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	<title>Quatrième de couv &#187; maladie</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Face au sida, la solitude honteuse d&#8217;une famille&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Jan 2023 11:48:57 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[ Mêler deux histoires. La première est familiale. Et honteuse dans cette famille de commerçants de l&#8217;arrière-pays niçois. La seconde se passe entre la France et les Etats-Unis, dans des laboratoires. Dans son premier roman, Anthony Passeron a choisi de raconter l&#8217;histoire de son oncle, Désiré. Mort du sida. Comme sa femme Brigitte et sa fille, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="article__chapeau"> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Capture-décran-2022-06-27-à-11.50.51.jpg" rel="lightbox[6195]"><img class="alignleft wp-image-6209 size-medium colorbox-6195" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Capture-décran-2022-06-27-à-11.50.51-199x300.jpg" alt="Capture-décran-2022-06-27-à-11.50.51" width="199" height="300" /></a>Mêler deux histoires. La première est familiale. Et honteuse dans cette famille de commerçants de l&rsquo;arrière-pays niçois. La seconde se passe entre la France et les Etats-Unis, dans des laboratoires. Dans son premier roman, <strong>Anthony Passeron</strong> a choisi de raconter l&rsquo;histoire de son oncle, <strong>Désiré</strong>. Mort du sida. Comme sa femme Brigitte et sa fille, Emilie.</p>
<p class="article__chapeau">Lui, le fils préféré, qui n&rsquo;a jamais émis le souhait de reprendre la boucherie familiale, a découvert l&rsquo;héroïne, est devenu accro. Toxicomane, il est tombé malade à cause de l&rsquo;échange de seringues. Il fait alors partie de ces &laquo;&nbsp;<strong><em>enfants endormis</em></strong>&nbsp;&raquo; que l&rsquo;on retrouvait dans les rues de Nice avec la seringue toujours piquée dans le bras&#8230;</p>
<p class="article__chapeau">Dans sa famille, c&rsquo;est impossible à surmonter, à assumer. Entre le déni de la mère de <strong>Désiré</strong> et le silence, pesant, de son père. Tandis que son frère (le père de l&rsquo;auteur) essaye d&rsquo;être présent&#8230; Sans tout comprendre. Parce que trop d&rsquo;informations manquent encore, parce qu&rsquo;on parle du &laquo;&nbsp;cancer gay&nbsp;&raquo;, parce qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une maladie mortelle engluée dans la honte encore&#8230;</p>
<p class="article__chapeau">Alors, après chaque chapitre consacré à la vie de cette famille au début des années 80, un autre s&rsquo;ouvre en alternance, expliquant très précisément ce qui se passe chez les chercheurs. Ceux qui essaient de comprendre, de trouver l&rsquo;origine de ce VIH sida et la course contre la montre dans laquelle ils se sont lancés des deux côtés de l&rsquo;Atlantique.</p>
<p class="article__chapeau"><span id="more-6195"></span></p>
<p class="article__chapeau">Dans les deux histoires, un même sentiment de solitude. Désiré est malade et finira ses jours à l&rsquo;hôpital à une époque où cette maladie encore peu connue fait si peur&#8230; C&rsquo;est un paria. Et pas question que tout cela n&rsquo;affecte l&rsquo;aura de la famille au village.</p>
<p class="article__chapeau">Un roman de filiation, sensible et puissant qui nous rappelle que cette réalité n&rsquo;est pas si lointaine dans le temps. C&rsquo;était il y a 40 ans seulement.</p>
<p class="article__chapeau"><strong>Anthony Passeron</strong> est professeur de français et d’histoire-géographie. Il a 39 ans.</p>
<p class="article__chapeau"><strong>Il raconte ici l&rsquo;histoire de son livre :</strong></p>
<section class="edito edito--link">
<section class="edito__link-container--premium edito__link-container"><a href="https://youtu.be/XY8dVoLlR3g">https://youtu.be/XY8dVoLlR3g</a></section>
<section class="edito__link-container--premium edito__link-container"></section>
<section class="edito__link-container--premium edito__link-container"></section>
<blockquote><section class="edito__link-container--premium edito__link-container"></section>
<section class="edito__link-container--premium edito__link-container"><strong>Extraits</strong></section>
<section class="edito__link-container--premium edito__link-container"></section>
<section class="edito__link-container--premium edito__link-container"><strong>Page 49 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Au cours de l&rsquo;année 1982, le nombre de malades diagnostiqués en France progresse. Willy Rozenbaum a trouvé un poste à l&rsquo;hôpital de la Pitié-Salpêtrière, où il peut de nouveau recevoir ses patients. Aucun d&rsquo;entre eux ne voit son état s&rsquo;améliorer. Les décès s&rsquo;accumulent. </em></section>
</blockquote>
</section>
<blockquote><section class="edito__link-container--premium edito__link-container"><em>L&rsquo;infectiologue est habitué à côtoyer la mort, mais dans le cas de cette maladie, le condamnation des patients est double : une mort physique et aussi sociale. Les articles de presse, les reportages de télévision sur la maladie ont propagé la peur dans la population. Les proches sont rares au chevet des malades, qui sont réduits à leur homosexualité, leur toxicomanie, la plupart d&rsquo;entre eux n&rsquo;ayant plus que de rares médecins comme interlocuteurs.&nbsp;&raquo;</em></section>
</blockquote>
<section class="edito__link-container--premium edito__link-container"></section>
<section class="edito__link-container--premium edito__link-container"></section>
<blockquote>
<p class="edito__link-container--premium edito__link-container"><strong>Page 136 :</strong><em>&laquo;&nbsp;La souffrance avait pris le pas sur le plaisir depuis un bon moment déjà. Après plusieurs semaines de défonce, peu après leur rencontre, le couple s&rsquo;était calmé quelques jours. Et puis ils s&rsquo;étaient réveillés un matin, fatigués, fiévreux et courbaturés. Ils n&rsquo;étaient pas malades à proprement parler. L&rsquo;héroïne les appelait. C&rsquo;était la première fois qu&rsquo;ils s&rsquo;étaient sentis à sa merci. Cette sensation ne les avait plus jamais lâchés. ils avaient entamé une chute sans fin. Incapables aujourd&rsquo;hui d&rsquo;aller travailler, ils se retrouvaient privés de salaires. Il n&rsquo;était plus question de plaisir, de transe, ni de cette sorte d&rsquo;expérience transcendantale que Désiré avait découverte, un soir de fête, à Amsterdam [&#8230;] &laquo;&nbsp;</em></p>
<p class="edito__link-container--premium edito__link-container"><strong>Page 265 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Un dimanche, quelques mois après l&rsquo;enterrement de notre cousine, alors que mon père bricolait des étagères dans le garage, mon frère et moi l&rsquo;avons soudain entendu hurler des injures et briser une à une, à coups de pied et de poing, les planches de bois. Il n&rsquo;a jamais soldé sa colère. Un jour, il a tout quitté, sa famille, la boucherie et le village. </em></p>
<p class="edito__link-container--premium edito__link-container"><em>Ma mère, encore aujourd&rsquo;hui, n&rsquo;est pas plus bavarde. Après le départ de mon père, elle a refait sa vie. Il ne reste chez elle, de cette époque, qu&rsquo;un cadre posé à côté du téléphone que personne n&rsquo;a le droit de toucher. Un cadre ornant la photographie d&rsquo;une petite fille [&#8230;].&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p class="edito__link-container--premium edito__link-container"><em><strong>Les enfants endormis, Anthony Passeron, Globe. </strong></em></p>
<p class="edito__link-container--premium edito__link-container">
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		</item>
		<item>
