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	<title>Quatrième de couv &#187; folie</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Entre obsessions et folie, une quête&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Oct 2019 09:31:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire   «  La folie n’est pas donnée à tout le monde. Pourtant j’avais essayé de toutes mes forces.  » C’est le genre de fille qui ne réussit jamais à pleurer quand on l’attend. Elle est obsédée par Bambi, ce personnage larmoyant qu’elle voudrait tant détester. Et elle éprouve une fascination immodérée pour les requins [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="field field-name-hw-livre-titre-couv field-type-text field-label-hidden"></div>
<div class="field field-name-hw-interventions field-type-field-collection field-label-hidden"><strong><span style="color: #ffcc00">Rentrée littéraire  </span></strong></div>
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<div class="field field-name-hw-presentation-editoriale field-type-text-long field-label-hidden">
<div class="field-items">
<div class="field-item even"><em><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DEMANDE-TIERS.jpeg" rel="lightbox[4890]"><img class="alignleft size-full wp-image-4896 colorbox-4890" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DEMANDE-TIERS.jpeg" alt="DEMANDE TIERS" width="280" height="440" /></a>«  La folie n’est pas donnée à tout le monde. Pourtant j’avais essayé de toutes mes forces.  »</em></div>
<div class="field-item even">C’est le genre de fille qui ne réussit jamais à pleurer quand on l’attend. Elle est obsédée par Bambi, ce personnage larmoyant qu’elle voudrait tant détester. Et elle éprouve une fascination immodérée pour les requins qu’elle va régulièrement observer à l’aquarium.<br />
Mais la narratrice et <em>la fille avec qui elle veut vieillir</em> ont rompu. Elle a aussi dû faire interner sa sœur <strong>Suzanne</strong> en hôpital psychiatrique. Définitivement atteinte du syndrome du cœur brisé, elle se décide à en savoir plus sur sa mère, qui s’est suicidée lorsqu’elle et <strong>Suzanne</strong> étaient encore enfants.<br />
Elle retourne sur les lieux, la plus haute tour du château touristique d’où sa mère s’est jetée. Elle interroge la famille, les psychiatres. Aucun d’eux ne porte le même diagnostic. Quant aux causes  : <em>« Ce n’est pas important de les savoir ces choses-là, vous ne pensez pas ? »</em></div>
<div class="field-item even"></div>
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<div class="field-item even"></div>
<div class="field-item even">Déçue, méfiante, elle finit par voler des pages du dossier médical qu’on a refusé de lui délivrer.<br />
Peu à peu, en convoquant tour à tour <em>Blade Runner</em>, la Bible ou l’enfance des tueurs en série, en rassemblant des lettres écrites par sa mère et en prenant le thé avec sa grand-mère, elle réussit à reconquérir quelques souvenirs oubliés.<br />
Mais ce ne sont que des bribes. Les traces d’une enquête où il n’y a que des indices, jamais de preuves.<br />
La voix singulière de <strong>Mathilde Forget</strong> réussit à faire surgir le rire d’un contexte sinistre et émeut par le moyen détourné de situations cocasses. Sur un ton à la fois acide et décalé, elle déboussole, amuse et ébranle le lecteur dans un même élan.</div>
<div class="field-item even">
<p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Mathilde Forget,</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> auteure, compositrice et interprète signe là son premier roman plein d&rsquo;humour décalé et grinçant. Un pas de côté pour aborder des questions profondes, graves. Essentielles. </span></span></span></p>
<p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Elle nous en parle ici  :</b></span></span></span></strong></p>
</div>
</div>
</div>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/UvTf0VKTbew?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong><b>Extraits</b></strong></p>
<blockquote><p><strong><b>Pages 26-27 : </b></strong><em>&laquo;&nbsp;Jacques a dit : &nbsp;&raquo; Ne devient pas fou qui veut.&nbsp;&raquo; Je ne suis pas spécialement lacanienne, mais sans connaître cette phrase j&rsquo;ai pensé il y a quelques temps que la folie n&rsquo;est pas donnée à tout le monde. Je ne suis pas non plus freudienne. Et d&rsquo;ailleurs je me méfie de Sigmund, je sais que Bambi a été créé par l&rsquo;un de ses proches amis, le romancier Felix Salten.</em></p></blockquote>
<blockquote><p><em>La folie n&rsquo;est pas donnée à tout le monde. Pourtant j&rsquo;ai essayé de toutes mes forces.</em> C&rsquo;était après avoir passé plusieurs heures à répéter, Bambi est un connard, Bambi est un connard, Bambi est un connard&#8230;<em> effondrée sur le carrelage trop propre de ma cuisine. Un jour une amie m&rsquo;a dit : &laquo;&nbsp;C&rsquo;est tellement vide et propre chez toi, on dirait l&rsquo;appartement d&rsquo;un psychopathe.&nbsp;&raquo; C&rsquo;est vrai, je pourrais être une psychopathe mais je crois que mon goût pour les intérieurs austères et ordonnées me vient surtout de mon éducation protestante. &laquo;&nbsp;</em></p></blockquote>
<blockquote><p><strong><b>Page 35 : </b></strong><em>&laquo;&nbsp;Grâce aux médicaments, Suzanne dit oui à toutes mes propositions d&rsquo;activités, ce qui me permet de m&rsquo;améliorer à la belote. Une grande soeur cesse forcément un jour de jouer avec sa petite soeur, à l&rsquo;hôpital psychiatrique je peux me venger. Pour la belote, on s&rsquo;installe dans sa chambre. On est souvent interrompues par un patient qui cherche la télécommande. Il n&rsquo;y en pas qu&rsquo;une seule pour tout l&rsquo;hôpital, alors pour changer de chaîne il faut partir à sa recherche.&nbsp;&raquo; </em></p></blockquote>
