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	<title>Quatrième de couv &#187; idéaux</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>L&#8217;énigmatique disparition de Tanguy et de sa colère&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jul 2018 06:38:06 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[&#160; &#171;&#160;Tanguy Colère a disparu&#160;&#187; Nous voilà prévenus !  Au fil des pages, reste à savoir pourquoi. Et où peut désormais se trouver cet ancien militant antifasciste, leader charismatique. Raphaëlle Riol signe là un quatrième roman à plusieurs voix qui nous dresse le portrait aiguisé d&#8217;un homme plein de failles, de secrets et de contradictions derrière [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TANGUY-COLERE-A-DISPARU.jpg" rel="lightbox[4300]"><img class="alignleft size-full wp-image-4302 colorbox-4300" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TANGUY-COLERE-A-DISPARU.jpg" alt="TANGUY COLERE A DISPARU" width="370" height="542" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Tanguy Colère a disparu&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Nous voilà prévenus !  Au fil des pages, reste à savoir pourquoi. Et où peut désormais se trouver cet ancien militant antifasciste, leader charismatique.</p>
<p><strong>Raphaëlle Riol</strong> signe là un quatrième roman à plusieurs voix qui nous dresse le portrait aiguisé d&rsquo;un homme plein de failles, de secrets et de contradictions derrière ses discours longtemps jusque-boutistes.</p>
<p><strong>Tanguy</strong> s&rsquo;est vu attribuer le surnom devenu patronyme de <strong>&laquo;&nbsp;Colère&nbsp;&raquo;</strong>. Il est de tous les combats, quitte à user de la violence. Celle qui tuera d&rsquo;ailleurs son frère <strong>Tony.</strong></p>
<p>De quoi donner le ton. Mais, cela, c&rsquo;était avant.</p>
<p>Un soir d&rsquo;août 2016, <strong>Tanguy</strong> disparaît. Juste après l&rsquo;incendie volontaire qui ravage la fameuse <strong>&laquo;&nbsp;Villa Dollar&nbsp;&raquo;</strong> dans l&rsquo;enceinte de laquelle le quadragénaire s&rsquo;est installée depuis plusieurs mois, tombé en amour pour cette propriété baroque au jardin somptueusement sauvage, appartenant à une héritière américaine,<strong> Poppy Philipps</strong>, dite &laquo;&nbsp;Poppy Peau Rouge&nbsp;&raquo;. Là, l&rsquo;ancien militant devenu paysagiste a beaucoup changé. C&rsquo;est en tout cas ce que se dit <strong>Xavier</strong>, devenu enseignant, et vieil ami, perdu de vue plusieurs années.</p>
<p>Deux mois après la disparition de l&rsquo;imprévisible <strong>Tanguy</strong>, <strong>Xavier</strong> raconte. Idem pour <strong>Mia</strong>, jeune femme serveuse au service d&rsquo;un patron véreux, ex-conquête éphémère de <strong>Xavier</strong> et qui se vivra une aventure avec <strong>Tanguy</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4300"></span></p>
<p><strong>Madeleine</strong> débarquera également dans le Sud. La cousine de <strong>Tanguy</strong> veut régler des comptes, comprendre pourquoi <strong>Maurice</strong>, leur oncle inventeur célibataire, a légué à <strong>Tanguy</strong> sa fortune de plusieurs millions d&rsquo;euros. <strong>Djibril,</strong> le SDF qui squatte le jardin en échange d&rsquo;en assurer la surveillance, explique aussi sa relation avec l&rsquo;ancien leader d&rsquo;un groupe autonome<strong>. </strong>Tout comme<strong> Julien</strong>, toujours militant, descendu de Paris, qui a besoin de réponses.</p>
<p>Page après page, les uns après les autres, ils dressent le portrait de l&rsquo;absent. Et racontent aussi notre époque. Mais à quarante ans passés, comment survit-on à ses révoltes ?</p>
<p>Un roman vraiment bien mené.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 33  (Xavier)  :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est l&rsquo;automne dans ma tête, dans mon corps et jusque dans mes amitiés, ça sent le moisi. J&rsquo;ai l&rsquo;impression de dégager de vieux relents de pourriture à chacun de mes déplacements. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Voilà dix semaines que nous sommes sans nouvelles de lui. Ça lui est déjà arrivé de se volatiliser, parfois même plusieurs fois. Cette fois-ci, je ne sais pas comment dire&#8230; je n&rsquo;ai pas de mauvais pressentiment, je ne suis pas du genre angoissé&#8230; Le chercher ne sert à rien, c&rsquo;est vain. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Tanguy, c&rsquo;est l&rsquo;histoire célèbre de ce truc indispensable et familier que tu perds et que tu passes des heures à chercher. Tu t&rsquo;agaces pour rien, tu retournes tout, tu t&rsquo;excites et tu jures comme un demeuré. Et c&rsquo;est justement quand tu ne le cherches plus qu&rsquo;il réapparaît. Comme un pied de nez du sort à ton acharnement et à la possessivité maladive. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 93 ( Mia) :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&nbsp;&raquo; Les murènes de mes nuits me ramènent à Tanguy. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il dormait mal lui aussi. Il m&rsquo;a raconté que les heures où il ne dormait pas, il lisait. Et quand il ne parvenait pas à lire ou que le livre ne faisait pas effet, il sortait marcher. (Paris n&rsquo;avait plus de secrets pour lui tant il avait sillonné ses rues tard dans la nuit ou au petit matin. C&rsquo;est ce qu&rsquo;il prétendait.) On avait les mêmes symptômes, Tanguy et moi : les jambes brûlantes et les nerfs impatients, l&rsquo;impossibilité de trouver un coin frais sous les draps et puis cette sensation insupportable d&rsquo;engourdissement progressif, les fourmis dans les membres, une armée soudaine de fourmis acides déterminées à te ronger. C&rsquo;est comme si le corps exigeait sa verticalité sans délai. Comme si ton corps te hurlait  : “Lève-toi eu crève ! Maintenant ou jamais !” &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 232 (Madeleine) :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Comme une grosse bête que la colère aurait enflée, il a fini par éclater. Je suis devenue faible à ses yeux. Je tremblais. Je flanchais. A l&rsquo;image de ses frères, j&rsquo;étais faillible, alors que lui s&rsquo;était endurci. Un roc. Il donnait l&rsquo;impression de ne plus avoir peur de rien. Même pas de lui. Et ma peur et mes réticences, et celles de Xavier, l&rsquo;ont écoeuré. Entre lui et nous, un épais mur de plantes puissantes, de racines, a poussé. Le suc amer a coulé. Haro sur nos présences timorées si décevantes. Trop de pleutrerie, pensait-il. Il a laissé les autres rongés par le questionnement, l&rsquo;acidité perforatrice de la stupeur et de l&rsquo;incompréhension. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Et puis, la mort de Tony. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Le soir de l&rsquo;anniversaire de Xavier, on aurait dit qu&rsquo;il n&rsquo;y avait plus rien, qu&rsquo;il était vide. L&rsquo;apaisement lui seyait mal. Tout cela sentait la lâcheté Rien que ça  : la lâcheté. La lâcheté et l&rsquo;abandon [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;Tanguy Colère a disparu&nbsp;&raquo;, Raphaëlle Riol, la brune au rouergue, 20,80€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Le destin empêché de Bénédicte Ombredanne</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/13/le-destin-empeche-de-benedicte-ombredanne/</link>
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		<pubDate>Sat, 13 Sep 2014 14:00:21 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Nous poursuivons notre petit cheminement à travers les nouveautés de cette rentrée littéraire. Parmi elles, des livres surprises et d&#8217;autres, particulièrement attendus. C&#8217;était le cas avec &#171;&#160;L&#8217;amour et les forêts&#160;&#187;, nouvel opus d&#8217;Eric Reinhardt, auteur dont j&#8217;ai particulièrement apprécié les deux derniers romans,  &#171;&#160;Cendrillon&#160;&#187;, et &#171;&#160;Le système Victoria&#160;&#187;, que j&#8217;avais évoqué ici. Un roman encensé [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AMOUR-ET-FORETS.jpg" rel="lightbox[2642]"><img class="alignleft size-full wp-image-2646 colorbox-2642" style="margin: 10px" alt="AMOUR ET FORETS" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AMOUR-ET-FORETS.jpg" width="195" height="292" /></a>Nous poursuivons notre petit cheminement à travers les nouveautés de cette rentrée littéraire. Parmi elles, des livres surprises et d&rsquo;autres, particulièrement attendus. C&rsquo;était le cas avec <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;amour et les forêts&nbsp;&raquo;</strong>, nouvel opus d&rsquo;<strong>Eric Reinhardt</strong>, auteur dont j&rsquo;ai particulièrement apprécié les deux derniers romans,  <strong>&laquo;&nbsp;Cendrillon&nbsp;&raquo;</strong>, et <strong>&laquo;&nbsp;Le système Victoria&nbsp;&raquo;</strong>, que j&rsquo;avais évoqué<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/09/18/au-coeur-du-systeme-reinhardt/"> ici. </a></strong></p>
