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	<title>Quatrième de couv &#187; Marie Redonnet</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Rescapés d&#8217;un monde qui se délite&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Jan 2018 08:45:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #ff00ff"><b>Rentrée littéraire</b></span></p>
<p>La rentrée littéraire d&rsquo;hiver vient de s&rsquo;ouvrir. La petite rentrée ? Les esprits chagrins le pensent. Pas moi. <strong>Il y a parmi les 499 romans publiés en janvier et février quelques pépites. Forcément. Parmi ces livres nouveaux, 145 romans français dont 64 premiers.</strong> Une aubaine. Pour ouvrir la saison, j&rsquo;ai cependant décidé de choisir l&rsquo;auteure <strong>Marie Redonnet.</strong> Pas une nouvelle venue. Mais une &laquo;&nbsp;revenante&nbsp;&raquo; si j&rsquo;ose dire. Après des années de silence, elle est de retour !</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TRIO.jpg" rel="lightbox[4159]"><img class="alignleft size-full wp-image-4151 colorbox-4159" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TRIO.jpg" alt="TRIO" width="225" height="300" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je l&rsquo;avais découverte en 2016, grâce au conseil avisé d&rsquo;une libraire tourangelle avisée ( ne jamais négliger les conseils de ces professionnels !). <strong>Marie Redonnet, </strong>sexagénaire,<strong> </strong>publiait alors <strong>&laquo;&nbsp;La femme au colt 45&Prime;</strong>. Un roman court, percutant. Détonant. A redécouvrir<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/06/28/une-femme-une-arme-un-destin/">ici</a>.</strong></p>
<p>Alors j&rsquo;ai poursuivi la découverte un peu plus loin. L&rsquo;an dernier,  Le Tripode décidait de publier en un seul volume –<strong> &laquo;&nbsp;Héritières&nbsp;&raquo;</strong>–, trois romans publiés il y  a trente ans aux Editions de Minuit. Nouvelle claque. Et c&rsquo;est par<a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/08/24/des-heritieres-soumises-au-poids-du-passe/"><strong> là</strong></a>.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Trio pour un monde égaré&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Marie Redonnet</strong> confirme qu&rsquo;elle appartient à un groupe à part. Celui des auteurs qui, de livre en livre, inspecte le moindre recoin de leur univers, autour d&rsquo;une même thématique. Sans se perdre. Sans nous lasser non plus. Ici, pas de lieu, ni de dates.</p>
<p>Un décor flou pour aller mieux au coeur de la matrice et des personnages. Et la guerre. Toujours. La violence aussi. Et cette quête des personnages, trois rescapés, à sauver leur liberté. De penser et d&rsquo;agir. Coûte que coûte.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4159"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans la postface, une autobiographie inédite de l&rsquo;auteure, celle-ci explique notamment que ces trois récits sont <strong><em>&laquo;&nbsp;souterrainement reliés et inspirés par [sa] vie entre la France et le Maroc&nbsp;&raquo;. </em></strong>Trois voix qui émergent<strong><em> &laquo;&nbsp;d&rsquo;un monde déréglé par la guerre et les massacres&nbsp;&raquo;. </em></strong></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Il y en a trois.  Qui s&rsquo;intercalent. Qui se répondent. D&rsquo;abord <strong>Willy Chow</strong>. C&rsquo;est un ancien rebelle qui vit dans une bergerie entre la mer et les collines. Il tente d’oublier un passé trouble, mais la guerre fait à nouveau rage à la frontière et menace la paix de son domaine&#8230;</p>
