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	<title>Quatrième de couv &#187; Jeffrey Eugenides</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Coup de spleen sur l&#8217; &#171;&#160;American way of life&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Nov 2018 08:00:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire  Jeffrey Eugenides est de retour ! Profitons-en ! L&#8217;auteur américain, lauréat du prix Pulitzer, excusez du peu, écrit un livre&#8230; tous les neuf ans. Après &#171;&#160;Virgin suicides&#160;&#187; ( salué par la critique et adapté au cinéma par Sofia Coppola), &#171;&#160;Middlesex&#160;&#187; et &#171;&#160;Le roman du mariage&#160;&#187;, le sexagénaire est de retour avec un premier [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #800080">Rentrée littéraire </span></strong></p>
<p><strong>Jeffrey Eugenides</strong> est de retour ! Profitons-en ! L&rsquo;auteur américain, lauréat du prix Pulitzer, excusez du peu, écrit un livre&#8230; tous les neuf ans. Après <strong>&laquo;&nbsp;Virgin suicides&nbsp;&raquo; </strong>( salué par la critique et adapté au cinéma par Sofia Coppola), <strong>&laquo;&nbsp;Middlesex&nbsp;&raquo;</strong> et <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/07/lintrigue-conjugale-sous-reagan-par-jeffrey-eugenides/"><strong>&laquo;&nbsp;Le roman du mariage&nbsp;&raquo;</strong></a>, le sexagénaire est de retour avec un premier recueil de nouvelles <strong>&laquo;&nbsp;Des raisons de se plaindre&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DES-RAISONS.jpg" rel="lightbox[4446]"><img class="alignleft wp-image-4447 size-medium colorbox-4446" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DES-RAISONS-197x300.jpg" alt="DES RAISONS" width="197" height="300" /></a>Nouveau format donc pour celui qui nous parle de l&rsquo;Amérique d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Toujours. Les dix nouvelles réunies dans son recueil ont été écrites et publiées ( dans le New Yorker) au fil des trente dernières années.</p>
<p>Là, souvent réécrites ou lissées, indiquent des journalistes, elles évoquent des illusions perdues, nous font rencontrer des couples dysfonctionnels, et une middle-class américaine perdue&#8230; entre consumérisme et perte des valeurs morales. Bref, gros coup de spleen sur les USA !</p>
<p>J&rsquo;ai préféré les plus récentes des nouvelles compilées là. A chaque nouvelle histoire, le ou les personnages principaux ( en majorité des hommes, donc), se trouvent à un carrefour de leur existence. Ils ont fait des choix, ou subissent ceux faits à leur insu. Font, dès lors, preuve de mauvaise foi, ou déni&#8230; ou de culpabilité.</p>
<p><span id="more-4446"></span></p>
<p>Tous aussi ont des questions prosaïques à régler : l&rsquo;argent est au coeur de toutes ces nouvelles ou presque. Qu&rsquo;ils en rêvent, qu&rsquo;ils en manquent, qu&rsquo;ils le volent ou trouvent des stratagèmes pour le détourner. Mais rien ne se passe jamais comme prévu&#8230;</p>
<div><strong>Si vous n&rsquo;avez jamais vu le film &laquo;&nbsp;Virgin suicides&nbsp;&raquo;, voici la bande-annonce diffusée à l&rsquo;époque</strong></div>
<div id="blogvision"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=3942.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Virgin suicides</a><br />
