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	<title>Quatrième de couv &#187; intime</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Rendre à sa mère sa voix et sa dignité</title>
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		<pubDate>Sat, 02 Oct 2021 15:54:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Un récit intime. Qui aborde à la fois le sujet des violences conjugales et la question raciale. Natasha Trethewey est une écrivaine et poétesse américaine qui s&#8217;était pourtant jurée de ne pas en parler. Jamais. &#171;&#160;Quand j&#8217;ai quitté Atlanta en jurant de ne jamais y revenir, j&#8217;ai emporté ce que j&#8217;avais cultivé durant toutes ces [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MEMORIAL-DRIVE.jpg" rel="lightbox[5821]"><img class="alignleft size-full wp-image-5805 colorbox-5821" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MEMORIAL-DRIVE.jpg" alt="MEMORIAL DRIVE" width="409" height="600" /></a></p>
<p>Un récit intime. Qui aborde à la fois le sujet des violences conjugales et la question raciale. <strong>Natasha Trethewey</strong> est une écrivaine et poétesse américaine qui s&rsquo;était pourtant jurée de ne pas en parler. Jamais.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Quand j&rsquo;ai quitté Atlanta en jurant de ne jamais y revenir, j&rsquo;ai emporté ce que j&rsquo;avais cultivé durant toutes ces années : l&rsquo;évitement muet de mon passé, le silence et l&rsquo;amnésie choisie, enfouis comme une racine au plus profond de moi&nbsp;&raquo;,</em> explique la quinquagénaire, lauréate du <strong>prix Pulitzer en 2006 puis Poet Laureate en 2012 et 2013.</strong></p>
<p>Si elle était jusque-là assez méconnue en France, <strong>Natasha Trethewey</strong> est une voix qui compte outre-Atlantique.</p>
<p>Ce récit, puissant, sensible et si ancré dans la réalité, nous emmène aux Etats-Unis, dans le sud de cet immense pays, et plus précisément dans le Mississippi. A une époque où un mariage entre un Blanc et une Noire était encore interdit.</p>
<p><strong>Natasha Trethewey</strong> est issue d&rsquo;un couple mixte. Son père est blanc, et ses parents doivent se rendre jusque dans l&rsquo;Ohio pour pouvoir se marier, avant de revenir vivre dans le sud, où les mariages interraciaux sont encore interdits dans certains Etats. Lors de son accouchement, sa mère est transférée à l&rsquo;étage des gens de couleur à la maternité.</p>
<p>Nous sommes dans les années 60. A cette époque, on tue toujours dans le Mississippi des gens pour la seule raison de la couleur de leur peau. C&rsquo;est l&rsquo;époque du mouvement pour les droits civiques, de la résistance des Afro-Américains face à une violence omniprésente, où les activistes sont abattus, et où le Ku Klux Klan fait brûler des églises.</p>
<p>Après cette première union, s&rsquo;en suivront une rupture, un déménagement puis une seconde union, pour sa mère <strong>Gwendolyn</strong>, avec un vétéran du Vietnam, <strong>Joel</strong>, que la jeune fille surnomme &laquo;&nbsp;<strong>Big Joe</strong>&laquo;&nbsp;. Un homme qui se révèle rapidement être alcoolique et violent.</p>
<p><span id="more-5821"></span></p>
<div id="attachment_5826" style="width: 276px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/téléchargement.OKjpg_.jpg" rel="lightbox[5821]"><img class="wp-image-5826 size-full colorbox-5821" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/téléchargement.OKjpg_.jpg" alt="téléchargement.OKjpg" width="266" height="189" /></a><p class="wp-caption-text">Natasha Trethewey et ses parents, 1966 (@ Natasha Trethewey)</p></div>
<p>Un calvaire, long de dix ans, commence. <strong>Natasha</strong> est, elle, aussi maltraitée.</p>
<p>Alors qu&rsquo;elle croit gagner sa liberté, la violence rattrape toujours cette mère de famille qui met au monde un deuxième enfant.</p>
<p>Alors, à travers ces lignes, sa fille lui rend un hommage vibrant. Reprenant l&rsquo;histoire familiale jusqu&rsquo;au drame du 5 juin 1985, quand <strong>Gwendolyn</strong> meurt, tuée par<strong> Big Joe</strong>. Malgré la protection policière dont la mère de famille faisait l&rsquo;objet.</p>