<p>Il y a aussi le scientifique <strong>Douglas Marenko. </strong>Qui n’est pas <strong>Douglas Marenko</strong>. Emprisonné dans une cellule d’un nouveau genre après avoir tenté de fuir son pays, on voudrait pour des raisons qu’il ignore lui faire endosser une nouvelle identité. Il résiste jusqu’à ce que ses geôliers lui présentent une femme censée être son épouse, et qu’il sait avoir connue&#8230; Etrange.<br />
Et il y a une femme. <strong>Tate Combo</strong>. Elle aussi a quitté son pays, après une prophétie de son père qui prédisait la destruction de son village. Elle vit désormais dans la mégapole Low Fow, où un photographe en vogue a décidé d’en faire, à force d’opérations chirurgicales, l’incarnation d’une déesse qu’il vénère. Le jour où elle décide de rompre cette métamorphose imposée, des avions s’écrasent sur les tours de la ville&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 30-31 : (Tate Combo) </strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;En dépit des analgésiques et des calmants, je souffrais terriblement. J&rsquo;assistais malgré moi à cette douloureuse métamorphose que Bram Rift photographiait avec ravissement. Je me prêtais à toutes ses demandes comme c&rsquo;était écrit sur mon contrat. Il me sortait dans les lieux à la mode, il me présentait à ses amis, il se servait de moi à sa guise. J&rsquo;en éprouvais de la jouissance et je ne pouvais lui résister. C&rsquo;était plus fort que moi. Mais en secret je le haïssais et rêvais de le tuer Ses photographies me fascinaient. J&rsquo;étais une jeune africaine à la peau noire et au visage négroïde en train de devenir par la magie de la science médicale une jeune déesse à la blancheur éclatante et aux traits d&rsquo;une finesse extrême. Mais devenue blanche, ma couleur noire continuait de rayonner. Sur les photos de Bram Rift, elle triomphait alors même qu&rsquo;elle avait disparu. C&rsquo;était là ma victoire secrète ! &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 97  : (Willy Chow)</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Moi aussi comme Jimmy Fango j&rsquo;aime le désert. Je pars seul plusieurs jours. Je marche jusqu&rsquo;à l&rsquo;épuisement. Je m&rsquo;endors enveloppé dans mon sac de couchage en contemplant les étoiles. Parfois le bruit furtif d&rsquo;une bête qui rôde me réveille et me garde en alerte. Je vais saluer les nomades. Ils me connaissent et m&rsquo;accueillent comme leur hôte. On échange les nouvelles. Le désert connaît de grands changements et ils n&rsquo;en sont plus les maîtres. Cette fois, je sens une tension inhabituelle, une inquiétude qu&rsquo;il n&rsquo;arrivent pas à dissimuler. Ils n&rsquo;ont pas envie de prolonger notre rencontre. Ils ne me disent rien de leurs projets. Je ne leur pose pas de questions. Avant de les quitter je leur donne l&rsquo;accolade de l&rsquo;amitié comme si je ne devais pas les revoir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 127-128 : (Douglas Marenko) </strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Une nuit, réveillé par un cauchemar au cours duquel les yeux bandés je tombais au fond d&rsquo;un ravin, je la surprends installé à mon bureau en train d&rsquo;effacer rageusement la mémoire de mon ordinateur et toutes les sauvegardes que j&rsquo;ai faites de mes plus récents travaux. Comment peut-elle en connaître les codes secrets que je prends soin de changer chaque jour ? Elle me regarde avec mépris. “Tu n&rsquo;es qu&rsquo;un imposteur! Je voulais te donner une chance. Quand j&rsquo;ai appris que tu étais détenu à la prison d&rsquo;Akuba, j&rsquo;ai eu pitié de toi. Je suis devenue ta femme pour te sauver. Mais tu n&rsquo;as rien compris à ce qui arrivait. Rokto Sark a déjoué ta ruse. Sans lui qui me protégeait, j&rsquo;étais perdue.”