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	<title>Quatrième de couv &#187; Jean Hatzfeld</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>A la vie, à la mort malgré le chaos</title>
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		<pubDate>Sun, 17 Dec 2023 12:56:08 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Jean Hatzfeld fait partie de mon panthéon littéraire personnel. C&#8217;est comme ça. Et ça fait plus de 20 ans que ça dure. J&#8217;avais commencé à lire ses livres avant de le rencontrer. Avant donc qu&#8217;il me pousse à me rendre au Rwanda pour essayer de comprendre ce que lui avait ressenti pendant et après le génocide [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Tu-la-retrouveras.jpg" rel="lightbox[6520]"><img class="alignleft size-full wp-image-6522 colorbox-6520" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Tu-la-retrouveras.jpg" alt="Tu la retrouveras" width="546" height="799" /></a></p>
<p><strong>Jean Hatzfeld</strong> fait partie de mon panthéon littéraire personnel. C&rsquo;est comme ça. Et ça fait plus de 20 ans que ça dure. J&rsquo;avais commencé à lire ses livres avant de le rencontrer. Avant donc qu&rsquo;il me pousse à me rendre au Rwanda pour essayer de comprendre ce que lui avait ressenti pendant et après le génocide des Tutsis.</p>
<p>Bref, chaque nouveau roman de cet ancien reporter de guerre est pour moi un réel plaisir de découverte. Et, évidemment, de lecture. C&rsquo;est encore le cas avec <strong><em>Tu la retrouveras</em></strong>, sorti à la fin de cet été.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle nous entraîne à Budapest en 1944. Nous sommes dans un zoo, en partie détruit. Et pour cause. La ville est assiégée par les soldats nazis. A l&rsquo;extérieur, des régiments de l&rsquo;Armée rouge attendent de faire tomber la ville.</p>
<p>Cet hiver 1944-1945 est terriblement froid. Il est d&rsquo;ailleurs l&rsquo;un des plus vigoureux du 20e siècle.</p>
<h4 style="text-align: center">à la vie, à la mort</h4>
<p>Là, dans le zoo où les animaux encore présents vivent en liberté, deux fillettes d&rsquo;une dizaine d&rsquo;années. C&rsquo;est là qu&rsquo;elles se sont refugiées. Qu&rsquo;elles apprennent à se connaître et qu&rsquo;elles vont devenir les meilleures amies du monde. Il y a <strong>Sheindel</strong>, enfant juive dont les parents ont été tués. Il y a <strong>Izeta</strong>, enfant tzigane qui s&rsquo;est retrouvée seule après la mort de ses parents, arrêtés.</p>
<p>Là, dans cette enclave un peu protégée, elles organisent leur quotidien, entourées de hyènes, d&rsquo;une mère orang-outan et de dromadaires.</p>
<p>Pour les aider, <strong>Dumitru</strong>. Le lieutenant vétérinaire moldave passe régulièrement. Et les aide quand il le peut.</p>
<p>Mais le destin s&rsquo;acharne et <strong>Sheindel</strong> et <strong>Izeta</strong> vont être séparées. S&rsquo;ouvre alors la deuxième partie du livre, 40 ans plus tard.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6520"></span></p>
<p><strong>Sheindel</strong> est devenue zoologue. Elle a retrouvé <strong>Dumitru</strong>, avec qui elle échange des lettres. Mais qu&rsquo;est devenue <strong>Izeta</strong> ? Un journaliste, Frédéric, se mêle de la quête. Jusqu&rsquo;à Sarajevo.</p>
<p>Tout au long du roman, le Danube sert de fil. De la dernière année de la Deuxième Guerre mondiale jusqu&rsquo;à celle qui a déchiré les Balkans. Un territoire que <strong>Jean Hatzfeld</strong> connait particulièrement. L&rsquo;auteur a choisi d&rsquo;écrire sur un siège car il sait que dans cette situation <em>&laquo;&nbsp;les gens se comportent différemment&nbsp;&raquo;</em>. Il a installé son histoire dans un zoo car il <em>&laquo;&nbsp;aime les animaux&nbsp;&raquo;</em> et a choisi de les faire cohabiter avec les deux fillettes. Un roman qui parle du mal, mais aussi d&rsquo;espoir. Malgré tout. Un roman sombre et lumineux à la fois.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 94 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;]  &#8211; Attrapés ensemble, égorgés ensemble. D&rsquo;abord elle. C&rsquo;est pire aussi de voire l&rsquo;autre mourir au couteau. Ma mère était maigre er forte, très courageuse. Jamais peur. Elle nous disait : Nous, les Tziganes, on ne veut de nous nulle part, nous pouvons aller partout. Sauf dans les lieux maudits. Dans le camion, elle n&rsquo;a montré aucune tristesse, à cause de nous, je sais. Elle a parlé de choses sans importance, personne ne l&rsquo;écoutait, sauf nous. Avant, les gens venaient la chercher pour accorder leur piano dans les villes où on allait. Elle gagnait plus d&rsquo;argent que tout le monde. Les routes étaient si longues, elle chantait, elle dansait. Je n&rsquo;arrive pas à croire que je ne l&rsquo;entendrai plus jamais. Même pour une petite chanson&#8230;&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 121 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Aimer si fort des êtres aussi détestés, pour des gamines, c&rsquo;est extraordinaire. Même si elles ne s&rsquo;en rendent pas compte, elles le sentent&#8230; Cet amour, je le dois à Izeta. Izeta divise le monde entre ceux qu&rsquo;on aime et ceux qui ne vous aiment pas, et à la première seconde elle a accueilli les hyènes en amie, comme des êtres pris dans la même débâcle que nus, avec qui nous allions faire. Sa famille les aimait. </em>Eh&rsquo;ad. Nem mikh tsurik di lib gehat ones !