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	<title>Quatrième de couv &#187; massacres</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Rescapés d&#8217;un monde qui se délite&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Jan 2018 08:45:36 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #ff00ff"><b>Rentrée littéraire</b></span></p>
<p>La rentrée littéraire d&rsquo;hiver vient de s&rsquo;ouvrir. La petite rentrée ? Les esprits chagrins le pensent. Pas moi. <strong>Il y a parmi les 499 romans publiés en janvier et février quelques pépites. Forcément. Parmi ces livres nouveaux, 145 romans français dont 64 premiers.</strong> Une aubaine. Pour ouvrir la saison, j&rsquo;ai cependant décidé de choisir l&rsquo;auteure <strong>Marie Redonnet.</strong> Pas une nouvelle venue. Mais une &laquo;&nbsp;revenante&nbsp;&raquo; si j&rsquo;ose dire. Après des années de silence, elle est de retour !</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TRIO.jpg" rel="lightbox[4159]"><img class="alignleft size-full wp-image-4151 colorbox-4159" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TRIO.jpg" alt="TRIO" width="225" height="300" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je l&rsquo;avais découverte en 2016, grâce au conseil avisé d&rsquo;une libraire tourangelle avisée ( ne jamais négliger les conseils de ces professionnels !). <strong>Marie Redonnet, </strong>sexagénaire,<strong> </strong>publiait alors <strong>&laquo;&nbsp;La femme au colt 45&Prime;</strong>. Un roman court, percutant. Détonant. A redécouvrir<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/06/28/une-femme-une-arme-un-destin/">ici</a>.</strong></p>
<p>Alors j&rsquo;ai poursuivi la découverte un peu plus loin. L&rsquo;an dernier,  Le Tripode décidait de publier en un seul volume –<strong> &laquo;&nbsp;Héritières&nbsp;&raquo;</strong>–, trois romans publiés il y  a trente ans aux Editions de Minuit. Nouvelle claque. Et c&rsquo;est par<a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/08/24/des-heritieres-soumises-au-poids-du-passe/"><strong> là</strong></a>.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Trio pour un monde égaré&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Marie Redonnet</strong> confirme qu&rsquo;elle appartient à un groupe à part. Celui des auteurs qui, de livre en livre, inspecte le moindre recoin de leur univers, autour d&rsquo;une même thématique. Sans se perdre. Sans nous lasser non plus. Ici, pas de lieu, ni de dates.</p>
<p>Un décor flou pour aller mieux au coeur de la matrice et des personnages. Et la guerre. Toujours. La violence aussi. Et cette quête des personnages, trois rescapés, à sauver leur liberté. De penser et d&rsquo;agir. Coûte que coûte.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4159"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans la postface, une autobiographie inédite de l&rsquo;auteure, celle-ci explique notamment que ces trois récits sont <strong><em>&laquo;&nbsp;souterrainement reliés et inspirés par [sa] vie entre la France et le Maroc&nbsp;&raquo;. </em></strong>Trois voix qui émergent<strong><em> &laquo;&nbsp;d&rsquo;un monde déréglé par la guerre et les massacres&nbsp;&raquo;. </em></strong></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Il y en a trois.  Qui s&rsquo;intercalent. Qui se répondent. D&rsquo;abord <strong>Willy Chow</strong>. C&rsquo;est un ancien rebelle qui vit dans une bergerie entre la mer et les collines. Il tente d’oublier un passé trouble, mais la guerre fait à nouveau rage à la frontière et menace la paix de son domaine&#8230;</p>
<p>Il y a aussi le scientifique <strong>Douglas Marenko. </strong>Qui n’est pas <strong>Douglas Marenko</strong>. Emprisonné dans une cellule d’un nouveau genre après avoir tenté de fuir son pays, on voudrait pour des raisons qu’il ignore lui faire endosser une nouvelle identité. Il résiste jusqu’à ce que ses geôliers lui présentent une femme censée être son épouse, et qu’il sait avoir connue&#8230; Etrange.<br />
