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	<title>Quatrième de couv &#187; Marie</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>François, serial lover impérissable&#8230; ou presque</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Nov 2017 08:44:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire On continue notre balade à travers les romans de la rentrée littéraire. Ma petite sélection du jour est bourrée d&#8217;humour et de folie. La vraie. François Szabowski signe avec &#171;&#160;L&#8217;amour est une maladie ordinaire&#160;&#187; chez Le Tripode, un roman bizarroïde mais très attachant ( avec une couverture sur laquelle posent quatre fois le [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #00ccff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AMOUR-MALADIE.jpg" rel="lightbox[4062]"><img class="alignleft wp-image-4063 size-medium colorbox-4062" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AMOUR-MALADIE-225x300.jpg" alt="AMOUR MALADIE" width="225" height="300" /></a></p>
<p>On continue notre balade à travers les romans de la rentrée littéraire. Ma petite sélection du jour est bourrée d&rsquo;humour et de folie. La vraie.</p>
<p><strong>François Szabowski</strong> signe avec <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;amour est une maladie ordinaire&nbsp;&raquo;</strong> chez <strong>Le Tripode</strong>, un roman bizarroïde mais très attachant ( avec une couverture sur laquelle posent quatre fois le même type en slip kangourou, ça aide !)</p>
<p>Dans une interview à son éditeur, <strong>François Szabowski</strong> explique s&rsquo;être inspiré de l&rsquo;histoire d&rsquo;une femme, sans cesse déçue de ses histoires d&rsquo;amour après quelques temps pour écrire ce roman.</p>
<p>Seuls les moments passés avec un ex-compagnon décédé dans un accident, trouvaient encore grâce à ses yeux. Elle n&rsquo;avait pas eu le temps de voir ses défauts, de moins l&rsquo;aimer.<em> &nbsp;&raquo; Son amour pour lui était immortel, justement parce qu&rsquo;il était mort.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Une trame dont l&rsquo;auteur s&rsquo;est inspirée pour imaginer son personnage, prénommé d&rsquo;ailleurs comme lui. Pas un hasard.<em> &nbsp;&raquo; Je pars toujours de moi, de ce que je vis&nbsp;&raquo;,</em> explique-t-il encore. Et de poursuivre :<em> &laquo;&nbsp;Ce livre est le résultat, et la trace, de mon état émotionnel et de mes préoccupations à un moment donné de ma vie. Mais ni ma vie ni ma personne ne sont intéressantes : je ne raconte donc jamais ce qui m&rsquo;est vraiment arrivé. Le François de ce roman, c&rsquo;est donc moi sans être du tout moi. François est l&rsquo;amalgame de pensées ou réflexions que j&rsquo;ai pu avoir, et de certaines personnes effectivement que j&rsquo;ai côtoyées intimement, qui s&rsquo;enfermaient dans le déni, dans l&rsquo;aveuglement, dans une forme – certes présentable, tout à fait fonctionnelle – de profonde folie&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p><span id="more-4062"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est donc celle de <strong>François</strong>. Ecrivain et pigiste à Paris. Mais surtout amoureux. Il aime <strong>Marie</strong>. Qui l&rsquo;aime en retour. Mais justement, avant que leur histoire ne s&rsquo;essouffle, avant que l&rsquo;amour soit moins fort, il décide de disparaître. Et d&rsquo;organiser sa mort. Rien que ça.</p>
<p><strong>Didier,</strong> qui n&rsquo;est pas son demi-frère ( mais qui n&rsquo;a de toute façon aucun souvenir de ce qui lui est arrivé) l&rsquo;aide à mettre sur pied son exfiltration. Il sera donc écrasé par le métro. Cette fois. Un exercice qu&rsquo;ils reproduiront deux fois encore ( <strong>Roxane,</strong> <strong>Anna</strong>).</p>
<p>Pour le meilleur et pour le pire&#8230; car <strong>François</strong> qui veut tant disparaître pour préserver l&rsquo;amour dans les yeux de sa dulcinée malgré sa disparition physique, disparaît littéralement peu à peu&#8230;</p>
<p>Au fil des pages et de ses histoires d&rsquo;amour, il élabore des stratagèmes toujours plus élaborés.</p>
<p>Un roman drôle, très contemporain, rythmé et bien mené.</p>