<em> &#8211; ramène-moi ceux que j&rsquo;ai aimés ! C&rsquo;est du yiddish. Je n&rsquo;ai jamais tant prié&#8230; L&rsquo;autre jour, je remarque deux raies de poils noirs sur l&rsquo;une des hyènes, elles forment un Y sur son poitrail. Je l&rsquo;interpelle : Toi, tu es la petite-fille d&rsquo;Andronica qui avait le même Y.[&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 177 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Etait-ce un temps long ? Long n&rsquo;est pas le mot s&rsquo;agissant de l&rsquo;impression des Bosniens qui luttaient pour ne pas tout perdre et des journalistes pris dans un tourbillon d&rsquo;histoires de guerre, qui les uns comme les autres ne se relâchent jamais assez pour prendre du recul et penser aux jours qui passaient. De la même façon que Dumitru dit de ses champs de bataille du Dniepr et de la plaine hongroise, de ce temps enfui : &laquo;&nbsp;C&rsquo;est après que le temps s&rsquo;allonge brutalement, la désolation s&rsquo;impose, si soudaine que cela déboussole. Après, quand ça devrait finir mais que tout commence en réalité parce qu&rsquo;on prend conscience seulement alors de tous ceux et de tout ce qu&rsquo;on a perdus.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Tu la retrouveras, Jean Hatzfeld, Gallimard, 19,50 euros</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Un si lourd héritage de sang&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/11/02/un-si-lourd-heritage-de-sang/</link>
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		<pubDate>Mon, 02 Nov 2015 08:26:49 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Jean Hatzfeld fait partie de ces auteurs dont nous avons besoin pour nous éclairer sur le monde comme il va. Ou pas. Depuis une dizaine d&#8217;années maintenant, je le suis. Au Rwanda. Ou ailleurs. Quatrième de couv en parle ici ou encore là. Ses écrits, ses récits, ses romans ouvrent à chaque fois [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HATZFELD-Jean-COUV-Un-papa-de-sang.jpg" rel="lightbox[3353]"><img class="alignleft size-full wp-image-3354 colorbox-3353" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HATZFELD-Jean-COUV-Un-papa-de-sang.jpg" alt="HATZFELD Jean COUV Un papa de sang" width="235" height="344" /></a><strong>Jean Hatzfeld</strong> fait partie de ces auteurs dont nous avons besoin pour nous éclairer sur le monde comme il va. Ou pas. Depuis une dizaine d&rsquo;années maintenant, je le suis. Au Rwanda. Ou ailleurs. Quatrième de couv en parle<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/04/14/englebert-miserable-tutsi/">ici</a></strong> ou encore<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/04/14/englebert-miserable-tutsi/">là. </a></strong></p>
<p>Ses écrits, ses récits, ses romans ouvrent à chaque fois une porte vers une meilleure compréhension d&rsquo;une guerre, d&rsquo;un génocide. Comme celui qui a frappé le Rwanda, en 1994.</p>
<p>Ancien journaliste sportif depuis reporter de guerre, <strong>Jean Hatzfeld</strong> n&rsquo;a eu de cesse d&rsquo;aller à la rencontre des tueurs hutus et des survivants tutsis.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Un papa de sang&nbsp;&raquo;</strong>, il signe son cinquième ouvrage sur le sujet et s&rsquo;est, cette fois, penché sur les témoignages des jeunes, des enfants des survivants et des tueurs.</p>
<p>Une nouvelle fois, il s&rsquo;est rendu à<strong> Nyamata</strong>, dans la province de Kibungo, à l&rsquo;est du pays. Là, <strong>50.000 Tutsis ont été assassinés entre le 11 avril et le 14 mai 1994</strong>, date à laquelle les hommes du Front patriotique rwandais ( FPR) sont entrés dans la ville.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3353"></span></p>
<div id="attachment_2086" style="width: 205px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MITCHUM.jpg" rel="lightbox[3353]"><img class="size-full wp-image-2086 colorbox-3353" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MITCHUM.jpg" alt="Photo site internet Gallimard" width="195" height="263" /></a><p class="wp-caption-text">Photo site internet Gallimard</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Humble sondeur d&rsquo;âmes&nbsp;&raquo;</strong> comme il aime à se définir, <strong>Jean Hatzfeld</strong> a eu l&rsquo;idée de ce nouveau livre au moment des commémorations du 20e anniversaire du génocide, en 2014. Loin des images d&rsquo;Epinal et d&rsquo;un dicours forçant l&rsquo;optimisme sur un Rwanda nouveau et sans étiquette ethnique, le journaliste-écrivain a voulu témoigné de la réalité en province, loin de Kigali.</p>