Et il y a une femme. <strong>Tate Combo</strong>. Elle aussi a quitté son pays, après une prophétie de son père qui prédisait la destruction de son village. Elle vit désormais dans la mégapole Low Fow, où un photographe en vogue a décidé d’en faire, à force d’opérations chirurgicales, l’incarnation d’une déesse qu’il vénère. Le jour où elle décide de rompre cette métamorphose imposée, des avions s’écrasent sur les tours de la ville&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 30-31 : (Tate Combo) </strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;En dépit des analgésiques et des calmants, je souffrais terriblement. J&rsquo;assistais malgré moi à cette douloureuse métamorphose que Bram Rift photographiait avec ravissement. Je me prêtais à toutes ses demandes comme c&rsquo;était écrit sur mon contrat. Il me sortait dans les lieux à la mode, il me présentait à ses amis, il se servait de moi à sa guise. J&rsquo;en éprouvais de la jouissance et je ne pouvais lui résister. C&rsquo;était plus fort que moi. Mais en secret je le haïssais et rêvais de le tuer Ses photographies me fascinaient. J&rsquo;étais une jeune africaine à la peau noire et au visage négroïde en train de devenir par la magie de la science médicale une jeune déesse à la blancheur éclatante et aux traits d&rsquo;une finesse extrême. Mais devenue blanche, ma couleur noire continuait de rayonner. Sur les photos de Bram Rift, elle triomphait alors même qu&rsquo;elle avait disparu. C&rsquo;était là ma victoire secrète ! &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 97  : (Willy Chow)</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Moi aussi comme Jimmy Fango j&rsquo;aime le désert. Je pars seul plusieurs jours. Je marche jusqu&rsquo;à l&rsquo;épuisement. Je m&rsquo;endors enveloppé dans mon sac de couchage en contemplant les étoiles. Parfois le bruit furtif d&rsquo;une bête qui rôde me réveille et me garde en alerte. Je vais saluer les nomades. Ils me connaissent et m&rsquo;accueillent comme leur hôte. On échange les nouvelles. Le désert connaît de grands changements et ils n&rsquo;en sont plus les maîtres. Cette fois, je sens une tension inhabituelle, une inquiétude qu&rsquo;il n&rsquo;arrivent pas à dissimuler. Ils n&rsquo;ont pas envie de prolonger notre rencontre. Ils ne me disent rien de leurs projets. Je ne leur pose pas de questions. Avant de les quitter je leur donne l&rsquo;accolade de l&rsquo;amitié comme si je ne devais pas les revoir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 127-128 : (Douglas Marenko) </strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Une nuit, réveillé par un cauchemar au cours duquel les yeux bandés je tombais au fond d&rsquo;un ravin, je la surprends installé à mon bureau en train d&rsquo;effacer rageusement la mémoire de mon ordinateur et toutes les sauvegardes que j&rsquo;ai faites de mes plus récents travaux. Comment peut-elle en connaître les codes secrets que je prends soin de changer chaque jour ? Elle me regarde avec mépris. “Tu n&rsquo;es qu&rsquo;un imposteur! Je voulais te donner une chance. Quand j&rsquo;ai appris que tu étais détenu à la prison d&rsquo;Akuba, j&rsquo;ai eu pitié de toi. Je suis devenue ta femme pour te sauver. Mais tu n&rsquo;as rien compris à ce qui arrivait. Rokto Sark a déjoué ta ruse. Sans lui qui me protégeait, j&rsquo;étais perdue.”&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;Trio pour un monde égaré&nbsp;&raquo;, Marie Redonnet, Le Tripode. </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Perdre pour mieux gagner&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/11/06/perdre-pour-mieux-gagner/</link>