<p><strong>François Szabowski</strong> est un écrivain né en 1977. Il a notamment publié aux éditions Les Forges de Vulcain : <strong>&laquo;&nbsp;Les femmes n’aiment pas les hommes qui boivent &laquo;&nbsp;</strong> ; <strong>&laquo;&nbsp;Il n’y a pas de sparadraps pour les blessures du coeur &laquo;&nbsp;</strong>;<strong> &laquo;&nbsp;Les majorettes, elles, savent parler d’amour &laquo;&nbsp;; &laquo;&nbsp;Il faut croire en ses chances ; La famille est une peine de prison à perpétuité et autres proverbes&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left">Page 8 : &laquo;&nbsp;Je me suis effondré sur l&rsquo;oreiller, effaré. J&rsquo;étais enfin parfaitement heureux. C&rsquo;était horrible. L&rsquo;homme est en effet une machine merveilleuse, capable de passer une existence entière les pieds dans la crotte un sourire béat aux lèvres. Il peut vivre partout. Dans des taudis. Dans des déserts. à Beauvais. Tant qu&rsquo;il a l&rsquo;impression que le monde où il vit est le seul qui existe. Mais dès qu&rsquo;on lui fait goûter autre chose, il ne peut plus revenir en arrière. J&rsquo;ai alors réalisé que nous ne pourrions pas aller plus loin. Que nous étions arrivés au sommet. Qu&rsquo;inexorablement, notre amour ne pouvait plus désormais que décliner. Et que je ne le supporterais pas.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 38 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai reposé les jumelles sur le guéridon. Mon visage ruisselait de larmes. Je suis tombé à genoux, et je me suis mis à sangloter de joie, en voyant défiler devant mes yeux ce qu&rsquo;allait être la vie de Marie après ma disparition. Ce manque poignant qu&rsquo;elle allait ressentir au quotidien pendant les premiers mois, ponctué d&rsquo;atroces moments de détresse, quand elle repasserait par les lieux, les cafés, bancs, squares et rues où nous avions vécus ; dans cette ville qui, sans moi, ne ressemblerait plus qu&rsquo;à un décor en carton-pâte. Cette effroyable sensation de vide qui allait trouer sa vie. L&rsquo;incurable mélancolie qui allait peu à peu la remplacer. Ce regard vague, qu&rsquo;elle aurait en soirée au milieu des rires de ses amis. Et même, après quelques années, cette tristesse soudaine qui lui sauterait encore à la gorge, en pleine joie, et l&rsquo;obligerait à aller s&rsquo;isoler sur le balcon pour fumer une cigarette. Des garçons viendront la rejoindre, et chercheront à profiter de cette solitude pour essayer de l&rsquo;entreprendre. Et elle les enverra paître, sèchement.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 121 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je me suis arrêté un peu plus loin sur la rue Saint-Martin. Je suis resté planté sur le trottoir, vers le croisement avec la rue aux ours, et j&rsquo;ai contemplé cette vie incessante autour de moi, tout ce monde dont je ne faisais plus partie. Pour tous ces gens, ici, à Paris, et aussi sans doute les milliards d&rsquo;autres être humains qui peuplaient la Terre, je n&rsquo;existais pas. Ils ne me voyaient pas. A part si je les touchais, apparemment. Même si le processus avait dû être progressif, j&rsquo;ai eu une impression étrange en pensant que cela faisait plusieurs semaines que les gens ne me voyaient pas, que pour eux je n&rsquo;existais pas, et que je ne m&rsquo;en étais pas rendu compte. Je n&rsquo;avais pas vu la différence. Tout ça m&rsquo;avait paru normal, à quelques bizarreries près. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;amour est une maladie ordinaire&nbsp;&raquo;, François Szabowski, Le Tripode, 17€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Sous les frondaisons, captivante dystopie</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/10/24/sous-les-frondaisons-captivante-dystopie/</link>
