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	<title>Quatrième de couv &#187; fils</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>La mort d&#8217;une autre Cendrillon&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/03/15/la-mort-dune-autre-cendrillon/</link>
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		<pubDate>Mon, 15 Mar 2021 08:42:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire 2021 Un premier roman. Oui, je sais, on pourrait croire que je n&#8217;aime que ça ! Non, mais j&#8217;avoue lui vouer un intérêt très particulier. Parce qu&#8217;un premier roman est pour mois synonyme d&#8217;énergie, de libération, d&#8217;aboutissement et de commencement en même temps. C&#8217;est encore le cas avec &#171;&#160;Elle, la mère&#160;&#187;.  Là, Emmanuel Chaussade, qui a [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class="four columns">
<div class="ref"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ELLE-LA-MERE.jpg" rel="lightbox[5580]"><img class="alignleft size-full wp-image-5582 colorbox-5580" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ELLE-LA-MERE.jpg" alt="ELLE LA MERE" width="178" height="245" /></a></div>
</div>
<div class="seven columns">
<p><strong><span style="color: #ff0000">Rentrée littéraire 2021</span></strong></p>
<p>Un premier roman. Oui, je sais, on pourrait croire que je n&rsquo;aime que ça ! Non, mais j&rsquo;avoue lui vouer un intérêt très particulier. Parce qu&rsquo;un premier roman est pour mois synonyme d&rsquo;énergie, de libération, d&rsquo;aboutissement et de commencement en même temps. C&rsquo;est encore le cas avec <strong>&laquo;&nbsp;Elle, la mère&nbsp;&raquo;. </strong></p>
<p>Là,<strong> Emmanuel Chaussade,</strong> qui a été successivement créateur de haute-couture, directeur artistique et commissaire d&rsquo;exposition, livre un texte sensible et cru. Violent et doux. Il donne de la voix au narrateur, Gabriel, troisième et dernier fils d&rsquo;une femme dont on ne saura jamais le prénom. Le mince roman s&rsquo;ouvre sur les obsèques de cette dernière, auxquelles il assiste seul.</p>
<p>L&rsquo;occasion de raconter la vie, par bouts, par bribes, en mélangeant les périodes et les humeurs.</p>
<p>Cette femme, qui avait épousé un bourgeois qui l&rsquo;a engrossée alors qu&rsquo;elle n&rsquo;a que 18 ans, a grandi dans une famille pauvre et dysfonctionnelle. Sa belle-famille ne sera ni aimante, ni  protectrice. Son beau-père entretient des relations interlopes avec des jeunes filles, son mari malhonnête couche avec plusieurs de ses soeurs&#8230; Elle, a fini par perdre de vue son prince charmant. Et devient une mère qui aime mal, qui aime trop&#8230; Qui bafoue même le dernier tabou qui puisse lier une mère à son fils.</p>
<p>Là, dans un milieu bourgeois, aisé, elle compulse ses illusions perdues. Une &laquo;&nbsp;Mater dolorosa&nbsp;&raquo; ? Gabriel n&rsquo;élude rien. Sans pour autant l&rsquo;absoudre. Un portrait en creux, cru et douloureux de cette &laquo;&nbsp;Emma Bovary du pauvre&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 23 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Et lui, a-t-il aimé la mère ? Oui, il l&rsquo;a aimée, puis il ne l&rsquo;a plus aimée. Il l&rsquo;a même détestée. Mépris silencieux. Vengeance sans paroles. La mère cache sa peine d&rsquo;être abandonnée par le fils. La mère l&rsquo;ignore pour qu&rsquo;il revienne Le fils souffre de ce désamour qu&rsquo;il s&rsquo;est imposé. Petit à petit, tout doucement, très lentement, il fait machine arrière. Il réapprend à aimer la mère. Aimer sans plus, aimer sans moins. Aimer tout simplement. Aimer sans jugement aucun. Amour égoïste. Aucun gagnant, aucun perdant. Aimer pour être libre, tout simplement.