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		<pubDate>Sun, 06 Nov 2016 16:36:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Laurent Gaudé n&#8217;a pas besoin de moi pour vendre des romans, c&#8217;est un fait. Des années pourtant que je suis cet auteur, découvert, comme beaucoup par le prisme de &#171;&#160;Le soleil des Scorta&#160;&#187;, prix Goncourt 2004. J&#8217;avais alors plongé dans ses romans précédents &#171;&#160;La mort du roi Tsongor&#160;&#187; et &#171;&#160;Cris&#160;&#187; avant d&#8217;attendre chaque [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GAUDE-OK.jpg" rel="lightbox[3737]"><img class="alignleft size-full wp-image-3744 colorbox-3737" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GAUDE-OK.jpg" alt="GAUDE OK" width="250" height="476" /></a></p>
<p><strong>Laurent Gaudé</strong> n&rsquo;a pas besoin de moi pour vendre des romans, c&rsquo;est un fait.</p>
<p>Des années pourtant que je suis cet auteur, découvert, comme beaucoup par le prisme de <strong>&laquo;&nbsp;Le soleil des Scorta&nbsp;&raquo;</strong>, prix Goncourt 2004.</p>
<p>J&rsquo;avais alors plongé dans ses romans précédents <strong>&laquo;&nbsp;La mort du roi Tsongor&nbsp;&raquo;</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;Cris&nbsp;&raquo;</strong> avant d&rsquo;attendre chaque rentrée littéraire impatiemment.</p>
<p>Vous pouvez retrouvez <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/12/quand-la-terre-devient-bouche-qui-mange/">ici</a> </strong>le post concernant<strong> &laquo;&nbsp;Dansent les ombres&nbsp;&raquo;, </strong>paru l&rsquo;an dernier et qui m&rsquo;avait donné envie d&rsquo;aller découvrir Haïti.</p>
<p>Le voici de retour avec <strong>&laquo;&nbsp;Ecoutez nos défaites&nbsp;&raquo;</strong>, toujours chez Actes Sud.</p>
<p>Un roman dense qui mêle quatre époques, quatre histoires. Quatre manières d&rsquo;appréhender le destin, qu&rsquo;il soit victorieux ou voué à la défaite.</p>
<p>Les siècles et les guerres se mélangent. Et au fil des pages, la défaite se veut militaire et/ou intime.</p>
<p>Chacun y va de sa stratégie pour gagner la victoire. Mais s&rsquo;agit-il de battre son ennemi ou de lui survivre, s&rsquo;interroge l&rsquo;auteur. Le prix à payer n&rsquo;est-il pas bien trop lourd ?</p>
<p><strong>Et si seul le beau et ce qui fait notre humanité valaient la peine qu&rsquo;on se batte pour eux ? </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3737"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Un agent des services de renseignements français, <strong>Assem Graïeb</strong>, gagné par une grande lassitude est chargé de retrouver à Beyrouth un ancien membre des commandos d&rsquo;élite américains soupçonné de divers trafics. Il croise le chemin de <strong>Mariam</strong>, une archéologue irakienne qui tente de sauver les trésors des musées des villes bombardées. Les lointaines épopées de héros du passé scandent leurs parcours – <strong>le général Grant</strong> écrasant les Confédérés, <strong>Hannibal</strong> marchant sur Rome, <strong>Hailé Sélassié</strong> se dressant contre l’envahisseur fasciste&#8230;</p>
<p><strong>Laurent Gaudé</strong> dit de son roman (sur le site de son éditeur Actes Sud) qu&rsquo;il <strong>&laquo;&nbsp;est un livre sur le temps&nbsp;&raquo;.</strong> <strong>[&#8230;] </strong><span class="coul1"><strong>Mais c’est aussi un livre qui essaie de saisir ce continuum qui nous traverse, nous lie aux époques précédentes, dans une sorte de mystérieuse verticalité. Un peu comme le font ces objets archéologiques qui traversent les siècles, surgissent parfois à nos yeux, au gré d’une fouille, nous regardent avec le silence profond des âges et disparaissent à nouveau, vendus, détruits ou engloutis pour quelques siècles encore.</strong></span></p>
<p>Et l&rsquo;auteur de poursuivre : <strong>&laquo;&nbsp;Et si, dès lors, la défaite n’avait rien à voir avec l’échec ? Et s’il ne s’agissait pas de réussir ou de rater sa vie mais d’apprendre à perdre, d’accepter cette fatalité ? Nous tomberons tous. Le pari n’est pas d’échapper à cette chute mais plutôt de la vivre pleinement, librement.</strong><br />
