<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Quatrième de couv &#187; nage</title>
	<atom:link href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/tag/nage/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv</link>
	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
	<lastBuildDate>Sat, 13 Jan 2024 19:30:44 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
		<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
		<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=4.0.1</generator>
	<item>
		<title>Dans la ligne d&#8217;eau, le temps de la &#171;&#160;l&#8217;autorévolution&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/02/08/dans-la-ligne-deau-le-temps-de-la-lautorevolution/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/02/08/dans-la-ligne-deau-le-temps-de-la-lautorevolution/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 08 Feb 2019 08:03:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Piano ostinato"]]></category>
		<category><![CDATA[doigt]]></category>
		<category><![CDATA[douleur]]></category>
		<category><![CDATA[Gilles Sauvac]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
		<category><![CDATA[nage]]></category>
		<category><![CDATA[pianiste]]></category>
		<category><![CDATA[piscine]]></category>
		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
		<category><![CDATA[quête]]></category>
		<category><![CDATA[Robert Schumann]]></category>
		<category><![CDATA[rythme]]></category>
		<category><![CDATA[Ségolène Dargnies]]></category>
		<category><![CDATA[solitude]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=4542</guid>
		<description><![CDATA[Rentrée littéraire  Une très (très) jolie découverte ! A chaque rentrée littéraire, je vise les premiers romans. Des années que je plonge allègrement dans leurs pages pour aller à la rencontre d&#8217;hommes et de femmes qui ont franchi le pas de l&#8217;écriture et de l&#8217;édition. Une aventure. &#160; Ce premier roman, &#171;&#160;Piano ostinato&#160;&#187;, est un [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #339966">Rentrée littéraire </span></strong></p>
<p>Une très (très) jolie découverte ! A chaque rentrée littéraire, je vise les premiers romans. Des années que je plonge allègrement dans leurs pages pour aller à la rencontre d&rsquo;hommes et de femmes qui ont franchi le pas de l&rsquo;écriture et de l&rsquo;édition. Une aventure.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PIANO.jpg" rel="lightbox[4542]"><img class="alignleft size-full wp-image-4544 colorbox-4542" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PIANO.jpg" alt="PIANO" width="195" height="285" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce premier roman, <strong>&laquo;&nbsp;Piano ostinato&nbsp;&raquo;</strong>, est un bijou.  Vraiment. Sorti le 3 janvier, alors que l&rsquo;on se remettait à peine des agapes du réveillon, j&rsquo;espère qu&rsquo;il ne restera pas dans l&rsquo;ombre des livres &laquo;&nbsp;poids lourds&nbsp;&raquo; de cette rentrée littéraire d&rsquo;hiver.</p>
<p>Arrivé sur les tables des libraires sans tambour ni trompettes, voici un roman dont la petite musique devrait vous enchanter.</p>
<p>Son auteure, <strong>Ségolène Dargnies</strong>, est enseignante, professeure de lettres agrégée après avoir été journaliste.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4542"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Gilles Sauvac</strong>, pianiste soliste. Celle d&rsquo;un artiste dont la vie, si bien orchestrée, va pourtant basculer. A cause d&rsquo;une douleur qui l&rsquo;assaille au majeur, alors qu&rsquo;il interprète le concerto en la mineur de <strong>Robert Schumann, </strong>un compositeur qu&rsquo;il chérit depuis toujours. Une douleur dont il ne sait comment se débarrasser. Qui lui interdit de vivre de son art, d&rsquo;exister en somme.</p>
<p>Mourir ? Il n&rsquo;y parviendra pas. Nager des longueurs ? Pourquoi pas ? <strong>Gilles Sauvac</strong> va apprendre à nager, à regarder autrement sa vie et celles des gens qui l&rsquo;entourent.</p>
