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	<title>Quatrième de couv &#187; fragilité</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>De l&#8217;autre côté de l&#8217;Atlantique, prendre du champ&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Jan 2019 12:49:43 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[&#160;  Prendre du champ. Traverser un océan pour essayer de voir plus clair sur sa vie, sur ses proches&#8230; et sur son pays. Voilà ce que Sylvie Vickery décide de faire, en suivant Hector, son mari, poète et universitaire sexagénaire, qui vient de décrocher un poste en Caroline du Nord, là-bas, aux Etats-Unis. C&#8217;est de [&#8230;]]]></description>
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<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DESARTHE-OK.jpg" rel="lightbox[4472]"><img class="alignleft wp-image-4475 size-medium colorbox-4472" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DESARTHE-OK-204x300.jpg" alt="DESARTHE OK" width="204" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: left"> Prendre du champ. Traverser un océan pour essayer de voir plus clair sur sa vie, sur ses proches&#8230; et sur son pays. Voilà ce que <strong>Sylvie Vickery</strong> décide de faire, en suivant <strong>Hector</strong>, son mari, poète et universitaire sexagénaire, qui vient de décrocher un poste en Caroline du Nord, là-bas, aux Etats-Unis. C&rsquo;est de là qu&rsquo;ils vivront, à distance donc, les attentats du 13 novembre. Dans une indifférence polie.</p>
<p style="text-align: left">C&rsquo;est également en Amérique que <strong>Sylvie</strong> va découvrir la vie adultérine de son mari, et le rôle que joue son fils unique –un adolescent si différent des autres – aux côtés de ses camarades. <strong>Lester</strong> se fait appeler <strong>Absalom Absalom</strong>, est une émule de Saint-Augustin et prend des airs de gourou.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Sylvie</strong>, elle, qui s&rsquo;est toujours évertuée depuis sa rencontre et son mariage avec <strong>Hector</strong>, à la non-action et &nbsp;&raquo; à n&rsquo;être rien &nbsp;&raquo; comme elle dit, poursuit, avec lucidité mais en silence, l&rsquo;introspection familiale. Loin de ses répères. Jusqu&rsquo;au scandale. Jusqu&rsquo;au retour.</p>
<p style="text-align: left">Elle ne maîtrise pas bien la langue, ni les codes. Trop cultivée, trop libre de tout aussi.</p>
<p style="text-align: left">Première fois que j&rsquo;ouvre un roman d&rsquo;<strong>Agnès Desarthe</strong>, lauréate en 1996 du prix du Livre Inter pour <strong>&laquo;&nbsp;Un secret sans importance&nbsp;&raquo;</strong> et auteure de nombreux romans remarqués (<strong>&laquo;&nbsp;Dans la nuit brune&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Une partie de chasse&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Ce coeur changeant&nbsp;&raquo;</strong>). J&rsquo;ai été un peu déçue par ce roman qui, je trouve, survole plusieurs sujets sans les approfondir cependant. Dommage. Beau portrait de femme cependant.</p>
<p style="text-align: center"><span id="more-4472"></span></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 22 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Les auteurs s&rsquo;accordent à déclarer que les parents, et en particulier les mères, s&rsquo;y prennent mal. Elle a décidé de ne pas s&rsquo;y prendre. Elle a renoncé tôt et tient le cap. Le dogme du non-agir, encore lui. Elle a plus ou moins décidé d&rsquo;être la grand-mère de son fils. L&rsquo;idée n&rsquo;est pas venue d&rsquo;elle, mais d&rsquo;une femme dans le bus. Lester devait avoir trois ans. Ils se tenaient la main, Sylvie et lui, à bord du 75. &laquo;&nbsp;Dis donc, mon bonhomme, avait lancé la dame en se penchant vers Lester, tu en as de la chance d&rsquo;avoir une mamie aussi jeune.&nbsp;&raquo; Sylvie avait pesé le pour et le contre : une vieille mère, une jeune mamie. Lester n&rsquo;avait pas protesté. Il n&rsquo;avait pas tenté de rétablir la vérité. Toujours poli, si incroyablement poli. Sylvie avait pensé que lui aussi, peut-être, préférait qu&rsquo;il en soit ainsi. En vadrouille avec sa très jeune grand-mère.