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	<title>Quatrième de couv &#187; Jean</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Quand l&#8217;amitié peut aussi être une addition salée&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Apr 2018 07:42:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Toujours un défi. Publier un deuxième roman quand le premier a été un véritable succès de librairie, ce n&#8217;est pas simple. Casse-gueule, même. Olivier Bourdeaut s&#8217;y est risqué. Après le fabuleux succès de &#171;&#160;En attendant Bojangles&#160;&#187;, dont je vous avais parlé ici, il revient avec &#171;&#160;Pactum salis&#160;&#187;, toujours édité chez Finitude. Après [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Pactum-Salis-223x330.jpg" rel="lightbox[4218]"><img class="alignleft size-full wp-image-4220 colorbox-4218" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Pactum-Salis-223x330.jpg" alt="Pactum-Salis-223x330" width="223" height="330" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Toujours un défi. Publier un deuxième roman quand le premier a été un véritable succès de librairie, ce n&rsquo;est pas simple. Casse-gueule, même. <strong>Olivier Bourdeaut</strong> s&rsquo;y est risqué. Après le fabuleux succès de <strong>&laquo;&nbsp;En attendant Bojangles&nbsp;&raquo;</strong>, dont je vous avais parlé <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/05/10/histoire-swinguante-dun-amour-fou/">ici</a>,</strong> il revient avec <strong>&laquo;&nbsp;Pactum salis&nbsp;&raquo;</strong>, toujours édité chez <strong>Finitude.</strong></p>
<p>Après les multiples traductions à travers quelque quarante pays et plus de 500.000 exemplaires vendus en France, une adaptation au théâtre ( sur scène en janvier) et un tournage pour le cinéma en cours, l&rsquo;auteur a changé de registre. Radicalement. Ici, pas d&rsquo;histoire autour d&rsquo;un amour fou, mais une rencontre improbable entre deux hommes que tout oppose.</p>
<p>Il y a <strong>Michel</strong>, agent immobilier à son compte. L&rsquo;homme a réussi professionnellement et affiche un train de vie cossu. Mais aussi une solitude qui poisse ses mocassins. <strong> Jean</strong>, lui, a fui Paris et son ami <strong>Henri</strong> pour devenir paludier à Guérande. Une vie monacale, mais un choix assumé. Loin de la société des hommes et d&rsquo;un amour déçu, il travaille durement.</p>
<p>Deux métiers que l&rsquo;auteur, installé désormais en Espagne, a pratiqué. Avec plus ou moins de succès, avoue-t-il.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4218"></span></p>
<p>Une nuit de beuverie, <strong>Michel</strong> échoue sur un tas de sel, urine sur le travail de <strong>Jean</strong>. Quand ce dernier le découvre, il manque de le tuer. Ils finiront par apprendre à se connaître, à se découvrir le temps d&rsquo;une semaine.  Entre leurs nuits de débauche, les deux hommes travaillent ensemble. <strong>Jean</strong> embauche <strong>Michel.</strong> Malgré la fascination réciproque qu&rsquo;ils exercent l&rsquo;un sur l&rsquo;autre, les différences sont très nombreuses, profondes. Et le drame jamais loin.</p>
<p>Michel est-il si détestable ? Jean si adorable ? Pas si sûr&#8230;</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Pactum salis&nbsp;&raquo;</strong> qui donne son titre au roman est un proverbe médiéval qui signifie <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;amitié est un pacte de sel&nbsp;&raquo;</strong>, c&rsquo;est-à-dire durable, éternelle. Allez savoir&#8230;</p>
