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	<title>Quatrième de couv &#187; fratrie</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Au pied de la colline, l&#8217;enfance nue&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Jun 2021 13:06:06 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Sélection Roblès 2021 Le démon de la colline aux loups. Un titre qui laisse penser à un conte. On en est loin. Très loin. Voilà un premier roman percutant, dérangeant. L&#8217;histoire vous colle aux doigts, vous laisse des images. Pas jolies. L&#8217;histoire ? C&#8217;est celle de Duke. Il est en prison. Pour très longtemps. Là, derrière les [&#8230;]]]></description>
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<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Le-demon-de-la-colline-aux-loups_4282.jpg" rel="lightbox[5630]"><img class="alignleft size-full wp-image-5632 colorbox-5630" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Le-demon-de-la-colline-aux-loups_4282.jpg" alt="CVT_Le-demon-de-la-colline-aux-loups_4282" width="250" height="325" /></a></p>
<p><strong><span style="color: #0000ff">Sélection Roblès 2021</span></strong></p>
<p><strong><em>Le démon de la colline aux loups</em>.</strong> Un titre qui laisse penser à un conte. On en est loin. Très loin. Voilà un premier roman percutant, dérangeant. L&rsquo;histoire vous colle aux doigts, vous laisse des images. Pas jolies. L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Duke</strong>.</p>
<p>Il est en prison. Pour très longtemps. Là, derrière les murs, il écrit. Tout. Sur la vieille machine à écrire prêtée par le directeur. Pour ne pas oublier, pour essayer de comprendre. &laquo;&nbsp;Pour &laquo;&nbsp;assurer sa rédemption &nbsp;&raquo; aussi. Pour savoir si tout cela a été causé par le Démon de la Colline aux loups. Cet endroit, il y a vécu. Survécu plutôt. C&rsquo;est là qu&rsquo;il grandit au sein d&rsquo;une famille défaillante, totalement dysfonctionnelle. C&rsquo;est là qu&rsquo;il sera violé à plusieurs reprises par son père. Oui, son père.</p>
<p>L&rsquo;enfant, qui n&rsquo;entendra son prénom pour la première fois qu&rsquo;à l&rsquo;école, où il atterrit sans comprendre, sans savoir. Les services sociaux sont intervenus. La gendarmerie, la justice suivront. <strong>Duke</strong> sera éloigné de cette famille maltraitante, mal-aimante.</p>
<p>Placé dans une famille, puis dans une autre, éloigné de sa fratrie (ils sont six enfants en tout, les deux aînés, <strong>Michael et Jonas</strong>, se sont enfuis depuis longtemps) et de sa soeur adorée. Mais <strong>Duke</strong> craint tellement de réveiller le Démon de la colline aux loups qu&rsquo;il s&rsquo;enfuit de chez Pete et Maria qu&rsquo;il aime pourtant. Il a 16 ans. Une enfance fracassée et une adolescence qu&rsquo;il va carboniser. Dans un squat, il connaîtra la violence, la débrouille, la prostitution&#8230; Mais aussi l&rsquo;amour. Celui de Billy. Une jeune héroïnomane dont il s&rsquo;éprend. Elle finira par se jeter dans le vide sous ses yeux&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La violence reviendra. Terrible. Mortifère. <strong>Duke</strong>, qui est retourné à la colline aux loups, sera arrêté. Jugé. Condamné à perpétuité malgré son discernement altéré. Puis placé en détention. Là, seul après le suicide de son codétenu, il écrit. Fait une introspection et tente de comprendre, accompagné par un prêtre qui ne fera que frôler l&rsquo;horreur des souvenirs, des images, des mots de <strong>Duke</strong>.</p>
<p>Les phrases sont longues, sans virgule. Comme s&rsquo;il fallait impérativement prendre son souffle avant de se lancer dans ce texte étourdissant, un flot d&rsquo;images et de sensations qui mêle les époques, les périodes.</p>
<p>A la lecture de ce premier roman, qui concourt pour le<strong> 31e prix Roblès</strong>, on plonge dans l&rsquo;horreur. Mais aussi dans la littérature. L&rsquo;auteur, <strong>Dimitri Rouchon-Borie</strong>, âgé de 44 ans, côtoie l&rsquo;horreur de près dans son métier. Journaliste spécialisé dans la chronique judiciaire et le fait divers, ( il travaille pour Le Télégramme, à Saint-Brieuc), il est l&rsquo;auteur d&rsquo;un recueil de chroniques judiciaires qui a d&rsquo;ailleurs servi de trame au roman Ritournelle, publié par Le Tripode, en mai.</p>
<p>Ce premier roman<b> </b>a déjà remporté le prix Première de la RTBF et avait été retenu parmi les quatre finalistes du prix <strong>Goncourt</strong> du premier roman. Qu&rsquo;il n&rsquo;a finalement pas eu.</p>
<p>En mai, j&rsquo;ai interviewé <strong>Dimitri Rouchon-Borie</strong> pour <strong>La Nouvelle République </strong>dans le cadre du prix Roblès. L&rsquo;article paru sur le site internet est <strong><a href="https://www.lanouvellerepublique.fr/blois/prix-robles-4-6-dimitri-rouchon-borie-ou-le-demon-et-les-mots-de-l-horreur">ici.</a></strong></p>