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 33 :</strong>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Elle n&rsquo;en a jamais voulu à cet homme pervers et alcoolique. Souvenirs pleins de tendresse. Elle en parle avec ce sourire de l&rsquo;innocence des enfants qui désespèrent d&rsquo;être aimés. Il lui portait l&rsquo;attention qui lui manquait tant. Elle s&rsquo;est trompée, en prenant son intérêt pour de l&rsquo;amour. Ces abus dont elle a été victime l&rsquo;ont empêchée d&rsquo;aimer et de s&rsquo;aimer. C&rsquo;est une des choses qu&rsquo;elle a en commun avec son mari. Lui aussi est incapable d&rsquo;aimer et de s&rsquo;aimer. Cette impossibilité d&rsquo;aimer les a reliés.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 78 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Non, il n&rsquo;est pas un homme, il vient d&rsquo;avoir six ans. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Violence extrême. Mère violeuse. Petite fille abusée, petite fille abandonnée. Mère qui abuse. Appel à l&rsquo;aide désespéré, après avoir compris qu&rsquo;elle ne vivait pas un conte de fées. Pulsion criminelle, après s&rsquo;être rendu compte qu&rsquo;elle n&rsquo;était pas mariée au prince charmant. Femme trompée. La mère se trompe et se retourne contre le fils. Coup de folie. Amour désespéré. Femme sous dépendance de l&rsquo;amour et de la haine, envers l&rsquo;autre, envers elle-même&nbsp;&raquo;. </em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;Elle, la mère&nbsp;&raquo;, Emmanuel Chaussade, Les Editions de Minuit, 12€. </em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>Quand les convictions basculent&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/11/17/quand-les-convictions-basculent/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/11/17/quand-les-convictions-basculent/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 17 Nov 2020 07:50:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Un premier roman ? Comme c&#8217;est bizarre Je dois bien avouer qu&#8217;à chaque rentrée littéraire, je les dévore, après une petite sélection quand même. Celui-ci s&#8217;inscrit dans l&#8217;une des thématiques de cette rentrée post-confinement, celle des &#171;&#160;pères singuliers&#160;&#187;. L&#8217;histoire ? Celle d&#8217;un père qui, après la mort de sa femme, assure l&#8217;éducation de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CE-QUIL-FAUT-DE-NUIT-OK.jpg" rel="lightbox[5358]"><img class="alignleft size-full wp-image-5360 colorbox-5358" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CE-QUIL-FAUT-DE-NUIT-OK.jpg" alt="CE QU'IL FAUT DE NUIT OK" width="195" height="326" /></a></p>
<p><strong><span style="color: #00ff00">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p>Un premier roman ? Comme c&rsquo;est bizarre <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-5358" /> Je dois bien avouer qu&rsquo;à chaque rentrée littéraire, je les dévore, après une petite sélection quand même. Celui-ci s&rsquo;inscrit dans l&rsquo;une des thématiques de cette rentrée post-confinement, celle des &laquo;&nbsp;pères singuliers&nbsp;&raquo;.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Celle d&rsquo;un père qui, après la mort de sa femme, assure l&rsquo;éducation de ses deux fils. Tant bien que mal. Il y a <strong>Frédéric</strong> que tout le monde appelle <strong>Fus</strong> depuis des années et son benjamin, surnommé<strong> Gillou</strong>. L&rsquo;un joue au foot quand l&rsquo;autre se plonge dans les livres.  Le père, lui, travaille à la SNCF et s&rsquo;occupe de la section locale du Parti socialiste.</p>
