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	<title>Quatrième de couv &#187; incompréhension</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Quand le passé si noir s&#8217;invite à la fête&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Sep 2020 08:05:33 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Jour de fête ! Laurent Mauvignier est de retour et quand on sait la place qu&#8217;il occupe dans mon panthéon littéraire, on peut bien pavoiser, croyez-moi Oui, l&#8217;oeuvre de Laurent Mauvignier ponctue, livre avec livre, les posts de ce blog depuis 2011. Je suis cet auteur, né à Tours et qui a grandi dans le sud-Touraine, depuis son [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #00ff00">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MAUVIGNIER-OKOK.jpg" rel="lightbox[5328]"><img class="alignleft size-full wp-image-5331 colorbox-5328" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MAUVIGNIER-OKOK.jpg" alt="MAUVIGNIER OKOK" width="195" height="267" /></a></p>
<p>Jour de fête ! <strong>Laurent Mauvignier</strong> est de retour et quand on sait la place qu&rsquo;il occupe dans mon panthéon littéraire, on peut bien pavoiser, croyez-moi <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-5328" /></p>
<p>Oui, l&rsquo;oeuvre de <strong>Laurent</strong> <strong>Mauvignier</strong> ponctue, livre avec livre, les posts de ce blog depuis 2011. Je suis cet auteur, né à Tours et qui a grandi dans le sud-Touraine, depuis son premier roman. Je l&rsquo;ai interviewé aussi, en 2016. Vous pouvez retrouver tout cela<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/10/06/tranches-de-vie-pendant-la-catastrophe/"> ici</a></strong> mais aussi <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/12/11/prendre-la-tangente-pour-sauver-lamour/">là</a>.</strong></p>
<p>L&rsquo;auteur, désormais installé à Toulouse, est donc de retour avec un gros roman de 640 pages. Un roman noir. Très noir. Une première pour l&rsquo;auteur de <strong>&laquo;&nbsp;Apprendre à finir&nbsp;&raquo;</strong> (Prix du Livre Inter) et de nombreuses pièces de théâtre.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle nous mène sur la commune rurale de <strong>La Bassée. </strong>Une commune qui ne figure sur aucune carte. Un lieu fictif qui pourrait cependant faire penser<strong> </strong>à Descartes, où il a grandi. Il ne reste presque plus rien à <strong>La Bassée</strong> : un bourg et quelques hameaux, dont celui qu’occupent <strong>Bergogne</strong>, sa femme <strong>Marion</strong> et leur fille <strong>Ida</strong>, ainsi qu’une voisine, <strong>Christine</strong>, une artiste installée ici depuis des années.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5328"></span></p>
<p>Là, dans ce hameau des Trois filles seules, vivent <strong>Christine de Haas</strong> et son chien. L&rsquo;artiste a quitté la ville et son mari, sa vie d&rsquo;avant pour s&rsquo;installer à l&rsquo;écart. Mais tout à côté de la famille de <strong>Patrice Bergogne</strong> qui a reprise la ferme de son père. <strong>Patrice</strong>, paysan un peu bourru et mal à l&rsquo;aise avec son corps a épousé <strong>Marion</strong>. Ils élèvent <strong>Ida</strong>, leur fille. Enfin, celle de <strong>Marion</strong>, découvrirons-nous au fil de cet épais roman. Une vie de couple où les mots et les gestes ont désormais compliqués. Car trop de secrets demeurent.</p>
<p><strong>Marion</strong> travaille dans une imprimerie, dans la petite ville la plus proche. Le soir de ses quarante ans, la vie de tous ces personnages bascule. Complètement. Irrémédiablement. Définitivement. L&rsquo;arrivée de <strong>Denis</strong> et de ses deux frères <strong>Christophe</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;Bègue&nbsp;&raquo;</strong> alors que se prépare la fête d&rsquo;anniversaire va replonger <strong>Marion</strong> dans son passé. Trois inconnus pour <strong>Patrice</strong>, <strong>Ida</strong> et <strong>Christine</strong>. Tout comme les jeunes années de <strong>Marion</strong>. Personne ne savait. Et personne n&rsquo;en sortira indemne.</p>
<p>Pas question de trop en dire et prendre alors le risque de &laquo;&nbsp;divulgâcher&nbsp;&raquo; les rebondissements de ce roman psychologiquement lourd, aux longues phrases pour approcher au plus près des personnages. La marque de fabrique de <strong>Laurent Mauvignier</strong>.</p>
<p>Tout y est. La tension qui s&rsquo;installe au fil des minutes. Elle ira crescendo tout au long de la soirée. On la sent, on la voit, on la lit. Un thriller à la campagne, affûté. Terriblement. Et le portrait, toujours juste, des classes modestes. Dont l&rsquo;auteur est lui-même issu.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 190 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Parfois elle voit bien comment sa mère ne répond pas à Patrice, comment il semble parler tout seul et attendre des réponses qui ne viennent pas, et, souvent, elle voit comment lui regarde fixement sa femme. Si elle pouvait lire dans ses yeux, il se peut qu&rsquo;elle lirait de la colère, de la haine, du ressentiment, de la tristesse, du remords, de la déception, de la solitude, de l&rsquo;incompréhension pareille à celle qu&rsquo;elle éprouve lorsqu&rsquo;elle le voit fixant sa mère qui ne répond pas, ne l&rsquo;entend sans doute même pas, et combien de fois alors c&rsquo;est Ida qui doit dire, </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Maman, papa te parle.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>car elle sait qu&rsquo;elle, sa mère va l&rsquo;entendre, </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Oui, pardon ma chérie.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>et qu&rsquo;ensuite Marion se tournera vers Patrice. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ida sait que ce soir ce ne sera pas comme ça. Il n&rsquo;y aura pas ces moments de flottement pendant lesquels ils restent tous les trois à table, évacuant tout ce qui les concerne pour parler du boulot et des faits divers qu&rsquo;on a entendus à la télé, et puis de rien, surtout de rien.