<p>L&rsquo;autrice a alors 19 ans. Elle entre alors dans un silence lourd, un évitement muet du drame. Pendant plus de trente ans&#8230; jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;elle croise un jour par hasard dans un restaurant, un procureur-adjoint qui se souvient d&rsquo;elle et va lui remettre des cartons d&rsquo;archives autrement vouées à être détruites. Le début d&rsquo;une quête douloureuse et d&rsquo;une longue rédemption pour l&rsquo;écrivaine. Pendant sept ans, elle va tout étudier, tout éplucher. Même les appels que sa mère enregistrait pour donner du corps à ses plaintes.</p>
<p>Avec <strong><em>Memorial Drive</em></strong>, <strong>Natasha Trethewey</strong>, qui évitait depuis de devoir prendre l&rsquo;autoroute Memorial Drive menant là où elle vivait avec sa mère, affronte enfin cette part d&rsquo;ombre. Et rend à sa mère, <strong>Gwendolyn Ann Turnbough</strong>, sa voix, son histoire et sa dignité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 18-19 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Quand j&rsquo;ai quitté Atlanta en me faisant le serment de ne jamais y revenir, j&rsquo;ai emporté ce que j&rsquo;avais cultivé durant toutes ces années : l&rsquo;évitement muet de mon passé, le silence et l&rsquo;amnésie choisie, enfouis comme une racine au plus profond de moi. En outre, je n&rsquo;aurais jamais imaginé que quoi que ce soit puisse me renvoyer dans cette ville, dans cette géographie dont chaque coin de rue renfermait le souvenir d&rsquo;un passé que j&rsquo;étais déterminée à oublier tout en essayant d&rsquo;honorer, autant que possible, la mémoire de ma mère&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p><strong>Page 83 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Quand je commence à dire tout haut que je vais écrire sur ma mère et raconter l&rsquo;histoire de ces années que je me suis efforcée d&rsquo;oublier, je rêve plus souvent d&rsquo;elle en quelques semaines que depuis sa mort. Je la revois d&rsquo;abord dans la maison de mon enfance, la maison de ma grand-mère. Dans ce rêve, je suis redevenue une petite fille, je la regarde effectuer des tâches ménagères : étendre les draps humides, repasser ou se pencher sur sa machine à coudre, quelques épingles entre les lèvres. D&rsquo;autres fois, elle apparaît dans des scènes de ma vie présente, dans des lieux où elle n&rsquo;a jamais été, d&rsquo;abord méconnaissable, comme si elle était une inconnue.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 152 :</strong></p>
<p>&laquo;&nbsp;Salut, Big Joe, <em>lui ai-je dit. Après ça, il n&rsquo;est pas resté longtemps.</em></p>
<p><em>Des années plus tard, je lirais dans les documents du tribunal qu&rsquo;il avait raconté au psychologue de l&rsquo;hôpital des vétérans qu&rsquo;il avait apporté une arme, qu&rsquo;il avait prévu de me tuer ce jour-là, sur la piste qui faisait le tour du terrain de foot, pour punir ma mère. Il avait renoncé, a-t-il dit durant son procès, parce que je lui avais signe et lui avais parlé gentiment. </em></p>
<p><em>Je ne savais pas encore à quel point cette scène me hanterait pendant des années – avant même de lire les mots de Joel –, mon geste représentant pour moi une espèce de trahison envers ma mère. Avais-je su à l&rsquo;époque, l&rsquo;avais-ju su avant tout dans mon corps, que j&rsquo;avais fait quelque chose qui avait modifié le cours des événements ? S&rsquo;il m&rsquo;avait tuée comme il affirmait en avoir eu l&rsquo;intention, il aurait été appréhendé, déclaré coupable et jeté en prison. Par mon sourire et mon salut, je m&rsquo;étais sauvé la vie à mon insu.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><em>Memorial Drive, Natasha Trethewey, Editions de l&rsquo;Olivier, traduction de Céline Leroy, 21,50€.