		<title>Dans l&#8217;intimité de la Veuve de Meudon&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/08/19/dans-lintimite-de-la-veuve-de-meudon/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/08/19/dans-lintimite-de-la-veuve-de-meudon/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 19 Aug 2021 07:05:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire  &#160; C&#8217;est la rentrée, celle des livres pas encore celle des classes ! D&#8217;ici le mois d&#8217;octobre, ce sont 521 livres qui vont être publiés parmi lesquels 379 romans français et 75 premiers romans. &#171;&#160;La dame couchée&#160;&#187; en fait partie. J&#8217;ai savouré ce texte écrit par Sandra Vanbremeersch. La quadragénaire,  diplômée en art, vit à Paris, où elle [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff0000">Rentrée littéraire </span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DAME-COUCHEE.jpg" rel="lightbox[5727]"><img class="alignleft size-full wp-image-5728 colorbox-5727" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DAME-COUCHEE.jpg" alt="DAME COUCHEE" width="409" height="600" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C&rsquo;est la rentrée, celle des livres pas encore celle des classes ! D&rsquo;ici le mois d&rsquo;octobre, <strong>ce sont 521 livres</strong> qui vont être publiés parmi lesquels 3<strong>79 romans français et 75 premiers romans.</strong></p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;La dame couchée&nbsp;&raquo;</strong> en fait partie. J&rsquo;ai savouré ce texte écrit par <strong>Sandra Vanbremeersch</strong>. La quadragénaire,  diplômée en art, vit à Paris, où elle développe son univers artistique.</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce roman ? Elle est singulière. Pour le moins.</p>
<p>De 2000 à 2019, une jeune femme, l&rsquo;auteure en l&rsquo;occurrence,  a été l’assistante de vie d’une vieille dame tout sauf ordinaire, recluse dans sa propriété pavillonnaire de la ville de Meudon : <strong>Lucette Destouches,</strong> veuve de <strong>Louis Ferdinand Céline.</strong><br />
Voici le récit de ces années passées dans un monde à l’écart du monde, véritable plongée dans l’intimité de cette future centenaire dont la santé va déclinant, rythmée par le ballet des visites régulières des amis et de la faune gravitant autour de <strong>la Veuve</strong>, jusqu’aux animaux de compagnie, autres bestioles et spectres peuplant la mythique maison.</p>
<p><strong>Lucette Destouches</strong>, née <strong>Lucie Almansor</strong>, est morte dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 novembre  2019 à l’âge de 107 ans.  Elle avait rencontré l&rsquo;auteur de <strong><em>Mort à crédit</em></strong> en 1936.</p>
<p>C’est dans une école de danse que la jeune femme de 23 ans est repérée par <strong>Louis-Ferdinand Destouches</strong>, un médecin généraliste de dix-huit ans plus âgé qui, fasciné par les danseuses, a obtenu l’autorisation d’assister à quelques cours.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5727"></span></p>
<p><strong>Après la mort de l’écrivain, le 1<sup>er</sup> juillet 1961,</strong> une nouvelle vie commence pour celle dont le veuvage sera plus long que le mariage. Unique ayant droit d’une œuvre aussi profuse que sulfureuse, <strong>Lucette Destouches</strong> en sera la parfaite gardienne du temple comme <strong><a href="https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2019/11/08/lucette-destouches-veuve-de-celine-est-morte_6018517_3382.html">l&rsquo;écrit le journaliste Thomas Wieder pour Le Monde dans cet article paru le 8 novembre 2019</a>.</strong><br />
Un premier roman écrit au cordeau, qui brosse le portrait tout en nuances de la femme d’un célèbre écrivain et restitue avec élégance et maestria un climat très singulier. Un vrai régal !</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 23 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] L&rsquo;effacement, je ne pouvais l&rsquo;anticiper. Ça, pour moi, c&rsquo;était dans les livres ou dans les films, mais la &laquo;&nbsp;vraie&nbsp;&raquo; vie soumise et le pouvoir de ceux qui soumettent je ne les connaissais pas. L&rsquo;intello voulait mener son enquête de terrain et l&rsquo;artiste éprouver la pure expérience de rentrer dans l&rsquo;opportunité fantasque qui se présentait là. Un coup de dés. En décidant de servir l&rsquo;extraordinaire ordinaire des &laquo;&nbsp;gens du dessus&nbsp;&raquo;, je ferais comme Alice, j&rsquo;irais visiter mon monde à l&rsquo;envers. J&rsquo;allais devenir boniche de moi-même ! J&rsquo;allais m&rsquo;auto-employer. Luxe, hérésie, fantaisie ou défi, le sort en était jeté.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 76  :</strong> <em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;escalier s&rsquo;agace et grince, il en rajoute, peu coutumier de cette déferlante de petits pas secs. C&rsquo;est qu&rsquo;il est habitué à nos sauts de biche, nos quatre-à-quatre au moindre appel, aux pas nonchalants de l&rsquo;Avocat, à ceux discrets ou enjoués des visiteurs. Et avant, aux papattes des chiens et des chats qui faisaient de cette maison une maison verticale, aux tintements feutrés des coussinets, et avant&#8230; avant il goûtait le pas léger de la danseuse Légèrement chaotique, scandé comme du jazz, dissonant comme une faille dans le rythme. Et puis surtout il connaissait les caresses de la peau, de la peau des pieds nus de Madame D. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
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<div class="o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q">
<blockquote>
<div dir="auto" style="text-align: left"><strong>Page 129 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Avec le temps qui passe, la maison peu à peu s&rsquo;est recroquevillée. Tout a fini d&rsquo;être aspiré du jardin vers SA chambre, vers ELLE. En vingt années, j&rsquo;ai vu la Dame engloutir les choses comme les gens, et jusqu&rsquo;à sa demeure. De la végétation du jardin qui se faufile partout gagnant chaque jour en souplesse, aux êtres grouillant comme des vermines, jusqu&rsquo;à l&rsquo;agitation de la maison, la Veuve de Meudon a tout fait converger vers sa personne dans une dévorante nécessité aussi magistrale qu&rsquo;inspirée.&nbsp;&raquo; </em></div>
</blockquote>
<div dir="auto" style="text-align: left"><em><strong>La dame couchée, Sandra Vanbremeersch, Seuil, 17,50€</strong></em></div>
</div>
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</div>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Ecrire pour ne pas être engloutie&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/06/25/ecrire-pour-ne-pas-etre-engloutie/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/06/25/ecrire-pour-ne-pas-etre-engloutie/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 25 Jun 2021 11:58:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Sarah Chiche]]></category>
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		<description><![CDATA[Le quatrième roman de Sarah Chiche a fait couler beaucoup d&#8217;encre. Elle a profité d&#8217;une presse conséquente. Trop pour que je m&#8217;y intéresse au moment de sa sortie, fin 2020. Alors j&#8217;ai attendu ce printemps 2021 pour sortir Saturne de ma pile à lire. Quel bonheur ! Quel plaisir de lire ce roman&#8230; autobiographique. Tout [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SATURNE.jpg" rel="lightbox[5711]"><img class="alignleft wp-image-5717 size-medium colorbox-5711" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SATURNE-204x300.jpg" alt="SATURNE" width="204" height="300" /></a></p>
<p>Le quatrième roman de <strong>Sarah Chiche</strong> a fait couler beaucoup d&rsquo;encre. Elle a profité d&rsquo;une presse conséquente. Trop pour que je m&rsquo;y intéresse au moment de sa sortie, fin 2020. Alors j&rsquo;ai attendu ce printemps 2021 pour sortir Saturne de ma pile à lire. Quel bonheur ! Quel plaisir de lire ce roman&#8230; autobiographique.</p>
<p>Tout comme à l&rsquo;automne 1977. <strong>Harry</strong>, alors âgé de seulement 34 ans, meurt d&rsquo;une leucémie, laissant derrière lui sa jeune femme et leur fille âgée de quinze mois seulement.</p>