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		<pubDate>Tue, 24 Oct 2017 07:13:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Et si on se plongeait dans un roman de science-fiction ? Mais attention, écrit par Marie Darrieussecq. Et là, forcément, ça fait une sacrée différence. En même temps, je ne suis pas fan de science-fiction, tandis que les romans de cette auteure et psychanalyste m&#8217;ont très souvent plus. La preuve encore avec &#171;&#160;Notre [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #00ffff"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-notre-vie-dans-les-forets.jpg" rel="lightbox[4069]"><img class="alignleft size-full wp-image-4072 colorbox-4069" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-notre-vie-dans-les-forets.jpg" alt="livre-notre-vie-dans-les-forets" width="120" height="176" /></a> Et si on se plongeait dans un roman de science-fiction ? Mais attention, écrit par <strong>Marie Darrieussecq</strong>. Et là, forcément, ça fait une sacrée différence. En même temps, je ne suis pas fan de science-fiction, tandis que les romans de cette auteure et psychanalyste m&rsquo;ont très souvent plus.</p>
<p>La preuve encore avec <strong>&laquo;&nbsp;Notre vie dans les forêts&nbsp;&raquo;</strong>, dernier opus en date. La dernière fois que Quatrième de couv a parlé de <strong>Marie Darrieussecq</strong>, c&rsquo;était <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/08/27/il-faut-beaucoup-aimer-les-hommes-nous-dit-elle/">ici</a></strong>.</p>
<p>Elle nous emmène cette fois dans une histoire étrange ( un peu comme avec <strong>&laquo;&nbsp;Truismes&nbsp;&raquo;</strong>, le premier roman qui l&rsquo;avait révélée au grand public). La narratrice se prénomme <strong>Viviane</strong>. Psychologue spécialiste du traumatisme, elle vit désormais dans la forêt avec d&rsquo;autres qui, comme elle, ont fui après avoir libéré plusieurs de leurs <em>&laquo;&nbsp;moitiés&nbsp;&raquo;</em>, des presque clones qui sont autant de <em>&laquo;&nbsp;réservoirs de pièces détachées&nbsp;&raquo;.</em> On ne sait rien du lieu où tous se cachent, rien de ce qui a bien pu se passer.</p>
<p><span id="more-4069"></span></p>
<p>Reste la volonté farouche, vitale même, de <strong>Viviane</strong> à tout raconter. Vite. A expliquer ce qui se passe, à parler de <strong>Marie</strong>, sa moitié depuis qu&rsquo;elle est enfant, à revenir sur les échanges avec ses patients d&rsquo;avant, à évoquer son histoire d&rsquo;amour, la relation à son chien, etc.</p>
<p>Un roman court, tout en tension, drôle et effrayant à la fois. Un texte post-traumatique pour mieux dénoncer une mainmise technologique totalitaire, encadrée par des robots et des drones. Un roman politique donc. Le prolongement d&rsquo;une nouvelle publiée il y a vingt ans déjà et qui résonne de manière particulière alors qu&rsquo;ici et là dans le monde, des situations se tendent, des conflits se cristallisent avec, toujours, une menace pesant lourdement sur la liberté.</p>
<p>Une dystopie captivante.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L&rsquo;auteure évoque son nouveau roman</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/sbAjafjHPNQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 28-29 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Je faisais partie de ces pools de psys d&rsquo;urgence qu&rsquo;on a mis sur tous les gros coups du début du millénaire. Sale époque. Mais je traitais aussi les accidents banals, la voiture emboutie et le bruit qui perdure dans la tête, le boum, les acouphènes, les phobies qui s&rsquo;installent, la routine du traumatisme. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Jusqu&rsquo;à ce cliqueur qu&rsquo;on m&rsquo;adresse pour un simple stress au travail. Il avait vécu une échauffourée, je n&rsquo;appelle pas ça un attentat. Quand il était gamin, au lycée, ils avaient été confinés pendant qu&rsquo;un assaillant déambulait avec une machette. J&rsquo;ai des collègues qui traitent les assaillants. Ça m&rsquo;aurait intéressée je crois. Bon, mon patient remettait lui-même à sa juste place cet incident qui n&rsquo;avait pas plus coupé sa vie en deux que le jour où sa mère lui avait annoncé que son père n&rsquo;était pas son père – il y a une routine de la vie psychologique humaine.