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	<title>Quatrième de couv &#187; mémoire</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Au coeur de la Cité mystérieuse&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Nov 2022 09:13:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire automne 2022 Un premier roman pour le moins étrange, insaisissable, mais divinement bien écrit. Voilà ce que m&#8217;inspire le premier roman de Basile Gallais, Les sables. A 26 ans, ce dernier signe un texte d&#8217;ambiances, d&#8217;atmosphères. &#171;&#160;Les sables est venu avec le vent, porté par des bourrasques qui s&#8217;engouffraient entre les immeubles droits d&#8217;une ville, celle [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #0000ff">Rentrée littéraire automne 2022</span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LES-SABLES.jpg" rel="lightbox[6129]"><img class="alignleft wp-image-6131 size-medium colorbox-6129" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LES-SABLES-158x300.jpg" alt="LES SABLES" width="158" height="300" /></a></p>
<p>Un premier roman pour le moins étrange, insaisissable, mais divinement bien écrit. Voilà ce que m&rsquo;inspire le premier roman de <strong>Basile Gallais</strong>, <strong><em>Les sables</em></strong>. A 26 ans, ce dernier signe un texte d&rsquo;ambiances, d&rsquo;atmosphères.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;</em><strong>Les sables</strong><em> est venu avec le vent, porté par des bourrasques qui s&rsquo;engouffraient entre les immeubles droits d&rsquo;une ville, celle du Havre, de la Cité, un espace traversé de lumières qui a ouvert un interstice dans lequel je me suis coulé. Car il est avant tout question d&rsquo;une plongée en écriture, une immersion totale qui m&rsquo;a saisi et a saisi, d&rsquo;un même élan, chacun des personnages, nous mettant au même rang&nbsp;&raquo;, </em>explique <strong>Basile Gallais</strong> qui a quitté La Nouvelle-Calédonie pour étudier en métropole, d&rsquo;abord aux beaux-arts de Biarritz puis de Nantes, ou il pratique la peinture, puis en création littéraire, au Havre.<br />
Aujourd&rsquo;hui, il vit sur son voilier dans la petite rade de Nouméa.<br />
L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est une cité portuaire, verre et béton sur le sable, qui se dresse contre un ciel-champ de bataille. Un enfant se volatilise, la ville est amputée d&rsquo;un morceau de terre mais ne s&rsquo;en souvient pas. Une fake news tourne en boucle sur tous les écrans, la mort d&rsquo;un Guide spirituel, quelque part au fond d&rsquo;un désert, secoue des mondes lointains, retentit jusqu&rsquo;au plus proche. L&rsquo;information attaque la réalité et le vertige saisit chacun différemment, interrogeant la mémoire, la vérité, l&rsquo;avenir. Dans la tempête, quelques silhouettes se détachent, nous ouvrant le chemin vers une histoire de disparition et d&rsquo;oubli.</p>
<p><strong>Basile Gallais lit un extrait de son premier roman : </strong></p>
<p><a href="https://youtu.be/Rfw-GZvEDwQ">https://youtu.be/Rfw-GZvEDwQ</a></p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 51 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Cela fait des semaines que son travail est au point mort, que tout lui semble remis en question, jusqu&rsquo;à la nécessité même de la peinture, sa justesse à dire le monde. Lorsqu&rsquo;il a reçu le mail, il y a vu une chance de sortir du marasme dans lequel il s&rsquo;enfonçait, l&rsquo;opportunité de faire peau neuve, alors il s&rsquo;est laissé tenter par cette expérience qui, comme mentionné dans l&rsquo;invitation, propose de découvrir un espace perceptif inédit, une immersion dans un monde premier, bien que ces formules lui aient paru revêtir le parfum rance des spots publicitaires faisant l&rsquo;apologie d&rsquo;un nouveau tourisme, comme on en voit fleurir un peu partout sur les panneaux de la Cité. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 128 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>[&#8230;] Il se lève, allume un vieil émetteur-récepteur posé à côté des écrans et branche le micro sur la fréquence 99.9, cette onde sur laquelle lui et son frère écoutaient les conspirations du monde, une poésie de l&rsquo;obscurité qui était murmurée chaque jour depuis tous les pays du globe, et qui aujourd&rsquo;hui ne vit plus que par sa voix à lui. Il se laisse aller à cette présence qui flotte toujours autour de lui, ce double qui l&rsquo;habite et auquel il donne une voix.