<h3 style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></h3>
<blockquote><p><strong>Page 15 :</strong><em><strong> </strong>&laquo;&nbsp;[&#8230;]Par moments des ombres grandissaient dans la pièce et elles faisaient des bruits sourds et des fois ça hurlait des choses en rapport avec la pisse ou presque toujours en lien avec les conséquences de nos entrailles. Il m’a fallu du temps pour dessiner ces ombres et préciser leurs traits et encore plus de temps pour comprendre que c’étaient des personnes et pas n’importe lesquelles mes parents. J’ai rencontré après des gens qui avaient eu d’emblée un père et une mère avec de l’affection et des histoires comme ça je l’ai lu dans des magazines alors j’ai pu essayer de comparer. Mais moi je vous dis ceci au départ je ne me souviens pas d’avoir vu des personnes. Et je ne sais pas comment ces formes qui s’invitaient dans notre nid nous filaient à bouffer j’ai bien dû croûter sinon je serais mort mais je sais que là non plus je n’aurais pas su identifier ou nommer un repas tout était confondu dans tout. Il y a un moment dans l’enfance où chacun de nous ouvre mieux les yeux et petit à petit mon regard a séparé chaque être du nid pour lui donner un corps à lui.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 129 :</strong><em> &nbsp;&raquo; Je suis resté chez Pete et Maria des années et tout allait bien car leur façon de fabriquer des habitudes me protégeait du Démon. J’ai compris cette chose-là c’est qu’ils s’occupaient de moi et tant qu’ils le faisaient je pouvais compter sur eux c’était comme museler un fauve en lui faisant des caresses. Je sentais bien que j’avais à l’intérieur une trace qui ne partait pas c’était la déchirure de l’enfance c’est pas parce qu’on a mis un pont au-dessus du ravin qu’on a bouché le vide. J’avais le manque des frères et sœurs et je n’osais pas demander parfois on voyait des juges ou des éducateurs et pas un ne me parlait de Clara ou de la Boule est-ce qu’ils pensaient à moi? Petit à petit j’avais commencé à m’intéresser à la solitude qui était une sorte de permanence au-dedans et à la fin on revient toujours à ce qui est constant mais je ne savais pas encore si c’était une porte fermée ou une porte à ouvrir je le tournais comme ça dans ma tête. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 152 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; Je ne peux pas expliquer pourquoi j’avais cette intuition que je devais rester lucide c’est comme une sorte de survie et être étourdi c’était tomber à la merci de la menace et ceux qui savent pas ce que c’est d’avoir souffert de ses parents ivres morts n’ont pas l’idée. Moi je pensais que toutes ces choses ça me perdrait plus vite et que le Démon n’avait pas besoin de ça un point c’est tout. Mais la contrepartie c’est que dans ce milieu où j’étais arrivé c’était compliqué de ne pas prendre de dope car ça me gardait une clairvoyance quand tous les autres étaient défoncés et ivres et qu’ils faisaient n’importe quoi en braillant avec des postillons et de la sueur et le visage jaune. Quand ils étaient comme ça fous et dénaturés je me mettais en discrétion pour qu’ils ne m’invectivent pas et qu’ils m’oublient. Parfois je prenais soin de Billy elle devenait presque comme du verre elle restait là à me regarder avec un sourire qui n’en finissait pas et elle tenait mon visage comme le faisait ma sœur c’est comme ça qu’on s’est embrassés la première fois elle a dit t’es mignon on voit bien que tu es pas là juste pour me baiser je haïssais ce mot.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong> Le démon de la colline aux loups, Dimitri Rouchon-Borie, Le Tripode, 17€</strong></em></p>
</div>
<p><span id="more-5630"></span></p>
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		<title>Chronique familiale d&#8217;un policier-poète</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/08/19/chronique-familiale-dun-policier-poete/</link>
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		<pubDate>Wed, 19 Aug 2020 05:34:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les vacances sont une occasion en or pour (ré)découvrir des lieux, des endroits qui, d&#8217;emblée, vous attirent. La preuve avec ma virée bordelaise. Impossible de ne pas pousser les portes de Mollat, la plus grande librairie indépendante de France et la première en terme de chiffre d&#8217;affaires et de titres en rayon ( elle abrite 265.000 [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-mer-c-est-rien-du-tout-formatpoche.jpg" rel="lightbox[5341]"><img class="alignleft size-full wp-image-5344 colorbox-5341" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-mer-c-est-rien-du-tout-formatpoche.jpg" alt="livre-mer-c-est-rien-du-tout-formatpoche" width="120" height="185" /></a></p>
