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	<title>Quatrième de couv &#187; grossesse</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Grandir et écrire dans la brume des polders&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Jan 2022 07:05:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Rentrée littéraire hiver 2022 &#160; Nouvelle fournée. Nouvelle année. La rentrée littéraire d&#8217;hiver est enclenchée ! D’après les données Livres Hebdo / Electre Data Services, elle sera peuplée de 545 romans. Contre 521 l&#8217;an dernier.  Sur les tables et les étagères des libraires 385 fictions françaises ( un record depuis 2013) dont 61 premiers romans et 160 romans traduits [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_5863" style="width: 410px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/35fc32f91f098b22069891f40046bca5072b8853f4f87f908b14f679e93201d0.jpg" rel="lightbox[5860]"><img class="wp-image-5863 size-full colorbox-5860" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/35fc32f91f098b22069891f40046bca5072b8853f4f87f908b14f679e93201d0.jpg" alt="35fc32f91f098b22069891f40046bca5072b8853f4f87f908b14f679e93201d0" width="400" height="533" /></a><p class="wp-caption-text">L&rsquo;illustration de couverture est une peinture de Natalie Levkovska</p></div>
<p><strong><span style="color: #ff6600"> </span></strong><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire hiver 2022</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nouvelle fournée. Nouvelle année. La rentrée littéraire d&rsquo;hiver est enclenchée ! D’après les données Livres Hebdo / Electre Data Services, elle sera peuplée de<strong> 545 romans</strong>. Contre 521 l&rsquo;an dernier.  Sur les tables et les étagères des libraires <strong>385 fictions françaises ( un record depuis 2013) dont 61 premiers romans et 160 romans traduits contre 153 l’an dernier</strong>.</p>
<p>Alors que les ventes de livres ont grimpé de 16,5% entre janvier et novembre 2021, cela fait d&rsquo;autant plus de livres à découvrir, d&rsquo;auteurs à suivre.</p>
<p>Quels noms ?</p>
<p>Pour cette rentrée littéraire, on va retrouver, entre autres, <strong>David Foenkinos</strong>, <strong>Karine Tuil</strong>, <strong>Philippe Besson</strong>, mais aussi <strong>Eric Vuillard</strong>, <strong>Nicolas Mathieu</strong>, <strong>Leïla Slimani</strong>, <strong>Constance Débré</strong>, <strong>Michel Houellebecq</strong>, <strong>Julia Deck</strong>, etc.</p>
<p>Du côté des primo-romanciers aussi, de jolies découvertes. Vous savez comme je chéris particulièrement ceux-là.</p>
<p>Et c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs avec l&rsquo;un d&rsquo;eux que j&rsquo;inaugure cette série de posts pour vous présenter mes petites pépites.</p>
<p>Nous voilà donc dans l&rsquo;univers de <strong>Mario Alonso</strong>. Né quelque part en Espagne dans les années 60, <strong>Mario Alonso</strong> arrive en France et se destine à être handballeur professionnel. Il change bientôt d’avis et devient guitariste dans un groupe de New Wave, puis vendeur de manteaux de fourrures et photographe dans une agence publicitaire, avant de se tourner vers le livre, à cause des écrivains américains qui ont fini par le pervertir. Evidemment !<br />
Il publie en 2021 Lignes de flottaisons, un recueil d&rsquo;aphorismes rafraîchissants édité en Belgique par Le Cactus inébranlable. Un second opus est prévu en 2023.<br />
Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;auteur s’est fixé un nouvel objectif, écrire des romans paysages. Watergang est sa première vague, nous explique la maison d&rsquo;édition Le Tripode, qui le publie.</p>
<p>L&rsquo;histoire de <strong><em>Watergang</em></strong>  qui désigne un  canal, un fossé en bordure d&rsquo;un polder ou d&rsquo;un chemin ?</p>
<p><span id="more-5860"></span></p>
<p><strong>Paul</strong> a douze ans et habite à Middelbourg, petit village perdu au milieu des polders. Il y vit avec sa mère, divorcée et contrainte de travailler dans un supermarché ( <strong>Julia</strong> qu&rsquo;il surnomme <strong>Super</strong>), et sa grande sœur <strong>Kim</strong> (qu&rsquo;il appelle aussi <strong>Birgit</strong>), pas encore tout à fait sortie de l’adolescence mais déjà enceinte. Son père est parti refaire sa vie de l’autre côté de la mer. Mais <strong>Paul</strong> n’est pas un garçon comme les autres. <strong>Paul</strong> voudrait être écrivain, dès qu&rsquo;il aura treize ans (il s&rsquo;appellera alors <strong>Jan De Vaart</strong>, ou pas). Il passe ses journées à courir le long des canaux, au bord de l’eau, et à remplir son carnet de notes farfelues sur tout ce qu’il voit. Watergang est son histoire, celle de ceux qu’il aime, et de ce village niché au bout du monde.</p>
<p>Watergang est un premier roman d’une grande douceur, teintée d’un humour étonnant. À travers le regard d’un enfant plongé dans une situation familiale à la fois difficile et tristement banale, c’est tout un univers qui s’éveille et se reconstruit, ravivant la beauté du monde. Chacun des personnages s&rsquo;exprime, raconte. Même le paysage s&rsquo;en mêle. Quand ce n&rsquo;est pas l&rsquo;action d&rsquo;un roman à venir. Ou un des carnets de <strong>Paul.</strong></p>
