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	<title>Quatrième de couv &#187; livre</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>La possibilité (ou pas) du pardon</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Sep 2022 09:57:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Rentrée littéraire été 2022 Plonger dans l&#8217;épopée sanglante des militants gauchistes à travers une émission de radio, et imaginer un roman à partir de cela qui résonne avec une histoire personnelle enfouie qui a enfin refait surface&#8230; Tel est, très résumée, l&#8217;histoire du nouveau roman de Monica Sabolo dont j&#8217;avais beaucoup, beaucoup aimé Eden, publié en 2019. [&#8230;]]]></description>
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<p><img class="alignleft size-full wp-image-6089 colorbox-6087" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIE-CLANDESTINE.jpg" alt="VIE CLANDESTINE" width="195" height="285" /><strong><span style="color: #0000ff">Rentrée littéraire été 2022</span></strong></p>
<p>Plonger dans l&rsquo;épopée sanglante des militants gauchistes à travers une émission de radio, et imaginer un roman à partir de cela qui résonne avec une histoire personnelle enfouie qui a enfin refait surface&#8230; Tel est, très résumée, l&rsquo;histoire du nouveau roman de <strong>Monica Sabolo</strong> dont j&rsquo;avais beaucoup, beaucoup aimé <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/11/28/au-coeur-de-la-foret-le-passage-vers-un-ailleurs/"><strong><em>Eden</em></strong></a>, publié en 2019.</p>
<p>Tout commence assez mal dans ce roman à la matière autobiographique. L&rsquo;écrivaine (journaliste jusqu&rsquo;en 2014), dans son appartement qui n&rsquo;en finit pas de prendre l&rsquo;eau, n&rsquo;a pas vraiment le moral ni d&rsquo;histoire à raconter. Et puis elle écoute un podcast de <strong>Philippe Drouelle</strong>, l&rsquo;homme des <em>Affaires sensibles</em> sur France Inter. La vie des membres d&rsquo;Action directe l&rsquo;accompagne. La traverse, la transperce. Et trouve un étonnant écho en elle.</p>
<p>Autour de la fin tragique de <strong>Georges Besse</strong>, un soir d&rsquo;automne 1986 à Paris, <strong>Monica Sabolo</strong> qui signe ici son septième roman, trouve matière à écrire. Et tisse, en parallèle,  une autre histoire : celle de son enfance et de son adolescence cossue puis désargentée entre Italie et Suisse, au coté d&rsquo;un homme qu&rsquo;elle croyait être son père. A l&rsquo;aube de la trentaine elle apprendra que celui dont elle ne savait finalement pas grand-chose n&rsquo;en était rien. Un homme qui a abusé d&rsquo;elle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6087"></span></p>
<p>De ces vies en cachette qu&rsquo;elle croise, de cette violence et du secret, elle construit un roman dense et passionnant. Haletant. Sensible et politique à la fois.</p>
<p>On l&rsquo;accompagne volontiers dans son enquête romanesque autour des vies de <strong>Nathalie Ménigon</strong>, <strong>Joëlle Aubron</strong> et leurs camarades de lutte armée. Une manière pour elle d&rsquo;avancer et de pardonner. Un très bon roman, définitivement.</p>
<div id="attachment_6092" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AFFICHE.jpg" rel="lightbox[6087]"><img class="wp-image-6092 size-medium colorbox-6087" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AFFICHE-300x231.jpg" alt="@La République du Centre" width="300" height="231" /></a><p class="wp-caption-text">Jean-Marc Rouillan, Georges Cipriani, Joëlle Aubron et Nathalie Ménigon</p></div>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 163-164 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Je déterre et m&rsquo;approprie ce qui, de même que les céramiques sacrées précolombiennes, les bijoux dont sont parés les squelettes, se devait d&rsquo;être enseveli pour toujours et n&rsquo;appartenir à personne, sinon à la terre et à l&rsquo;obscurité. Je redoute la blessure que leur causera ce livre. Je suis une profanatrice. Une fois encore, je mène une double vie. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Qui rembourse les dettes que la vie a contractées envers nous ? Qui se charge de nous rendre ce qu&rsquo;elle nous doit, ce que l&rsquo;on a payé, et paye encore ? Avec le temps se dessine la perspective que personne ne s&rsquo;en acquitte jamais. Nul ne parle de cette chose-là. Ni ma mère ni mon frère ne l&rsquo;ont jamais évoquée Chacun essaye de l&rsquo;apprivoiser dans son coin. Mais désormais j&rsquo;ai l&rsquo;impression de me rembourser sur leur dos. Alors qu&rsquo;ils me croient plongée dans le récit d&rsquo;un groupe terroriste des années 80, je confectionne un engin sophistiqué, composé de papier, de nitroglycérine et d&rsquo;une mèche à combustion lente, qui finira par tout faire sauter.