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Quand il faut enterrer les morts et réparer les vivants</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Feb 2014 10:31:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je ne sais si cette rentrée littéraire est exceptionnelle mais elle revèle des pépites. La preuve encore avec le nouveau roman de Maylis de Kerangal dont vous trouverez d&#8217;ailleurs une partie des oeuvres sur ce blog. Avec &#171;&#160;Réparer les vivants&#160;&#187;, elle signe un roman écrit au scalpel. Et profondément humain. Maylis de Kerangal, née en [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/cvt_Reparer-les-vivants_6623.jpeg" rel="lightbox[2313]"><img class="alignleft size-full wp-image-2316 colorbox-2313" style="margin: 10px" alt="cvt_Reparer-les-vivants_6623" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/cvt_Reparer-les-vivants_6623.jpeg" width="174" height="256" /></a>Je ne sais si cette rentrée littéraire est exceptionnelle mais elle revèle des pépites. La preuve encore avec le nouveau roman de<strong> Maylis de Kerangal</strong> dont vous trouverez d&rsquo;ailleurs une partie des oeuvres sur ce blog. Avec<strong> &laquo;&nbsp;Réparer les vivants&nbsp;&raquo;</strong>, elle signe un roman écrit au scalpel. Et profondément humain.</p>
<p><strong>Maylis de Kerangal</strong>, née en 1967, a grandi au Havre. Une ville qui sert d&rsquo;ailleurs de décor à ce nouveau roman. Editrice, elle est l&rsquo;auteure de <strong>&laquo;&nbsp;Je marche sous un ciel de traîne&nbsp;&raquo;</strong>(2000), &laquo;&nbsp;La Vie voyageuse&nbsp;&raquo; (2003), d&rsquo;un recueil de nouvelles<strong> &laquo;&nbsp;Ni fleurs ni couronnes&nbsp;&raquo;</strong> (2006).</p>
<p>Son roman <strong>&laquo;&nbsp;Corniche Kennedy&nbsp;&raquo;</strong> (2008) lui offre la possibilité d&rsquo;être sur nombre de listes de prix. En 2010, avec son roman <strong>&laquo;&nbsp;Naissance d&rsquo;un pont&nbsp;&raquo;</strong>, elle remporte le prix Médicis.</p>
<p>Elle reçoit, en 2012, le prix Landerneau pour son roman <strong>&laquo;&nbsp;Tangentes vers l&rsquo;est&nbsp;&raquo;</strong> dont Quatrième de couv a parlé<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/01/19/prendre-la-tangente-avec-maylis-de-kerangal/">ici.</a></strong></p>
<p><span id="more-2313"></span></p>
<p>Avec<strong> &laquo;&nbsp;Réparer les vivants&nbsp;&raquo;</strong>, elle nous plonge – quelques semaines après la première pose d&rsquo;un coeur artificiel dans le corps d&rsquo;un homme (exploit français) – dans une transplantation cardiaque.  Un drame se joue en ce dimanche matin. Trois jeunes, une séance de surf extraordinaire et la mort sur la route. <strong>Simon Limbres</strong> n&rsquo;a pas de ceinture de sécurité.  Le pronostic vital de ce jeune homme de 19 ans est plus qu&rsquo;entamé quand il arrive à l&rsquo;hôpital. Rapidement se pose la question du don de ses organes. Une course contre la montre vient de commencer. Le roman se condense sur une plage de 24 heures. Pas une de plus.</p>
<p>Au fil des pages, les personnages entrent en scène. <strong>Simon</strong>, puis le<strong> docteur Révol</strong> ; ses parents <strong>Marianne et Sean</strong> qui vivent depuis plusieurs mois déjà une histoire compliquée ; <strong>l&rsquo;infirmier-chanteur Thomas Rémige</strong> ; <strong>Cordélia,</strong> l&rsquo;infirmière aux amours compliquées ; <strong>Juliette</strong>, la petite amie délaissée une fois de plus pour une séance de surf ; <strong>Claire</strong>, quinquagénaire malade du coeur qui recevra celui de Simon&#8230;</p>
<p>Les portraits ciselés se succèdent, se répondent. Et le temps est minuté. L&rsquo;auteure parle de son roman comme d&rsquo;une &laquo;&nbsp;chanson de geste&nbsp;&raquo;, quand, au Moyen-âge notamment, on évoquait un haut fait d&rsquo;armes, un acte héroïque.</p>
<p>Ici, tout est tenu, dans un cadre millimétré. Pas de place pour le hasard tandis que le coeur de Simon va cesser de battre.</p>
<p><strong>Au fil des pages, Maylis de Kerangal fait oeuvre d&rsquo;une haute précision, d&rsquo;une technicité pointue et ce, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;expliquer la formation d&rsquo;une vague, de la manière dont il faut poser sa voix&#8230; ou d&rsquo;un coeur qu&rsquo;il est tend d&rsquo;extraire pour sauver et réparer des vivants.  Dans ce roman, tout est question de souffle.<br />
</strong></p>
<p><strong>Ecoutez ici l&rsquo;émission &laquo;&nbsp;L&rsquo;humeur vagabonde&nbsp;&raquo; consacrée au roman et à l&rsquo;auteure :</strong></p>