<p>Une écriture sensible qui laisse apparaître des images au fil de ce roman choral. C&rsquo;est beau, triste, banal ou poétique. Comme la vie. Celle d&rsquo;un adolescent qui a fait de son environnement proche et de l&rsquo;écriture des armes pour avancer.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 7 :</strong> Paul</p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Courir c&rsquo;est l&rsquo;affaire de ma vie. Je cours d&rsquo;un bout à l&rsquo;autre du watergang. Une fois sur la plage, je me mets à vibrer avec la ligne d&rsquo;horizon. Nous sommes comme deux câbles électriques qui se touchent. Je fais alors un rêve. Je suis à Buenos Aires. Bye-bye les polders. Adios Middelbourg. On m&rsquo;a fait venir pour parler de mon dernier livre. Je tombe amoureux de la langue et décide de me fixer dans la pampa. J&rsquo;achète un ranch et propose à ma soeur de me rejoindre. Je lui dis merde, quitte ce connard de Jeroen. Je le lui dis sur un ton désinvolte, en regardant mes chevaux, le téléphone collé à l&rsquo;oreille.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 41 :</strong> Super</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Je suis Super. J&rsquo;habite Middelbourg. Je travaille à la supérette. Mon fils ne m&rsquo;appelle plus Julia. Je crois que c&rsquo;est à cause de son père. Julia lui rappelle trop l&rsquo;Angleterre et la femme avec qui vit son père. Alors c&rsquo;est Super. Ce qui fait bien rire mon patron. Ma fille est enceinte, ce qui ne me fait pas rire du tout. Mais je ne vais pas pleurer non plus. Je n&rsquo;aime pas pleurer. Crier non plus. Je suis une femme sans histoires. Je n&rsquo;ai rien à dire en général. Je suis la mère de Paul et Paul peut me faire faire à peu près tout ce qu&rsquo;il veut. Il a le pouvoir d&rsquo;insister sans bouger la tête. Impossible de lui résister. Je fonds. Il faut dire qu&rsquo;il a les yeux de son père. Difficile de les regarder longtemps.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 119 :</strong> Carnet</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Je suis comme tant d&rsquo;autres, excepté que je suis à Paul. Je ne suis pas unique, mais Paul l&rsquo;est. Je ne suis pas seul. Paul a d&rsquo;autres carnets. Certains sont remplis. D&rsquo;autres sont vierges, encore sous blister. Je suis le carnet en cours. Je suis mince, souple, noir. Je ressemble à Paul. Je tiens dans la main de Paul. Mes pages sont ivoire, sans lignes, sans carreaux. On peut dessiner, mais Paul ne dessine pas. Paul écrit. </em></p>
<p><em>Enfin, Paul prend des notes, plutôt. Des bouts de phrases qui sonnent comme des titres. Paul fait ceci, Paul fait cela. Paul et untel, untel et Paul. Et parfois des bouts de phrases sans Paul, comme des titres sans roman derrière. Des listes. Des listes de titres. Des combinaisons de mots qui pourraient en effet devenir des titres, ou tout autre chose, on ne sait pas encore, Paul ne dit rien à ce sujet. D&rsquo;ailleurs, Paul n&rsquo;écrit rien en couverture de ses carnets. Il n&rsquo;y inscrit pas la date. Pas d&rsquo;indice. Pas de signe, pas d&rsquo;en-tête. &laquo;&nbsp;</em></p></blockquote>
<p><em><strong>Watergang, Mario Alonso, Le Tripode, 13€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Un silence qui tue&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/09/21/un-silence-qui-tue/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/09/21/un-silence-qui-tue/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 21 Sep 2018 05:55:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; &#160; Elle fait partie des 94 auteur(e)s qui, pour cette rentrée littéraire, publient leur premier roman. Une aventure. Une chance. Un tremplin. Inès Bayard a 26 ans seulement et signe avec &#171;&#160;Le malheur du bas&#160;&#187; un premier opus suffocant. Dérangeant. L&#8217;histoire ? Elle commence pourtant bien. Peut-être trop. Marie et Laurent forment [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #800080"><b>Rentrée littéraire</b></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MALHEUR-DU-BAS.jpg" rel="lightbox[4389]"><img class="alignleft wp-image-4391 size-medium colorbox-4389" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MALHEUR-DU-BAS-204x300.jpg" alt="MALHEUR DU BAS" width="204" height="300" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Elle fait partie des 94 auteur(e)s qui, pour cette rentrée littéraire, publient leur premier roman. Une aventure. Une chance. Un tremplin.</p>
<p><strong> Inès Bayard</strong> a 26 ans seulement et signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Le malheur du bas&nbsp;&raquo;</strong> un premier opus suffocant. Dérangeant.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle commence pourtant bien. Peut-être trop. <strong>Marie</strong> et <strong>Laurent</strong> forment un couple jeune, moderne, riche. Elle est cadre dans une banque, il est un avocat pénaliste dont le succès ne fait que grandir. Ils vivent à Paris. Débordés mais heureux.</p>