<p>A <strong>Nyamata</strong>, impossible encore aujourd&rsquo;hui d&rsquo;imaginer une union entre un(e) Tutsi(e) et un(e) Hutu(e). Alors il est allé à la rencontre des enfants des personnages de ses précédents ouvrages. Du côté des rescapés, comme de celui des tueurs.</p>
<p>Ils sont lycéens, agriculteurs ou couturiers. Ils posent des questions à leurs parents ou se contentent des situations. Ils évoquent la religion, mais aussi la honte, la prison, les insultes et l&rsquo;avenir obscurci par les agissements sanglants de leurs pères&#8230; Plus facile d&rsquo;être fils ou fille de victime qu&rsquo;enfant de bourreau&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au fil des pages, souvenirs de l&rsquo;auteur et témoignages se succèdent. A la première personne et dans un phrasé, une langue qui file la métaphore. Il y a là ceux dont le père a été libéré, ceux qui lui rendent visite chaque mois à la prison, ceux qui ont dû arrêter l&rsquo;école et prendre la houe, faute de moyens, mais aussi les enfants de victimes qui n&rsquo;ont pu reprendre une vie tout à fait normale&#8230;</p>
<p><strong>Jean Hatzfeld</strong> raconte le comportement des parents, qui parlent ou gardent le silence, qui fabriquent des souvenirs ou se cognent à la réalité. A leurs enfants de faire le tri. Ceux-ci étudient, travaillent, passent des heures sur internet, mais montrent, in fine, assez peu d&rsquo;entrain à savoir. A vouloir comprendre.</p>
<p><strong>Un récit nécessaire. Eclairant et salutaire.</strong></p>
<p>Au mois de novembre, j&rsquo;ai interviewé Jean Hatzfeld pour La Nouvelle République. Retrouvez l&rsquo;interview <strong><a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/France-Monde/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2015/12/05/Jean-Hatzfeld-au-Rwanda-A-Nyamata-on-ne-comprend-toujours-pas-2554374">ici.</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 23-24 ( Jean-Pierre Habimana, 19 ans, fils d&rsquo;un ancien détenu hutu) :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Je me sens hutu. A Kabukuba, où je vis tel un étranger, je ne distingue pas sans méprise les visages hutus et tutsis. J&rsquo;épouserais volontiers une Tutsie, même si je ne osas pas s&rsquo;il s&rsquo;en trouvera une dans l&rsquo;aride Bugesera pour m&rsquo;accepter. Je sais les filles tutsies fignolées et tout autant rieuses. Elles ne se montrent plus fières comme celles de jadis. Je ne crains pas l&rsquo;ethnie. Dans nombre de pays d&rsquo;Afrique, l&rsquo;ethnie n&rsquo;inquiète personne, les gens vivent l&rsquo;ethnie que leur naissance leur a donnée sans anicroche. Au Rwanda elle attire les malheurs, elle tourmente les dialogues. Les gens tendent désormais à s&rsquo;en cacher. Mais peut-on éprouver de la gêne d&rsquo;être hutu si tel est notre destin ? Nombre de gens affirment que l&rsquo;ethnie ne sert plus à rien au Rwanda, qu&rsquo;elle va disparaître à l&rsquo;avenir. Moi, je pense que si l&rsquo;on tait une vérité aussi naturelle, on distille un venin qui va piquer les enfants dès le bas âge. Si l&rsquo;on enfouit l&rsquo;ethnie, la confusion nourrira sans cesse la frustation des victimes. Je les comprends. C&rsquo;est important de préciser qui a subi et qui a commis, pour celui qui a subi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 64 : (Nadine Umutesi, 17 ans, fille d&rsquo;une rescapée tutsie) :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Plus on s&rsquo;attarde sur tout ça, plus on alourdit les peines qu&rsquo;on a vécues. Je ne demande pas à oublier ni a abandonner mon histoire, mais qu&rsquo;on ne m&rsquo;embête plus ! Qu&rsquo;on m&rsquo;oublie ! Je souhaite même qu&rsquo;on arrête de parler de tout ça à la radio, à la télévision. Silence pendant la Semaine de deuil. Je comprends les rescapés qui ne peuvent accepter de se taire. Moi si, j&rsquo;aspire au silence. Les rescapés aiment être entendus dans leur intimité par d&rsquo;autres rescapés, ça se comprend. Ils se vident de leurs tourments. Moi, non. Est-ce que je soulage mon tourment en répandant le mystère de ma naissance ? Mon histoire ne s&rsquo;apparente pas aux autres. Quand on évoque les tueries et quand on montre des images, c&rsquo;est comme si on repassait la lame sur ma blessure profonde. Je ne rencontre aucune réticence à parler avec vous. Le livre d&rsquo;un </em>muzungu<em>, ce n&rsquo;est pas risquant. N&rsquo;importe qui ne le lit pas. Les acheteurs ne jazzent pas de malveillances, si ? Mais répéter une anomalie pareille à haute voix aux oreilles d&rsquo;avoisinants, c&rsquo;est endommageant. Ces pensées accélèrent la tristesse de celle qui les dévoile au jour. Ca m&rsquo;embrouille.