<p>Avril 2019, à Genève, cette enfant devenue adulte rencontre une femme qui a connu son père en Algérie. Cet homme issu d&rsquo;une grande lignée de médecins à laquelle il tentera d&rsquo;échapper. Pas si simple. Il est rêveur, joueur et aime les femmes.</p>
<p>Exilée en France, la famille ( les parents <strong>Louise</strong> et <strong>Joseph</strong> et leurs deux fils <strong>Harry</strong> et <strong>Armand</strong>)  va reconstruire son empire médical. <strong>Harry</strong>, lui, a rencontré une femme, <strong>Eve</strong>, qui ne correspond en rien au modèle familial, issu de la haute bourgeoisie. Sa belle-famille la déteste. C&rsquo;est réciproque. Eve finira par s&rsquo;éloigner, se remarier et aura d&rsquo;ailleurs une seconde fille.</p>
<p>La passion d&rsquo;<strong>Eve</strong> et<strong> Harry</strong> fera voler en éclats les reliques d’un royaume où l’argent coule à flots.</p>
<p>À l’autre bout de cette légende noire, l&rsquo;auteure raconte avec férocité et drôlerie une enfance hantée par le deuil, et dévoile comment, à l’image de son père, elle faillit être engloutie à son tour quand, au mitan de la vingtaine, elle déclenche une dépression mélancolique, grave, alors qu&rsquo;elle apprend la mort de sa grand-mère, qu&rsquo;elle ne voyait plus.<br />
Ce qui la sauvera ? Des images en Super 8 exhumées qui lui montrent son père et elle. L&rsquo;écriture aussi.</p>
<p>Sarah Chiche est écrivain. Elle est notamment l’auteure du roman <strong><i>Les Enténébrés</i></strong>. Elle est également psychologue clinicienne et psychanalyste.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au final, <strong>Saturne</strong> – la planète de l&rsquo;automne et de la mélancolie, dit-elle – est un texte bouleversant, un récit intime qui vous cloue. Très jolie découverte !</p>
<p><strong>Sarah Chiche</strong> parle de son roman ici :</p>
<p><a href="https://youtu.be/u17bXxvYqNU">https://youtu.be/u17bXxvYqNU</a></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 20 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Mais personne ne me dit que mon père était mort. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je fus envoyée en Normandie. Le lendemain, on l&rsquo;enterra. Sa mère n&rsquo;eut pas la force de se rendre au cimetière. Elle s&rsquo;alita de longs mois. Quand on ouvrir le caveau pour y descendre le cercueil de mon père, ma mère voulut s&rsquo;y précipiter. Ils étaient brisés. Leur douleur à tous de l&rsquo;avoir perdu fut tout ce qu&rsquo;il restait de lui. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mais pour moi, rien n&rsquo;avait changé. Il était toujours là, il avait disparu.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 71 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Naturellement, on ne parle jamais d&rsquo;argent. En parler, c&rsquo;est vulgaire, et, plus encore, commencer à le compter. S&rsquo;il venait à manquer, il faudrait dire non à quelque chose, se priver, agiter à nouveau le spectre de l&rsquo;exil. Ainsi flottent-ils dans l&rsquo;illusion que si tout est si brillant, si magnifique, si grandiose et remarquable, dans la reconstitution méticuleuse de ce qu&rsquo;ils ont connu à Alger, et plus encore, alors, rien ne mourra jamais.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 137-138 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Mais je ne me souviens pas de cela. Je ne me souviens de rien. Je me souviens juste qu&rsquo;enfant , déjà, je ne me souvenais de rien – ni de la chaleur de ses bras, ni du contact de ses doigts, ni de son rire, ni de sa façon de marcher, de fredonner, de me prendre dans les bras pour me montrer les étoiles, de fumer, de se fâcher, d&rsquo;embrasser ma mère, de me parler. Je ne le rencontrerais jamais de mon vivant. Je lui en voulais, atrocement. Colère froide, mutique,  butée – à la hauteur de ce qu&rsquo;aurait été un amour dont j&rsquo;aurais tout oublié.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ce que je voulais, c&rsquo;est rester seule. Rien ne me plaisait davantage. Je voulais que les adultes se taisent. Je voulais grandir, le plu vite possible, m&rsquo;enfuir au plus loin, vivre un grand amour, écrire. Ou mourir, d&rsquo;un coup d&rsquo;un seul, sans souffrir.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><em>Saturne, Sarah Chiche, Seuil, 18 €</em></strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Ne plus vouloir refaire surface&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/01/24/ne-plus-vouloir-refaire-surface/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/01/24/ne-plus-vouloir-refaire-surface/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 24 Jan 2021 10:03:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire hiver 2021 Ils seront 493 au total à essayer de trouver une place sur les tables des libraires. Ils ? Les romans de cette rentrée littéraire d&#8217;hiver. Par eux, 153 romans étrangers et 64 premiers romans dont nombre écrits par des femmes. On commence ? Pour moi, ma pile des livres de la rentrée a débuté avec &#171;&#160;Ce [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff0000">Rentrée littéraire hiver 2021</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Ce-matin-la_6540.jpg" rel="lightbox[5560]"><img class="alignleft size-full wp-image-5566 colorbox-5560" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Ce-matin-la_6540.jpg" alt="CVT_Ce-matin-la_6540" width="250" height="390" /></a></p>
<p>Ils seront <strong>493 au total</strong> à essayer de trouver une place sur les tables des libraires. Ils ? Les romans de cette rentrée littéraire d&rsquo;hiver. Par eux, <strong>153 romans étrangers et 64 premiers romans</strong> dont nombre écrits par des femmes.</p>
<p>On commence ?</p>
<p>Pour moi, ma pile des livres de la rentrée a débuté avec <strong>&laquo;&nbsp;Ce matin-là&nbsp;&raquo;</strong>,<strong> de Gaëlle Josse</strong>. Une autrice qui a grandi dans l&rsquo;Indre comme nous l&rsquo;explique mon collègue de Châteauroux <strong><a href="https://www.lanouvellerepublique.fr/indre/le-coup-de-poing-de-gaelle-josse">ici</a>. </strong></p>
<p><strong>Gaëlle Josse</strong>, web rédactrice pour un site internet signe là son dixième roman. L&rsquo;histoire ? Très contemporaine pour le coup. C&rsquo;est celle de <strong>Clara</strong>. Une jeune femme pour qui, un jour, tout lâche. Sa vie, son métier. Employée dans une société de crédit, elle n&rsquo;y trouve finalement plus de sens. Le traitement d&rsquo;un dossier la fait basculer.</p>
<p>Amis, amours, famille, collègues, tout se délite. Burn-out ? Dépression ? Tout se mélange. Tout la transforme. La détruit.</p>
<p>Des semaines, des mois de solitude, de vide, s’ouvrent devant elle. Pour relancer le cours de sa vie, il lui faudra des ruptures, de l’amitié, et aussi remonter à la source vive de l’enfance.</p>
<p>On a tous connu, un jour, &laquo;&nbsp;ce matin-là &laquo;&nbsp;, cette envie de tout envoyer valdinguer, trop fragile pour rester dans la course. Une trajectoire parmi tant d&rsquo;autres pour mieux en prendre la mesure. Pour mieux se donner le temps de trouver le bon tempo.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Venue à l’écriture par la poésie, <strong>Gaëlle Josse</strong> a publié son premier roman <strong>&laquo;&nbsp;Les Heures silencieuses&nbsp;&raquo;</strong> en 2011. Elle a obtenu de nombreux prix pour ses différents romans.</p>