<blockquote><p><strong><b>Page 76 : </b></strong><em>&laquo;&nbsp;On a rompu sur un banc. J&rsquo;ai voulu pleurer pour réhabiliter mon coeur. Je l&rsquo;ai prise dans mes bras pour qu&rsquo;elle ne voie pas mon visage. J&rsquo;ai fait en sorte que des larmes viennent et peu importe de quel chagrin. J&rsquo;ai pensé à la mort de Cathy Cesnik, assassinée le 7 novembre 1969 à Baltimore car elle s&rsquo;apprêtait à révéler de nombreux viols et agressions sexuelles commis par des prêtres sur des enfants au sein de l&rsquo;école catholique où elle enseignait le théâtre et l&rsquo;anglais. Penser à soeur Cathy me fait pleurer. Quand j&rsquo;a senti les larmes monter, je lui ai montré mon visage. Dans son regard j&rsquo;ai vu un soulagement. </em></p></blockquote>
<blockquote><p><em>Quatre mois après la rupture, j&rsquo;ai pleuré pendant une semaine sans même avoir besoin de penser à soeur Cathy. Et mon coeur s&rsquo;est littéralement effondré dans ma poitrine pour finir au fond de mon ventre. J&rsquo;ai donc bien un coeur, mais il n&rsquo;est plus au bon endroit.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p><strong><b>&laquo;&nbsp;A la demande d&rsquo;un tiers&nbsp;&raquo;, Mathilde Forget, Grasset. </b></strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>François, serial lover impérissable&#8230; ou presque</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/11/06/francois-serial-lover-imperissable-ou-presque/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/11/06/francois-serial-lover-imperissable-ou-presque/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 06 Nov 2017 08:44:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire On continue notre balade à travers les romans de la rentrée littéraire. Ma petite sélection du jour est bourrée d&#8217;humour et de folie. La vraie. François Szabowski signe avec &#171;&#160;L&#8217;amour est une maladie ordinaire&#160;&#187; chez Le Tripode, un roman bizarroïde mais très attachant ( avec une couverture sur laquelle posent quatre fois le [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #00ccff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AMOUR-MALADIE.jpg" rel="lightbox[4062]"><img class="alignleft wp-image-4063 size-medium colorbox-4062" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AMOUR-MALADIE-225x300.jpg" alt="AMOUR MALADIE" width="225" height="300" /></a></p>
<p>On continue notre balade à travers les romans de la rentrée littéraire. Ma petite sélection du jour est bourrée d&rsquo;humour et de folie. La vraie.</p>
<p><strong>François Szabowski</strong> signe avec <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;amour est une maladie ordinaire&nbsp;&raquo;</strong> chez <strong>Le Tripode</strong>, un roman bizarroïde mais très attachant ( avec une couverture sur laquelle posent quatre fois le même type en slip kangourou, ça aide !)</p>
<p>Dans une interview à son éditeur, <strong>François Szabowski</strong> explique s&rsquo;être inspiré de l&rsquo;histoire d&rsquo;une femme, sans cesse déçue de ses histoires d&rsquo;amour après quelques temps pour écrire ce roman.</p>
<p>Seuls les moments passés avec un ex-compagnon décédé dans un accident, trouvaient encore grâce à ses yeux. Elle n&rsquo;avait pas eu le temps de voir ses défauts, de moins l&rsquo;aimer.<em> &nbsp;&raquo; Son amour pour lui était immortel, justement parce qu&rsquo;il était mort.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Une trame dont l&rsquo;auteur s&rsquo;est inspirée pour imaginer son personnage, prénommé d&rsquo;ailleurs comme lui. Pas un hasard.<em> &nbsp;&raquo; Je pars toujours de moi, de ce que je vis&nbsp;&raquo;,</em> explique-t-il encore. Et de poursuivre :<em> &laquo;&nbsp;Ce livre est le résultat, et la trace, de mon état émotionnel et de mes préoccupations à un moment donné de ma vie. Mais ni ma vie ni ma personne ne sont intéressantes : je ne raconte donc jamais ce qui m&rsquo;est vraiment arrivé. Le François de ce roman, c&rsquo;est donc moi sans être du tout moi. François est l&rsquo;amalgame de pensées ou réflexions que j&rsquo;ai pu avoir, et de certaines personnes effectivement que j&rsquo;ai côtoyées intimement, qui s&rsquo;enfermaient dans le déni, dans l&rsquo;aveuglement, dans une forme – certes présentable, tout à fait fonctionnelle – de profonde folie&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p><span id="more-4062"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est donc celle de <strong>François</strong>. Ecrivain et pigiste à Paris. Mais surtout amoureux. Il aime <strong>Marie</strong>. Qui l&rsquo;aime en retour. Mais justement, avant que leur histoire ne s&rsquo;essouffle, avant que l&rsquo;amour soit moins fort, il décide de disparaître. Et d&rsquo;organiser sa mort. Rien que ça.</p>
<p><strong>Didier,</strong> qui n&rsquo;est pas son demi-frère ( mais qui n&rsquo;a de toute façon aucun souvenir de ce qui lui est arrivé) l&rsquo;aide à mettre sur pied son exfiltration. Il sera donc écrasé par le métro. Cette fois. Un exercice qu&rsquo;ils reproduiront deux fois encore ( <strong>Roxane,</strong> <strong>Anna</strong>).</p>
<p>Pour le meilleur et pour le pire&#8230; car <strong>François</strong> qui veut tant disparaître pour préserver l&rsquo;amour dans les yeux de sa dulcinée malgré sa disparition physique, disparaît littéralement peu à peu&#8230;</p>
<p>Au fil des pages et de ses histoires d&rsquo;amour, il élabore des stratagèmes toujours plus élaborés.</p>
<p>Un roman drôle, très contemporain, rythmé et bien mené.</p>