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 90-91 : (Ange Uwase, 19 ans, fille d&rsquo;un rescapé tutsi) :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Je connais des jeunes Hutus qui rejettent la haine familiale glissée dans les explications. Ils accordent leur confiance aux professeurs. Toutefois, ils montrent moins d&rsquo;excitation pour les informations que les enfants de rescapés. Leurs parents freinent leur curiosité. Est-ce que ces parents peuvent raconter le soir comment ils ont manié la machette ? Ou dévoiler les recoins secrets de la mort d&rsquo;un avoisinant dans le marigot ? Est-ce qu&rsquo;un enfant hutu peut en réponse traiter son père de personne malfaisante ? Aucun cas connu. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>C&rsquo;est la rancoeur qui unit les deux camps des jeunes hutus et tutsis, ce n&rsquo;est pas l&rsquo;appétit de vérité. Des jeunes Hutus détestent leurs camarades qu&rsquo;ils soupçonnent de favoritisme. [&#8230;]</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Le futur, je ne le vois pas risquant, chaotique quand même. Les machettes des cultivateurs n&rsquo;effraient plus personne puisque les gens profitent de bon coeur de la politique de réconciliation nationale. Pourtant, si les Hutus tendent à se montrer gentils, et à offrir des visages prometteurs, les Tutsis continuent à sermonner leurs enfants pour les mettre en garde. Je ne sais combine de générations s&rsquo;useront avant que des jeunes tutsis et hutus puissent rire en amitié sincère. Je veux dire, sans crainte d&rsquo;une gêne soudaine. Au fond, l&rsquo;avenir dépend de la volonté de Dieu.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Un papa de sang&nbsp;&raquo;, de Jean Hatzfeld, Gallimard, 19€.</strong></em></p>
</blockquote>
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		<title>Englebert, misérable Tutsi&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/04/14/englebert-miserable-tutsi/</link>
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		<pubDate>Mon, 14 Apr 2014 07:33:49 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Vingt ans. Le Rwanda est, depuis plusieurs semaines, plongé dans une commémoration douloureuse mais indispensable : celle du génocide qui d&#8217;avril à juillet 1994, a fait quelque 800.000 victimes, des Tutsis. Tout commence par une guerre civile opposant le gouvernement majoritairement Hutu au Front patriotique rwandais, tenu par les Tutsis. Outre l&#8217;anniversaire du terrible épisode, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Vingt ans. Le Rwanda est, depuis plusieurs semaines, plongé dans une commémoration douloureuse mais indispensable : celle du génocide qui d&rsquo;avril à juillet 1994, a fait quelque 800.000 victimes, des Tutsis. Tout commence par une guerre civile opposant le gouvernement majoritairement Hutu au Front patriotique rwandais, tenu par les Tutsis. Outre l&rsquo;anniversaire du terrible épisode, l&rsquo;année 2014 marque aussi le temps du premier procès en France visant ce génocide ( lire l&rsquo;article du <em>Monde</em><a href="http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/04/10/genocide-rwandais-les-quatre-enseignements-d-un-proces-historique_4398955_3232.html"> ici</a>).</p>
<p>Un conflit ethnique et politique que le journaliste et désormais écrivain<strong> Jean Hatzfeld</strong> n&rsquo;a cessé de décrire, d&rsquo;essayer de comprendre. D&rsquo;un côté comme de l&rsquo;autre. Après trois ouvrages <strong>&laquo;&nbsp;Dans le nu de la vie&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Une saison de machettes&nbsp;&raquo;</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;La stratégie des antilopes&nbsp;&raquo;</strong>, cet auteur que vous pouvez retrouver à de nombreuses reprises sur ce blog,  est de retour avec un nouveau récit court d&rsquo;une centaine de pages, <strong>&laquo;&nbsp;Englebert des collines&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p><span id="more-2423"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/C_Englebert-des-collines_606.jpeg" rel="lightbox[2423]"><img class="alignleft size-full wp-image-2428 colorbox-2423" style="margin: 10px" alt="C_Englebert-des-collines_606" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/C_Englebert-des-collines_606.jpeg" width="200" height="297" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nouvel opus donc donc pour <strong>Jean Hatzfeld</strong> en suivant cette fois<strong> un rescapé Tutsi</strong>. Un homme qui n&rsquo;a pas envie de tourner la page. Qui ne veut pas reprendre sa vie d&rsquo;avant. <strong>Englebert</strong> est un homme de 66 ans que Jean Hatzfled a rencontré il y a 15 ans à Nyamata, là où les massacres ont été les plus nombreux. <strong>L&rsquo;homme, alcoolisé et en haillons, interpelle le journaliste français en évoquant l&rsquo;Olympique de Marseille&#8230; puis les mots de Baudelaire. Assez pour éveiller la curiosité et faire naître une relation d&rsquo;amitié entre les deux hommes aux destins si différents.</strong></p>
