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	<title>Quatrième de couv &#187; oubli</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Les dieux du stade sont fatigués&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Oct 2018 07:07:54 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Jean Hatzfeld est de retour  en cette rentrée littéraire ! Imaginez ma joie ! Jean Hatzfeld, que j&#8217;ai interviewé en décembre 2015, est un journaliste et écrivain que je suis depuis des années. Et que j&#8217;admire aussi beaucoup. Ses écrits sur le génocide rwandais font autorité. Et constituent une partie de son [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #800080"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
<div id="attachment_4416" style="width: 1030px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DESCHAMPS-PHOTO.jpg" rel="lightbox[4409]"><img class="size-full wp-image-4416 colorbox-4409" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DESCHAMPS-PHOTO.jpg" alt="Jean Hatzfeld, interviewé en décembre 2015 pour La Nouvelle République (Photo Patrice Deschamps)" width="1020" height="573" /></a><p class="wp-caption-text">Jean Hatzfeld, interviewé en décembre 2015 pour La Nouvelle République (Photo Patrice Deschamps)</p></div>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/7794639413_pochette-du-livre-deux-metres-dix.jpg" rel="lightbox[4409]"><img class="alignleft wp-image-4413 size-medium colorbox-4409" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/7794639413_pochette-du-livre-deux-metres-dix-204x300.jpg" alt="7794639413_pochette-du-livre-deux-metres-dix" width="204" height="300" /></a></strong></p>
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<p><strong>Jean Hatzfeld</strong> est de retour  en cette rentrée littéraire ! Imaginez ma joie ! <strong>Jean Hatzfeld</strong>, que j&rsquo;ai interviewé en décembre 2015, est un journaliste et écrivain que je suis depuis des années. Et que j&rsquo;admire aussi beaucoup.</p>
<p>Ses écrits sur le génocide rwandais font autorité. Et constituent une partie de son oeuvre. Vous en retrouverez trace <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/04/14/englebert-miserable-tutsi/">ici</a></strong> et <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/11/02/un-si-lourd-heritage-de-sang/">là</a></strong>. Mais pas seulement.</p>
<p><strong>Jean Hatzfeld</strong>, ancien journaliste sportif, ancien reporter de guerre pour Libération, et désormais romancier inspiré, a élargi la palette de ses univers littéraires. La preuve<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/10/01/lamour-par-temps-de-guerre-selon-jean-hatzfeld/">ici</a></strong> et<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/10/21/sur-les-pas-de-la-legende-des-hauts-plateaux/">là</a>.</strong></p>
<p>C&rsquo;est aussi le cas pour <strong>&laquo;&nbsp;Deux mètres dix&nbsp;&raquo;</strong>, publié ces jours derniers chez Gallimard. L&rsquo;homme a plongé avec bonheur dans ses souvenirs de grand journaliste sportif pour imaginer ce nouvel opus, ancré dans notre histoire contemporaine. De la Guerre froide à nos jours.</p>
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<p><span id="more-4409"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle nous parle de quatre personnages. Deux jeunes athlètes tout d&rsquo;abord. <strong>Sue</strong> et <strong>Tatyana.</strong> La première est américaine, la seconde, kirghize, à l&rsquo;époque partie intégrante du bloc soviétique. Les deux jeunes femmes vont s&rsquo;affronter des années durant autour d&rsquo;une discipline qui, à la fin des années 70 va sérieusement se transformer : le saut en hauteur.  L&rsquo;américain <strong>Dick Fosbury</strong> a, depuis la fin des années 60 et notamment les JO de Mexico en 1968, mis en exergue une nouvelle technique. Au fil du temps, les filles vont aussi s&rsquo;y mettre. Et en faire un outil politique malgré elles, alors que le monde se divise en deux blocs.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/82106440-170667a.jpg" rel="lightbox[4409]"><img class="alignleft size-full wp-image-4420 colorbox-4409" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/82106440-170667a.jpg" alt="82106440-170667a" width="691" height="248" /></a></p>