<p>Là, dans cette piscine municipale, c&rsquo;est un autre homme qui se dévoile. Qui entame une renaissance, à longueurs de bassin.</p>
<p>Au fil de ce roman, court, rythmé et divinement bien écrit, <strong>Ségolène Dargnies </strong>nous offre le portrait sensible d&rsquo;un homme désemparé puis en quête, toujours habité.</p>
<p>Et l<strong>&lsquo;ostinato,</strong> vous savez ce que c&rsquo;est ?  Il s&rsquo;agit d&rsquo;un procédé de composition musicale consistant à répéter obstinément une formule rythmique, mélodique ou harmonique accompagnant de manière immuable les différents éléments thématiques durant tout le morceau.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 15 :</strong><em>&laquo;&nbsp;On se serait étonné, quelques mois auparavant, d&rsquo;apercevoir la petite tête de Gilles Sauvac déborder de la surface de l&rsquo;eau au milieu de la population des bassins parisiens. Pas qu&rsquo;il fût archi célèbre, non, mas tout de même, il eut ses petites heures de gloire, était réputé chez les spécialistes, il n&rsquo;avait pas l&rsquo;habitude de traîner dans ces lieux où barbotent de discrets anonymes. C&rsquo;est vrai, moi-même je m&rsquo;étonne de ma métamorphose, je suis devenu un quidam, je me démocratise, je m&rsquo;autorévolutionne, pense-t-il en reprenant sa respiration à la troisième oscillation des bras. [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 51-52 :</strong><em>&laquo;&nbsp;On reprend. Il est un peu moins de vingt-deux heures dans la salle. On entend encore deux, trois éternuements, puis silence complet et l&rsquo;orchestre entame le deuxième mouvement du Concerto. La lenteur, c&rsquo;est épineux, on n&rsquo;y trompe jamais son monde, il faut se soucier d&rsquo;articuler parfaitement, on ne souffrira aucun bégaiement. Ça joue. A un moment qui survient assez vite après le début du deuxième mouvement, on doit être une trentaine de mesures après le début, Gilles ressent une sorte de morsure, ou brûlure, au niveau du majeur droit, douleur discrète d&rsquo;abord, mais qui s&rsquo;installe confortablement, se plante là sans qu&rsquo;on puisse en apparence la déloger et croît en intensité. Il faut être digne, les musiciens ont signé un contrat depuis la nuit des temps, leur serment d&rsquo;Hippocrate à eux, on ne s&rsquo;arrête pas au milieu d&rsquo;une oeuvre, on tient coûte que coûte, on ne montre ni crainte, ni terreur, ni chagrin – pensez que vous êtes de jeunes duchesses, poudrées, perruquées, lui disait un de ses maîtres, en toute circonstance vous afficherez maintien de soi, buste tenu, mine radieuse, regard haut, avec un poil d&rsquo;arrogance.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 72 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Au milieu de la pile de courrier qu&rsquo;il n&rsquo;ouvrait plus, il tomba un jour sur une enveloppe tamponnée d&rsquo;un joli dessin bleuté à l&rsquo;effigie de la Salpêtrière. Sur le rapport médical qu&rsquo;il trouva à l&rsquo;intérieur, il lut ces termes barbares, rédigés semble-t-il par le docteur S. : soupçon de dystonie focale du musicien. Et j&rsquo;ai pensé à toi Bobby. Je n&rsquo;ai pas pu m&rsquo;empêcher de penser, malgré mon peu d&rsquo;attirance naturelle pour les spectres, que tu m&rsquo;avais peut-être envoyé un sortilège, ta baguette de chef d&rsquo;orchestre transformée en bâton de sorcier. Histoire de me faire sentir de quel bois tu te chauffes ? On ne joue pas ton Concerto impunément peut-être ? Quoi qu&rsquo;il en soit, je ne fais aucun reproche, et tout est pardonné.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Piano ostinato&nbsp;&raquo;, Ségolène Dargnies, Mercure de France, 9,80€</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/02/08/dans-la-ligne-deau-le-temps-de-la-lautorevolution/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/02/08/dans-la-ligne-deau-le-temps-de-la-lautorevolution/" data-text="Dans la ligne d&rsquo;eau, le temps de la &laquo;&nbsp;l&rsquo;autorévolution&nbsp;&raquo; - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/02/08/dans-la-ligne-deau-le-temps-de-la-lautorevolution/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Au bord de la mère&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/08/01/au-bord-de-la-mere/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/08/01/au-bord-de-la-mere/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 01 Aug 2018 07:40:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Souvenirs de la marée basse"]]></category>