<p>Au départ, Englebert ne voudra pas évoquer le génocide, il n&rsquo;a d&rsquo;ailleurs pas participé aux autres ouvrages de l&rsquo;auteur à ce sujet. Il faudra qu&rsquo;il plonge dans ses souvenirs d&rsquo;enfance un an après leur rencontre pour, au fil des mots, expliquer à Jean Hatzfeld ses souvenirs, ses cinq semaines passées dans les marais à se cacher, à tenter de survivre et la difficulté à vivre ensuite. La vie d&rsquo;Englebert est cassée&#8230; et il l&rsquo;assume. Il ne veut pas redevenir celui qu&rsquo;il était avant. Tant pis pour sa vie de haut fonctionnaire instruit et éclairé.<strong> Désormais Englebert noie sa vie dans l&rsquo;alcool et marche des heures durant. Dès le matin. Toujours à Nyamata où bourreaux et victimes cohabitent.<br />
</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 40-41 :</strong> <em> &laquo;&nbsp;Au boulot, je devais évoluer en chef de service. Mais le ministre, un dénommé Juvénal Uwilingiyimana, comptait parmi ces condisciples qui m&rsquo;avaient poursuivi de leurs machettes, à l&rsquo;Institut de Ruhengeri. Dès qu&rsquo;il a appris mon embauche, il m&rsquo;a envoyé une lettre de renvoi. La raison ? Aucune raison, ça a été la surprise. La lettre expliquait que je devais désormais patienter cinq années de chômage avant de postuler à nouveau. J&rsquo;ai été très déçu, mais je ne pouvais pas protester. Bien que mon grand frère fût directeur général au ministère des Postes, après avoir été directeur de la Jeunesse, puis du Plan, il ne pouvait rien pour moi. Les Tutsis devaient se montrer timides dans les ministères. J&rsquo;ai vidé le tiroir, j&rsquo;ai acheté le ticket-bus. Mon père m&rsquo;a tendu la houe sur la parcelle familiale.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 47 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai creusé la terre pour manger des maniocs, j&rsquo;ai passé na nuit sous la pluie. Avant la clarté, je suis reparti dans les brousses chercher une cachette. On s&rsquo;est tenus cois. Les tueurs sont arrivés en colonne chantante, ils ont soulevé les taillis toute la journée. Quand ils surprenaient des malchanceux, ils hurlaient : &nbsp;&raquo; Des cafards, par ici, vite !&nbsp;&raquo; et les collègues accouraient. Ils ont manié la machette à s&rsquo;en casser les bras, ils ont coupé tous ceux qu&rsquo;ils attrapaient. Le marigot en a rougi. Ca a été un grand nombre parce que les gens n&rsquo;étaient pas encore accoutumés à cette nouvelle existence, si je puis dire. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>C&rsquo;est un fait qu&rsquo;à Nyamata les tueries ont duré du 11 avril à onze heures jusqu&rsquo;au 14 mai à quatorze heures. Elles se sont répétées tous les jours, même le dimanche, de huit heures à quinze heures, sans un seul jour de répit. Les tueurs se montraient satisfaits de ces horaires. Ils repartaient sans éprouver l&rsquo;envie de chanter, ils ne s&rsquo;attardaient pas dans l&rsquo;après-midi car ils se méfiaient des guets-apens de la nuit.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 77 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Ma mémoire se maintient fidèle. Je n&rsquo;oublie presque rien. Est-ce que je pourrais citer les noms de mes professeurs depuis le cycle primaire et oublier les cris des femmes qu&rsquo;ils éventraient à la lame dans les buissons pour leur arracher les bébés ? Je ne sais pas si les années gomment les souvenirs de certains rescapés, mais moi, je peux te raconter les tueries à Nyiramatuntu, étape par étape. Est-ce que ma mémoire trie les souvenirs ? Comment trier ? Ma mémoire ne trie rien sans que je ne le lui demande et je ne lui demande rien. Ca ne signifie pas qu&rsquo;elle me rappelle le génocide tout le temps. Je fais aussi d&rsquo;autres rêves pendant la nuit ; dans la journée je me préoccupe d&rsquo;autre chose. Mais je cède au temps aucun détail, en tout cas pas tellement.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un récit évidemment poignant et éclairant sur le quotidien d&rsquo;après-génocide. Jean Hatzfeld, explique dans une interview sur France 24 que si Hutus et Tutsis cohabitent, ils n&rsquo;évoquent le génocide qu&rsquo;au sein de leur propre groupe ethnique. Comment avancer dès lors ? Les tueurs racontent une histoire forcément différente de celle des victimes. Englebert, lui, a fait le choix de ne rien oublier, quitter à en oublier de vivre. Un témoignage précieux.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Englebert des collines&nbsp;&raquo;, Jean Hatzfeld, Gallimard, 11,90€</strong></em></p>
</blockquote>
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		<item>
		<title>L&#8217;amour par temps de guerre selon Jean Hatzfeld</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/10/01/lamour-par-temps-de-guerre-selon-jean-hatzfeld/</link>