<p>Un roman encensé ici et là déjà par les critiques. Le public devrait également apprécier ce magnifique portrait de femme. Celui de <strong>Bénédicte Ombredanne</strong>.</p>
<p>L&rsquo;idée de ce roman est née d&rsquo;une rencontre entre <strong>Eric Reinhardt</strong> et l&rsquo;une de ses lectrices. Dans les Inrockuptibles du 13 au 19 août, l&rsquo;auteur explique :<strong><em> &nbsp;&raquo; J&rsquo;étais dans le train et ma voisine m&rsquo;a accosté. Elle m&rsquo;avait vu dans une émission littéraire à la télé et elle m&rsquo;a dit : “Vous êtes celui qui doit raconter mon histoire”. J&rsquo;étais sous le choc : c&rsquo;était une histoire de harcèlement conjugal&nbsp;&raquo;.</em> </strong></p>
<p>De ce témoignage et d&rsquo;une partie des correspondances entretenues avec d&rsquo;autres lectrices, Eric Reinhardt a imaginé son roman.</p>
<p><span id="more-2642"></span></p>
<p>Si dans <strong>&laquo;&nbsp;Le système Victoria&nbsp;&raquo;</strong>, l&rsquo;héroïne incarnait la capitalisme, le pouvoir de l&rsquo;entreprise et l&rsquo;argent, <strong>Bénédicte Ombredanne</strong>, elle, est une femme entravée, empêchée, avilie par le pouvoir tout-puissant&#8230; de son mari <strong>Jean-François –, </strong>épousé par défaut, par dépit – que l&rsquo;on pourrait ranger parmi les pervers narcissiques.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est donc celle de cette femme. Professeure de lettres dans un lycée de l&rsquo;Est de la France, à Metz, elle est mariée et mère de deux enfants. Ses rêves se sont envolés. Ceux de son mari ne se sont pas réalisés non plus. Il fait payer le prix de son échec à sa femme, plus cultivée, plus profonde que lui. Suite à une soi-disante prise de conscience de son mari de ce qu&rsquo;il fait vivre à sa femme, <strong>Bénédicte</strong> décide de s&rsquo;inscrire sur un site de rencontres. Via internet, elle fait la connaissance d&rsquo;un homme<strong>, Christian, </strong>qui le temps d&rsquo;un après-midi, lui fera comprendre que sa vie pourrait être différente, et que l&rsquo;amour existe. Au milieu de la forêt, son horizon s&rsquo;éclaircit, son corps exulte et son coeur s&rsquo;emballe. Un épisode, unique et précieux, qui remet en cause le (très) fragile équilibre que <strong>Bénédicte</strong> tente de maintenir. Sa vie bascule. Tout s&rsquo;emballe. Elle ne s&rsquo;en remettra pas.</p>
<p>Très admirative de l&rsquo;oeuvre romantique de <strong>Villiers de l&rsquo;Isle-Adam</strong>, elle se rapproche du narrateur, qui n&rsquo;est autre qu&rsquo;un écrivain ( Eric Reinhardt aime endosser ce rôle), pour partager des souvenirs de lecture&#8230; et évoquer sa vie par fragments.  Un lien se crée. Une correspondance naît. Mais elle ne sauvera pas <strong>Bénédicte Ombredanne</strong>. Le narrateur se fera enquêteur auprès de la soeur jumelle de Bénédicte notamment&#8230; trop tard cependant.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 53 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Sa décision était prise, le cheminement qui l&rsquo;y avait conduite avait été accompli pendant la brève durée de son repas. Pourtant, jusqu&rsquo;à ce soir de mars, l&rsquo;idée de se rendre sur ce genre de sites ne s&rsquo;était même jamais présentée à son esprit, y compris dans ses fantasmes les inavouables. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>L&rsquo;explosion qui venait de se produire avait été d&rsquo;une puissance inouïe, accentuée par l&rsquo;attitude de rétention dont elle avait fait preuve ces dix dernières années : rétention de désirs, de pulsions, de gaieté, de rêves, d&rsquo;espérance, d&rsquo;exigences, d&rsquo;ambition, de tendresse, de colère, de révolte. Les conséquences de cette posture de renoncement avaient été comparables en définitive à une insidieuse accumulation d&rsquo;explosifs, c&rsquo;est ce qu&rsquo;elle avait découvert ce soir-là quand la présence de toute cette dynamite entreposée par son abnégation dans un recoin obscur de son cerveau avait encore amplifié la violence du souffle. Un observateur présent dans la maison au moment des faits aurait pu percevoir distinctement deux détonations successives, la première liée au temps présent et aux aveux humides du mari, la seconde au gâchis qu&rsquo;elle se disait qu&rsquo;elle avait fait des années dernièrement écoulées. La seconde avait été encore plus assourdissante que la première.