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 372-373 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Mais cette fixité, elle ne peut toujours pas la supporter, comme si les yeux de Patrice étaient trop inquisiteurs pour qu&rsquo;elle assume ce face-à-face &#8211; comme si elle était incapable de s&rsquo;attendre à y trouver autre chose qu&rsquo;une confrontation ou même, déjà, une condamnation, une sorte d&rsquo;accusation qu&rsquo;elle redoute de ne pas pouvoir supporter à ce moment-là, s&rsquo;imaginant ne pas en être capable alors qu&rsquo;elle voudrait trouver ses yeux, oui, de tout coeur, elle voudrait trouver en lui une réponse à son angoisse, de la compréhension, de l&rsquo;amour, elle est sûre qu&rsquo;il comprendrait, qu&rsquo;il verrait qu&rsquo;elle veut s&rsquo;excuser parce que c&rsquo;était déjà comme si tout le monde était d&rsquo;accord pour dire que ce qui se passe ce soir est en partie de sa faute et, alors qu&rsquo;elle voudrait s&rsquo;excuser à cause de cette soirée, maintenant elle voudrait que Patrice l&rsquo;excuse pour tout ce qu&rsquo;elle lui fait subir depuis des années et dont elle sait qu&rsquo;il encaisse presque sans rien dire, s&rsquo;énervant parfois parce qu&rsquo;il  a trop bu ou parce que sa patience est à bout ; elle sait, aussi clairement qu&rsquo;elle sait n&rsquo;avoir jamais voulu le savoir tout à fait, que c&rsquo;est à cause de ce qu&rsquo;elle ne lui donne pas, et pas seulement le sexe, mais aussi tout ce qu&rsquo;elle lui refuse de tendresse et de temps.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 531-532 :</strong><em>&nbsp;&raquo; [&#8230;] Elle a encore ce vague espoir qu&rsquo;on ne l&rsquo;entendra pas, que les filles ne comprendront pas qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas la fille sensass et cool à qui personne ne résiste, qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas celle qu&rsquo;elles croient connaître. Et maintenant elle leur en vaut presque de la naïveté avec laquelle elles l&rsquo;avaient crue si forte, si puissante, elle leur en veut tant soudain qu&rsquo;elle voudrait se retourner et les agresser toutes les deux, oui, cette pulsion, cette envie qu&rsquo;elle doit réprimer de leur foncer dessus pour tout dégommer, s&rsquo;en prendre à elles deux pour leur gueuler que depuis que&rsquo;elle vit ici, évidemment, rien ni personne n&rsquo;a pu avoir la moindre prise sur sa vie ni sur elle, ils sont tellement gentils les gens d&rsquo;ici, vous le saviez pas ?&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Histoires de la nuit&nbsp;&raquo;, Laurent Mauvignier, Les Editions de Minuit.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
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		<title>Au coeur du Labyrinthe, qui mange qui ?</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Mar 2019 07:51:58 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire  Un touche-à-tout talentueux ! Je connaissais Bertrand Belin chanteur, je viens de découvrir l&#8217;auteur, qui avec &#171;&#160;Grands carnivores&#160;&#187; signe son (déjà) troisième roman. Après &#171;&#160;Requin&#160;&#187; et &#171;&#160;Littoral&#160;&#187;, ce Breton d&#8217;origine installé à Paris revient sur les tables des librairies. Un début d&#8217;année faste pour ce quadragénaire musicien, auteur, compositeur et comédien. Outre son [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #008080"><strong>Rentrée littéraire </strong></span></p>
<div id="attachment_4590" style="width: 848px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/838_3._bertrand_belin_c_bastien_burger.jpg" rel="lightbox[4585]"><img class="wp-image-4590 size-full colorbox-4585" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/838_3._bertrand_belin_c_bastien_burger.jpg" alt="838_3._bertrand_belin_c_bastien_burger" width="838" height="558" /></a><p class="wp-caption-text">Bertrand Belin (photo Bastien Burger)</p></div>
<p>Un touche-à-tout talentueux ! Je connaissais <strong>Bertrand Belin</strong> chanteur, je viens de découvrir l&rsquo;auteur, qui avec <strong>&laquo;&nbsp;Grands carnivores&nbsp;&raquo;</strong> signe son (déjà) troisième roman. Après <strong>&laquo;&nbsp;Requin&nbsp;&raquo;</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;Littoral&nbsp;&raquo;</strong>, ce Breton d&rsquo;origine installé à Paris revient sur les tables des librairies. Un début d&rsquo;année faste pour ce quadragénaire musicien, auteur, compositeur et comédien. Outre son nouveau roman, il vient de sortir son sixième album, <strong>&nbsp;&raquo; Persona&nbsp;&raquo;</strong>, et est à l&rsquo;affiche d&rsquo;un film <strong>&laquo;&nbsp;Ma vie avec James Dean&nbsp;&raquo;</strong>, dont il a également composé la musique.</p>
<p><span id="more-4585"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-grands-carnivores.jpg" rel="lightbox[4585]"><img class="alignleft size-full wp-image-4594 colorbox-4585" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-grands-carnivores.jpg" alt="livre-grands-carnivores" width="120" height="185" /></a></p>
<p>Deux frères que tout sépare. Deux frères dont on ne connaît ni les prénoms ni les noms. Pas plus que la ville dans laquelle ils vivent. Dans deux univers diamétralement opposés. L&rsquo;un est le directeur nouvellement promu d&rsquo;une usine d&rsquo;outillage. Un notable arriviste, atrabilaire, méprisant, même avec sa femme.</p>
<p>L&rsquo;autre est artiste peintre, et tire le diable par la queue, désargenté mais heureux avec sa nouvelle compagne.  La nouvelle exposition de ce dernier est l&rsquo;occasion d&rsquo;un brève rencontre entre les deux frères. Nouvel échec. Enième incompréhension.</p>
<p>Mais l&rsquo;actualité va les rattraper. Un cirque vient d&rsquo;arriver en ville. Comme tous les ans. Sauf que cette fois, pas de représentation. Et pour cause. Une demi-douzaine de fauves s&rsquo;est enfuie. Le valet de cage s&rsquo;interroge. Onze ans qu&rsquo;il enchaîne les mêmes gestes. Il est sûr de n&rsquo;avoir pas oublié de fermer les cages tandis que le malaise gagne la ville, le port et la population. Des grands carnivores ont pris leurs quartiers ( dans le faubourg ? Dans le quartier du Labyrinthe ?) sans que jamais personne ne les surprenne. Le dompteur, lui, est introuvable.</p>
<p>Mais, au final, qui a peur de qui ? Qui a peur d&rsquo;être dévoré ? Et par qui ?</p>
<p>Bertrand Belin signe là un roman dense, à la langue riche. On voit les images et c&rsquo;est un vrai bonheur. <strong>&laquo;&nbsp;Pour moi, les mots sont des sortes de coléoptères (…) des choses que je collectionne &laquo;&nbsp;</strong>, expliquait-il récemment dans une émission de radio. Et ça se voit !</p>