<p><strong>François Szabowski</strong> est un écrivain né en 1977. Il a notamment publié aux éditions Les Forges de Vulcain : <strong>&laquo;&nbsp;Les femmes n’aiment pas les hommes qui boivent &laquo;&nbsp;</strong> ; <strong>&laquo;&nbsp;Il n’y a pas de sparadraps pour les blessures du coeur &laquo;&nbsp;</strong>;<strong> &laquo;&nbsp;Les majorettes, elles, savent parler d’amour &laquo;&nbsp;; &laquo;&nbsp;Il faut croire en ses chances ; La famille est une peine de prison à perpétuité et autres proverbes&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left">Page 8 : &laquo;&nbsp;Je me suis effondré sur l&rsquo;oreiller, effaré. J&rsquo;étais enfin parfaitement heureux. C&rsquo;était horrible. L&rsquo;homme est en effet une machine merveilleuse, capable de passer une existence entière les pieds dans la crotte un sourire béat aux lèvres. Il peut vivre partout. Dans des taudis. Dans des déserts. à Beauvais. Tant qu&rsquo;il a l&rsquo;impression que le monde où il vit est le seul qui existe. Mais dès qu&rsquo;on lui fait goûter autre chose, il ne peut plus revenir en arrière. J&rsquo;ai alors réalisé que nous ne pourrions pas aller plus loin. Que nous étions arrivés au sommet. Qu&rsquo;inexorablement, notre amour ne pouvait plus désormais que décliner. Et que je ne le supporterais pas.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 38 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai reposé les jumelles sur le guéridon. Mon visage ruisselait de larmes. Je suis tombé à genoux, et je me suis mis à sangloter de joie, en voyant défiler devant mes yeux ce qu&rsquo;allait être la vie de Marie après ma disparition. Ce manque poignant qu&rsquo;elle allait ressentir au quotidien pendant les premiers mois, ponctué d&rsquo;atroces moments de détresse, quand elle repasserait par les lieux, les cafés, bancs, squares et rues où nous avions vécus ; dans cette ville qui, sans moi, ne ressemblerait plus qu&rsquo;à un décor en carton-pâte. Cette effroyable sensation de vide qui allait trouer sa vie. L&rsquo;incurable mélancolie qui allait peu à peu la remplacer. Ce regard vague, qu&rsquo;elle aurait en soirée au milieu des rires de ses amis. Et même, après quelques années, cette tristesse soudaine qui lui sauterait encore à la gorge, en pleine joie, et l&rsquo;obligerait à aller s&rsquo;isoler sur le balcon pour fumer une cigarette. Des garçons viendront la rejoindre, et chercheront à profiter de cette solitude pour essayer de l&rsquo;entreprendre. Et elle les enverra paître, sèchement.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 121 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je me suis arrêté un peu plus loin sur la rue Saint-Martin. Je suis resté planté sur le trottoir, vers le croisement avec la rue aux ours, et j&rsquo;ai contemplé cette vie incessante autour de moi, tout ce monde dont je ne faisais plus partie. Pour tous ces gens, ici, à Paris, et aussi sans doute les milliards d&rsquo;autres être humains qui peuplaient la Terre, je n&rsquo;existais pas. Ils ne me voyaient pas. A part si je les touchais, apparemment. Même si le processus avait dû être progressif, j&rsquo;ai eu une impression étrange en pensant que cela faisait plusieurs semaines que les gens ne me voyaient pas, que pour eux je n&rsquo;existais pas, et que je ne m&rsquo;en étais pas rendu compte. Je n&rsquo;avais pas vu la différence. Tout ça m&rsquo;avait paru normal, à quelques bizarreries près. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;amour est une maladie ordinaire&nbsp;&raquo;, François Szabowski, Le Tripode, 17€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Parce qu&#8217;il faut tuer le frère&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/03/27/parce-quil-faut-tuer-le-frere/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/03/27/parce-quil-faut-tuer-le-frere/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 27 Mar 2017 07:56:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Comme un air de printemps en ce lundi ! Je vous emmène cependant bien loin de la Touraine. Cap sur La Réunion, actuellement sous les feux médiatiques entre les visites des impétrants à l&#8217;élection présidentielle et les attaques de requins. Une très chouette île &#8211; que je connais pour y avoir travaillé [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff0000">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GARCONS-ETE.jpg" rel="lightbox[3916]"><img class="alignleft size-full wp-image-3919 colorbox-3916" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GARCONS-ETE.jpg" alt="GARCONS ETE" width="195" height="279" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Comme un air de printemps en ce lundi ! Je vous emmène cependant bien loin de la Touraine. Cap sur La Réunion, actuellement sous les feux médiatiques entre les visites des impétrants à l&rsquo;élection présidentielle et les attaques de requins. Une très chouette île &#8211; que je connais pour y avoir travaillé – point de départ de ce roman à suspense très bien construit et écrit.</p>
<p>L&rsquo;auteure ? <strong>Rebecca Lighieri</strong>&#8230; qui signe aussi des romans sous son véritable nom, <strong>Emmanuelle Bayamack-Tam</strong>. Le dernier en date, <strong>&laquo;&nbsp;Je viens&nbsp;&raquo;</strong> était raconté  <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/02/07/famille-quand-je-ne-sais-pas-vous-aimer/">ici. </a></strong></p>
<p>Deux identités littéraires donc pour cette auteure, enseignante en région parisienne.</p>
<p>C&rsquo;est la première fois que j&rsquo;ouvre un roman écrit par <strong>Rebecca Lighieri</strong>. A cause d&rsquo;une chronique. A cause de son double aussi, donc j&rsquo;avais aimé l&rsquo;écriture et les histoires. <strong>&laquo;&nbsp;Les garçons de l&rsquo;été&nbsp;&raquo;</strong> est son troisième roman sous ce nom.</p>
<p>Cette fois encore, une histoire de famille. Qui dégénère. Pourtant, sur le papier, tout semble parfait. la famille vit à Biarritz. <strong>Jérôme</strong> est pharmacien, <strong>Mylène</strong>, que tous appellent <strong>Mi, </strong>élève leurs trois enfants, beaux et brillants.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3916"></span></p>
<p>Il y a <strong>Thadée</strong>, l&rsquo;ainé. Superbe garçon en prépa scientifique. Puis <strong>Zachée</strong>, étudiant en médecine. Moins flamboyant, il est aussi largement plus sain que son aîné. Les deux frères pratiquent le surf à haute dose. Enfin , il y a <strong>Ysé</strong>, sage collégienne secrète et un peu étrange qui se liera d&rsquo;amitié avec <strong>Jordy</strong>, le jeune frère naïf de <strong>Cindy</strong>. La jeune fille est peut-être la seule de la famille à avoir, depuis le début, vu clair dans le jeu de son grand frère.</p>
