<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Quatrième de couv &#187; Hélène</title>
	<atom:link href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/tag/helene/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv</link>
	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
	<lastBuildDate>Sat, 13 Jan 2024 19:30:44 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
		<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
		<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=4.0.1</generator>
	<item>
		<title>Au mitan de sa vie, le poids des choix</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/05/09/connemara/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/05/09/connemara/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 09 May 2022 06:59:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Connemara"]]></category>
		<category><![CDATA[adultère]]></category>
		<category><![CDATA[burn-out]]></category>
		<category><![CDATA[choix]]></category>
		<category><![CDATA[Christophe]]></category>
		<category><![CDATA[classes moyennes]]></category>
		<category><![CDATA[classes sociales]]></category>
		<category><![CDATA[consultants]]></category>
		<category><![CDATA[enfants]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[Grand-Est]]></category>
		<category><![CDATA[Hélène]]></category>
		<category><![CDATA[hockey]]></category>
		<category><![CDATA[lycée]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Mathieu]]></category>
		<category><![CDATA[petite bourgeoisie]]></category>
		<category><![CDATA[retour]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[transfuge de classe]]></category>
		<category><![CDATA[travail]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=5967</guid>
		<description><![CDATA[&#160; Nicolas Mathieu est de retour ! Autant vous dire que Connemara était attendu. Par tous ceux qui avaient aimé Leurs enfants après eux (dont j&#8217;avais parlé ici ), par les libraires aussi, sûrs de voir entrer des lecteurs en attente&#8230; et par moi. L&#8217;auteur quadragénaire sait mieux que d&#8217;autres dépeindre les classes moyennes, qu&#8217;elles vivent dans l&#8217;Est de la France ou [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #ff6600"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/metadatametadatageneralwebwebtitle_8.jpg" rel="lightbox[5967]"><img class="alignleft size-full wp-image-5969 colorbox-5967" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/metadatametadatageneralwebwebtitle_8.jpg" alt="metadatametadatageneralwebwebtitle_8" width="618" height="1024" /></a></span></strong></p>
<p><strong>Nicolas Mathieu</strong> est de retour ! Autant vous dire que <em><strong>Connemara</strong></em> était attendu. Par tous ceux qui avaient aimé <strong><em>Leurs enfants après eux </em></strong>(dont j&rsquo;avais parlé<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/12/14/dans-la-france-de-lentre-deux/">ici</a> </strong>), par les libraires aussi, sûrs de voir entrer des lecteurs en attente&#8230; et par moi. L&rsquo;auteur quadragénaire sait mieux que d&rsquo;autres dépeindre les classes moyennes, qu&rsquo;elles vivent dans l&rsquo;Est de la France ou ailleurs.</p>
<p>Il nous parle de déterminisme social, de malaise existentiel à travers les portraits croisés d&rsquo;<strong>Hélène</strong> et de <strong>Christophe</strong>. La première, fille unique, a tout fait pour s&rsquo;extraire de la situation sociale de ces parents.</p>
<p>Partie à Paris où elle devient consultante, elle regagne sa région natale avec compagnon et enfants après un burn-out violent. Là, entre maison d&rsquo;architecte, réflexes bourgeois, vie intime en berne et compétition au travail, elle cherche sa place. Croit la trouver dans les bras de <strong>Christophe,</strong> qui lui, n&rsquo;a pas quitté Cournécourt, cette petite ville fictive située à côté d&rsquo;Epinal. Ils se connaissent depuis le lycée. Lui n&rsquo;est pas parti. Et n&rsquo;a pas cherché à le faire. Papa d&rsquo;un petit garçon, il est séparé de la mère de celui-ci. Et se partage entre son travail de commercial, son père de moins en moins autonome, ses copains de toujours, et sa carrière de joueur de hockey sur glace. L&rsquo;ancienne gloire locale a tenté un come-back.<strong> Hélène</strong> et <strong>Christophe</strong> se retrouvent, deviennent amants. L&rsquo;occasion pour l&rsquo;une et l&rsquo;autre de changer de vie ?</p>
