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	<title>Quatrième de couv &#187; metoo</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Dans la tête d&#8217;Harvey&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Jul 2021 13:20:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[En mars 2020, l&#8217;ex-producteur de cinéma Harvey Weinstein était condamné à vingt ans de réclusion pour l&#8217;agression sexuelle au premier degré (sous la contrainte) de l’ancienne assistante de production Mimi Haleyi, pour un cunnilingus forcé en 2006. Pour le viol au troisième degré (sans contrainte) commis sur l’apprentie actrice Jessica Mann en 2013, il a été condamné à [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HARVEY.jpg" rel="lightbox[5738]"><img class="alignleft size-full wp-image-5741 colorbox-5738" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HARVEY.jpg" alt="HARVEY" width="276" height="456" /></a></p>
<p>En mars 2020, l&rsquo;ex-producteur de cinéma <strong>Harvey Weinstein</strong> était condamné à vingt ans de réclusion pour l&rsquo;agression sexuelle au premier degré (sous la contrainte) de l’ancienne assistante de production Mimi Haleyi, pour un cunnilingus forcé en 2006. Pour le viol au troisième degré (sans contrainte) commis sur l’apprentie actrice Jessica Mann en 2013, il a été condamné à trois ans supplémentaires. Soit 23 ans au total pour ce premier procès. Il a fait appel.</p>
<p>L&rsquo;homme de 69 ans, qui doit rejoindre une prison de Los Angeles, y sera jugé pour de nouvelles procédures de viols et agressions sexuelles sur 5 autres femmes.</p>
<p>Emblématique de l&rsquo;impact du <strong>mouvement #Metoo</strong>, <strong>Harvey Weinstein</strong> avait, fin février été disculpé des deux charges les plus graves, un viol au premier degré de Jessica Mann, et de la circonstance aggravante de comportement « prédateur », qui était passible de la perpétuité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un sujet, contemporain, qui a inspiré <strong>Emma Cline</strong>. Un sujet casse-gueule ? Pas de quoi inquiéter plus que ça la jeune femme, déjà auteure de <strong>The girls</strong>, dont j&rsquo;avais parlé <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/11/22/quand-les-filles-partent-en-vrille/">ici. </a></strong></p>
<p>Alors, forte de son expérience, la jeune femme a décidé d&rsquo;écrire sur cet homme, l&rsquo;imaginant la veille du verdict, dans une somptueuse villa prêtée par des amis. Là, il croit reconnaître l&rsquo;auteur <strong>Don DeLillo</strong> comme était son voisin temporaire, et imagine déjà un projet commun, sûr d&rsquo;être disculpé.</p>
<p>Pendant 24h, <strong>Emma Cline</strong> se glisse dans le corps malade et l&rsquo;esprit déviant de cet homme autrefois tout puissant. A partir de l&rsquo;histoire, elle en invente une autre. Avec des détails, des faits fictionnels qui donnent plus de poids encore à son personnage.</p>
<p>De ce qu’il a fait, de la sanction qu’il encourt, des souffrances infligées, de l’indignation suscitée : rien n’atteint son cerveau ou sa conscience. Seul le gêne ce bracelet électronique qui lui scie la cheville, l’entravant dans ses déplacements.</p>
<div id="attachment_5745" style="width: 970px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/960x614_harvey-weinstein-arrivee-tribunal-manhattan-24-fevrier-2020.jpg" rel="lightbox[5738]"><img class="wp-image-5745 size-full colorbox-5738" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/960x614_harvey-weinstein-arrivee-tribunal-manhattan-24-fevrier-2020.jpg" alt="960x614_harvey-weinstein-arrivee-tribunal-manhattan-24-fevrier-2020" width="960" height="614" /></a><p class="wp-caption-text">Photo Seth Wenig/AP/SIPA</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Sa fille <strong>Kristin</strong> vient dîner ce soir avec <strong>Ruby</strong>, sa petite-fille. Tout le monde semble penser qu’il joue sa vie, demain. Il ne voit pourtant pas de raison de s’inquiéter, surtout quand il lit les commentaires de soutien sur internet – il y en a –, surtout après la perfusion qui le fait dériver dans l’espace.</p>
<p>Il a tout le temps devant lui. Croit-il.</p>
<p>Un livre court, dense, fort.</p>