<p>Un livre corrosif sur les différences sociales et la solitude.  Avec une fin étonnante que j&rsquo;ai dû relire pour comprendre. Pas sûre d&rsquo;y être parvenue <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-4218" /></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 21  : </strong><em>&laquo;&nbsp;Il ne s&rsquo;était jamais senti l&rsquo;âme d&rsquo;un leader, d&rsquo;un chef de meute, et encore moins d&rsquo;une assistante sociale et lorsque deux ans de succès chez Century 21 la firme lui proposa, à vingt ans tout juste, de prendre la direction d&rsquo;une nouvelle agence, il déclina poliment. Son travail acharné, autistique disaient certains, avait porté ses fruits au-delà de toute espérance. ll réalisait une vente par semaine, parfois plus, et se trouvait parmi les meilleurs de l&rsquo;hexagone, le plus jeune assurément. Mais après deux ans, le regard qu&rsquo;il portait sur sa société avait négativement évolué, et il ne se voyait pas mener une escouade de requins d&rsquo;eau douce tapissés de jaune pâle. Son ambition ne devait pas se préoccuper de la réussite des autres, encore moins de la faire prospérer, alors il préféra se mettre à son compte. Il payait donc une comptable au forfait, et son téléphone aussi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 59  : </strong><em>&laquo;&nbsp;Il était assez grand désormais pour affronter le silence et la solitude Il n&rsquo;avait plus besoin de boire pour se donner du courage et affronter sa tâche. Mais l&rsquo;ivresse était une compagne à laquelle il pensait souvent. Il lui arrivait de lui rendre visite sur un coup de tête, une contrariété. Il suffisait parfois d&rsquo;un vent tiède, d&rsquo;un coucher de soleil orange, d&rsquo;un air entraînant débordant d&rsquo;une terrasse de café, d&rsquo;une envie de compagnie, de brouhaha. Une envie de parler tout simplement.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 133  : </strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Hormis les commerçants, quelques touristes et les pêcheurs rencontrés lors de ses ivresses hivernales, il n&rsquo;avait pas parlé plus d&rsquo;une heure à quelqu&rsquo;un depuis presqu&rsquo;un an. Il y avait bien sa banquière, qu&rsquo;il voyait trente minutes par trimestre, mais le sujet abordé était toujours le même. Il ne pensait pas avoir de réserve suffisante pour alimenter une conversation qui allait s&rsquo;étendre tout au long d&rsquo;un plateau de fruits de mer, peut-être même d&rsquo;un dessert. Il regrettait de ne pas avoir proposé une crêperie comme dédommagement des singeries estivales de ce Michel. Au moins, une galette complète, une crêpe au sucre, une bolée de cidre pouvaient se bâcler en une demi-heure, mais un plateau de fruits de mer avec ses tourteaux à décortiquer, ses bigorneaux à extraire, ça pouvait durer une éternité, au bas mot.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Pactum salis&nbsp;&raquo;, Olivier Bourdeaut, Finitude, 18,50€</strong></em></p>
<p><em><strong> </strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Sur l&#8217;eau, un huis-clos hypnotique</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/07/10/sur-leau-un-huis-clos-hypnotique/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/07/10/sur-leau-un-huis-clos-hypnotique/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 10 Jul 2015 06:24:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[On poursuit notre petite sélection des livres à emporter avec soi en vacances&#8230; ou au bureau (si le chef, lui, est en vacances). Le deuxième roman de Vincent Almendros, &#171;&#160;Un Eté&#160;&#187;, paru à la rentrée de janvier aux Editions de Minuit semble tout indiqué pour notre exercice. A cause&#8230; de son titre. Déjà. De son [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>On poursuit notre petite sélection des livres à emporter avec soi en vacances&#8230; ou au bureau (si le chef, lui, est en vacances). Le deuxième roman de <strong>Vincent Almendros</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Un Eté&nbsp;&raquo;</strong>, paru à la rentrée de janvier aux Editions de Minuit semble tout indiqué pour notre exercice. A cause&#8230; de son titre. Déjà. De son histoire ensuite.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ETE.jpg" rel="lightbox[3134]"><img class="alignleft size-full wp-image-3137 colorbox-3134" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ETE.jpg" alt="ETE" width="180" height="246" /></a> Voilà un livre ramassé, il ne compte que 96 pages, où, diront les grincheux, il ne se passe pas grand-chose.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Pierre</strong>, le narrateur, qui pour quelques jours rejoint, accompagné de sa compagne<strong> Lone</strong>, son frère<strong> Jean</strong> sur un vieux voilier, dans la baie de Naples. A son bord également,<strong> Jeanne</strong>, la femme de <strong>Jean</strong> avec laquelle <strong>Pierre</strong> a eu une histoire, il y a sept ans.</p>