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<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 86 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il faut qu&rsquo;elle réfléchisse, qu&rsquo;elle rassemble et qu&rsquo;elle ordonne, qu&rsquo;elle puisse émettre une phrase claire à Sean quand il arrivera, épargné. Qu&rsquo;elle enchaîne les propositions de manière intelligible. Primo : Simon a eu un accident. Deuzio : il est dans le coma – gorgée de gin. </em>Dresseur de loulous, dynamiteur d&rsquo;aqueducs.<em> Tertio : la situation est irréversible – elle déglutit en pensant à ce mot qu&rsquo;il lui faudra articuler, irréversible, quatre syllabes qui vitrifient l&rsquo;état des choses et qu&rsquo;elle ne prononce jamais, plaidant le mouvement continu de la vie, le retournement possible de toute situation, rien n&rsquo;est irréversible, rien, a-t-elle coutume de clamer à tout bout de champ – elle prend alors un ton léger, balance sa phrase comme on secoue avec douceur celui qui se décourage, rien n&rsquo;est irréversible, hormis la mort, le handicap, et peut-être alors qu&rsquo;elle virevolte, tourne sur elle-même, peut-être qu&rsquo;elle se met à danser. Mais Simon, lui, non. Simon c&rsquo;est irréversible.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 120 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Les murs valsent, le sol roule, Marianne et Sean sont assommés. Bouchées bées, regards flottant au ras de la table basse, mains qui se tordent, et ce silence qui s&rsquo;écoule, épais, noir, vertigineux, mélange l&rsquo;affolement à la confusion. Un vide s&rsquo;est ouvert là, devant eux, un vide qu&rsquo;ils ne peuvent se figurer autrement que comme “quelque chose” puisque le “rien” est impensable. Ils se débattent face à ce trou d&rsquo;air, ensemble, bien que n&rsquo;agitant ni les mêmes interrogation, ni les mêmes émotions [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 192-193 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] ils sont l&rsquo;ombre d&rsquo;eux-mêmes aurait-on dit pour les décrire, la banalité de l&rsquo;expression relevant moins la désagrégation intérieure de ce couple que soulignant ce qu&rsquo;ils étaient encore le matin même, un homme et une femme debout dans le monde, et à les voir marcher côte à côte sur le sol laqué de lumière froide, chacun pouvait saisir que désormais ces deux-là poursuivaient la trajectoire amorcée quelques heures auparavant, ne vivaient déjà plus tout à fait dans le même monde que Cordélia et les autres habitants de la Terre, mais effectivement s&rsquo;en éloignaient, s&rsquo;en absentaient, et se déplaçaient vers un autre domaine, qui était peut-être celui où survivaient un temps, ensemble et inconsolables, ceux qui avaient perdu un enfant.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un long souffle. Une mécanique. Celle du coeur et celle des sentiments. Maylis de Kerangal a su choisir les ingrédients d&rsquo;un roman fort, qui nous tient en haleine de bout en bout. Et nous, qu&rsquo;aurions-nous fait en pareil cas ? Une petite voix nous accompagne le long des 281 pages d&rsquo;une écriture dense, vive et qui scande le temps désormais compté. J&rsquo;aimais déjà beaucoup l&rsquo;univers de Maylis de Kerangal, avec &nbsp;&raquo; Réparer les vivants&nbsp;&raquo;, elle touche un peu plus encore. Au plus intime. En plein coeur.<br />
</span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Réparer les vivants&nbsp;&raquo;, de Maylis de Kerangal, éditions Verticales, 18,90€.</strong></em></p>
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		<title>Ce frère pas comme les autres&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Jul 2013 11:27:45 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Tandis que la rentrée littéraire se prépare avec plus de 550 nouveaux romans, je vous livre ici l&#8217;un de mes coups de coeur de l&#8217;année, à dévorer pendant les vacances ou à l&#8217;heure de la pause. Il est signé par Florence Seyvos. Son titre ? &#171;&#160;Le garçon incassable&#160;&#187;, paru aux Editions de l&#8217;Olivier. Un livre [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Tandis que la rentrée littéraire se prépare avec plus de 550 nouveaux romans, je vous livre ici l&rsquo;un de mes coups de coeur de l&rsquo;année, à dévorer pendant les vacances ou à l&rsquo;heure de la pause. Il est signé par <strong>Florence Seyvos.