<strong> Les deux personnages principaux d’<em>Écoutez nos défaites</em>, Assem, l’agent des services français, et Mariam, l’archéologue irakienne, sont dans cette quête. Ils sont aux endroits où le monde se convulse. Et si la défaite ne peut être évitée, du moins son approche est-elle l’occasion pour eux de s’affranchir. Quitter l’obéissance et remettre des mots sur le monde. Assumer la liberté de vivre dans la sensualité et le combat. C’est cet affranchissement commun qui rend leur rencontre possible et va les unir dans cette traversée d’un monde en feu, où ils seront peut-être défaits mais sans jamais cesser d’être souverains.”</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 30-31 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;La défaite, elle est là. Est-ce que les autres ne la voient pas ? La défaitr bestiale, gourmande, sans appel. Ils ne pourront pas lui échapper. Est-ce qu&rsquo;il est le seul à la sentir ? Les généraux se passent et se repassent une petite paire de jumelles, comptent et recomptent les troupes italiennes et les régiments d&rsquo;Erythréens. On lui tend parfois la paire pour qu&rsquo;il apprécie à son tour la situation, mais il ne le fait pas. Lui, leur empereur à tous, roi des rois, lui, Hailé Sélassié, il est sûr de la défaite mais à quoi bon le leur dire ? Il garde son calme légendaire, n&rsquo;exprime rien, ni peur, ni hâte. Il est le temps qui ne s&rsquo;émeut pas, l&rsquo;oeil qui voit ce qui sera. Ses hommes le contemplent, petit, dans cet uniforme impeccable qu&rsquo;il est le seul à porter. Les autres, tous les autres, sont hirsutes, avec des couvertures sur les épaules, des bijoux autour du cou, aux oreilles, aux poignets, des couteaux à la ceinture. Il ne dit rien. Il était contre cette bataille. A quoi lui servirait de compter et recompter les effectifs ennemis ? Ils vont mourir aujourd&rsquo;hui. Il le sait.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 78 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;“Chargez!” C&rsquo;est Grant qui crie cette fois. Et Buell avec lui. Sherman, Wallace et tous les officiers yankees. C&rsquo;est à leur tour d&rsquo;avancer. La guerre n&rsquo;est faite que de cela : de ce va-et-vient : manger du terrain ou le perdre. Tenir ou reculer. Avoir la force de se relever, même après sept heures de combat, même après une nuit aux aguets, et charger sur ceux qui vous ont mis en pièce la veille. Beauregard, qui a pris la place de Johnston, voit les troupes nordistes contre-attaquer. Il comprend que tout est fini. Des hommes mourront encore, mais la bataille de Shiloh est perdue et il n&rsquo;y a plus qu&rsquo;à reculer&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 238 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Un nouveau coup d&rsquo;Etat vient d&rsquo;éclater. Est-ce que ce sont les mêmes ? Menghistu et Germame sont-ils revenus d&rsquo;entre les morts pour le harceler à nouveau ? Non&#8230; On lui parle d&rsquo;autre chose aujourd&rsquo;hui. Il ne s&rsquo;agirait pas d&rsquo;un homme mais d&rsquo;une sorte de société sécrète : le Derg. Il se sent las. Des années ont passé&#8230; Dans son esprit, les époques se chevauchent. Toutes les attaques à son trône se superposent. Il y a eu tant de complots. Tous les deux ou quatre ans. Et celui-ci maintenant. On tire sur le palais et le peuple ne descend pas dans la rue pour le protéger ? Quelque chose a changé. Est-ce qu&rsquo;il est en train de perdre ? Il sent une fatigue qui vient de loin prendre possession de lui. Elle l&rsquo;empêche de bondir, de crier des ordres, de réagir avec vigueur. Il sent que dorénavant le pays le regarde avec haine, lui et ses vingt-sept Rolls Royce, lui et sa cour d&rsquo;hommes inutiles, lui et ses richesses dans un pays qui meut la bouche ouverte.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Écoutez nos défaites&nbsp;&raquo;, laurent Gaudé, Actes Sud, 288p, 20 €.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Antigone pour voler deux heures à la guerre&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/11/05/antigone-pour-voler-deux-heures-a-la-guerre/</link>