<p>Au fil des pages, ce tailleur de mots crooner à la voix de basse décline un univers insolite, hétéroclite. Une très jolie découverte !</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 24 :</strong><em> &nbsp;&raquo; Le récemment promu, qui s&rsquo;entraîne depuis longtemps à ne rien éprouver qui puisse l&rsquo;ébranler, a ceint ses méninges de douves. Toute intrusion dans le champ de son amour-propre se solde par un averse d&rsquo;huile bouillante. Il n&rsquo;y a que pour le fondateur qu&rsquo;il abaisse le pont-levis, du moins tâche-t-il de lui en donner l&rsquo;impression. Jamais, pour quiconque, sans l&rsquo;assurance d&rsquo;en tirer bénéfice, il n&rsquo;y consentirait.  C&rsquo;est pourquoi la semaine passée, piqué, remisant l&rsquo;invitation dans son enveloppe, il s&rsquo;est immédiatement  vidangé l&rsquo;esprit des insolences du peintre&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 45-46 :</strong><em>&nbsp;&raquo; Invisible depuis la route, trahie seulement par la présence en permanence de colonnes de fumée, le Labyrinthe, sorte de cité lacustre, amas de cabanes bringuebalantes, boucanées, noires de suie, qui déborde l&rsquo;été de cris et de rires, est rempli l&rsquo;hiver de silence et d&rsquo;humidité. On y survit, rien de plus, en attendant que tombent ses dents, qu&rsquo;aux hivers de prostration coupable et de copulations bâclées succèdent des étés de joie violente et alcoolisée. On y survit pour voir un autre que soi dormir, hagard, au bord d&rsquo;un fleuve glacial et indifférent. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un îlot oublié par l&rsquo;histoire moderne, du reste d&rsquo;une maladie datant du Moyen Age, impureté autour de laquelle le passage des siècles aurait construit un rempart, imitant le principe de la formation des perles, mais bien d&rsquo;un aphte poussé dans la bouche d&rsquo;une ville qui ne veut pas se goinfrer.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 158-159 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[…] Au contraire, s&rsquo;il prend aux bêtes, comme on le dit de ce matin, l&rsquo;idée de se remplir en priorité l&rsquo;estomac des hères galeux qui garnissent le Labyrinthe et le faubourg, les autorités, tout comme ce que la ville compte de population sérieuse, ne pourront que leur en être reconnaissantes. Ce qu&rsquo;il faut à l&rsquo;Empire unifié, c&rsquo;est un homme providentiel. C&rsquo;est ce que pense le fondateur d&rsquo;âge avancé, c&rsquo;est aussi ce que pense le récemment promu nouveau directeur, et c&rsquo;est ce que son épouse. C&rsquo;est exactement ce que pense la gouvernante et c&rsquo;est l&rsquo;opinion du fumeur de harengs, celle aussi d&rsquo;une partie des clients de la Brasserie Centrale et de son propriétaire. Un homme sous le règne duquel aucun lion ne se serait par exemple échappé d&rsquo;un cirque pour la raison évidente qu&rsquo;aucun cirque ne saurait être toléré dans l&rsquo;Empire&nbsp;&raquo;. </em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Grands carnivores&nbsp;&raquo;, Bertrand Belin, P.O.L., 16€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
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		<title>Famille(s), je vous hais&#8230; mais pas seulement</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/03/08/familles-je-vous-hais-mais-pas-seulement/</link>
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		<pubDate>Fri, 08 Mar 2019 13:40:19 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[ Rentrée littéraire Pour échapper, le temps d’un dimanche d’été, à sa femme enceinte et à ses trois enfants, Albert s’incruste au baptême de Franny, la ﬁlle d’un ﬂic, Fix, qu’il connaît vaguement. Tandis que les invités se laissent gagner par l’ivresse, il succombe à la beauté renversante de Beverly, la mère du bébé baptisé ce [&#8230;]]]></description>
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<div> <strong><span style="color: #008080">Rentrée littéraire</span></strong></div>
<div></div>
<div><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782330118051.jpg" rel="lightbox[4571]"><img class="alignleft wp-image-4573 size-medium colorbox-4571" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/9782330118051-181x300.jpg" alt="9782330118051" width="181" height="300" /></a></div>
<div>Pour échapper, le temps d’un dimanche d’été, à sa femme enceinte et à ses trois enfants, <strong>Albert</strong> s’incruste au baptême de <strong>Franny</strong>, la ﬁlle d’un ﬂic, <strong>Fix</strong>, qu’il connaît vaguement.</div>
<div>Tandis que les invités se laissent gagner par l’ivresse, il succombe à la beauté renversante de <strong>Beverly</strong>, la mère du bébé baptisé ce jour de 1964.</div>
<div>Le baiser qu’ils échangent est le premier des éboulements que subiront leurs familles, à jamais liées.<br />
<strong>Albert </strong>( que tous appellent <strong>Bert</strong>) et <strong>Beverly</strong> se marient  et quittent la Californie pour la Virginie.</div>
<div>Chaque été, ils se retrouvent avec leurs six enfants sur les bras – un petit clan plus ou moins livré à lui-même, prêt à tout pour tromper l’ennui. Mais un drame fait voler en éclats cette fratrie recomposée.</div>
<div></div>
<div></div>
<div></div>
<div>Des années plus tard, alors qu’elle travaille comme serveuse dans le bar d’un hôtel de luxe, <strong>Franny</strong> a un soir l’honneur inattendu de servir quelques whiskys à un auteur culte qu’elle révère, <strong>Leo Posen</strong>.</div>
<div></div>
<p><span id="more-4571"></span></p>
<div>Devenue sa compagne, elle lui livre des conﬁdences sur son histoire, dont il s’empare pour faire son grand retour sur la scène littéraire.</div>
<div>L’immense succès du roman fait resurgir la tragédie familiale et vient à nouveau chambouler les relations entre les membres de cette tribu éparpillée, soudée par le souvenir, le mensonge, la culpabilité. Et un inaltérable attachement.</div>
<div></div>
<div>A travers les parcours de <strong>Teresa</strong>, <strong>Bert</strong>, <strong>Fix</strong> et <strong>Beverly</strong> on plonge dans l&rsquo;Amérique des classes moyennes. Leurs enfants – <strong>Cal</strong>, <strong>Holly</strong>, <strong>Jeannette</strong> et <strong>Albie</strong> d&rsquo;un côté –, <strong>Caroline</strong> et <strong>Franny</strong> de l&rsquo;autre, mêlent les souvenirs. Ceux des jours heureux. Ceux des jours de drames. La mort de <strong>Cal</strong>, alors adolescent, en sera un. Qui va bouleverser les deux familles, les trajectoires des uns et des autres.</div>
<div>Alors que <strong>Fix</strong> se bat contre un cancer, sa fille <strong>Franny</strong> plonge une fois encore dans les histoires familiales.</div>
<div><strong>Ann Patchett, </strong>quinquagénaire installée à Nashville (où elle a d&rsquo;ailleurs ouvert une librairie), est l&rsquo;auteure de plusieurs romans dont <strong>&laquo;&nbsp;Bel Canto&nbsp;&raquo;</strong> – qui a valu le prix PEN/Faulkner Award – a un talent évident pour raconter des histoires, même sur plusieurs décennies !</div>
<div>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Orange amère&nbsp;&raquo;</strong>, elle livre un roman poignant et tendre sur l&rsquo;enfance, sur les liens qui durent et sur le mystère qui entoure toujours la notion de famille.</div>
<div></div>
<div style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></div>
<blockquote>
