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	<title>Quatrième de couv &#187; pensionnat</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Les (vieilles) racines du génocide rwandais</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Jan 2013 09:34:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il est des sujets plus légers que d&#8217;autres. Et des sujets lourds, terribles, traités avec légèreté. De quoi mieux comprendre les tenants et les aboutissants d&#8217;une tragédie en devenir. Couronnée par le prix Renaudot, Scholastique Mukasonga a réussi cette difficile équation. Avec &#171;&#160;Notre-Dame du Nil&#160;&#187;, elle signe un roman plein de grâce et à la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left">Il est des sujets plus légers que d&rsquo;autres. Et des sujets lourds, terribles, traités avec légèreté. De quoi mieux comprendre les tenants et les aboutissants d&rsquo;une tragédie en devenir.</p>
<p>Couronnée par le<strong> prix Renaudot</strong>, <strong>Scholastique Mukasonga</strong> a réussi cette difficile équation. Avec<strong> &laquo;&nbsp;Notre-Dame du Nil&nbsp;&raquo;</strong>, elle signe un roman plein de grâce et à la force caustique indéniable sur un terrible sujet :<strong> l&rsquo;opposition hutu/tutsi au Rwanda.</strong></p>
<p><span id="more-1371"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ND-du-NIL.jpg" rel="lightbox[1371]"><img class="alignleft  wp-image-1372 colorbox-1371" style="margin: 10px" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ND-du-NIL.jpg" alt="" width="120" height="179" /></a></p>
<p><strong>Scholastique Mukasonga</strong> sait de quoi elle parle. Née en 1956 au Rwanda, elle se réfugie au Burundi en 1973 où elle rencontre d&rsquo;ailleurs son mari, un ethnologue français. Depuis plus de quinze ans, elle vit en Normandie où elle exerce la profession d&rsquo;assistante sociale. Elle écrit depuis 2006.<strong> </strong></p>
<p><strong>Scholastique Mukasonga</strong> a choisi l&rsquo;écriture pour<strong> &nbsp;&raquo; faire le deuil&nbsp;&raquo;, &nbsp;&raquo; témoigner&nbsp;&raquo; et tout simplement &laquo;&nbsp;survivre&nbsp;&raquo;</strong> après le génocide perpétré sur les Tutsi par les Hutu en 1994.<strong> Sa mère y a perdu la vie comme vingt-sept autres personnes de sa famille.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce roman ? C&rsquo;est celui d&rsquo;un pensionnat huppé, construit dans la montagne, tout à côté d&rsquo;une des sources du Nil. Là, dans les années 70, vivent des dizaines de jeunes filles, toutes issues de familles en vue à Kigali. Des filles de ministres, de hauts dignitaires, de riches commerçants. Toutes sont Hutu à l&rsquo;exception de 10% de l&rsquo;effectif, Tutsi, issu des quotas instaurés par le régime.</p>
<p>Dans la classe de Terminale dans laquelle se déroule le roman, seules Virginia et Veronica sont de l&rsquo;ethnie minoritaire. Elles doivent ainsi faire face aux méchancetés et aux attaques en règle de Gloriosa notamment qui ne voit là que <strong>&laquo;&nbsp;des parasites&nbsp;&raquo;</strong>.  L&rsquo;un des prêtres est également très dur avec les &laquo;&nbsp;minoritaires&nbsp;&raquo;. Seul, un<strong> &laquo;&nbsp;vieux Blanc&nbsp;&raquo;, M. de Fontenaille, prend la défense de ses filles et associe les Tutsi aux descendants de l&rsquo;Egypte des pharaons noirs.<br />
</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Pages 36-37</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Le père Herménégilde fit un long discours un peu confus d&rsquo;où il ressortait que le peuple de la houe qui avait défriché les immenses forêts jusque-là impénétrables qui recouvraient les Rwanda s&rsquo;était enfin libéré de neuf cents ans de domination hamite. Lui-même, alors humble prêtre du clergé indigène, avait contribué, bien modestement sans doute, mais il pouvait ce soir en faire la confidence, à la révolution sociale qui avait aboli le servage et les corvées. S&rsquo;il