<p>Diplômée en droit, en journalisme et en psychologie clinique, elle travaille à Paris et vit en région parisienne. Elle anime, par ailleurs, des rencontres autour de l’écoute d’œuvres musicales et des ateliers d’écriture auprès d’adolescents et d’adultes.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 28 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Elle se voit ingurgiter du sécable, du dispersible, du soluble, du buvable, du croquable, de l&rsquo;avalable, quantité de molécules qui vont murmurer à son cerveau que tout va bien. Elle n&rsquo;est pas certaine d&rsquo;avoir souhaité cette réponse-là, mais il faut bien calmer ces palpitations, ces insomnies, cette pince qui broie l&rsquo;estomac, cette gorge nouée, et tout ce qu&rsquo;elle n&rsquo;é pas voulu voir, pas voulu entendre depuis des semaines, depuis des mois.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 55-56 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Désoeuvrée. C&rsquo;est ce que lui a dit Laetitia, son amie, l&rsquo;infatigable, la solaire, celle de la salle de sport, celle des apéritifs prolongés, avec son haut front clair de vierge flamande, ses foulards colorés dans les cheveux et ses histoires de mecs à n&rsquo;en plus finir. Joyeuse, sensuelle, Laetitia. Clara se demande comment elle fait, parfois. Tu ne vas pas rester comme ça, désoeuvrée. Le mot a marqué Clara. Désoeuvrée, sans oeuvre à construire, sans tâche, sans utilité, une vie de paramécie, de lentille d&rsquo;eau, de mousse, de lichen. Des heures sans bouger du canapé. Elle se dit qu&rsquo;elle va finir par se confondre avec la couleur des coussins, et ce serait bien, les animaux se rendent invisibles pour se protéger des prédateurs. [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 96-97 :</strong><em> [&#8230;] A quoi ressemble leur vie ? Elle se dit qu&rsquo;elle aimerait échanger la sienne contre n&rsquo;importe quelle autre, au hasard, dans une sorte de pacte, comme dans les légendes. Sa vie aux enchères. A qui la veut. Elle s&rsquo;arrête, étourdie, marque le pas devant une vitrine dont elle ne regarde rien, elle aperçoit son reflet entre les marchandises exposées. C&rsquo;est donc cela qu&rsquo;elle est devenue en quelques semaines, ce visage crayeux aux traits tirés, lèvres fermées, cheveux attachés, regard éteint. Elle se reconnaît à peine. Elle se met à haïr ce reflet, c&rsquo;est donc moi, ça ? Cette ombre, ce passe-muraille, cette invisible égarée dans la foule ? &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong> &laquo;&nbsp;Ce matin-là&nbsp;&raquo;, Gaëlle Josse, Noir sur Blanc, Notabilia, 17€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Comme un étrange sentiment intérieur&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/01/18/comme-un-etrange-sentiment-interieur/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/01/18/comme-un-etrange-sentiment-interieur/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 18 Jan 2021 08:42:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[adolescence]]></category>
		<category><![CDATA[Anna]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;enfance est au coeur de son oeuvre. Avec ses ombres et ses lumières. Florence Seyvos nous revient avec &#171;&#160;Une bête aux aguets&#160;&#187;, paru lors de la rentrée littéraire de l&#8217;automne aux Editions de Minuit. Une autrice dont j&#8217;ai découvert le travail avec l&#8217;un de ses précédents romans &#171;&#160;Le garçon incassable&#160;&#187;. J&#8217;avais poursuivi avec &#171;&#160;La sainte famille&#160;&#187;.  Cette fois encore, l&#8217;héroïne est [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="article__paragraph "><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Une-bete-aux-aguets_1484.jpg" rel="lightbox[5480]"><img class="alignleft size-full wp-image-5483 colorbox-5480" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Une-bete-aux-aguets_1484.jpg" alt="CVT_Une-bete-aux-aguets_1484" width="250" height="367" /></a></p>
<p class="article__paragraph ">L&rsquo;enfance est au coeur de son oeuvre. Avec ses ombres et ses lumières. <strong>Florence Seyvos</strong> nous revient avec <strong>&laquo;&nbsp;Une bête aux aguets&nbsp;&raquo;</strong>, paru lors de la rentrée littéraire de l&rsquo;automne aux Editions de Minuit.</p>
<p class="article__paragraph ">Une autrice dont j&rsquo;ai découvert le travail avec l&rsquo;un de ses précédents romans <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/31/ce-frere-pas-comme-les-autres/">&laquo;&nbsp;Le garçon incassable&nbsp;&raquo;</a>. </strong>J&rsquo;avais poursuivi avec<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/09/21/comme-une-pelote-intime-des-souvenirs/"> &laquo;&nbsp;La sainte famille&nbsp;&raquo;</a>. </strong></p>
<p class="article__paragraph ">Cette fois encore, l&rsquo;héroïne est un enfant : <strong>Anna</strong>, que nous suivons pendant sept ans environ.</p>
<p class="article__paragraph "><strong>Anna</strong> vit seule avec sa mère. <strong>Anna</strong> a failli succomber à une rougeole pas soignée. <strong>Anna</strong> prend désormais des pilules blanches et bleues, chaque jour, chaque semaine. Un remède fourni par un homme qui n&rsquo;est pas médecin&#8230; ça rassure sa mère de voir ainsi sa fille protégée des dangers de l&rsquo;existence. Elle guérit. Mais cela entraine <strong>Anna</strong> aux confins de sa conscience.</p>
<p class="article__paragraph ">Elle entend des voix, elle lit dans les pensées de sa mère, elle ment à sa meilleure amie <strong>Christine</strong> et à son petit ami pour continuer à paraître normale&#8230;</p>
<p class="article__paragraph ">Sa perception de la réalité a changé. Difficile de l&rsquo;accepter. Difficile de le comprendre. Et encore plus de le partager.</p>
<p class="article__paragraph ">Sa mère la surprotège. <strong>Anna</strong> veille sur sa mère. Une relation fusionnelle qui vire au maladif.</p>
<p class="article__paragraph ">&laquo;&nbsp;Nous avons tous une nature sauvage et il s&rsquo;agit de la dompter. <strong>Anna</strong> s&rsquo;y retrouve confrontée &laquo;&nbsp;, explique <strong>Florence Seyvos</strong>. Elle s&rsquo;interroge. Est-elle un monstre ? Est-elle normale ?</p>
<p class="article__paragraph "><span id="more-5480"></span></p>
<p class="article__paragraph ">Un livre qui frôle le fantastique. Ni trop, ni trop peu. Un livre étrange, mais quel plaisir de retrouver l&rsquo;écriture de <strong>Florence Seyvos</strong> ! Cette fois encore, son expérience de scénariste opère : on voit les images.</p>
<p class="article__paragraph " style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p class="article__paragraph " style="text-align: left"><strong>Page 15 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Ma mère n&rsquo;a pas voulu que je reprenne le collège tout de suite. Elle m&rsquo;a fait faire un certificat de convalescence, et pendant plus de huit semaines je suis restée à la maison, à remarquer peu à peu les changements qui s&rsquo;opéraient en moi tout en feignant de les ignorer. D&rsquo;abord il y avait ces bruits, ces sons que j&rsquo;entendais par moments, comme si, tout près de moi, on eût soudain ouvert une porte qui donnait chez des inconnus. Au début, cela ressemblait à des acouphènes ou à cette habitude qu&rsquo;ont parfois les enfants d&rsquo;entendre de la musique partout : un solo de guitare électrique dans les bruits de la tuyauterie, un fortissimo d&rsquo;orchestre à peine dissimulé dans le moteur d&rsquo;une voiture ou sous les roues d&rsquo;un train. Mais les bruits se sont précisés et des voix s&rsquo;y sont mêlées de plus en plus&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p class="article__paragraph " style="text-align: left"><strong>Pages 88-89 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; [&#8230; ] C&rsquo;était l&rsquo;été, les cours étaient finis, et ma mère ne se préoccupait pas de ce que je faisais de mes journées, du moment que j&rsquo;étais là la soir pas trop tard et que je prenais, pu feignais de prendre, me médicaments. Quand j&rsquo;allais chez lui, les voix me laissaient tranquille. Elles ne revenaient que peu à peu, quand j&rsquo;étais seule, et restaient à l&rsquo;arrière-plan, comme si elles respectaient un périmètre de sécurité. Chez moi, je ne faisais rien, je dormais beaucoup et j&rsquo;attendais que le téléphone sonne. Rien ne comptait plus que l&rsquo;habitude que prenait mon corps du sien. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p class="article__paragraph " style="text-align: left"><strong>Page 114 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Au début de deuxième morceau, il s&rsquo;est soudain passé quelque chose. Les sons ont commencé à me parvenir étrangement distordus. Chaque note résonnait de longues secondes, se mélangeant aux suivantes, tandis que quelqu&rsquo;un semblait s&rsquo;amuser à en modifier le timbre, le rendant sourd et trouble, comme si Christine jouait sous l&rsquo;eau, puis aussi nasillard tout à coup qu&rsquo;un jouet à musique. Les notes se mélangeaient tellement les unes aux autres que je ne reconnaissais plus rien. J&rsquo;ai regardé les visages des gens qui m&rsquo;entouraient, mais bien sûr ils n&rsquo;entendaient pas la même chose que moi. Et tandis que je les regardais, leurs voix me sont entrées dans la tête.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p class="article__paragraph " style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Une bête aux aguets&nbsp;&raquo;, Florence Seyvos, Editions de l&rsquo;Olivier, 17€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Quand les convictions basculent&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/11/17/quand-les-convictions-basculent/</link>
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		<pubDate>Tue, 17 Nov 2020 07:50:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Ce qu'il faut de nuit"]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Un premier roman ? Comme c&#8217;est bizarre Je dois bien avouer qu&#8217;à chaque rentrée littéraire, je les dévore, après une petite sélection quand même. Celui-ci s&#8217;inscrit dans l&#8217;une des thématiques de cette rentrée post-confinement, celle des &#171;&#160;pères singuliers&#160;&#187;. L&#8217;histoire ? Celle d&#8217;un père qui, après la mort de sa femme, assure l&#8217;éducation de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CE-QUIL-FAUT-DE-NUIT-OK.jpg" rel="lightbox[5358]"><img class="alignleft size-full wp-image-5360 colorbox-5358" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CE-QUIL-FAUT-DE-NUIT-OK.jpg" alt="CE QU'IL FAUT DE NUIT OK" width="195" height="326" /></a></p>
<p><strong><span style="color: #00ff00">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p>Un premier roman ? Comme c&rsquo;est bizarre <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-5358" /> Je dois bien avouer qu&rsquo;à chaque rentrée littéraire, je les dévore, après une petite sélection quand même. Celui-ci s&rsquo;inscrit dans l&rsquo;une des thématiques de cette rentrée post-confinement, celle des &laquo;&nbsp;pères singuliers&nbsp;&raquo;.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Celle d&rsquo;un père qui, après la mort de sa femme, assure l&rsquo;éducation de ses deux fils. Tant bien que mal. Il y a <strong>Frédéric</strong> que tout le monde appelle <strong>Fus</strong> depuis des années et son benjamin, surnommé<strong> Gillou</strong>. L&rsquo;un joue au foot quand l&rsquo;autre se plonge dans les livres.  Le père, lui, travaille à la SNCF et s&rsquo;occupe de la section locale du Parti socialiste.</p>
<p>C&rsquo;est lui qui raconte. Les trois années de maladie de la &laquo;&nbsp;moman&nbsp;&raquo;, les études des enfants, le quotidien d&rsquo;un milieu populaire entre un père un peu perdu et deux ados qui grandissent, qui s&rsquo;affranchissent des choix paternels. Et puis la bascule.  Celle qui fait que, progressivement, <strong>Fus</strong> fasse la connaissance de jeunes proches de l&rsquo;extrême droite. Jusqu&rsquo;au drame. Une attaque, une vengeance, un mort, la prison et deux procès.</p>
<p><span id="more-5358"></span></p>
<p>Le père manque parfois de mots, de réactions. Il ne comprend pas. N&rsquo;accepte pas. Entre pudeur et retenue, il voit ses convictions ébranlées et son quotidien s&rsquo;effilocher.</p>
<p>Dans <strong>&laquo;&nbsp;Ce qu&rsquo;il faut de nuit&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Laurent Petitmangin</strong> avait envie de parler &laquo;&nbsp;du sentiment de déception, de son côté parfois irrémédiable. Puis sont venus d&rsquo;autres thèmes  : j&rsquo;ai voulu raconter la relation entre un père et son fils, mettre en évidence la difficulté, la pudeur infinie de cette relation, interroger l&rsquo;incapacité d&rsquo;un père à trouver les mots. Je voulais aussi raconter un certain monde. Ce roman n&rsquo;est pas autobiographique, mais il se nourrit de ma vie, bien sûr .&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Laurent Petitmangin</strong>, quinquagénaire, grand lecteur, travaille à Air France et écrit depuis une dizaine d&rsquo;années. Il entasse les manuscrits dans ses tiroirs, apprend-on.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 30-31 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il y avait déjà trois mois que la moman était partie, j&rsquo;avais évacué la peur de ne pas y arriver, de ne pas faire face à tout ce qu&rsquo;il y avait à organiser, à gérer. Tout ce que j&rsquo;avais déjà entrevu depuis trois ans. C&rsquo;était terrible à dire, mais c&rsquo;était presque plus facile maintenant qu&rsquo;il n&rsquo;y avait plus l&rsquo;hôpital, les soirées et les dimanches passés à attendre. Presque plus facile. Si elle m&rsquo;avait entendu. C&rsquo;était pourtant vrai, et les vacances n&rsquo;avaient jamais autant mérité leur nom. Plusieurs fois, je les avais emmenés casser la croûte à Luxembourg-ville. On s&rsquo;était fait la promenade des remparts, puis on était allés dans un petit restaurant où on attendait des heures, il y avait du monde, les enfants s&rsquo;étaient impatientés tellement ils avaient faim, mais les énormes steaks et les grosses frites, presque un quart de patate chacune, n&rsquo;en étaient que meilleures.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 113 :</strong><em> &nbsp;&raquo; [&#8230;] Ils voulaient savoir qui l&rsquo;avaient amoché de la sorte, et le fait que je l&rsquo;aie retrouvé comme ça ne validait rien de mon innocence à leurs yeux. Ils m&rsquo;avaient demandé ce que j&rsquo;avais fait le matin, avant d&rsquo;aller à Metz. Ce qui ne leur plaisait pas, c&rsquo;était que j&rsquo;ai emmené moi-même Fus à l&rsquo;hôpital. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 157 :</strong><em> [&#8230;] Tout m&rsquo;était insurmontable. Je portais sur le visage la détention de mon fils. L&rsquo;avocat n&rsquo;avait cessé de m&rsquo;appeler immédiatement après le procès. Il s&rsquo;était d&rsquo;abord contenté de messages courts, &laquo;&nbsp;Rappelez-moi s&rsquo;il vous plaît &nbsp;&raquo; puis, comme je ne répondais à aucun de ses appels, il s&rsquo;était épanché. Une longue supplique où il me disait que ce n&rsquo;était pas son intérêt financier de faire le forcing et de repasser du temps sur ce dossier &#8211; il m&rsquo;avait rappelé dans son message haletant, énervé, que ses émoluments rentraient strictement dans le cadre de l&rsquo;aide que nous avions touchée et que ce n&rsquo;était donc pas avec ça qu&rsquo;il allait gagner le moindre argent -, mais que ce n&rsquo;était pas la question, qu&rsquo;il fallait y aller. Il l&rsquo;avait redit plusieurs fois. Sur tous les tons possibles : &laquo;&nbsp;Une simple question de justice.&nbsp;&raquo; Il avait rajouté qu&rsquo;il me revenait de convaincre mon fils et qu&rsquo;on n&rsquo;avait pas l&rsquo;éternité pour le faire. Je n&rsquo;en avais pas envie. Pas plus que je n&rsquo;avais envie de le visiter en prison.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Ce qu&rsquo;il doit à la nuit&nbsp;&raquo;, Laurent Petitmangin, La Manufacture de livres, 16,90€. </strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Dans le pierrier, découvrir son coeur&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/08/21/dans-le-pierrier-decouvrir-son-coeur/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/08/21/dans-le-pierrier-decouvrir-son-coeur/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 21 Aug 2020 06:42:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire  Quelle claque ! Le roman &#171;&#160;La Géante&#160;&#187; m&#8217;est arrivé via la boîte à lettres. Je l&#8217;ai dévoré. J&#8217;en garde des images, des sensations. Je n&#8217;avais jamais lu un roman de Laurence Vilaine. Avec &#171;&#160;La Géante&#160;&#187;, la quinquagénaire installée à Nantes, signe son troisième roman. Un conte qui nous parle d&#8217;amour et de vie. Sauf que Noële ne connait pas le [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #00ff00">Rentrée littéraire </span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GEANTE.jpg" rel="lightbox[5287]"><img class="alignleft size-full wp-image-5296 colorbox-5287" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GEANTE.jpg" alt="GEANTE" width="170" height="256" /></a></p>