<p>Et puis, un soir, dans un parking, <strong>Marie</strong> est violée par son supérieur, dans la voiture de ce dernier. Elle n&rsquo;en parlera pas. Et quand elle tombe enceinte, elle est persuadée qu&rsquo;il ne peut s&rsquo;agir que du fruit de cette relation non consentie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4389"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Alors que l&rsquo;époque est à #balancetonporc et #metoo, Marie, elle, garde le silence. Mais son corps parle, crie. C&rsquo;est lui que la jeune auteure décrit de page en page. Tandis que le couple de <strong>Marie</strong> et <strong>Laurent</strong> prend l&rsquo;eau, le petit <strong>Thomas</strong> subit la violence, verbalisée ou non, de sa propre mère. Une négligence qui préoccupe Laurent sans que jamais il ne puisse comprendre&#8230; et pour cause. Le roman s&rsquo;ouvre sur un chapitre court. Terrible. Il relate, par le menu, les atroces souffrances dans lesquelles Laurent est décédé, dans sa cuisine. Attaché à sa chaise. Son petit garçon, lui, s&rsquo;est empoisonné en goûtant à sa compote&#8230; Au fil des mois, Marie va se perdre. Et perdre pied.</p>
<p>Au final, un roman dans lequel j&rsquo;ai eu un peu de mal à entrer ( à cause du style, je pense, plutôt moyen, il faut être honnête), mais que j&rsquo;ai finalement apprécié. Pour la manière dont <strong>Inès Bayard</strong> aborde le corps et la résistance qu&rsquo;il peut (ou pas) déployer face aux agressions extérieures. Pour la façon aussi dont elle évoque la sexualité au sein du couple. Difficile cependant pour moi de comprendre le silence assourdissant de <strong>Marie</strong>&#8230; A l&rsquo;exception d&rsquo;une lettre découverte heureusement par sa soeur. Mais trop tard.</p>
<p>Prometteur.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 57 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Laurent revient, balançant le bac à poissons à moitié rempli entre ses mains. Il est content. Marie le trouve de plus en plus laid. Avec sa canne à pêche, son air béat de bonheur permanent, sa petite vie toute parfaite, elle a envie de lui cracher dessus, de lui enfoncer quelque chose au fond de la gorge. Dans ce tableau sans défauts visibles, il faut s&rsquo;arrêter sur les détails. Personne n&rsquo;a l&rsquo;idée de le faire. Ils préfèrent la douce et rassurante surface des sentiments, lisse et souple, ne surtout pas discerner les taches noires, les dysfonctionnements, les tourments.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 143-144 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Son désir pour lui la dégoûte. Elle lutte pour maintenir la sécheresse entre ses cuisses. Elle se démène de toutes ses forces pour conserver le tragique de ces secondes où elle a envie de tuer son fils, pour refréner ses pulsions sexuelles malsaines qui envahissent vicieusement le bas de son ventre. Elle se tourne et l&rsquo;embrasse. Laurent est surpris. Du meurtre à l&rsquo;amour, du sperme au sang, du désir à la mort, c&rsquo;est bien la chair qui l&rsquo;emporte. Epuisée, pénétrée, le corps souffrant, courbaturé par les mouvements physiques du corps de Laurent sur le sien, Marie halète comme une gentille petite chienne. A quoi bon la paix quand celle-ci n&rsquo;alimente que la haine.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 241 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Marie se dit qu&rsquo;elle a pris la bonne décision en choisissant le silence après son viol. Sa soeur ne lui a même pas demandé l&rsquo;identité de son violeur. Pas une seule seconde, la question de l&rsquo;agression sexuelle n&rsquo;a été directement évoquée avec Roxane. Sa mère n&rsquo;aurait elle non plus posé aucune question. En découvrant sa propre fille nageant dans sa crasse, elle n&rsquo;a même pas été capable de lui demander une explication. Les faits étaient suffisants. Les conséquences visibles et irréparables. Tout le monde se meut dans le silence par précaution. Le viol disparaît dans l&rsquo;actualité. La violence sourde, altérée, remise en cause d&rsquo;une manière ou d&rsquo;une autre, s&rsquo;efface tout simplement à la surface du calvaire et de la mélancolie. Et chacun repart.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le malheur du bas&nbsp;&raquo;, Inès Bayard, Albin Michel, 18,50 €</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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		</item>
		<item>
		<title>Le prix d&#8217;un si lourd silence&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/05/26/le-prix-dun-si-lourd-silence/</link>
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		<pubDate>Thu, 26 May 2016 07:06:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2016   Lire des livres non choisis n&#8217;est pas toujours simple ! La preuve avec &#171;&#160;Je me suis tue&#160;&#187; de Mathieu Menegaux qui, pour moi, aura été la véritable mauvaise surprise de cette sélection 2016 du prix Roblès. L&#8217;histoire ? Elle me parait capillotractée. Trop. Claire est une quadragénaire à qui tout [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Sélection prix Roblès 2016</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Je-me-suis-tue.jpg" rel="lightbox[3586]"><img class="alignleft size-full wp-image-3588 colorbox-3586" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Je-me-suis-tue.jpg" alt="Je me suis tue" width="195" height="307" /></a>  Lire des livres non choisis n&rsquo;est pas toujours simple ! La preuve avec <strong>&laquo;&nbsp;Je me suis tue&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Mathieu Menegaux</strong> qui, pour moi, aura été la véritable mauvaise surprise de cette sélection 2016 du<strong> prix Roblès.</strong></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle me parait capillotractée. Trop. <strong>Claire</strong> est une quadragénaire à qui tout avait réussi. Enfin presque. Au début du livre, on la retrouve à la prison des femmes de Fresnes. Son procès devant les assises s&rsquo;est ouvert. D&rsquo;ici quelques heures, le verdict sera rendu. Mais Claire n&rsquo;a toujours rien expliqué sur le drame dont elle s&rsquo;est rendue coupable.</p>