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 79 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Vieux ? Jamais Hector n&rsquo;a employé ce mot pour parler de lui, et encore moins pour parler de Sylvie. Il la taquine en l&rsquo;appelant &laquo;&nbsp;ma petite&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;mon bébé&nbsp;&raquo;, parce qu&rsquo;elle lui arrive au milieu de la poitrine, et elle aime ça. Elle aime être sa petite, son bébé, cela lui permet de voyager à travers les âges, d&rsquo;échapper aux classifications. Elle peut être à la fois la grand-mère de son propre fils et le bébé de son mari. Elle ne s&rsquo;est jamais sentie femme mûre, femme-femme. Elle a toujours eu l&rsquo;impression d&rsquo;être soit beaucoup plus jeune, soit beaucoup plus âgée. Le compte réel des années n&rsquo;a aucune réalité pour elle.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 259 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Durant les premiers temps de sa double passion, Hector s&rsquo;était soupçonné d&rsquo;aménager le réel à sa guise, de se persuader lui-même que sa conduite sur le nouveau continent n&rsquo;avait pas d&rsquo;impact sur l&rsquo;existence qu&rsquo;il avait bâtie sur l&rsquo;ancien. Ses trahisons étaient sans conséquence et ne blessaient personne, se disait-il, constatant jour après jour que rien ne modifiait ses relations avec Sylvie. Il n&rsquo;était ni plus gentil avec elle, ni plus impatient qu&rsquo;avant. Il ne se montrait pas plus tendre, ni moins présent. Elle le faisait rire et l&rsquo;impressionnait comme toujours depuis qu&rsquo;il l&rsquo;avait rencontrée. Elle lui mettait les nerfs en vrille et le fatiguait comme elle l&rsquo;avait toujours fait.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La chance de leur vie&nbsp;&raquo;, Agnès Desarthe, Editions de l&rsquo;Olivier, 19€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Malgré tout l&#8217;amour d&#8217;un homme&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/02/17/malgre-tout-lamour-dun-homme/</link>
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		<pubDate>Fri, 17 Feb 2017 08:03:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Une rentrée littéraire, c&#8217;est l&#8217;occasion de plonger avec délectation dans des premiers romans. Et vous savez quelle appétence j&#8217;ai pour ces derniers ! Parmi les 517 romans publiés pour cette rentrée littéraire hivernale, on compte 66 premiers romans dont &#171;&#160;Aller en paix&#160;&#187;, de Ludovic Robin. Trentenaire, Ludovic Robin a suivi des études de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #ff0000"><strong>Rentrée littéraire</strong> </span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ALLER-EN-PAIX.jpg" rel="lightbox[3867]"><img class="alignleft size-full wp-image-3868 colorbox-3867" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ALLER-EN-PAIX.jpg" alt="ALLER EN PAIX" width="300" height="426" /></a>Une rentrée littéraire, c&rsquo;est l&rsquo;occasion de plonger avec délectation dans des premiers romans. Et vous savez quelle appétence j&rsquo;ai pour ces derniers ! Parmi les 517 romans publiés pour cette rentrée littéraire hivernale, on compte 66 premiers romans dont <strong>&laquo;&nbsp;Aller en paix&nbsp;&raquo;</strong>, de<strong> Ludovic Robin.</strong></p>
<p>Trentenaire, Ludovic Robin a suivi des études de philosophie. Originaire du Lot, il vit aujourd&rsquo;hui dans le Finistère où il est en charge de l&rsquo;entretien des rives du canal de Nantes à Brest. Un parcours atypique pour un homme qui signe là un premier roman fort, extrêmement sensible.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle nous conduit en Savoie. Là, dans un hameau isolé, Les Plastres, un homme replonge dans son passé, dans les deux décennies qu&rsquo;il a partagées avec <strong>Lily</strong>. Sa camarade d&rsquo;école est devenue sa compagne et la mère de ses trois enfants.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui le couple n&rsquo;existe plus. Le narrateur a refait sa vie, révisé ses attentes. Mais il cherche toujours à comprendre le pourquoi de la rupture, son mécanisme insidieux. Il est élagueur, elle a élevé leurs enfants et travaille en appoint  avant de reprendre ses études pour devenir infirmière.</p>
<p>Il est fort et protecteur. Travaille sans relâche. Elle est fragile, mélancolique et trop dépendante de ses médicaments. Autour d&rsquo;eux, les montagnes. Un milieu dur. Et les lignes de failles apparaîtront au fil des années, des vicissitudes de la vie. Malgré l&rsquo;amour.</p>
<p>Un jour,<strong> Lily</strong> et ses deux petits ont un accident de la route. Fatalité ou conséquence des médicaments ? Le narrateur sait désormais qui sa compagne a besoin de lui. Jusqu&rsquo;où ?</p>
<p>Un portrait sensible d&rsquo;un couple qui se délite, d&rsquo;un amour qui ne résiste pas. Celui, sans limite, d&rsquo;un homme envers sa femme. Une écrite dense, très travaillée qui concourt à l&rsquo;introspection du narrateur.</p>