</strong> Son titre ? <strong>&laquo;&nbsp;Le garçon incassable&nbsp;&raquo;</strong>, paru aux <strong>Editions de l&rsquo;Olivier</strong>. Un livre tout en sensibilité qui a d&rsquo;ailleurs ravi le public et nombre de critiques.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/C_Le-Garcon-incassable_13931.jpeg" rel="lightbox[1923]"><img class="alignleft  wp-image-1933 colorbox-1923" style="margin: 10px" alt="C_Le-Garcon-incassable_1393" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/C_Le-Garcon-incassable_13931.jpeg" width="120" height="176" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Florence Seyvos est née à Lyon en 1967 et vit  à Paris. A 20 ans, elle remporte le premier prix d&rsquo;un concours de nouvelles, puis publie son premier roman pour la jeunesse intitulé<strong> &laquo;&nbsp;Comme au cinéma&nbsp;&raquo;</strong> chez Gallimard. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Les Apparitions&nbsp;&raquo;</strong>, paru aux Editions de l&rsquo;Olivier, elle obtient le <strong>prix Goncourt du premier roman</strong> et le prix Littéraire de France Télévision. Elle est également l&rsquo;auteure de<strong> &laquo;&nbsp;L&rsquo;Abandon&nbsp;&raquo;. Florence Seyvos</strong> est également scénariste. Elle a ainsi écrit plusieurs films avec<strong> Noémie Lvovsky </strong>dont<strong> &laquo;&nbsp;Camille redouble&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1923"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1939" style="width: 272px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Buster-Keaton-photo-9872.jpg" rel="lightbox[1923]"><img class=" wp-image-1939  colorbox-1923" style="margin: 10px" alt="Buster-Keaton-photo-9872" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Buster-Keaton-photo-9872.jpg" width="262" height="360" /></a><p class="wp-caption-text">Buster Keaton</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce roman ? C&rsquo;est celle d<strong>&lsquo;Henri</strong>. Un enfant handicapé raconté par celle qui devient sa soeur après l&rsquo;union de leurs parents. Une narratrice qui établit un parallèle entre ce jeune garçon prognathe, squelettique et équipé d&rsquo;une mentonnière et L&rsquo;homme qui ne rit jamais, le comédien<strong> Buster Keaton.</strong> Et pour cause.</p>
<p>Si <strong>Henri</strong> ne peut évoluer normalement, coincé dans son corps de guingois,<strong> Buster Keaton</strong>, lui, a fait de ses chutes et autres cascades sa marque de fabrique. Une histoire née alors qu&rsquo;il est encore qu&rsquo;un enfant, quand son père comédien de music-hall le lance sans ménagement à travers la scène, pendant les spectacles.</p>
<p>Comédien burlesque,<strong> Buster Keaton</strong> se lance dans le cinéma en 1917. Un cinéma muet dans lequel <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;homme qui ne rit jamais&nbsp;&raquo;</strong>, par opposition à <strong>Charlie Chaplin</strong>, excellera des années durant. Il sera également réalisateur.</p>
<p>A la fin des années 30, sa carrière décline. Il est devenu alcoolique et sa carrière souffre du passage au cinéma parlant. Il recevra cependant un Oscar pour l&rsquo;ensemble de sa filmographie et entre dans la légende du cinéma.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le roman raconte ses deux destins de garçons cassables sans jamais les faire se croiser cependant.  Quand l&rsquo;un chute dans la maison ou la rue, l&rsquo;autre vole sur un plateau de tournage.</p>
<p>La narratrice, qui au début du livre est d&rsquo;ailleurs venue sur les traces de <strong>Buster Keaton</strong> aux Etats-Unis, ne juge ni l&rsquo;histoire de son frère<strong> Henri</strong> ni celle de l&rsquo;acteur. Elle met en lumière le destin de gens différents, d&rsquo;enfants qui jamais ne grandiront comme les autres. Faut-il en rire ? Faut-il en pleurer ? Juste les regarder vivre et les accompagner semble-t-elle nous dire.</p>