<div style="text-align: left"><strong> Page 57 :</strong><em>&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;Et ensuite, qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il s&rsquo;est passé ? &nbsp;&raquo; demanda Franny. C&rsquo;était à ça que ça servait d&rsquo;accompagner son père en chimio, alors qu&rsquo;aucun médecin n&rsquo;évoquait un traitement curatif : à passer le temps qu&rsquo;il lui restait avec lui, en recueillant toutes ses histoires. Voilà pourquoi Caroline et Franny prenaient un avion pour Los Angeles à tour de rôle, parce qu&rsquo;elles n&rsquo;avaient jamais passé beaucoup de temps avec lui. Ça permettait à Marjorie de faire une petite pause, parce qu&rsquo;elle se coltinait tout le boulot, mais surtout ça leur donnait une chance de découvrir les histoires qu&rsquo;il allait emporter avec lui. Ce soir, quand son père serait allé se coucher, elle appellerait Caroline pour lui raconter ce qui était arrivé à Lomer.&nbsp;&raquo; </em></div>
<div style="text-align: left"></div>
<div style="text-align: left"><strong>Page 125 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Fix avait préféré Caroline avant même d&rsquo;entrer en fac de droit. Elle était plus âgée, et comme ils avaient partagé plus de temps avant le divorce, ils se connaissaient mieux. Et puis la haine de Caroline pour Bert brûlait comme une une flamme translucide, et elle faisait tout pour gâcher la vie de sa mère, avant de tout rapporter à son père. Fix lui disait de se calmer tout en prenant un malin plaisir à écouter son reportage détaillé. Lui aussi aurait adoré avoir l&rsquo;occasion de gâcher la vie de Beverly. Caroline ressemblait à Fix – mêmes cheveux bruns, même peau qui dorait à l&rsquo;instant où ils arrivaient sur la plage. Franny avait trop pris de sa mère, trop délicate, et blonde, et maladroite. Trop jolie et en même temps jamais aussi jolie.&nbsp;&raquo;</em></div>
<div style="text-align: left"></div>
<div style="text-align: left"><strong>Page 145 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Mais c&rsquo;étaient des années de vaches maigres pour la charité émotionnelle, et en dépit de toutes les nuits où Jeannette s&rsquo;accrochait à sa résolution d&rsquo;être plus gentille, la gentillesse n&rsquo;était jamais au rendez-vous. Sans son père, sans Cal, les quatre membres survivants des Cousins de Californie du Sud devinrent plus profondément eux-mêmes, comme si toute l&rsquo;aptitude sociale que chacun avait acquise dans la vie s&rsquo;est évaporée dans le laps de temps qu&rsquo;il faut à une abeille pour piquer un gamin. La vitesse à laquelle leur mère se ruait du travail, à l&rsquo;école, au supermarché avait doublé. Elle était sans cesse en train d&rsquo;arriver, sans cesse en train de partir, jamais là. Elle passait son temps à chercher son sac, ses clés de voiture.&nbsp;&raquo;</em></div>
</blockquote>
<div style="text-align: left"></div>
<div style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Orange amère&nbsp;&raquo;, d&rsquo;Ann Patchett, Actes sud, 22, 50€</strong></em></div>
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		<item>
		<title>Au bord de la mère&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/08/01/au-bord-de-la-mere/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/08/01/au-bord-de-la-mere/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 01 Aug 2018 07:40:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Souvenirs de la marée basse"]]></category>
		<category><![CDATA[Arcachon]]></category>
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		<category><![CDATA[Chantal Thomas]]></category>
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		<description><![CDATA[&#160; Alors que vous avez étalé votre serviette de plage sur le sable, avez-vous pensé à apporter le livre qui pourrait s&#8217;accommoder de ce moment ? A la rentrée littéraire de la fin de l&#8217;été 2017 était sorti &#171;&#160;Souvenirs de la marée basse&#160;&#187;, de Chantal Thomas. Les critiques lues et entendues à l&#8217;époque donnaient envie. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/souvenirs-de-la-maree-basse-par-chantal-thomas_5934168.jpg" rel="lightbox[4327]"><img class="alignleft wp-image-4330 size-medium colorbox-4327" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/souvenirs-de-la-maree-basse-par-chantal-thomas_5934168-204x300.jpg" alt="souvenirs-de-la-maree-basse-par-chantal-thomas_5934168" width="204" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: left">Alors que vous avez étalé votre serviette de plage sur le sable, avez-vous pensé à apporter le livre qui pourrait s&rsquo;accommoder de ce moment ? A la rentrée littéraire de la fin de l&rsquo;été 2017 était sorti<strong> &laquo;&nbsp;Souvenirs de la marée basse&nbsp;&raquo;</strong>, de<strong> Chantal Thomas.</strong> Les critiques lues et entendues à l&rsquo;époque donnaient envie. Ce n&rsquo;est pourtant qu&rsquo;en ce mois de juillet que j&rsquo;ai pris le temps de plonger dedans. Plonger, justement.</p>
<p style="text-align: left">Au fil des pages, <strong>Chantal Thomas</strong>, dont je n&rsquo;avais jusque-là jamais rien lu, puise dans son histoire familiale et personnelle pour brosser le portrait d&rsquo;une femme, sa mère, <strong>Jackie</strong>. Une femme particulière. Libre de ses mouvements. Restée enfant. Une nageuse hors-pair, insatiable, mais une femme demeurée fragile.</p>
<p style="text-align: left">Adolescente, <strong>Jackie</strong> s&rsquo;est baignée dans le grand canal du château de Versailles. Acte fondateur d&rsquo;une légende aquatique. C&rsquo;est en installant  à Arcachon avec ses parents <strong>Eugénie</strong> et <strong>Félix</strong> que <strong>Jackie</strong> vivra sa passion au quotidien. Des heures durant.</p>
<p style="text-align: left">Une passion et une gourmandise pour la liberté qu&rsquo;elle ne transmettra pas immédiatement à sa fille, <strong>Chantal</strong>, née d&rsquo;une union avec un dessinateur industriel aussi sportif que silencieux, mort prématurément à l&rsquo;âge de 43 ans.</p>
<p style="text-align: left"><span id="more-4327"></span></p>
<p style="text-align: left"><strong>Chantal</strong> ne nage pas de manière académique. Elle le sait. Elle apprendra. A Arcachon, où elle grandit à côté d&rsquo;une mère absente à elle-même, elle fera partie des &laquo;&nbsp;enfants de la plage&nbsp;&raquo;, ceux qui, tout au long de l&rsquo;année, profitent de la mer et des jeux qui y sont associés. Avec<strong> Lucille</strong>, vacancière estivante, Chantal se souvient avoir fait de la ville aux quatre saisons un formidable terrain de jeu marin.</p>
<p style="text-align: left">Et raconte, au fil de petits chapitres vifs et à partir d&rsquo;un orage pendant un bain de mer à Nice, la relation compliquée qu&rsquo;elle a entretenue avec sa mère, <em>&laquo;&nbsp;femme oublieuse&nbsp;&raquo;</em> des histoires et des autres en général.</p>
<p style="text-align: left">De la région parisienne au bassin d&rsquo;Arcachon avant Menton puis Nice, la vie de <strong>Jackie</strong> se décline en longueurs et brasses. Loin des contingences matérielles assumées par ses parents, son mari et sa fille.</p>
<p style="text-align: left">Le roman d&rsquo;une relation mère-fille compliquée, les phases de distance et de fusion en alternance.</p>