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 62 :</strong><em> &nbsp;&raquo; Tout ça se situe avant le patient zéro mais ça m&rsquo;a quand même perturbée. J&rsquo;en référais à mon contrôleur mais j&rsquo;ai eu des crises d&rsquo;asphyxie plus fréquentes que d&rsquo;habitude. Je suis née avec un seul poumon. Marie, grâce à la génétique, en avait deux forcément, elle est parfaite Marie, donc j&rsquo;ai subi une assez lourde opération, à l&rsquo;âge de trois ans, où on m&rsquo;a greffé un poumon de Marie. Aucun souvenir, mais ma mère m&rsquo;en parlait souvent, elle pleurait à chaque fois et ça me perturbait. La greffe n&rsquo;a jamais vraiment pris. La cicatrice me faisait mal. Je peux à peine lever le bras tellement les tissus sont raides. Et puis, toujours essoufflée. Les psys qui m&rsquo;avaient en charge à l&rsquo;époque disaient que c&rsquo;était l&rsquo;angoisse, qui compromettait la prise de la greffe. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 151-152 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Nous, les fugitifs, nous récupérons des moitiés dès que nous pouvons. Au début je croyais que la motivation était la même pour tous : cette nostalgie que je ressentais, moi, d&rsquo;avoir été longtemps loin de Marie. Si longtemps à ne pas pouvoir la toucher, lui parler, si longtemps face à son sommeil. J&rsquo;ai cru qu&rsquo;on voulait tous retrouver nos moitiés à cause de ce manque. En fait, c&rsquo;est plus compliqué. J&rsquo;en viens à me dire que nous avons chacun une histoire différente avec nos moitiés. En tout cas, quand je suis arrivée, une attaque avait été organisée contre un petit centre de province, un black-out provoqué pendant lequel une dizaine de moitiés avaient pu être récupérées et transportées dans un camion. Ça restait des actions ponctuelles, me disait le cliqueur. Cet amateurisme l&rsquo;énervait. Un plan de plus grande envergure était en préparation. Il s&rsquo;agissait de vider entièrement le Centre , ils campaient dans cette forêt pour préparer leur coup.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Notre vie dans les forêts&nbsp;&raquo;, Marie Darrieussecq, P.O.L., 16€</strong> </em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Comme une errance radioactive&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/09/22/comme-une-errance-radioactive/</link>
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		<pubDate>Fri, 22 Sep 2017 07:24:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Et voici la rentrée littéraire ! Un moment à part. Dans les starting-blocks et les piles des librairies, des romans ( et surtout leurs éditeurs) visent les prix littéraires. Il ne faut pas se rater, plaire aux critiques, au public ( accessoirement ?). Pour vous aider à trouver de jolies pépites dans [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #00ccff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OTSWALD.jpg" rel="lightbox[4045]"><img class="alignleft size-full wp-image-4046 colorbox-4045" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OTSWALD.jpg" alt="OTSWALD" width="409" height="599" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et voici la rentrée littéraire ! Un moment à part. Dans les starting-blocks et les piles des librairies, des romans ( et surtout leurs éditeurs) visent les prix littéraires. Il ne faut pas se rater, plaire aux critiques, au public ( accessoirement ?).</p>
<p>Pour vous aider à trouver de jolies pépites dans cette avalanche de romans, français et étrangers, vous découvrirez, au fil des semaines, quelques-unes de ces nouveautés.</p>
<p><strong>Quelques chiffres pour commencer :</strong></p>
<p>&#8211; cette rentrée littéraire voit arriver <strong>581 romans et recueils de nouvelles</strong> de la mi-août à la fin du mois d&rsquo;octobre ( contre 560 en 2016).</p>
<p>&#8211; <strong>Côté français</strong> : 390 titres ( +6% par rapport à l&rsquo;an passé). Parmi eux, des premiers romans bien sûr : 81 contre 66 en 2016. De quoi faire de jolies découvertes !</p>
<p>-<strong> Côté étranger</strong> : 191 livres ( on en comptait cinq de plus en 2016).</p>
<div class="text-inner">  A noter que ce cru littéraire se veut particulièrement ancré dans le réel. Les questions sociétales s&rsquo;étalent au fil des pages. Et <strong><a title="Un article pour mieux appréhender cette manière de développer un sujet" href="https://www.actualitte.com/article/monde-edition/de-la-fiction-a-la-biographie-l-exofiction-un-genre-qui-brouille-les-pistes/66392">l&rsquo;exofiction</a></strong> nourrit toujours les auteurs.</div>
