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	<title>Quatrième de couv &#187; langue française</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>L&#8217;émancipation par l&#8217;école, coûte que coûte</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jul 2018 06:56:38 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[&#160; Ne jamais oublier. Ni les faits, ni celles et ceux qui en ont été les victimes. Scholastique Mukasonga en a pris le parti. A 60 ans, celle qui est désormais française, garde au coeur et dans la tête toute son histoire rwandaise. Dans &#171;&#160;Un si beau diplôme !&#160;&#187;, elle revient à nouveau sur son [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/product_9782072781599_195x320.jpg" rel="lightbox[4314]"><img class="alignleft size-full wp-image-4315 colorbox-4314" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/product_9782072781599_195x320.jpg" alt="product_9782072781599_195x320" width="195" height="285" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ne jamais oublier. Ni les faits, ni celles et ceux qui en ont été les victimes. <strong>Scholastique Mukasonga</strong> en a pris le parti. A 60 ans, celle qui est désormais française, garde au coeur et dans la tête toute son histoire rwandaise.</p>
<p>Dans <strong>&laquo;&nbsp;Un si beau diplôme !&nbsp;&raquo;</strong>, elle revient à nouveau sur son histoire avec, cette fois, un récit. Sensible et fort à la fois.</p>
<p>Elle, la petite fille tutsie malmenée par l&rsquo;histoire des hommes de son pays, déportée au Burundi, s&rsquo;est accrochée aux rêves de son père pour décrocher un diplôme. <em>&laquo;&nbsp;Un beau diplôme, c&rsquo;est ce qui te sauvera de la mort qui nous ait promise &laquo;&nbsp;,</em> lui a-t-il dit. L&rsquo;émancipation de sa fille, il le sait, passera par l&rsquo;école. Elle sera assistante sociale. Coûte que coûte.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Le français m&rsquo;a sauvée&nbsp;&raquo;</em>, explique d&rsquo;ailleurs l&rsquo;auteure dont l&rsquo;oeuvre a déjà croisé la route de Quatrième de couv. C&rsquo;était <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/01/03/les-vieilles-racines-du-genocide-rwandais/">ici</a></strong>.</p>
<p><span id="more-4314"></span></p>
<p>De son enfance, aux longues années passées au Burundi en exil en poursuivant par son passage à Djibouti où elle a suivi  celui qui deviendra son mari, puis la France et plus précisément la Normandie où elle vit désormais, <strong>Scholastique Mukasonga</strong> explore à nouveau son passé. De la fierté de ses racines à sa &laquo;&nbsp;rage&nbsp;&raquo; de parvenir au but. Son obstination lui sauvera la vie.</p>
<p>Au fil des pages, les anecdotes se succèdent. Racontent un pan de l&rsquo;histoire africaine contemporaine.</p>
<p>Le génocide des Tutsis par les Hutus, elle l&rsquo;apprendra alors qu&rsquo;elle ne vit plus au Rwanda, qu&rsquo;elle (re)passe son diplôme dans une école normande (grâce à un appui ministériel, dont elle ne déflore rien, lui permettra d&rsquo;avoir sa chance). Une trentaine de membres de sa famille y a péri. Un drame dont elle garde les stigmates au plus profond d&rsquo;elle-même. Alors elle écrit. Pour eux. Pour elle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/U9L2tX9DFHI?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 28 :</strong><em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est avec une ardeur dont rien ni personne n&rsquo;aurait pu me distraire ni me décourager que j&rsquo;entamai cette nouvelle et dernière année à l&rsquo;école d&rsquo;assistantes sociales de Gitega. J&rsquo;avais hâte de décrocher ce diplôme qui me permettrait de trouver un emploi et d&rsquo;avoir un salaire grâce auquel je pourrais enfin aider mes parents et frères et soeurs restés dans la misère de Gitagata, où la terre s&rsquo;appauvrissait d&rsquo;année en année et où le spectre d&rsquo;un massacre annoncé hantait leurs jours et leurs nuits.