<a href="http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19466934&amp;cfilm=3942.html"><strong>Virgin suicides</strong> Bande-annonce VO</a></div>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 109 dans &laquo;&nbsp;Musique ancienne&nbsp;&raquo; : </strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Les femmes qui travaillent vraiment ne manquaient pas. Rebecca n&rsquo;était pas l&rsquo;une d&rsquo;elles voilà tout. Aujourd&rsquo;hui, dès qu&rsquo;une femme exerçait une activité, on disait qu&rsquo;elle travaillait. Un homme confectionnant des souris en peluche était considéré, au mieux, comme pourvoyant mal aux besoins de sa famille, au pire, comme un minable. Alors qu&rsquo;une femme titulaire d&rsquo;une maîtrise et d&rsquo;un quasi-doctorat en musicologie, et qui cousait à la main des rongeurs parfumés micro-ondables, était à présent considérée ( surtout par ses amies mariées) comme un entrepreneur&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 205-206 dans &nbsp;&raquo; Des jardins capricieux &nbsp;&raquo; :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] L&rsquo;idée de ce quinquagénaire corpulent se jetant du haut d&rsquo;une falaise, Maria la trouve comique. Les yeux de Malcolm sont humides, elle le voit, mais la sincérité de son émotion ne fait que le lui rendre plus lointain encore. C&rsquo;est peut-être vrai qu&rsquo;il a envisagé de se suicider, c&rsquo;est peut-être vrai que ce repas ( comme il le soutient) le ramène maintenant à la vie, mais c&rsquo;est une erreur de penser qu&rsquo;elle, qui le connaît à peine, puisse partager sa peine ou sa joie. Un instant, elle se reproche son manque de compassion pour Malcolm ( avec des trémolos dans la voix, il décrit &laquo;&nbsp;les jours très sombres&nbsp;&raquo; qui ont suivi le départ de sa femme), mais cet instant passe vite. Inutile de se voiler la face : elle ne ressent rien. Elle donne un petit coup de pied à Annie sous la table. Annie esquisse un sourire puis se cache la bouche derrière sa serviette. Maria frotte son pied contre le mollet d&rsquo;Annie. Annie retire sa jambe Maria ne la trouve plus. Elle la cherche du bout de sa chaussure et guette le regard d&rsquo;Annie pour pouvoir lui faire un clin d&rsquo;oeil, mais Annie garde les yeux rivés sur une assiette.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 231 dans &laquo;&nbsp;Fondements nouveaux&nbsp;&raquo; :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Comme la plupart des honnêtes gens, Kendall rêvait parfois de commettre des actes illicites. Mais les jours qui suivirent, il se surprit à nourrir ces rêves avec une assiduité suspecte. Comment détournait-on de l&rsquo;argent quand on voulait le faire bien ? Quelles étaient les erreurs les plus fréquentes ? Comment se faisait-on prendre et à quelles sanctions s&rsquo;exposait-on ? &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Des raisons de se plaindre&nbsp;&raquo;, de Jeffrey Eugenides, les Editions de l&rsquo;Olivier, 22,50€. Traduction de Olivier Deparis.</strong></em></p>
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		<title>L&#8217;intrigue conjugale sous Reagan par Jeffrey Eugenides</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/07/lintrigue-conjugale-sous-reagan-par-jeffrey-eugenides/</link>
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		<pubDate>Thu, 07 Feb 2013 06:39:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Le roman du mariage&#160;&#187; est assurément l&#8217;un des livres de cette rentrée littéraire 2013. Et ce, à plus d&#8217;un titre. Tout d&#8217;abord parce que son auteur Jeffrey Eugenides se fait rare. Très rare. Son premier roman, il le publie en 1993. Il s&#8217;agit de &#171;&#160;Virgin suicides&#160;&#187;, tiré d&#8217;un fait-divers dramatique. Dans une banlieue chic américaine, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>&laquo;&nbsp;Le roman du mariage&nbsp;&raquo;</strong> est assurément l&rsquo;un des livres de cette rentrée littéraire 2013. Et ce, à plus d&rsquo;un titre. Tout d&rsquo;abord parce que son auteur <strong>Jeffrey Eugenides</strong> se fait rare. Très rare. Son premier roman, il le publie en 1993. Il s&rsquo;agit de <strong>&laquo;&nbsp;Virgin suicides&nbsp;&raquo;</strong>, tiré d&rsquo;un fait-divers dramatique. Dans une banlieue chic américaine, cinq soeurs mettent fin à leur jour. Le livre est remarqué. Et le sera plus encore après le film réalisé par <strong>Sofia Coppola. </strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/07/lintrigue-conjugale-sous-reagan-par-jeffrey-eugenides/mariage/" rel="attachment wp-att-1462"><img class="alignleft  wp-image-1462 colorbox-1454" style="margin: 10px" alt="MARIAGE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MARIAGE.jpg" width="180" height="180" /></a></p>
