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	<title>Quatrième de couv &#187; Italie</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>L&#8217;amour comme un ouragan&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/01/22/lamour-comme-un-ouragan/</link>
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		<pubDate>Tue, 22 Jan 2019 08:11:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Un premier roman ? Allez, laissez-vous tenter&#8230; Celui que je vais vous présenter mérite toute votre attention. Il est brillant, tourbillonnant, vif, sensible&#8230; et finalement tragique. Son auteure, Pauline Delabroy-Allard, jeune trentenaire, signe là un premier roman jubilatoire. L&#8217;histoire ? C&#8217;est celle de la narratrice (dont on ne connaîtra jamais le prénom), professeure de [&#8230;]]]></description>
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<p>Un premier roman ? Allez, laissez-vous tenter&#8230; Celui que je vais vous présenter mérite toute votre attention. Il est brillant, tourbillonnant, vif, sensible&#8230; et finalement tragique. Son auteure, <strong>Pauline Delabroy-Allard</strong>, jeune trentenaire, signe là un premier roman jubilatoire.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Ca-raconte-Sarah.jpg" rel="lightbox[4521]"><img class="alignleft size-full wp-image-4523 colorbox-4521" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Ca-raconte-Sarah.jpg" alt="Ca-raconte-Sarah" width="340" height="340" /></a>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de la narratrice (dont on ne connaîtra jamais le prénom), professeure de lettres, séparée, une petite fille de 4 ans et en pleine période &laquo;&nbsp;de latence&nbsp;&raquo; dans sa vie. A un dîner de réveillon, <strong>Sarah</strong> fait son entrée. Dans un tourbillon.</p>
<p>Violoniste concertiste, <strong>Sarah</strong> voyage de concert en concert. Elle est mal fagotée, parle mal, s&rsquo;enflamme, puis se fâche, se frappe. Rapidement, <strong>Sarah</strong> et la narratrice deviendront inséparables. Amies, puis amantes. Une découverte pour l&rsquo;une comme pour l&rsquo;autre. Et le début d&rsquo;une passion. Qui, apprend-on dès les premières pages du roman, finira mal. Par la mort de <strong>Sarah.</strong></p>
<p><span id="more-4521"></span></p>
<p>La narratrice nous emmène dans son histoire, celle de <strong>Sarah</strong>. Au fil des pages se décline l&rsquo;urgence amoureuse qui les lie. Jusqu&rsquo;à ce que la narratrice n&rsquo;en puisse plus. L&rsquo;abandonne. Se sauve, folle de chagrin, à Trieste en Italie alors que <strong>Sarah</strong> meurt d&rsquo;un cancer.</p>
<p>Cette fuite marque la deuxième partie de ce premier roman inspiré. Le rythme des phrases courtes, saccadées, s&rsquo;allonge. C&rsquo;est le temps du récit après celui de l&rsquo;obsession, du ressassement.</p>
<p>Mais <strong>Sarah</strong> est toujours là, à  toutes les pages.  Car ce roman, <strong>&laquo;&nbsp;Ça raconte Sarah&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/1NnYRD33TOY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center">Extraits</p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 83 :</strong><em>&nbsp;&raquo; Elle insiste pour partir en vacances avec ma fille et moi. Elle ne sait pas que je préférerais partir seule, que je suis épuisée par cette histoire, par sa présence dans ma vie. Dans le train de nuit, elle occupe la couchette en face de la mienne  les couchettes du haut. Elle laisse sa loupiote allumée. Lorsque l&rsquo;enfant s&rsquo;endort, juste en dessous, sur une des couchettes du milieu, elle baisse lentement le drap de la SNCF le long de son corps, elle me regarde dans les yeux, et elle se caresse lentement les seins.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 136:</strong><em>&laquo;&nbsp;Je l&rsquo;ai tuée parce qu&rsquo;elle me rendait folle. Je l&rsquo;ai tuée parce qu&rsquo;elle ne voulait plus m&rsquo;aimer. Je ne sais plus. Un blanc, dans mon esprit. Je ne sais ce qui s&rsquo;est passé. Nous avions fait l&rsquo;amour, ça, d&rsquo;accord. Et après ? Est-ce qu&rsquo;elle est vraiment morte, au moins ? Je ne sais plus. J&rsquo;ai tout oublié.