<div class="Book-summary" style="text-align: center"> <strong>Extraits </strong></div>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 18-19 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Découvrir les photos avait été une épreuve, plus dure qu&rsquo;il ne l&rsquo;avait imaginé. On renonçait à un tas de choses, on devait s&rsquo;habituer à la honte, mais pas facile d&rsquo;abandonner totalement la vanité. Harvey clopinant avec son déambulateur, ce costume dont les avocats avaient voulu qu&rsquo;il soit mal ajusté, un peu pas de gamme, pour qu&rsquo;il ait l&rsquo;air, devinait-il, d&rsquo;un cadre moyen. D&rsquo;après eux, plus il faisait pathétique, bien qu&rsquo;ils n&rsquo;aient pas employé ce mot, mieux c&rsquo;était. Ils voulaient que tout le monde ait pitié de lui. Une curieuse posture à adopter, en public du moins. C&rsquo;était une chose qu&rsquo;il faisait sans problème en privé – ma mère est décédée aujourd&rsquo;hui, disait-il en regardant l&rsquo;expression de la fille changer. Je me sens très seul, reste assise près de moi une minute, allonge-toi là, à côté de moi. E tapotant le lit d&rsquo;hôtel encore et encore. Il agrippait un poignet, en faisant une moue triste – viens, disait-il, viens. Sois une gentille fille, ne sois pas revêche. Je t&rsquo;ai fait un massage. Tu peux m&rsquo;en faire un toi aussi. Echange de bons procédés.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 71 :</strong><em> &laquo;&nbsp;L&rsquo;image floue des deux jurées lui apparut : celle qui portait au revers une broche en forme d&rsquo;araignée l&rsquo;autre un chemisier en soie boutonné jusqu&rsquo;en haut et des tresses africaines attachées en chignon serré, qui ne le quittait pas des yeux. Dans toute autre circonstance, il aurait fait attention à elles pendant une demi-seconde. Et encore. Ça l&rsquo;agaçait de devoir penser à elles. Laquelle des deux avait ri quand ils avaient montré des photos de son corps nu ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 95 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Peut-être que la décision ne serait pas aussi nette qu&rsquo;il l&rsquo;avait supposé, pas aussi rapide et totale. Il se souvenait à peine de toutes les choses qui s&rsquo;étaient produites, et par conséquent il avait écouté avec un certain intérêt les témoignages, au début, curieux d&rsquo;entendre ce qu&rsquo;il avait censé avoir fait. Mais c&rsquo;était vite devenu ennuyeux. Il supposait que tout le monde avait eu la même réaction, que tout le monde s&rsquo;ennuyait de la même manière. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong>Harvey, d&rsquo;Emma Cline, Quai Voltaire, La Table Ronde, 14€. Traduit par Jean Esch. </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Hommes, femmes&#8230; mode d&#8217;emploi</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/10/20/hommes-femmes-mode-demploi/</link>
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		<pubDate>Sun, 20 Oct 2019 10:02:02 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Je n’avais, sauf oubli de ma part, jamais ouvert un roman de Karine Tuil. Le onzième de ses écrits est arrivé sur mon bureau alors je l’ai ouvert. « Les choses humaines » nous parle de nous, de l’air du temps. C’est d’ailleurs ce que lui reproche plusieurs critiques lues ces dernières semaines. L’ère post «#metoo » pour être plus [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ffcc00">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p class="western"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/41Zm6vtAysL._SX195_.jpg" rel="lightbox[4878]"><img class="alignleft size-full wp-image-4885 colorbox-4878" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/41Zm6vtAysL._SX195_.jpg" alt="41Zm6vtAysL._SX195_" width="195" height="285" /></a>Je n’avais, sauf oubli de ma part, jamais ouvert un roman de <b>Karine Tuil</b>. Le onzième de ses écrits est arrivé sur mon bureau alors je l’ai ouvert. <b>« Les choses humaines » </b>nous parle de nous, de l’air du temps. C’est d’ailleurs ce que lui reproche plusieurs critiques lues ces dernières semaines. L’ère post «#metoo » pour être plus précise.</p>
<p class="western">Au fil des pages, on parle de sexe, de violence sexuelle, de rapports entre hommes et femmes. A l’aune de l’actualité qui ne laisse plus rien passer, et c’est heureux.</p>
<p class="western">L’histoire ? Elle se passe aujourd’hui. <strong>Jean Farel</strong>, 70 ans, fait de la résistance à la télévision et sur les ondes. L’homme, qui s’est fabriqué tout seul, est au faîte de sa carrière. Il est marié à <strong>Claire</strong>, essayiste reconnue, de 27 ans sa cadette. Ils ont un fils, <strong>Alexandre</strong>, brillant étudiant, mais cependant fragile, alors en chemin vers une prestigieuse université américaine, Stanford. Il tente de se remettre d’une douloureuse rupture amoureuse avec une femme plus âgée, et déjà dans les sphères du pouvoir.</p>
<p class="western"><span id="more-4878"></span></p>