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		<pubDate>Tue, 05 Nov 2013 08:32:32 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Il fait partie de mon Top 5 des livres de cette rentrée. Et pour cause.  &#171;&#160;Le quatrième mur&#160;&#187; de Sorj Chalandon est un roman puissant, violent et désespéré&#8230; qui n&#8217;a finalement pas été retenu dans la short-list du prix Goncourt. Ce n&#8217;est pas bien grave&#8230; L&#8217;ancien reporter de guerre plonge cette fois ses [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="text-decoration: underline;color: #0000ff"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/cvt_Le-quatrieme-mur_4962.jpeg" rel="lightbox[2151]"><img class="alignleft  wp-image-2157 colorbox-2151" style="margin: 10px" alt="cvt_Le-quatrieme-mur_4962" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/cvt_Le-quatrieme-mur_4962.jpeg" width="104" height="154" /></a> Il fait partie de mon Top 5 des livres de cette rentrée. Et pour cause. <strong> &laquo;&nbsp;Le quatrième mur&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Sorj Chalandon</strong> est un roman puissant, violent et désespéré&#8230; qui n&rsquo;a finalement pas été retenu dans la short-list du prix Goncourt. Ce n&rsquo;est pas bien grave&#8230;</p>
<p style="text-align: left">L&rsquo;ancien reporter de guerre plonge cette fois ses lecteurs dans la guerre du Liban. Qu&rsquo;il a vécue dans sa chair. Ce roman, c&rsquo;est un moyen pour le journaliste-écrivain de pouvoir tourner la page. Enfin. Le héros de ce roman,<strong> Georges</strong>, est le <em>&laquo;&nbsp;double&nbsp;&raquo;</em> de l&rsquo;auteur qui a pris son deuxième prénom pour le donner à son héros.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Sorj Chalandon</strong>, dont ma consoeur Mariella Esvant, dressait un émouvant portrait<strong><a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/France-Monde/Loisirs/Livres-cd-dvd/n/Contenus/Articles/2013/09/16/Sorj-Chalandon-un-ecrivain-entre-guerre-et-paix-1614366"> ici</a>,</strong> nous emmène dans une histoire d&rsquo;emblée vouée à l&rsquo;échec. Et pour cause.<strong> Il s&rsquo;agit, le temps d&rsquo;une représentation théâtrale d&rsquo;Antigone, de Jean Anouilh, à Beyrouth, de faire cesser la guerre.</strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>Georges</strong> a fait une promesse à<strong> Samuel Akounis,</strong> juif grec, ce metteur en scène a fui  la dictature des colonels avant de se réfugier en France. Là, il rencontre Georges, l&rsquo;étudiant idéaliste. Les deux hommes se lient. Tous les deux portent dans leurs corps les stigmates de leurs engagements.</p>
<p style="text-align: left">Les années passent. Les combats Alors que <strong>Samuel</strong> se meurt sur son lit d&rsquo;hôpital, il demande à <strong>Georges</strong>, jeune père de famille, surveillant de collège, petit théâtreux de patronage, de mener son projet à bien : monter la pièce <strong>&laquo;&nbsp;Antigone&nbsp;&raquo; de Jean Anouilh</strong> à <strong>Beyrouth</strong> avec, pour incarner chacun des personnages, un membre des différentes communautés en guerre les unes contre les autres. Un pari fou.</p>
<p style="text-align: left">Impossible ? Au nom de l&rsquo;amitié et des liens de fraternité qui les unissent, <strong>Georges</strong> va accepter et se rendre à <strong>Beyrouth</strong>, au début de l&rsquo;année 1982. Pour rencontrer les comédiens déjà choisis par <strong>Samuel</strong>, pour faire taire les dernières interrogations, pour repérer les lieux&#8230; et, au final, se laisser happer par une guerre qui n&rsquo;est pas la sienne. Aux côtés de <strong>Marwan</strong>, son chauffeur, son guide et bientôt son ami, il touche de près la réalité de la guerre. Fratricide.</p>
