<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Quatrième de couv &#187; mal</title>
	<atom:link href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/tag/mal/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv</link>
	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
	<lastBuildDate>Sat, 13 Jan 2024 19:30:44 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
		<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
		<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=4.0.1</generator>
	<item>
		<title>Selon que vous soyez puissant ou misérable&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2023/05/01/selon-que-vous-soyez-puissant-ou-miserable/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2023/05/01/selon-que-vous-soyez-puissant-ou-miserable/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 01 May 2023 06:47:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[classes]]></category>
		<category><![CDATA[Constance Debré]]></category>
		<category><![CDATA[déterminismes]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[mal]]></category>
		<category><![CDATA[meurtre]]></category>
		<category><![CDATA[morale]]></category>
		<category><![CDATA[procès]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=6287</guid>
		<description><![CDATA[Un uppercut, ou un coup de poing américain. Constance Debré a l&#8217;art de ne pas laisser indifférent. Son style est affuté, son discours, radical. C&#8217;est à la sortie de son deuxième roman, lu pendant le confinement que je suis tombée dedans. Depuis, j&#8217;ai lu chacun de ses romans (ici et encore là). Happée par le texte, par le style [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OFFENSES.jpg" rel="lightbox[6287]"><img class="alignleft size-full wp-image-6289 colorbox-6287" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OFFENSES.jpg" alt="OFFENSES" width="195" height="304" /></a></p>
<p>Un uppercut, ou un coup de poing américain. <strong>Constance Debré</strong> a l&rsquo;art de ne pas laisser indifférent. Son style est affuté, son discours, radical.</p>
<p>C&rsquo;est à la sortie de son deuxième roman, lu pendant le confinement que je suis tombée dedans. Depuis, j&rsquo;ai lu chacun de ses romans (<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/05/18/lamour-et-lecriture-au-plus-pres-des-choses/">ici</a> </strong>et encore<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/05/24/dire-non-a-une-vie-lamentable/"> là</a></strong>). Happée par le texte, par le style et par la radicalité de son propos. <strong>Constance Debré</strong> porte un nom qui parle : elle est la fille de <strong>François Debré</strong>, la nièce de <strong>Jean-Louis</strong> et de <strong>Bernard</strong>. Elle a grandi avec les codes de la grande bourgeoisie, au milieu des démons de ses parents toxicomanes. Un patronyme lourd à porter, à assumer. Un nom, le sien, qu&rsquo;elle a gardé après s&rsquo;être séparée de tout le reste : son couple, son fils, son métier, sa sexualité, son héritage.</p>
<p>Après <strong><em>Play Boy</em></strong>, <strong><em>Love Me Tender</em></strong> et <em><strong>Nom</strong></em> que l&rsquo;on peut assimiler à une trilogie autobiographique, elle revient avec un quatrième roman et sa première fiction, <em><strong>Offenses.</strong></em></p>
<p>Au fil des pages, nous plongeons dans le glauque d&rsquo;un meurtre de proximité : celui d&rsquo;une vieille femme par son jeune voisin qui lui faisait pourtant régulièrement des courses. Mais une dette de stupéfiants de 450 euros le transforme en assassin. Pas de prénom, pas d&rsquo;adjectif superflu. Une écriture à l&rsquo;os.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6287"></span></p>
<p>Ancienne avocate pénaliste, <strong>Constance Debré</strong> en a gardé l&rsquo;implacable logique et la terrible fatalité. Pour elle, son ancien métier résonne de manière particulière avec l&rsquo;écriture.</p>
<p><strong>Une vidéo avec l&rsquo;autrice, ici : </strong></p>
<p><a href="https://youtu.be/FVdsf4oZb2I">https://youtu.be/FVdsf4oZb2I</a></p>
<p>Dans l&rsquo;émission <strong>Totémic,</strong> sur France Inter, l&rsquo;autrice a expliqué :  <em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est un métier que j&rsquo;ai aimé parce que c&rsquo;est un peu la même chose qu&rsquo;écrire. C&rsquo;est que ce n&rsquo;est pas un métier, c&rsquo;est une fonction qui commande qu&rsquo;on parle avec tout ce qu&rsquo;on sait à d&rsquo;autres hommes. On essaye de parler, en l&rsquo;occurrence quand on est avocat, pour qui on défend à ceux qui le jugent, mais il ne s&rsquo;agit que de parler de l&rsquo;existence avec cette chose qu&rsquo;on a tous en commun, qui s&rsquo;appelle le langage. Et pour moi, c&rsquo;est absolument la même chose.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Dans <em><strong>Offenses</strong></em>, elle interroge la façon dont la justice est rendue. Selon que vous serez puissant ou misérable ? Elle interroge notre morale, notre rapport au mal et ce que la société en dit en s&rsquo;accrochant à un certain déterminisme social. Pour se rassurer.