<p class="western">Mais un jour, tout bascule. Le couple ne partage déjà plus grand-chose – <strong>Claire</strong> a quitté Jean pour<strong> Adam</strong>, professeur de français, juif, père de deux filles qui a laissé son ex-épouse rejoindre Brooklyn pour vivre son judaïsme de manière plus radicale. <strong>Jean</strong>, lui, passe désormais un plus de temps avec<strong> Françoise,</strong> cette femme de son âge avec laquelle il mène une double vie depuis plusieurs décennies déjà.</p>
<p class="western">Un soir, leur fils <strong>Alexandre</strong> aura une relation sexuelle avec <strong>Mila</strong>, la fille aînée d’<strong>Adam.</strong> Consentie ? Contrainte ? C’est tout l’enjeu du roman qui, dans sa deuxième partie ( la plus intéressante du reste) nous plonge dans les longues journées d’un procès pour viol, devant une cour d’assises, donc. Et pour suivre ce type de procès depuis plusieurs années maintenant, rien ne manque.<strong> Karine Tuil</strong> a d’ailleurs expliqué avoir passé beaucoup de temps à observer, à écouter durant ce type de procès.</p>
<p class="western">Son histoire, elle l’a d’ailleurs tirée d’un fait divers américain, dit l’affaire de Stanford. Une jeune fille accusait un brillant étudiant de l’avoir obligée à une relation sexuelle. Promis à un bel avenir, devait-on le condamner ?</p>
<p class="western">Les mêmes ressorts sont déroulent ici. Entre une mère qui culpabilise. Un père qui ne veut pas perdre la face ni l’antenne. Et un fils qui, à mon avis, in fine, n’a rien compris. De quoi arpenter en tous sens l’idée du consentement. La &nbsp;&raquo; zone grise &nbsp;&raquo;  qui certains mettent en avant pour justifier leurs actes ? Elle n’existe pas selon<strong> Karine Tuil</strong>. Elle cache seulement le déni. Trop répandu cependant. Dommage que dans le livre, tout cela ne soit pas redit avec force. Un flou subsiste, je trouve.</p>
<p class="western">Quid de la jeune victime, jeune femme au parcours chaotique ? Sa parole sera décortiquée, mise en doute, ignorée pour enfin être entendue. Reste que, comme dans la fable de La Fontaine, &laquo;&nbsp;selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir &laquo;&nbsp;…</p>
<p class="western" align="center"><b>Extraits</b></p>
<blockquote>
<p class="western" style="text-align: left" align="left"><b>Pages 78-79 : </b><i>« Pour la première fois de leur vie, ils avaient cessé d’exister pour leurs familles, il y avait une forme d’égoïsme dans ce repli amoureux qui contredisait leurs valeurs profondes, tout ce qu’ils avaient été jusqu’àlors, des époux fidèles, des parents attentifs, et en dépit de ce qu’ils interprétaient dans les moments où les remords étaient trop vifs comme une trahison intime, cela avait été la période la plus heureuse de leur vie. »</i></p>
<p class="western" style="text-align: left" align="left"><i></i><b>Page 250 : </b><i>« Pour Claire, le dilemme, c’était de vivre avec une telle promesse de réorganisation sociétale – les femmes racontaient enfin ce qu’elles avaient vécu, quelque chose d’important se jouait là dans cette réappropriation publique de leur valeur cette écoute attentive de leur parole – et, dans le même temps, d’analyser avec le plus d’objectivité possible ce qui était raconté au procès alors que, sous le prisme de l’émotion et de l’affectivité, tout lui paraissait vicié, excessif, à charge – son fils risquait jusqu’à quinze ans de prison et elle devait l’accabler ? Toute sa vie durant, elle n’avait fait qu’agir en contradiction avec les valeurs qu’elle prétendait publiquement défendre. C’était ça, la violence : le mensonge – une représentation falsifiée de son existence. Le déni : la voie qu’elle avait substituée au réel pour pouvoir le supporter. »</i></p>
<p class="western" style="text-align: left" align="left"><b>Page 281 : </b><i>« “Reconnaissez-le, on est dans la zone grise : il pensait qu’elle voulait avoir cette relation et elle n’a pas exprimé son refus catégorique. Lui a déjà grandement payé pour ce qui s’est passé : il n’a pas pu faire ses études à Stanford, sa carrière aux Etats-Unis est gâchée à tout jamais, il a abandonné ses entraînements, il est en prison, il a été tellement battu par les détenus qu’il ne sort plus de sa cellule, il ne dira rien mais il est détruit et je ne suis pas sûr qu’il s’en remette. Alexandre est une bonne personne, tous ses amis l’ont dit : il est sain d’esprit, loyal, courageux, combatif, c’est pourquoi je pense qu’il serait injuste de détruire la vie d’un garçon intelligent, droit, aimant, un garçon à qui jusqu’à présent tout a réussi, pour vingt minutes d’action” »</i></p>
</blockquote>
<p class="western" align="left"><i><b>« Les choses humaines », Karine Tuil, Gallimard, 21€</b></i></p>
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