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 169 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Elle se dirait plus tard qu&rsquo;elle aurait dû tirer profit de l&rsquo;avantage qu&rsquo;elle avait pris à ce moment-là sur son mari pour imposer de nouvelles normes relationnelles. Si elle avait été un peu plus prévoyante, elle lui aurait expliqué ce qu&rsquo;elle attendait de leur vie commune, elle aurait pérennisé ce rééquilibrage par des repères placés entre eux comme autant d&rsquo;épingles de couturière piquées dans le tissu d&rsquo;une robe pour en marquer l&rsquo;ourlet.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 299:</strong> <em>&nbsp;&raquo; Elle m&rsquo;a dit un matin qu&rsquo;elle avait toujours adoré le mot surrender, entendu dans une chanson fameuse. A présent, elle savait pourquoi : elle connaissait la raison d&rsquo;être de cet obscur attachement pour ce mot. </em>Surrender. Reddition<em>. Il est beau, ce mot, non ? m&rsquo;a-t-elle dit ce matin-là? Reddition, avec ses deux d, c&rsquo;est sublime, tu ne trouves pas ? Mais enfin, ai-je protesté, qu&rsquo;est ce que tu racontes, tu dis n&rsquo;importe quoi ! Pas du tout, m&rsquo;a répliqué calmement pas jumelle.  Je t&rsquo;assure, Marie-Claire. Le moment est venu de me rendre. Le bonheur n&rsquo;a pas voulu de moi, j&rsquo;ai pourtant tout fait pour le mériter, tant pis, ma décision est prise, j&rsquo;abandonne.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Pas de doute, Eric Reinhardt sait parler des femmes&#8230; et aux femmes. Avec ce nouveau roman, formidable portrait, il nous parle de l&rsquo;intime, de ce qui ne se voit pas, de ce qu&rsquo;on ne dit pas. Et qu&rsquo;il faut deviner. La langue de Reinhardt, riche, précise, nous entraîne dans les méandres de l&rsquo;âme et des sentiments. Jusqu&rsquo;à la fin de Bénédicte. A découvrir absolument. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;amour et les forêts&nbsp;&raquo;, Eric Reinhardt, Gallimard, 21,90€.</strong> </em></p>
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		</item>
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		<title>Faber ou le portrait d&#8217;une génération sans utopie&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/09/16/faber-ou-le-portrait-dune-generation-sans-utopie/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/09/16/faber-ou-le-portrait-dune-generation-sans-utopie/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 16 Sep 2013 15:22:02 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Voilà assurément l&#8217;un de mes coups de coeur de cette rentrée ! Avec &#171;&#160;Faber, le destructeur&#160;&#187;, Tristan Garcia signe un roman puissant, contemporain et terriblement bien mené, à la manière d&#8217;un roman noir. Tristan Garcia est un jeune homme de 32 ans, philosophe, essayiste et écrivain. En 2008, il publie son premier [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="text-decoration: underline"><strong><span style="color: #0000ff;text-decoration: underline">Rentrée littéraire</span></strong></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FABER.jpg" rel="lightbox[1999]"><img class="alignleft  wp-image-2042 colorbox-1999" style="margin: 10px" alt="FABER" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FABER.jpg" width="240" height="351" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Voilà assurément l&rsquo;un de mes coups de coeur de cette rentrée ! Avec <strong>&laquo;&nbsp;Faber, le destructeur&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Tristan Garcia</strong> signe un roman puissant, contemporain et terriblement bien mené, à la manière d&rsquo;un roman noir.</p>