<p>Les vacances sont une occasion en or pour (ré)découvrir des lieux, des endroits qui, d&rsquo;emblée, vous attirent. La preuve avec ma virée bordelaise. Impossible de ne pas pousser les portes de <strong>Mollat</strong>, la plus grande librairie indépendante de France et la première en terme de chiffre d&rsquo;affaires et de titres en rayon ( elle abrite 265.000 livres soit 160.000 titres).  Cette immense librairie se situe à l&rsquo;emplacement de la dernière maison de <strong>Montesquieu</strong>.</p>
<p>Là, des livres à profusion, évidemment&#8230; Et cette petite pépite, dévorée dans le train du retour.</p>
<p>Un livre de poche, eh oui, ce n&rsquo;est pas courant par ici. Un récit autobiographique de surcroît. Et là, vous vous dites que le soleil bordelais a eu raison de moi&#8230; <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-5341" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5341"></span></p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;La mer c&rsquo;est rien du tout&nbsp;&raquo;</strong> ( publié en grand format en 2016), <strong>Joël Baqué</strong> signe un recueil de bouts d&rsquo;enfance et d&rsquo;adolescence, des morceaux de vie d&rsquo;homme aussi. Des micro-textes qui nous racontent la vie d&rsquo;une famille installée du côté de Béziers.</p>
<p>Une famille languedocienne, qui vit chichement, entre un père exploitant viticole radin qui hurle ; une mère mutique et effacée et trois enfants, dont <strong>Joël Baqué</strong>.</p>
<p><strong>Jöel,</strong> c&rsquo;est le sportif, celui qui deviendra le plus jeune gendarme de France, avant d&rsquo;embrasser une carrière dans la police. C&rsquo;est aussi celui qui, à travers le livre d&rsquo;entretiens consacré à l&rsquo;écrivain et poète <strong>Francis Ponge</strong> donné par un vacancier sur une plage dont il assurait la surveillance comme CRS, découvrira le pouvoir des mots et de la poésie. <strong>Paul,</strong> son petit frère, qui bégaie, devient facteur tout en tentant d&rsquo;assumer son homosexualité.<strong> Valérie</strong>, elle, à la beauté éblouissante, rejoindra l&rsquo;armée tout en étant mannequin.</p>
<p>A travers des souvenirs, des anecdotes, des sensations, celui qui fut commandant de police nous fait voyager à travers la France pompidolienne, la France des classes ouvrières, des taiseux et de ceux qui n&rsquo;osent pas.</p>
<p>Les époques se mélangent avec toujours ces mêmes personnages. Ceux qu&rsquo;il connait le mieux, ceux qui l&rsquo;ont vu grandir. On découvre la mue de <strong>Joël</strong>, aujourd&rsquo;hui quinquagénaire, installé à Nice. Le commandant de police, est déjà l&rsquo;auteur de quatre romans et de plusieurs recueils de poésie.</p>
<p>Alors entre un père castrateur et une mère qui avale des cachets &laquo;&nbsp;fervessants&nbsp;&raquo;, il nous raconte ses années 70 à lui. Les silences, les refus, la vie quotidienne d&rsquo;une famille régie par le paternel qui a mis dans un même panier tout ce qu&rsquo;il n&rsquo;aime ou ne comprend pas, les &laquo;&nbsp;bouillacades&nbsp;&raquo;. Et tout y passe. Même la mer, qui ne serait rien d&rsquo;autre qu&rsquo;un attrape-touristes&#8230;</p>
<p>Un récit bref, fragmentaire, d&rsquo;où ressortent les images. C&rsquo;est fin, sensible, drôle aussi. Et c&rsquo;est la vie.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 9 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Mon père nous disait, à Valérie et à moi : &nbsp;&raquo; Votre mère c&rsquo;est rien du tout, elle fait son cinéma !&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><em> &laquo;&nbsp;Votre mère c&rsquo;est rien du tout, c&rsquo;est la tramontane, ça les rend folles les femmes. &nbsp;&raquo; ( Variante.)</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Souvent elle annonçait : &laquo;&nbsp;Je vais me reprendre un cachet fervessant ! &nbsp;&raquo; Plus mon père criait, plus elle s&rsquo;enfonçait dans la </em>fervessance<em> (son malheur conjugal n&rsquo;était pas soluble dans l&rsquo;aspirine, même effervescente).</em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;ignore si j&rsquo;ai été plutôt heureux ou plutôt pas heureux. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Dans sa chambre, seule ou avec Martine, ma soeur écoutait des disques tout en feuilletant des magazines allégés en texte mais pas en photos. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 17 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Paul bégayait facilement avec les gens, Valérie était facilement regardée par les hommes, mon père hurlait facilement sur ma mère, qui allait facilement s&rsquo;enfermer dans le magasin. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Dans l&rsquo;Hérault, on nomme &laquo;&nbsp;magasin&nbsp;&raquo; une remise ou un garage. Le nôtre était en quérons comme la maison. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>L&rsquo;argent, c&rsquo;est mon père qui le gagnait et nous qui le gaspillions.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 35-36 :</strong><em> &laquo;&nbsp;De nouveaux voisins sont arrivés que mon père a immédiatement détestés parce qu&rsquo;ils étaient sociables (il aimait ne pas aimer). L&rsquo;homme nous donnait du congre et de la roussette qu&rsquo;il pêchait (dans &laquo;&nbsp;La mer qu&rsquo;est rien du tout, mais l&rsquo;océan&nbsp;&raquo;, etc.). Mon père n&rsquo;osait pas refuser mais dans son dos jetait le poisson aux chats. J&rsquo;avais consulté un livre de recettes pour pouvoir dire au voisin qu&rsquo;on l&rsquo;avait mangé avec de la tomate et des câpres. Mon père aimait pourtant le poisson. Quand il avait bien mangé : &laquo;&nbsp;Ah oui ! Au moins votre mère c&rsquo;est une bonne cuisinière, pour ça on peut pas dire! &laquo;&nbsp;, sur le même ton que &nbsp;&raquo; La mer c&rsquo;est rien du tout, mais l&rsquo;océan&nbsp;&raquo;, etc.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La mer c&rsquo;est rien du tout&nbsp;&raquo;, Joël Baqué, #formatpoche POL, 9€. </strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Rester vivante !</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Dec 2018 08:01:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[accident]]></category>
		<category><![CDATA[Adeline Dieudonné]]></category>
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		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
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		<category><![CDATA[revolté]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
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		<description><![CDATA[Un premier roman ? Youpi ! Et celui d&#8217;Adeline Dieudonné, une Belge de 35 ans, est une réussite. Un roman initiatique, acide et drôle. Qui, par moments, vous glace aussi les sangs. Bref, &#171;&#160;La vraie vie&#160;&#187; est une histoire étrange qui vous garde en alerte jusqu&#8217;à la dernière ligne&#8230; Tous les ingrédients du conte y [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/la-vraie-vie-recadre.jpg" rel="lightbox[4483]"><img class="alignleft wp-image-4484 size-medium colorbox-4483" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/la-vraie-vie-recadre-200x300.jpg" alt="la-vraie-vie-recadre" width="200" height="300" /></a></p>
<p>Un premier roman ? Youpi ! Et celui d&rsquo;<strong>Adeline Dieudonné,</strong> une Belge de 35 ans, est une réussite. Un roman initiatique, acide et drôle. Qui, par moments, vous glace aussi les sangs.</p>
<p>Bref,<strong> &laquo;&nbsp;La vraie vie&nbsp;&raquo;</strong> est une histoire étrange qui vous garde en alerte jusqu&rsquo;à la dernière ligne&#8230;</p>
<p>Tous les ingrédients du conte y sont, distillés dans un décor de cité pavillonnaire contemporaine sans âme. C&rsquo;est là que la narratrice, que l&rsquo;on suit de l&rsquo;âge de 11 ans à celui de 15 ans, vit entre une mère éteinte, effacée et battue, qu&rsquo;elle compare à une amibe ; un père violent qui bat sa femme, regarde (trop) la télé et boit (trop) de whisky et un petit frère, Gilles de quatre ans son cadet, devenu mutique après avoir assisté à un accident mortel aussi comique que tragique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4483"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Alors la pré-adolescente va se battre. Remuer ciel et terre pour que son petit frère retrouve le sourire et cesse de martyriser les animaux&#8230; A l&rsquo;ombre de la hyène empaillée, trophée de leur père chasseur, elle va imaginer un plan : remonter le temps. Retrouver le moment d&rsquo;avant le drame. Elle cherche, met un scénario au point ( il ne lui manque qu&rsquo;une nuit d&rsquo;orage), veut être aussi savante que Marie Curie pour y parvenir&#8230;</p>
<p>Au fil des pages, celle dont son père voudrait faire une proie, va se battre. Physiquement résister à cet environnement toxique. Tout en découvrant la sensualité et des sensations que son corps va emmagasiner pour lutter encore plus fort&#8230; La narratrice est une guerrière. Et veut rester vivante.</p>
<p>Un premier roman étonnant, bouillant, électrisant. <strong>Adeline Dieudonné</strong> – auteure de trois nouvelles et d&rsquo;une pièce de théâtre qu&rsquo;elle a d&rsquo;ailleurs également jouée – l&rsquo;a écrit en écoutant très fort de la musique métal. Un signe <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-4483" /></p>