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 154 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] La cité disparait. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il repasse par la brèche ouverte dans la clôture. Cette fois, il entend des voix aux alentours, des corps qui s&rsquo;affairent pour rebrancher la métropole. Il profite de l&rsquo;obscurité pour filer en douce, ne traînant derrière lui plus aucune ombre. Il avance à l&rsquo;aveugle, se fiant à son instinct et à sa connaissance parfaite des artères qui irriguent la Cité. Il est toujours envahi par ce calme sépulcral. La Voie lactée se dessine, les étoiles scintillent à des intensités dont les variations sont perceptibles, des poussières luminescentes entourent les constellations d&rsquo;un halo bleu et jaune qui fend le ciel opaque. Une lumière d&rsquo;un autre temps couve au-dessus de Dennis. Il a le visage recouvert de son casque cyborg et avance d&rsquo;un pas déterminé vers le centre. Lorsqu&rsquo;il s&rsquo;engage dans l&rsquo;avenue principale, il aperçoit au bout de la veine noire une bulle turquoise qui flotte dans le ciel.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Les sables, Basile Gallais, Actes sud, 21€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Dans l&#8217;intimité de la Veuve de Meudon&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/08/19/dans-lintimite-de-la-veuve-de-meudon/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/08/19/dans-lintimite-de-la-veuve-de-meudon/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 19 Aug 2021 07:05:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[aides à domicile]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire  &#160; C&#8217;est la rentrée, celle des livres pas encore celle des classes ! D&#8217;ici le mois d&#8217;octobre, ce sont 521 livres qui vont être publiés parmi lesquels 379 romans français et 75 premiers romans. &#171;&#160;La dame couchée&#160;&#187; en fait partie. J&#8217;ai savouré ce texte écrit par Sandra Vanbremeersch. La quadragénaire,  diplômée en art, vit à Paris, où elle [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff0000">Rentrée littéraire </span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DAME-COUCHEE.jpg" rel="lightbox[5727]"><img class="alignleft size-full wp-image-5728 colorbox-5727" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DAME-COUCHEE.jpg" alt="DAME COUCHEE" width="409" height="600" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C&rsquo;est la rentrée, celle des livres pas encore celle des classes ! D&rsquo;ici le mois d&rsquo;octobre, <strong>ce sont 521 livres</strong> qui vont être publiés parmi lesquels 3<strong>79 romans français et 75 premiers romans.</strong></p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;La dame couchée&nbsp;&raquo;</strong> en fait partie. J&rsquo;ai savouré ce texte écrit par <strong>Sandra Vanbremeersch</strong>. La quadragénaire,  diplômée en art, vit à Paris, où elle développe son univers artistique.</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce roman ? Elle est singulière. Pour le moins.</p>
<p>De 2000 à 2019, une jeune femme, l&rsquo;auteure en l&rsquo;occurrence,  a été l’assistante de vie d’une vieille dame tout sauf ordinaire, recluse dans sa propriété pavillonnaire de la ville de Meudon : <strong>Lucette Destouches,</strong> veuve de <strong>Louis Ferdinand Céline.</strong><br />
Voici le récit de ces années passées dans un monde à l’écart du monde, véritable plongée dans l’intimité de cette future centenaire dont la santé va déclinant, rythmée par le ballet des visites régulières des amis et de la faune gravitant autour de <strong>la Veuve</strong>, jusqu’aux animaux de compagnie, autres bestioles et spectres peuplant la mythique maison.</p>
<p><strong>Lucette Destouches</strong>, née <strong>Lucie Almansor</strong>, est morte dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 novembre  2019 à l’âge de 107 ans.  Elle avait rencontré l&rsquo;auteur de <strong><em>Mort à crédit</em></strong> en 1936.</p>