<p style="text-align: left">Un roman qui s&rsquo;inscrit <em>&laquo;&nbsp;directement en continuité&nbsp;&raquo;</em> de précédents opus de l&rsquo;auteure, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de <strong>&laquo;&nbsp;La vie réelle des petites filles&nbsp;&raquo;</strong> ou encore <strong>&laquo;&nbsp;Cafés de la mémoire&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p style="text-align: left">Un roman sensible et très finement écrit. Un vrai plaisir de lecture. Sur la plage&#8230; et ailleurs <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-4327" /></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 34-35 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il fait chaud cet été à Charavines, tandis que la France depuis le 8 Mai célèbre la Libération, ou plus exactement panse ses plaies. Sur ce qui pouvait se passer dans le reste de la France, en Europe, dans le monde, elle n&rsquo;a jamais pu me dire un mot. Elle est aussi inarticulée sur le sujet et loin des événements que les poissons du lac. Elle est avec les tanches, les carpes et les truites dans leur avancée instinctive, leur sensation de profondeur et légèreté, leur vision aveugle, une algue frôlée, le clapotis d&rsquo;une barque, la tempête d&rsquo;un coup de rame. Elle nage avec les poissons; comme je nage avec elle. Jour après jour, elle s&rsquo;abandonne à l&rsquo;eau du lac et moi au liquide amniotique. J&rsquo;habite son rythme. Ensemble, nous flottons. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il n&rsquo;y a rien d&rsquo;autre dans cet épisode : elle est enceinte de moi, elle nage, elle rêve sur la couleur de mes yeux. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>A peine un épisode, plutôt une évocation. Et à la différence de ses séjours de vacances à Arcachon où il m&rsquo;est facile de l&rsquo;imaginer qui sort de l&rsquo;eau et court vers la serviette que lui tend sa mère, là, durant cet été où elle m&rsquo;attend, je n&rsquo;imagine personne sur la rive.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 120 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ce matin – est-ce d&rsquo;avoir écrit la veille “jubilation en mode nageur ” et d&rsquo;avoir cherché des mots pour approcher la pleine euphorie de nager, comme on dit “la pleine mer ” ?  – mon bain est d&rsquo;un parfait bonheur. Je le sais dès le premier contact avec l&rsquo;eau, quand après avoir descendu la petite échelle métallique fixée dans les rochers, je marque un arrêt.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 161 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ses baisers, condensés d&rsquo;écrits dont elle économise ainsi la lente formulation, me semblent une forme de sténo. Ils me satisfont. Dans le jeu symétrique de nos envois, ils me permettent de rester, comme elle, à un niveau d&rsquo;échange facile, à perpétuer le registre d&rsquo;évitement grâce auquel l&rsquo;histoire bancale entre nous reste non dite, incertaine, susceptible de changements. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ma mère est l&rsquo;anti-marquise de Sévigné, et c&rsquo;est tant mieux, me dis-je en extrayant de l&rsquo;étroite boîte à lettres métallique de mon immeuble sa dernière carte postale.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong> &laquo;&nbsp;Souvenirs de la marée basse&nbsp;&raquo;, de Chantal Thomas, Seuil, 18 euros.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Jours de dèche&#8230; et d&#8217;espoir</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/12/28/jours-de-deche-et-despoir/</link>
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		<pubDate>Mon, 28 Dec 2015 21:02:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Quand le diable sortit de la salle de bain"]]></category>
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		<description><![CDATA[Voilà un roman ancré dans son époque. Terriblement. Il y a quelques semaines, je découvrais l&#8217;auteure et journaliste Sophie Divry grâce à une libraire bretonne. Je me rappelais juste du titre de son précédent roman, &#171;&#160;La condition pavillonnaire&#160;&#187; sans rien savoir de l&#8217;univers de cette trentenaire qui vit à Lyon après avoir grandi dans la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DIABLE.jpg" rel="lightbox[3392]"><img class="alignleft size-full wp-image-3393 colorbox-3392" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DIABLE.jpg" alt="DIABLE" width="250" height="391" /></a></p>
<p>Voilà un roman ancré dans son époque. Terriblement.</p>
<p>Il y a quelques semaines, je découvrais l&rsquo;auteure et journaliste <strong>Sophie Divry</strong> grâce à une libraire bretonne. Je me rappelais juste du titre de son précédent roman, <strong>&laquo;&nbsp;La condition pavillonnaire&nbsp;&raquo;</strong> sans rien savoir de l&rsquo;univers de cette trentenaire qui vit à Lyon après avoir grandi dans la région de Montpellier.</p>
<p>Comme <strong>Sophie</strong>, le personnage principal de son nouvel opus – son quatrième roman – <strong>&laquo;&nbsp;Quand le diable sortit de la salle de bain&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est donc celle de<strong> Sophie</strong>. Une jeune femme bien née en fin de droit. Elle a changé de vie, perdu son boulot, a choisi de devenir écrivain, s&rsquo;est retrouvée seule&#8230; et sans ressources. Déclassée, elle vit aujourd&rsquo;hui dans un studio de 12 m2 et panique à l&rsquo;arrivée de la moindre facture. Pour se calmer, il lui arrive de s&rsquo;allonger et de regarder le plafond.</p>
<p>Entre petites combines et grosses galères, elle essaye de garder la tête hors de l&rsquo;eau. Sans renoncer à son rêve d&rsquo;écriture. Pas simple.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3392"></span></p>
<p>Autour d&rsquo;elle, une vieille dame, un ami et voisin <strong>Hector</strong> qui ne pense qu&rsquo;à échafauder des plans pour pouvoir mettre l&rsquo;une de leurs voisines dans son lit. Il y a aussi <strong>Lorchus, l</strong>e diable en personne, qui vient régulièrement empoisonner ses pages et son histoire. Et puis il y a sa mère, ses six frères qu&rsquo;elle retrouve lors du baptême de l&rsquo;un des neveux, son futur patron&#8230;</p>
<p>Autour de cela, un dispositif littéraire. Tandis que la fermeture sociale et économique autour de Sophie s&rsquo;aggrave, tandis qu&rsquo;elle s&rsquo;isole et qu&rsquo;elle n&rsquo;appelle pas à l&rsquo;aide, les mots s&rsquo;amusent et s&rsquo;ouvrent au maximum. Jouent avec la typographie.  Ils changent de taille et/ou de police. Il y a aussi sa mère, qui, bien qu&rsquo;absente, intervient très souvent au fil des pages. <strong>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai voulu m&rsquo;amuser&nbsp;&raquo;</strong>, explique l&rsquo;auteure dans une interview. On la suit. Jusqu&rsquo;au bout.</p>