		<category><![CDATA[Arcachon]]></category>
		<category><![CDATA[Chantal]]></category>
		<category><![CDATA[Chantal Thomas]]></category>
		<category><![CDATA[distance]]></category>
		<category><![CDATA[enfance]]></category>
		<category><![CDATA[Eugénie]]></category>
		<category><![CDATA[Felix]]></category>
		<category><![CDATA[fusion]]></category>
		<category><![CDATA[incompréhension]]></category>
		<category><![CDATA[Jackie]]></category>
		<category><![CDATA[Lucille]]></category>
		<category><![CDATA[Menton]]></category>
		<category><![CDATA[mer]]></category>
		<category><![CDATA[nage]]></category>
		<category><![CDATA[Nice]]></category>
		<category><![CDATA[passion]]></category>
		<category><![CDATA[pression]]></category>
		<category><![CDATA[relation mère-fille]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[silences]]></category>
		<category><![CDATA[Viroflay]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=4327</guid>
		<description><![CDATA[&#160; Alors que vous avez étalé votre serviette de plage sur le sable, avez-vous pensé à apporter le livre qui pourrait s&#8217;accommoder de ce moment ? A la rentrée littéraire de la fin de l&#8217;été 2017 était sorti &#171;&#160;Souvenirs de la marée basse&#160;&#187;, de Chantal Thomas. Les critiques lues et entendues à l&#8217;époque donnaient envie. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/souvenirs-de-la-maree-basse-par-chantal-thomas_5934168.jpg" rel="lightbox[4327]"><img class="alignleft wp-image-4330 size-medium colorbox-4327" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/souvenirs-de-la-maree-basse-par-chantal-thomas_5934168-204x300.jpg" alt="souvenirs-de-la-maree-basse-par-chantal-thomas_5934168" width="204" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: left">Alors que vous avez étalé votre serviette de plage sur le sable, avez-vous pensé à apporter le livre qui pourrait s&rsquo;accommoder de ce moment ? A la rentrée littéraire de la fin de l&rsquo;été 2017 était sorti<strong> &laquo;&nbsp;Souvenirs de la marée basse&nbsp;&raquo;</strong>, de<strong> Chantal Thomas.</strong> Les critiques lues et entendues à l&rsquo;époque donnaient envie. Ce n&rsquo;est pourtant qu&rsquo;en ce mois de juillet que j&rsquo;ai pris le temps de plonger dedans. Plonger, justement.</p>
<p style="text-align: left">Au fil des pages, <strong>Chantal Thomas</strong>, dont je n&rsquo;avais jusque-là jamais rien lu, puise dans son histoire familiale et personnelle pour brosser le portrait d&rsquo;une femme, sa mère, <strong>Jackie</strong>. Une femme particulière. Libre de ses mouvements. Restée enfant. Une nageuse hors-pair, insatiable, mais une femme demeurée fragile.</p>
<p style="text-align: left">Adolescente, <strong>Jackie</strong> s&rsquo;est baignée dans le grand canal du château de Versailles. Acte fondateur d&rsquo;une légende aquatique. C&rsquo;est en installant  à Arcachon avec ses parents <strong>Eugénie</strong> et <strong>Félix</strong> que <strong>Jackie</strong> vivra sa passion au quotidien. Des heures durant.</p>
<p style="text-align: left">Une passion et une gourmandise pour la liberté qu&rsquo;elle ne transmettra pas immédiatement à sa fille, <strong>Chantal</strong>, née d&rsquo;une union avec un dessinateur industriel aussi sportif que silencieux, mort prématurément à l&rsquo;âge de 43 ans.</p>
<p style="text-align: left"><span id="more-4327"></span></p>