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 105-106 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Mes enfants grandissaient, leurs petits copains étaient français, l&rsquo;aîné entrait à l&rsquo;école française. Je me refusais à leur parler en kinyarwanda. Ils me le reprochent amèrement aujourd&rsquo;hui : “Maman, pourquoi ne nous as-tu pas appris le kinyarwanda ? Ne sommes-nous pas nous aussi rwandais ? Nous avons honte quand nous allons au Rwanda voir nos cousins et nos cousines. Que pensent-ils de nous ? que nous méprisons leur langue ? ” A cette époque, j&rsquo;avais peur pour mes enfants. La langue est une identité, et cette identité, on me l&rsquo;avait niée. Elle était devenue une menace de mort. Je voulais leur épargner cette menace, qui semblait planer sur eux comme elle planait sur moi. Je voulais les éloigner de mes cauchemars. Je ne voulais pas qu&rsquo;ils soient tutsi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 245 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Aujourd&rsquo;hui encore, je déplie le carton jauni de mes diplômes d&rsquo;assistante sociale, le burundais, le français, qui n&rsquo;en font plus qu&rsquo;un dans ma mémoire, ce diplôme que j&rsquo;ai tant désiré et tant haï, ce diplômes que je croyais enfin posséder et qui m&rsquo;échappait toujours, qui disparaissait pour réapparaître telle une grossesse nerveuse. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Et je n&rsquo;ose pas me poser la question : n&rsquo;y avait-il pas mieux à faire que de m&rsquo;entêter à courir après un bout de papier ?&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><em> &laquo;&nbsp;Un si beau diplôme !&nbsp;&raquo;, Scholastique Mukasonga, Gallimard, 18 euros.</em></strong></p>
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		</item>
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		<title>Oscar ou l&#8217;arme de la culture</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/10/19/oscar-ou-la-culture-comme-ultime-rempart/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/10/19/oscar-ou-la-culture-comme-ultime-rempart/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 19 Oct 2016 08:02:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire La rentrée littéraire permet de faire de chouettes découvertes&#8230; mais aussi de retrouver des auteurs qu&#8217;on apprécie, qu&#8217;on suit. Catherine Mavrikakis en fait partie. Troisième fois que j&#8217;évoque l&#8217;oeuvre de cette auteure qui vit à Montréal et qui signe avec &#171;&#160;Oscar de Profundis&#160;&#187; son quatrième roman publié chez Sabine Wespieser éditeur. Mes posts [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OSCAR-OK.jpg" rel="lightbox[3712]"><img class="alignleft size-full wp-image-3715 colorbox-3712" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OSCAR-OK.jpg" alt="OSCAR OK" width="195" height="255" /></a></p>
<p>La rentrée littéraire permet de faire de chouettes découvertes&#8230; mais aussi de retrouver des auteurs qu&rsquo;on apprécie, qu&rsquo;on suit. <strong>Catherine Mavrikakis</strong> en fait partie.</p>
<p>Troisième fois que j&rsquo;évoque l&rsquo;oeuvre de cette auteure qui vit à Montréal et qui signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Oscar de Profundis&nbsp;&raquo;</strong> son quatrième roman publié chez Sabine Wespieser éditeur.</p>
<p>Mes posts concernant les deux précédents :<strong> &laquo;&nbsp;Les derniers jours de Smokey Nelson&nbsp;&raquo;</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;La ballade d&rsquo;Ali Baba&nbsp;&raquo;</strong> sont disponibles <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/01/03/les-derniers-jours-de-smokey-nelson-ou-le-cauchemar-americain/">ici</a></strong> et <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/05/31/sur-les-traces-dun-pere-peu-conventionnel/">là</a></strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Catherine Mavrikakis</strong>, née en 1961 à Chicago, d’une mère française et d’un père grec qui a grandi en Algérie. Elle a partagé son enfance entre Ville d’Anjou, Montréal-Nord, Villers-Bocage en Normandie et Bay City, au Michigan.</p>
<p>En 1979, elle choisit vraiment Montréal, où elle fait des études de littérature et une dépression, qui la conduira à de longues années de psychanalyse. Il lui en restera toujours quelque chose…<br />
Elle enseigne à l’Université de Montréal.<br />
Et voilà qu&rsquo;elle nous revient avec un roman surprenant. Un roman d&rsquo;anticipation. Une histoire dans laquelle plus grand-chose de notre quotidien ne subsiste.</p>
<p><span id="more-3712"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est surprenante. Et très éloignée de l&rsquo;univers littéraire de l&rsquo;auteure. Nous sommes en novembre, dans les années 2060. La fin du monde est proche. A Montréal, <strong>Oscar de Profundis</strong>,  rock star interplanétaire, est revenu pour deux concerts exceptionnels sur les traces de son passé. Sur les souvenirs de ses douleurs passées ( l&rsquo;enlèvement et la mort de son jeune frère notamment, la mort de sa mère).</p>