<p><!--more--></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 16-17 : </strong><em>&laquo;&nbsp;A qui la faute ? Aux ampoules ? Aux plaques de cuisson ? A la bouilloire ? Au chauffe-eau ? A la box ? Mon appartement est tout électrique. Le mois de janvier avait été particulièrement rude. La Saône avait gelé. Le quartier entier s&rsquo;était figé sous le froid, un brouillard glacial interdisant le moindre mouvement  ; seules des fumées blanches s&rsquo;échappaient des toits, preuve, pour certains, du secours d&rsquo;un chauffage central, et, dans ce paysage tétanisé, ces fumerolles semblaient comme autant de drapeaux blancs demandant grâce à l&rsquo;hiver. Quatre mois plus tard, alors que le printemps est censé ramener de la joie au coeur, je fusillai du regard mes convecteurs qui, indifférents à mes difficultés, hibernaient sous la poussière. Salauds de radiateurs. 300-260=40. Affolé par cette simplissime et répétée soustraction, mes esprit essayait de nier l&rsquo;évidence du résultat. Il recalculait sans cesse, espérant qu&rsquo;apparaisse un autre monde, afin d&rsquo;éviter la question d&rsquo;après  : comment faire pour tenir dix jours avec quarante euros ?&nbsp;&raquo;</em><strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 97 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Le lendemain, je me dis que l&rsquo;heure n&rsquo;était plus à trouver du travail, mais de l&rsquo;argent. Alors je fis ce que tout le monde aurait fait à ma place : j&rsquo;allumai mon ordinateur. Via le site PriceMinister, j&rsquo;avais vendu de nombreuses affaires du temps de mon Grand Exode. Le Grand Exode est le moment où je me suis arrachée à ma vie précédente. Chacun a dans son coeur son après-guerre, sa Libération ; chacune a vécu sa sortie d&rsquo;Egypte, son New Deal, sa Grande Dépression ; chaque biographie personnelle peut s&rsquo;écrire de la même manière qu&rsquo;un livre d&rsquo;histoire, avec ses périodes glaciaires et ses révolutions.&nbsp;&raquo;<strong><br />
</strong></em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 150 : </strong><em>&laquo;&nbsp;– Alors, la Lyonnaise, pas trop débordée ?<strong><br />
</strong></em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je répondis que oui, ça allait, il faisait beau à Lyon, le printemps était arrivé. Je ne voulais pas m&rsquo;étendre. La seule chose qui me tracassait vraiment, c&rsquo;était de savoir si Hector allait bien relever mon courrier. Je lui avais laissé le double de mes clefs, cinquante centimes pour la photocopie de mon bulletin de salaire, ainsi qu&rsquo;une enveloppe timbrée à l&rsquo;adresse de Pôle emploi ; mais, comme je ne pouvais pas parler de ça sans déclencher des mines sombres, je parlai d&rsquo;autres choses, je bottai en touche, je semelai en coin, je fis diversion, j&rsquo;éludai les sujets graves, je donnai le change, je changeai de sujet, je fifoulai dans le flou, je vis une issue, je sus m&rsquo;en sortir, je sortis une blague, je blablatai un truc, je truculai une miche, je rapilassai les oustilles, je réformai la canicule, je décoinçai une tiche, je libérai la calichane, je diversifiai la trinitaire, je décalibrai les stations, je déformaila mandibule, j&rsquo;anecdotiquai dans la couture, je modulai la déraison, je renouvelai la juvamine, je fluctuai dans le décile, je remaniai la glycine, je déguisai l&rsquo;alter égo, je respirai la ventoline, je modifiai la chambardine, je glorifiai la mutation, je barbotai dans le trouble, je pinaillai la tentacule, je témoignai des zozottiers, je donnai dans le leurre, je démembrai le pointillé, je rigotai la suspension, et chaque fois il me fallait trouver une autre idée, car, comme vous le savez, j&rsquo;ai six frères et chacun me demandait : </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Qu&rsquo;est-ce que tu racontes ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>– Quoi de neuf ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Rien de neuf, hélas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Quand le diable sortit de la salle de bain&nbsp;&raquo;, Sophie Divry, Les éditions Noir sur blanc, 18€.</strong></em></p>
</blockquote>
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		</item>
		<item>
		<title>Il faut beaucoup aimer les hommes, nous dit-elle&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/08/27/il-faut-beaucoup-aimer-les-hommes-nous-dit-elle/</link>
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		<pubDate>Tue, 27 Aug 2013 08:42:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[acteurs]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[aventure]]></category>
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		<category><![CDATA[Marie Darrieussecq]]></category>
		<category><![CDATA[P.O.L.]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Solange]]></category>

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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire C&#8217;est la rentrée ! Et pas seulement celle des écoliers. Du côté des librairies aussi, on a défait les cartons pour mettre en valeur les quelques 550 nouveaux romans parmi lesquels il va falloir choisir. L&#8217;un d&#8217;entre eux, &#171;&#160;Il faut beaucoup aimer les hommes&#160;&#187;, de Marie Darrieussecq m&#8217;a beaucoup plu. Je vous raconte [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="text-decoration: underline"><span style="color: #0000ff;text-decoration: underline">Rentrée littéraire</span></span></strong></p>
<p>C&rsquo;est la rentrée ! Et pas seulement celle des écoliers. Du côté des librairies aussi, on a défait les cartons pour mettre en valeur les quelques 550 nouveaux romans parmi lesquels il va falloir choisir. L&rsquo;un d&rsquo;entre eux, <strong>&laquo;&nbsp;Il faut beaucoup aimer les hommes&nbsp;&raquo;</strong>, de <strong>Marie Darrieussecq</strong> m&rsquo;a beaucoup plu. Je vous raconte ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Marie Darrieussecq,</strong> tout d&rsquo;abord. L&rsquo;auteure d&rsquo;origine basque, quadragénaire, a publié son premier roman en 1996, après de brillantes études de lettres. Il s&rsquo;agit de<strong> &laquo;&nbsp;Truismes&nbsp;&raquo;</strong> qui, à l&rsquo;époque, avait fait beaucoup parler de lui. Depuis, d&rsquo;autres ont suivi. Et <strong>Marie Darrieussecq</strong> est devenue psychanalyste.</p>
<div id="attachment_1891" style="width: 130px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/aut-darrieussecq-marie-2.jpg" rel="lightbox[1889]"><img class="size-full wp-image-1891 colorbox-1889" alt="Editions P.O.L." src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/aut-darrieussecq-marie-2.jpg" width="120" height="171" /></a><p class="wp-caption-text">Editions P.O.L.</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le nom de <strong>Marie Darrieussecq</strong> est associé à celui de l&rsquo;auteure <strong>Marie NDiaye</strong> et à celui de <strong>Camille Laurens</strong> dans des péripéties littéraires en 1998 et en 2007 pour la seconde.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1889"></span></p>