<p>Un drame en plusieurs. Le viol d&rsquo;abord. Celui qu&rsquo;elle subi un soir alors qu&rsquo;elle rentre d&rsquo;un dîner. Elle ne dira rien. A personne. Et tombera enceinte. De son violeur ? C&rsquo;est ce qu&rsquo;elle va croire des mois durant.  Et se tromper cependant. L&rsquo;enfant, Pierre, est bien le fils de son mari Antoine. Mais le ver est dans le fruit. Le mensonge, le silence, le doute. Leur histoire explose et Claire implose. Jusqu&rsquo;à commettre l&rsquo;irréparable.  Par deux fois.</p>
<p>Le portrait d&rsquo;une femme torturée écrit par un homme,  quadragénaire et conseil en management. Une histoire dans laquelle je ne suis pas entrée. Trop alambiquée. Et le fait, pour l&rsquo;auteur d&rsquo;user et d&rsquo;abuser de paroles de chansons est, de mon point de vue, assez exaspérant.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 12-13 :</strong><em> &laquo;&nbsp;C&rsquo;est décidé, je vais faire le mur, donc. Tout est prêt. Je vais franchir les murs d&rsquo;enciente sans échelle, sans grappin, sans draps noués, je vais voler au-dessus des fils de fer barbelés sans ailes, disparaître sans trucage, m&rsquo;évanouir sans arme, sans haine, ni violence. Demain matin je pars. Dès que j&rsquo;aurai fini de noircir ces pages sur mon lit à barreaux, et de les mettre en ordre.  Je vais pouvoir oublier, enfin. L&rsquo;écriture est la dernière étape de mon chemin de croix. Je ne compte pas revenir au troisième jour. Ils ne me reverront pas.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 100-101 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>Depuis six mois, pas une fois, je ne m&rsquo;étais égarée comme ça. Je n&rsquo;y avais plus jamais pensé. J&rsquo;avais réussi mon pari, oublié le viol, enfoui les doutes, balayé les évidences, construit ma forteresse et creusé de telles douves qu&rsquo;elle était devenue imprenable. Je l&rsquo;avais renforcée jour après jour et d&rsquo;un coup elle se fissurait, elle tombait en ruine, comme sous l&rsquo;impact d&rsquo;un soudain tremblement de terre. Ce tsunami de douleur allait finir par emporter toutes mes certitudes sur son passage.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Je me suis tue&nbsp;&raquo;, Mathieu Menegaux, Grasset.</strong> </em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Grossesse nerveuse</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/06/23/grossesse-nerveuse/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/06/23/grossesse-nerveuse/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 23 Jun 2014 06:30:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Eux"]]></category>
		<category><![CDATA[angoisse]]></category>
		<category><![CDATA[Claire Castillon]]></category>
		<category><![CDATA[grossesse]]></category>
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		<category><![CDATA[huis-clos]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[humour noir]]></category>
		<category><![CDATA[maternité]]></category>
		<category><![CDATA[paranoïa]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[voix]]></category>

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		<description><![CDATA[Claire Castillon, vous connaissez ? Je n&#8217;avais encore rien lu de cette jeune femme de 39 ans avant de tomber sur &#171;&#160;Eux&#160;&#187;, son treizième roman, paru aux Editions de l&#8217;Olivier au printemps. &#160; &#160; L&#8217;auteure de &#171;&#160;Insecte&#160;&#187;, &#171;&#160;Les Cris&#160;&#187; ou encore &#171;&#160;Les Merveilles&#160;&#187;, qui vit entre Paris et la région marseillaise a profité de son [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Claire Castillon</strong>, vous connaissez ? Je n&rsquo;avais encore rien lu de cette jeune femme de 39 ans avant de tomber sur <strong>&laquo;&nbsp;Eux&nbsp;&raquo;</strong>, son treizième roman, paru aux <strong>Editions de l&rsquo;Olivier</strong> au printemps.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/EUX.jpg" rel="lightbox[2532]"><img class="alignleft  wp-image-2537 colorbox-2532" style="margin: 10px" alt="EUX" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/EUX.jpg" width="409" height="599" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;auteure de <strong>&laquo;&nbsp;Insecte&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Les Cris&nbsp;&raquo;</strong> ou encore <strong>&laquo;&nbsp;Les Merveilles&nbsp;&raquo;</strong>, qui vit entre Paris et la région marseillaise a profité de son état de femme enceinte pour écrire un roman sur l&rsquo;angoisse de la maternité.</p>
<p>Un roman construit comme un huis-clos qui nous fait entrer dans la vie d&rsquo;une jeune femme de 37 ans, envahie littéralement par ceux qu&rsquo;elle nomme <em>&laquo;&nbsp;les héréditaires&nbsp;&raquo;</em>, c&rsquo;est à dire tout son arbre généalogique ( avec évidemment sa mère en première ligne !) réuni mais également les conseils, les idées reçues, les obligations qui vont de paire avec une grossesse.</p>