<p><strong>Tristan Garcia</strong> est un jeune homme de 32 ans, philosophe, essayiste et écrivain. En 2008, il publie son premier roman,<strong> &laquo;&nbsp;La meilleure part des hommes&nbsp;&raquo;</strong> et se voit décerner le Prix de Flore. Il est également passionné de séries, télévisées, américaines notamment.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Medhi</strong>, que tous finiront par nommer par son patronyme,<strong> Faber</strong>.<strong> Faber</strong>, un gamin adopté dont les parents meurent tragiquement. <strong>Faber</strong>, un enfant à l&rsquo;intelligence vive et grande (<em>&laquo;&nbsp;elle n&rsquo;a ni sol ni plafond&nbsp;&raquo;</em>, comme l&rsquo;écrit <strong>Tristan Garcia</strong>) qui, à l&rsquo;école, au collège puis au lycée va vivre une amitié très forte avec <strong>Madeleine</strong> et<strong> Basile</strong>, dans cette petite ville de province fictive qu&rsquo;est <strong>Mornay. Les trois amis ont eu 20 ans dans les années 2000. Pas de quoi pavoiser semble-t-il&#8230;</strong></p>
<p><strong>Tristan Garcia </strong>écrit ainsi, en incipit puis à partir de la page 453 :</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Nous étions des enfants de la classe moyenne d&rsquo;un pays moyen d&rsquo;Occident, deux générations après une guerre gagnée, une génération après une révolution ratée. Nous n&rsquo;étions ni pauvres, ni riches, nous ne regrettions pas l&rsquo;aristocratie, nous ne rêvions d&rsquo;aucune utopie et la démocratie nous était devenue égale. Nos parents avaient travaillé, mais jamais ailleurs que dans des bureaux, des écoles, des postes, des hôpitaux, des administrations. Nos pères ne portaient ni blouse ni cravate, nos mères ni tablier ni tailleur. Nous avions été éduqués et formés par les livres, les films, les chanson – par la promesse de devenir des individus. Je crois que nous étions en droit d&rsquo;attendre une vie différente. Nous avons fait des études – un peu, suffisamment, trop –, nous avons appris à respecter l&rsquo;art et les artistes, à aimer entreprendre pour créer du neuf, mais aussi à rêver, à nous promener, à apprécier le temps libre, à croire que nous pourrions tous devenir des génies, méprisant la bêtise, détestant comme il se doit la dictature et l&rsquo;ordre établi. Mais pour gagner de quoi vivre comme tout le monde, une fois adultes, nous avons compris qu&rsquo;il ne serait jamais question que de prendre la file et de travailler. A ce moment-là, c&rsquo;était la crise économique et on ne trouvait plus d&rsquo;emploi., ou bien c&rsquo;était du travail au rabais. Nous avons souffert la société comme une promesse deux fois déçue.  Certains s&rsquo;y sont faits, d&rsquo;autres ne sont jamais parvenus à le supporter. Il y a eu en eux une guerre contre tout l&rsquo;univers qui leur avait laissé entr&rsquo;apercevoir la vraie vie, la possibilité d&rsquo;être quelqu&rsquo;un et qui avait sonné, après l&rsquo;adolescence, la fin de la récréation des classes moyennes. On demandait aux fils et aux filles de la génération des Trente Glorieuses et de Mai-68 de renoncer à l&rsquo;idée illusoire qu&rsquo;ils se faisaient de la liberté et de la réalisation de soi, pour endosser l&rsquo;uniforme invisible des</em> personnes<em> [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><span id="more-1999"></span></p>
<p>Des années durant, <strong>Madeleine</strong> et <strong>Basile</strong> vont vivre dans l&rsquo;ombre et l&rsquo;aura de <strong>Faber.</strong> Il fait le bien autour de lui. Mais au fil des années et des idéaux déçus, il se radicalise. Met la ville de sa jeunesse sans dessus-dessous. Va jusqu&rsquo;à tuer. Passe de l&rsquo;autre côté. S&rsquo;enferme dans ses idées, se désocialise jusqu&rsquo;à ce que <strong>Madeleine et Basile, dix ans après leur dernière rencontre, décident d&rsquo;aller le récupérer dans une ferme insalubre de l&rsquo;Ariège.</strong></p>
<p><strong>Faber n&rsquo;est plus que l&rsquo;ombre de lui-même. Les deux anciens amis le ramènent à la vie et en ville. A quel prix ? Celui de leurs désillusions ? L&rsquo;occasion de mettre des mots aussi sur le mystère de leur fascination et d&rsquo;échafauder un plan pour faire disparaître cet ami si particulier.<br />
</strong></p>
<p><strong>Madeleine</strong> est devenue pharmacienne comme sa mère qu&rsquo;elle détestait pourtant quand elle était adolescente. <strong>Basile</strong>, lui, enseigne la littérature et a écrit un roman sur <strong>Faber</strong>, un manuscrit qu&rsquo;il cache, comme pour mieux faire disparaître celui qu&rsquo;il a idolâtré.</p>