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		<pubDate>Tue, 01 Oct 2013 07:15:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Les romans de cette rentrée littéraire sont décidément bien riches d&#8217;histoires et de surprises. La preuve avec Jean Hatzfeld. Le romancier et ancien reporter de guerre est de retour. Après nous avoir fait suivre le parcours épatant de Ayanleh Makeda, légende des hauts plateaux dans son précédent roman &#171;&#160;Où en est la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="text-decoration: underline;color: #0000ff"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les romans de cette rentrée littéraire sont décidément bien riches d&rsquo;histoires et de surprises. La preuve avec <strong>Jean Hatzfeld</strong>. Le romancier et ancien reporter de guerre est de retour.</p>
<p>Après nous avoir fait suivre le parcours épatant de <strong>Ayanleh Makeda</strong>, légende des hauts plateaux dans son précédent roman<a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/10/21/sur-les-pas-de-la-legende-des-hauts-plateaux/"><strong> &laquo;&nbsp;Où en est la nuit&nbsp;&raquo;</strong></a> il nous fait vivre cette fois la guerre en ex-Yougoslavie avec <strong>&laquo;&nbsp;Robert Mitchum ne revient pas&nbsp;&raquo;</strong>. Drôle de titre, non ? Robert Mitchum est ici le nom porté par le chien&#8230;</p>
<p><strong>Jean Hatzfeld,</strong> je l&rsquo;ai découvert par ses écrits à propos du génocide au <strong>Rwanda</strong>. Des livres forts, poignants. Avant d&rsquo;être grand reporter, <strong>Jean Hatzfeld</strong> a été journaliste sportif. Dans <strong>&laquo;&nbsp;Robert Mitchum ne revient pas&nbsp;&raquo;</strong>, il peut évoquer deux pans de sa vie professionnelle.</p>
<div id="attachment_2086" style="width: 127px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MITCHUM.jpg" rel="lightbox[2080]"><img class=" wp-image-2086  colorbox-2080" style="margin: 10px" alt="Photo site internet Gallimard" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MITCHUM.jpg" width="117" height="158" /></a><p class="wp-caption-text">Photo site internet Gallimard</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Vingt ans après la guerre en ex-Yougoslavie, <strong>Jean Hatzfeld</strong> est retourné sur les lieux. L&rsquo;histoire de son roman ? C&rsquo;est celle de<strong> Marija</strong> et<strong> Vahidin</strong>. Ils sont jeunes, s&rsquo;aiment et s&rsquo;entraînent pour les Jeux Olympiques qui, en 1992, sont programmés à Barcelone. Tous les deux sont champions de tir à la carabine.  Tous les deux sont bosniaques, mais elle est serbe, son amant, lui, est musulman.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MITCHUM-COUVERTURE.jpg" rel="lightbox[2080]"><img class="alignleft  wp-image-2088 colorbox-2080" style="margin: 10px" alt="MITCHUM COUVERTURE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MITCHUM-COUVERTURE.jpg" width="180" height="270" /></a></p>
<p>Ils vivent chez leurs parents dans la banlieue de <strong>Sarajevo</strong>, à<strong> Ilidza</strong>. Mais au moment du siège de la capitale, tout change. <strong>Marija</strong> ne peut pas rentrer chez elle. Les deux amants sont séparés par la guerre. Ils ne se retrouveront que des bien des années plus tard, aux JO de Sydney.</p>
<p>Bien vite, leurs qualités de tireurs vont être exploitées, marchandées. Chacun dans son camp. Sans pouvoir dire non. Pour garder un appartement, un chien, un semblant de vie d&rsquo;avant&#8230;</p>
<p>Dans une ville qu&rsquo;ils connaissent par coeur, ils deviendront snipers. Et si <strong>Marija</strong> poursuit son entraînement en vue des JO, <strong>Vahidin</strong> a tourné la page.</p>
<p>Un attentat contre une diva américaine venue prôner la paix va pourtant tout faire basculer à nouveau dans leurs destins respectifs. <strong>Marija</strong> est accusée d&rsquo;avoir tiré. Elle n&rsquo;a pourtant rien fait&#8230;</p>
<p><span id="more-2080"></span></p>
<p>Au fil des pages, nous plongeons dans le quotidien de cette guerre civile, dans sa complexité qui abîme tout le monde. Les deux personnages tombent dans un engrenage, sans pouvoir tirer les fils&#8230; Une véritable tragédie qui se déroule en présence des médias et notamment de trois journalistes français.</p>
<p><strong>Ecoutez ici Jean Hatzfeld parler de son roman</strong></p>