<p>D&rsquo;ailleurs, depuis sa sortie, ce premier roman engrange les distinctions :<strong> prix du Roman Fnac</strong>,<strong> prix Filigranes,</strong> <strong>prix Première Plume</strong>&#8230; et le <strong>Renaudot des lycéens</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Un extrait de l&rsquo;émission &laquo;&nbsp;La grande librairie&nbsp;&raquo; dans laquelle Adeline Dieudonné raconte la genèse de son premier roman :</strong></p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/cA3niat_A0k?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 45 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je crois que mon père n&rsquo;aimait pas son travail. Il était comptable au parc d&rsquo;attractions qui avait mis le zoo en faillite. &laquo;&nbsp;Les gros mangent les petits&nbsp;&raquo;, il disait. Ça avait l&rsquo;air de lui faire plaisir. &nbsp;&raquo; Les gros mangent les petits.&nbsp;&raquo; Moi,e je trouvais ça incroyable de travailler dans un parc d&rsquo;attractions. Le matin, quand je partais à l&rsquo;école, je me disais : &nbsp;&raquo; Mon père va passer sa journée au parc d&rsquo;attractions.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ma mère ne travaillait pas. Elle s&rsquo;occupait de ses chèvres, de son jardin, de Coco et de nous. Elle s&rsquo;en fichait d&rsquo;avoir de l&rsquo;argent à elle. Tant que sa carte de crédit passait. Ma mère n&rsquo;a jamais semblé gênée par le vide. Ni par l&rsquo;absence d&rsquo;amour.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 113 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;aimais la nature et sa parfaite indifférence. Sa façon d&rsquo;appliquer son plan précis de survie et de reproduction, quoi qu&rsquo;il puisse se passer chez moi. Mon père démolissait ma mère et les oiseaux s&rsquo;en foutaient. Je trouvais ça réconfortant. Ils continuaient de gazouiller les arbres grinçaient, le vent chantait dans les feuilles du châtaignier. Je n&rsquo;étais rien pour eux. Juste une spectatrice. Et cette pièce se jouait en permanence.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 127 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Moi, je voulais avancer. J&rsquo;avais treize ans et on me parlait encore de la composition de la cellule. Et je n&rsquo;aimais pas non plus mon prof parce qu&rsquo;il était mou. Il avait démissionné de tout. Son odeur était le premier signe de son laisser-aller, mais tout le reste suivait. D&rsquo;ailleurs, tout le monde à l&rsquo;école était mou. Les profs, les élèves. Les uns étaient bêtement vieux et les autres allaient vite le devenir. Un peu d&rsquo;acné, quelques rapports sexuels, les études, les gosses, le boulot et hop ! Ils seront vieux et ils n&rsquo;auront servi à rien. Moi, je voulais être Marie Curie. Je n&rsquo;avais pas de temps à perdre.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;La vraie vie&nbsp;&raquo;, d&rsquo;Adeline Dieudonné, L&rsquo;Iconoclaste, 17€</em></strong></p>
<p style="text-align: left">
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		</item>
		<item>
		<title>Sur les traces d&#8217;un père peu conventionnel&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/05/31/sur-les-traces-dun-pere-peu-conventionnel/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/05/31/sur-les-traces-dun-pere-peu-conventionnel/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 31 May 2015 16:11:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Alger]]></category>
		<category><![CDATA[Catherine Mavrikakis]]></category>
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		<category><![CDATA[mort]]></category>
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		<category><![CDATA[Roman]]></category>
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		<category><![CDATA[Vassili Papadopoulos]]></category>

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		<description><![CDATA[On part à nouveau en voyage ! Cette fois, c&#8217;est Catherine Mavrikakis qui nous guide dans les méandres des relations père-filles. Déjà présente sur ce blog pour &#171;&#160;Les derniers jours de Smokey Nelson&#160;&#187;, Catherine Mavrikakis nous revient avec &#171;&#160;La ballade d&#8217;Ali Baba&#160;&#187;, toujours chez Sabine Wespieser éditeur. L&#8217;auteure est née à Chicago en 1961 d&#8217;une [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Ali-baba.jpg" rel="lightbox[3050]"><img class="alignleft size-full wp-image-3054 colorbox-3050" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Ali-baba.jpg" alt="Ali baba" width="123" height="160" /></a>On part à nouveau en voyage ! Cette fois, c&rsquo;est<strong> Catherine Mavrikakis</strong> qui nous guide dans les méandres des relations père-filles. Déjà présente sur ce blog pour <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/01/03/les-derniers-jours-de-smokey-nelson-ou-le-cauchemar-americain/">&laquo;&nbsp;Les derniers jours de Smokey Nelson&nbsp;&raquo;</a>,</strong> <strong>Catherine Mavrikakis</strong> nous revient avec<strong> &laquo;&nbsp;La ballade d&rsquo;Ali Baba&nbsp;&raquo;</strong>, toujours chez Sabine Wespieser éditeur.</p>