<p style="text-align: left"><strong>Chantal</strong> ne nage pas de manière académique. Elle le sait. Elle apprendra. A Arcachon, où elle grandit à côté d&rsquo;une mère absente à elle-même, elle fera partie des &laquo;&nbsp;enfants de la plage&nbsp;&raquo;, ceux qui, tout au long de l&rsquo;année, profitent de la mer et des jeux qui y sont associés. Avec<strong> Lucille</strong>, vacancière estivante, Chantal se souvient avoir fait de la ville aux quatre saisons un formidable terrain de jeu marin.</p>
<p style="text-align: left">Et raconte, au fil de petits chapitres vifs et à partir d&rsquo;un orage pendant un bain de mer à Nice, la relation compliquée qu&rsquo;elle a entretenue avec sa mère, <em>&laquo;&nbsp;femme oublieuse&nbsp;&raquo;</em> des histoires et des autres en général.</p>
<p style="text-align: left">De la région parisienne au bassin d&rsquo;Arcachon avant Menton puis Nice, la vie de <strong>Jackie</strong> se décline en longueurs et brasses. Loin des contingences matérielles assumées par ses parents, son mari et sa fille.</p>
<p style="text-align: left">Le roman d&rsquo;une relation mère-fille compliquée, les phases de distance et de fusion en alternance.</p>
<p style="text-align: left">Un roman qui s&rsquo;inscrit <em>&laquo;&nbsp;directement en continuité&nbsp;&raquo;</em> de précédents opus de l&rsquo;auteure, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de <strong>&laquo;&nbsp;La vie réelle des petites filles&nbsp;&raquo;</strong> ou encore <strong>&laquo;&nbsp;Cafés de la mémoire&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p style="text-align: left">Un roman sensible et très finement écrit. Un vrai plaisir de lecture. Sur la plage&#8230; et ailleurs <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-4327" /></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 34-35 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il fait chaud cet été à Charavines, tandis que la France depuis le 8 Mai célèbre la Libération, ou plus exactement panse ses plaies. Sur ce qui pouvait se passer dans le reste de la France, en Europe, dans le monde, elle n&rsquo;a jamais pu me dire un mot. Elle est aussi inarticulée sur le sujet et loin des événements que les poissons du lac. Elle est avec les tanches, les carpes et les truites dans leur avancée instinctive, leur sensation de profondeur et légèreté, leur vision aveugle, une algue frôlée, le clapotis d&rsquo;une barque, la tempête d&rsquo;un coup de rame. Elle nage avec les poissons; comme je nage avec elle. Jour après jour, elle s&rsquo;abandonne à l&rsquo;eau du lac et moi au liquide amniotique. J&rsquo;habite son rythme. Ensemble, nous flottons. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il n&rsquo;y a rien d&rsquo;autre dans cet épisode : elle est enceinte de moi, elle nage, elle rêve sur la couleur de mes yeux. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>A peine un épisode, plutôt une évocation. Et à la différence de ses séjours de vacances à Arcachon où il m&rsquo;est facile de l&rsquo;imaginer qui sort de l&rsquo;eau et court vers la serviette que lui tend sa mère, là, durant cet été où elle m&rsquo;attend, je n&rsquo;imagine personne sur la rive.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 120 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ce matin – est-ce d&rsquo;avoir écrit la veille “jubilation en mode nageur ” et d&rsquo;avoir cherché des mots pour approcher la pleine euphorie de nager, comme on dit “la pleine mer ” ?  – mon bain est d&rsquo;un parfait bonheur. Je le sais dès le premier contact avec l&rsquo;eau, quand après avoir descendu la petite échelle métallique fixée dans les rochers, je marque un arrêt.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 161 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ses baisers, condensés d&rsquo;écrits dont elle économise ainsi la lente formulation, me semblent une forme de sténo. Ils me satisfont. Dans le jeu symétrique de nos envois, ils me permettent de rester, comme elle, à un niveau d&rsquo;échange facile, à perpétuer le registre d&rsquo;évitement grâce auquel l&rsquo;histoire bancale entre nous reste non dite, incertaine, susceptible de changements. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ma mère est l&rsquo;anti-marquise de Sévigné, et c&rsquo;est tant mieux, me dis-je en extrayant de l&rsquo;étroite boîte à lettres métallique de mon immeuble sa dernière carte postale.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong> &laquo;&nbsp;Souvenirs de la marée basse&nbsp;&raquo;, de Chantal Thomas, Seuil, 18 euros.</strong></em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/08/01/au-bord-de-la-mere/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/08/01/au-bord-de-la-mere/" data-text="Au bord de la mère&#8230; - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/08/01/au-bord-de-la-mere/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Bourlinguer avec Jean Rolin du côté d&#8217;Ormuz&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/09/11/bourlinguer-avec-jean-rolin-du-cote-dormuz/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/09/11/bourlinguer-avec-jean-rolin-du-cote-dormuz/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 11 Sep 2013 06:35:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[détroit]]></category>
		<category><![CDATA[économie mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[gaz]]></category>
		<category><![CDATA[golfe Persique]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Rolin]]></category>
		<category><![CDATA[nage]]></category>
		<category><![CDATA[Ormuz]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[préparation]]></category>
		<category><![CDATA[reconnaissance]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[stratégies]]></category>
		<category><![CDATA[traversée]]></category>
		<category><![CDATA[Wax]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=1971</guid>
		<description><![CDATA[&#160; Rentrée littéraire Poursuivons notre lecture de quelques-uns des bons romans de cette rentrée littéraire ! Celui-ci, je l&#8217;ai lu au coeur de l&#8217;été, avant sa sortie sur les tables des libraires. Un p&#8217;tit privilège, je sais. &#160; L&#8217;auteur ? Il s&#8217;agit de Jean Rolin, dont vous trouverez d&#8217;ailleurs sur ce blog la chronique du [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;color: #0000ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p>Poursuivons notre lecture de quelques-uns des bons romans de cette rentrée littéraire ! Celui-ci, je l&rsquo;ai lu au coeur de l&rsquo;été, avant sa sortie sur les tables des libraires. Un p&rsquo;tit privilège, je sais.</p>
<div id="attachment_2009" style="width: 130px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/aut-rolin-jean.jpg" rel="lightbox[1971]"><img class="size-full wp-image-2009  colorbox-1971" style="margin: 10px" alt="aut-rolin-jean" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/aut-rolin-jean.jpg" width="120" height="171" /></a><p class="wp-caption-text">Photo P.O.L.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;auteur ? Il s&rsquo;agit de <strong>Jean Rolin</strong>, dont vous trouverez d&rsquo;ailleurs sur ce blog la chronique du précédent roman<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/01/02/dans-les-bas-fonds-de-l-a-sur-les-traces-de-britney-spears/"> &laquo;&nbsp;Le ravissement de Britney Spears&nbsp;&raquo;</a></strong>, paru également chez P.O.L.</p>
<p><strong>Jean Rolin</strong>, né en 1949 à Boulogne-Billancourt, est journaliste et écrivain. Il a reçu le prix Albert Londres pour le journalisme en 1988 et son roman <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;Organisation&nbsp;&raquo;</strong> a reçu le <strong>prix Médicis</strong> en 1996.</p>
<p><strong>Jean Rolin</strong>, éclectique dans ses thèmes d&rsquo;écriture, est un écrivain qui voyage, qui promène son esprit et sa plume  à travers les continents.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1971"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Avant toute chose, il convient de prendre un atlas. Pour voir, pour comprendre.</p>