ne faisait pas partie des signataires du Manifeste des Bahutu de 1957, il en était, et cela sans se vanter, l&rsquo;un des principaux inspirateurs : les idées, les revendications qu&rsquo;on y exposait, c&rsquo;étaient les siennes. Aussi il appelait toutes ces belles jeunes filles pleines de promesses qui l&rsquo;écoutaient et qui deviendraient un jour de grandes dames à se souvenir toujours de la race à laquelle elles appartenaient, race qui était la race majoritaire et seule autochtone et&#8230; &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><strong>Pages 74-75</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Quand les Hutu, avec l&rsquo;aide des Belges et des missionnaires, avaient chassé le mwami et s&rsquo;étaient mis à massacrer les Tutsi, il avait compris qu&rsquo;il y avait urgence à accomplir ce qu&rsquo;il s&rsquo;était promis de faire. C&rsquo;était désormais la mission de sa vie. Les Tutsi, il en était certain, allaient disparaître. Ici, ils finiraient par être exterminés, ceux qui s&rsquo;étaient exilés se dilueraient de métissages en métissages. Il ne restait qu&rsquo;à sauver la légende. La légende qui était la vérité. [&#8230;]L&rsquo;empire des pharaons noirs, c&rsquo;était bien de là qu&rsquo;étaient venus les Tutsi. Chassés par le christianisme, par l&rsquo;islam, par les barbares du désert, ils avaient entrepris la longue marche jusqu&rsquo;aux sources du Nil, parce que, croyaient-ils, c&rsquo;était la terre des Dieux d&rsquo;où, par la grâce du fleuve, ils dispensaient l&rsquo;abondance. Ils avaient gardé leurs vaches, leurs taureaux sacrés, ils avaient gardé leur noble prestance, leurs filles avaient conservé leur beauté, mais ils avaient perdu la Mémoire. Maintenant, lui, Fontenaille, il allait accomplir sa mission. Il avait tout abandonné pour elle.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Pages 181-182 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>– Bien sûr que j&rsquo;en parlerai à mon père&#8230; D&rsquo;ailleurs il m&rsquo;a dit qu&rsquo;on allait détutsiser les écoles et l&rsquo;administration. Cela a commencé à Kigali et à l&rsquo;université à Butare. Nous, on va d&rsquo;abord détutsiser la Sainte Vierge, je vais lui rectifier le nez, il y en a quelques-unes qui comprendront l&rsquo;avertissement.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Le génocide rwandais en 1994 est encore présent dans nos mémoires. Les images sont là.  Celles de la télévision et celles de la fiction ( télévision, cinéma). Il y a aussi les mots de<a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/10/21/sur-les-pas-de-la-legende-des-hauts-plateaux/"><span style="color: #0000ff"><strong> Jean Hatzfeld</strong>.  </span></a>L&rsquo;auteur de <strong>&laquo;&nbsp;Dans le nu de la vie&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Une saison de machettes&nbsp;&raquo;</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;La stratégie des antilopes&nbsp;&raquo;</strong> nous avaient montré toute l&rsquo;horreur du génocide et ses conséquences, qu&rsquo;on soit Hutu ou Tutsi.</span><span style="color: #0000ff"> Là, dans ce roman féminin, Scholastique Mukasonga, qui signe là son 4e livre depuis 2006,  nous raconte que le génocide avait des racines très profondes. </span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">A travers l&rsquo;exemple, léger et anodin, d&rsquo;un collège catholique pour filles, on plonge dans la réalité d&rsquo;un pays, d&rsquo;une génération.  Les chapitres, courts, nous montrent la vie quotidienne et servent formidablement le discours de l&rsquo;auteure. Le ton est caustique, l&rsquo;écriture raffinée. A découvrir. Pour ne pas oublier ce qu&rsquo;ont vécu les habitants du pays des Mille collines.</span></p>
<p style="text-align: left"><strong><span style="color: #000000">&laquo;&nbsp;Notre-Dame du Nil&nbsp;&raquo;, de Scholastique Mukasonga, Continents noirs Gallimard, 17,90€. </span></strong></p>