<p>L&rsquo;auteure est née à Chicago en 1961 d&rsquo;une mère française et d&rsquo;un père grec qui a grandi en Algérie. Son enfance se déroulera entre le Québec, les Etats-Unis et la France. Elle enseigne aujourd&rsquo;hui à l&rsquo;université de Montréal. Elle a écrit une pièce de théâtre et déjà six romans, dont trois publiés en France chez Sabine Wespieser.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;un homme qui oublie, qui ment, qui charme&#8230; et qui s&rsquo;en sort. Ou pas. <strong>Erina</strong>, la narratrice, est sa fille aînée de <strong>Vassili Papadopoulos</strong>. Elle a neuf ans. Ses soeurs, jumelles, ont six ans.</p>
<p>L&rsquo;homme a quitté Rhodes en 1937 pour rejoindre l&rsquo;Algérie. Il s&rsquo;en ira ensuite aux Etats-Unis puis au Canada. Il se marie, divorce. Oublie de venir chercher ses filles ou les entraîne dans un road-movie le temps d&rsquo;un week-end, du côté de Key West. Quand il n&rsquo;emmène pas Erina comme porte-bonheur près des tables de jeu à Las Vegas. Elle a dix ans&#8230;</p>
<p>Parcours chaotique d&rsquo;un homme qui n&rsquo;aura de cesse d&rsquo;épater la galerie et ce, même après sa mort. En effet, neuf mois après celle-ci, en 2013, durant l&rsquo;hiver, il réapparait à sa fille, devenue spécialiste de la Shakespeare. Et continue à lui faire la leçon.</p>
<p><strong>Au fil des pages, Erina se souvient, Erina raconte et tente de comprendre ce père dont elle n&rsquo;aura jamais été dupe. Un hommage et le portrait d&rsquo;un homme finalement attachant.<br />
</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 13-14 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Mon père tenait enfin sa promesse. Il amenait ses gamines en voiture dans le Sud découvrir l&rsquo;océan durant les vacances d&rsquo;hiver. Et rien ne pouvait le faire changer d&rsquo;avis. Ni les injures aigres de son ex-femme qui n&rsquo;avait pas manqué de lui reprocher de vouloir exténuer les petites, ni la fatigue hébétée et réelle de ses enfants, ni encore son propre épuisement ne l&rsquo;arrêtaient&#8230; Il avait fait le trajet de New York à Montréal pour venir nous chercher et il retournerait dans la grande cité américaine où il vivait depuis quelques mois déjà, dès qu&rsquo;il nous aurait déposées, sans même prendre le temps de descendre de voiture, devant l&rsquo;entrée de garage du bungalow de ma mère à Repentigny.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 48-49 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Il n&rsquo;était pas tout à fait exact que je ne fréquentais plus du tout mon père. Je le croisais souvent chez ma mère. Je lui parlais de la pluie et du beau temps. Mais nous n&rsquo;avions plus la complicité qui avait été la nôtre durant mon enfance. Cette complicité qui faisait de moi sa fille préférée, son héritière, quoi qu&rsquo;il puisse arriver. A partir de l&rsquo;âge de onze ans, je n&rsquo;eus pendant des années presque plus aucun signe de vie de mon père. Il m&rsquo;accorda bien un entretien d&rsquo;une heure à Toronto, alors que je participais à un colloque étudiant&#8230; Il était lui aussi à Toronto et avait appris, je ne sais comment, que je faisais une présentation sur Hamlet de Shakespeare. J&rsquo;avais vingt-cinq ans. Depuis, je ne l&rsquo;avais pas revu. Sa famille montréalaise ne savait pas ce qu&rsquo;il devenait. Le vieux Papou, le père de mon père, était mort, et son fils aîné n&rsquo;était apparemment même pas venu à l&rsquo;enterrement. Pendant une trentaine d&rsquo;années, mon père disparut presque totalement de ma vie. Il m&rsquo;appela peut-être dix fois. Chaque fois, sa voix au téléphone, enjouée, retentissait dans l&rsquo;écouteur. Nous échangions quelques paroles rapides. “Tu vas bien ? Et ta mère ? et tes soeurs ? ” Rien de plus&#8230; Et puis, sans prévenir, il était “revenu”&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 81 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Alors que l&rsquo;ascenseur me propulsait vers le vingt-neuvième étage de l&rsquo;immeuble et qu&rsquo;il me semblait que les vents du nord continuaient à gémir dans la cage étroite, mon père, tout mouillé par la neige, secouait ses cheveux trempés et tentait, coquet, de se recoiffer. Il faisait des mimiques grotesques à son reflet, que la glace de la petite cabine où nous nous trouvions lui permettait de contempler. La tempête avait été mauvaise. Elle le faisait encore grelotter et son pardessus gris ressemblait à une vaste guenille imbibée d&rsquo;eau. Mais Vassili n&rsquo;avait rien perdu de son panache et de son désir de plaire. Même mort, il continuait à minauder. Il tenait à retrouver au plus vite son visage séducteur. Moi, je découvris mon air ahuri, presque irréel. Mon rimmel avait coulé sur mon visage tout boursouflé par le froid et la morve s&rsquo;écoulait de la tumeur rouge que semblait être devenu mon nez congestionné.