<div style="width: 503px" class="wp-caption alignnone"><img class="dnd-dropped colorbox-1971" alt="" src="http://www.franceinter.fr/sites/default/files/imagecache/scald_image_max_size/2013/08/21/702954/images/detroit-ormuz-iran-petrole.jpg" width="493" height="277" /><p class="wp-caption-text">Carte FNCV 2013</p></div>
<p>C’est par le <strong>détroit d’Ormuz</strong> que transite de 20 à 30 % du pétrole et du gaz irriguant l’économie mondiale ; ce qui en fait, naturellement, un enjeu stratégique de premier ordre, particulièrement, depuis quelques années, dans le climat de tension croissante engendré par le programme nucléaire de l’Iran.</p>
<p>À intervalles réguliers, des escadres de navires américains s’y font voir, surveillées de près par des navires iraniens d’une puissance infiniment moindre que les précédents, mais rompus aux tactiques les plus retorses de la guerre navale dite « asymétrique ». De telle sorte que le moindre incident pourrait entraîner une escalade incontrôlable, et que tous les pays de la région sont engagés dans une course aux armements très propice aux marchands de ces derniers.</p>
<p>Un détroit stratégique, certes mais aussi un lieu de toute beauté, tant du côté iranien que du côté omanais. Malgré la chaleur accablante une grande partie de l&rsquo;année.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ORMUZ-LIVRE.jpg" rel="lightbox[1971]"><img class="alignleft size-full wp-image-2018 colorbox-1971" style="margin: 10px" alt="ORMUZ LIVRE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ORMUZ-LIVRE.jpg" width="109" height="160" /></a>C’est dans ce cadre, et dans ce contexte, que <strong>Wax (&laquo;&nbsp;cire&nbsp;&raquo; en anglais)</strong>, un personnage aux contours indécis, plus tout jeune, et sans doute un peu mythomane, <strong>a formé le projet de traverser à la nage le détroit d’Ormuz</strong>, bien que, même dans sa partie la plus resserrée, jamais moins d’une quarantaine de kilomètres n’en sépare les deux rives.</p>
<p>Afin de préparer cette performance par des repérages, des prises de contacts, des analyses plus ou moins fantaisistes de la situation politico-militaire&#8230; –, et d’en tenir la chronique, <strong>Wax</strong> s’est assuré le concours de celui qui dit « je » dans ce récit, <strong>un narrateur qui, jusqu&rsquo;à la fin, reste anonyme.</strong> Récit dont la trame est formée tant par les tergiversations de <strong>Wax</strong> que par les pérégrinations de ce narrateur, maritimes ou terrestres, d’abord sur les eaux du Golfe puis sur les deux rives, l’arabe et la perse, de celui-ci. Et si faibles que paraissent ses chances de succès, <strong>Wax</strong>, pour finir, se lancera tout de même dans cette audacieuse tentative de franchir le détroit d’Ormuz à la nage.</p>
<p><strong>Une histoire pas banale. Et c&rsquo;est avec un art consommé de la description géographique et ethnographique que Jean Rolin, qui est passé à plusieurs reprises par ce détroit, nous emmène avec lui jusqu&rsquo;à Ormuz.<br />
</strong></p>
<p>Au fil des 218 pages, le lecteur suit donc <strong>Wax</strong>, fragile, ambigu et mythomane dans la préparation de sa traversée, mais aussi celui qui en assure la logistique et prépare déjà la légende bien qu&rsquo;hypothétique du nageur, le narrateur et double de Jean Rolin.</p>
<p><strong>Un roman d&rsquo;un abord peut-être un peu austère qui s&rsquo;avère très bien écrit, docte, drôle et captivant.</strong></p>
<p><strong>Ecoutez ici Jean Ormuz</strong></p>