<p>L&rsquo;occasion pour <strong>Nicolas Mathieu</strong> d&rsquo;observer, de disséquer comme l&rsquo;enragé des détails qu&rsquo;il est toujours. De l&rsquo;enfance à l&rsquo;âge adulte, les séquences s&rsquo;intercalent, se succèdent. Pour mieux saisir l&rsquo;évolution et/ou les blocages.</p>
<p>Doit-on partir pour réussir ou le faire croire ? Peut-on naître, vivre et mourir au même endroit sans le vivre comme un échec social ? Autant de questions posées par cet épais roman. <strong>Hélène</strong> a choisi d&rsquo;être transfuge de classe, de s&rsquo;imposer. <strong>Christophe</strong> s&rsquo;en est bien gardé. Ont-ils, au final, réussi leur vie ?</p>
<p>Au fil des pages, le lecteur explore l&rsquo;intime et le politique de notre époque contemporaine. Une chronique sociale cinglante sur ceux qui, au mitan de leur vie, pensent savoir, qui sont sûrs d&rsquo;eux et sur ceux qui se débrouillent pour ne pas sombrer. Une manière aussi de &laquo;&nbsp;dénoncer&nbsp;&raquo; la novlangue qui s&rsquo;infiltre partout. Celle des décideurs. De ceux qui savent. Ou croient savoir.</p>
<p><a href="https://youtu.be/1n3PJKmc1SU">https://youtu.be/1n3PJKmc1SU</a></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 126 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Hélène débarquait donc en pleine guerre picrocholine et trouvait dans chaque organisme où elle intervenait des équipes irréconciliables et une poignée de cadres au bord de la crise de nerfs. L&rsquo;étendue des dégâts ne la surprenait guère. Cent fois déjà, elle avait pu constater les effets dévastateurs de ces refontes imposées en vertu de croyances nées la veille dans l&rsquo;esprit d&rsquo;économistes satellitaires ou dans les tréfonds de business schools au prestige indiscuté. ces catéchismes managériaux variaient d&rsquo;une année à l&rsquo;autre, suivant le gout du moment et la couleur du ciel, mais les effets sur le terrain demeuraient invariables.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 150-151 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] En somme, il faut se tenir. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mais à quoi ça tient ? Certainement pas au vocabulaire. Le père de Charlotte dit merde à tout-va et signale des connards à chaque carrefour. Ni aux vêtements. Nicole bronze topless sur la plage, et toute la garde(robe du père est élimée, pleine de taches, parfois trouée et ça lui est complètement indifférent. Ça ne rélève pas non plus de plus la politesse, ni d&rsquo;une sorte de respect conventionnel que les enfants devraient aux adultes. C&rsquo;est autre chose, de plus subliminal. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Par exemple, une fois, Hélène s&rsquo;est laissée tomber un peu trop lourdement dans le canapé du salon, et elle a senti passer la réprobation pareille à un courant d&rsquo;air. Depuis, elle vit dans l&rsquo;inquiétude et s&rsquo;efforce de faire comme Charlotte.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 381-382 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Enfin la voix de Sardou, et ces paroles qui faisaient semblant de parler d&rsquo;ailleurs, mais ici, chacun savait à quoi s&rsquo;en tenir. Parce que la terre, les lacs, les rivières, ça n&rsquo;était que des images, du folklore. Cette chanson n&rsquo;avait rien à voir avec l&rsquo;Irlande. Elle parlait d&rsquo;autre chose, d&rsquo;une épopée moyenne, la leur, et qui ne s&rsquo;était pas produite dans la lande ou ce genre de conneries, mais là, dans les campagnes et les pavillons, à petits pas, dans la peine des jours invariables, à l&rsquo;usine puis au bureau, désormais dans les entrepôts et les chaînes logistiques, les hôpitaux et à torcher le cul des vieux, cette vie avec ses équilibres désespérants, des lundis à n&rsquo;en plus finir et quelque fois la plage, baisser la tête et une augmentation quand ça voulait, quarante ans de boulot et plus, pour finir à biner son minuscule bout de jardin, regarder un cerisier en fleur au printemps, se savoir chez soi, et puis la grande qui passsait le dimanche en Megane, le siège bébé à l&rsquo;arrière, un enfant qui rassure tout le monde : finalement, ça valait le coup. Tout ça, on le savait d&rsquo;instinct, aux premières notes, parce qu&rsquo;on l&rsquo;avait entendue mille fois cette chanson, au transistor dans sa voiture, à la télé, grandiloquente et manifeste, qui vous prenait aux tripes et rendait fier.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong><em>Connemara, Nicolas Mathieu, Actes sud, 22€.</em></strong></p>
</blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/05/09/connemara/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/05/09/connemara/" data-text="Au mitan de sa vie, le poids des choix - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2022/05/09/connemara/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Prendre la tangente avec Maylis de Kerangal</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/01/19/prendre-la-tangente-avec-maylis-de-kerangal/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/01/19/prendre-la-tangente-avec-maylis-de-kerangal/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 19 Jan 2012 14:24:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Aliocha]]></category>
		<category><![CDATA[conscrit russe]]></category>
		<category><![CDATA[Corniche Kennedy]]></category>
		<category><![CDATA[désertion]]></category>
		<category><![CDATA[fuite]]></category>
		<category><![CDATA[Hélène]]></category>
		<category><![CDATA[Maylis de Kerangal]]></category>
		<category><![CDATA[Naissance d'un pont]]></category>
		<category><![CDATA[prosmicuité]]></category>
		<category><![CDATA[quête]]></category>
		<category><![CDATA[rencontre]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[secret]]></category>
		<category><![CDATA[Tangente vers l'Est]]></category>
		<category><![CDATA[train]]></category>
		<category><![CDATA[Transsibérien]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=739</guid>
		<description><![CDATA[Le Transsibérien a inspiré les auteurs, ces derniers mois.  Et pour cause. Plusieurs d&#8217;entre eux ont participé au printemps 2010 à un voyage officiel organisé dans le cadre de l&#8217;année franco-russe. Avec plus ou moins de bonheur, les auteurs, – comme le raconte l&#8217;article de Rue89 publié ici –, les auteurs ont &#171;&#160;rendu&#160;&#187; leur copie sous différentes formes. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le <strong>Transsibérien</strong> a inspiré les auteurs, ces derniers mois.  Et pour cause. Plusieurs d&rsquo;entre eux ont participé au printemps 2010 à un voyage officiel organisé dans le cadre de l&rsquo;année franco-russe. Avec plus ou moins de bonheur, les auteurs, – comme le raconte l&rsquo;article de <strong>Rue89</strong> publié <a title="L'article en question sur le site Rue89" href="http://blogs.rue89.com/balagan/2012/01/08/maylis-de-kerangal-et-daniele-sallenave-dans-le-transsiberien-pour-le-meilleur--0">ici</a> –, les auteurs ont &laquo;&nbsp;rendu&nbsp;&raquo; leur copie sous différentes formes. <strong>Maylis de Kerangal</strong> est l&rsquo;une des seules à l&rsquo;avoir fait sous une forme romanesque avec &laquo;&nbsp;<strong>Tangente vers l&rsquo;est</strong>&laquo;&nbsp;, qui vient de sortir chez <strong>Verticales</strong>.</p>
<p><span id="more-739"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/KERANGAL.jpg" rel="lightbox[739]" title="KERANGAL"><img class="alignleft  wp-image-743 colorbox-739" style="margin: 10px;" title="KERANGAL" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/KERANGAL.jpg" alt="" width="101" height="146" /></a> <strong>Maylis de Kerangal</strong> passe son enfance au Havre. Elle étudiera l&rsquo;Histoire, la philosophie, et l&rsquo;ethnologie. Elle publie son premier roman, &laquo;&nbsp;<strong>Je marche sous un ciel de traîne</strong>&laquo;&nbsp;, en 2000, suivis en 2003 par &laquo;&nbsp;<strong>La Vie voyageuse</strong>&laquo;&nbsp;, puis par le recueil de nouvelles &laquo;&nbsp;<strong>Ni fleurs, ni couronnes</strong>&nbsp;&raquo; en 2006 , et par &laquo;&nbsp;<strong>Corniche Kennedy</strong>&nbsp;&raquo; en 2008.</p>
<p>En novembre 2010, elle remporte à l&rsquo;unanimité et au premier tour le <strong>prix Médicis</strong> pour son roman &laquo;&nbsp;<strong>Naissance d&rsquo;un pont</strong>&laquo;&nbsp;. Le livre est la même année en sélection pour les prix <strong>Fémina</strong>, <strong>Goncourt</strong>, et <strong>Flore</strong>. Un livre qui m&rsquo;avait donné envie de mieux découvrir cette auteure à l&rsquo;écriture rythmée, vive et tout en nuance.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/tangente-vers-l-estM66230.jpg" rel="lightbox[739]" title="tangente-vers-l-est,M66230"><img class="alignleft  wp-image-745 colorbox-739" style="margin: 10px;" title="tangente-vers-l-est,M66230" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/tangente-vers-l-estM66230.jpg" alt="" width="128" height="170" /></a>Cette fois, avec &laquo;&nbsp;<strong>Tangente vers l&rsquo;est</strong>&laquo;&nbsp;, c&rsquo;est un tout autre univers dans lequel nous emmène l&rsquo;écrivaine.</p>