<p>Evidemment, on se dit qu&rsquo;il y a là tous les ingrédients pour que la balade nautique tourne à la tempête des sentiments.</p>
<p>Là, au coeur du mois d&rsquo;août, c&rsquo;est un huis-clos ( à ciel ouvert !) qui se joue. Mais la mer va se transformer en eaux troubles. Jusqu&rsquo;à la chute. Qui donne une lecture nouvelle de toute l&rsquo;histoire. A vous de la découvrir !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3134"></span></p>
<p>Une chose est sûre, l&rsquo;écriture de <strong>Vincent Almendros</strong> qui a reçu le prix Françoise-Sagan pour ce roman, est sèche, précise. Sans fioriture, mais pas sans poésie. D&rsquo;aucuns ont vu à travers les lignes de ce trentenaire, une esthétique étiquetée années 60. Au fil des pages, un climat&#8230; vaguement hypnotique s&rsquo;instaure.</p>
<p><strong> Dans cette vidéo, Vincent Almendros revient sur la genèse de son deuxième roman</strong></p>
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<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 30 :</strong><em><strong> &laquo;&nbsp;</strong>Si j&rsquo;en sentais concrètement l&rsquo;utilité, j&rsquo;avais du mal à m&rsquo;habituer à ma casquette. Je ne cessais de l&rsquo;enlever, de la regarder puis de la remettre. De l&rsquo;enlever encore. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle était d&rsquo;un bleu violacé fané par le soleil. Bien que l&rsquo;année qui figurait sur le devant ne me semblât pas si éloignée dans le temps, j&rsquo;étais incapable de me souvenir de ce que l&rsquo;avais fait en 2011. L&rsquo;idée qu&rsquo;il en serait ainsi lorsque j&rsquo;essaierais de me remémorer, dans deux ou trois ans, ce que j&rsquo;étais en train de vivre, là, en ce moment, me déconcerta. Au point que je pouvais me demander si, au fond, j&rsquo;étais vraiment en train de vivre quelque chose. En apparence, en tout cas, il ne se passait rien&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 60 :</strong><em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;était l&rsquo;odeur de sa peau que je retrouvais, une odeur tiède d&rsquo;amande douce, de crème, de miel ou de fleur, je ne savais plus. Jeanne, dis-je. Jeanne. Je voulais lui dire d&rsquo;arrêter, lui dire qu&rsquo;il fallait quitter cette chambre, qui n&rsquo;était même pas une chambre mais une cabine. J&rsquo;avais du plaisir à dire son nom, je le répétais comme si elle était la seule à le porter. Elle ne répondait pas, ou bine par des râles hésitants et enthousiastes, à la fois rauques et fébriles. Tout en soufflant dans mon cou, elle déboutonna ma chemise et appuya de force sur mon épaule pour que je m&rsquo;allonge une bonne fois pour toute.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 76 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Discrètement, j&rsquo;avançai le long du passavant en m&rsquo;accrochant aux haubans. Je gagnai l&rsquo;avant du bateau où le capot de la cabine était relevé. En me penchant, je vis, en contrebas, Jean et Jeanne qui dormaient. Juste à côté de mon frère , ma casquette était posée, en évidence sur le drap. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je n&rsquo;imaginais pas ce qui se passerait au moment où il se réveillerait. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;attendais cette casquette comme, sept ans plus tôt, j&rsquo;avais attendu le retour de Jeanne. Mais elle n&rsquo;était pas revenue. Ou plutôt si, elle était revenue, au bras de mon frère. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Méfiez-vous de ce court roman ! L&rsquo;air de rien, il vous entraîne dans une histoire un peu tordue entre des gens qui s&rsquo;aiment et d&rsquo;autres qui s&rsquo;aimaient. Là, sur la mer d&rsquo;huile, une tempête se prépare pourtant. L&rsquo;air de rien, donc, &laquo;&nbsp;Un été&nbsp;&raquo; nous mène en bateau. Le tout avec une écriture ciselée. Une économie de mots. Pour mieux toucher au coeur. Pari gagné.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Un été&nbsp;&raquo;, Vincent Almendros, Editions de Minuit, 11,50€.</strong> </em></p>