<p>Une belle maison, une vie confortable&#8230; et toute la façade se lézarde. <strong>Thadée</strong> est en rupture. Il a décidé de partir s&rsquo;installer quelques mois à La Réunion. Pour le surf. Son frère viendra l&rsquo;y rejoindre le temps des vacances, accompagné de <strong>Cindy</strong>, l&rsquo;amour de sa vie. <strong>Jasmine</strong> aussi est venue. La belle fiancée de <strong>Thadée</strong> qu&rsquo;il traite si mal. De toute façon, il n&rsquo;a d&rsquo;yeux que pour <strong>Anouk</strong>, réunionnaise racée et copine de <strong>Jérémie.</strong></p>
<p>Lors d&rsquo;une sortie, <strong>Thadée</strong> est attaqué par un requin bouledogue. Il perd une jambe. <strong>Mylène</strong> débarque sur l&rsquo;île pour prendre en charge son fils et comprendre. Le début d&rsquo;une longue et ténébreuse descente aux enfers.</p>
<p>Et si <strong>Thadée</strong> n&rsquo;était pas vraiment celui qu&rsquo;elle a chéri si fort ? Si sa famille n&rsquo;était pas si respectable au fond ?</p>
<p>Le retour en métropole amorce une série de drames. Après la lumière de l&rsquo;ile Bourbon, avant la catastrophe portugaise, tout se met en place.</p>
<p><strong>Des images de Nazaré (mars 2017), autre spot qui sert de décor au roman</strong></p>
<iframe src="https://player.vimeo.com/video/206329654?app_id=122963" width="500" height="281" frameborder="0" title="Nazar&eacute; - Black carnival" webkitallowfullscreen mozallowfullscreen allowfullscreen></iframe>
<p>Entre violence et folie, le destin d&rsquo;un jeune homme se dessine. Terrible. Mais impossible de vous raconter les péripéties que vont connaître cette famille sans gâcher votre lecture.</p>
<p>Laissez-vous convaincre par ce roman noir – vraiment noir.</p>
<p>Les personnages se font tour à tour narrateurs. Racontent leur version, faisant ainsi progresser l&rsquo;histoire. De quoi appréhender au mieux le rôle de chacun et s&rsquo;enfoncer dans les pulsions sexuelles et meurtrières de <strong>Thadée. </strong>Il faut tuer le frère&#8230;<strong><br />
</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L&rsquo;auteure nous raconte la genèse et la construction de son roman</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/OC9mlDBrjo4?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 147  (Jérôme) :</strong><em> Avec l&rsquo;amputation de mon fils aîné, quelque chose s&rsquo;est déglingué. Je me rends compte que mes petits remords, mon vague sentiment de culpabilité, finalement, ce n&rsquo;était rien par rapport à ce que j&rsquo;éprouve aujourd&rsquo;hui. Même si ce qui arrive à Thadée n&rsquo;a rien à voir avec les frasques et les turpitudes de son père, je ne peux pas m&rsquo;empêcher d&rsquo;établir des liens. C&rsquo;est comme si en trompant Mylène j&rsquo;avais introduit un ferment de malheur dans la famille. Certes, le ferment a mis du temps, des années même, à répandre la putréfaction, mais désormais la putréfaction est là et je dois faire en sorte qu&rsquo;elle ne gagne pas plus avant.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 260-261 (Cindy) :</strong><em> &laquo;&nbsp;Les regrets, j&rsquo;en ai tellement. Trop. Ils me montent à la gorge, menacent de m&rsquo;étouffer. Parce qu&rsquo;au fond moi, j&rsquo;ai toujours en conscience que Thadée représentait une menace pour Zachée. J&rsquo;ai toujours pensé qu&rsquo;il était capable de mener une double voire une triple vie, de nous cacher un tas d&rsquo;activités troubles, de nous mentir sur tout : ses études, ses fréquentations, l&rsquo;emploi de son temps, – sans parler de la face sombre de ses désirs. Mais tout le savoir que j&rsquo;accumulais sur Thadée, ses mensonges, mes doutes sur ses agissements et ses motivations, ma conviction profonde qu&rsquo;il était maladivement jaloux de son frère, tous ce magma bourbeux, je ne l&rsquo;ai jamais laissé remonter à la surface. J&rsquo;avais trop peur de faire mal à Zachée, trop peur d&rsquo;entamer l&rsquo;amour et la confiance qu&rsquo;il a continué à vouer à son frère, malgré tout et jusqu&rsquo;à la fin. Même s&rsquo;il a eu des doutes, lui aussi.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>En fait, l&rsquo;accident est arrivé au mauvais moment, au moment où il commençait justement à s&rsquo;émanciper et à prendre du champ. Ensuite tout a été balayé. Zachée se sentait trop mal; trop coupable. Il n&rsquo;a plus été possible d&rsquo;émettre la moindre réserve sur son frère. J&rsquo;ai fermé ma gueule. Je le paye cher aujourd&rsquo;hui. Tellement cher.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 363 (Ysé) :</strong><em> &laquo;&nbsp;Je prie pour toutes sortes de choses. Pour que Thadée meure ou pour que nous n&rsquo;ayons plus jamais de nouvelles de lui, pour que mon père soit moins triste et pour qu&rsquo;il m&rsquo;offre un pogona ou un python royal. Je brûle aussi pas mal de bougies pour que ma mère redevienne ma mère. Je ne suis pas assez bête ni assez optimiste pour souhaiter un impossible retour à la normale, mais quand même, si Dieu existe – le mien ou celui des autres gens –, il doit bien se rendre compte que ma vie d&rsquo;enfant est épouvantable.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Les garçons de l&rsquo;été&nbsp;&raquo;, Rebecca Lighieri, P.O.L., 19€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Petit Piment ou le destin empêché de Moïse&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/12/18/petit-piment-ou-le-destin-empeche-de-moise/</link>
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		<pubDate>Fri, 18 Dec 2015 08:20:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dix ans que je connais l&#8217;univers d&#8217;Alain Mabanckou, découvert avec &#171;&#160;Verre cassé&#160;&#187;. Nous étions en 2005. Depuis, l&#8217;auteur né à Pointe-Noire au Congo-Brazzaville, déjà poète, est devenu écrivain et essayiste. Mêlant souvenirs de son enfance et oeuvres fictionnelles, l&#8217;homme aux trois cultures ( il est né en Afrique où il a grandi, il a rejoint [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PIMENT-OK.jpg" rel="lightbox[3374]"><img class="alignleft size-full wp-image-3378 colorbox-3374" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PIMENT-OK.jpg" alt="PIMENT OK" width="240" height="332" /></a>Dix ans que je connais l&rsquo;univers d&rsquo;<strong>Alain Mabanckou</strong>, découvert avec <strong>&laquo;&nbsp;Verre cassé&nbsp;&raquo;</strong>. Nous étions en 2005.</p>
