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	<title>Quatrième de couv &#187; libération</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Parce qu&#8217;il faut (toujours) tuer le père&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Aug 2020 07:31:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Rentrée littéraire  Un premier roman. L&#8217;un des soixante-cinq que nous offre cette rentrée littéraire post-Covid. Encore une fois, j&#8217;ai entamé une danse de la joie ! Avec &#171;&#160;La Fille du père&#160;&#187;, Laure Couraige signe un texte fort sur la relation père-fille écrasante, étouffante, aliénante. Bref, toxique. Pas si courant. Alors pour s&#8217;en libérer, la narratrice a pris [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #00ff00">Rentrée littéraire </span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LA-FILLE-DU-PERE-OK.jpg" rel="lightbox[5291]"><img class="alignleft size-full wp-image-5294 colorbox-5291" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LA-FILLE-DU-PERE-OK.jpg" alt="LA FILLE DU PERE OK" width="195" height="286" /></a></p>
<p>Un premier roman. L&rsquo;un des soixante-cinq que nous offre cette rentrée littéraire post-Covid. Encore une fois, j&rsquo;ai entamé une danse de la joie ! Avec <strong>&laquo;&nbsp;La Fille du père&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Laure Couraige</strong> signe un texte fort sur la relation père-fille écrasante, étouffante, aliénante. Bref, toxique. Pas si courant.</p>
<p>Alors pour s&rsquo;en libérer, la narratrice a pris la plume. Elle la trempe dans l&rsquo;acide, l&rsquo;incruste dans les plaies pour mieux dénouer les liens qui l&rsquo;attachent à son père. Ce sont des intellectuels. Pas de tableau brossé de la misère sociale ici. La relation éclate, argument contre argument. Avec violence. Si la narratrice s&rsquo;est longtemps réfugiée dans le silence, elle a décidé enfin de s&rsquo;en affranchir. De dire. Et d&rsquo;écrire.</p>
<p>Trentenaire, <strong>Laure Gouraige</strong> est diplômée de philosophie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« J’avais donc dit, un jour mon père et moi nous nous fâcherons », écrit-elle. Elle vient d&rsquo;avoir trente ans. Le moment où jamais pour dire ce qu&rsquo;elle a sur le coeur à son géniteur, son guide pendant longtemps, celui qui la freine et l&rsquo;empêche désormais.</p>
<p><span id="more-5291"></span></p>
<p>Au fil des pages, le huis clos se dessine. Parviendra-t-elle à se libérer de ses liens si serrés depuis des décennies ? C&rsquo;est direct, c&rsquo;est cruel et violent. Drôle aussi. Et tellement libérateur. Elle règle ses comptes, elle témoigne aussi de son attachement évident. La narratrice veut du passé faire table rase. En finir enfin avec cette quête de la perfection imposée par son père qui lui empoisonne la vie.</p>
<p>L&rsquo;écriture, fine et incisive, l&rsquo;aide à trancher dans le vif. Pour avancer. A son rythme. Et à celui de ses envies. Salutaire. Un premier roman qui, comme d&rsquo;autres dans cette rentrée littéraire, se range dans la case des &laquo;&nbsp;pères singuliers&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 17 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Pour toi, il n&rsquo;existait de filiation que du beau. L&rsquo;horreur, le laid, c&rsquo;était ma production. C&rsquo;était de que moi seule j&rsquo;avais su retirer de mon rapport au monde. Donc j&rsquo;avais eu trente ans il y a plusieurs mois et tu n&rsquo;as pas empêché cette fatalité. Tu as laissé ce jour venir comme un jour ordinaire, comme s&rsquo;il ne disait rien de ce que j&rsquo;étais. Et s&rsquo;il ne disait rien de ce que j&rsquo;étais, il devait dire quelque chose de ce que toi tu es. Mon âge ne s&rsquo;éprouve qu&rsquo;en rapport avec le tien. Mon questionnement de ce que je suis à trente ans ne se construit que dans un lien étroit avec ton existence.