<p>C’est dans une école de danse que la jeune femme de 23 ans est repérée par <strong>Louis-Ferdinand Destouches</strong>, un médecin généraliste de dix-huit ans plus âgé qui, fasciné par les danseuses, a obtenu l’autorisation d’assister à quelques cours.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5727"></span></p>
<p><strong>Après la mort de l’écrivain, le 1<sup>er</sup> juillet 1961,</strong> une nouvelle vie commence pour celle dont le veuvage sera plus long que le mariage. Unique ayant droit d’une œuvre aussi profuse que sulfureuse, <strong>Lucette Destouches</strong> en sera la parfaite gardienne du temple comme <strong><a href="https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2019/11/08/lucette-destouches-veuve-de-celine-est-morte_6018517_3382.html">l&rsquo;écrit le journaliste Thomas Wieder pour Le Monde dans cet article paru le 8 novembre 2019</a>.</strong><br />
Un premier roman écrit au cordeau, qui brosse le portrait tout en nuances de la femme d’un célèbre écrivain et restitue avec élégance et maestria un climat très singulier. Un vrai régal !</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 23 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] L&rsquo;effacement, je ne pouvais l&rsquo;anticiper. Ça, pour moi, c&rsquo;était dans les livres ou dans les films, mais la &laquo;&nbsp;vraie&nbsp;&raquo; vie soumise et le pouvoir de ceux qui soumettent je ne les connaissais pas. L&rsquo;intello voulait mener son enquête de terrain et l&rsquo;artiste éprouver la pure expérience de rentrer dans l&rsquo;opportunité fantasque qui se présentait là. Un coup de dés. En décidant de servir l&rsquo;extraordinaire ordinaire des &laquo;&nbsp;gens du dessus&nbsp;&raquo;, je ferais comme Alice, j&rsquo;irais visiter mon monde à l&rsquo;envers. J&rsquo;allais devenir boniche de moi-même ! J&rsquo;allais m&rsquo;auto-employer. Luxe, hérésie, fantaisie ou défi, le sort en était jeté.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 76  :</strong> <em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;escalier s&rsquo;agace et grince, il en rajoute, peu coutumier de cette déferlante de petits pas secs. C&rsquo;est qu&rsquo;il est habitué à nos sauts de biche, nos quatre-à-quatre au moindre appel, aux pas nonchalants de l&rsquo;Avocat, à ceux discrets ou enjoués des visiteurs. Et avant, aux papattes des chiens et des chats qui faisaient de cette maison une maison verticale, aux tintements feutrés des coussinets, et avant&#8230; avant il goûtait le pas léger de la danseuse Légèrement chaotique, scandé comme du jazz, dissonant comme une faille dans le rythme. Et puis surtout il connaissait les caresses de la peau, de la peau des pieds nus de Madame D. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
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<div>
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<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<blockquote>
<div dir="auto" style="text-align: left"><strong>Page 129 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Avec le temps qui passe, la maison peu à peu s&rsquo;est recroquevillée. Tout a fini d&rsquo;être aspiré du jardin vers SA chambre, vers ELLE. En vingt années, j&rsquo;ai vu la Dame engloutir les choses comme les gens, et jusqu&rsquo;à sa demeure. De la végétation du jardin qui se faufile partout gagnant chaque jour en souplesse, aux êtres grouillant comme des vermines, jusqu&rsquo;à l&rsquo;agitation de la maison, la Veuve de Meudon a tout fait converger vers sa personne dans une dévorante nécessité aussi magistrale qu&rsquo;inspirée.&nbsp;&raquo; </em></div>
</blockquote>
<div dir="auto" style="text-align: left"><em><strong>La dame couchée, Sandra Vanbremeersch, Seuil, 17,50€</strong></em></div>
</div>
</div>
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</div>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Rescapés d&#8217;un monde qui se délite&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/01/11/rescapes-dun-monde-qui-se-delite/</link>