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<p>Les deux jeunes femmes se sont croisées, affrontées sans se connaitre toutefois. Entre admiration et incompréhension. Plusieurs décennies après leurs dernières compétitions, elles se retrouvent au Kirghizistan. Un seul courrier a permis de faire revivre une amitié contrariée qui ne demandait qu&rsquo;à croître.</p>
<p>A cette histoire s&rsquo;en ajoute une seconde. Tragique. Elle concerne deux champions d&rsquo;haltérophilie. L&rsquo;un est américain, l&rsquo;autre kirghize, comme Tatyana. Les deux colosses soulèvent la fonte des heures durant pour monter sur les podiums les plus prestigieux. <strong>Randy</strong> et<strong> Chabdan</strong> se sont affrontés. Sans trop se connaître. Une nuit, <strong>Chabdan</strong> disparaîtra, emporté par des hommes du KGB. Sa faute ? Avoir voulu défendre publiquement son identité.</p>
<p>Les Jeux olympiques de Moscou, en 1980 serviront de lieu de confrontation pour ces dieux du stade. Ceux de Los Angeles, quatre ans plus tard, aussi. Malgré le boycott. Sur les terrains, la politique n&rsquo;est jamais loin.</p>
<p>Des années plus tard,<strong> Randy</strong> part avec sa femme sur les traces de ce champion éternel&#8230;</p>
<p>Au fil des pages, donc, deux histoires d&rsquo;amitié et celles des corps mis à mal qui, jamais, ne ménagent leurs efforts. Chapitre après chapitre, c&rsquo;est avec gourmandise que <strong>Jean Hatzfeld</strong> détaille les techniques, la gestuelle sportive qu&rsquo;il aime tant. Puis le vieillissement des corps cabossés, le dopage aussi en filigrane, qui à l&rsquo;heure de la retraite, continue parfois de faire souffrir.</p>
<p>Les dieux du stade, autrefois adulés et utilisés à des fins politiques, sont fatigués&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 13 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Le saut, ce printemps-là, occupe toutes ses pensées, et les enchante littéralement, ces derniers jours, car le week-end précédent elle a remporté les championnats universitaires américains. Elle a franchi 1,93 mètre, nouveau record américain. A dix-huit ans. Plus que ce titre, une vie nouvelle, d&rsquo;autres stades, très loin. A quelques jours près, elle gagnait son billet pour Ankara, en Turquie, mais qu&rsquo;importe, elle sera des prochains. D&rsquo;ici là, elle aura progressé de trois ou quatre centimètres, peut-être cinq, donc pas loin du record du monde, lui prédit son coach, si elle accepte de reprendre à zéro la synchronisation de sa rotation dorsale. Elle va accepter. Elle n&rsquo;a aucune raison de penser à une occasion manquée. Pas le moindre doute que ces filles qui vont sauter d&rsquo;une minute à l&rsquo;autre seront désormais ses rivales. Elle va les épier de près, faire preuve de ruse.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 66-67 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Des voisins poussèrent le portail, les bras chargés de paniers. Bientôt l&rsquo;herbe fut couverte de coupelles de biscuits, d&rsquo;assiettes de ravioles, une odeur de beignets de mouton grillé imprégna l&rsquo;air frais, on déboucha des jerricans de koumis et de vodka. On en était encore à parler des Jeux olympiques lorsque son père arriva d&rsquo;une démarche droite, sa sacoche en bandoulière, son chapeau de feutre penché de côté. Il s&rsquo;assit près de Tatyana, hocha la tête d&rsquo;un air réjoui, se frotta les mains et vida un verre. Elle fut soulagée de retrouver la drôlerie d&rsquo;autrefois sur son visage. Il mangea puis se leva et porta un toast à sa fille.