<p>Quelle claque ! Le roman <strong>&laquo;&nbsp;La Géante&nbsp;&raquo;</strong> m&rsquo;est arrivé via la boîte à lettres. Je l&rsquo;ai dévoré. J&rsquo;en garde des images, des sensations. Je n&rsquo;avais jamais lu un roman de <strong>Laurence Vilaine</strong>. Avec <strong>&laquo;&nbsp;La Géante&nbsp;&raquo;</strong>, la quinquagénaire installée à Nantes, signe son troisième roman. Un conte qui nous parle d&rsquo;amour et de vie. Sauf que Noële ne connait pas le premier et a réglé la seconde dans un lieu délimité par les montagnes</p>
<p>Noële, la narratrice, a toujours vécu au pied de la Géante, là, <strong>à Fontanalbe, dans les Alpes-Maritimes</strong>. C&rsquo;est là qu&rsquo;elle a grandi après avoir rejoint La Tante, un jour de drame. Avec son père, son frère. Leur mère vient de mourir&#8230;</p>
<p>Dans la montagne, <strong>Noële</strong> suit le rythme des saisons, a fait siennes les herbes et les plantes médicinales pour les tisanes et les onguents en suivant scrupuleusement au fil des années les consignes de sa tante. Au fil des ans, la vieille femme est devenue un peu sorcière. Chaque samedi, les villageois viennent chercher de quoi les soulager, les soigner.<strong> Noële</strong>, elle, a fini par oublier qui elle était. Ou aurait pu être.</p>
<p>A ses côtés, son frère, surnommé <strong>Rimbaud</strong> qui ne parle pas, mais qui chante avec le petit-duc.</p>
<p><span id="more-5287"></span></p>
<p>Parmi cet univers minéral, elle voit passer les saisons, et n&rsquo;attend plus rien du ciel ni du soleil d&rsquo;ailleurs. Et puis un jour, <strong>Maxim</strong> s&rsquo;installe dans une maison du hameau. Le reporter se met au vert, pour faire face à la maladie.  Il reçoit des lettres de <strong>Carmen</strong>, qui l&rsquo;aime. Qui parcourt le monde pour rapporter des histoires et des reportages. Et qui s&rsquo;inquiète pour cet homme qui distille ses secrets au compte-gouttes.</p>
<p><strong>Noële</strong> lui apporte ses missives. Finira par les garder et les lire. A travers les mots d&rsquo;une autre, elle découvre tout ce que la vie ne lui a pas offert, les sentiments qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas laissé entrer. A distance, via sa correspondance, le couple bouleverse ses répères.</p>
<p>Au cœur de la nature, les sentiments s&rsquo;affrontent. La vérité se cache pour finalement éclater. Violente. Implacable au pied de <strong>La Géante, </strong>véritable personnage à part entière de ce roman à l&rsquo;écriture sensible et poétique.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong> Page 40 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Elle avançait les yeux droits et le pied solide qui va abattre des kilomètres, et plus on avançait, plus c&rsquo;était le bourbier, dans ma gorge, dans ma poitrine, les dents serrées et les narines fermées, je sais respirer sans bruit, allumer le feu et me brûler sans geindre, la Tante m&rsquo;a appris, quand tu viens au monde, personne ne compte sur toit, aussi compte sur toi-même et ne dérange pas la montagne. </em></p>
<p><em>Je la connais par coeur la Géante, ses bêtes et ses caillasses, ses fougères à moustache et ses fausses gentianes qui donnent la chiasse. </em></p>
<p><em>Comme la poche de ma blouse, je la connais. </em></p>
<p><em>Comme l&rsquo;odeur des cendres froides et des matins sans amour. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><strong>Page 77 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai vu quelques lettres empilées sur sa table, des enveloppes encore cachetées et une sur le carrelage de l&rsquo;entrée qu&rsquo;il n&rsquo;avait pas ramassée. Les mouches s&rsquo;attardaient, de deux jours elles passaient à trois, ce qui faisait de plus en plus lourde sa tête, elle demandait le silence aussi grand qu&rsquo;il lui serait possible de l&rsquo;entendre. La guerre battait son plein, il ne voulait voir personne dans les rangs. Il n&rsquo;y avait pas de rang. Lui seul et le silence, dont il a fait son arme. Il voulait tout éteindre, le volume en même temps que la lumière et le bruit du monde, jusqu&rsquo;aux mots sur le papier qui bruissaient trop fort. Plutôt se taire quand on n&rsquo;a rien à offrir et aucune promesse à faire &#8211; il m&rsquo;a remerciée, a baissé les yeux et refermé sa porte. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><strong>Page 112 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Dans son chagrin, cette femme puisait les mots qui ne cachaient rien, elle se mettait à nu comme elle allait prendre un bain et nageait dans des eaux profondes avec la peur de rien. A côté d&rsquo;elle, je marchais morte, morte de marcher à côté de l&rsquo;essentiel. Je ne savais pas ce que penser à quelqu&rsquo;un voulait dire, le soir avant le sommeil qu&rsquo;elle retardait pour ne pas être séparée de lui dès le réveil. Je ne sais pas les mains qui brûlent et ce qu&rsquo;aimer signifie, ni le sourire ni le désir grâce à des yeux de quelqu&rsquo;un quelque part, fussent-ils à six cents kilomètres. Ni la terreur d&rsquo;un mot de trop qui ferait mal, ni l&rsquo;insoutenable, la seule pensée que l&rsquo;amour s&rsquo;en aille à jamais &#8211; ce soir-là dans la nuit je me suis blottie.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;La Géante&nbsp;&raquo;, Laurence Vilaine, Zulma, 17,50€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Se soigner en réparant les autres ?</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/05/10/se-soigner-en-reparant-les-autres/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/05/10/se-soigner-en-reparant-les-autres/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 10 May 2020 09:17:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[rupture]]></category>
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		<description><![CDATA[Un premier roman&#8230; j&#8217;ai déjà l&#8217;oeil qui frise ! &#171;&#160;Rendez-vous à Colombo&#160;&#187; est arrivé jusqu&#8217;à moi et c&#8217;était plutôt une bonne idée. Je vous raconte. Sarah Malartre, l&#8217;auteure, est juriste. Comme la narratrice de son roman, Nina qui intervient auprès des migrants et les accompagne dans leurs démarches pour obtenir le statut de réfugié. Après des études de philosophie [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/COLOMBO-OK.jpg" rel="lightbox[5151]"><img class="alignleft size-full wp-image-5153 colorbox-5151" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/COLOMBO-OK.jpg" alt="COLOMBO OK" width="312" height="456" /></a></p>
<p>Un premier roman&#8230; j&rsquo;ai déjà l&rsquo;oeil qui frise ! <strong><b>&laquo;&nbsp;Rendez-vous à Colombo&nbsp;&raquo;</b></strong> est arrivé jusqu&rsquo;à moi et c&rsquo;était plutôt une bonne idée. Je vous raconte. <strong><b>Sarah Malartre,</b></strong> l&rsquo;auteure, est juriste. Comme la narratrice de son roman, Nina qui intervient auprès des migrants et les accompagne dans leurs démarches pour obtenir le statut de réfugié.</p>