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 31 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Je ne désire pas seulement écrire, je désire écrire. Vois-tu l&rsquo;absolu de cette formulation ? L&rsquo;absolu, c&rsquo;est cette intransigeance ou alors ma manière de faire qui la veut telle. La philosophie, la mathématique ou les autres disciplines scientifiques mais pas vraiment scientifiques, celles qui ne nous transforment pas en concombres de mer, je ne les renie pas. Seulement elles ont occupé ma vie suffisamment, elles ont été ma vie entière pendant des années, pendant ces années où l&rsquo;écriture fut secondaire, une activité cachée, dérobée au peu d&rsquo;heures de liberté. J&rsquo;ordonne que cette organisation soit inversée. L&rsquo;écriture doit se faire entière. Le reste peut attendre. Tout peut attendre. Te rends-tu seulement compte du temps perdu ? Du temps où déjà l&rsquo;urgence de dire quelque chose était latente, cependant ignorée.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 120 :</strong> <em>[&#8230;] Les choses que tu faisais pour moi étaient nombreuses, cependant elles impliquaient de ma part une soumission exemplaire. J&rsquo;avais le droit d&rsquo;apprendre de toi, si je me rendais à ta disposition. A plusieurs reprises j&rsquo;avais manqué tes appels, un jour tu as avoué, sache que lorsque tu ne me réponds pas, c&rsquo;est ta perte à toi. Cela ne m&rsquo;apporte rien, à moi, de partager mes connaissances. Je m&rsquo;agaçais de ta malhonnêteté, tu prétendais que je préférais aller au bal plutôt qu&rsquo;apprendre de toi. Je ne sortais pas danser, ni même à la boulangerie, au mieux j&rsquo;allais aux toilettes. Alors pourquoi ne prends-tu pas ton téléphone aux toilettes, as-tu demandé. De nouveau, j&rsquo;ai ignoré ta question, il était préférable de s&rsquo;en moquer tant elle suscitait de colère et de stupéfaction. Ta folie me semblait sans limite, et je ne réussissais pas à formuler une réponse assez folle pour te convaincre de la normalité de se rendre aux toilettes en chantonnant.&nbsp;&raquo; </em></p>
</blockquote>
<p><strong><em>&laquo;&nbsp;La Fille du père &laquo;&nbsp;, Laure Gouraige, POL, 17€. </em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
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		<title>Sous les frondaisons, captivante dystopie</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/10/24/sous-les-frondaisons-captivante-dystopie/</link>
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		<pubDate>Tue, 24 Oct 2017 07:13:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[" Notre vie dans les forêts"]]></category>
		<category><![CDATA[drones]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Et si on se plongeait dans un roman de science-fiction ? Mais attention, écrit par Marie Darrieussecq. Et là, forcément, ça fait une sacrée différence. En même temps, je ne suis pas fan de science-fiction, tandis que les romans de cette auteure et psychanalyste m&#8217;ont très souvent plus. La preuve encore avec &#171;&#160;Notre [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #00ffff"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-notre-vie-dans-les-forets.jpg" rel="lightbox[4069]"><img class="alignleft size-full wp-image-4072 colorbox-4069" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-notre-vie-dans-les-forets.jpg" alt="livre-notre-vie-dans-les-forets" width="120" height="176" /></a> Et si on se plongeait dans un roman de science-fiction ? Mais attention, écrit par <strong>Marie Darrieussecq</strong>. Et là, forcément, ça fait une sacrée différence. En même temps, je ne suis pas fan de science-fiction, tandis que les romans de cette auteure et psychanalyste m&rsquo;ont très souvent plus.</p>
<p>La preuve encore avec <strong>&laquo;&nbsp;Notre vie dans les forêts&nbsp;&raquo;</strong>, dernier opus en date. La dernière fois que Quatrième de couv a parlé de <strong>Marie Darrieussecq</strong>, c&rsquo;était <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/08/27/il-faut-beaucoup-aimer-les-hommes-nous-dit-elle/">ici</a></strong>.</p>
<p>Elle nous emmène cette fois dans une histoire étrange ( un peu comme avec <strong>&laquo;&nbsp;Truismes&nbsp;&raquo;</strong>, le premier roman qui l&rsquo;avait révélée au grand public). La narratrice se prénomme <strong>Viviane</strong>. Psychologue spécialiste du traumatisme, elle vit désormais dans la forêt avec d&rsquo;autres qui, comme elle, ont fui après avoir libéré plusieurs de leurs <em>&laquo;&nbsp;moitiés&nbsp;&raquo;</em>, des presque clones qui sont autant de <em>&laquo;&nbsp;réservoirs de pièces détachées&nbsp;&raquo;.</em> On ne sait rien du lieu où tous se cachent, rien de ce qui a bien pu se passer.</p>
<p><span id="more-4069"></span></p>