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 158 : </strong><em><strong>&laquo;&nbsp;</strong>Je fais ça depuis quelques jours, le même trajet, la même attente, là-bas, au milieu des herbes folles et jaunies, assise sur le petit banc bleu. Je fais ça depuis une semaine, peut-être,je ne sais pas, je ne sais plus. Je n&rsquo;ai pas de calendrier, pas de montre. Je suis un passager clandestin.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Ça raconte Sarah&nbsp;&raquo;, Pauline Delabroy-Allard, Les Editions de Minuit, 15 euros.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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		</item>
		<item>
		<title>Une robe blanche bien trop lourde&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/08/31/une-robe-blanche-bien-trop-lourde/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/08/31/une-robe-blanche-bien-trop-lourde/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 31 Aug 2018 06:39:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["La robe blanche"]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[défense]]></category>
		<category><![CDATA[écriture]]></category>
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		<category><![CDATA[Nathalie Léger]]></category>
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		<category><![CDATA[performance]]></category>
		<category><![CDATA[Pippa Bacca]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire  Un moment attendu. Chaque année. A la rentrée littéraire de septembre ( qui commence dès la mi-août), des coups se jouent. En vue des prix distribués pour la plupart en novembre. Alors, forcément, les titres qui ont l&#8217;honneur des piles de librairies à cette date, voient la cote de leurs auteurs augmenter. A [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #800080">Rentrée littéraire </span></strong></p>
<p>Un moment attendu. Chaque année. A la rentrée littéraire de septembre ( qui commence dès la mi-août), des coups se jouent. En vue des prix distribués pour la plupart en novembre. Alors, forcément, les titres qui ont l&rsquo;honneur des piles de librairies à cette date, voient la cote de leurs auteurs augmenter. A moins que l&rsquo;abondance de romans ne leur nuise&#8230;</p>
<p><strong>Pour cette rentrée littéraire 2018, on compte 567 romans dont 381 de littérature française. Parmi eux également, 94 premiers romans. </strong></p>
<p>Cette année encore, au fil des semaines, je vous ferai découvrir les romans que j&rsquo;ai particulièrement aimés. Français comme étrangers. Nés de romanciers aguerris ou de nouveaux venus.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ROBE-OK.jpg" rel="lightbox[4363]"><img class="alignleft size-full wp-image-4366 colorbox-4363" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ROBE-OK.jpg" alt="ROBE OK" width="195" height="301" /></a></p>
<p>Commençons par <strong>&laquo;&nbsp;La robe blanche&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Nathalie Léger</strong>, dont j&rsquo;avais découvert l&rsquo;oeuvre via <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/07/09/au-coeur-de-la-vie-de-barbara-loden/">&laquo;&nbsp;Supplément à la vie de Barbara Loden&nbsp;&raquo;</a></strong>.</p>
<p>Autre ambiance cette fois. Dans<strong> &laquo;&nbsp;La robe blanche&nbsp;&raquo;</strong>, la narratrice va, au fil des pages, faire s&rsquo;entrecroiser deux histoires. La première, qui sert de trame, est celle de <strong>Pippa Bacca</strong>. Née en 1974 du côté de Milan, <strong>Giuseppina Pasqualino di Marineo</strong>, deviendra artiste conceptuelle sous le nom de <strong>Pippa Bacca</strong>.</p>