<p>Après des études de philosophie du droit et de droit international public, <strong>Sarah Malartre</strong> a occupé plusieurs postes dans des tribunaux internationaux afin de rejoindre des associations.</p>
<p>Dans ce premier roman, l&rsquo;histoire de son héroïne <strong><b>Nina</b></strong>, la narratrice, se mêle à celles des hommes et des femmes qu&rsquo;elle accompagne, qu&rsquo;elle aide, qu&rsquo;elle soutient. Au point parfois de ne plus marquer de limites.</p>
<p>Alors que son compagnon lui annonce qu&rsquo;il la quitte, alors qu&rsquo;elle apprend que son père est gravement malade, elle sombre. Et se raccroche aux vies de <strong><b>Sohrab</b></strong>, <strong><b>Germude</b></strong>, <strong><b>Nour</b></strong>, <strong><b>Fatou</b></strong>,<strong> </strong><strong><b>Issa</b></strong> et les autres dont les malheurs sont autrement plus graves.  Quoique.</p>
<p>Une rencontre improbable avec un autre homme peut-elle la sauver ? De quoi remettre nos attentes et nos épreuves à leur place.</p>
<p><span id="more-5151"></span></p>
<p>Un premier roman plutôt agréable à lire. Mais au style ( un peu trop) simple.</p>
<p><i>&laquo;&nbsp;J’écris ce que tous racontent à la première personne. À force d’écrire je, ces histoires deviennent les miennes. Je suis eux, tour à tour, puis tous en même temps. J’ai vécu des centaines de vies, toutes plus tragiques les unes que les autres, j’ai vécu dans des dizaines de pays. J’ai tout vu, tout</i> <i>entendu, tout ressenti. Je sais tout des hommes et de l’horreur qu’ils cachent en eux&nbsp;&raquo;, </i>indique l&rsquo;auteure sur sa quatrième de couverture.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="center"><strong><b>Extraits</b></strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 50 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je vais fumer une cigarette, Nour dans la tête. Je devrais la prendre pour exemple, essayer de reproduire ses gestes. Si elle a retrouvé de la force après tout ce qu&rsquo;elle a traversé, je devrais bien y arriver moi aussi ? Ils ne se rendent pas compte, elle et les autres, à quel point ils m&rsquo;aident chaque jour. Ils pensent sûrement qu&rsquo;il n&rsquo;y a que moi qui les soutiens, les oriente, les écoute et les conseille. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 89 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] J&rsquo;éteins la lumière, il est tard, je dois dormir, comment arrêter cet enfer ? Avant c&rsquo;était plus facile, dès que ça commençait Jérémie me prenait dans ses bras, posait une main sur mon ventre, je me concentrais sur sa main, sur la chaleur qui se diffusait doucement, sur l&rsquo;amour qui s&rsquo;en dégageait et ça m&rsquo;apaisait, je m&rsquo;endormais en pensant que j&rsquo;avais tellement de chance, il m&rsquo;aimait malgré cette noirceur en moi. Le lendemain je m&rsquo;interrogeais, d&rsquo;où ça venait tout ça ? Pourquoi c&rsquo;est si difficile de vivre pour certaines personnes ? Dans la plupart des cas, il y a des raisons objectives, traumatismes, enfances pourries, parents défaillants, histoires terribles. Mais moi rien. Une vie on ne peut plus facile, banale. Alors pourquoi ces démons ? &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 132 :</strong><em>&nbsp;&raquo; [&#8230;] Je lui explique qu&rsquo;il va falloir essayer de se souvenir de tout, elle va devoir me donner beaucoup de détails car dans la décision de rejet il est mentionné qu&rsquo;elle n&rsquo;a relaté que très peu de choses lors de son entretien, son récit n&rsquo;était pas du tout personnel, ils ont cru qu&rsquo;elle avait tout inventé, qu&rsquo;elle répétait ce qu&rsquo;on lui avait conseillé de raconter. Elle soupire, je la comprends, je ne supporte déjà pas que mes amis me demandent comment je vais, qu&rsquo;est-ce qui s&rsquo;est passé avec Jérémie, vous aviez l&rsquo;air tellement heureux, on était sûrs que vous passeriez votre vie ensemble, et ton père, c&rsquo;est fou, il a l&rsquo;air si robuste pourtant, est-ce que ça te fait peur, et les traitements ça se passe comment ? [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Rendez-vous à Colombo&nbsp;&raquo;, Sarah Malartre, Mercure de France, 18,80€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Quand la sororité se joue du crabe&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/10/06/quand-la-sororite-se-joue-du-crabe/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/10/06/quand-la-sororite-se-joue-du-crabe/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 06 Oct 2019 09:32:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Un sujet grave, douloureux, évoqué d&#8217;une manière peu banale. Dans son nouveau roman, Sorj Chalandon nous parle du cancer. Et de ce qu&#8217;il peut provoquer comme conséquences, parfois définitives, chez celles et ceux qu&#8217;il frappe. La preuve avec Jeanne. Jeanne ? C&#8217;est une femme formidable. Tout le monde l’aime, Jeanne. Libraire, on l’apprécie parce qu’elle écoute et parle peu. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #ffcc00"><b>Rentrée littéraire</b></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/UNE-JOIE-FEROCE.jpeg" rel="lightbox[4868]"><img class="alignleft size-full wp-image-4871 colorbox-4868" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/UNE-JOIE-FEROCE.jpeg" alt="UNE JOIE FEROCE" width="280" height="412" /></a>Un sujet grave, douloureux, évoqué d&rsquo;une manière peu banale. Dans son nouveau roman, <strong>Sorj Chalandon</strong> nous parle du cancer. Et de ce qu&rsquo;il peut provoquer comme conséquences, parfois définitives, chez celles et ceux qu&rsquo;il frappe. La preuve avec <strong>Jeanne</strong>. <strong>Jeanne</strong> ? C&rsquo;est une femme formidable. Tout le monde l’aime, <strong>Jeanne</strong>.</p>
<p>Libraire, on l’apprécie parce qu’elle écoute et parle peu. Elle a peur de déranger la vie. Pudique, transparente, elle fait du bien aux autres sans rien exiger d’eux. A l’image de <strong>Matt</strong>, son mari, dont elle connaît chaque regard sans qu’il ne se soit jamais préoccupé du sien.<br />
<strong>Jeanne</strong> bien élevée, polie par l’épreuve ( son fils est mort à sept ans, malade), qui demande pardon à tous et salue jusqu’aux réverbères. <strong>Jeanne</strong>, qui a passé ses jours à s’excuser est brusquement frappée par le mal. <em>«  Il y a quelque chose  »</em>, lui a dit le médecin en découvrant ses examens médicaux. Quelque chose. Pauvre mot. Stupéfaction. Et autour d’elle, tout se fane. Son mari, les autres, sa vie d’avant.</p>
<p><span id="more-4868"></span></p>
<p>En guerre contre ce qui la ronge, elle va prendre les armes. Jamais elle ne s’en serait crue capable. Elle était résignée, la voilà résistante. <strong>Jeanne</strong> ne murmure plus, ne sourit plus en écoutant les autres. Elle se dresse, gueule, griffe, se bat comme une furie. Elle s’éprend de liberté. Elle découvre l’urgence de vivre, l’insoumission, l’illégalité, le bonheur interdit, une ivresse qu’elle ne soupçonnait pas.<br />
Avec<strong> Brigitte</strong> la flamboyante, <strong>Assia</strong> l’écorchée et l’étrange <strong>Mélody </strong>( qui leur raconte que sa fille Eva a été enlevée par son ex-compagnon) trois amies d’affliction, <strong>Jeanne</strong> la rebelle va détruire le pavillon des cancéreux et élever une joyeuse citadelle.</p>