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">J&rsquo;ai acheté ce roman du fait du nom de l&rsquo;auteure, dont j&rsquo;avais beaucoup aimé le précédent roman. Et croyez-le ou non, j&rsquo;ai aussi beaucoup aimé celui-ci ! Voilà un très bel hommage de la narratrice à son père. Malgré les mensonges et les manquements. Au fil des pages et des événements de la biographie de Vassili, on suit l&rsquo;histoire de la famille. Et on suit la quête d&rsquo;Erina. Qui veut comprendre. Et pardonner. Un très joli roman.</span></p>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;La ballade d&rsquo;Ali Baba&nbsp;&raquo;, Catherine Mavrikakis, Sabine Wespieser editeur, 18€.</em> </strong></p>
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		<item>
		<title>La famille, c&#8217;est comme dans la jungle&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/05/16/la-famille-cest-comme-dans-la-jungle/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/05/16/la-famille-cest-comme-dans-la-jungle/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 16 May 2012 14:36:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
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		<category><![CDATA[chaos familial]]></category>
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		<category><![CDATA[Justin Torres]]></category>
		<category><![CDATA[métissage]]></category>
		<category><![CDATA[pauvreté]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Vie animale]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Le temps passé à lire un roman a-t-il à voir avec ses qualités ? Quand vous n&#8217;arrivez pas à lâcher un livre, c&#8217;est un signe, non ? La preuve avec &#171;&#160;Vie animale&#171;&#160;, premier roman de Justin Torres, auteur américain qui signe là son premier roman. Je l&#8217;ai lu d&#8217;une traite, sous le soleil breton [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIE-ANIMALE.jpg" rel="lightbox[1039]" title="VIE ANIMALE"><img class="alignleft  wp-image-1045 colorbox-1039" style="margin: 10px;" title="VIE ANIMALE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIE-ANIMALE.jpg" alt="" width="81" height="119" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le temps passé à lire un roman a-t-il à voir avec ses qualités ? Quand vous n&rsquo;arrivez pas à lâcher un livre, c&rsquo;est un signe, non ?</p>
<p>La preuve avec <strong>&laquo;&nbsp;Vie animale</strong>&laquo;&nbsp;, premier roman de<strong> Justin Torres</strong>, auteur américain qui signe là son premier roman. Je l&rsquo;ai lu d&rsquo;une traite, sous le soleil breton ( si, si, j&rsquo;en vois déjà qui ricanent ).</p>
<p><strong>Justin Torres</strong>, qui a publié des textes dans la revue <em>Granta</em> et le <em>New Yorker</em> a été, avec ce roman, la révélation de la rentrée littéraire de l&rsquo;autre côté de l&rsquo;Atlantique. Né en 1981, le jeune auteur a eu une enfance passablement malmenée. Peut-être une piste pour comprendre son premier roman&#8230;</p>
<p><span id="more-1039"></span></p>
<p>Le livre, de 140 pages, est constitué de chapitres courts, comme autant d&rsquo;uppercuts. Autant d&rsquo;histoires, comme des nouvelles en quelque sorte, qui racontent l&rsquo;histoire d&rsquo;une famille en vrac. Une famille composée d&rsquo;une <strong>mère blanche</strong>,<strong> Ma</strong>, et d&rsquo;un<strong> père porto-ricain</strong>, <strong>Paps</strong> ainsi que de trois enfants métis : <strong>Manny</strong>, 10 ans, <strong>Joel</strong>, 8 ans et <strong>le narrateur</strong>, tout juste âgé de 7 ans. Les parents, tous deux adolescents quand ils se sont rencontrés, se sont mariés au Texas avant de s&rsquo;installer dans ce quartier bigarré de New-York.</p>
<p><strong> Leur vie, c&rsquo;est Brooklyn, les problèmes d&rsquo;argent, la violence, le frigo pas toujours plein, les coups qui pleuvent</strong>. Dans cet univers, celui d&rsquo;une famille pauvre et marginale à la dérive, les trois fils sont liés comme les doigts de la main, multipliant les bêtises plus ou moins graves. D&rsquo;ailleurs, il faut attendre la dernière partie du livre pour que le narrateur use du &laquo;&nbsp;je&nbsp;&raquo;. Jusque-là, il disait &laquo;&nbsp;on&nbsp;&raquo;. Mais il grandit, et ses &laquo;&nbsp;différences&nbsp;&raquo; vont le mettre à part. Définitivement.</p>
<p>Les trois pré-adolescents sont brutaux mais rigolards. Quand le père danse, ils l&rsquo;imitent. Quand leur mère dort, ils apprennent à vivre dans le silence. S&rsquo;adaptent tout le temps. Toujours à l&rsquo;affût. Comme des animaux. Mais il y a beaucoup d&rsquo;amour entre eux et leurs parents. Malgré tout.</p>