<p>Au fil des 462 pages, chacun des trois amis raconte par des flashbacks ces années d&rsquo;amitié, de lutte, de désordre et de dépit. Avant qu&rsquo;un certain<strong> Tristan</strong> (tiens, tiens, comme l&rsquo;auteur&#8230;) prenne à son tour la parole.</p>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FABER-PHOTO.jpg" rel="lightbox[1999]"><img class="alignleft  wp-image-2051 colorbox-1999" style="margin: 10px" alt="FABER PHOTO" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FABER-PHOTO.jpg" width="117" height="158" /></a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Découvrez l&rsquo;auteur sur France Inter, dans l&rsquo;émission de Pascale Clark</strong></p>
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<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 42 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Voilà : des lunettes, cheveux blonds cendrés, courts, il est plutôt bien ce qu&rsquo;il est. Le visage de l&rsquo;angoisse, donc  ; il a la tête de son salon. Bordel, mais c&rsquo;est quoi cette maison ? Soudain, je réalise : l&rsquo;intérieur est le même que celui des Oslen rue de Logres, après le pont du Cochon, aux Basses-Filles-de-Dieu, quand on avait douze ans. Madeleine est devenue comme ses parents. Je ne peux pas le lui reprocher. Mais une table basse, tout de même. Des bibliothèques. Rideaux japonais. Il n&rsquo;y a pas la télé. Deux ordinateurs, des Mac.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 192</strong> :<em> &laquo;&nbsp;En le faisant revenir à Mornay, Madeleine et moi savions quels étaient les risques encourus. Madeleine m&rsquo;avait dit : “Tu vas être attendri.” Je l&rsquo;étais déjà. Repenser au passé ne faisait que me rendre plus réceptif à l&rsquo;idée selon laquelle “il aurait pu redevenir comme avant”. Mais je ne voulais surtout pas qu&rsquo;il fouille dans mon casier et découvre le manuscrit. Toute l&rsquo;âme de Faber était là-dedans.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 405-406</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Je peux me rappeler ce qui est arrivé, mais pas pourquoi ni comment. Ni ce que j&rsquo;ai pensé ni ce que j&rsquo;ai senti. J&rsquo;en voulais évidemment au monde entier, Madeleine et Basile compris. J&rsquo;aurais bien aimé me débarrasser de ce qu&rsquo;il y avait de mauvais en moi. Mais si j&rsquo;en faisais abstraction, il ne me restait plus rien. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Pour ne pas perdre Basile et Maddie, il fallait que s&rsquo;accomplisse quelque chose et j&rsquo;étais condamné à un acte de plus en plus grand, de plus en plus grave. Je tenais le cutter à la main et je n&rsquo;avais pas peur. Depuis toujours, j&rsquo;aimais saigner du dos ou du flanc dès que je devais me concentrer. Faute de quoi mon attention se perdait dans les détails. Je m&rsquo;étais légèrement entaillé l&rsquo;épiderme et la douleur me tenait éveillé, enfermé en moi et à l&rsquo;affût. Je crois que je me suis convaincu que si je ne battais pas quelqu&rsquo;un dans l&rsquo;heure qui venait, il faudrait m&rsquo;avouer battu. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>M&rsquo;habitait une irrépressible envie de tout détruire. Dans un état second, je sautillais au milieu du jardin de l&rsquo;Evêché. Au cours de telles crises, de démence ou de lucidité, je savais qui j&rsquo;étais. Je me connaissais. J&rsquo;avais vu Dieu, J&rsquo;avais été son fils préféré avant la naissance de son fils unique. J&rsquo;ai déclaré aux autres que je m&rsquo;apprêtais à faire du mal au maire de cette ville. Non pas seulement parce qu&rsquo;il était la cause de ma chute, de mon renvoi et du divorce des parents de Madeleine, mais parce qu&rsquo;il </em>était<em> la ville. Je ne sais plus vraiment si j&rsquo;avais l&rsquo;intention de le tuer, dans mon délire. Mais quelle autres solution ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Faut-il détruire Faber ou le sauver ? Cette double question tient le livre de bout en bout. Un roman ambitieux et fort que celui de Tristan Garcia que je découvre par la même occasion. Une jolie trouvaille. Et assurément l&rsquo;une des très bonnes surprises de cette rentrée. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Faber le destructeur&nbsp;&raquo;, de Tristan Garcia, Gallimard, 21,50€.</strong></em></p>
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