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 21 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Dix-neuf ans est-ce que l&rsquo;enfance encore. Il vit chez son père avec sa petite amie et leur fille. Elle a trois ans bientôt ils avaient seize ans quand elle est née. Ils se sont connus à quinze ils ont tout de suite vécu ensemble. Ce n&rsquo;est pas grand chez son père mais c&rsquo;est mieux que chez sa mère à cause des disputes qu&rsquo;il y avait. Il ne travaille pas elle non plus (ils ne font pas d&rsquo;études bien sûr que non) alors ils vivent chez son père, un trois-pièces ici on dit F3. Le même que celui de la vieille, la voisine du dessous, celle qu&rsquo;il a tuée ce matin. Il lui a mis dix coups de couteau il a laissé du sang partout.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 60-61 :</strong><em> &laquo;&nbsp;La prison est quelque chose qui ne vous arrivera pas. C&rsquo;est un monde trop loin du vôtre. C&rsquo;est le cercle juste sous le nôtre. Le village d&rsquo;à côté. Ce n&rsquo;est pas un autre monde. C&rsquo;est le monde où sont punis ceux du dessous pour tous les péchés du monde. Les péchés que vous nous avez délégués, ceux que nous commettons pour vous. Les péchés que nous commettons pour l&rsquo;humanité qui contient tout le mal mais qui le délègue à des gens comme moi, comme nous, comme nous tous qui allons en prison, puisqu&rsquo;on est nés pour ça, puisqu&rsquo;on est nés pour vous servir de toutes les façons possibles, y compris celle-là. Les péchés dont vous vous nourrissez, que nous commettons et que vous punissez. Des péchés que ne sont pas plus les nôtres que les vôtres, les péchés dont la racine, la raison des effets, n&rsquo;est pas celui qui le commet mais dans l&rsquo;humanité tout entière.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 99 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Nous tous, sages comme des images, à bien tenir notre rôle, à travailler quand on peut, à ramasser vos poubelles, à nettoyer vos bureaux ou à remplir vos hyper, à acheter vos produits, à remplir vos prisons, à justifier vos lois, bien courbés dessous qu&rsquo;on est, la loi du marché ou la loi du code c&rsquo;est la même. Quand est-ce que vous nous applaudirez.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em> <strong>Offenses, Constance Debré, Flammarion, 17,50€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2023/05/01/selon-que-vous-soyez-puissant-ou-miserable/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2023/05/01/selon-que-vous-soyez-puissant-ou-miserable/" data-text="Selon que vous soyez puissant ou misérable&#8230; - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2023/05/01/selon-que-vous-soyez-puissant-ou-miserable/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Dépasser le silence, enfin</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/04/11/depasser-le-silence-enfin/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/04/11/depasser-le-silence-enfin/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 11 Apr 2016 07:53:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[" De ce pas"]]></category>
		<category><![CDATA[abandon]]></category>
		<category><![CDATA[Ardèche]]></category>
		<category><![CDATA[Cambodge]]></category>
		<category><![CDATA[Caroline Broué]]></category>
		<category><![CDATA[Cathares]]></category>
		<category><![CDATA[cheminement]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[danse]]></category>
		<category><![CDATA[danseuse]]></category>
		<category><![CDATA[danseuse étoile]]></category>
		<category><![CDATA[deuil]]></category>
		<category><![CDATA[enfance]]></category>
		<category><![CDATA[identité]]></category>
		<category><![CDATA[mal]]></category>
		<category><![CDATA[malaise]]></category>
		<category><![CDATA[Marjorie]]></category>
		<category><![CDATA[Paul]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
		<category><![CDATA[quête]]></category>
		<category><![CDATA[silence]]></category>
		<category><![CDATA[Tin]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=3499</guid>
		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Poursuivons notre découverte des petites pépites et autres trouvailles de cette rentrée littéraire. Un premier roman, ça vous dit ? Entrons dans &#171;&#160;De ce pas&#160;&#187;, écrit par Caroline Broué. Productrice depuis 2010 de l’émission &#171;&#160;La Grande Table&#160;&#187; sur France Culture, le magazine quotidien de la mi-journée qui entremêle la culture et les idées, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DE-CE-PAS-OK.jpg" rel="lightbox[3499]"><img class="alignleft wp-image-3502 size-medium colorbox-3499" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DE-CE-PAS-OK-229x300.jpg" alt="DE CE PAS OK" width="229" height="300" /></a> Poursuivons notre découverte des petites pépites et autres trouvailles de cette rentrée littéraire. Un premier roman, ça vous dit ? Entrons dans <strong>&laquo;&nbsp;De ce pas&nbsp;&raquo;</strong>, écrit par <strong>Caroline Broué</strong>.</p>
<p>Productrice depuis 2010 de l’émission &laquo;&nbsp;La Grande Table&nbsp;&raquo; sur France Culture, le magazine quotidien de la mi-journée qui entremêle la culture et les idées, <strong>Caroline Broué</strong> est diplômée de Sciences politiques et de Lettres modernes.</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce premier roman ? C&rsquo;est celle de <strong>Tin</strong>-<strong>Marjorie</strong>. Tin est bébé quand elle rejoint la France en 1975 avec sa mère. Elles ont fui le Cambodge, désormais aux mains des Khmers Rouges. Le père de la fillette, lui, est resté. Probablement mort.</p>