<p style="text-align: center"><span id="more-3867"></span></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 17-18 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Quand j&rsquo;ai commencé à me ronger les sangs, Lily portait Paul dans son ventre, envieuse de ma vocation qu&rsquo;elle n&rsquo;arrêtait pas de comparer à la sienne. Elle se voyait mère, juste mère cet hiver-là, notre second et dernier aux Plastres, or mère elle l&rsquo;était si peu disait-elle, dès que son manque de confiance la rattrapait, tout juste si elle se rendait compte qu&rsquo;elle avait des enfants. Provocation qui n&rsquo;en était pas une mais me mettait hors de moi tant je la savais épuisée et bagarreuse, présente sur tous les fronts à la fois. Et quand aux soirs de fatigue nous nous entretenions de ma prétendue liberté, en nous gardant de parler trop fort de peur de réveiller Thibaud qui ne dormait que d&rsquo;un oeil, et que Lily se triturait à cause d&rsquo;un vieux projet de concours qu&rsquo;elle avait pris à bras-le-corps cet hiver-là, avec toutes ces phases de découragement qu&rsquo;un tel effort implique, l&rsquo;envie me prenait de lui dire la vérité, toute la vérité concernant ma prétendue vocation. Non, je ne vivais pas dans les arbres. Non, je n&rsquo;étais pas ce Couillu qui fait ce qu&rsquo;il dit et qui dit ce qu&rsquo;il fait, car moi aussi régulièrement, je doutais dans la vie. Qu&rsquo;est-ce que je doutais ! Je bouillais, pour être exact ; je fulminais intérieurement. Mais voilà, d&rsquo;une part je ne voulais pas l&rsquo;accabler avec mes propres soucis, d&rsquo;autres part mes doutes, à coup sûr, étaient moins crochus que les siens. Car de longue date j&rsquo;avais pris les devants, moi,  je m&rsquo;étais préparé à l&rsquo;ennui de la vie. C&rsquo;était d&rsquo;abord ça, ma vocation : le refus de dire des mots que je n&rsquo;avais pas envie de dire, le refus de subir des gens que je n&rsquo;avais pas envie de subir, parents, camarades de classe, clients, voisins, chacun sa clique.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 191 :</strong><em>&nbsp;&raquo; “C&rsquo;est une intellectuelle, ricanait Marianne dès que je descendais, elle nous prend de haut”, ce qui était faux car André et Marianne restaient les grands-parents et de ce point de vue Lily continuait de compter sur eux. Et aussi parce que malgré la faiblesse et le manque de caractère manifestés par André Lily aimait toujours son père, dont la bonhomie effaçait tout. Elle aimait toujours son père mais elle n&rsquo;aimais plus sa mère, et l&rsquo;amour qu&rsquo;elle vouait encore à son père pâtissait du manque d&rsquo;amour qui l&rsquo;éloignait de sa mère, car André et Marianne faisaient toujours bloc à l&rsquo;horizon de Lily, ils étaient les parents. Pour aimer la personne à part entière qu&rsquo;était André il eût fallu qu&rsquo;il cessât d&rsquo;être son père, il eût fallu le séparer de sa femme à coups de marteau et de burin, emmener Marianne au loin, pour toujours.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 278 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Et j&rsquo;avais beau savoir que j&rsquo;étais blessé et que ma blessure pensait à ma place, il y avait désormais ce soupçon logé en moi qui heure après heure devenait plus lourd, plus ramifié : à savoir que sevrée du Nembutal la vraie Lily était fade, inconsistante ; que ses récits n&rsquo;étaient que du vent et que je m&rsquo;étais trompé sur les ressorts secrets comme sur la poussière de la route; que des années durant j&rsquo;avais aimé un leurre, un mirage engendré par le vide et l&rsquo;ennui : éblouissement d&rsquo;une âme, un beau jour, qui détestait les vivants, par une âme plus douce gorgée de chimie.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Aller en paix&nbsp;&raquo;, de Ludovic Robin, Editions du Rouergue, 21,80€.</strong></em></p>
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		</item>
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		<title>La &#171;&#160;middle-class&#160;&#187; américaine à la loupe</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/03/29/la-middle-class-americaine-a-la-loupe/</link>