&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;Trio pour un monde égaré&nbsp;&raquo;, Marie Redonnet, Le Tripode. </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Des héritières soumises au poids du passé</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/08/24/des-heritieres-soumises-au-poids-du-passe/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/08/24/des-heritieres-soumises-au-poids-du-passe/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 24 Aug 2017 08:18:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[  Si une libraire attentive aux goûts de ses clients ne m&#8217;avait pas parlé de Marie Redonnet, je n&#8217;aurais jamais su que cette auteure avait un univers épatant et un style ciselé. Qui fait mouche. De retour dans les librairies l&#8217;an dernier après &#171;&#160;une crise de création&#160;&#187; qui aura duré dix ans, Marie Redonnet partage [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HERITIERES.jpg" rel="lightbox[3973]"><img class="alignleft wp-image-3974 size-medium colorbox-3973" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HERITIERES-224x300.jpg" alt="HERITIERES" width="224" height="300" /></a>  Si une libraire attentive aux goûts de ses clients ne m&rsquo;avait pas parlé de <strong>Marie Redonnet</strong>, je n&rsquo;aurais jamais su que cette auteure avait un univers épatant et un style ciselé. Qui fait mouche.</p>
<p>De retour dans les librairies l&rsquo;an dernier après <strong>&laquo;&nbsp;une crise de création&nbsp;&raquo;</strong> qui aura duré dix ans, <strong>Marie Redonnet</strong> partage avec les lecteurs un univers unique. En marge.</p>
<p>Après <strong>&laquo;&nbsp;Une femme au colt 45&Prime;</strong> dont je vous ai parlé <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/06/28/une-femme-une-arme-un-destin/">ici</a></strong>, j&rsquo;ai décidé de remonter dans l&rsquo;oeuvre de <strong>Marie Redonnet</strong>. Et j&rsquo;ai plongé dans <strong>&laquo;&nbsp;Héritières&nbsp;&raquo;</strong>, un recueil de trois romans précédents ( sorti cet hiver), publiés une première fois il y a trente ans. Trois portraits de femme. Trois histoires dans lesquelles le personnage principal se retrouve empêché, entravé, contraint à se battre par tous les moyens pour sauver son identité et/ou recouvrer sa liberté. Mais les démons sont parfois à l&rsquo;intérieur&#8230;</p>
<p>Son éditeur, Le Tripode, explique : <em>&nbsp;&raquo; Lorsqu’en 1986 paraît le roman &laquo;&nbsp;<strong>Splendid Hôtel&nbsp;&raquo;</strong> aux <strong>Éditions de Minuit</strong>, nul ne sait alors que ce texte ne constitue en fait que le premier volet  d’un triptyque exceptionnel de cohérence et de force. Trente ans après leur genèse, voici les trois romans enfin rassemblés pour donner la pleine mesure d’une œuvre où, au sein de sociétés qui vacillent,  nous découvrons la vie de trois femmes en quête de leur identité.  D&rsquo;un roman à l&rsquo;autre, tandis que la violence se fait latente à chaque page, se révèle la beauté de ces trois êtres qui ne renoncent jamais &laquo;&nbsp;</em></p>
<div id="attachment_3975" style="width: 748px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MARIE-REDONNET.jpg" rel="lightbox[3973]"><img class="size-full wp-image-3975 colorbox-3973" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MARIE-REDONNET.jpg" alt="Marie Redonnet (photo Christophe Ono-Dit-Biot)" width="738" height="984" /></a><p class="wp-caption-text">Marie Redonnet<br />(photo Christophe Ono-Dit-Biot)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