<p>En 2008, avec l&rsquo;artiste <strong>Silvia Moro</strong>, elle décide de faire une performance itinérante. L&rsquo;idée ? De Milan à Jérusalem, vêtues d&rsquo;une robe de mariée, permettre le <em>&laquo;&nbsp;mariage entre les différents peuples et nations&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>Une aventure artistique insensée qui doit leur faire traverser les pays de l&rsquo;ex-Yougoslavie, la Turquie, le Liban, la Syrie puis enfin la Palestine et Israël. Les deux jeunes femmes avaient décidé de porter leur robe tout au long du périple avant de les exposer. D&rsquo;étape en étape, elles lavaient notamment les pieds des sages-femmes&#8230;</p>
<p>A Istanbul, les deux jeunes femmes se séparent. Doivent se retrouver au Liban. <strong>Pippa Bacca</strong>, prise en stop, sera cependant violée et étranglée. Retrouvée morte. Une fin tragique pour leur projet &laquo;&nbsp;Brides on tour&nbsp;&raquo;.</p>
<p><span id="more-4363"></span></p>
<p>La narratrice (Nathalie Léger a été intriguée et bouleversée par cette aventure artistique tragique) se plonge dans cette histoire, s&rsquo;interroge, se met en quête de réponses, part même pour Milan&#8230;</p>
<p>La mort prématurée de<strong> Pippa Bacca</strong> illustre-t-elle les limites de l&rsquo;art face à la cruauté et le barbarie humaines ?</p>
<p>Face à ses interrogations, la narratrice doit cependant trouver d&rsquo;autres réponses encore. Pour sa mère, cette fois. Divorcée dans les années 70, délaissée pour une autre, sa mère sera considérée comme seule responsable de la désunion par la justice. Elle veut que sa fille raconte son abandon, sa tristesse, l&rsquo;injustice dont elle estime avoir été la victime. Mais sa mère n&rsquo;est-pas responsable de son propre malheur ?</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/La-Mariee-Documentaire.jpg" rel="lightbox[4363]"><img class="alignleft size-full wp-image-4368 colorbox-4363" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/La-Mariee-Documentaire.jpg" alt="La-Mariee-Documentaire" width="1024" height="576" /></a>Le réalisateur français Joël Curtz a réalisé un court-métrage sur Pippa Bacca, intitulé &laquo;&nbsp;La Mariée&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Une robe blanche suffit-elle à racheter les souffrances du monde ? S&rsquo;interroge <strong>Nathalie Léger </strong>qui signe là un livre qui interroge notre responsabilité personnelle, le sens de l&rsquo;art et le poids de nos actes.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 43-44 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Il y a des dons qui sont faits d&rsquo;une main faible, un peu molle, comme pour affaiblir le geste trop puissant du cadeau. D&rsquo;autres qui sont faits avec brutalité, avec arrogance, c&rsquo;est à cause de la gêne, ce n&rsquo;est pas facile de donner, la gratitude de celui qui reçoit est encombrante. Et d&rsquo;autres sont faits sans qu&rsquo;on s&rsquo;en aperçoive, quelque chose est donné en passant, et on ne le sait pas, on met longtemps à le savoir. Cette femme apparaissant sur les routes, entre les voitures, au détour d&rsquo;une rue dans sa robe sale, c&rsquo;était peut-être ça, l&rsquo;offrande gracieuse d&rsquo;on ne sait quoi, une apparition dégagée de toute causalité, un geste fait pour rien. Sur les images qui restent de ce voyage, on la voit souvent nimbée de lumière  : c&rsquo;est le blanc de l&rsquo;énorme robe en contre-jour, c&rsquo;est toute l&rsquo;intention de son voyage, une nuée idéaliste, le désir de réparer, le désir de répandre le bien, non pas le bien lui-même, mais son idée – et il n&rsquo;est pas certain que cela soit suffisant, et il est même certain que cela soit tout à fait insuffisant, mais il se peut inversement que le bien ne puisse être rien d&rsquo;autre qu&rsquo;une idée, et il se peut que cette idée compte, il se peut qu&rsquo;il ne soit pas toujours nécessaire que les faits viennent confirmer une idée pour qu&rsquo;elle soit juste, et il se peut aussi le contraire.