<p>Au fil des pages, le quotidien d&rsquo;une famille donc. Comme filmé au plus près. Si le Septième art a fait de la caméra au poing un genre à part entière, <strong>Justin Torres</strong> a opté pour une écriture &nbsp;&raquo; stylo au poing&nbsp;&raquo;.  Au plus près de ses personnages fracassés.</p>
<p><strong>Découvrez l&rsquo;auteur dans une vidéo.</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/jx-9maSgnq8?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong> Page 12-13</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Toujours plus, on cherchait toujours plus avec avidité. Mais à certains moments, des moments tranquilles, quand notre mère dormait, quand elle n&rsquo;avait pas dormi depuis deux jours et que tout bruit, tout craquement dans l&rsquo;escalier, toute porte qui claque, tout rire étouffé, toute voix, risquait de la réveiller, ces matins d&rsquo;un calme cristallin, quand on voulait la protéger, cette oie égarée qui trébuchait, qui s&rsquo;épanchait sans cesse, avec ses maux de dos, ses maux de tête et son allure fatiguée, tellement fatiguée, cette créature déracinée de Brooklyn, cette grande gueule qui larmoyait dès qu&rsquo;elle nous disait qu&rsquo;elle nous aimait, avec son amour compliqué, exigeant, sa chaleur [&#8230;]&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p><strong>Page 85</strong> :<em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] La conversation s&rsquo;est tarie, et il y a eu des silences comme si chacun de nous se détachait des autres; peut-être qu&rsquo;on pensait à manger, qu&rsquo;on cherchait à savoir si on avait peur, et si oui, de quoi, mais peut-être aussi qu&rsquo;on pensait à Paps. Ma a essayé de continuer à parler, de maintenir tout ça – le silence, la faim, la pensée de Paps – à distance, mais elle ne savait plus quoi dire. </em></p>
<p><em>&nbsp;&raquo; Bon, elle a fini par lancer, qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;on fait ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><em>Et elle a attendu. </em></p>
<p><em>&laquo;&nbsp;On peut rentrer à la maison, mais on n&rsquo;est pas obligés. On n&rsquo;est pas obligés de rentrer. On peut partir pour toujours. C&rsquo;est possible. Mais vous devez me dire ce que je dois faire.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p><em>Personne n&rsquo;a rien dit, j&rsquo;ai essayé d&rsquo;écouter des bruits lointains et de deviner ce que c&rsquo;était – des animaux, des satellites. Les bruits proches, c&rsquo;était plus facile ; Ma qui butait sur les mots, qui avait un chat dans la gorge, et la respiration tendue de mes frères. </em></p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Mon Dieu, a soufflé Ma. Dites quelque chose ! Vous croyez que c&rsquo;est facile ?</em></p>
<p><em>- Quelque chose&nbsp;&raquo;, a répété Joel, et Manny a tendu le bras pour le frapper. </em></p>
<p><em>Ma a mis la clé sur le contact et a démarré. On a repris le même chemin en sens inverse, et pour finir, on s&rsquo;est garés dans l&rsquo;allée de la maison. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pages 99 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Il m&rsquo;a pris le menton et a tourné mon visage vers lui. &laquo;&nbsp;Mais maintenant, je sais que Dieu a semé du propre dans le sale. Toi, Joel et moi, on est juste une poignée de graines que Dieu a jetées dans la boue et le crottin de cheval. On est tout seuls. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><em>Il a passé un bras et une jambe autour de moi et il est resté silencieux quelques instants; j&rsquo;ai dérivé dans le sommeil. Au bout d&rsquo;un moment, Manny a recommencé, il se parlait à lui-même, il complotait, il disait : &nbsp;&raquo; Ce qu&rsquo;il faut faire, c&rsquo;est trouver un moyen d&rsquo;inverser la gravité pour tomber vers le ciel et traverser les nuages jusqu&rsquo;au paradis. &laquo;&nbsp;</em></p></blockquote>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #0000ff;"> Mon avis</span></strong></p>
<p><span style="color: #0000ff;">Voilà un premier roman assurément prometteur ! L&rsquo;histoire, pas gaie il faut bien le dire, vous prend pour ne plus vous lâcher. Jusqu&rsquo;à la fin. Ce roman n&rsquo;est pas conventionnel dans sa forme ( des chapitres qui vivent indépendamment) ni dans son fond. Submergés par les vicissitudes de la vie, les personnages tentent de surnager. En vain.  Reste l&rsquo;amour. Leur seule arme. Même s&rsquo;ils s&rsquo;aiment mal. A lire absolument.</span></p>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;Vie animale&nbsp;&raquo;, de Justin Torres, Editions de l&rsquo;Olivier, 18€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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