<p>Reste la volonté farouche, vitale même, de <strong>Viviane</strong> à tout raconter. Vite. A expliquer ce qui se passe, à parler de <strong>Marie</strong>, sa moitié depuis qu&rsquo;elle est enfant, à revenir sur les échanges avec ses patients d&rsquo;avant, à évoquer son histoire d&rsquo;amour, la relation à son chien, etc.</p>
<p>Un roman court, tout en tension, drôle et effrayant à la fois. Un texte post-traumatique pour mieux dénoncer une mainmise technologique totalitaire, encadrée par des robots et des drones. Un roman politique donc. Le prolongement d&rsquo;une nouvelle publiée il y a vingt ans déjà et qui résonne de manière particulière alors qu&rsquo;ici et là dans le monde, des situations se tendent, des conflits se cristallisent avec, toujours, une menace pesant lourdement sur la liberté.</p>
<p>Une dystopie captivante.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L&rsquo;auteure évoque son nouveau roman</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/sbAjafjHPNQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 28-29 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Je faisais partie de ces pools de psys d&rsquo;urgence qu&rsquo;on a mis sur tous les gros coups du début du millénaire. Sale époque. Mais je traitais aussi les accidents banals, la voiture emboutie et le bruit qui perdure dans la tête, le boum, les acouphènes, les phobies qui s&rsquo;installent, la routine du traumatisme. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Jusqu&rsquo;à ce cliqueur qu&rsquo;on m&rsquo;adresse pour un simple stress au travail. Il avait vécu une échauffourée, je n&rsquo;appelle pas ça un attentat. Quand il était gamin, au lycée, ils avaient été confinés pendant qu&rsquo;un assaillant déambulait avec une machette. J&rsquo;ai des collègues qui traitent les assaillants. Ça m&rsquo;aurait intéressée je crois. Bon, mon patient remettait lui-même à sa juste place cet incident qui n&rsquo;avait pas plus coupé sa vie en deux que le jour où sa mère lui avait annoncé que son père n&rsquo;était pas son père – il y a une routine de la vie psychologique humaine.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 62 :</strong><em> &nbsp;&raquo; Tout ça se situe avant le patient zéro mais ça m&rsquo;a quand même perturbée. J&rsquo;en référais à mon contrôleur mais j&rsquo;ai eu des crises d&rsquo;asphyxie plus fréquentes que d&rsquo;habitude. Je suis née avec un seul poumon. Marie, grâce à la génétique, en avait deux forcément, elle est parfaite Marie, donc j&rsquo;ai subi une assez lourde opération, à l&rsquo;âge de trois ans, où on m&rsquo;a greffé un poumon de Marie. Aucun souvenir, mais ma mère m&rsquo;en parlait souvent, elle pleurait à chaque fois et ça me perturbait. La greffe n&rsquo;a jamais vraiment pris. La cicatrice me faisait mal. Je peux à peine lever le bras tellement les tissus sont raides. Et puis, toujours essoufflée. Les psys qui m&rsquo;avaient en charge à l&rsquo;époque disaient que c&rsquo;était l&rsquo;angoisse, qui compromettait la prise de la greffe. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 151-152 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Nous, les fugitifs, nous récupérons des moitiés dès que nous pouvons. Au début je croyais que la motivation était la même pour tous : cette nostalgie que je ressentais, moi, d&rsquo;avoir été longtemps loin de Marie. Si longtemps à ne pas pouvoir la toucher, lui parler, si longtemps face à son sommeil. J&rsquo;ai cru qu&rsquo;on voulait tous retrouver nos moitiés à cause de ce manque. En fait, c&rsquo;est plus compliqué. J&rsquo;en viens à me dire que nous avons chacun une histoire différente avec nos moitiés. En tout cas, quand je suis arrivée, une attaque avait été organisée contre un petit centre de province, un black-out provoqué pendant lequel une dizaine de moitiés avaient pu être récupérées et transportées dans un camion. Ça restait des actions ponctuelles, me disait le cliqueur. Cet amateurisme l&rsquo;énervait. Un plan de plus grande envergure était en préparation. Il s&rsquo;agissait de vider entièrement le Centre , ils campaient dans cette forêt pour préparer leur coup.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Notre vie dans les forêts&nbsp;&raquo;, Marie Darrieussecq, P.O.L., 16€</strong> </em></p>
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