<div id="attachment_1461" style="width: 166px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/07/lintrigue-conjugale-sous-reagan-par-jeffrey-eugenides/eugenides/" rel="attachment wp-att-1461"><img class=" wp-image-1461  colorbox-1454" style="margin: 10px" alt="(photo RFI)" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/eugenides.jpg" width="156" height="116" /></a><p class="wp-caption-text">(photo RFI)</p></div>
<p>En 2002, l&rsquo;auteur américain d&rsquo;origine grecque, professeur d&rsquo;université, revient sur les tables des librairies avec <strong>&laquo;&nbsp;Middlesex&nbsp;&raquo;.</strong> Le livre, qui raconte l&rsquo;itinéraire d&rsquo;un hermaphrodite dans le San Francisco des années 80 notamment, lui vaut le prix <a title="A quoi ressemble ce prix ? " href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Pulitzer"><strong>Pulitzer</strong>.</a></p>
<p>En 2011, cet auteur peu prolixe publie<strong> &laquo;&nbsp;The marriage plot&nbsp;&raquo;</strong> que les éditions de l&rsquo;Olivier ont traduit et édité en ce début d&rsquo;année 2013.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1454"></span></p>
<p>Voilà pour l&rsquo;auteur, dont chaque roman publié constitue un événement.<strong> &laquo;&nbsp;Le roman du mariage&nbsp;&raquo;</strong> est aussi intéressant par le sujet qu&rsquo;il traite : celui du mariage.</p>
<p>Alors que l&rsquo;actualité nous montre le combat idéologique et politique entre les anti et les pro mariage pour tous, <strong>Jeffrey Eugenides</strong> lui, plonge le mariage tel que les romans du XIXe siècle le considérait&#8230; tout en essayant de le faire revivre au coeur des années 80, sous la présidence de Reagan.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;un triangle amoureux. D&rsquo;un dilemme.  Il y a <strong>Madeleine</strong>, <strong>Leonard</strong> et <strong>Mitchell</strong>. La première, 22 ans, est étudiante en littérature à l&rsquo;université de Brown, dans Rhode Island.</p>
<p>Issue d&rsquo;une famille aisée, elle se réfugie dans l&rsquo;univers des romans matrimoniaux du XIXe siècle, ceux de Jane Austen, Henry James ou encore George Eliot. Tout en affichant pourtant une certaine autonomie.</p>
<p>Elle rencontre <strong>Mitchell</strong>. D&rsquo;origine grecque, ce dernier s&rsquo;est tourné vers des études de théologie. Il aime Madeleine. La jeune femme a aussi des sentiments pour lui. Et puis il y a <strong>Leonard</strong>.</p>
<p>Doctorant en biologie, fils d&rsquo;une mère et d&rsquo;un père alcoolique, <strong>Leonard</strong> est fragile, atteint d&rsquo;une psychose maniaco-dépressive soignée alors, nous sommes dans les années 80, uniquement à coup d&rsquo;absorption de lithium. <strong>Madeleine</strong> en est éperdument amoureuse. Elle l&rsquo;épousera d&rsquo;ailleurs. Mais à quel prix&#8230; Loin des romans de l&rsquo;Angleterre victorienne, l&rsquo;amour n&rsquo;a plus le même sens après les chocs pétroliers.</p>
<p>Pendant un an et au fil de 550 pages,<strong> Jeffrey Eugenides</strong> nous fait suivre les trois personnages dans leur quête. Elle est spirituelle pour l&rsquo;un et le mènera jusqu&rsquo; en Inde, amoureuse pour l&rsquo;autre à côtoyer la maladie et ses dommages collatéraux de très près. <strong>Leonard</strong>, lui, cherche à rester en vie. A ne pas devenir fou.</p>