<p>Alors la narratrice essaye de lutter ou se laisse submerger par les idées noires ( celle récurrente de la mort de son compagnon, par exemple). C&rsquo;est selon. Le père de son bébé à venir, son<em> &laquo;&nbsp;gars&nbsp;&raquo;</em> comme elle dit est un <em>&laquo;&nbsp;héros des sommets&nbsp;&raquo;</em>. Est-il au courant du danger qui rôde autour de la parturiente ? Est-il de mèche avec les héréditaires ? Allez savoir.</p>
<p>Au total, 145 pages pour nous expliquer qu&rsquo;une grossesse perturbe et fait visiblement passer par nombre de phases plus ou moins rigolotes. Heureusement,<strong> Claire Castillon</strong> ne manque pas d&rsquo;humour, plutôt noir d&rsquo;ailleurs, pour faire passer tout cela et inventer autrement les affres de la grossesse.</p>
<p><span id="more-2532"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong> Ici, l&rsquo;auteure nous explique la gestation de son livre :</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/c4RYWeizrU4?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 62 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je me dépêche de retrouver une source de chaleur. Je soulage mon dos. Je me recroquville. Ma mère pourrait, peut-être, m&rsquo;adresser quelques grâces. Je ne peux plus compenser chaque vacherie par un bite. Je suis fidèle au gars. Je l&rsquo;aime. C&rsquo;est un héros. Le mien. Lui, je l&rsquo;aime. Mais elle&#8230; Pas de vrai compliment, jamais. Quelques injonctions, l&rsquo;air de rien. J&rsquo;aimerais que tu te fendes d&rsquo;une lettre convenable pour Mme Réké qui t&rsquo;offre cette petite boîte à musique pour ton enfant, et écris lisiblement pour une fois. Une bite par vacherie, j&rsquo;ai décrété ça à quinze ans et demi, je me suis réparée de chaque réflexion avec un T&rsquo;es belle, un J&rsquo;te veux, un Pars pas. Pour entendre finalement le bon gars, au bout de trente-sept ans, me dire Tu as du courage, et Tu es un trésor.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 111-112 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Vois comme ton fruit pousse, ton ventre est arrondi. Sur l&rsquo;arbre, il fera joli. Voyez comme il grossit ! Cousins, oncles et tantes, parents et grands-parents, on est là, on t&rsquo;injecte la sève qui te verdira. Regarde de quoi tu as l&rsquo;air, ton cheveu est denutri, on voit encore tes côtes, ta peau sèche, tu flétris. Laisse-toi donc éclater par l&rsquo;enfant qui t&rsquo;habite. Une vergeture est belle, elle raconte une histoire, comme une ride, tu luttes ! Ni lutte pas, et rends-toi ! On t&rsquo;attend. Viens manger, chaque dimanche, comme au très bon vieux temps ! On te redonnera du pain ! Prends du jus ! Viens saucer ! Broder ta vie ne va pas te la raconter ! Et nous, on la connaît, de ta naissance à ta mort ! Tu nous feras pas gober autre chose que la vérité ! Réagis ! Secoue-toi !&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 143 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Si le héros est mort et que le bébé est héréditaire, si sa mère entend des voix et que le bébé est héréditaire, si son père n&rsquo;est pas celui qu&rsquo;aimait sa mère, si sa mère n&rsquo;est pas celle que voulait son père, si sa mère a vraiment sa tache au fond de l&rsquo;oeil, troisième oeil de malheur, et que son père à la même, dans le sien, au même endroit, et que l&rsquo;enfant est héréditaire, si sa mère et son père sont deux héréditaires qui ont fait un enfant, je dois à tout prix lui cacher ses parents. Je préfère la garder dedans. Je suis une toile à broder. Je n&rsquo;ai qu&rsquo;à recommencer. Je lui inventerai une autre histoire, celle de la vie est trop risquée.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">La narratrice a peur que les héréditaires ne lui volent son bébé pour l&rsquo;élever à leur guise. Une façon de mettre des mots sur une angoisse liée à la transmission de la vie. Claire Castillon parvient à faire passer la grossesse par toutes les couleurs ! Un exercice, périlleux sur le papier, qu&rsquo;elle maîtrise avec beaucoup d&rsquo;humour noir. A découvrir. Et pas besoin d&rsquo;être enceinte pour le faire ( je crois même qu&rsquo;il vaut mieux éviter de l&rsquo;être en le lisant ! <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-2532" /> ).</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Eux&nbsp;&raquo;, Claire Castillon, Editions de l&rsquo;Olivier, 16€.</strong></em></p>
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		<item>
		<title>“Nue” ou la fin du cycle Marie&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/09/25/nue-ou-la-fin-du-cycle-marie/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/09/25/nue-ou-la-fin-du-cycle-marie/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 25 Sep 2013 07:14:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[abeilles]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[décès]]></category>
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		<category><![CDATA[ensemble romanesque]]></category>
		<category><![CDATA[Faire l'amour]]></category>
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		<category><![CDATA[histoire d'amour]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Philippe Toussaint]]></category>