<p>Dans un monde qui parle désormais le sino-américain, lui a tout fait pour préserver la langue française. Il révère les écrivains français (d&rsquo;où la référence au titre) et francophones, a imaginé des musées à leur mémoire et conserve tout ce qu&rsquo;il peut.</p>
<p>Enfermé dans une maison du XIXe siècle alors que dehors la peste se répand dans les hordes de pauvres qui errent à travers la ville abandonnée par les nantis et que l&rsquo;état d&rsquo;urgence a été décrété, il va pourtant faire l&rsquo;objet d&rsquo;un kidnapping par <strong>Cate</strong> (ancien médecin devenue chef de bande), son épervier et les gueux qui la suivent. Mais le destin va s&rsquo;en mêler&#8230;</p>
<p>Et si les mots, la littérature étaient les derniers remparts contre la barbarie, l&rsquo;oppression et le désespoir ?</p>
<p>Un roman étonnant mais dans lequel on plonge rapidement, attiré par la densité et l&rsquo;étrangeté des personnages, par l&rsquo;atmosphère de fin du monde aussi.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 16 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;On venait entre amis voir à quoi pouvaient encore ressembler les anciens grands boulevards et la désuète agitation des artères passantes. On en profitait pour jeter un coup d&rsquo;oeil sur ces meutes de créatures citadines que le monde entier n&rsquo;arrivait plus à cacher et dont on ne cessait de parler sur Internet. Le manque d&rsquo;hygiène et le mode de vie qui était le leur avaient, depuis cinq ans, créé sur la planète un ensemble de conditions propres à leur éradication. C&rsquo;est ce qu&rsquo;affirmaient les scientifiques. Déjà, les bandes de miséreux s&rsquo;étaient éteintes à Londres, Chicago, Rio de Janeiro, Los Angeles, Helsinki et Moscou. Les riches s&rsquo;étaient hâtés de se réinstaller en ville . Les autorités préféraient ne pas trop analyser ce phénomène, mais il était certain que la maladie avalait la valetaille urbaine. La populace finirait bien par s&rsquo;étouffer dans les miasmes de sa propre déchéance. Elle s&rsquo;effacerait de la surface de la Terre. Il n&rsquo;y avait qu&rsquo;à rester patient et surtout faire en sorte que la contamination se limite aux meurt-de-faim.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 88 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Pendant des semaines, il avait dressé des listes et des listes sur lesquelles il avait frénétiquement écrit et biffé des patronymes. Qui devait-il préserver du néant ? Sur quels critères sauverait-il les cadavres et les tombeaux? Y avait-il des artistes qu&rsquo;il préférait ne pas déplacer ? Et lesquels ? Oscar se posait toutes ces questions dans la ferveur et l&rsquo;anxiété&#8230; Les cimetières avaient annoncé petit à petit leur liquidation. L&rsquo;Etat mondial était ravi de se débarrasser de ces vieilleries encombrantes, tout en gagnant de l&rsquo;argent. Quelques excentriques richissimes tenaient à récupérer les choses du passé. On les laissait faire pour le moment. Viendrait une loi, un jour, où ce genre de conservation serait interdit. Mais on n&rsquo;en était pas là.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 156 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Il avait réussi à créer une communauté d&rsquo;admirateurs excentriques, irrespectueux, rebelles et même éduqués, qui se mêlaient à la horde incommensurable d&rsquo;idiots qui le vénéraient, à travers leur vide existentiel et la vacuité de leurs actions. Et il vivait ainsi dans un univers fictif où il s&rsquo;adonnait à </em>quelque rêve ancien.<em> Il voyait son maître dans le personnage de Jean des Esseintes, du roman </em>A rebours.<em> Il s&rsquo;attachait à des oeuvres qui n&rsquo;avaient jamais fricoté avec le réel , qui s&rsquo;étaient toujours dédiées à décrire l&rsquo;improbable et où la langue tarabiscotée tenait à distance la banalité du présent. Seul l&rsquo;aboli ou encore l&rsquo;impossible l&rsquo;intéressait, puisque la vie qui grouillait devant lui le dégoutait prodigieusement.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Oscar de Profundis&nbsp;&raquo;, Catherine  Mavrikakis, Sabine Wespieser editeur, 21€</strong></em></p>
</blockquote>
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