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"> <strong>Page 73 : </strong><em>&laquo;&nbsp;<strong> </strong>C&rsquo;était un geste, un vrai, un grand, longuement préparé, soigneusement pensé, animé par une sourde révolte devant l&rsquo;intolérable, guidé par un candide besoin de rédemption. Mais comment s&rsquo;empêcher de penser que dans les plis de sa lourde robe il y a comme une forme inanimée, celle d&rsquo;un désir soigneusement enseveli, quelque chose de déjà mort ? Car la blancheur redoutable de ces noces avec elle-même ressemble à celle des suaires, de l&rsquo;effacement, du vide&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 120-121 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Il faut continuer à écrire, le plus difficile reste à faire, je t&rsquo;avais prévenue l&rsquo;ordinaire de la douleur, le dépôt scrupuleux de la plainte, rien de grandiose, rien de tragique, pas d&rsquo;héroïne, pas de triomphe, dit ma mère, vas-y, il ne s&rsquo;agit que de réparer, et sa voix m&rsquo;encourage avec lassitude tandis qu&rsquo;elle pose délicatement le dossier sur mon ventre, je le sens à travers la couverture sous laquelle je suis enfouie depuis des jours, puis elle s&rsquo;éloigne. Alors je crie que je ne veux pas, que j&rsquo;ai déjà écrit, que je n&rsquo;ai pas cessé dans mes livres de parler d&rsquo;elle, que ça suffit, je crie qu&rsquo;il faut qu&rsquo;elle arrête de mettre sa vie dans ce dossier et ce dossier dans la mienne, je crie que ce n&rsquo;est pas à moi de rendre justice pour elle, que sa cause est minable, que je veux retourner à mon sujet [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;La robe blanche&nbsp;&raquo;, Nathalie Léger, P.O.L., 16 euros. </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Quand l&#8217;Eldorado se chante à l&#8217;italienne&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/12/06/quand-leldorado-se-chante-a-litalienne/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/12/06/quand-leldorado-se-chante-a-litalienne/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 06 Dec 2014 18:01:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA["Des mille et une façons de quitter la Moldavie"]]></category>
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		<description><![CDATA[La Moldavie, vous connaissez ? Engoncée entre la Roumanie et l&#8217;Ukraine, cette ancienne république soviétique, devenue indépendante en 1991, est au coeur du premier roman de Vladimir Lortchenkov traduit en français &#171;&#160;Des mille et une façons de quitter la Moldavie&#160;&#187;, publié au printemps dernier chez Mirobole éditions ( le roman originel, écrit en russe, date [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MOLDAVIE.jpeg" rel="lightbox[2778]"><img class="alignleft  wp-image-2780 colorbox-2778" style="margin: 10px" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MOLDAVIE.jpeg" alt="MOLDAVIE" width="185" height="256" /></a>La Moldavie, vous connaissez ? Engoncée entre la Roumanie et l&rsquo;Ukraine, cette ancienne république soviétique, devenue indépendante en 1991, est au coeur du premier roman de <strong>Vladimir Lortchenkov</strong> traduit en français <strong>&laquo;&nbsp;Des mille et une façons de quitter la Moldavie&nbsp;&raquo;</strong>, publié au printemps dernier chez Mirobole éditions ( le roman originel, écrit en russe, date de 2006).</p>
<p>Un roman burlesque, loufoque qui parle cependant d&rsquo;hommes et de femmes en quête d&rsquo;un avenir meilleur&#8230; en Italie.</p>
<p>Principal fournisseur en vin, fruits et légumes des républiques de l&rsquo;URSS, la Moldavie est aujourd&rsquo;hui l&rsquo;un des pays les plus pauvres d&rsquo;Europe. Ses relations diplomatiques entretenues avec la Russie d&rsquo;un côté et la Roumanie de l&rsquo;autre, sont fluctuantes et complexes. Entre l&rsquo;idée d&rsquo;une Europe ouverte et cette d&rsquo;une ancienne puissance russe, le pays se déchire et ses habitants rêvent d&rsquo;autre chose.</p>
<p><strong>Vladimir Lortchenkov</strong>, l&rsquo;auteur, est âgé de 35 ans. Fils d’un officier de l’armée soviétique, il a sillonné durant son enfance l’URSS et ses pays satellites. Également journaliste, il a remporté plusieurs prix littéraires russes. Il vit  à Chisinau, en Moldavie.</p>