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		<title>Loin de tout dans la (presque) grande école suisse&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/02/05/loin-de-tout-dans-la-presque-grande-ecole-suisse/</link>
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		<pubDate>Sun, 05 Feb 2012 14:46:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il neige, il gèle&#8230; Rien de mieux qu&#8217;un livre au coin du feu ou sous la couverture, non ? Plongez-vous, si vous voulez, dans le roman choral  &#171;&#160;Loin des bras&#160;&#187; de Metin Arditi dont vous pouvez découvrir la biographie ici. Cette fois, l&#8217;auteur suisse d&#8217;origine turque, nous plonge dans l&#8217;univers douillet d&#8217;un pensionnat suisse pour [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Il neige, il gèle&#8230; Rien de mieux qu&rsquo;un livre au coin du feu ou sous la couverture, non ? Plongez-vous, si vous voulez, dans le roman choral  &laquo;&nbsp;<strong>Loin des bras</strong>&nbsp;&raquo; de <strong>Metin Arditi </strong>dont vous pouvez découvrir la biographie<a title="Découvrez l'auteur" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Metin_Arditi"> ici</a>.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/arditi.jpg" rel="lightbox[765]" title="arditi"><img class="alignleft  wp-image-768 colorbox-765" style="margin: 10px;" title="arditi" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/arditi.jpg" alt="" width="149" height="149" /></a></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/280px-Metin_Arditi-Nancy_2011_1.jpg" rel="lightbox[765]" title="280px-Metin_Arditi-Nancy_2011_(1)"><img class="alignleft  wp-image-767 colorbox-765" style="margin: 10px;" title="280px-Metin_Arditi-Nancy_2011_(1)" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/280px-Metin_Arditi-Nancy_2011_1.jpg" alt="" width="100" height="75" /></a>Cette fois, l&rsquo;auteur suisse d&rsquo;origine turque, nous plonge dans l&rsquo;univers douillet d&rsquo;un pensionnat suisse pour gosses de riches venus du monde entier, l&rsquo;<strong>Institut Alderson</strong>. Fondé dans les années 40 par un couple atypique qui s&rsquo;inspira du mouvement naturiste de l&rsquo;entre-deux-guerres, l&rsquo;Institut est aujourd&rsquo;hui en situation difficile.</p>
<p><span id="more-765"></span><!--more--></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous sommes en 1959. A quelques jours de la rentrée. Le fondateur est mort depuis plusieurs années déjà. Sa veuve essaye de boucler le budget tant bien que mal alors que plusieurs défections sont déjà enregistrées du côté des élèves.</p>
<p>Comment faire ? Vendre l&rsquo;établissement à ces Américains qui possèdent déjà plusieurs écoles en Suisse ? Oui, mais que vont devenir les professeurs ? Et <strong>Gisèle</strong>, la soeur cadette de <strong>Mme Alderson</strong> avec qui elle entretient d&rsquo;ailleurs une relation ambigüe ? Pourra-t-elle tirer un bon prix de l&rsquo;école ou finira-t-elle pas renoncer ?</p>
<p>S&rsquo;en suit, au fil des 426 pages, des portraits d&rsquo;hommes et de femmes qui enseignent et travaillent à l&rsquo;école. De septembre à décembre 1959. Une période courte, racontée au jour le jour. A plusieurs voix.</p>
<p>Les parcours se mélangent. Les secrets se dévoilent au fil des pages. Ici, tous ont quelque chose à cacher. <strong>Véra</strong>, l&rsquo;Italienne venue assurer un remplacement, a perdu son fils alors âgé de 12 ans dans des circonstances tragiques ; <strong>Irène</strong>, veuve d&rsquo;un &laquo;&nbsp;Boche&nbsp;&raquo; grand savant qui a travaillé pour l&rsquo;armée allemande, et son amour immodéré du jeu ; <strong>MacAlistair</strong>, l&rsquo;Américain, qui a déguisé sa lâcheté en pacifisme de bon aloi&#8230;  <strong>Berthier</strong>, lui, a fait le jeu de la Collaboration pendant le Deuxième guerre mondiale. Après la prison, il s&rsquo;est installé en Suisse. Il y a aussi <strong>Brunet</strong>, qui vit chez sa mère. Homosexuel, il passe tout son temps libre à photographier le lac. Toujours le même, de quatre points différents. Jusqu&rsquo;au jour où&#8230;</p>