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<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 37 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Marija retourna chez elle. A cette heure, elle aurait dû retrouver Vahidin à leur café près du Klub avant de se rendre à l&rsquo;entraînement, pour en parler et du stage. Ils se montraient intarissables dès qu&rsquo;ils parlaient des Jeux qui les attendaient fin juillet, leurs premiers Jeux, à Barcelone. Ils se savaient de vraies chances, ils espéraient tant l&rsquo;un pour l&rsquo;autre qu&rsquo;ils s&rsquo;impliquaient dans leur préparation avec un enthousiasme amoureux. Marija se dit que Vahidin devait songer à la même chose en ce moment, à Sarajevo, sauf s&rsquo;il était trop préoccupé. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Soudain, elle eut peur pour lui. Elle le savait cacou, jamais chiche d&rsquo;une provocation. Ca le dopait en compétition, surtout lors des dernières séries d&rsquo;une finale, quand la fébrilité gagnait ses adversaires. Mais hier, à la tombée de la nuit, qu&rsquo;avait-il pu se passer face à des miliciens ? Elle se mit à l&rsquo;imaginer en danger.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 134-135 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Le capitaine Miro l&rsquo;attendait. Il se montra irascible, s&rsquo;affala sur une chaise et vida trois verres à la suite. Marija se demanda s&rsquo;il oserait poser ses bottes sur la table. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Quelle nouvelle ? demanda-t-elle. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– On contrôle. Il n&rsquo;y a plus qu&rsquo;à en finir avec Sarajevo avant que les Américains ou les Iraniens ne les arment en lourd. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Vous voulez prendre la ville ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Ne t&rsquo;en mêle pas. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Je voudrais vous demander. Ces rumeurs. A la BBC, ils parlent de centaines de femmes violées pendant des jours et des jours à Foca, à Visegrad, même Grbavica est évoqué. Des autocars entiers de femmes arrivent de là-bas? Vous avez écouté ? Qu&rsquo;es-ce que vous savez là-dessus ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Marija, la politique est sale, ce n&rsquo;est pas nouveau. Les Musulmans sont sales, quoi que tu en penses. Les journalistes sont crasseux. Tu voudrais que nous les Serbes fassions une guerre nickel chrome ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 169</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Soudain, elle entendit le cri d&rsquo;un moteur. D&rsquo;un geste sec, elle cala la crosse contre son épaule, amena la détente au contact, aspira une bouffée d&rsquo;air. Elle capta dans sa lunette la forme noire d&rsquo;une carrosserie. Le phare rouge d&rsquo;un imprudent coup de frein l&rsquo;aida à visser sa mire sur le pare-brise. Elle tira, une seule balle. La voiture disparut trop vite derrière les immeubles pour qu&rsquo;elle puisse discerner une modification de sa trajectoire. Mais elle sut avec certitude qu&rsquo;elle avait atteint la vitre au niveau de la tête d&rsquo;un éventuel passager à côté du conducteur. Elle posa le fusil et attrapa un paquet de bonbons. Les flocons blanchissaient la nuit et les trottoirs. Elle eut la flemme de reprendre, la neige l&rsquo;attira dehors.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un très bon roman, ancré dans la réalité de la guerre. On tourne les pages d&rsquo;une histoire d&rsquo;amour compromise, on voit s&rsquo;effilocher les rêves de médaille et de vie meilleure. On y découvre aussi la réalité d&rsquo;une ville prise d&rsquo;assaut par des snipers. Encore bravo Monsieur Hatzfeld ! </span></p>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;Robert Mitchum en revient pas&nbsp;&raquo;, Jean Hatzfeld, Gallimard, 17,90€.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Sur les pas de la légende des hauts plateaux&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/10/21/sur-les-pas-de-la-legende-des-hauts-plateaux/</link>
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		<pubDate>Fri, 21 Oct 2011 20:28:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Hatzfeld]]></category>
		<category><![CDATA[légende vivante]]></category>
		<category><![CDATA[oubli]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>

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		<description><![CDATA[Jean Hatzfeld, je le connaissais surtout pour ces livres coups de poing sur le génocide rwandais ( &#171;&#160;Dans le nu de la vie&#160;&#187;, &#160;&#187; Une saison de machettes&#160;&#187; et &#160;&#187; La stratégie des antilopes &#171;&#160;). Pas pour ses romans. En lisant &#160;&#187; Où en est la nuit&#160;&#187;, je me suis aventurée dans l&#8217;univers de ce [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/couv-hatzfeld.jpg" rel="lightbox[358]" title="couv-hatzfeld"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-361 colorbox-358" style="margin: 10px;" title="couv-hatzfeld" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/couv-hatzfeld-150x150.jpg" alt="" width="90" height="90" /></a>Jean Hatzfeld, je le connaissais surtout pour ces livres coups de poing sur le génocide rwandais ( &laquo;&nbsp;Dans le nu de la vie&nbsp;&raquo;, &nbsp;&raquo; Une saison de machettes&nbsp;&raquo; et &nbsp;&raquo; La stratégie des antilopes &laquo;&nbsp;). Pas pour ses romans. En lisant &nbsp;&raquo; Où en est la nuit&nbsp;&raquo;, je me suis aventurée dans l&rsquo;univers de ce journaliste et grand reporter. Avec délice.