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		<pubDate>Thu, 11 Jan 2018 08:45:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire La rentrée littéraire d&#8217;hiver vient de s&#8217;ouvrir. La petite rentrée ? Les esprits chagrins le pensent. Pas moi. Il y a parmi les 499 romans publiés en janvier et février quelques pépites. Forcément. Parmi ces livres nouveaux, 145 romans français dont 64 premiers. Une aubaine. Pour ouvrir la saison, j&#8217;ai cependant décidé de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #ff00ff"><b>Rentrée littéraire</b></span></p>
<p>La rentrée littéraire d&rsquo;hiver vient de s&rsquo;ouvrir. La petite rentrée ? Les esprits chagrins le pensent. Pas moi. <strong>Il y a parmi les 499 romans publiés en janvier et février quelques pépites. Forcément. Parmi ces livres nouveaux, 145 romans français dont 64 premiers.</strong> Une aubaine. Pour ouvrir la saison, j&rsquo;ai cependant décidé de choisir l&rsquo;auteure <strong>Marie Redonnet.</strong> Pas une nouvelle venue. Mais une &laquo;&nbsp;revenante&nbsp;&raquo; si j&rsquo;ose dire. Après des années de silence, elle est de retour !</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TRIO.jpg" rel="lightbox[4159]"><img class="alignleft size-full wp-image-4151 colorbox-4159" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TRIO.jpg" alt="TRIO" width="225" height="300" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je l&rsquo;avais découverte en 2016, grâce au conseil avisé d&rsquo;une libraire tourangelle avisée ( ne jamais négliger les conseils de ces professionnels !). <strong>Marie Redonnet, </strong>sexagénaire,<strong> </strong>publiait alors <strong>&laquo;&nbsp;La femme au colt 45&Prime;</strong>. Un roman court, percutant. Détonant. A redécouvrir<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/06/28/une-femme-une-arme-un-destin/">ici</a>.</strong></p>
<p>Alors j&rsquo;ai poursuivi la découverte un peu plus loin. L&rsquo;an dernier,  Le Tripode décidait de publier en un seul volume –<strong> &laquo;&nbsp;Héritières&nbsp;&raquo;</strong>–, trois romans publiés il y  a trente ans aux Editions de Minuit. Nouvelle claque. Et c&rsquo;est par<a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/08/24/des-heritieres-soumises-au-poids-du-passe/"><strong> là</strong></a>.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Trio pour un monde égaré&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Marie Redonnet</strong> confirme qu&rsquo;elle appartient à un groupe à part. Celui des auteurs qui, de livre en livre, inspecte le moindre recoin de leur univers, autour d&rsquo;une même thématique. Sans se perdre. Sans nous lasser non plus. Ici, pas de lieu, ni de dates.</p>
<p>Un décor flou pour aller mieux au coeur de la matrice et des personnages. Et la guerre. Toujours. La violence aussi. Et cette quête des personnages, trois rescapés, à sauver leur liberté. De penser et d&rsquo;agir. Coûte que coûte.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4159"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans la postface, une autobiographie inédite de l&rsquo;auteure, celle-ci explique notamment que ces trois récits sont <strong><em>&laquo;&nbsp;souterrainement reliés et inspirés par [sa] vie entre la France et le Maroc&nbsp;&raquo;. </em></strong>Trois voix qui émergent<strong><em> &laquo;&nbsp;d&rsquo;un monde déréglé par la guerre et les massacres&nbsp;&raquo;. </em></strong></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Il y en a trois.  Qui s&rsquo;intercalent. Qui se répondent. D&rsquo;abord <strong>Willy Chow</strong>. C&rsquo;est un ancien rebelle qui vit dans une bergerie entre la mer et les collines. Il tente d’oublier un passé trouble, mais la guerre fait à nouveau rage à la frontière et menace la paix de son domaine&#8230;</p>
<p>Il y a aussi le scientifique <strong>Douglas Marenko. </strong>Qui n’est pas <strong>Douglas Marenko</strong>. Emprisonné dans une cellule d’un nouveau genre après avoir tenté de fuir son pays, on voudrait pour des raisons qu’il ignore lui faire endosser une nouvelle identité. Il résiste jusqu’à ce que ses geôliers lui présentent une femme censée être son épouse, et qu’il sait avoir connue&#8230; Etrange.<br />