<p style="text-align: left">
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		</item>
		<item>
		<title>Le désordre façon Christian Oster&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/02/le-desordre-facon-christian-oster/</link>
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		<pubDate>Sat, 02 Feb 2013 15:31:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[Christian Oster est un auteur pas banal. Qui, l&#8217;air de rien, appuie là où ça fait mal. Comme ça. Nos petites lâchetés, nos manquements du quotidien alimentent ses romans. &#160; La preuve cette fois encore avec &#171;&#160;En ville&#160;&#187;, qui se veut le pendant immobile à son précédent roman qui se présentait comme un road book, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Christian Oster</strong> est un auteur pas banal. Qui, l&rsquo;air de rien, appuie là où ça fait mal. Comme ça. Nos petites lâchetés, nos manquements du quotidien alimentent ses romans.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/02/le-desordre-facon-christian-oster/oster-livre/" rel="attachment wp-att-1439"><img class="alignleft  wp-image-1439 colorbox-1426" style="margin: 10px" alt="OSTER LIVRE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OSTER-LIVRE.jpg" width="111" height="163" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La preuve cette fois encore avec <strong>&laquo;&nbsp;En ville&nbsp;&raquo;</strong>, qui se veut le pendant immobile à son précédent roman qui se présentait comme un road book, <strong>&laquo;&nbsp;Rouler&nbsp;&raquo;</strong> dont nous avions parlé<a title="Découvrez la critique sur Quatrième de couv" href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/10/22/road-movie-a-la-francaise-avec-oster/"> ici.</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Né en 1949, <strong>Christian Oster, </strong>qui fut étudiant en Lettres, a fait de multiples petits boulots avant de devenir correcteur pour différentes maisons d&rsquo;édition. Il devient écrivain d&rsquo;abord par le biais de polars. Son premier roman,<strong> &laquo;&nbsp;Volley-ball&nbsp;&raquo; </strong>est publié en 1989, aux éditions de Minuit.</p>
<p>Dix ans plus tard, <strong>&laquo;&nbsp;Mon grand appartement&nbsp;&raquo;</strong> obtient le prix Médicis. En 2001, Oster signe <strong>&laquo;&nbsp;Une femme de ménage&nbsp;&raquo;</strong>, adapté à l&rsquo;écran par Claude Berri. Il est également auteur de nombreux livres pour enfants.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1440" style="width: 134px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/02/le-desordre-facon-christian-oster/oster-portrait-2/" rel="attachment wp-att-1440"><img class=" wp-image-1440  colorbox-1426" style="margin: 10px" alt="(Babelio.com)" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OSTER-PORTRAIT1.jpg" width="124" height="93" /></a><p class="wp-caption-text">(Babelio.com)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Aux <strong>éditions de Minuit</strong>, Christian Oster a publié <strong>&laquo;&nbsp;Volley-ball&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;Aventure&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Le Pont d&rsquo;Arcueil&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Paul au téléphone&nbsp;&raquo;</strong>,<strong>&laquo;&nbsp;Le Pique-nique&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Loin d&rsquo;Odile&nbsp;&raquo;</strong>,<strong> &laquo;&nbsp;Mon grand appartement&nbsp;&raquo;</strong>,<strong> &laquo;&nbsp;Une femme de ménage&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Dans le train&nbsp;&raquo;</strong>,<strong> &laquo;&nbsp;Les Rendez-vous&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;Imprévu&nbsp;&raquo;</strong>,<strong>&laquo;&nbsp;Sur la dune&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Trois hommes seuls&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Dans la cathédrale&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>Aux <strong>éditions de l&rsquo;Olivier</strong>, il a publié <strong>&laquo;&nbsp;Rouler&nbsp;&raquo;</strong> en 2011 puis <strong>&laquo;&nbsp;En ville&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1426"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire de <strong>&laquo;&nbsp;En ville&nbsp;&raquo;</strong> ? C&rsquo;est celle d&rsquo;une bande d&rsquo;amis qui vit au coeur de Paris. De connaissances plutôt. Ils se fréquentent assez rarement mais ont pris l&rsquo;habitude d&rsquo;aller en vacances ensemble. Lors d&rsquo;un dîner, les détails sont fixés. Mais les événements qui vont se succéder les jours suivants vont tout mettre en péril.</p>
