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	<title>Quatrième de couv &#187; Laurent</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>En apnée, une dissection familiale&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Mar 2018 08:34:01 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Quel plaisir de retrouver Vincent Almendros ! Qui plus est, avec un roman aussi enthousiasmant que le précédent. Je l&#8217;avais découvert avec &#160;&#187; Un été &#171;&#160;, un huis clos hypnotique qui laissait présager le meilleur. Le jeune quadragénaire est de retour avec &#171;&#160;Faire mouche&#160;&#187;, tout aussi jubilatoire. L&#8217;histoire ? C&#8217;est celle de Laurent Malèvre, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/mouches-ok.jpg" rel="lightbox[4202]"><img class="alignleft size-full wp-image-4209 colorbox-4202" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/mouches-ok.jpg" alt="mouches ok" width="400" height="526" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Quel plaisir de retrouver <strong>Vincent Almendros</strong> ! Qui plus est, avec un roman aussi enthousiasmant que le précédent. Je l&rsquo;avais découvert avec <strong>&nbsp;&raquo; Un été &laquo;&nbsp;</strong>, <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/07/10/sur-leau-un-huis-clos-hypnotique/">un huis clos hypnotique</a></strong> qui laissait présager le meilleur. Le jeune quadragénaire est de retour avec <strong>&laquo;&nbsp;Faire mouche&nbsp;&raquo;</strong>, tout aussi jubilatoire.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Laurent Malèvre, </strong>le narrateur. On ne sait pas grand-chose de lui. Sauf qu&rsquo;il revient là où il a grandi, à l&rsquo;occasion du mariage de sa cousine, <strong>Lucie</strong> ( vétérinaire) qui va épouser<strong> Pierre,</strong> le garagiste. Il n&rsquo;est pas là de gaieté de coeur. A Saint-Fourneau, c&rsquo;est la campagne. Reculée. Un peu arriérée aussi.</p>
<p>Cet événement l&rsquo;oblige à voir sa mère, qui vit depuis longtemps déjà avec  <strong>Roland</strong>, le frère (également veuf) de son défunt mari.  Une mère qui lui aurait fait boire de la Javel quand il était enfant. Une mère qui garde ses secrets tandis qu&rsquo;elle prépare une langue de boeuf.</p>
<p>Au sein de la famille, les liens sont distendus. Etranges.</p>
<p><strong>Laurent</strong> aussi en a des secrets. Dont un. Terrible. Le lecteur le devine en filigrane au fil du roman. Avant de le voir exploser à la fin.</p>
<p>En attendant, pour ne pas perdre la face, pour ne surtout pas susciter de questions, il a demandé à <strong>Claire</strong> de se faire passer pour <strong>Constance enceinte</strong>, avec qui il vit. Enfin c&rsquo;est ce qu&rsquo;ils croient tous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Durant quelques jours, ils jouent le jeu. Mais à quel prix ?Entre mensonges et silences, la famille voudrait tenir son rang. Mais l&rsquo;atmosphère devient oppressante, irrespirable.</p>
<p>Une écriture fine, incisive, percutante. Avec<strong> Vincent Almendros</strong> cette fois encore, les images défilent. Un thriller efficace en moins de 130 pages !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 55 :</strong><em> &nbsp;&raquo; Le soleil, très vite, chauffa mon visage. Cette chaleur pénétrait en moi en traversant les couches successives de mon épiderme. Mon corps s&rsquo;allégeait enfin, ses contours s&rsquo;adoucissaient comme s&rsquo;il se confondait peu à peu avec l&rsquo;air chaud qui le caressait. A bien y réfléchir, c&rsquo;était exactement ainsi que j&rsquo;avais espéré passer ces quelques jours avec Constance. Sa pensée ne me quittait pas. En revanche, et ceci n&rsquo;avait pas été prémédité, Claire, par sa seule présence, atténuait ce manque en lui donnant une forme matérielle sensible qui finissait par apaiser mon esprit et adoucir la réalité, comme si la copie parvenait, peu à peu, à supplanter l&rsquo;original.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 79-80 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Hé, c&rsquo;est que vous avez bien grandi, j&rsquo;ai failli ne pas vous reconnaître.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle ne savait plus quoi me dire. J&rsquo;aurais préféré qu&rsquo;elle ne pose pas sur moi ce regard compatissant. Je savais qu&rsquo;elle pensait à ma mère et aux rumeurs d&rsquo;empoisonnement qui avaient couru à la mort de mon père. Elle leva les sourcils en hochant la tête de haut en bas. Je regardai sur la caisse électronique le montant qui était affiché. Je sortis de ma poche les quelques billets qui me restaient. Je n&rsquo;étais pas mécontent de dépenser de l&rsquo;argent, ça me donnait l&rsquo;impression de vivre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 91-92 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Elle aimait compliquer les choses. Petite, elle mentait déjà avec un aplomb qui déconcertait ma grand-mère. Si je n&rsquo;avais pas attendu la mort de mes grands-parents pour ne plus remettre les pieds à Saint-Fourneau, c&rsquo;était en partie à cause d&rsquo;elle. Elle le savait. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je remarque que vous êtes allés déjeuner chez ta mère et que Constance est tombée malade, c&rsquo;est tout. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je tentai de la fixer avec, dans mon regard, un mélange de consternation et de compassion, cherchant à insuffler, chez elle, un soupçon de doute. Mais elle ne baissa pas les yeux. Au contraire, son regard à elle se renforça d&rsquo;une détermination butée, provocante. Elle avait l&rsquo;air convaincue de ce qu&rsquo;elle pensait. Pour dire la vérité, je me protégeais en feignant la surprise, car j&rsquo;y avais songé, moi aussi. Lorsque j&rsquo;avais entendu Claire vomir dans la salle de bains, je m&rsquo;étais demandé ce qui se passait. Lucie dut sentir une faille, qu&rsquo;elle transforma en brèche en s&rsquo;y engouffrant. Son un ton plus méchant, qui me rappela la brutalité dont ma mère était capable, elle voulut savoir pourquoi j&rsquo;avais toujours cherché à la protéger.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><em> &laquo;&nbsp;Faire mouche&nbsp;&raquo;, Vincent Almendros, Editions de Minuit, 11, 50€</em></strong></p>
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		</item>
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		<title>Les enfants du rock ont le blues (suite)</title>
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		<pubDate>Sat, 25 Jul 2015 07:10:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le meilleur moment pour lire pendant les vacances ? Pas de règle. Certains aiment l&#8217;après-midi à l&#8217;ombre dans le hamac. D&#8217;autres, en plein soleil sur la plage. Il y a encore ceux qui préfèrent se mettre au frais, derrière les épais murs d&#8217;une maison. Bref, c&#8217;est selon. Ce qui compte, c&#8217;est surtout le livre qu&#8217;on [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le meilleur moment pour lire pendant les vacances ? Pas de règle. Certains aiment l&rsquo;après-midi à l&rsquo;ombre dans le hamac. D&rsquo;autres, en plein soleil sur la plage. Il y a encore ceux qui préfèrent se mettre au frais, derrière les épais murs d&rsquo;une maison. Bref, c&rsquo;est selon. Ce qui compte, c&rsquo;est surtout le livre qu&rsquo;on a entre les mains. Reste à bien le choisir. Après les propositions précédemment exposées sur ce blog, voici une autre idée. Enfin, la suite.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VERNON-II.jpg" rel="lightbox[3157]"><img class="alignleft size-full wp-image-3160 colorbox-3157" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VERNON-II.jpg" alt="VERNON II" width="280" height="410" /></a>  En effet, en janvier dernier, je vous expliquais <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/18/les-enfants-du-rock-ont-le-blues/">ici </a>tout le bien que je pensais du premier opus de la trilogie de <strong>Virginie Despentes</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Vernon Subutex 1&Prime;. </strong></p>
<p>Le deuxième tome est sorti au mois de juin. Nous voilà à nouveau plongés la vie de <strong>Vernon Subutex</strong>. Une vie défaite, détricotée. Rappelez-vous. Dans le tome 1, il s&rsquo;agissait de savoir qui était ce Vernon Subutex.</p>
<p><strong>Virginie Despentes</strong> nous le présentait comme</p>
<p>&nbsp;&raquo; Une légende urbaine.</p>
<p>Un ange déchu.</p>
<p>Un disparu qui ne cesse de ressurgir.</p>
<p>Le détenteur d’un secret.</p>
<p>Le dernier témoin d’un monde disparu.</p>
<p>L’ultime visage de notre comédie inhumaine.</p>
<p>Notre fantôme à tous.&nbsp;&raquo;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3157"></span></p>
<p><strong>Vernon Subutex</strong>, l&rsquo;ancien disquaire devenu SDF a désormais des contacts une grande partie de ses anciens amis. Ils se retrouvent. Tous les personnages du premier opus sont là. Ils cherchent des réponses à leurs échecs, à leurs erreurs. Echafaudent des scenarii qui expliqueraient morts et disparitions&#8230; Celle d&rsquo;<strong>Alex Bleach</strong> dont les fameuses cassettes sont retrouvées et exploitées.</p>
<p>Des &laquo;&nbsp;attentats&nbsp;&raquo; sont fomentés tandis que <strong>Vernon Subutex</strong> se transformerait presque en gourou&#8230;</p>
<p>Entre le parc des Buttes-Chaumont, des appartements bourgeois et la rue, une géographie se dessine. Une cartographie de nos maux aussi. Ce nouvel opus s&rsquo;avère plus politique, plus noir aussi. Plus intransigeant avec notre époque.</p>