<p>Pour commencer cette revue (subjective et non-exhaustive), un premier roman. Oui, je sais, j&rsquo;ai toujours une bonne raison pour vous présenter un nouvel auteur, un nouvel univers. Celui de <strong>Thomas Flahaut</strong> nous est pour le moins contemporain. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Ostwald&nbsp;&raquo;</strong> il nous plonge dans une catastrophe de type Tchernobyl, dans l&rsquo;Est de France après un accident nucléaire à la centrale de <strong>Fessenheim.</strong></p>
<div class="copy-paste-block">
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FESSENHEIM.jpg" rel="lightbox[4045]"><img class="alignleft size-full wp-image-4051 colorbox-4045" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FESSENHEIM.jpg" alt="FESSENHEIM" width="960" height="638" /></a><strong>Fessenheim</strong> ? Rappelez-vous&#8230; Il s&rsquo;agit de la plus ancienne centrale nucléaire en exploitation en France. Depuis ce mois de juillet, elle est totalement à l&rsquo;arrêt.  Précisons que l’ensemble de <strong>Fessenheim</strong> doit fermer au moment de la mise en service du <strong>réacteur de nouvelle génération EPR de Flamanville</strong> (Manche), prévue en 2019, une perspective confirmée par le nouveau gouvernement français mais contestée par des élus régionaux et les syndicats d’EDF, comme nous l&rsquo;explique un article paru dans <em>Le Monde</em>, le 24 juillet (avec AFP).</p>
<p>Et l&rsquo;article de préciser :<em> &laquo;&nbsp;En 2016, la centrale de Fessenheim a produit 8,4 milliards de kWh, soit « environ 65 % de la consommation d’électricité alsacienne », selon des données fournies par EDF. Cet aspect est régulièrement mis en avant par les défenseurs de la centrale, qui mettent en garde contre une situation de pénurie énergétique en cas de fermeture définitive.</em></p>
<p><em>A l’inverse, les militants antinucléaires – vent debout depuis des décennies contre une centrale qu’ils considèrent comme vétuste et dangereuse – s’appuient sur les fréquents arrêts des réacteurs pour affirmer qu’une fermeture ne mettrait pas en danger l’approvisionnement énergétique de l’Est, ou de la France en général.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Dans ce premier roman , un accident intervient dans la centrale nucléaire de Fessenheim après un tremblement de terre.</strong> Pas de catastrophe. Du moins au départ. On se veut rassurant. Mais il y a cette noria de bus et de camions, ses villages et villes vidées, ses camps qui se remplissent finalement. <strong>Noël</strong> (le narrateur) et son frère <strong>Félix</strong>, enfants, jeunes adultes d&rsquo;un couple divorcé qui a connu le chômage et le déclassement ( la famille était alors installée à <strong>Belfort</strong>, la mère y est restée, le père, lui, s&rsquo;est installé à <strong>Ostwald</strong>), flottent entre les deux villes. L&rsquo;un est étudiant, l&rsquo;autre devrait commencer à travailler.</p>
<p>Ils comprennent que l&rsquo;heure est grave quand ils se retrouvent dans un de ces camps de réfugiés, improvisé dans la forêt. Mais ce qui s&rsquo;y passe choquent et dépassent les deux frères qui vont fuir, découvrir un monde au bord du chaos. Deux frères qui aiment d&rsquo;ailleurs la même jeune fille, <strong>Marie</strong>, qui continue de jouer avec leurs coeurs. <strong>&laquo;&nbsp;Ostwald&nbsp;&raquo;</strong> raconte cette errance dans un Grand Est imaginaire, si proche pourtant. Une écriture sèche, une originalité brillante.</p>
</div>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #ff0000">Premier roman</span></strong></p>
<p>Né en 1991, <strong>Thomas Flahaut</strong> a étudié le théâtre à Strasbourg, il rejoint ensuite la Suisse pour suivre un cursus en écriture littéraire. Diplômé de la Haute école des arts de Berne, il vit et travaille à Lausanne, où il a cofondé le collectif littéraire franco-suisse Hétérotrophes.