<p><strong>Découvrez ici une vidéo dans laquelle Sorj Chalandon raconte la genèse de son roman</strong></p>
<p style="text-align: left"><iframe frameborder="0" width="500" height="281" src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x15eb0a" allowfullscreen allow="autoplay"></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 13 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Je suis tombé comme on meurt, sur le ventre, front écrasé, nuque plaquée au sol par une gifle de feu. Dedans et dehors, les pieds sur le talus, les mains sur le ciment. Mon corps était sidéré. Une lumière poudrée déchirait le béton. Je me suis relevé. La fumée lourde, la poussière grise. Je suffoquais. J&rsquo;avais du sable en gorge, la lèvre ouverte, mes cheveux fumaient. J&rsquo;étais aveugle. Des paillettes argent lacéraient mes paupières. L&rsquo;obus avait frappé, il n&rsquo;avait pas encore parlé. Le foudre après l&rsquo;éclair, un acier déchiré. Odeur de poudre, d&rsquo;huile chaude, de métal brûlé. Je me suis jeté dans la fosse au moment du fracas. Mon ventre entier est remonté dans ma gorge. J&rsquo;ai vomi. Un flot de bile et des morceaux de moi. J&rsquo;ai hurlé ma peur. Poings fermés, oreilles sanglantes, recouvert par la terre salée et l&rsquo;ombre grasse.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 95</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Antigone était palestinienne et sunnite. Hémon, son fiancé, un Druze du Chouf. Créon, roi de Thèbes et père d&rsquo;Hémon, un maronite de Gemmayzé. Les trois chiites avaient d&rsquo;abord refusé de jouer les “Gardes”, personnages qu&rsquo;ils trouvaient insignifiants. Pour équilibrer, l&rsquo;un d&rsquo;eux est aussi devenu le page de Créon, l&rsquo;autre avait accepté d&rsquo;être “Le Messager”. Au metteur en scène de se débrouiller. Une vieille chiite avait aussi été choisie pour la reine Eurydice, femme de Créon. “La Nourrice” était une Chaldéenne et Ismène, soeur d&rsquo;Antigone, catholique arménienne. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Le casting avait duré deux ans. Tous ces jeunes avaient fait un peu de théâtre, sauf Eurydice, qui n&rsquo;aurait qu&rsquo;à tricoter pour les pauvres de Thèbes. Sam s&rsquo;était d&rsquo;abord présenté comme Grec. Lui serait “Le Choeur”, voix essentielle dans le théâtre antique. Puis il s&rsquo;est avoué juif. Alors il a fallu remplacer les chiites par trois autres. Et aussi la catholique, qui n&rsquo;avait pas supporté cette révélation.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 269 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Je n&rsquo;étais pas médecin, pas journaliste. Je mettais la vie en scène, mais je ne pouvais rien faire contre cette mort-là. J&rsquo;ai sorti le carnet de Sam. Je ne sais pas pourquoi. Pour réapprendre un geste. Pour mettre de la distance entre le sang et moi. J&rsquo;ai écrit : “Fin”. C&rsquo;est tout. J&rsquo;ai entouré le mot de cercles nerveux, jusqu&rsquo;à ce que le papier cède. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Et puis je n&rsquo;ai plus regardé. J&rsquo;ai marché au milieu de la route. Marché en aveugle vers l&rsquo;air libre, suivi par les pleurs, les cris, le linge séchant pour rien au soleil de septembre.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong> Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un coup de poing, un uppercut. Ce roman vous prend aux tripes. Parce qu&rsquo;il décrit la guerre comme personne, parce qu&rsquo;il parle d&rsquo;utopie collective&#8230; et de contingences qui font obstacle. Un roman fort, violent, tragique comme une pièce grecque. Le quatrième mur finit par s&rsquo;écrouler. A lire absolument. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le quatrième mur&nbsp;&raquo;, de Sorj Chalandon, Grasset, 19€.</strong></em></p>
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