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<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Je donne des voix à des femmes venues de nulle part&nbsp;&raquo;</strong></em>, aime à dire <strong>Marie Redonnet</strong> qui, dans ce recueil, réunit trois romans écrits à six mois d&rsquo;intervalle à chaque fois et publiés dans la foulée entre 1986 et 1987, aux Editions de Minuit. Le Tripode les a réunis, histoire de faire vivre à nouveau ce triptyque, composé de <strong>&laquo;&nbsp;Splendid Hotel&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Forever Valley&nbsp;&raquo;</strong> et enfin <strong>&laquo;&nbsp;Rose Mélie Rose&nbsp;&raquo;. Trois histoires écrites au scalpel.<br />
</strong></p>
<p><span id="more-3973"></span></p>
<p>Le <strong>Splendid Hotel</strong> est construit au bord d&rsquo;un marais. L&rsquo;héroïne en a hérité à la mort de sa grand-mère. Un cadeau qui devient vite empoisonné.</p>
<p>Alors voilà <em>&nbsp;&raquo; Vingt-trois chants où le “ je ” d&rsquo;une femme sans nom, sans âge, sans visage, dit la Passion du Splendid Hôtel, son trésor, sa chose, légué par grand-mère qui l&rsquo;a fait construire au bord du marais virulent. Splendid Hôtel déjà délabré, attaqué, miné, et qui ne cessera d&rsquo;endurer tous les fléaux, de souffrir de tous les maux, dont le pire : la tendance fatale de ses sanitaires à se boucher, la narratrice toujours occupée à les déboucher. Laborieuse, infatigable narratrice, toute consacrée aux soins du Splendid Hôtel, dévouée aux malheureux clients – les anonymes, attirés par les enseignes clignotantes, et les professionnels du Chemin de fer venus imposer au marais leur grand œuvre –, harcelée qu&rsquo;elle est pendant ce temps par ses deux sœurs parasites, Ada la malade et Adel la comédienne ratée, l&rsquo;une et l&rsquo;autre semant sans cesse le trouble et la zizanie. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><strong>Forever Valley :</strong> Une jeune fille vit seule avec le père dans l&rsquo;ancien presbytère d&rsquo;un hameau de montagne. Le père, qui voit la paralysie le gagner, confie l&rsquo;adolescente à <strong>Massi</strong>, la patronne du dancing voisin. Celle-ci offre à sa protégée une robe à volants en organdi et des souliers vernis à talon, et lui apprend à se conduire comme il faut avec les clients, en particulier les douaniers, qui viennent danser ici le samedi soir. Le reste de la semaine, la jeune fille le consacre à des fouilles dans le jardin du presbytère, pour y chercher des morts.</p>
<p><strong>Rose Mélie Rose :</strong> <strong>Rose</strong> meurt le jour où <strong>Mélie</strong> a douze ans et ses premières règles. Alors <strong>Mélie</strong> quitte le magasin de souvenirs de l&rsquo;Ermitage pour aller à Oat – prononcer “ O-at ” – au bord de la mer, avec dans son sac le livre de légendes, cadeau de <strong>Rose</strong>. Il y a deux côtés à Oat : le côté de la lagune et des très vieux : <strong>Nem</strong>, <strong>Mélie</strong>, et des vieux : le brocanteur, le photographe ; et le côté du port avec <strong>Pim</strong>, <strong>Yem</strong>, <strong>Cob,</strong> <strong>mademoiselle Marthe</strong>. <strong>Mélie</strong> vit au 7 rue des Charmes, va aux goûters dansants du Continental, va une fois au Bastringue, puis découvre la plage aux Mouettes. Elle a toujours avec elle son polaroïd, pour les douze photos qu&rsquo;elle aura à faire en écrivant au dos la légende, et en les glissant l&rsquo;une après l&rsquo;autre dans son livre de légendes, pour <strong>Rose.