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 63 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Des cercles colorés se déploient comme des ondes autour de la centrale, à travers les forêts noires recouvrant les ballons vosgiens, les champs et les zones urbaines, plus claires. Un journaliste décode la signification des couleurs. Rouge : déjà évacué. Orange : à Paris, on y réfléchit. Jaune, couleur qui recouvre le territoire de Belfort : il n&rsquo;y a théoriquement rien à craindre. La prise régulière de pastilles d&rsquo;iode est tout de même nécessaire. La télévision et le monde bégaient. Et nous, nous les écoutons, nous les regardons bégayer. Tout le pays doit être comme nous. Les yeux vides, la bouche ouverte et les idées engourdies, figé dans l&rsquo;atmosphère de peur diffuse d&rsquo;avant les grandes paniques. Fixant silencieusement les lumières de la télévision qui colorent le brouillard des événements. Regardant, anxieux, si l&rsquo;endroit où l&rsquo;ont vit est plongé dans le rouge, l&rsquo;orange ou le jaune et soupirant, soulagé, si on se trouve assez loin du rouge. Après le jaune, c&rsquo;est le vert des forêts. S&rsquo;il y a un danger là, il est invisible, et c&rsquo;est au moins une consolation. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 135 :</strong><em> &laquo;&nbsp;L&rsquo;homme soupire. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ils ont foutu le feu parce qu&rsquo;ils voulaient partir, les soldats, et nous laisser là. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Une moue misérable tire les coins de sa bouche jusqu&rsquo;à la racine de son double menton. Les communes de Lingolsheim et d&rsquo;Ostwald sont voisines. La carte que j&rsquo;ai reconstituée à partir des rares informations distillées par le transistor de David ne disait rien de l&rsquo;ampleur de ce qui était en train de se passer. Depuis la centrale de Fessenheim, c&rsquo;est tout le pays qui se vide.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 151 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Attendre le matin, le ciel pâle, l&rsquo;heure de rentrer dans les pas des collégiens qui se rendent en cours, et traîner sa nausée de salles blanches et tristes en salles blanches et tristes. Tout ce qui s&rsquo;est passé les a fait disparaître, ces habitudes. Et je ne sais plus qu&rsquo;une chose, il y a Félix et moi, sans rien à nous dire, un silence imposé et hanté par une dernière chimère. La famille n&rsquo;existe plus vraiment, mais nous avançons ensemble. Nous traversons Strasbourg. Le ronronnement de la Golf accompagne notre errance. Le vent froisse et blanc et le bleu du drapeau grec, dans cette avenue des Vosges que nous empruntons encore dans une nouvelle révolution. Je me répète des mots et des histoires perdus dans la nuit.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Ostwald&nbsp;&raquo;, Thomas Flahaut, Les Editions de l&rsquo;Olivier, 17€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Chronique d&#8217;un morceau de France délaissé&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/10/03/chronique-dun-morceau-de-france-delaisse/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/10/03/chronique-dun-morceau-de-france-delaisse/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 03 Oct 2016 07:16:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Tropique de la violence"]]></category>
		<category><![CDATA[adolescence]]></category>
		<category><![CDATA[Bruce]]></category>
		<category><![CDATA[désoeuvrement]]></category>
		<category><![CDATA[Gallimard]]></category>
		<category><![CDATA[Marie]]></category>
		<category><![CDATA[Mayotte]]></category>
		<category><![CDATA[meurtre]]></category>
		<category><![CDATA[migrants]]></category>
		<category><![CDATA[misère]]></category>
		<category><![CDATA[Moïse]]></category>
		<category><![CDATA[Nathacha Appanach]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier]]></category>
		<category><![CDATA[quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Stéphane]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>

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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Nouvelle chronique sur la rentrée littéraire qui, je vous le dis tout net, compte 560 romans ou recueils de nouvelles, français et étrangers. Une moisson moins dense que celle de l&#8217;année dernière ( 589) et qui se répartit comme suit : - 363 romans français dont 66 premiers romans &#8211; 197 romans étrangers. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="copy-paste-block">