<p> Un univers fermé, donc. Celui du Transsibérien. Avec ses wagons de 1re, 2e et 3e classe. Et les gens qui y prennent place sans aucune raison de se rencontrer au-delà de la porte du wagon. Là, il y a donc <strong>Aliocha</strong>, un jeune homme russe, conscrit, qui veut déserter avant d&rsquo;arriver à sa caserne d&rsquo;affectation. Il y a aussi <strong>Hélène</strong>, une Française, qui a suivi son amant russe, <strong>Anton</strong>, en charge d&rsquo;un barrage du côté de Ienesseï, en Sibérie. Elle vient de le quitter précipitamment. A pris le train en direction de <strong>Vladivostok</strong>, sans savoir pourquoi.</p>
<p>Dans le train, ils se rencontrent. Sans se comprendre tout à fait, ils accepteront de faire équipe. D&rsquo;aller contre la fatalité, de braver l&rsquo;autorité de <strong>Letchov</strong> et le vigilance des <strong>provodnitsa, </strong>ces femmes qui se chargent du bon fonctionnement et de l&rsquo;approvisionnement du wagon qu&rsquo;elles ont sous leur responsabilité. En quelques heures seulement, ils vont apprendre à se connaître dans l&rsquo;espace exigu de ce train mythique.  Sans entrer dans les détails. L&rsquo;une comme l&rsquo;autre ont une logique propre. Il n&rsquo;est question que de fuir.</p>
<p><strong> Aliocha</strong> est monté à Moscou, avec les autres conscrits, incapables de dire où ils vont descendre.<strong> Hélène</strong>, elle, a pris le train à Krasnoïarsk. C&rsquo;est dans cette gare qu&rsquo;<strong>Aliocha</strong> tente une première fois de s&rsquo;enfuir. De déserter son triste destin.</p>
<p><strong>Page 32 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>Aliocha est là en bonne place qui croise les bras sur son tee-shirt, et rit lui aussi, un rire forcé, râpeux dans sa gorge serrée. Il n&rsquo;a rien enfilé avant de descendre, n&rsquo;a pas même pris son sac de peur d&rsquo;attirer l&rsquo;attention, il est le plus léger possible, rien dans les mains, rien dans les poches, délesté de tout ce qui lui donnerait un nom – a plié la photo de sa mère au fond de sa chaussure – mais pourvu d&rsquo;un téléphone portable, d&rsquo;un chargeur et de cent roubles ; le jeune conscrit désespéré n&rsquo;existe plus, c&rsquo;est un autre homme.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><em></em> Le paysage, lui, défile. Jour, nuit. La forêt russe à perte de vue. Et ce train, imperturbable.</p>
<p><strong>Page 45</strong> : &laquo;&nbsp;[&#8230;] <em>la forêt se dresse dans la lumière rasante du premier jour, et c&rsquo;est encore la même forêt, les mêmes arbres élancés, les mêmes, fûts orangés, une forêt identique à ce point à elle-même c&rsquo;est à devenir dingue, on aura beau apercevoir une rivière qui sourd sous la glace, des buissons de fleurs pâles, de la neige en plaques marronnasses le long de la piste boueuse, des toits, des palissades, c&rsquo;est  la même forêt, encore et encore, non plus l&rsquo;océan mais la peau de la Terre, l&rsquo;épiderme de la Russie, les griffes et la soie</em> [&#8230;]&nbsp;&raquo;</p>
<p> <span style="color: #0000ff;">Au final, voici un livre qui se lit d&rsquo;une traite. A cause du rythme, de la tension qui s&rsquo;en dégage. Aliocha doit trouver une solution avant le terminus. Hélène est plongée dans ses doutes. Tous les deux ont décidé de fuir, de prendre la tangente. Ils vont devoir le faire ensemble, sans se livrer cependant. Ils se comprennent par gestes et quelques mots de base. De quoi se pencher sur l&rsquo;essentiel tandis que le Transsibérien n&rsquo;en finit pas d&rsquo;avaler les kilomètres. Immensité contre promiscuité. Cette fois encore, Maylis de Kerangal trouve le ton juste. Et le bon rythme. Un bon moment. </span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Tangente vers l&rsquo;est&nbsp;&raquo;, Maylis de Kerangal, éditions Verticales, 11,50€, 128 pages.</strong></em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/01/19/prendre-la-tangente-avec-maylis-de-kerangal/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/01/19/prendre-la-tangente-avec-maylis-de-kerangal/" data-text="Prendre la tangente avec Maylis de Kerangal - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/01/19/prendre-la-tangente-avec-maylis-de-kerangal/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