<p>Cette fois encore, l&rsquo;auteur dépeint avec justesse le passage vers l&rsquo;âge adulte de ses personnages. Leur idéalisme confronté à la réalité. Eugenides est également l&rsquo;observateur fidèle et attentif de la vie intellectuelle d&rsquo;alors au coeur de l&rsquo;université. <strong>Barthes et Derrida au secours des déboires amoureux ? Madeleine sert contre elle &laquo;&nbsp;Fragments d&rsquo;un discours amoureux&nbsp;&raquo; quand elle croit avoir perdu Leonard&#8230;</strong></p>
<p>Dans cette vidéo publiée sur le site des Inrocks.com, <strong>Jeffrey Eugenides</strong> explique sa vision du mariage. Retrouvez aussi des images de l&rsquo;univers de l&rsquo;auteur à travers notamment des extraits du film <strong>&laquo;&nbsp;Virgin suicides&nbsp;&raquo;</strong>, réalisé par <strong>Sofia Coppola</strong>.</p>
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<blockquote>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 38</strong> :<em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Selon Saunders, le roman avait connu son apogée avec le roman matrimonial et ne s&rsquo;était jamais remis de sa disparition. A l&rsquo;époque où la réussite sociale reposait sur le mariage, et où le mariage reposait sur l&rsquo;argent, les romanciers tenaient un vrai sujet d&rsquo;écriture. Les grandes épopées étaient consacrées à la guerre, le roman au mariage. L&rsquo;égalité des sexes, une bonne chose pour les femmes, s&rsquo;était révélée désastreuse pour le roman. Et le divorce lui avait donné le coup de grâce.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 117 :</strong><em> &laquo;&nbsp;</em>Fragments d&rsquo;un discours amoureux<em> était le remède parfait contre les peines d&rsquo;amour. C&rsquo;était un manuel de réparation pour le coeur, avec le cerveau pour seul outil. Si on utilisait sa tête, si on prenait conscience de la dimension culturelle dans la construction de l&rsquo;amour et du fait que ses symptômes étaient purement intellectuels, si on comprenait que l&rsquo;état amoureux n&rsquo;était qu&rsquo;une idée, alors on pouvait se libérer de sa tyrannie. Madeleine savait tout cela. Le problème, c&rsquo;était que ça ne marchait pas. Elle pouvait lire Barthes déconstruisant l&rsquo;amour à longueur de journée sans sentir la moindre atténuation de celui qu&rsquo;elle portait à Leonard.</em> &laquo;&nbsp;</p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 259</strong> : &laquo;&nbsp;<em>On était censé regretter de ne pas avoir vécu les années 60, mais ce n&rsquo;était pas le cas de Madeleine. Elle avait l&rsquo;impression qu&rsquo;on lui avait épargné beaucoup d&rsquo;absurdités et que les jeunes gens de sa génération, tout en héritant d&rsquo;une bonne partie de ce qu&rsquo;elle avait de positif, gardaient une distance saine par rapport à cette décennie, ce qui les dispensait du choc brutal qu&rsquo;on éprouvait en étant maoïste un jour et mère au foyer à Beverly, Massachusetts, le lendemain.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">La fin de l&rsquo;innocence. Jeffrey Eugenides a l&rsquo;art et la manière de plonger ses lecteurs dans le processus. J&rsquo;avais beaucoup aimé ses deux précédents livres. Impossible dès lors de ne pas aimer celui-ci. On y retrouve les thèmes chers à l&rsquo;auteur. On y retrouve aussi un peu de lui. Ses personnages sont fouillés, travaillés dans les moindres détails. Et la description de la maladie de Leonard, décrite de manière clinique, enrichit encore les pages de ce roman d&rsquo;aujourd&rsquo;hui et d&rsquo;hier. A lire absolument !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le roman du mariage&nbsp;&raquo;, de Jeffrey Eugenides aux éditions de l&rsquo;Olivier ( traduit de l&rsquo;anglais par Olivier Deparis), 552 pages, 24€.</strong> </em></p>
</blockquote>
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