<p><strong>Tin</strong> deviendra danseuse comme sa mère. Puis danseuse étoile à l&rsquo;Opéra de Paris. Jusqu&rsquo;au jour où son corps lui dit stop. A quarante ans, <strong>Tin</strong> devenue <strong>Marjorie</strong>, doit réinventer sa vie. Et mettre des mots sur ce qui lui manque.</p>
<p>Son compagnon, <strong>Paul,</strong> est photographe. Sa manière à lui de parler. A la différence de <strong>Marjorie</strong>, lui a grandi dans les mots. Les paroles que l&rsquo;on prononce. Souvent trop violentes. Sa soeur a-t-elle été, comme elle le clamait il y a des années victime de leur propre père ? Alors il s&rsquo;est éloigné de sa famille protestante, installée en Ardèche. A rompu les liens. Mais comment faire pour avancer ?</p>
<p><strong>Marjorie</strong> et <strong>Paul</strong> doivent, pour se pas se perdre et ne pas mettre en danger leur couple, réinventer une grammaire à eux pour continuer à faire vivre leur passé. La quarantaine venue, il est temps d&rsquo;être en accord avec soi-même. Pas simple.</p>
<p><strong>Caroline Broué</strong> signe là un premier roman maitrisé et très bien écrit. Un vrai plaisir de lecture !</p>
<p><strong>L&rsquo;auteure évoque ici la genèse et l&rsquo;histoire de son premier roman</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/LyULV9vllY8?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 83 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Paul avait beau être photographe, quand ils étaient ensemble, la main du peintre rejoignait le bras du danseur. Ce qui réunissait Paul et Tin, fondamentalement, c&rsquo;était le silence. Le silence de l&rsquo;art. Ils se trouvaient précisément à la jonction de deux axes complémentaires : celui du peintre dansant sur sa toile et celui du danseur composant les couleurs de sa chorégraphie. Leurs vies s&rsquo;entremêlaient, et ce mariage impromptu transcendait leurs différences. Ils n&rsquo;avaient pas besoin de se parler pour se comprendre. L&rsquo;entente entre eux était tacite. Ils s&rsquo;accordaient d&rsquo;un regard furtif. D&rsquo;un geste de la main. Loin de tout bavardage, de tout mot superflu, leur mode d&rsquo;être et de relation relevait de l&rsquo;implicite, de l&rsquo;entendu avant même d&rsquo;être dit. Ils s&rsquo;étaient trouvés dans le silence. Ils se retrouvaient sur l&rsquo;essentiel.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 122-123 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Paul et Marjorie n&rsquo;arrivent plus à se parler. Les mots restent bloqués dans leur gorge. Marjorie est aussi impuissante que Paul est désarmé. Ils sont deux êtres seuls, isolés, retranchés dans leur tour. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Et puis, un soir, sans crier gare, Paul se met à hoqueter. “J&rsquo;étouffe. Je me noie. Marjorie, je me noie. Ils ne me quittent pas, ils m&rsquo;assaillent. Ils m&rsquo;emmènent vers le tourbillon. Je ne parviens plus à fuir. Ils envahissent tout, me demandent des comptes, obstruent ma vue, mon ouïe, ma bouche, accablent mes sens. Je ne peux leur échapper. Ils m&rsquo;enserrent de leur point de vue, de leur monde étriqué, enfermé sur eux-mêmes, sur leur égocentrisme. Ils m&rsquo;empêchent. J&rsquo;ai peur de reproduire la même chose avec toi. Je ne peux plus avancer. J&rsquo;ai marché en crabe toute ma vie, j&rsquo;ai contourné les obstacles pour m&rsquo;en sortir, pour échapper à leur emprise, mais la marée est plus forte, et la vague est sur le point d&rsquo;engloutir mes efforts. J&rsquo;ai fait de mon mieux pour accomplir ma mission. Mais, quand j&rsquo;ai fui, j&rsquo;ai failli à ma charge. Je les ai laissés se débrouiller seuls. Je n&rsquo;ai pas été à la hauteur des attentes de ma famille. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 146 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Le père de Paul est mort. Les funérailles ont lieu à Aubenas. Paul s&rsquo;y rend seul, selon sa volonté. Il n&rsquo;a aucune envie de mêler Marjorie et Elena à tout ça. Ce n&rsquo;est pas le moment pour elles de faire connaissance avec sa famille. Il n&rsquo;est pas retourné là-bas depuis son départ fracassant, il sait que les souvenirs vont s&rsquo;entrechoquer et que toute sa douleur va remonter. Il sait aussi que Suzie ne peut se tenir en compagnie de sa mère. Il se souvient de toutes ces scènes auxquelles il a assisté avant de décider de ne plus se rendre à aucun endroit où elles seraient toutes les deux. Des drames, des cris, des pleurs. Non, merci.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;De ce pas&nbsp;&raquo;, Caroline Broué, Sabine Wespieser éditeur, 17€.</strong></em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/04/11/depasser-le-silence-enfin/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/04/11/depasser-le-silence-enfin/" data-text="Dépasser le silence, enfin - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/04/11/depasser-le-silence-enfin/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