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		<pubDate>Sun, 29 Mar 2015 08:48:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après le Japon, cap sur l&#8217;Amérique ! Celle de Russell Banks en prime. Celle d&#8217;hommes et de femmes ordinaires qui ne trouvent plus leur place dans la société ou qui se rendent compte que celle-ci ne tient plus qu&#8217;à un fil. Alors ils se lancent dans des plans voués à l&#8217;échec, des histoires ratées. Avec [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Un-membre-permanent-de-la-famille_1819.jpeg" rel="lightbox[2979]"><img class="alignleft size-full wp-image-2980 colorbox-2979" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Un-membre-permanent-de-la-famille_1819.jpeg" alt="CVT_Un-membre-permanent-de-la-famille_1819" width="256" height="450" /></a>Après le Japon, cap sur l&rsquo;Amérique ! Celle de <strong>Russell Banks</strong> en prime. Celle d&rsquo;hommes et de femmes ordinaires qui ne trouvent plus leur place dans la société ou qui se rendent compte que celle-ci ne tient plus qu&rsquo;à un fil. Alors ils se lancent dans des plans voués à l&rsquo;échec, des histoires ratées.</p>
<p>Avec<strong> &laquo;&nbsp;Un membre permanent de la famille&nbsp;&raquo;</strong>, l&rsquo;auteur américain dont l&rsquo;oeuvre est traduite dans vingt langues, nous évoque en douze nouvelles la &laquo;&nbsp;middle-class&nbsp;&raquo; d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, de New-York à Miami.</p>
<p>Né en 1940, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Russell_Banks"><strong>Russell Banks</strong></a>, est  l’un des écrivains majeurs de sa génération. <strong>Président du Parlement international des Ecrivains,</strong> il est également membre de la prestigieuse American Academy of Arts and Letters.</p>
<h4 style="text-align: center">Familles éclatées</h4>
<p>Treize ans que cet auteur n&rsquo;avait pas publié de recueil de nouvelles. Pour lui, l&rsquo;exercice est très différent de l&rsquo;écriture d&rsquo;un roman. Il compare ce dernier à<strong> &laquo;&nbsp;un mariage&nbsp;&raquo;</strong>, celle de la nouvelle s&rsquo;apparentant à une<strong> &laquo;&nbsp;liaison&nbsp;&raquo;. &nbsp;&raquo; C&rsquo;est bref, intense, il faut se concentrer&nbsp;&raquo;, expliquait-il cet hiver à l&rsquo;antenne de France Culture.</strong></p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Un membre permanent de la famille&nbsp;&raquo;</strong>, nous voilà happés dans douze histoires. Douze destins. Douze histoires avec cependant la même toile de fond : un contexte compliqué, une famille éclatée, des difficultés matérielles ou morales&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left"> Les histoires sont donc multiples. Ici un ancien Marine arrêté par ses propres fils après avoir braqué une banque, là, la mort d&rsquo;un chien qui achève de distendre les liens entre un père et ses filles après le divorce, ou encore une femme, noire, enfermée malgré elle dans le parking d&rsquo;une concession automobile sur lequel un pitbull monte la garde&#8230;  Sans oublier l&rsquo;histoire de cet artiste reconnu enfin par un prix international ou encore celle d&rsquo;Isabel, qui vient de perdre son mari et qui entend s&rsquo;installer définitivement à Miami, loin des montagnes et du froid.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 37</strong> : &nbsp;&raquo; Un membre permanent de la famille&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Personne, évidemment, n&rsquo;a reproché à Sarge d&rsquo;avoir rejeté la garde alternée et d&rsquo;avoir du même coup brisé notre famille. En tout cas, pas consciemment. En réalité, à cette époque où la famille commençait à se défaire, aucun d&rsquo;entre nous ne soupçonnait à quel point nous dépendions de Sarge pour continuer à ne pas voir la fragilité,l&rsquo;impermanence même de notre famille. Aucun d&rsquo;entre nous ne savait qu&rsquo;elle nous aidait à différer l&rsquo;éclatement de notre colère, à repousser notre besoin de coupable, à qui reprocher la séparation et le divorce, la destruction de l&rsquo;unité familiale, la perte de notre innocence.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 68</strong> : &laquo;&nbsp;Transplantation&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Quand il vous arrive un truc épouvantable et que c&rsquo;est votre faute, bon sang, on n&rsquo;en fait pas son deuil, se dit-il. Ce qui s&rsquo;est passé, c&rsquo;est à vous de vivre avec. Il avait traversé seul ses trois crises cardiaques, une opération à coeur ouvert pour un pontage coronarien et, un an plus tard, la détérioration du coeur même. Et maintenant la transplantation. Tout cela, d&rsquo;une certaine manière, résultait du fait qu&rsquo;il avait détruit la seule chose vraiment bien qui lui soit arrivée, son mariage avec Janice. Ni les crises cardiaques, ni le pontage ni la transplantation n&rsquo;auraient eu lieu, pensait-il, s&rsquo;il n&rsquo;y avait pas eu le divorce. C&rsquo;était une superstition, il le savait, mais il ne pouvait s&rsquo;en défaire.