Et il y a une femme. <strong>Tate Combo</strong>. Elle aussi a quitté son pays, après une prophétie de son père qui prédisait la destruction de son village. Elle vit désormais dans la mégapole Low Fow, où un photographe en vogue a décidé d’en faire, à force d’opérations chirurgicales, l’incarnation d’une déesse qu’il vénère. Le jour où elle décide de rompre cette métamorphose imposée, des avions s’écrasent sur les tours de la ville&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 30-31 : (Tate Combo) </strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;En dépit des analgésiques et des calmants, je souffrais terriblement. J&rsquo;assistais malgré moi à cette douloureuse métamorphose que Bram Rift photographiait avec ravissement. Je me prêtais à toutes ses demandes comme c&rsquo;était écrit sur mon contrat. Il me sortait dans les lieux à la mode, il me présentait à ses amis, il se servait de moi à sa guise. J&rsquo;en éprouvais de la jouissance et je ne pouvais lui résister. C&rsquo;était plus fort que moi. Mais en secret je le haïssais et rêvais de le tuer Ses photographies me fascinaient. J&rsquo;étais une jeune africaine à la peau noire et au visage négroïde en train de devenir par la magie de la science médicale une jeune déesse à la blancheur éclatante et aux traits d&rsquo;une finesse extrême. Mais devenue blanche, ma couleur noire continuait de rayonner. Sur les photos de Bram Rift, elle triomphait alors même qu&rsquo;elle avait disparu. C&rsquo;était là ma victoire secrète ! &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 97  : (Willy Chow)</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Moi aussi comme Jimmy Fango j&rsquo;aime le désert. Je pars seul plusieurs jours. Je marche jusqu&rsquo;à l&rsquo;épuisement. Je m&rsquo;endors enveloppé dans mon sac de couchage en contemplant les étoiles. Parfois le bruit furtif d&rsquo;une bête qui rôde me réveille et me garde en alerte. Je vais saluer les nomades. Ils me connaissent et m&rsquo;accueillent comme leur hôte. On échange les nouvelles. Le désert connaît de grands changements et ils n&rsquo;en sont plus les maîtres. Cette fois, je sens une tension inhabituelle, une inquiétude qu&rsquo;il n&rsquo;arrivent pas à dissimuler. Ils n&rsquo;ont pas envie de prolonger notre rencontre. Ils ne me disent rien de leurs projets. Je ne leur pose pas de questions. Avant de les quitter je leur donne l&rsquo;accolade de l&rsquo;amitié comme si je ne devais pas les revoir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 127-128 : (Douglas Marenko) </strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Une nuit, réveillé par un cauchemar au cours duquel les yeux bandés je tombais au fond d&rsquo;un ravin, je la surprends installé à mon bureau en train d&rsquo;effacer rageusement la mémoire de mon ordinateur et toutes les sauvegardes que j&rsquo;ai faites de mes plus récents travaux. Comment peut-elle en connaître les codes secrets que je prends soin de changer chaque jour ? Elle me regarde avec mépris. “Tu n&rsquo;es qu&rsquo;un imposteur! Je voulais te donner une chance. Quand j&rsquo;ai appris que tu étais détenu à la prison d&rsquo;Akuba, j&rsquo;ai eu pitié de toi. Je suis devenue ta femme pour te sauver. Mais tu n&rsquo;as rien compris à ce qui arrivait. Rokto Sark a déjoué ta ruse. Sans lui qui me protégeait, j&rsquo;étais perdue.”&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;Trio pour un monde égaré&nbsp;&raquo;, Marie Redonnet, Le Tripode. </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Bleus horizons ou la lutte contre l&#8217;oubli</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/04/02/bleus-horizons-ou-la-lutte-contre-loubli/</link>
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		<pubDate>Tue, 02 Apr 2013 10:35:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[amitié]]></category>
		<category><![CDATA[aristocratie protestante]]></category>
		<category><![CDATA[Constance]]></category>