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 147 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Sans surprise, Randy Wayne sort légèrement en tête de l&rsquo;arraché, quatre hommes se tiennent dans un mouchoir pour disputer l&rsquo;épaulé-jeté. Cette levée en deux temps racle le courage jusqu&rsquo;au fond des tripes pour monter une barre plus lourde de soixante kilos à hauteur de poitrine ; ensuite une folle témérité, de l&rsquo;inconscience, en tout cas une force puisée en des recoins insoupçonnés de l&rsquo;être pour la propulser au-dessus de sa tête. A 240 kilos, l&rsquo;Allemand de l&rsquo;Est flanche, la barre à hauteur du ventre. Un instant plus tard se présente Vladimir Igunov, livide. Il a peur, non de la défaite, mais de l&rsquo;humiliation. Ses automatismes le trahissent, placement approximatif des pieds, respiration à contretemps, il se désarticule dans un concert de rires, il s&rsquo;affale sur les fesses.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><strong><em>&laquo;&nbsp;Deux mètres dix&nbsp;&raquo;, Jean Hatzfed, Gallimard, 18,50 €.</em></strong></p>
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		<title>Sur les pas de la légende des hauts plateaux&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Oct 2011 20:28:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Hatzfeld]]></category>
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		<description><![CDATA[Jean Hatzfeld, je le connaissais surtout pour ces livres coups de poing sur le génocide rwandais ( &#171;&#160;Dans le nu de la vie&#160;&#187;, &#160;&#187; Une saison de machettes&#160;&#187; et &#160;&#187; La stratégie des antilopes &#171;&#160;). Pas pour ses romans. En lisant &#160;&#187; Où en est la nuit&#160;&#187;, je me suis aventurée dans l&#8217;univers de ce [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/couv-hatzfeld.jpg" rel="lightbox[358]" title="couv-hatzfeld"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-361 colorbox-358" style="margin: 10px;" title="couv-hatzfeld" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/couv-hatzfeld-150x150.jpg" alt="" width="90" height="90" /></a>Jean Hatzfeld, je le connaissais surtout pour ces livres coups de poing sur le génocide rwandais ( &laquo;&nbsp;Dans le nu de la vie&nbsp;&raquo;, &nbsp;&raquo; Une saison de machettes&nbsp;&raquo; et &nbsp;&raquo; La stratégie des antilopes &laquo;&nbsp;). Pas pour ses romans. En lisant &nbsp;&raquo; Où en est la nuit&nbsp;&raquo;, je me suis aventurée dans l&rsquo;univers de ce journaliste et grand reporter. Avec délice.<span id="more-358"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/xin_8dddceeccfaf49a29fc1515c872cdbf5.gif" rel="lightbox[358]" title="xin_8dddceeccfaf49a29fc1515c872cdbf5"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-364 colorbox-358" style="margin: 10px;" title="xin_8dddceeccfaf49a29fc1515c872cdbf5" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/xin_8dddceeccfaf49a29fc1515c872cdbf5-150x150.gif" alt="" width="90" height="90" /></a>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de Frédéric, journaliste qui, à la frontière de l&rsquo;Ethiopie et de la Somalie &nbsp;&raquo; couvre&nbsp;&raquo; une guerre aux confins du désert. Là, ce féru de sport rencontre une ancienne gloire des pistes, Ayanleh Makeda. Un ange déchu plutôt. Après avoir collectionné les titres, l&rsquo;homme a été coupé dans son élan pour cause de dopage. Sans pourtant avoir pu ( ou voulu?) se défendre.</p>