<p><span id="more-2778"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est riche. Si, tout au long du roman, on suit le malheureux <strong>Séraphim</strong> qui tente par tous les moyens de rejoindre l&rsquo;Italie, on découvre également tout un tas d&rsquo;autres personnages, loufoques. Un chef d&rsquo;Etat retors, un pope qui envoie par deux fois ses ouailles en croisade, des joueurs de curling improvisés, un constructeur de tracteur volant puis de sous-marin à pédales&#8230;</p>
<p><strong>Entre petites mesquineries et situations drolatiques, les habitants de Larga ont un objectif : changer de vie et rejoindre au plus vite l&rsquo;Italie, même si certains persistent à dire que ce pays, cet Eldorado, n&rsquo;existe pas.</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 145 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Mais moi, chroniqueur de la croisade, ayant pris sur mes épaules la responsabilité de consigner tout ce qui nous arriva, j&rsquo;affirme qu&rsquo;à partir de la fin du troisième mois, les populations locales se montrèrent de plus en plus hostiles à notre égard.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Car si au début, le peuple de Moldavie intégrait les rangs de notre armée avec ferveur, à la fin du troisième mois, on commença à vouloir entraver, voire stopper notre progression. On nous traitait de maraudeurs, de voleurs ou de délinquants. Et il y avait beaucoup de vrai dans ces qualificatifs. Car trop de malfrats s&rsquo;associèrent à la cause sacrée de la croisade vers la terre impie d&rsquo;Italie !&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 171 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Vêtu de son magnifique uniforme noir et coiffé d&rsquo;une casquette à dorures et à passepoil rouge, Vassili se tenait au garde-à -vous. A côté de lui, Séraphim, légèrement voûté – à ce qu&rsquo;on disait, il n&rsquo;avait jamais fait l&rsquo;armée –, inclinait un peu la tête sur le côté. Tous deux mangeaient des yeux le douanier roumain qui avait failli perdre l&rsquo;usage de la parole en découvrant ces deux étranges Moldaves. D&rsquo;ordinaire, c&rsquo;était plutôt des gens en voiture qui leur arrivaient ici. Or ces deux-là étaient venus à pied, mais pas les mains vides. Et ils ne transportaient pas des cigarettes, du café soluble ou de la viande de porc, comme leurs compatriotes avaient coutume de le faire pour les revendre ensuite à Iassy. Non, ces deux-là traînaient une drôle de construction, ressemblant à s&rsquo;y méprendre à un cirage bon marché ou&#8230;&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 241 :</strong><em>&nbsp;&raquo; &#8211; Snegur, le premier président de la Moldavie, a ordonné de placer ce coffre-fort ici, commença le conseiller. Il y a laissé un message pour ses successeurs, me chargeant d&rsquo;en transmettre le contenu au président qui récupérerait la Moldavie quand le déclin du pays serait total.</em></p>
<p style="text-align: left"><em> &#8211; Hum, marmonna Lupu. D&rsquo;où pouvait-il tenir que le pays connaîtrait un déclin total ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>- Parce que le pays est en déclin depuis sa création, lui expliquer le conseiller. Sauf que dans les premiers temps, nous serions encore de quoi manger, boire et voler. Voici donc la mission qui vous est destinée, votre Excellence ! </em></p>
<p style="text-align: left"><em>D&rsquo;un geste de la main, Lupu ordonna au conseiller de s&rsquo;écarter et ouvrit le message. La feuille comportait quelques mots tracés de l&rsquo;écriture grossière de Snegur : “Quand le pays aura touché le fond, déclare la guerre à quelqu&rsquo;un”.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un drôle de roman ! De quoi aborder le sujet des différences entre les pays européens avec humour et ironie. Et de quoi rappeler que l&rsquo;Europe est une mosaïque hétéroclite où l&rsquo;argent manque en de nombreux endroits.</span> <span style="color: #0000ff">Un joyeux moment de lecture !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Des mille et une façons de quitter la Moldavie&nbsp;&raquo;, de Vladimir Lortchenkov, Mirobole Editions, 20€</strong></em></p>
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