<p><strong>Sorj Chalandon</strong> explore ici ce qu&rsquo;est la sororité, la fraternité au féminin. Celle qui unit les femmes, jusqu&rsquo;au bout. Trop loin ? J&rsquo;ai eu un peu de mal à suivre l&rsquo;auteur – que je respecte énormément et dont plusieurs des romans ont été chroniqués sur ce blog – jusqu&rsquo;à la fin de son histoire. Au fil des pages, malgré la description des affres de la maladie, on assiste à une fuite en avant que je trouve assez peu crédible. Dommage.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 80 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;avais compris. J&rsquo;avais peur. Je n&rsquo;avais pas demandé son avis à mon mari. Il existait peut-être un moyen d&rsquo;empêcher cela ? Brigitte m&rsquo;a parlé d&rsquo;elle. De son premier cancer. Ses cheveux qui l&rsquo;avaient quittée l&rsquo;un après l&rsquo;autre, et puis par poignées, enfin par plaques. Elle m&rsquo;a raconté le regard des autres. La contagieuse, la galeuse, la lépreuse, tous ces mots qu&rsquo;elle entendait dire. Alors, avant de ressembler à une damnée, Brigitte avait tout coupé. C&rsquo;est elle qui avait décidé, pas le venin. Son corps n&rsquo;appartenait ni au cancer ni à ceux qui voulaient l&rsquo;en guérir. Et voilà qu&rsquo;elle me proposait de faire de même. Maintenant. Prendre mes cheveux par surprise. Elle serait là. Et Assia, et la jeune Mélody. Elles m&rsquo;accompagneraient. Ni devoir ni obligation, amitié. Un peu comme si j&rsquo;allais essayer une robe. Les copines attendraient derrière le rideau d&rsquo;essayage. Rien de plus. Je ne savais pas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 87 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Nous entrions dans l&rsquo;appartement. Elle avait les clefs à la main. Je parlais, je parlais. Plus la gêne m&rsquo;étrangle et plus les mots se pressent. Non, tout n&rsquo;était pas chic. Un mélange brouillon de trois vies. Celle de Brigitte, faite de meubles montés sur un coin de parquet, de tabourets hauts, d&rsquo;objets chinés, de souvenirs marins et cette fausse commode, empruntée à un ancien amant, accessoiriste de plateau. Celle d&rsquo;Assia, entourée de voiles colorés, de cuivres, d&rsquo;arabesques et de tapis d&rsquo;Orient. Celle aussi de Mélody, qui tenait dans quelques valises au-dessus de la penderie. Pas un écrin, une bulle. Un repaire de femmes qui n&rsquo;attendent plus rien du dehors.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 224 :</strong><em> &laquo;&nbsp;J&rsquo;avais sorti la photo d&rsquo;Eva de mon sac. La plus belle petite fille du monde me souriait. Elle était ma force et nous serions la sienne. J&rsquo;ai regardé les vêtements sombres qui m&rsquo;accusaient. La tondue, l&rsquo;infanticide, la larguée par son mec, la trahie par son corps. J&rsquo;ai rêvé pour moi de couleurs. Après l&rsquo;hiver, je devais me changer en été.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Une joie féroce&nbsp;&raquo;, Sorj Chalandon, Grasset. </strong></em></p>
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		</item>
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		<title>L&#8217;amour comme un ouragan&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/01/22/lamour-comme-un-ouragan/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/01/22/lamour-comme-un-ouragan/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 22 Jan 2019 08:11:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[amour entre deux femmes]]></category>
		<category><![CDATA[colère]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[fuite]]></category>
		<category><![CDATA[fureur]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[maladie]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[passion]]></category>
		<category><![CDATA[passion amoureuse]]></category>
		<category><![CDATA[Pauline Delabroy-Allard]]></category>
		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
		<category><![CDATA[souffrance]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Un premier roman ? Allez, laissez-vous tenter&#8230; Celui que je vais vous présenter mérite toute votre attention. Il est brillant, tourbillonnant, vif, sensible&#8230; et finalement tragique. Son auteure, Pauline Delabroy-Allard, jeune trentenaire, signe là un premier roman jubilatoire. L&#8217;histoire ? C&#8217;est celle de la narratrice (dont on ne connaîtra jamais le prénom), professeure de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Un premier roman ? Allez, laissez-vous tenter&#8230; Celui que je vais vous présenter mérite toute votre attention. Il est brillant, tourbillonnant, vif, sensible&#8230; et finalement tragique. Son auteure, <strong>Pauline Delabroy-Allard</strong>, jeune trentenaire, signe là un premier roman jubilatoire.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Ca-raconte-Sarah.jpg" rel="lightbox[4521]"><img class="alignleft size-full wp-image-4523 colorbox-4521" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Ca-raconte-Sarah.jpg" alt="Ca-raconte-Sarah" width="340" height="340" /></a>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de la narratrice (dont on ne connaîtra jamais le prénom), professeure de lettres, séparée, une petite fille de 4 ans et en pleine période &laquo;&nbsp;de latence&nbsp;&raquo; dans sa vie. A un dîner de réveillon, <strong>Sarah</strong> fait son entrée. Dans un tourbillon.</p>
<p>Violoniste concertiste, <strong>Sarah</strong> voyage de concert en concert. Elle est mal fagotée, parle mal, s&rsquo;enflamme, puis se fâche, se frappe. Rapidement, <strong>Sarah</strong> et la narratrice deviendront inséparables. Amies, puis amantes. Une découverte pour l&rsquo;une comme pour l&rsquo;autre. Et le début d&rsquo;une passion. Qui, apprend-on dès les premières pages du roman, finira mal. Par la mort de <strong>Sarah.</strong></p>
<p><span id="more-4521"></span></p>
<p>La narratrice nous emmène dans son histoire, celle de <strong>Sarah</strong>. Au fil des pages se décline l&rsquo;urgence amoureuse qui les lie. Jusqu&rsquo;à ce que la narratrice n&rsquo;en puisse plus. L&rsquo;abandonne. Se sauve, folle de chagrin, à Trieste en Italie alors que <strong>Sarah</strong> meurt d&rsquo;un cancer.</p>
<p>Cette fuite marque la deuxième partie de ce premier roman inspiré. Le rythme des phrases courtes, saccadées, s&rsquo;allonge. C&rsquo;est le temps du récit après celui de l&rsquo;obsession, du ressassement.</p>
<p>Mais <strong>Sarah</strong> est toujours là, à  toutes les pages.  Car ce roman, <strong>&laquo;&nbsp;Ça raconte Sarah&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/1NnYRD33TOY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center">Extraits</p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 83 :</strong><em>&nbsp;&raquo; Elle insiste pour partir en vacances avec ma fille et moi. Elle ne sait pas que je préférerais partir seule, que je suis épuisée par cette histoire, par sa présence dans ma vie. Dans le train de nuit, elle occupe la couchette en face de la mienne  les couchettes du haut. Elle laisse sa loupiote allumée. Lorsque l&rsquo;enfant s&rsquo;endort, juste en dessous, sur une des couchettes du milieu, elle baisse lentement le drap de la SNCF le long de son corps, elle me regarde dans les yeux, et elle se caresse lentement les seins.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 136:</strong><em>&laquo;&nbsp;Je l&rsquo;ai tuée parce qu&rsquo;elle me rendait folle. Je l&rsquo;ai tuée parce qu&rsquo;elle ne voulait plus m&rsquo;aimer. Je ne sais plus. Un blanc, dans mon esprit. Je ne sais ce qui s&rsquo;est passé. Nous avions fait l&rsquo;amour, ça, d&rsquo;accord. Et après ? Est-ce qu&rsquo;elle est vraiment morte, au moins ? Je ne sais plus. J&rsquo;ai tout oublié.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 158 : </strong><em><strong>&laquo;&nbsp;</strong>Je fais ça depuis quelques jours, le même trajet, la même attente, là-bas, au milieu des herbes folles et jaunies, assise sur le petit banc bleu. Je fais ça depuis une semaine, peut-être,je ne sais pas, je ne sais plus. Je n&rsquo;ai pas de calendrier, pas de montre. Je suis un passager clandestin.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Ça raconte Sarah&nbsp;&raquo;, Pauline Delabroy-Allard, Les Editions de Minuit, 15 euros.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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