<p>Autant de personnages, – impossible de ne pas citer <strong>Gülgül</strong>, l&rsquo;ancien lutteur de l&rsquo;Empire ottoman qui dansait pour les hommes avant de devenir professeur de sport à l&rsquo;institut, tombé sous le charme, comme Brunet d&rsquo;ailleurs de<strong> Georges Alderson</strong>, ni d&rsquo;oublier <strong>Nadelmann</strong>, amoureux de la poésie mais qui a dû quitter l&rsquo;Autriche parce qu&rsquo;il était juif&#8230; – qui évoluent dans l&rsquo;Institut où vivent les élèves. Des élèves riches mais abandonnés, &laquo;&nbsp;loin des bras&nbsp;&raquo; de leurs parents, du regard bienveillant de leur famille.</p>
<p>Adultes et enfants essayent de trouver leur place en montant une pièce de théâtre, en jouant au football, en étudiant, en photographiant. Avec les moyens du bord donc. Certains s&rsquo;en tirent. D&rsquo;autres non.</p>
<p>Ainsi, Brunet, l&rsquo;un des professeurs, ( <strong>page 153</strong>) : <em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est ça ma vie, se dit Brunet alors qu&rsquo;il longeait le quai. Des amours violentes sous forme de fantasmes. Car on ne pouvait rien lui reprocher. Rien. En vingt-cinq ans, ni un geste, ni un mot, encore moins une allusion&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p><strong>Page 163</strong> , après l&rsquo;incendie du hangar aux yoles, <strong>Mme Alderson</strong> perd un peu pied. <em>&laquo;&nbsp;Le face-à-face qu&rsquo;elle avait eu avec les deux garçons lui donnait encore le rouge aux joues. Le sentiment qui l&rsquo;envahissait était l&rsquo;humiliation. Celle de l&rsquo;insulte, ajoutée à celle, plus mordante, de ne pas pouvoir répondre à l&rsquo;insulte. Ces deux élèves avaient voulu défigurer l&rsquo;Institut&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p><strong>Page 175</strong> (<strong> Irène</strong> évoque les personnes qui travaillent et vivent à l&rsquo;Institut ) : <em>&laquo;&nbsp;Ici, c&rsquo;est la foire aux voiles déchirés. Chacun a subi la tempête. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs ce qui nous rassemble. Les élèves, les professeurs, le personnel, Mme Alderson&#8230; Il y aurait du boulot pour une escouade de couturières&#8230; Du genre qui cousent sur des machines à gros fil !&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><span style="color: #0000ff;">Au final, un livre qui se dévore. Grâce au sujet bien sûr mais aussi à la forme retenue par l&rsquo;auteur. En faisant parler les personnages de manière successive jour après jour, Metin Arditi crée un lien, une empathie pour ces hommes et ces femmes cabossés par la vie à des degrés divers. Là, au milieu des solitudes et des destins brisés, tous se retrouvent face à leurs faiblesses. Qu&rsquo;ils vont assumer ou pas. </span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">L&rsquo;écriture fluide et le sens du rythme propre à Arditi font de &laquo;&nbsp;<strong>Loin des bras</strong>&nbsp;&raquo; un roman délicieux. Et une porte d&rsquo;entrée pour découvrir l&rsquo;oeuvre de l&rsquo;auteur dont le dernier ouvrage est paru lors de la rentrée littéraire de septembre chez Actes Sud, &laquo;&nbsp;<strong>Le Turquetto</strong>&laquo;&nbsp;.<br />
</span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TURQUETTO.jpg" rel="lightbox[765]" title="TURQUETTO"><img class="alignleft  wp-image-777 colorbox-765" style="margin: 10px;" title="TURQUETTO" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TURQUETTO.jpg" alt="" width="102" height="194" /></a></p>
<p><strong><em> &laquo;&nbsp;Loin des bras&nbsp;&raquo;, Metin Arditi, chez Babel, 9,50€</em></strong></p>
<p><strong><em>&laquo;&nbsp;Le Turquetto&nbsp;&raquo;, Metin Arditi, Actes Sud, 19,50€.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><br />
</strong></p>
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