<p>Pourtant, l&rsquo;un comme l&rsquo;autre ont eu un père qui voulait les changer, les voir évoluer. L&rsquo;un vers la normalité, l&rsquo;autre vers le succès et la notoriété.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 50</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Buster voit sa mère jouer du saxophone, son père faire des acrobaties très drôles avec une table, et il n&rsquo;a qu&rsquo;une envie : s&rsquo;amuser avec eux. Régulièrement, il fait irruption sur scène en pleine représentation et ses parents sont obligés d&rsquo;interrompre le spectacle pour le ramener en coulisses. [&#8230;] Son premier rôle est celui d&rsquo;une chose. Joe, son père, considère cette chose, la soulève d&rsquo;une main pour mieux l&rsquo;examiner, puis la laisse retomber par terre. La chose ne bronche pas. Alors Joe attrape de nouveau la chose et la jette dans le décor.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 96 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Il lui est même arrivé parfois de voir sa mauvaise appréciation d&rsquo;une situation redressée par une gifle. Aussi se méfie-t-il comme de la peste de nos tristes nouvelles, de nos accidents et de nos chagrins. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mais ce jour-là, son père est mort, et c&rsquo;est cette nouvelle que ma mère est venue lui annoncer. Les mots ont traversé la chambre. Henri a légèrement sursauté. </em></p>
<p><em>- Hé bien, dit-il, je n&rsquo;aimerais pas être à sa place. &laquo;&nbsp;</em></p></blockquote>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 110 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai peur qu&rsquo;on le brutalise, par exemple qui quelqu&rsquo;un lui adresse la parole et qu&rsquo;Henri l&rsquo;ignore, comme il le faut souvent. Quand il prend le train seul, j&rsquo;ai peur que le train reste bloqué en rase campagne. Ou pire, que le train reste bloqué dans une ville. J&rsquo;ai peur que son téléphone soit à court de batterie. Que personne ne vienne le chercher sur le quai de la gare. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mon frère, toi qui peines à enjamber une flaque d&rsquo;eau, toi pour qui le monde est aussi peu lisible que ce plan que tu tiens à la main, que ferais-tu si tu te perdais encore ? Et que ferais-tu si c&rsquo;était la guerre ? C&rsquo;est idiot, si c&rsquo;était la guerre, nous serions tous perdus, apeurés, sans doute aurais-tu moins peut que nous. Toi qui reçois les mauvaises nouvelles comme de la pluie sur tes chaussures, les brimades comme une rafale de vent sur ton visage. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mais le chagrin, Henri, où le mets-tu ? Tes yeux ne pleurent jamais. La tristesse semble ricocher sur toi. Je sais qu&rsquo;elle entre pourtant, filtrée par ta vision du monde. Alors, dans quel recoin de toi-même l&rsquo;enfermes-tu ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un roman sensible et drôle qui nous explique que la différence est aussi une richesse et que chaque parcours est unique. Un roman délicieux, très bien écrit et qu&rsquo;on ne lâche plus avant d&rsquo;être arrivé à la dernière page. Pour moi, une très jolie découverte. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le garçon incassable&nbsp;&raquo;, de Florence Seyvos, Editions de l&rsquo;Olivier, 16€.</strong></em></p>
</blockquote>
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		<item>
		<title>Les affranchis: ces lettres qui ne seront jamais écrites&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/11/21/les-affranchis-ces-lettres-qui-ne-seront-jamais-ecrites/</link>
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		<pubDate>Mon, 21 Nov 2011 15:26:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Annie Ernaux]]></category>
		<category><![CDATA[Bruno Tessarech]]></category>
		<category><![CDATA[intime]]></category>
		<category><![CDATA[Les Affranchis]]></category>
		<category><![CDATA[lettre]]></category>
		<category><![CDATA[Linda Lê]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas d''Estienne d'Orves]]></category>
		<category><![CDATA[Nil]]></category>
		<category><![CDATA[Romain Slocombe]]></category>
		<category><![CDATA[Yves Simon]]></category>