		<category><![CDATA[La vérité sur Marie]]></category>
		<category><![CDATA[Marie Madeleine de Montalte]]></category>
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		<category><![CDATA[quatre saisons]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[séparation]]></category>

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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Poursuivons notre promenade à travers les romans de cette rentrée. Cette nouvelle étape nous mène tour près dans l&#8217;univers de Jean-Philippe Toussaint, auteur chéri sur ce blog. Et pour cause. Jean-Philippe Toussaint, écrivain et cinéaste belge, sait, depuis plus de dix ans, nous tenir en haleine avec une histoire d&#8217;amour simple&#8230; et très [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="text-decoration: underline"><strong><span style="color: #0000ff;text-decoration: underline">Rentrée littéraire</span></strong></span></p>
<p>Poursuivons notre promenade à travers les romans de cette rentrée. Cette nouvelle étape nous mène tour près dans l&rsquo;univers de <strong>Jean-Philippe Toussaint</strong>, auteur chéri sur ce blog. Et pour cause. <strong>Jean-Philippe Toussaint</strong>, écrivain et cinéaste belge, sait, depuis plus de dix ans, nous tenir en haleine avec une histoire d&rsquo;amour simple&#8230; et très compliquée. Celle de Marie et du narrateur.</p>
<div id="attachment_2067" style="width: 156px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TOUSSAINT1.jpg" rel="lightbox[2061]"><img class=" wp-image-2067  colorbox-2061" style="margin: 10px" alt="Photo : Madeleine Santadréa" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TOUSSAINT1.jpg" width="146" height="252" /></a><p class="wp-caption-text">Photo : Madeleine Santadréa</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Jean-Philippe Toussaint a publié son premier roman en 1986, <strong>&laquo;&nbsp;La Salle de bain&nbsp;&raquo;</strong>. D&rsquo;autres suivront.</p>
<p>En 2002, il publie <strong>&laquo;&nbsp;Faire l&rsquo;amour&nbsp;&raquo;</strong>, premier opus dans lequel le lecteur fait la connaissance de Marie et du narrateur, et de leurs amours compliquées.</p>
<p>Il y aura ensuite<strong>  &laquo;&nbsp;Fuir&nbsp;&raquo;</strong> en 2005, couronné d&rsquo;ailleurs par le prix Médicis et <strong>&laquo;&nbsp;La vérité sur Marie&nbsp;&raquo;</strong> en 2009, distingué par le prix Décembre. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Nue&nbsp;&raquo;</strong>, l&rsquo;auteur clôt son ensemble romanesque.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/NUE.jpg" rel="lightbox[2061]"><img class="alignleft size-full wp-image-2068 colorbox-2061" style="margin: 10px" alt="NUE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/NUE.jpg" width="180" height="246" /></a></p>
<p>Clap de fin sur l&rsquo;histoire de <strong>Marie Madeleine Marguerite de Montalte</strong> ? C&rsquo;est en tout cas ce que nous indique la quatrième de couverture de<strong> &laquo;&nbsp;Nue&nbsp;&raquo;</strong>. Quatre romans, quatre saisons, quatre états&#8230; Et quatre Marie, mais toujours insaisissable.</p>
<p><strong>Marie,</strong> créatrice de mode en vogue, parcourt le monde au gré des collections et de son inspiration. Le narrateur( dont on sait toujours aussi peu de choses) la suit, la retrouve, la quitte, la rejoint depuis quatre romans. Sans pourtant jamais vraiment parvenir à la comprendre complètement. Marie est son tourment, son obsession et le tourbillon indispensable à sa vie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2061"></span></p>
<p>Cette fois, la créatrice s&rsquo;est lancée dans un projet fou ( il va mal tourner), une robe de miel portée par un mannequin à Tokyo. Les deux personnages, qui se sont quittés dans le précédent opus, viennent de passer leurs vacances ensemble sur l&rsquo;ile d&rsquo;Elbe puis de se rejoindre leur appartement respectif.</p>
<p>Et après ? C&rsquo;est à ce moment là qu&rsquo;on retrouve le narrateur. Il attend un coup de fil de Marie. Celui qui lui dira de venir la rejoindre pour toujours. Il attendra deux mois. La mort du gardien de la maison de son père (décédé dans l&rsquo;opus précédent) pousse Marie à appeler son amour pour lui demander de l&rsquo;accompagner aux obsèques. Là-bas, un incendie dans une chocolaterie, un intrus dans la maison de son père perturbent les retrouvailles mais les accélèrent aussi. Et Marie n&rsquo;a-t-elle pas autre chose à lui annoncer ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 31-32 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Là-bas, à chaque heure, j&rsquo;avais été au contact de Marie, nous nous voyions constamment, nous prenions nos repas en tête à tête sur la terrasse, je frôlais ses bras nus dans les couloirs de la maison et j&rsquo;effleurais sa taille en descendant les sentiers qui menaient à la mer quand nous allions nous baigner. Même si je n&rsquo;ignorais pas que nous étions séparés, je ne souffrais pas le moins du monde de cette séparation puisque nous étions tout le temps ensemble. C&rsquo;était même ainsi, et uniquement ainsi, que je concevais maintenant la séparation avec Marie, en sa présence.