<p style="text-align: left">Depuis, l&rsquo;auteur né à Pointe-Noire au Congo-Brazzaville, déjà poète, est devenu écrivain et essayiste.</p>
<p style="text-align: left">Mêlant souvenirs de son enfance et oeuvres fictionnelles, l&rsquo;homme aux trois cultures ( il est né en Afrique où il a grandi, il a rejoint la France à 22 ans où il a achevé ses études, il vit aujourd&rsquo;hui en Californie et enseigne la littérature francophone) est l&rsquo;auteur d&rsquo;une douzaine de romans dont le dernier <strong>&laquo;&nbsp;Petit Piment&nbsp;&raquo;</strong> faisait partie de la sélection du prix Goncourt.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Alain Mabanckou</strong>, c&rsquo;est une parole gouailleuse et pétillante, c&rsquo;est une Afrique débrouillarde et solidaire. Drôle aussi. Un peu étrange souvent.</p>
<p style="text-align: left">L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;un jeune orphelin de Pointe-Noire.  Nous sommes dans les années 70. L&rsquo;indépendance est actée. La révolution socialiste est en marche.</p>
<p style="text-align: center"><span id="more-3374"></span></p>
<p style="text-align: left">Depuis sa plus tendre enfance, <strong>Moïse</strong> vit un quotidien de privations et d&rsquo;injustice, placé sous l&rsquo;autorité de l&rsquo;impitoyable et corrompu <strong>Dieudonné Ngoulmoumako</strong>, toujours entouré de ses sbires, ses frères et autres cousins.  Seuls le prêtre <strong>Papa Moupelo</strong> et <strong>Sabine Niangui</strong>, la femme de ménage,  savent le réconforter. Et puis il y a son ami Bonaventure Kokolo. Moïse le protège, le défend. Mais partira sans lui&#8230;</p>
<p style="text-align: left">Placé dans une institution religieuse à <strong>Loango</strong>, l&rsquo;adolescent de 13 ans voit la révolution socialiste arriver et tous ses repères changer. Loin de la violence gratuite, des affrontements entre ethnies, il prend la fuite. Rejoint des petits bandits puis <strong>Maman Fiat 500</strong> et ses dix &laquo;&nbsp;filles&nbsp;&raquo; zaïroises. <strong>Moïse</strong> s&rsquo;appelle désormais<strong> Petit Piment</strong>. Mais la folie le gagne, la désespérance aussi&#8230;</p>
<p style="text-align: left">Si dans <strong>&laquo;&nbsp;Lumières de Pointe-Noire&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Alain Mabanckou</strong> avait exploré l&rsquo;intérieur familial, il signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Petit Piment&nbsp;&raquo;</strong>, un roman &nbsp;&raquo; de l&rsquo;extérieur&nbsp;&raquo; comme il le dit. Une grande partie du livre se déroule en effet dans la rue.</p>
<p style="text-align: left">La langue de <strong>Mabanckou</strong> s&rsquo;affranchit des règles et son récit devient fable&#8230; Un roman initiatique dont je n&rsquo;ai cependant pas aimé la fin.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 60 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Nous nous alignions devant le drapeau rouge et écoutions ces discours si apprêtés et boursouflés que certains d&rsquo;entre nous souffraient le lendemain de céphalées. Comme à l&rsquo;époque de Papa Moupelo, nous employions dans notre sommeil les mêmes mots alambiqués que ces membres du Parti. Sauf que pour la première fois, même dans les songes où pourtant le rêveur pourrait soulever des montagnes, enjamber l&rsquo;Amazonie ou le fleuve Congo ou boire toute l&rsquo;eau de l&rsquo;océan Atlantique en quelques minutes chrono, il lui était impossible de prononcer d&rsquo;une seule traite le mot </em>apopathodiaphulatophobie<em>.&nbsp;&raquo;</em><strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 153 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Après une année et demie à vivre sous la protection des jumeaux et à exécuter toutes sortes de besognes – voler des mobylettes ou des pneus de voitures, détrousser les Blancs du centre-ville, tendre des embuscades aux amoureux vers le pont des Martyrs pour leur piquer leur portefeuille, je me sentais de plus en plus comme leur adjoint. J&rsquo;étais fier de mon surnom de Petit Piment, car cela voulait dire qu&rsquo;ils reconnaissaient que je n&rsquo;étais pas un poltron. Beaucoup de notre bande croyaient à tort que je devais mon sobriquet au fait que je fourrais mon nez partout – on disait, pour me charrier, que j&rsquo;avais un groin – et que j&nbsp;&raquo;étais aussi excité qu&rsquo;un moustique d&rsquo;étang. En effet rien ne m&rsquo;échappait, j&rsquo;étais derrière chaque coup fourré des jumeaux, j&rsquo;en étais parfois l&rsquo;instigateur bénévole parce qu&rsquo;à la fin lorsqu&rsquo;ils se partageaient les dividendes je me retrouvais comme un chien qui s&rsquo;était débattu pour chasser et que les maîtres ne gratifiaient même pas d&rsquo;un petit os.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 209 : </strong> <em>&laquo;&nbsp;Je ne vis nulle part Maman Fiat 500 et ses filles. Je pris le bus du retour vers ma cabane que je considérais désormais comme le seul lien qui me restait avec cette petite famille qui était certainement en route vers le Zaïre. Je tournais en rond dans cette petite parcelle. Je ne savais plus que faire et ignorais jusqu&rsquo;à la notion du temps, et c&rsquo;est sans doute à partir de ce moment que j&rsquo;ai commencé à sentir des trous béants dans ma tête, à entendre comme des groupes de personnes qui couraient à l&rsquo;intérieur, les échos des voix qui parvenaient de maisons vides, des voix proches de celles de Bonaventure, de Papa Moupelo, de Sabine Niangui, des jumeaux, mais surtout celles de Maman Fiat 500 et ses dix filles. Puis, plus rien. Je ne me souvenais plus de rien, ni même de qui j&rsquo;étais.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<div class="txt_fiche">