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		<description><![CDATA[Centenaire oblige, la Première Guerre mondiale sera assurément très un thème &#171;&#160;à la mode&#160;&#187; l&#8217;an prochain. Unsujet qui réunira d&#8217;ailleurs  les spécialistes de la question à Blois, à l&#8217;automne, pour les Rendez-vous de l&#8217;Histoire. Si ce blog a, à de nombreuses reprises, évoqué le sujets à travers des romans, il ne l&#8217;avait jamais fait à [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Centenaire oblige, la Première Guerre mondiale sera assurément très un thème &laquo;&nbsp;à la mode&nbsp;&raquo; l&rsquo;an prochain. Unsujet qui réunira d&rsquo;ailleurs  les spécialistes de la question à Blois, à l&rsquo;automne, pour les <strong>Rendez-vous de l&rsquo;Histoire.</strong></p>
<p>Si ce blog a, à de nombreuses reprises, évoqué le sujets à travers des romans, il ne l&rsquo;avait jamais fait à travers la plume de <strong>Jérôme Garcin.</strong> C&rsquo;est désormais chose faite !</p>
<div id="attachment_1609" style="width: 81px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MIRMONT.jpg" rel="lightbox[1601]"><img class=" wp-image-1609   colorbox-1601" style="margin: 10px" alt="Jean de La Ville de Mirmont" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MIRMONT.jpg" width="71" height="96" /></a><p class="wp-caption-text">Jean de La Ville de Mirmont</p></div>
<p>En janvier dernier, <strong>celui-ci publiait chez Gallimard, &nbsp;&raquo; Bleus horizons&nbsp;&raquo;</strong>. L&rsquo;occasion, au fil d&rsquo;un roman brillant et bouleversant de plonger dans la vie de <strong>Jean de La Ville de Mirmont</strong>, un écrivain et poète né à Bordeaux qui, à l&rsquo;âge de 27 ans en novembre 1914, meurt sur le front de Verneuil, sur le Chemin des Dames. Deux mois seulement après avoir quitté Bordeaux et rejoint son régiment.</p>
<p>Le jeune auteur, intime de <strong>François Mauriac</strong>, laisse derrière lui <strong>un roman &nbsp;&raquo; Les dimanches de Jean Dézert&nbsp;&raquo;, des contes et un recueil de poèmes &laquo;&nbsp;L&rsquo;horizon chimérique&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<blockquote><p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BLEUS-HORIZONS_ouvrage.jpg" rel="lightbox[1601]"><img class="alignleft  wp-image-1610 colorbox-1601" style="margin: 10px" alt="BLEUS-HORIZONS_ouvrage" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BLEUS-HORIZONS_ouvrage.jpg" width="62" height="91" /></a>De ce destin tragique, <strong>Jérôme Garcin</strong> imagine un roman et invente le personnage de <strong>Louis Gémon</strong>, qui, devenu camarade de front de Jean va, à son retour à la vie civile, mettre toute son énergie à faire vivre l&rsquo;oeuvre de son ami. Au point d&rsquo;en oublier sa propre existence, ses désirs.</p>
<p><strong>Jean et Louis</strong> avaient la même appétance pour les mots, la littérature. <strong>Louis</strong> va, des années durant, mener une enquête sur la vie de son ami, rencontrer l&rsquo;éditeur <strong>Bernard Grasset</strong>, le compositeur <strong>Gabriel Fauré</strong> qui mit ses poèmes en musique mais aussi <strong>François Mauriac</strong>, qui fut l&rsquo;ami d&rsquo;enfance de Jean. Jean était solaire, rêvait de voyages et vouait une dévotion à sa mère, issue de l&rsquo;artistocratie protestante bordelaise. Louis, lui, est un être plus terne, introverti qui se rêve écrivain.</p></blockquote>
<p>Rappelons que <strong>Jérôme Garcin</strong> a entamé, il y a plusieurs années déjà, un travail de mémoire à travers ses romans successifs.</p>
<p><span id="more-1601"></span></p>
<div id="attachment_1608" style="width: 298px" class="wp-caption alignright"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GARCIN-II.jpg" rel="lightbox[1601]"><img class="wp-image-1608  colorbox-1601" style="margin: 10px" alt="(Photo Catherine Hélie pour Gallimard)" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GARCIN-II.jpg" width="288" height="217" /></a><p class="wp-caption-text">(Photo Catherine Hélie pour Gallimard)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Journaliste, producteur et l&rsquo;animateur de l&rsquo;émission littéraire &laquo;&nbsp;<strong>Le Masque et la plume</strong>&nbsp;&raquo; sur France Inter (depuis 1989), il est directeur adjoint de la rédaction du Nouvel Observateur et est membre du comité de lecture de la Comédie-Française.</p>