<p>Au fil de sa bibliographie, des thèmes sont récurrents : la disparition, l&rsquo;absence mais aussi l&rsquo;identité et l&rsquo;appartenance. L&rsquo;auteure se plait également à écrire sur les transformations traumatiques, le dépassement des limites physiques et psychologiques.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-il-faut-beaucoup-aimer.jpg" rel="lightbox[1889]"><img class="alignleft size-full wp-image-1895 colorbox-1889" style="margin: 10px" alt="livre-il-faut-beaucoup-aimer" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-il-faut-beaucoup-aimer.jpg" width="120" height="176" /></a>Dans<strong> &laquo;&nbsp;Il faut beaucoup aimer les hommes&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Solange</strong>, qui était déjà le prénom de son héroïne dans<strong> &laquo;&nbsp;Clèves&nbsp;&raquo;</strong>, son roman précédent, rencontre un homme. Il est Noir. C&rsquo;est le coup de foudre.  Tous les deux sont acteurs, vivent aux Etats-Unis. Et lui veut réaliser un film. En Afrique. Mais qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;être Noir ? Et l&rsquo;Afrique, c&rsquo;est comment ?</p>
<p>Solange s&rsquo;interroge, tente de s&rsquo;intéresser tandis que<strong> Kouhouesso</strong> travaille d&rsquo;arrache-pied pour tourner un film adapté d<strong>’&nbsp;&raquo;Au cœur des ténèbres&nbsp;&raquo;</strong> de Conrad, sur place, au Congo. Solange va le suivre dans cette aventure, jusqu’au bout du monde : à la frontière du Cameroun et de la Guinée Équatoriale, au bord du fleuve Ntem, dans une sorte de « je ntem moi non plus ».</p>
<p>Le couple mixte est confronté aux clichés, à une vision fausse qui se porte sur eux. Lui, se doit de jouer l&rsquo;homme noir. Elle doit se comporter comme une femme. Mais plus. Mais les histoires d&rsquo;amour finissent mal, en général, non ?</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 95</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Elle était née où elle était née, dans la peau qui était la sienne, entourée des mots qui l&rsquo;entouraient. Elle découvrait ça, que sur les Noirs, ce n&rsquo;est pas exactement que les Blancs n&rsquo;ont rien à dire (ils n&rsquo;arrêtent pas, ils n&rsquo;arrêtaient depuis qu&rsquo;elle était petite) ; non, c&rsquo;est que les Noirs, les Blancs, n&rsquo;ont rien à dire aux Noirs. Même répéter, ils ne peuvent pas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 172 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Elle reprit pourtant : “Brice lui-même ne parlait jamais de sa couleur.” Il coupa : “Ce que tu réclames, c&rsquo;est un certificat. Un certificat de non-racisme. Aussi bien tu ne couches avec moi que pour l&rsquo;obtenir.”</em></p>
<p><em>Elle secoua la tête avec une énergie de cheval, de cheval blessé. Elle murmura le mot</em> paranoïa.</p>
<p><em>Il pressa ses paumes contre ses yeux, puis les ouvrit en signe d&rsquo;apaisement. “Toutes ces employées charmantes, elle me font penser à ces Américaines qui se précipitent pour me dire bonjour et au revoir et faire croire qu&rsquo;elles sont </em>color blind<em>, aveugles à la couleur. Elles tiennent à leur certificat. Ecoute. Tu n&rsquo;es pas ce genre de petit modèle. Mais si tu n&rsquo;as pas vu la couleur de Brice, ça ne prouve rien d&rsquo;autre que ton refoulement. </em></p>
<p><em>Le salaud avait fait lui aussi une psychanalyse. Jungienne, lui avait-il dit. A Palo Alto, aller et retour deux fois par semaine en coupé Mercedes.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Pages 223-224 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Dans la pirogue, elle avait très chaud. La pagaie plongeait dans le fleuve comme dans de l&rsquo;huile, les oiseaux mêmes se taisaient. Cette chaleur, c&rsquo;était stupide ; elle ne pouvait s&rsquo;empêcher d&rsquo;ouvrir la bouche, mais l&rsquo;air du dehors était beaucoup plus chaud que l&rsquo;intérieur du corps. Kouhouesso fermait les yeux façon persiennes et et le piroguier, torse nu, ne cessait de s&rsquo;asperger. Il pagayait la chaleur, il touillait le fleuve et le ciel, il se diluait dans les mirages. Le plat de l&rsquo;eau était parcouru d&rsquo;ondes qui portaient des voix, des chocs, d&rsquo;étranges bruits sans source. Les vibrations entraient dans le corps de Solange. Elle avait des visions de la maison de Malibu, l&rsquo;ombre méditerranéenne, la salle de bains aux carreaux blancs, la mer qui brassait la chaleur. C&rsquo;était hier, c&rsquo;était avant. Elle aurait aimé contempler la forêt, avoir la sagesse des peintres et des écologistes ; mais cette Afrique verte et orange qui tremblotait n&rsquo;était qu&rsquo;un problème de plus. Aucun de ces arbres n&rsquo;expliquait Kouhouesso. Ils ne lui opposaient qu&rsquo;une autre énigme, impénétrable, dangereuse, un règne non humain, l&rsquo;affirmation d&rsquo;une puissance ailleurs réduite à la sciure.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Une histoire d&rsquo;amour comme au cinéma&#8230; et dans le milieu du cinéma. Marie Darrieusecq veut ici tordre le coup aux clichés sur les femmes et les Noirs en les poussant à l&rsquo;outrance. Une manière de mieux dénoncer ? Peut-être. Le livre, agréable à lire, nous plonge dans le monde artificiel du cinéma et de ses ego surdimensionnés. Tout est apparence. Sauf la couleur de la peau.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Il faut beaucoup aimer les hommes&nbsp;&raquo;, de Marie Darrieussecq, P.O.L, 18€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p></blockquote>
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		<item>
		<title>Le rapport mère-fille, sauce wasabi</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/03/05/le-rapport-mere-fille-sauce-wasabi/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/03/05/le-rapport-mere-fille-sauce-wasabi/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 05 Mar 2012 15:33:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[adolescence]]></category>
		<category><![CDATA[chirurgie esthétique]]></category>
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		<category><![CDATA[Seins et oeufs]]></category>
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		<description><![CDATA[&#160; Mieko Kawakami Du 16 au 19 mars, se tiendra le traditionnel Salon du livre à Paris. Cette année, il met à l&#8217;honneur la littérature japonaise. L&#8217;occasion de découvrir des auteurs nippons d&#8217;aujourd&#8217;hui. Mieko Kawakami ne fait pas partie de la sélection. Qu&#8217;importe. Elle nous parle du Japon des années 2010. Les rapports mère-fille peuvent [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_864" class="wp-caption alignleft" style="width: 117px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MIEKO-II.jpg" rel="lightbox[861]" title="MIEKO II"><img class=" wp-image-864  colorbox-861" style="margin: 10px;" title="MIEKO II" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MIEKO-II.jpg" alt="" width="107" height="127" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Mieko Kawakami</dd>