<div class="rtejustify"><em><strong>&laquo;&nbsp;Petit Piment&nbsp;&raquo;, Alain Mabanckou, Seuil, 18,50€.</strong> </em></div>
</div>
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		<title>Asparagus&#8230; ou l&#8217;enfer guyanais</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/12/24/asparagus-ou-lenfer-guyanais/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/12/24/asparagus-ou-lenfer-guyanais/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 24 Dec 2013 09:44:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[accidents]]></category>
		<category><![CDATA[autofiction]]></category>
		<category><![CDATA[Cayenne]]></category>
		<category><![CDATA[Charlie]]></category>
		<category><![CDATA[folie]]></category>
		<category><![CDATA[forêt]]></category>
		<category><![CDATA[Fred Léal]]></category>
		<category><![CDATA[Guyane]]></category>
		<category><![CDATA[Légion]]></category>
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		<category><![CDATA[service militaire]]></category>
		<category><![CDATA[souvenirs]]></category>
		<category><![CDATA[Toc]]></category>
		<category><![CDATA[vétérinaire]]></category>

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		<description><![CDATA[Un p&#8217;tite virée dans la forêt guyanaise pour les fêtes de fin d&#8217;année ? Non ?! Vous ne savez pas à côté de quoi vous passez. Pour y avoir vécu et travaillé, je peux vous dire que la Guyane est un département d&#8217;outre-mer épatant, éprouvant. Et (très) sauvage. Non, ce n&#8217;est pas une île. Oui, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Un p&rsquo;tite virée dans la forêt guyanaise pour les fêtes de fin d&rsquo;année ? Non ?! Vous ne savez pas à côté de quoi vous passez. Pour y avoir vécu et travaillé, je peux vous dire que la Guyane est un département d&rsquo;outre-mer épatant, éprouvant. Et (très) sauvage.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-asparagus.jpg" rel="lightbox[2251]"><img class="alignleft  wp-image-2260 colorbox-2251" style="margin: 10px" alt="livre-asparagus" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-asparagus.jpg" width="72" height="106" /></a>Non, ce n&rsquo;est pas une île. Oui, le bagne a été fermé. Au final, ça ressemble un peu au Far-West, en mode tropical. Un régal ! Comme je vois que vous n&rsquo;avez toujours pas fait votre sac à dos, je vous propose de découvrir un peu ce bout de terre française à travers le roman de <strong>Fred Léal</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Asparagus&nbsp;&raquo;. </strong></p>
<p><strong>Fred Léal</strong> est médecin, dans le Sud-Ouest. La Guyane, il connaît. Il a passé des mois durant son service militaire. De quoi lui inspirer plusieurs récits, dont<strong> &laquo;&nbsp;Selva !&nbsp;&raquo;</strong>, qui raconte cette période. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Asparagus&nbsp;&raquo;</strong>, il se sert de cette matière pour faire vivre son premier roman. Pas banal.</p>
<p><span id="more-2251"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Rod Loyal</strong> ( surnommé<strong> Toc</strong> ) qui effectue son service militaire chez les légionnaires, en Guyane. Le jeune étudiant en médecine rencontre alors <strong>Charlie</strong> (Jean-Charles Hérisson, surnommé <strong>Asparagus</strong>, l&rsquo;Asperge), véto et médecin, au RIMA. Les deux hommes sympathisent. Deviennent amis mais les drames s&rsquo;enchaînent au coeur de la forêt.</p>
<p>Une vie de garnison entre ennui, environnement hostile et missions souvent ridicules. Le tout chapeauté par une hiérarchie souvent incompétente et négligente. <strong>Dans la Légion, les règles ne sont pas tout à fait les mêmes qu&rsquo;ailleurs&#8230; On y oublie son passé. On s&rsquo;y invente un présent.</strong></p>
<p>Pour résister, il y a les filles, l&rsquo;alcool et le cinéma de Kourou. Pas de quoi pavoiser !  <strong>Mais Toc et Charlie s&rsquo;en accommodent. L&rsquo;infection contractée par Charlie va tout remettre en cause. Toute comme une hallucinante tuerie entre légionnaires.<br />
</strong></p>
<p>Le constat social et ethnographique est édifiant. Mais juste. Et l&rsquo;auteur en utilisant le principe de l&rsquo;autofiction a décidé de s&rsquo;amuser avec l&rsquo;écriture. Typographie et présentation se jouent des conventions au fil des pages.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Dans cette vidéo, Fred Léal raconte la génèse de son roman</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/j1frzCU2Nts?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 66-67 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Quand il ne prêt pas main-forte aux stups avec leurs clebs, l&rsquo;essentiel de son emploi du temps consiste à remonter le Maroni, tantôt avec ses ouailles de la Marine (pour des pseudo-missions telles que les légionnaires en raffolent, en général des missions de maintenance pour resserrer les troupes), tantôt pour accompagner les gendarmes dans leurs missions de proximité auprès des Indiens – mandat dont ils s&rsquo;acquittent fort honnêtement du reste. Que du bonheur, au fond, car cette vie (qui n&rsquo;a pas grand-chose de “militaire”) lui procure d&rsquo;innombrables rencontres avec une multitude d&rsquo;être vivaces – dans la définition élargie, ouverte, que Charlie donne à ce terme – parmi ces paysages merveilleux sans cesse renouvelés&#8230; </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Sauf que l&rsquo;Asperge, loin de partager cet optimisme, ne cache pas son affliction devant la pauvreté des habitants du fleuve, les ravages causés sur leur santé par les nombreux toxiques qu&rsquo;ils ingèrent ou qui polluent l&rsquo;eau, le manque patent d&rsquo;avenir dilué dans la gnôle, les dettes, l&rsquo;asservissement à notre joug – glourp ! &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 93 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Incomparables machines à fantasmes que les Territoires d&rsquo;outre-mer&#8230; Le sable des plages y est plus fin, plus chaud que la plus dorée des criques de la Méditerranée. On y goûte des fruits à la suavité incomparable. Et ce n&rsquo;est même pas la peine d&rsquo;évoquer la peau des femmes – plus onctueuse tu meurs – ou, mieux, leur libido à vous défriser un barbelé. Le tout est de ne jamais se risquer à acheter un billet d&rsquo;avion pour confronter ses chimères au principe de réalité. Non pas que la profondeur des paysages ou la sensualité des autochtones soient inférieures aux rêves qu&rsquo;ils ont inspirés. Mais, ne poussons pas mémé dans les orties&#8230; La baudruche finit toujours par éclater dans son ciel idoine comme une vulgaire bulle de savon.