<iframe src="http://www.franceinter.fr/player/export-reecouter?content=701604" width="481" frameborder="0" scrolling="no" height="139"></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 140 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Dans l&rsquo;attente de nouvelles instruction qui vraisemblablement n&rsquo;arriveraient jamais, et après l&rsquo;échec prévisible de ma mission auprès de l&rsquo;émir de Sharjah, qui pouvais-je faire, à Khasab, sinon tuer le temps ? Par exemple, et afin de complaire encore à ce caprice de Wax, en poursuivant l&rsquo;inventaire de toutes les choses, des plus infimes aux plus majestueuses, susceptibles d&rsquo;être décrites, chacune dans sa catégorie, comme la plus proche du détroit d&rsquo;Ormuz. Tâche d&rsquo;autant plus immense, à Khasab, que la ville elle-même – à égalité avec Bandar Abbas – présente cette particularité, et donc aussi la plupart des choses qu&rsquo;elle contient. Ainsi du distributeur automatique de billets installé dans le tout nouveau supermarché Lulu, celui qui vient d&rsquo;ouvrir, près du port, sur un terrain remblayé, tant il est vrai que les Emirats n&rsquo;ont pas le monopole de cette technique. Distributeur de billets dont je peux garantir qu&rsquo;il est non seulement le plus proche du détroit mais également le seul, dans toute la ville, à être approvisionné régulièrement.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong> Pages 158-159</strong> : <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Au cours de la matinée, l&rsquo;épicier, qui s&rsquo;était inquiété de sa disparition, et qu&rsquo;il avait auparavant informé de sa destination, était venu le chercher, à bord de la barque à moteur dont il disposait pour son commerce, et c&rsquo;est alors, semble-t-il, qu&rsquo;avait germé dans l&rsquo;esprit de Wax, convaincu désormais de la démesure de son projet, l&rsquo;idée de le simplifier, ou de le ramener à des dimensions plus modestes, en se faisant transporter de cette façon sur la plus grande partie de la traversée. Evidement, il pouvait sembler plus raisonnable, et plus digne, de renoncer purement et simplement, mais Wax m&rsquo;assura qu&rsquo;il trouvait moins déshonorant, à tout prendre, de tricher que de déclarer forfait, outre qu&rsquo;il prétendait avoir déjà dépensé beaucoup d&rsquo;argent pour ce projet : “Ne serait-ce, ajouta-t-il de manière assez déplaisante, que les émoluments que je vous verse, et le frais de vos déplacements.”&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 193</strong> :<em> &laquo;&nbsp;En y débarquant, l&rsquo;effort pourtant mesuré que je dus faire, pour me redresser et enjamber le pavois, me causa une fatigue telle que je tombai à genoux sur la plage, dans une position que je dus conserver quelque temps, et qui me fit craindre que parmi les très rares personnes susceptibles de m&rsquo;avoir vu, il ne s&rsquo;en trouvât au moins une pour imputer à cet agenouillement des motifs qu&rsquo;il n&rsquo;avait pas, et me soupçonner par exemple d&rsquo;être un missionnaire pentecôtiste désireux de ramener l&rsquo;île de Larak dans le sein de la vraie religion. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">J&rsquo;ai recommencé à plusieurs reprises les premières pages de ce livre. Eh oui, ça arrive ! Je n&rsquo;arrivais pas à entrer dans l&rsquo;histoire et la description des navires de guerre ne m&rsquo;y aidait pas beaucoup. Pas question pourtant de passer à côté du nouveau roman de Jean Rolin. J&rsquo;ai donc repris le livre et y ai plongé. Jusqu&rsquo;au bout. Avec plaisir. Jean Rolin le bourlingueur sait nous mener par le bout du nez jusqu&rsquo;à des rivages lointains et mal connus. Loin de l&rsquo;univers californien de son précédent roman, nous voilà loin, amusés par ces personnages pas banals, aventuriers de l&rsquo;inutile. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Ormuz&nbsp;&raquo;, de Jean Rolin, P.O.L., 16€</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/09/11/bourlinguer-avec-jean-rolin-du-cote-dormuz/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/09/11/bourlinguer-avec-jean-rolin-du-cote-dormuz/" data-text="Bourlinguer avec Jean Rolin du côté d&rsquo;Ormuz&#8230; - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/09/11/bourlinguer-avec-jean-rolin-du-cote-dormuz/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