<p>La légende des hauts plateaux n&rsquo;est plus qu&rsquo;on soldat. Comme les autres. Mais ses muscles lui font mal par manque d&rsquo;entraînement, lui qui courait des heures durant. Terminée la vie à Paris dans les beaux quartiers, finie la vie au sein d&rsquo;une &laquo;&nbsp;écurie&nbsp;&raquo; de champions financée par un magnat &#8230;</p>
<p>Au fil des pages, c&rsquo;est donc l&rsquo;histoire de cet homme, de sa femme, la belle et troublante Tirunesh que Frédéric raconte. Entre deux reportages, ce dernier mène une enquête journalistique qui  va le plonger dans les heures glorieuses de l&rsquo;athlétisme africain. Pour comprendre le destin singulier de ce coureur aux médailles d&rsquo;or mais un brin mystique.</p>
<p>Depuis son plus jeune âge Ayanleh Makeda a couru. Page 53 : &laquo;&nbsp;<em> Chez nous, beaucoup de gamins courent pour quitter le champ de la maison de torchis, avec parfois la rage de vaincre, comme vous dites, ou plutôt l&rsquo;énergie du désespoir [&#8230;] Ayanleh n&rsquo;est pas de ceux-là, il court pour le plaisir de traverser l&rsquo;espace. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p>On suit le coureur. On le laisse nous entraîner dans les entrailles de l&rsquo;Afrique. Celle de la transmission et du respect des aînés. Dans l&rsquo;ombre de Gebrelassie. Avant de pouvoir le dépasser. Enfin.</p>
<p>Et puis c&rsquo;est le départ pour les marathons, l&rsquo;Europe, les Etats-Unis&#8230; la vie autrement. En retrouvant les personnages-clés de cette ascension et de cette déchéance, Frédéric nous dresse une galerie de portraits attachants. La masseuse Hannah, le prêtre-entraîneur, le magnat de l&rsquo;Ishim club, etc. Et enfin la vérité éclate sur la raison véritable de son contrôle positif au dopage. Triste. Cinglante. Ayanleh aurait pu se battre.</p>
<p>Blessé sur le front, c&rsquo;est encore Frédéric qui le retrouve ensuite à faire des petits boulots. Si loin du rêve qu&rsquo;il avait vécu éveillé pourtant&#8230;</p>
<p>Sans la moindre amertume ?</p>
<p>Page 204 (dialogue entre Frédéric et Tirunesh) :<em> &nbsp;&raquo; – J&rsquo;ose vous poser cette question. Vous en voulez aux Blancs, pour ce qui est arrivé à Ayanleh ? </em></p>
<p><em>– En vouloir n&rsquo;est pas le mot approprié. Les Blancs imposent leurs visions et leurs règles en toute chose, ils manoeuvrent le monde pour leur bon plaisir, ils abiment et ils soulagent, ou l&rsquo;inverse, c&rsquo;est leur nature. Mais ils n&rsquo;obligent personne à participer, en tout cas pas aux courses. </em></p>
<p><em>– Pour ces médailles, ce n&rsquo;est pas dommage ? </em></p>
<p><em>– Ses médailles, le comité olympique ne va pas lui reprendre parce qu&rsquo;il les a déjà vendues sur Facebook, avant de supprimer sa page, dit en riant Tirunesh. C&rsquo;est même ainsi qu&rsquo;il a acheté ses deux derniers chameaux.</em></p>
<p>– <em>La fierté, l&rsquo;Histoire&#8230; Plus tard, les enfants&#8230;</em></p>
<p><em>– La fierté, c&rsquo;était de courir comme avant lui des générations d&rsquo;ancêtres, de perpétuer une tradition d&rsquo;importance, de se frayer un passage d&rsquo;une allure très remarquable dans l&rsquo;Histoire des marathons. Oui, de courir. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au final, Jean Hatzfeld livre là un texte fort, vivant. Deux mondes s&rsquo;y opposent. Deux visions d&rsquo;une même vie. Un roman qui plaira aux férus de course à pied ( qu&rsquo;ils se contentent de la regarder à travers la boîte à images ou qu&rsquo;ils la pratiquent vraiment ! ), aux amoureux de l&rsquo;Afrique dans toutes ses différences et aux lecteurs sensibles à la petite musique des mots.</p>
<p><strong><em>&nbsp;&raquo; Où en est la nuit&nbsp;&raquo;, de Jean Hatzfeld, Gallimard, 16,90€.</em></strong></p>
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