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 102-103</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Nous regardions les derniers préparatifs de l&rsquo;embarquement, les barrières métalliques que des employés déplaçaient pour laisser les véhicules monter à bord, quand Marie me prit doucement la main sous la pluie. Elle ne m&rsquo;avait pas regardé, elle avait simplement soulevé la main à côté d&rsquo;elle et avait pris la mienne avec naturel, et ce geste si tendre qui m&rsquo;emplit d&rsquo;apaisement, ce geste si inattendu, me parut aussi surprenant que si les deux navires qui nous avions sous les yeux, abandonnant un instant la froideur impassible avec laquelle ils cohabitaient dans le port, s&rsquo;étaient soudain rapprochés dans un geste de tendresse. Je sentis la main de Marie humide contre ma paume, et je savourai aussitôt physiquement, comme à titre exclusivement privé, la pertinence de cette loi physique universelle qui veut que deux corps qui entrent en contact ont tendance à égaliser leur température.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 146</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Il y avait toujours eu, chez Marie, une qualité d&rsquo;émotion incomparable, qui ne tenait pas tant aux circonstances réelles qui provoquaient ses réactions affectives qu&rsquo;à cette </em>disposition océanique<em> que j&rsquo;avais repérée en elle, qui acérait sa sensibilité, l&rsquo;exacerbait et faisait vibrer ses sentiments avec une intensité hors du commun.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Je ne suis absolument pas objective dès qu&rsquo;il s&rsquo;agit de Jean-Philippe Toussaint ! Ce type-là est un génie de l&rsquo;écriture et de la narration. D&rsquo;ailleurs ce blog avait évoqué son essai <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/04/09/au-coeur-de-linspiration-par-jean-philippe-toussaint/"><span style="color: #0000ff">&laquo;&nbsp;L&rsquo;urgence et la patience&nbsp;&raquo;</span></a></strong></span> <span style="color: #0000ff">dans lequel il expliquait comment il précédait pour créer cette alchimie littéraire. Fin de l&rsquo;histoire donc ! Marie et le narrateur vont-ils enfin parvenir à être heureux ? Allez savoir. Une chose est sûre, Jean-Philippe Toussaint sait parler d&rsquo;amour. Le compliqué, celui qui fait mal et qui ne guérit jamais vraiment&#8230;<br />
</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Nue&nbsp;&raquo;, de Jean-Philippe Toussaint, Editions de Minuit, 14,50€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le désordre façon Christian Oster&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/02/le-desordre-facon-christian-oster/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/02/le-desordre-facon-christian-oster/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 02 Feb 2013 15:31:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[Christian Oster est un auteur pas banal. Qui, l&#8217;air de rien, appuie là où ça fait mal. Comme ça. Nos petites lâchetés, nos manquements du quotidien alimentent ses romans. &#160; La preuve cette fois encore avec &#171;&#160;En ville&#160;&#187;, qui se veut le pendant immobile à son précédent roman qui se présentait comme un road book, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Christian Oster</strong> est un auteur pas banal. Qui, l&rsquo;air de rien, appuie là où ça fait mal. Comme ça. Nos petites lâchetés, nos manquements du quotidien alimentent ses romans.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/02/le-desordre-facon-christian-oster/oster-livre/" rel="attachment wp-att-1439"><img class="alignleft  wp-image-1439 colorbox-1426" style="margin: 10px" alt="OSTER LIVRE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OSTER-LIVRE.jpg" width="111" height="163" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La preuve cette fois encore avec <strong>&laquo;&nbsp;En ville&nbsp;&raquo;</strong>, qui se veut le pendant immobile à son précédent roman qui se présentait comme un road book, <strong>&laquo;&nbsp;Rouler&nbsp;&raquo;</strong> dont nous avions parlé<a title="Découvrez la critique sur Quatrième de couv" href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/10/22/road-movie-a-la-francaise-avec-oster/"> ici.</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Né en 1949, <strong>Christian Oster, </strong>qui fut étudiant en Lettres, a fait de multiples petits boulots avant de devenir correcteur pour différentes maisons d&rsquo;édition. Il devient écrivain d&rsquo;abord par le biais de polars. Son premier roman,<strong> &laquo;&nbsp;Volley-ball&nbsp;&raquo; </strong>est publié en 1989, aux éditions de Minuit.</p>
