dans les mariages, on se sent obligé de casser du verre ou de tirer en l&rsquo;air. Du reste, la guerre suspend le code pénal et même le Décalogue : c&rsquo;est un fait des plus curieux, et qu&rsquo;on ne remarque même pas. Nikola n&rsquo;était pas de ces hommes-là. Il était l&rsquo;un des rares à cultiver la vie pour elle-même, et non comme de la chair à sacrifices. Il ne tenait pas à connaître ce qui ne lui était pas destiné. Il était un sage, or il n&rsquo;y a rien de plus insupportable, pour les fous, que de côtoyer un sage.”&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un roman de 127 pages qui ne laisse pas indifférent ! Le narrateur à travers lequel on semble reconnaître l&rsquo;auteur et son parcours, nous emmène revisiter une page de notre histoire européenne commune. Pas l&rsquo;une des plus reluisantes. Slobodan Despot fait du &laquo;&nbsp;Miel&nbsp;&raquo; une sorte de fable sur la guerre, sans perdre cependant de vue ses attaches serbes. <em>&laquo;&nbsp;Chacun de nos gestes compte</em><em>&laquo;&nbsp;</em>, lance Vera l&rsquo;herboriste à la fin du roman. A méditer&#8230; en temps de guerre comme en temps de paix.<br />
</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le miel&nbsp;&raquo;, de Slobodan Despot, Gallimard, 13,90€.</strong></em></p>
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