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 175 :</strong> &laquo;&nbsp;Les Outer Banks&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;La quincaillerie ne lui avait pas manqué une seule fois, de même que la banque n&rsquo;avait jamais manqué à Alice. Ils avaient attendu la retraite avec impatience, et une fois qu&rsquo;ils l&rsquo;avaient atteinte, elle leur avait bien plu, tel un lieu de vacances où ils auraient décidé de séjourner toute l&rsquo;année. N&rsquo;ayant pas d&rsquo;enfants ni de petits-enfants ni d&rsquo;autres parents proches, ils étaient aussi libres que des oiseaux. Des “oiseaux des neiges”, comme on les avait appelés e, Floride et là-bas en Arizona. Quand ils étaient partis de chez eux, leur chienne Rosie était déjà vieille – dix ans ou peut-être onze, il n&rsquo;était pas sûr du chiffre. Il l&rsquo;avait trouvée à la fourrière, mais, bon sang, il n&rsquo;avait pas imaginé qu&rsquo;elle allait mourir comme ça&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Des années que je n&rsquo;avais plongé dans un ouvrage de Russell Banks ! J&rsquo;en ai lu un bon paquet et ai retrouvé avec plaisir l&rsquo;écriture et les histoires de cet auteur américain en prise avec les classes moyennes et pauvres de son pays. Un régal que ce recueil de nouvelles ! Russell Banks excelle à nous emmener dès la première page dans une histoire simple et compliquée à la fois. Pleine d&rsquo;empathie pour des hommes et des femmes souvent empêtrés dans leurs soucis, leur solitude, leur ras-le-bol. Un bon moyen, pour ceux qui ne l&rsquo;ont encore jamais lu, de découvrir l&rsquo;univers de l&rsquo;auteur.</span></p>
<p style="text-align: justify"><strong><em>&laquo;&nbsp;Un membre permanent de la famille&nbsp;&raquo;, Russell Banks, Actes sud, 22€. </em></strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong><em>Nouvelles traduites de l&rsquo;américain par Pierre Furlan.</em></strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Ce frère pas comme les autres&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/31/ce-frere-pas-comme-les-autres/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/31/ce-frere-pas-comme-les-autres/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 31 Jul 2013 11:27:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[brutalité]]></category>
		<category><![CDATA[Buster Keaton]]></category>
		<category><![CDATA[destins]]></category>
		<category><![CDATA[différences]]></category>
		<category><![CDATA[Florence Seyvos]]></category>
		<category><![CDATA[fragilité]]></category>
		<category><![CDATA[handicap]]></category>
		<category><![CDATA[Henri]]></category>
		<category><![CDATA[intime]]></category>
		<category><![CDATA[Le garçon incassable]]></category>
		<category><![CDATA[portrait sensible]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[vies parallèles]]></category>

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		<description><![CDATA[Tandis que la rentrée littéraire se prépare avec plus de 550 nouveaux romans, je vous livre ici l&#8217;un de mes coups de coeur de l&#8217;année, à dévorer pendant les vacances ou à l&#8217;heure de la pause. Il est signé par Florence Seyvos. Son titre ? &#171;&#160;Le garçon incassable&#160;&#187;, paru aux Editions de l&#8217;Olivier. Un livre [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Tandis que la rentrée littéraire se prépare avec plus de 550 nouveaux romans, je vous livre ici l&rsquo;un de mes coups de coeur de l&rsquo;année, à dévorer pendant les vacances ou à l&rsquo;heure de la pause. Il est signé par <strong>Florence Seyvos.</strong> Son titre ? <strong>&laquo;&nbsp;Le garçon incassable&nbsp;&raquo;</strong>, paru aux <strong>Editions de l&rsquo;Olivier</strong>. Un livre tout en sensibilité qui a d&rsquo;ailleurs ravi le public et nombre de critiques.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/C_Le-Garcon-incassable_13931.jpeg" rel="lightbox[1923]"><img class="alignleft  wp-image-1933 colorbox-1923" style="margin: 10px" alt="C_Le-Garcon-incassable_1393" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/C_Le-Garcon-incassable_13931.jpeg" width="120" height="176" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Florence Seyvos est née à Lyon en 1967 et vit  à Paris. A 20 ans, elle remporte le premier prix d&rsquo;un concours de nouvelles, puis publie son premier roman pour la jeunesse intitulé<strong> &laquo;&nbsp;Comme au cinéma&nbsp;&raquo;</strong> chez Gallimard. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Les Apparitions&nbsp;&raquo;</strong>, paru aux Editions de l&rsquo;Olivier, elle obtient le <strong>prix Goncourt du premier roman</strong> et le prix Littéraire de France Télévision. Elle est également l&rsquo;auteure de<strong> &laquo;&nbsp;L&rsquo;Abandon&nbsp;&raquo;. Florence Seyvos</strong> est également scénariste. Elle a ainsi écrit plusieurs films avec<strong> Noémie Lvovsky </strong>dont<strong> &laquo;&nbsp;Camille redouble&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1923"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1939" style="width: 272px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Buster-Keaton-photo-9872.jpg" rel="lightbox[1923]"><img class=" wp-image-1939  colorbox-1923" style="margin: 10px" alt="Buster-Keaton-photo-9872" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Buster-Keaton-photo-9872.jpg" width="262" height="360" /></a><p class="wp-caption-text">Buster Keaton</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce roman ? C&rsquo;est celle d<strong>&lsquo;Henri</strong>. Un enfant handicapé raconté par celle qui devient sa soeur après l&rsquo;union de leurs parents. Une narratrice qui établit un parallèle entre ce jeune garçon prognathe, squelettique et équipé d&rsquo;une mentonnière et L&rsquo;homme qui ne rit jamais, le comédien<strong> Buster Keaton.</strong> Et pour cause.</p>
<p>Si <strong>Henri</strong> ne peut évoluer normalement, coincé dans son corps de guingois,<strong> Buster Keaton</strong>, lui, a fait de ses chutes et autres cascades sa marque de fabrique. Une histoire née alors qu&rsquo;il est encore qu&rsquo;un enfant, quand son père comédien de music-hall le lance sans ménagement à travers la scène, pendant les spectacles.</p>
<p>Comédien burlesque,<strong> Buster Keaton</strong> se lance dans le cinéma en 1917. Un cinéma muet dans lequel <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;homme qui ne rit jamais&nbsp;&raquo;</strong>, par opposition à <strong>Charlie Chaplin</strong>, excellera des années durant. Il sera également réalisateur.</p>
<p>A la fin des années 30, sa carrière décline. Il est devenu alcoolique et sa carrière souffre du passage au cinéma parlant. Il recevra cependant un Oscar pour l&rsquo;ensemble de sa filmographie et entre dans la légende du cinéma.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le roman raconte ses deux destins de garçons cassables sans jamais les faire se croiser cependant.  Quand l&rsquo;un chute dans la maison ou la rue, l&rsquo;autre vole sur un plateau de tournage.</p>
<p>La narratrice, qui au début du livre est d&rsquo;ailleurs venue sur les traces de <strong>Buster Keaton</strong> aux Etats-Unis, ne juge ni l&rsquo;histoire de son frère<strong> Henri</strong> ni celle de l&rsquo;acteur. Elle met en lumière le destin de gens différents, d&rsquo;enfants qui jamais ne grandiront comme les autres. Faut-il en rire ? Faut-il en pleurer ? Juste les regarder vivre et les accompagner semble-t-elle nous dire.</p>
<p>Pourtant, l&rsquo;un comme l&rsquo;autre ont eu un père qui voulait les changer, les voir évoluer. L&rsquo;un vers la normalité, l&rsquo;autre vers le succès et la notoriété.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 50</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Buster voit sa mère jouer du saxophone, son père faire des acrobaties très drôles avec une table, et il n&rsquo;a qu&rsquo;une envie : s&rsquo;amuser avec eux. Régulièrement, il fait irruption sur scène en pleine représentation et ses parents sont obligés d&rsquo;interrompre le spectacle pour le ramener en coulisses. [&#8230;] Son premier rôle est celui d&rsquo;une chose. Joe, son père, considère cette chose, la soulève d&rsquo;une main pour mieux l&rsquo;examiner, puis la laisse retomber par terre. La chose ne bronche pas. Alors Joe attrape de nouveau la chose et la jette dans le décor.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 96 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Il lui est même arrivé parfois de voir sa mauvaise appréciation d&rsquo;une situation redressée par une gifle. Aussi se méfie-t-il comme de la peste de nos tristes nouvelles, de nos accidents et de nos chagrins. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mais ce jour-là, son père est mort, et c&rsquo;est cette nouvelle que ma mère est venue lui annoncer. Les mots ont traversé la chambre. Henri a légèrement sursauté. </em></p>