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 263 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Après des mois d&rsquo;enquête, j&rsquo;ai toujours très peu d&rsquo;éléments sur Nathalie Ménigon, et pourtant j&rsquo;en sais plus sur elle que sur mon propre père. J&rsquo;ai vécu auprès d&rsquo;Yves S. depuis l&rsquo;âge de trois ans, et l&rsquo;ai connu jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il sorte de mon existence, ou plutôt que je m&rsquo;échappe de la sienne en claquant la portière d&rsquo;une voiture trente ans plus tard, mais de lui j&rsquo;ignore presque tout. J&rsquo;ai en tête qu&rsquo;il est né à Paris, parce que c&rsquo;est inscrit sur mon acte de naissance, celui où il est indiqué qu&rsquo;il m&rsquo;a reconnue le jour où il a épousé ma mère. Je n&rsquo;ai aucune idée de l&rsquo;endroit où il a grandi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 271-272 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Je sais désormais que ce qui s&rsquo;annonce n&rsquo;est pas ce que je croyais. Je l&rsquo;ai compris ce matin, en faisant les mêmes gestes que la veille, attrapant mon sac de voyage, dans lequel j&rsquo;ai glissé mon carnet noir, un pull-over, et, ce qui me paraît soudain tout à fait incongru, un panettone pour Nathalie Ménigon. J&rsquo;ai pris un panettone sans y penser, je réalise maintenant que c&rsquo;est la spécialité de Milan, la ville où tout a commencé pour moi, il y a plus de quarante ans. J&rsquo;ai compris ce matin que je n&rsquo;allais pas rencontrer l&rsquo;héroïne de mon roman, enfin pas seulement. Je ne vais pas non plus rencontrer une militante, ni une combattante, ni même l&rsquo;ex-ennemie publique numéro 1, condamnée deux fois à la réclusion à perpétuité, notamment pour les assassinats de l&rsquo;ingénieur général de l&rsquo;armement, René Audran, en 1985, et du P-DG de Renault, en 1986. Non, je vais rencontrer Yves S. Et je vais lui poser les questions que je ne lui ai jamais posées.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>La vie clandestine, Monica Sabolo, Gallimard, 21€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Famille(s), je vous hais&#8230; mais pas seulement</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/03/08/familles-je-vous-hais-mais-pas-seulement/</link>
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		<pubDate>Fri, 08 Mar 2019 13:40:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Rentrée littéraire Pour échapper, le temps d’un dimanche d’été, à sa femme enceinte et à ses trois enfants, Albert s’incruste au baptême de Franny, la ﬁlle d’un ﬂic, Fix, qu’il connaît vaguement. Tandis que les invités se laissent gagner par l’ivresse, il succombe à la beauté renversante de Beverly, la mère du bébé baptisé ce [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div></div>
<div> <strong><span style="color: #008080">Rentrée littéraire</span></strong></div>
<div></div>
<div><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782330118051.jpg" rel="lightbox[4571]"><img class="alignleft wp-image-4573 size-medium colorbox-4571" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782330118051-181x300.jpg" alt="9782330118051" width="181" height="300" /></a></div>
<div>Pour échapper, le temps d’un dimanche d’été, à sa femme enceinte et à ses trois enfants, <strong>Albert</strong> s’incruste au baptême de <strong>Franny</strong>, la ﬁlle d’un ﬂic, <strong>Fix</strong>, qu’il connaît vaguement.</div>
<div>Tandis que les invités se laissent gagner par l’ivresse, il succombe à la beauté renversante de <strong>Beverly</strong>, la mère du bébé baptisé ce jour de 1964.</div>
<div>Le baiser qu’ils échangent est le premier des éboulements que subiront leurs familles, à jamais liées.<br />
<strong>Albert </strong>( que tous appellent <strong>Bert</strong>) et <strong>Beverly</strong> se marient  et quittent la Californie pour la Virginie.</div>
<div>Chaque été, ils se retrouvent avec leurs six enfants sur les bras – un petit clan plus ou moins livré à lui-même, prêt à tout pour tromper l’ennui. Mais un drame fait voler en éclats cette fratrie recomposée.</div>
<div></div>
<div></div>
<div></div>
<div>Des années plus tard, alors qu’elle travaille comme serveuse dans le bar d’un hôtel de luxe, <strong>Franny</strong> a un soir l’honneur inattendu de servir quelques whiskys à un auteur culte qu’elle révère, <strong>Leo Posen</strong>.</div>
<div></div>
<p><span id="more-4571"></span></p>
<div>Devenue sa compagne, elle lui livre des conﬁdences sur son histoire, dont il s’empare pour faire son grand retour sur la scène littéraire.</div>