<p><span style="color: #ff00ff"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TROPIQUE.jpg" rel="lightbox[3701]"><img class="alignleft size-full wp-image-3703 colorbox-3701" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TROPIQUE.jpg" alt="TROPIQUE" width="195" height="286" /></a></p>
<p>Nouvelle chronique sur la rentrée littéraire qui, je vous le dis tout net, <strong>compte 560 romans ou recueils de nouvelles, français et étrangers.</strong> Une moisson moins dense que celle de l&rsquo;année dernière ( 589) et qui se répartit comme suit :</p>
<p>-<strong> 363 romans français dont 66 premiers romans</strong></p>
<p>&#8211; <strong>197 romans étrangers.</strong></p>
<p>Parmi les romans français, celui de <strong>Nathacha Appanah</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Tropique de la violence&nbsp;&raquo;</strong>, paru chez Gallimard.</p>
<p>L&rsquo;auteure, qui signe là son sixième roman, est Mauricienne d&rsquo;origine. Installée en France depuis la fin des années 90, cette quadrégénaire avait avec &laquo;&nbsp;Le dernier frère&nbsp;&raquo; paru en 2007, raflé plusieurs prix littéraires.</p>
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<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/868236-carte-mayotte.jpg" rel="lightbox[3701]"><img class="alignleft wp-image-3705 size-medium colorbox-3701" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/868236-carte-mayotte-300x200.jpg" alt="868236-carte-mayotte" width="300" height="200" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Elle revient avec <strong>&laquo;&nbsp;Tropique de la violence&nbsp;&raquo;</strong>, qui nous parle, à travers la voix  et l&rsquo;histoire de cinq personnages, de ce qui fait le quotidien de Mayotte, 101e département français et véritable brasier social comme l&rsquo;ont encore montré, au printemps dernier, la grève générale, et les violences urbaines qui ont agité l&rsquo;île.</p>
<p>Rappelons que l&rsquo;île, depuis le 101e département français en 2011, compte 220.000 habitants et qu&rsquo;elle est soumise à une immigration massive en provenance majoritairement de l&rsquo;archipel des Comores, indépendantes depuis 1976.</p>
<p>Sur place, les syndicats, les habitants réclament &laquo;&nbsp;l&rsquo;égalité réelle&nbsp;&raquo; avec la métropole. Dans la réalité, droit du travail, prestations sociales et infrastructures publiques ne sont pas dispensés de la même manière. Loin de là. Et les écarts s&rsquo;amplifient.</p>
<p>&nbsp;</p>
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<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GRAPHIQUES.jpg" rel="lightbox[3701]"><img class="alignleft size-full wp-image-3706 colorbox-3701" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GRAPHIQUES.jpg" alt="GRAPHIQUES" width="534" height="501" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
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<p><strong> Nathacha Appanah</strong> a vécu à Mayotte de 2008 à 2010. Elle y est retournée l&rsquo;an dernier, une partie de son roman déjà achevée pour <em>&laquo;&nbsp;valider&nbsp;&raquo;</em> comme elle dit, les odeurs, les sensations déjà couchées sur le papier.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est portée par cinq personnages qui, tour à tour, prennent la parole et racontent leur quotidien et la violence qui l&rsquo;émaille.</p>
<p>On suit d&rsquo;abord <strong>Marie</strong>, infirmière venue travailler à Mayotte. Elle y fait sa vie. Se marie. L&rsquo;enfant ne vient pas. Elle divorce et prendra celui d&rsquo;une Comorienne venue dans un kwassa (embarcation qu&rsquo;utilisent notamment les migrants) avec son bébé dont elle ne veut pas, il a les yeux vairons, les yeux du Diable&#8230;</p>
<p>L&rsquo;enfant, elle le prénomme Moïse et l&rsquo;élève <em>&laquo;&nbsp;comme un Blanc&nbsp;&raquo;</em>. Ce que finira par lui reprocher l&rsquo;adolescent, tombé dans la violence.</p>
<p><strong>Bruce</strong> et <strong>La Teigne</strong> voudront l&rsquo;enlever, pensant qu&rsquo;il vit comme un privilégié. Entre temps pourtant, <strong>Marie</strong> meurt prématurément. <strong>Moïse</strong>, qui n&rsquo;a que 14 ans, perd pied. S&rsquo;enfuit avec son chien. Il a compris qu&rsquo;il a échappé au destin d&rsquo;un clandestin. Mais  l&rsquo;enfer commence. Il finira par tuer <strong>Bruce</strong>, le caïd du bidonville de Gaza.</p>