<p><em>- Hé bien, dit-il, je n&rsquo;aimerais pas être à sa place. &laquo;&nbsp;</em></p></blockquote>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 110 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai peur qu&rsquo;on le brutalise, par exemple qui quelqu&rsquo;un lui adresse la parole et qu&rsquo;Henri l&rsquo;ignore, comme il le faut souvent. Quand il prend le train seul, j&rsquo;ai peur que le train reste bloqué en rase campagne. Ou pire, que le train reste bloqué dans une ville. J&rsquo;ai peur que son téléphone soit à court de batterie. Que personne ne vienne le chercher sur le quai de la gare. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mon frère, toi qui peines à enjamber une flaque d&rsquo;eau, toi pour qui le monde est aussi peu lisible que ce plan que tu tiens à la main, que ferais-tu si tu te perdais encore ? Et que ferais-tu si c&rsquo;était la guerre ? C&rsquo;est idiot, si c&rsquo;était la guerre, nous serions tous perdus, apeurés, sans doute aurais-tu moins peut que nous. Toi qui reçois les mauvaises nouvelles comme de la pluie sur tes chaussures, les brimades comme une rafale de vent sur ton visage. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mais le chagrin, Henri, où le mets-tu ? Tes yeux ne pleurent jamais. La tristesse semble ricocher sur toi. Je sais qu&rsquo;elle entre pourtant, filtrée par ta vision du monde. Alors, dans quel recoin de toi-même l&rsquo;enfermes-tu ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un roman sensible et drôle qui nous explique que la différence est aussi une richesse et que chaque parcours est unique. Un roman délicieux, très bien écrit et qu&rsquo;on ne lâche plus avant d&rsquo;être arrivé à la dernière page. Pour moi, une très jolie découverte. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le garçon incassable&nbsp;&raquo;, de Florence Seyvos, Editions de l&rsquo;Olivier, 16€.</strong></em></p>
</blockquote>
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		<item>
		<title>Chez Valérie Mréjen, la mort est tragi-comique&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/04/17/chez-valerie-mrejen-la-mort-est-tragi-comique/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/04/17/chez-valerie-mrejen-la-mort-est-tragi-comique/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 17 Apr 2012 16:04:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[absence]]></category>
		<category><![CDATA[absurde]]></category>
		<category><![CDATA[accident]]></category>
		<category><![CDATA[fantôme]]></category>
		<category><![CDATA[fragilité]]></category>
		<category><![CDATA[manque]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[suicide]]></category>
		<category><![CDATA[tragi-comique]]></category>
		<category><![CDATA[Valérie Mréjen]]></category>
		<category><![CDATA[vie]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a plusieurs mois, au moment de la Toussaint, nous avions abordé la mort, et le deuil à travers le livre &#171;&#160;Veuf&#160;&#187; de Jean-Louis Fournier. Autre manière d&#8217;aborder le thème de la camarde avec Valérie Mréjen, cinéaste et romancière, que j&#8217;avais découvert il y a déjà quelques années avec ses courts livres parus chez [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a plusieurs mois, au moment de la Toussaint, nous avions abordé la mort, et le deuil à travers le livre <strong>&laquo;&nbsp;Veuf&nbsp;&raquo;</strong> de <strong><a title="Découvrez le post consacré au livre de J.-L.Fournier" href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/11/01/rire-meme-de-la-camarde/">Jean-Louis Fournier</a></strong>.</p>
<p>Autre manière d&rsquo;aborder le thème de la camarde avec <strong>Valérie Mréjen</strong>, cinéaste et romancière, que j&rsquo;avais découvert il y a déjà quelques années avec ses courts livres parus chez Allia : <strong>&laquo;&nbsp;Mon grand-père&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;agrume&nbsp;&raquo;</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;Eau sauvage&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Valerie-mrejen_200_1284549348.jpg" rel="lightbox[988]" title="Valerie-mrejen_200_1284549348"><img class="alignleft  wp-image-1000 colorbox-988" style="margin: 10px;" title="Valerie-mrejen_200_1284549348" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Valerie-mrejen_200_1284549348-300x224.jpg" alt="" width="180" height="134" /></a>Valérie Mréjen</strong>, née en 1969 est une romancière, une plasticienne et une vidéaste française. Elle effectue ses études à l&rsquo;École nationale supérieure d&rsquo;arts de Cergy-Pontoise. Elle produit ses premières vidéos en 1997. Elle a été pensionnaire de la Villa Médicis en 2002-2003.</p>