</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 18</strong> (<strong>&laquo;&nbsp;Splendid Hotel&nbsp;&raquo;</strong>) :<em> &nbsp;&raquo; C&rsquo;est une chance qu&rsquo;on construise la voie ferrée. On dit qu&rsquo;elle va contourner le marais. Tous les clients viennent du chantier. Ils préfèrent loger à l&rsquo;hôtel plutôt que de dormir dans les tentes que la compagnie leur donne. Ils ont beau se plaindre du mauvais fonctionnement des sanitaires, le Splendid Hôtel est une providence pour eux. Je fais tout ce que je peux pour leur être agréable. Je m&rsquo;occupe tout particulièrement des sanitaires. Par cette chaleur surtout, il faut veiller à ce que l&rsquo;écoulement se fasse. Les hommes du chantier m&rsquo;en savent gré. J&rsquo;ai besoin d&rsquo;eux. Ce n&rsquo;est pas comme mes soeurs. Je me passerais très bien de leur présence. Je n&rsquo;ai jamais vécu avec elles, et voilà qu&rsquo;elles partagent ma vie. C&rsquo;est mère qui leur a demandé de revenir au Splendid, un peu avant de mourir. Elle ne m&rsquo;a pas demandé mon avis. Elle voulait que je m&rsquo;occupe de mes soeurs quand elle ne serait plus là pour s&rsquo;occuper d&rsquo;elles. Mais moi je préfère m&rsquo;occuper des clients du Splendid plutôt que de mes soeurs.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 123 : ( Forever Valley&nbsp;&raquo;) :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai été voir Massy comme le père me l&rsquo;a demandé pour qu&rsquo;elle fasse mon éducation. Je n&rsquo;ai encore jamais parlé au père de mon projet personnel. Si ça se trouve, il penserait que je n&rsquo;ai pas encore l&rsquo;âge de le réaliser, et il s&rsquo;y opposerait. Il ne me parle que de Massi. Massi ne va plus au cimetière depuis qu&rsquo;elle a ouvert le dancing. Je n&rsquo;ai encore jamais été chez Massi un samedi soir. Je n&rsquo;avais pas l&rsquo;âge, et je ne sais pas danser. Massi est très stricte sur le règlement. L&rsquo;entrée du dancing est interdite aux moins de seize ans. C&rsquo;est peut-être parce que je viens juste d&rsquo;avoir seize ans que le père veut que Massi fasse mon éducation, pour que je puisse aller au dancing le samedi soir. Massi a approuvé la décision du père. Elle est contente que le père m&rsquo;envoie parce qu&rsquo;elle a besoin de quelqu&rsquo;un pour la seconde le samedi soir. Il y a bien les filles de la laiterie de la vallée d&rsquo;en bas qui travaillent au dancing, mais Massi dit qu&rsquo;elle ne peut pas compter sur elles pour tout. Elle m&rsquo;a dit qu&rsquo;elle me présenterait aux douaniers. Les douaniers, c&rsquo;est sa clientèle préférée. Elle dit que j&rsquo;ai droit à la meilleure clientèle parce que le père m&rsquo;a donné la meilleure éducation. C&rsquo;est la première fois que Massi m&rsquo;a fait monter à l&rsquo;étage. Il y a beaucoup de chambres. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 350- 351 (&laquo;&nbsp;Rose Mélie Rose&nbsp;&raquo;) :</strong><em> &laquo;&nbsp;Quand je suis arrivée à la plage aux Mouettes, j&rsquo;ai tout de suite été dans la Buick. Dès que je me suis couchée sur la banquette arrière, j&rsquo;ai perdu connaissance. Je ne sais pas combien de temps s&rsquo;est passé avant que je revienne à moi. La banquette de la Buick est tachée de sang. Le sang continue de couler. C&rsquo;est mauvais de perdre tout ce sang. Dans quel état est la Buick. Elle est toute rouillée et maintenant la banquette arrière est tachée de sang. Les mouettes ont fini par déchirer la capote avec leur bec. Elles ont envahi la Buick. Il y a en a partout sur les fauteuils avant, il y en a plein serrées contre moi sur la banquette arrière, il y en a sur le capot qui me regardent à travers le pare-brise, qui regardent le sang. Les mouettes me tiendraient chaud si je n&rsquo;avais pas si froid. Je tremble de froid.&nbsp;&raquo; </em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Héritières&nbsp;&raquo;, de Marie Redonnet, Le Tripode, 19€.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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