<p>Des petites misères aux grandes tragédies, c&rsquo;est notre société malade du XXIe siècle qui se laisse découvrir. Pas franchement rassurante. Mais ancrée dans la réalité, pour peu qu&rsquo;on lève enfin les yeux sur les hommes et les femmes qui la constituent. Constat implacable d&rsquo;une génération de quinquagénaires désabusés.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 23-24 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il existe une différence de taille entre sa génération et celle de Laurent. La sienne n&rsquo;adulait par les bourgeois. Quoi qu&rsquo;ils en disent, les prolos d&rsquo;aujourd&rsquo;hui voudraient tous être nés du bon côté du manche. A Lessines, où il a grandi, les sirènes des carrières rythmaient le temps. On méprisait les bourgeois du haut de la ville. On ne buvait pas avec le patron. C&rsquo;était la loi. Dans les bistrots, ça ne parlait que de politique, la haine de classe nourrissait une véritable aristocratie prolétaire. On savait mépriser le chef. Tout cela a disparu, en même temps que l&rsquo;amour du travail bien fait. Il n&rsquo;y a plus de conscience ouvrière. Tout ce qui les intéresse, les gars, c&rsquo;est ressembler au chef. Un mec comme Laurent, si on lui laissait carte blanche, ce qu&rsquo;il désire n&rsquo;est pas de forcer les nantis à partager mais d&rsquo;entrer dans leurs clubs. Uniformité des désirs : tous des beaufs. Ca fera de la bonne chair à canon, ça.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 121-122 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Vernon a un mouvement de recul. Il est abasourdi. Comment est-il possible qu&rsquo;il ait perdu aussi vite l&rsquo;habitude des murs et des portes ? Puis il se voit dans le miroir et il demeure stupéfait : qui est cet étranger ? Le plus étonnant, c&rsquo;est qu&rsquo;il le trouve beau. Il a perçu son reflet avant de se reconnaître, et il a eu le temps de se dire – ce pauvre mec a un regard sublime. La Hyène pousse la porte du pied. Elle lui parle calmement : “Tu te sens bien ? Tu es plus blanc que l&rsquo;évier. Tu n&rsquo;as pas envie de prendre une douche ? Franchement, tu sens le cadavre. Les autres ne vont pas oser te le dire, mais c&rsquo;est une infection. Ca t&rsquo;ennuie de te laver ? Tu trouves que je suis trop hygiéniste ? ” Vernon sent poindre une certaine panique : non seulement il ne parvient pas à lui répondre, rien ne vient, il l&rsquo;entend, mais aucun mot ne franchit ses lèvres, il est vide, il est incapable de faire un geste, ne serait-ce que pour la rassurer et qu&rsquo;elle le laisse un peu tranquille. Cette fois-ci, c&rsquo;est sans doute définitif : il est devenu complètement fou, comme un zombie qui tiendrait debout et paraîtrait fonctionner, sa parole est coincée, et sa concentration détraquée. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 231-232 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Antoine n&rsquo;a jamais pactisé avec son milieu. Se sentant médiocre parmi ses semblables, il a cherché dès l&rsquo;adolescence la compagnie des vrais inadaptés – les lascars des quartiers. Peut-être espérait-il, au contact des plus démunis, être enfin débarrassé de ses complexes. Il sait qu&rsquo;en général ça marche comme ça : les mecs comme lui se rapprochent de gens dont ils pensent qu&rsquo;ils sont intrinsèquement inférieurs parce qu&rsquo;ils préfèrent briller chez les paumés qu&rsquo;assumer leur sentiment d&rsquo;infériorité parmi les leurs. Il n&rsquo;a pas l&rsquo;impression d&rsquo;être comme ça. Mais on ne sait jamais. Il se sentait sincèrement séduit par l&rsquo;intelligence des types de banlieue, la rapidité de leurs réactions, l&rsquo;assurance de leurs intuitions, leur connaissance directe de la vie, et par-dessus tout cet humour incendiaire qui cassait la misère en deux et la transformait en attitude seigneuriale. Il aimait leur langue, leur façon d&rsquo;entrer par effraction dans tous les domaines, de s&rsquo;approprier tout ce qui ne leur était pas donné. C&rsquo;était une autre époque, déjà.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Les personnages de cette Comédie humaine contemporaine sont attachants. Malgré leur désespoir, leur incapacité à se fondre dans le moule. Alors on les suit cette fois encore. Virginie Despentes balance, tape et passe le tout à l&rsquo;acide. Assez jouissif. Vivement le troisième et dernier tome ! Qu&rsquo;on voie s&rsquo;il nous reste quand même un peu d&rsquo;espoir&#8230;</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Vernon Subutex, 2&Prime;, Virginie Despentes, Grasset, 19,90€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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