<p>L&rsquo;auteure nous livre avec &laquo;&nbsp;<strong>Forêt noire</strong>&laquo;&nbsp;, un roman à ne pas mettre entre toutes les mains. On y parle de la mort. Brutale. Tragique. Celle qui fauche, celle que l&rsquo;on se choisit, qui noie, qui détruit, qui atomise et laisse les vivants en plein questionnement.</p>
<p><span id="more-988"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-foret-noire.jpg" rel="lightbox[988]" title="livre-foret-noire"><img class="alignleft  wp-image-1001 colorbox-988" style="margin: 10px;" title="livre-foret-noire" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-foret-noire.jpg" alt="" width="71" height="110" /></a>Au final, le lecteur se retrouve dans une forêt pleine de trajectoires brisées, de fantômes et de revenants comme cette femme qui s&rsquo;en finit pas de se promener dans les rues de Paris.</p>
<p>Au fil des 124 pages, des histoires, des saynètes, des drames se déroulent. Autant d&rsquo;histoires que l&rsquo;auteure a entendu, lu. <strong>Valérie Mréjen</strong> a écrit ce texte en se référant aussi à la série <em>Six Feet Under</em>, à laquelle elle fait d&rsquo;ailleurs référence à la page 75 et aussi à une phrase de <strong>l&rsquo;écrivaine française Mireille Havet</strong> dans son journal de 1918 : <em>« &#8230; et je suis pleine de morts comme une crypte, pleine de souvenirs et de rêves&#8230; »</em></p>
<p>Autant de façons de montrer que la relation avec la personne disparue ou son fantôme est possible. Une façon pour <strong>Valérie Mréjen</strong> de se livrer davantage aussi. Elle parle ainsi de sa mère, de choses intimes et ce de manière moins voilée que dans ses précédents romans.</p>
<p>Elle explique sa démarche dans cette vidéo :</p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/LFnsH0OILKc?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center;"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 39-40</strong>: &laquo;&nbsp;<em>Je pourrais commencer ainsi, et cette histoire serait après tout une façon d&rsquo;entamer la conversation, de trouver qu&rsquo;en effet le ciel aurait pu attendre un peu plus, que c&rsquo;est dommage d&rsquo;être partir si tôt. J&rsquo;essaierais de prononcer une phrase, par exemple tu m&rsquo;as manqué, mais l&rsquo;expression ne serait pas appropriée car c&rsquo;est une formule de tous les jours. Et puis les mots resteraient coincés dans les profondeurs sans pouvoir émerger, prisonniers des cordes vocales soudainement raidies et gonflées, exsudant une humeur amère là où un noeud se forme avec une régularité fluctuante lorsqu&rsquo;il m&rsquo;arrive de dire ma mère.</em>&laquo;&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 60 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Dans l&rsquo;entourage de son nouvel ami, on se demande comment se rendre utile, quels mots consolants prononcer, quelle dérisoire brindille ajouter au barrage qu&rsquo;on aimerait bien contribuer à bâtir en vain pourtant contre un raz de marée de tristesse dont la puissance nous échappe forcément : rien d&rsquo;autre à faire sans doute que d&rsquo;envoyer sporadiquement des signes de présence en espérant que cette douleur finisse avec le temps par s&rsquo;estomper et lui laisse un peu de répit&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 117-118</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Un homme qui aimait à se parfumer à l&rsquo;essence de figuier avait un jour écrit que le plus beau jour de sa vie était peut-être passé. La notion de plus beau jour était pour la femme de bientôt quarante-deux ans un grand mystère. Cette réussite mémorable et exceptionnelle confinant au chef-d&rsquo;oeuvre et qui était censée se dérouler dans la grâce du matin au soir pour illuminer par la suite des périodes plus maussades, est-ce que cela arrivait réellement ? &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #0000ff;"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">Empoisonnement, défenestration, maladies foudroyantes, accident de la route&#8230; tout y passe. Avec une précision clinique, l&rsquo;auteure nous entraîne sur les traces de vie brutalement interrompues. Histoire de nous rappeler que la mort fait partie de la vie et qu&rsquo;il faut apprendre à gérer le manque, l&rsquo;absence. Tout en sachant qu&rsquo;on peut également choisir de vivre avec ses fantômes. C&rsquo;est selon. Le rythme est haletant. Comme les battements du coeur. Comme la vie.  Et Valérie Mréjen continue à alimenter son univers. Atypique et attachant. A lire donc !<br />
</span></p>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;Forêt noire&nbsp;&raquo;, de Valérie Mréjen, P.O.L., 10€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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