<p>Dix ans plus tard, <strong>&laquo;&nbsp;Mon grand appartement&nbsp;&raquo;</strong> obtient le prix Médicis. En 2001, Oster signe <strong>&laquo;&nbsp;Une femme de ménage&nbsp;&raquo;</strong>, adapté à l&rsquo;écran par Claude Berri. Il est également auteur de nombreux livres pour enfants.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1440" style="width: 134px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/02/le-desordre-facon-christian-oster/oster-portrait-2/" rel="attachment wp-att-1440"><img class=" wp-image-1440  colorbox-1426" style="margin: 10px" alt="(Babelio.com)" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OSTER-PORTRAIT1.jpg" width="124" height="93" /></a><p class="wp-caption-text">(Babelio.com)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Aux <strong>éditions de Minuit</strong>, Christian Oster a publié <strong>&laquo;&nbsp;Volley-ball&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;Aventure&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Le Pont d&rsquo;Arcueil&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Paul au téléphone&nbsp;&raquo;</strong>,<strong>&laquo;&nbsp;Le Pique-nique&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Loin d&rsquo;Odile&nbsp;&raquo;</strong>,<strong> &laquo;&nbsp;Mon grand appartement&nbsp;&raquo;</strong>,<strong> &laquo;&nbsp;Une femme de ménage&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Dans le train&nbsp;&raquo;</strong>,<strong> &laquo;&nbsp;Les Rendez-vous&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;Imprévu&nbsp;&raquo;</strong>,<strong>&laquo;&nbsp;Sur la dune&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Trois hommes seuls&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Dans la cathédrale&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>Aux <strong>éditions de l&rsquo;Olivier</strong>, il a publié <strong>&laquo;&nbsp;Rouler&nbsp;&raquo;</strong> en 2011 puis <strong>&laquo;&nbsp;En ville&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1426"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire de <strong>&laquo;&nbsp;En ville&nbsp;&raquo;</strong> ? C&rsquo;est celle d&rsquo;une bande d&rsquo;amis qui vit au coeur de Paris. De connaissances plutôt. Ils se fréquentent assez rarement mais ont pris l&rsquo;habitude d&rsquo;aller en vacances ensemble. Lors d&rsquo;un dîner, les détails sont fixés. Mais les événements qui vont se succéder les jours suivants vont tout mettre en péril.</p>
<p>Il y a <strong>Georges</strong>, journaliste financier, qui vient d&rsquo;être quitté et qui tombe amoureux, <strong>William, </strong>ancien dentiste devenu artiste, qui fait une embolie pulmonaire,<strong> Paul </strong>(médecin), et <strong>Louise</strong> (restauratrice de meubles) qui envisagent de se séparer mais pas avant la fin des vacances et<strong> Jean</strong>, le narrateur qui travaille dans une maison d&rsquo;édition, qui apprend qu&rsquo;il attend un enfant d&rsquo;une femme, <strong>Roberta</strong>, qu&rsquo;il n&rsquo;aime pas.</p>
<p>Là, dans un périmètre géographique finalement limité à quelques quartiers de Paris, des drames se nouent. Des situations se compliquent. Et le temps file. Casse, délite, empêche&#8230;</p>
<p>Dans cette vidéo, l&rsquo;auteur nous explique son cheminement.</p>
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<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 12 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; Nous partions ensemble depuis trois ans et ignorions presque tout de nos vies avant cette date, excepté pour William, qui nous a rejoints avec son verre alors que nous étions déjà dans la cuisine. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 70 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai réfléchi à ça ensuite. Je ne dirais pas que j&rsquo;étais horrifié, mais je n&rsquo;étais pas certain de pouvoir cohabiter avec Georges. En même temps, j&rsquo;appréhendais un peu l&rsquo;avenue de Versailles. Le problème était sa savoir si Georges se révélerait rassurant. Il risquait surtout de se révéler invivable. N&rsquo;importe quel homme, du reste. Je n&rsquo;arrivais déjà pas à cohabiter avec une femme. C&rsquo;est faux, ai-je pensé. Plusieurs fois trois ans, quelquefois cinq, une fois sept. Le temps, en définitive, avait passé vite. Emoussé l&rsquo;agacement. Il l&rsquo;aiguise, sans doute, ai-je pensé, quand il traîne, mais l&rsquo;émousse dès qu&rsquo;il file. C&rsquo;est avec lui qu&rsquo;on trompe ceux avec qui on le passe. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 79</strong> : <em>&nbsp;&raquo; Au total, si mes calculs étaient justes, je n&rsquo;aurais dans le pire des cas qu&rsquo;un enfant, et ce avec Roberta Giraud, qui ne m&rsquo;en demanderait sans doute pas d&rsquo;autre. Ca restait énorme, évidemment. J&rsquo;ai tenté de ne plus y penser et j&rsquo;y suis parvenu assez bien parce que je manquais d&rsquo;outils pour adopter une position viable. L&rsquo;implication me demandait un travail d&rsquo;imagination que je n&rsquo;étais pas en mesure de fournir et la désinvolture me semblait inappropriée. J&rsquo;ai donc opté provisoirement pour l&rsquo;oubli. Ou plus précisément pour le classement. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff"> Christian Oster s&rsquo;attaque au groupe. C&rsquo;est nouveau. Et c&rsquo;est bien. Cette fois, le lecteur est plongé dans une ambiance à la Sautet, du style &laquo;&nbsp;Vincent, François, Paul et les autres&nbsp;&raquo;. Jean raconte des hommes et des femmes à la santé et au moral souvent défaillants. Il nous parle des silences qu&rsquo;on préfère afficher et de ce temps qui affaiblit, qui atrophie, qui nous fait douter. L&rsquo;univers d&rsquo;Oster est toujours émaillé de petites pépites. C&rsquo;est encore le cas avec ce roman presque immobile. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&nbsp;&raquo; En ville&nbsp;&raquo; de Christian Oster, aux éditions de l&rsquo;Olivier, 18€.</strong> </em></p>
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