<p>Lauréat du prix Médicis en 1994, du prix Roger Nimier en 1998, ainsi que du prix Duménil, Jérôme Garcin<em> &nbsp;&raquo; refuse de laisser les choses mourir une seconde fois&nbsp;&raquo;</em> et utilise la littérature pour le faire. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Bleus horizons&nbsp;&raquo;</strong>, comme avec <strong>&laquo;&nbsp;Olivier&nbsp;&raquo;</strong>, un livre fort, paru en 2011, dans lequel il évoquait la disparition de son frère jumeau Olivier, mort à 6 ans après avoir été renversé par une voiture.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire de son roman, il l&rsquo;évoque à l&rsquo;antenne de France info :</p>
<iframe src="http://www.franceinfo.fr/player/export-reecouter?content=921515" width="481" frameborder="0" scrolling="no" height="139"></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Pages 19-20 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Dès que Jean sut mon amour de la littérature, nous sympathisâmes. Un soir, il me confia, d&rsquo;une voix légèrement chuintante, qu&rsquo;il écrivait, qu&rsquo;il venait même de publier son premier roman,</em> Les dimanches de Jean Dézert<em>, et qu&rsquo;il vous avait laissé par écrit, à vous seule, un ordre testamentaire : “ J&rsquo;ai un volume de vers tout prêt, </em>l&rsquo;Horizon chimérique<em>. Tu le trouveras sur la table de ma chambre. Et tu le publieras”. Il me lut ce mot sans se vanter, un peu comme s&rsquo;il m&rsquo;informait qu&rsquo;il s&rsquo;était fait vacciner contre la variole ou le typhus. Pour ma part, je lui parlai du récit sur mon enfance dont  j&rsquo;avais déjà rédigé une dizaine de chapitres et de mes lectures de chevet. Nous découvrîmes que nous cherchions la compagnie des mêmes poètes, Baudelaire, Laforgue, Moréas et Jammes. Il me répétait souvent : “ Tu verras, Louis, la guerre nous rendra plus forts. Et nous écrirons mieux après&#8230;” &nbsp;&raquo; </em><strong><br />
</strong></p>
<p><strong>Page 71</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Le 8 septembre 1914, Jean reçut sa feuille de route. Il la baisa, la caressa, la respira. Il pleura aussi, mais de joie en lisant et relisant sa convocation. Car il était attendu, deux jours plus tard, à la caserne de Libourne où il partit avec cette ferveur que mettent les pèlerins à rejoindre Saint-Jacques-de-Compostelle, cette naïveté des enfants qui rentrent chez eux après des vacances en colonie. Le garçon que je rencontrai pour la première fois était heureux et si plein d&rsquo;idéal qu&rsquo;on l&rsquo;eût dit inconscient du danger. Il ressemblait plus à un chevalier des croisades qu&rsquo;à un soldat et attribuait à la protection de Dieu son invincibilité. Pourtant, il n&rsquo;avait plus que deux mois à vivre. C&rsquo;est quoi, deux mois ? Huit semaines, soixante jours, une broutille, un coup de vent, le temps d&rsquo;un soupir, une éternité.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 194 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Elle voulait m&rsquo;attirer vers la lumière, je revenais sans cesse à la grande nuit de 14. Elle était douée pour les éclats de rire, je me complaisais dans les les pleurs secs. Avec le temps, j&rsquo;ai laissé Jean prendre une place de plus en plus grande dans notre couple. J&rsquo;ai négligé Constance pour un mort. Et je n&rsquo;ai pas su écouter ses avertissements. Un matin, elle disparut, emportant avec elle toutes ses affaires. Elle me laissa une lettre sur la table de nuit&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">A travers ce roman, j&rsquo;ai découvert un auteur qui, comme Alain-Fournier et d&rsquo;autres, a vu la Grande guerre anéantir sa vie et son talent. Au fil des pages, des mots de Jean de La Ville de Mirmont reprennent vie.  J&rsquo;ai découvert aussi l&rsquo;écriture, le style de Jérôme Garcin. Riche et sensible. J&rsquo;ai beaucoup aimé comment ce dernier décrit la relation qui unit Jean et Louis au-delà de tout. Même de la mort. Louis s&rsquo;excuse-t-il d&rsquo;être encore en vie ? Est-ce pour cela qu&rsquo;il s&rsquo;oublie pour faire vivre l&rsquo;oeuvre de Jean ? Un roman touchant, bouleversant. A lire absolument. </span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #000000"><em><strong>&laquo;&nbsp;Bleus horizons&nbsp;&raquo;, de Jérôme Garcin, Gallimard, 16,90€</strong></em></span></p>
<p style="text-align: left"> </p>
</blockquote>
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