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		<description><![CDATA[Au printemps dernier, les éditions Nil lançaient une petite collection intitulée Les Affranchis. L&#8217;idée ? Propose à des auteurs de rédiger « la lettre qu’ils n’ont jamais écrite », sous un format court. En partant de cette fameuse Lettre au père que Kafka avait préféré ranger dans un tiroir. Quand écrire reste la seule issue, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Au printemps dernier, les éditions Nil lançaient une petite collection intitulée <a title="le catalogue" href="http://www.nil-editions.fr/site/la_collection_les_affranchis_&amp;140&amp;5&amp;0&amp;1&amp;1.html">Les Affranchis</a>. L&rsquo;idée ? Propose à des auteurs de rédiger « la lettre qu’ils n’ont jamais écrite », sous un format court. En partant de cette fameuse<em><strong> Lettre au père</strong></em> que Kafka avait préféré ranger dans un tiroir. Quand écrire reste la seule issue, la lettre s&rsquo;offre comme une dernière chance&#8230;</p>
<p><span id="more-570"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782841115396.gif" rel="lightbox[570]" title="9782841115396"><img class="alignleft size-full wp-image-576 colorbox-570" title="9782841115396" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782841115396.gif" alt="" width="110" height="207" /></a></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ernaux-annie-1452.jpg" rel="lightbox[570]" title="ernaux-annie-1452"><img class="alignleft size-medium wp-image-574 colorbox-570" style="margin: 10px;" title="ernaux-annie-1452" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ernaux-annie-1452-199x300.jpg" alt="" width="119" height="180" /></a>Un exercice de style qui permet à l&rsquo;auteur de raconter un fait marquant de sa vie, d&rsquo;invoquer un lieu ou un moment fort de son existence au fil de quelques pages. C&rsquo;est la très fine et toujours sensible <a title="Découvrir l'auteure" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Annie_Ernaux">Annie Ernaux</a> qui avait  inauguré la collection en s’adressant à sa sœur décédée avant que l’auteur voit le jour, dans<em><strong> &laquo;&nbsp;L&rsquo;autre fille&nbsp;&raquo;.</strong></em> Un petit bijou comme d&rsquo;ailleurs le reste de la bibliographie de cette auteure du &laquo;&nbsp;moi&nbsp;&raquo;. A découvrir absolument pour tous ceux et celles ( elle parle divinement bien des femmes à travers sa propre histoire ! ) qui ne la connaissent pas encore.</p>
<p>Quête de vérité, non-dits enfin dévoilés&#8230; permettent au lecteur de s’approprier le texte. Après Annie Ernaux, c&rsquo;est Bruno Tessarech avec<strong></strong><em><strong> &laquo;&nbsp;Vincennes&nbsp;&raquo;</strong></em>, qui s&rsquo;est plié à l&rsquo;exercice avec une lettre adressée cette fois à un lieu, où l’auteur rend un vibrant hommage à Vincennes et notamment à son université. Nicolas d’Estienne d’Orves avec <em><strong>&laquo;&nbsp;Je pars à l&rsquo;entracte&nbsp;&raquo;,</strong></em> lui, a livré le témoignage d&rsquo;une vibrante amitié de jeunessse qui a finalement laissé des traces indélébiles, à plus d&rsquo;un titre. Ont suivi <em><strong>&laquo;&nbsp;A l&rsquo;enfant que je n&rsquo;aurai pas&nbsp;&raquo;</strong></em>, de Linda Lê et<em><strong> &laquo;&nbsp;Monsieur le Commandant&nbsp;&raquo;</strong></em>, de Romain Slocombe.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782841115778.jpg" rel="lightbox[570]" title="9782841115778"><img class="alignleft size-medium wp-image-585 colorbox-570" style="margin: 10px;" title="9782841115778" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782841115778-156x300.jpg" alt="" width="94" height="180" /></a>Comme une mise au point, un focus fait à un instant T, cette lettre-texte se fait témoignage. Souvent fort et poignant. Le dernier opus sorti de la collection dirigée par Claire Debru a été écrit par Yves Simon, et s&rsquo;intitule <em><strong>&laquo;&nbsp;Un homme ordinaire&nbsp;&raquo;</strong></em>. Il parle de son père.</p>
<p><em>&nbsp;&raquo; Tu souffrais dans ta chair, dans tes muscles, d&rsquo;un travail de damné, qu&rsquo;en était-il des souffrances de ton âme ? Tes regards d&rsquo;épagneul me disaient que tu ne souffrais ne rien. Jamais je n&rsquo;ai pu, ou voulu entrevoir, ce que dissimulaient tant de silences.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Un homme ordinaire&nbsp;&raquo;, collection Les Affranchis, aux éditions Nil, 7€.</strong></em></p>
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