<div>L’immense succès du roman fait resurgir la tragédie familiale et vient à nouveau chambouler les relations entre les membres de cette tribu éparpillée, soudée par le souvenir, le mensonge, la culpabilité. Et un inaltérable attachement.</div>
<div></div>
<div>A travers les parcours de <strong>Teresa</strong>, <strong>Bert</strong>, <strong>Fix</strong> et <strong>Beverly</strong> on plonge dans l&rsquo;Amérique des classes moyennes. Leurs enfants – <strong>Cal</strong>, <strong>Holly</strong>, <strong>Jeannette</strong> et <strong>Albie</strong> d&rsquo;un côté –, <strong>Caroline</strong> et <strong>Franny</strong> de l&rsquo;autre, mêlent les souvenirs. Ceux des jours heureux. Ceux des jours de drames. La mort de <strong>Cal</strong>, alors adolescent, en sera un. Qui va bouleverser les deux familles, les trajectoires des uns et des autres.</div>
<div>Alors que <strong>Fix</strong> se bat contre un cancer, sa fille <strong>Franny</strong> plonge une fois encore dans les histoires familiales.</div>
<div><strong>Ann Patchett, </strong>quinquagénaire installée à Nashville (où elle a d&rsquo;ailleurs ouvert une librairie), est l&rsquo;auteure de plusieurs romans dont <strong>&laquo;&nbsp;Bel Canto&nbsp;&raquo;</strong> – qui a valu le prix PEN/Faulkner Award – a un talent évident pour raconter des histoires, même sur plusieurs décennies !</div>
<div>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Orange amère&nbsp;&raquo;</strong>, elle livre un roman poignant et tendre sur l&rsquo;enfance, sur les liens qui durent et sur le mystère qui entoure toujours la notion de famille.</div>
<div></div>
<div style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></div>
<blockquote>
<div style="text-align: left"><strong> Page 57 :</strong><em>&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;Et ensuite, qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il s&rsquo;est passé ? &nbsp;&raquo; demanda Franny. C&rsquo;était à ça que ça servait d&rsquo;accompagner son père en chimio, alors qu&rsquo;aucun médecin n&rsquo;évoquait un traitement curatif : à passer le temps qu&rsquo;il lui restait avec lui, en recueillant toutes ses histoires. Voilà pourquoi Caroline et Franny prenaient un avion pour Los Angeles à tour de rôle, parce qu&rsquo;elles n&rsquo;avaient jamais passé beaucoup de temps avec lui. Ça permettait à Marjorie de faire une petite pause, parce qu&rsquo;elle se coltinait tout le boulot, mais surtout ça leur donnait une chance de découvrir les histoires qu&rsquo;il allait emporter avec lui. Ce soir, quand son père serait allé se coucher, elle appellerait Caroline pour lui raconter ce qui était arrivé à Lomer.&nbsp;&raquo; </em></div>
<div style="text-align: left"></div>
<div style="text-align: left"><strong>Page 125 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Fix avait préféré Caroline avant même d&rsquo;entrer en fac de droit. Elle était plus âgée, et comme ils avaient partagé plus de temps avant le divorce, ils se connaissaient mieux. Et puis la haine de Caroline pour Bert brûlait comme une une flamme translucide, et elle faisait tout pour gâcher la vie de sa mère, avant de tout rapporter à son père. Fix lui disait de se calmer tout en prenant un malin plaisir à écouter son reportage détaillé. Lui aussi aurait adoré avoir l&rsquo;occasion de gâcher la vie de Beverly. Caroline ressemblait à Fix – mêmes cheveux bruns, même peau qui dorait à l&rsquo;instant où ils arrivaient sur la plage. Franny avait trop pris de sa mère, trop délicate, et blonde, et maladroite. Trop jolie et en même temps jamais aussi jolie.&nbsp;&raquo;</em></div>
<div style="text-align: left"></div>
<div style="text-align: left"><strong>Page 145 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Mais c&rsquo;étaient des années de vaches maigres pour la charité émotionnelle, et en dépit de toutes les nuits où Jeannette s&rsquo;accrochait à sa résolution d&rsquo;être plus gentille, la gentillesse n&rsquo;était jamais au rendez-vous. Sans son père, sans Cal, les quatre membres survivants des Cousins de Californie du Sud devinrent plus profondément eux-mêmes, comme si toute l&rsquo;aptitude sociale que chacun avait acquise dans la vie s&rsquo;est évaporée dans le laps de temps qu&rsquo;il faut à une abeille pour piquer un gamin. La vitesse à laquelle leur mère se ruait du travail, à l&rsquo;école, au supermarché avait doublé. Elle était sans cesse en train d&rsquo;arriver, sans cesse en train de partir, jamais là. Elle passait son temps à chercher son sac, ses clés de voiture.&nbsp;&raquo;</em></div>
</blockquote>
<div style="text-align: left"></div>
<div style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Orange amère&nbsp;&raquo;, d&rsquo;Ann Patchett, Actes sud, 22, 50€</strong></em></div>
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