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 133 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Officiellement, l&rsquo;aspirant Jean-Charles Hérisson est mort des suites d&rsquo;une histoplasmose – une forme de pneumonie particulièrement redoutable, aucun antibiotique usuel n&rsquo;étant actif contre Hispoplasma capsulatum pour la bonne raison qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un champignon. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>La période d&rsquo;incubation et le mode de contamination m&rsquo;innocentaient : Charlie n&rsquo;avait pas pu choper cette saloperie au cours de la mortelle randonnée à laquelle je l&rsquo;avais si chaudement convié. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;apprendrai son décès deux mois après mon retour en métropole, en avril 1996, tandis que j&rsquo;achève mon service au 27e bataillon de chasseurs alpins. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Le nom d&rsquo;histoplasmose n&rsquo;est apparu qu&rsquo;à ce moment-là, bien trop tard, alors qu&rsquo;un diagnostic précoce eût sans doute permis à l&rsquo;amphotéricine d&rsquo;agir pleinement. Je me souviens m&rsquo;être frappé le front du plat de la main, comme l&rsquo;ont sans doute fait les médecins de Cayenne, dépités d&rsquo;avoir laissé échapper le diagnostic.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Voilà un roman qui a remué des souvenirs ! Le roman de Fred Léal est atypique, drôle, mordant et tragique à la fois. Assez de raisons pour le lire, croyez-moi. Dans le fond comme dans la forme, un roman à dévorer avant de se faire manger dans la faune hostile guyanaise. Mais non, j&rsquo;rigole !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong><span style="color: #000000">&laquo;&nbsp;Asparagus&nbsp;&raquo;, de Fred Léal, P.O.L., 15€.</span></strong></em></p>
<p style="text-align: left"> </p>
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		<title>Prix Roblès 2013 : Viviane Elisabeth Fauville ou une certaine idée de la folie</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Mar 2013 12:59:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[divorce]]></category>
		<category><![CDATA[enquête]]></category>
		<category><![CDATA[folie]]></category>
		<category><![CDATA[Julia Deck]]></category>
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		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[sélection prix Roblès 2013]]></category>
		<category><![CDATA[Viviane Elisabeth Fauville]]></category>

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		<description><![CDATA[Roblès 2013 C&#8217;est reparti ! Le prix Roblès 2013 a démarré il y a quelques jours. L&#8217;idée ? Des comités de lecteurs vont, à travers tout le département du Loir-et-Cher mais aussi ailleurs en France et dans le monde, lire les six premiers romans sélectionnés avant d&#8217;en élire un. Parmi ces lecteurs, des professionnels mais [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center"><span style="color: #ff0000">Roblès 2013</span></h3>
<p>C&rsquo;est reparti !<strong> Le prix Roblès 2013</strong> a démarré il y a quelques jours.</p>
<p>L&rsquo;idée ? Des comités de lecteurs vont, à travers tout le département du Loir-et-Cher mais aussi ailleurs en France et dans le monde, lire les six premiers romans sélectionnés avant d&rsquo;en élire un. Parmi ces lecteurs, des professionnels mais aussi et surtout des amoureux de la littérature, des rencontres.</p>
<p>Rappelons que le <strong>prix</strong> <strong>Emmanuel Roblès</strong> organisé par les bibliothèques de Blois-Agglopolys existe depuis 1990.<strong> Il est décerné chaque année en juin à l&rsquo;auteur d&rsquo;un premier roman écrit en langue française.</strong> La sélection soumise au choix de ces comités de lecteurs est étroitement liée à celle établie par les jurés du Prix Goncourt du premier roman.</p>
<p>Pour ceux qui se demandent qui était Emmanuel Roblès (1914-1995), voici quelques infos.  Il publie ses deux premiers romans avant la Seconde Guerre mondiale,<strong> &laquo;&nbsp;L’action&nbsp;&raquo;</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;Travail d’homme&nbsp;&raquo;</strong>. En 1948, il obtient le <strong>prix Fémina</strong> pour <strong>&laquo;&nbsp;Les hauteurs de la ville&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p>Roblès, éditeur au Seuil est aussi l&rsquo;auteur d’une pièce de théâtre, il collabore à l’écriture de scénarii et d’adaptations de roman pour Luis Buñuel et Luchino Visconti au cinéma et à la télévision. Elu à l’Académie Goncourt en 1973,  il se rendait régulièrement à Blois pour la remise du Prix Goncourt du Premier Roman.</p>
<p>Découvrez l&rsquo;article paru dans la Nouvelle République <a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Loisirs/Livres-cd-dvd/n/Contenus/Articles/2013/03/09/Six-romans-a-retourner-sous-toutes-leurs-coutures-1363696"> ici. </a></p>
<p><strong>Et la sélection 2013 ?</strong></p>
<ul>
<li> <strong><em>« La Plume de l&rsquo;ours »</em></strong>, Carole Allamand, Stock.</li>
<li> <strong><em>« Le Coursier de Valenciennes »</em></strong>, Clélia Anfray, Gallimard.</li>
<li> <strong><em>« Viviane Elisabeth Fauville »</em></strong>, Julia Deck, éditions de Minuit.</li>
<li><strong><em>« Sauver Mozart »</em></strong>, Raphaël Jerusalmy, Actes Sud.</li>
<li> <strong><em>« L&rsquo;Angle mort »</em></strong>, Véronique Merlier, Arléa.</li>