</dl>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SEINS-ET-OEUFS-II.jpg" rel="lightbox[861]" title="SEINS ET OEUFS II"><img class="alignleft  wp-image-865 colorbox-861" style="margin: 10px;" title="SEINS ET OEUFS II" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SEINS-ET-OEUFS-II-157x300.jpg" alt="" width="94" height="180" /></a><strong>Du 16 au 19 mars</strong>, se tiendra le traditionnel <strong>Salon du livre</strong> à Paris. Cette année, il met à l&rsquo;honneur la<a title="Le site du Salon du livre" href="http://www.salondulivreparis.com/Programme/Les-5-axes-programmatiques/La-litterature-japonaise-a-lhonneur.htm"> littérature japonaise.</a></p>
<p>L&rsquo;occasion de découvrir des auteurs nippons d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. <strong>Mieko Kawakami</strong> ne fait pas partie de la sélection. Qu&rsquo;importe. Elle nous parle du Japon des années 2010.</p>
<p>Les rapports mère-fille peuvent être compliqués, tendres, violents, inexistants&#8230; ou le tout à la fois. En plongeant le lecteur dans l&rsquo;histoire de &laquo;&nbsp;<strong>Seins et oeufs</strong>&laquo;&nbsp;, publié en février,  l&rsquo;auteure japonaise <strong>Mieko Kawakami</strong> nous ouvre les portes de la société contemporaine nippone, vue par le prisme des femmes. Un roman de 108 pages qui nous raconte trois jours au coeur d&rsquo;une famille aux liens distendus et aux silences trop nombreux.</p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-861"></span></p>
<p>Diplômée de philosophie, musicienne, actrice et romancière, <strong>Mieko Kawakami</strong> a été élue &laquo;&nbsp;Femme de l’année 2008&Prime; par le magazine <em>Vogue Japan</em>. Elle signe avec &laquo;&nbsp;<strong>Seins et oeufs</strong>&laquo;&nbsp;, un livre qui nous parle de la société d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, de l&rsquo;importance de l&rsquo;apparence et du regard d&rsquo;autrui.</p>
<p>Pendant trois jours, c&rsquo;est à Tokyo, chez<strong> Natsu</strong> que l&rsquo;histoire se déroule. Natsu accueille sa soeur, <strong>Makiko</strong>, hôtesse dans un bar, quadragénaire perdue depuis le départ du père de sa fille, <strong>Midoriko</strong>. La jeune fille, elle, est entrée dans l&rsquo;adolescence. Elle a douze ans, elle découvre les changements de son corps et s&rsquo;est enfermée dans le silence. Elle ne s&rsquo;adresse plus que par écrit à sa mère qui vit avec elle à Osaka. Et ne comprend pas cette obsession de sa mère à vouloir se faire refaire les seins.</p>
<p>Entre non-dits et rêves secrets, l&rsquo;histoire se déroule dans la moiteur de l&rsquo;été&#8230; dans le petit appartement de <strong></strong><strong>Natsu</strong>, trentenaire célibataire qui essaye de tisser un nouveau lien entre les deux membres de sa famille et de comprendre, elle aussi, l&rsquo;obstination de sa soeur à vouloir se faire opérer.</p>
<p>L&rsquo;auteure a fait le choix d&rsquo;alterner le récit de <strong>Natsu</strong> et le journal intime de la jeune fille. Une façon de montrer le regard des trois personnages sur la féminité en général et la leur en particulier. Malgré le dialogue rompu.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Extraits</strong></p>
<p><strong>Page 19 :</strong> C&rsquo;est Natsu qui parle de sa soeur.<em> &nbsp;&raquo; Je serais plus tranquille si ma soeur avait un vrai travail dans un vrai bureau, c&rsquo;est sûr, mais la vérité c&rsquo;est que je ne peux même pas le lui dire. Parce que d&rsquo;un autre côté je sais. Je sais tout le reste, oui, et plus j&rsquo;y pense, plus toute cette pesanteur, cet ennui, une mère seule avec sa fille, à Osaka, rien que ces mots, rien que ces sons, ces images, toutes ces ténèbres mornes que je sens en permanence derrière mon dos, toutes ces choses pénibles qui se rémènent et ne se laissent pas chasser d&rsquo;un revers de manche, toutes ces pensées moites qui viennent peser sur ma poitrine et sur mes yeux&#8230;&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 30 :</strong> C&rsquo;est la jeune Midoriko qui parle. <em>&laquo;&nbsp;Moi, mon corps a faim, il a les cycles hormonaux, il fonctionne sans que je lui demande rien et ça me donne l&rsquo;impressionn d&rsquo;être enfermée dedans. Pour la simple raison qu&rsquo;onnest née, en fin de compte il faut vivre, manger tout le temps et gagner sa vie, rien que ça c&rsquo;est l&rsquo;horreur.Je la vois bien, maman, elle travaille tous les jours et sa vie est quand même dure. C&rsquo;est déjà assez dur comme ça pour une seule, et en plus il faudrait faire sortir un autre corps de son corps?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 47</strong> : &laquo;&nbsp;<em>Je n&rsquo;ai évidemment aucune attirance particulière pour la nudité de Makiko, mais avec ses histoires de gros seins par-ci gros seins par-là, comment me retenir de vouloir vérifier l&rsquo;existence, – ou l&rsquo;inexistence, je ne sais plus trop comment il faut dire –, de ses fameux nichons. M&rsquo;est avis que c&rsquo;est même une interrogation que nous partageons sûrement toutes deux. Quand nous sommes-nous vues nues pour la dernière fois ? A l&rsquo;époque où nous habitions ensemble, Mkiko, Midoriko et moi, pendant les six ans qui ont suivi la séparation de Makiko, les occasions ne devaient pas manquer, mais comme nous allions rarement au bain public et que nos emplois du temps étaient décalés, à vrai dire je n&rsquo;ai aucun souvenir concert sur le sujet. Alors bien sûr j&rsquo;ai regardé discrètement Makiko se déshabiller et mettre ses vêtements en boule dans son casier.</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #000080;">Mon avis</span></strong></p>
<p><span style="color: #0000ff;">Au final, un court roman qui en dit long sur la société nippone d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, confrontée comme notre vieille Europe aux questions de l&rsquo;apparence, de ce que notre image dit (ou pas) de nous-mêmes. Un roman moderne, qui nous parle de nous à travers le portrait sans concession des trois personnages. Dans la grande mégapole, pourtant, tout pourra recommencer&#8230; A découvrir ( aussi pour sa couverture, assez étonnante ). </span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><em><strong><span style="color: #000000;">&laquo;&nbsp;Seins et oeufs&nbsp;&raquo;, de Mieko Kawakami, Actes sud, 13,50€. </span></strong></em><br />
</span></p>
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