<p>Il y a <strong>Georges</strong>, journaliste financier, qui vient d&rsquo;être quitté et qui tombe amoureux, <strong>William, </strong>ancien dentiste devenu artiste, qui fait une embolie pulmonaire,<strong> Paul </strong>(médecin), et <strong>Louise</strong> (restauratrice de meubles) qui envisagent de se séparer mais pas avant la fin des vacances et<strong> Jean</strong>, le narrateur qui travaille dans une maison d&rsquo;édition, qui apprend qu&rsquo;il attend un enfant d&rsquo;une femme, <strong>Roberta</strong>, qu&rsquo;il n&rsquo;aime pas.</p>
<p>Là, dans un périmètre géographique finalement limité à quelques quartiers de Paris, des drames se nouent. Des situations se compliquent. Et le temps file. Casse, délite, empêche&#8230;</p>
<p>Dans cette vidéo, l&rsquo;auteur nous explique son cheminement.</p>
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<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 12 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; Nous partions ensemble depuis trois ans et ignorions presque tout de nos vies avant cette date, excepté pour William, qui nous a rejoints avec son verre alors que nous étions déjà dans la cuisine. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 70 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai réfléchi à ça ensuite. Je ne dirais pas que j&rsquo;étais horrifié, mais je n&rsquo;étais pas certain de pouvoir cohabiter avec Georges. En même temps, j&rsquo;appréhendais un peu l&rsquo;avenue de Versailles. Le problème était sa savoir si Georges se révélerait rassurant. Il risquait surtout de se révéler invivable. N&rsquo;importe quel homme, du reste. Je n&rsquo;arrivais déjà pas à cohabiter avec une femme. C&rsquo;est faux, ai-je pensé. Plusieurs fois trois ans, quelquefois cinq, une fois sept. Le temps, en définitive, avait passé vite. Emoussé l&rsquo;agacement. Il l&rsquo;aiguise, sans doute, ai-je pensé, quand il traîne, mais l&rsquo;émousse dès qu&rsquo;il file. C&rsquo;est avec lui qu&rsquo;on trompe ceux avec qui on le passe. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 79</strong> : <em>&nbsp;&raquo; Au total, si mes calculs étaient justes, je n&rsquo;aurais dans le pire des cas qu&rsquo;un enfant, et ce avec Roberta Giraud, qui ne m&rsquo;en demanderait sans doute pas d&rsquo;autre. Ca restait énorme, évidemment. J&rsquo;ai tenté de ne plus y penser et j&rsquo;y suis parvenu assez bien parce que je manquais d&rsquo;outils pour adopter une position viable. L&rsquo;implication me demandait un travail d&rsquo;imagination que je n&rsquo;étais pas en mesure de fournir et la désinvolture me semblait inappropriée. J&rsquo;ai donc opté provisoirement pour l&rsquo;oubli. Ou plus précisément pour le classement. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff"> Christian Oster s&rsquo;attaque au groupe. C&rsquo;est nouveau. Et c&rsquo;est bien. Cette fois, le lecteur est plongé dans une ambiance à la Sautet, du style &laquo;&nbsp;Vincent, François, Paul et les autres&nbsp;&raquo;. Jean raconte des hommes et des femmes à la santé et au moral souvent défaillants. Il nous parle des silences qu&rsquo;on préfère afficher et de ce temps qui affaiblit, qui atrophie, qui nous fait douter. L&rsquo;univers d&rsquo;Oster est toujours émaillé de petites pépites. C&rsquo;est encore le cas avec ce roman presque immobile. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&nbsp;&raquo; En ville&nbsp;&raquo; de Christian Oster, aux éditions de l&rsquo;Olivier, 18€.</strong> </em></p>
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