<li><strong><em> « Un homme effacé »</em></strong>, Alexandre Postel, Gallimard.</li>
</ul>
<p><span id="more-1486"></span></p>
<p>Retrouvez ici l&rsquo;un des romans sélectionnés.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/02/19/beckett-la-vie-et-les-abeilles/viviane-couv/" rel="attachment wp-att-1480"><img class="alignleft  wp-image-1480 colorbox-1486" style="margin: 10px" alt="VIVIANE COUV" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIVIANE-COUV.jpg" width="108" height="148" /></a>Un livre bizarre. Et une façon d&rsquo;aborder la folie plutôt originale. Voilà ce qui ressort du premier roman de <strong>Julia Deck</strong>, intitulé <strong>&laquo;&nbsp;Viviane Elisabeth Fauville&nbsp;&raquo;.  Julia Deck</strong> livre là un premier roman réussi et prometteur. L&rsquo;ancienne chargée de communication (elle a quitté son métier en 2005 pour pouvoir écrire) devenue secrétaire de rédaction a intégré la maison Minuit&#8230; au bout d&rsquo;un seule tentative. Une jolie prouesse !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je vous raconte ? Il suffit de jeter un coup d&rsquo;oeil à la quatrième de couverture : <strong> &laquo;&nbsp;Vous êtes Viviane Elisabeth Fauville. Vous avez quarante-deux ans, une enfant, un mari, mais il vient de vous quitter. Et puis hier, vous avez tué votre psychanalyste. Vous auriez sans doute mieux fait de vous abstenir. Heureusement, je suis là pour reprendre la situation en main&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p><strong> Julia Deck</strong> nous plonge dans une histoire pas banale, à travers Paris et surtout à travers les personnalités de son héroïne qui avec sa fille, son mari, son psy ou le policier ne se comporte jamais de la même façon. Et la jeune femme de se lancer dans une curieuse enquête : elle suit et rencontre tous ceux qui auraient eu une bonne raison de mettre fin à la vie dudit pyschanalyste, fait divers excessivement rare, par ailleurs ( j&rsquo;ai vérifié!).</p>
<p><!--more--></p>
<p><strong>Viviane Elisabeth Fauville</strong> est chargée de communication chez les bétons Biron. Bonne place, bon salaire. Mais ces certitudes de bourgeoise s&rsquo;éffritent les unes après les autres. Son mariage, les règles de l&rsquo;ordre social. Mais la psychanalyse n&rsquo;est plus ce qu&rsquo;elle était. Alors l&rsquo;héroine sombre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pendant 155 pages, vous vous laissez prendre au jeu du personnage principal, sérieusement frappé quand même, incarné par plusieurs pronoms personnels. <strong>Tandis qu&rsquo;elle décroche et bascule lentement, elle s&rsquo;accroche cependant à ses repères spatio-temporels dans Paris.</strong> Et arrive à faire détourner les soupçons de meurtre sur d&rsquo;autres&#8230; tout en administrant des médicaments non-appropriés à sa petite fille&#8230;</p>
<p><strong>Une vidéo ici pour découvir l&rsquo;auteure</strong></p>
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<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 13 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Jusqu&rsquo;à deux heures de l&rsquo;après-midi, vous accomplissez les formalités administratives liées au démanégement, au divorce, à l&rsquo;allocation de parent isolé. Vous achetez aussi quelques vêtements, passez chez le coiffeur, acceptez les services de la manucure. Autrefois, vos amies déjà mères se plaisaient à répéter que vous, qui ne le seriez sans doute jamais, aviez bien de la chance de pouvoir vous occuper de vous. La chance tournerait-elle, vous avez résolu d&rsquo;épargner à votre descendance la responsabilité de votre beauté racornie.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 76-77</strong> : <em>&laquo;&nbsp;En somme, la veuve est libre, et je prends aussitôt mon poste rue du Roi-de-Sicile. Je n&rsquo;ai eu aucun mal à me procurer l&rsquo;adresse. Propulsés sur le devant de la scène, les héros de faits divers n&rsquo;ont pas eu le temps de se mettre sur liste rouge : ils figurent tous dans l&rsquo;annuaire. Sur Internet, il est aussi très facile de visualiser l&rsquo;emplacement de leur pâté de maisons, de le survoler, et même de se faire une idée de la façade. Enfin, j&rsquo;ai localisé un porche à proximité où monter la garde. Cette fois, je n&rsquo;ai pas fait de manières pour endormir la petite, qui s&rsquo;est insurgée lorsque j&rsquo;ai voulu vaquer à mes occupations. Je lui ai adminitré ces produits qu&rsquo;on dit nuisibles en dessous de six ans, mais je les connais, ces tisanes, elles n&rsquo;endorment que les morts : tout juste induiront-elles une vague somnolence. Puis j&rsquo;ai quitté l&rsquo;appartement en poussant à fond les radiateurs, j&rsquo;aime que ma fille ait bien chaud.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"> <strong>Page 110</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Vous conservez un souvenir assez précis de votre mariage. A cette époque, chaque instant était une fête, et la grimace du docteur semblait dire ma pauvre, vous avez vingt ans de retard. Oui, vous en aviez près de quarante et l&rsquo;impression de marcher sur l&rsquo;eau. Vous étiez insupportable. Le moindre événement était prétexte à raconter comme on vous aimait, comme vous aimiez. Le docteur rongeait son frein mais vous n&rsquo;en aviez cure. Il était payé pour entendre, aucun détail ne lui serait épargné. Il attendait son heure.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"> <strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Assassiner son psychanalyste avec un couteau de cuisine offert par sa propre mère, avouez que ce n&rsquo;est pas banal&#8230; Ce roman, délicieusement foutraque, est un petit plaisir de lecture. Un premier roman prometteur. Et une approche de la folie douce puis meurtrière plutôt originale. Un bon cru, aussi pour le prix Roblès. Mais ça n&rsquo;engage que moi. A suivre !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Viviane Elisabeth Fauville&nbsp;&raquo;, Julia Deck, Les éditions de Minuit, 13,50€.</strong></em></p>
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