<p>S&rsquo;y ajoutent <strong>Stéphane</strong>, venu mettre en place une structure à destination des jeunes désoeuvrés, qui viendra en aide à <strong>Moïse</strong> avant que <strong>Bruce</strong> ne fasse courir des fausses rumeurs sur eux deux. Puis <strong>Olivier</strong>, le policier, décontenancé par le profil de <strong>Moïse</strong> et ce qu&rsquo;il a fait de sa vie.</p>
<p><strong>Marie</strong> et <strong>Bruce</strong>, décédés, nous parlent de l&rsquo;au-delà. Histoire de rappeler qu&rsquo;à Mayotte, les vivants partagent l&rsquo;espace et le temps avec leurs fantômes.</p>
<p>Sur fond de misère sociale, de drogue, de populisme dégoulinant et de pratiques ancestrales, le roman fait un focus assez terrifiant sur un bout de France laissé à l&rsquo;abandon.</p>
<p>Edifiant. Terriblement bien écrit. Et passionnant à lire.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Dans un article paru dernièrement dans Le Monde, l&rsquo;auteure explique  :<br />
</strong></p>
<p><em>&nbsp;&raquo; [&#8230;] Mayotte est un concentré de toutes nos problématiques actuelles. C’est un cas d’école du déplacement des populations, des problèmes écologiques, de l’identité. Tout ce qui est au cœur même de notre monde actuel est aujourd’hui concentré sur cette petite terre. &laquo;&nbsp;</em></p>
<div class="copy-paste-block"><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Ce n’est pas une terre oubliée, mais, à l’heure de la crise financière, c’est une île où l’on colmate et où la coopération régionale est inexistante. L’attachement à la France y est immense.&nbsp;&raquo;</em></div>
</div>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 30 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Parfois, je pense à la maison désormais vide de mon enfance et me vient cette idée saugrenue que j&rsquo;y serais bien, la-bas, maintenant. J&rsquo;échapperais à cette chaleur qui me vrille la tête, j&rsquo;échapperais à ce pays que je sens parfois bouillir de rage, j&rsquo;emmènerais Moïse loin d&rsquo;ici. Finalement j&rsquo;ai trouvé le courage de lui parler. De lui raconter son histoire. J&rsquo;ai commencé comme ça </em>C&rsquo;était le 3 mai, il pleuvait, ta mère est arrivée dans un kwassa sur la plage de Bandrakouni.<em> Je pensais que ça lui suffirait mais non, chaque jour il veut que je parle à nouveau, que je raconte encore et encore, plus lentement, que je me rappelle des couleurs, des formes, des mots exacts mais, moi, j&rsquo;ai tellement mal à la tête et je ne veux plus ressasser la même chose et Moïse se met en colère, me traite de menteuse, il veut aller sur la plage de Bandrakouni, mais comment lui dire que ce n&rsquo;est qu&rsquo;une plage, qu&rsquo;il n&rsquo;y a rien qui l&rsquo;attend là-bas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 34-35 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Cette ile, Bruce, nous a transformés en chiens. Toi qui avais choisi le prénom d&rsquo;un superhéros, Bruce Wayne, m&rsquo;avais-tu expliqué, en sautillant sur place comme si tu avais des ressorts aux pieds. Bruce Wayne, l&rsquo;homme chauve-souris, parce que tu aimais les chauves-souris, enfin c&rsquo;est ce que tu disais car moi je ne t&rsquo;ai jamais vu aimer autre chose que fumer et dominer les autres. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Cette île a fait de moi un assassin. Tu te souviens, tu me disais Pas de pitié Mo, et regarde, Bruce, je n&rsquo;en ai pas eu pour toi, ce matin&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 164 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Ecoute le bruit de mon pays qui gronde, écoute la colère de Gaza, écoute comment elle rampe et qui rappe jusqu&rsquo;à nous, tu entends cette musique nigga, tu sens la braise contre ton visage balafré. Regarde, Mo, regarde de ton oeil de djinn de malheur. Ils viennent me venger. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ils viennent pour toi. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Tropique de la violence&nbsp;&raquo;, Nathacha Appanah, Gallimard.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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