<span id="more-358"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/xin_8dddceeccfaf49a29fc1515c872cdbf5.gif" rel="lightbox[358]" title="xin_8dddceeccfaf49a29fc1515c872cdbf5"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-364 colorbox-358" style="margin: 10px;" title="xin_8dddceeccfaf49a29fc1515c872cdbf5" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/xin_8dddceeccfaf49a29fc1515c872cdbf5-150x150.gif" alt="" width="90" height="90" /></a>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de Frédéric, journaliste qui, à la frontière de l&rsquo;Ethiopie et de la Somalie &nbsp;&raquo; couvre&nbsp;&raquo; une guerre aux confins du désert. Là, ce féru de sport rencontre une ancienne gloire des pistes, Ayanleh Makeda. Un ange déchu plutôt. Après avoir collectionné les titres, l&rsquo;homme a été coupé dans son élan pour cause de dopage. Sans pourtant avoir pu ( ou voulu?) se défendre.</p>
<p>La légende des hauts plateaux n&rsquo;est plus qu&rsquo;on soldat. Comme les autres. Mais ses muscles lui font mal par manque d&rsquo;entraînement, lui qui courait des heures durant. Terminée la vie à Paris dans les beaux quartiers, finie la vie au sein d&rsquo;une &laquo;&nbsp;écurie&nbsp;&raquo; de champions financée par un magnat &#8230;</p>
<p>Au fil des pages, c&rsquo;est donc l&rsquo;histoire de cet homme, de sa femme, la belle et troublante Tirunesh que Frédéric raconte. Entre deux reportages, ce dernier mène une enquête journalistique qui  va le plonger dans les heures glorieuses de l&rsquo;athlétisme africain. Pour comprendre le destin singulier de ce coureur aux médailles d&rsquo;or mais un brin mystique.</p>
<p>Depuis son plus jeune âge Ayanleh Makeda a couru. Page 53 : &laquo;&nbsp;<em> Chez nous, beaucoup de gamins courent pour quitter le champ de la maison de torchis, avec parfois la rage de vaincre, comme vous dites, ou plutôt l&rsquo;énergie du désespoir [&#8230;] Ayanleh n&rsquo;est pas de ceux-là, il court pour le plaisir de traverser l&rsquo;espace. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p>On suit le coureur. On le laisse nous entraîner dans les entrailles de l&rsquo;Afrique. Celle de la transmission et du respect des aînés. Dans l&rsquo;ombre de Gebrelassie. Avant de pouvoir le dépasser. Enfin.</p>
<p>Et puis c&rsquo;est le départ pour les marathons, l&rsquo;Europe, les Etats-Unis&#8230; la vie autrement. En retrouvant les personnages-clés de cette ascension et de cette déchéance, Frédéric nous dresse une galerie de portraits attachants. La masseuse Hannah, le prêtre-entraîneur, le magnat de l&rsquo;Ishim club, etc. Et enfin la vérité éclate sur la raison véritable de son contrôle positif au dopage. Triste. Cinglante. Ayanleh aurait pu se battre.</p>
<p>Blessé sur le front, c&rsquo;est encore Frédéric qui le retrouve ensuite à faire des petits boulots. Si loin du rêve qu&rsquo;il avait vécu éveillé pourtant&#8230;</p>
<p>Sans la moindre amertume ?</p>
<p>Page 204 (dialogue entre Frédéric et Tirunesh) :<em> &nbsp;&raquo; – J&rsquo;ose vous poser cette question. Vous en voulez aux Blancs, pour ce qui est arrivé à Ayanleh ? </em></p>
<p><em>– En vouloir n&rsquo;est pas le mot approprié. Les Blancs imposent leurs visions et leurs règles en toute chose, ils manoeuvrent le monde pour leur bon plaisir, ils abiment et ils soulagent, ou l&rsquo;inverse, c&rsquo;est leur nature. Mais ils n&rsquo;obligent personne à participer, en tout cas pas aux courses. </em></p>
<p><em>– Pour ces médailles, ce n&rsquo;est pas dommage ? </em></p>
<p><em>– Ses médailles, le comité olympique ne va pas lui reprendre parce qu&rsquo;il les a déjà vendues sur Facebook, avant de supprimer sa page, dit en riant Tirunesh. C&rsquo;est même ainsi qu&rsquo;il a acheté ses deux derniers chameaux.</em></p>
<p>– <em>La fierté, l&rsquo;Histoire&#8230; Plus tard, les enfants&#8230;</em></p>
<p><em>– La fierté, c&rsquo;était de courir comme avant lui des générations d&rsquo;ancêtres, de perpétuer une tradition d&rsquo;importance, de se frayer un passage d&rsquo;une allure très remarquable dans l&rsquo;Histoire des marathons. Oui, de courir. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au final, Jean Hatzfeld livre là un texte fort, vivant. Deux mondes s&rsquo;y opposent. Deux visions d&rsquo;une même vie. Un roman qui plaira aux férus de course à pied ( qu&rsquo;ils se contentent de la regarder à travers la boîte à images ou qu&rsquo;ils la pratiquent vraiment ! ), aux amoureux de l&rsquo;Afrique dans toutes ses différences et aux lecteurs sensibles à la petite musique des mots.</p>
<p><strong><em>&nbsp;&raquo; Où en est la nuit&nbsp;&raquo;, de Jean Hatzfeld, Gallimard, 16,90€.</em></strong></p>
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