<p>C&rsquo;est lui qui raconte. Les trois années de maladie de la &laquo;&nbsp;moman&nbsp;&raquo;, les études des enfants, le quotidien d&rsquo;un milieu populaire entre un père un peu perdu et deux ados qui grandissent, qui s&rsquo;affranchissent des choix paternels. Et puis la bascule.  Celle qui fait que, progressivement, <strong>Fus</strong> fasse la connaissance de jeunes proches de l&rsquo;extrême droite. Jusqu&rsquo;au drame. Une attaque, une vengeance, un mort, la prison et deux procès.</p>
<p><span id="more-5358"></span></p>
<p>Le père manque parfois de mots, de réactions. Il ne comprend pas. N&rsquo;accepte pas. Entre pudeur et retenue, il voit ses convictions ébranlées et son quotidien s&rsquo;effilocher.</p>
<p>Dans <strong>&laquo;&nbsp;Ce qu&rsquo;il faut de nuit&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Laurent Petitmangin</strong> avait envie de parler &laquo;&nbsp;du sentiment de déception, de son côté parfois irrémédiable. Puis sont venus d&rsquo;autres thèmes  : j&rsquo;ai voulu raconter la relation entre un père et son fils, mettre en évidence la difficulté, la pudeur infinie de cette relation, interroger l&rsquo;incapacité d&rsquo;un père à trouver les mots. Je voulais aussi raconter un certain monde. Ce roman n&rsquo;est pas autobiographique, mais il se nourrit de ma vie, bien sûr .&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Laurent Petitmangin</strong>, quinquagénaire, grand lecteur, travaille à Air France et écrit depuis une dizaine d&rsquo;années. Il entasse les manuscrits dans ses tiroirs, apprend-on.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 30-31 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il y avait déjà trois mois que la moman était partie, j&rsquo;avais évacué la peur de ne pas y arriver, de ne pas faire face à tout ce qu&rsquo;il y avait à organiser, à gérer. Tout ce que j&rsquo;avais déjà entrevu depuis trois ans. C&rsquo;était terrible à dire, mais c&rsquo;était presque plus facile maintenant qu&rsquo;il n&rsquo;y avait plus l&rsquo;hôpital, les soirées et les dimanches passés à attendre. Presque plus facile. Si elle m&rsquo;avait entendu. C&rsquo;était pourtant vrai, et les vacances n&rsquo;avaient jamais autant mérité leur nom. Plusieurs fois, je les avais emmenés casser la croûte à Luxembourg-ville. On s&rsquo;était fait la promenade des remparts, puis on était allés dans un petit restaurant où on attendait des heures, il y avait du monde, les enfants s&rsquo;étaient impatientés tellement ils avaient faim, mais les énormes steaks et les grosses frites, presque un quart de patate chacune, n&rsquo;en étaient que meilleures.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 113 :</strong><em> &nbsp;&raquo; [&#8230;] Ils voulaient savoir qui l&rsquo;avaient amoché de la sorte, et le fait que je l&rsquo;aie retrouvé comme ça ne validait rien de mon innocence à leurs yeux. Ils m&rsquo;avaient demandé ce que j&rsquo;avais fait le matin, avant d&rsquo;aller à Metz. Ce qui ne leur plaisait pas, c&rsquo;était que j&rsquo;ai emmené moi-même Fus à l&rsquo;hôpital. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 157 :</strong><em> [&#8230;] Tout m&rsquo;était insurmontable. Je portais sur le visage la détention de mon fils. L&rsquo;avocat n&rsquo;avait cessé de m&rsquo;appeler immédiatement après le procès. Il s&rsquo;était d&rsquo;abord contenté de messages courts, &laquo;&nbsp;Rappelez-moi s&rsquo;il vous plaît &nbsp;&raquo; puis, comme je ne répondais à aucun de ses appels, il s&rsquo;était épanché. Une longue supplique où il me disait que ce n&rsquo;était pas son intérêt financier de faire le forcing et de repasser du temps sur ce dossier &#8211; il m&rsquo;avait rappelé dans son message haletant, énervé, que ses émoluments rentraient strictement dans le cadre de l&rsquo;aide que nous avions touchée et que ce n&rsquo;était donc pas avec ça qu&rsquo;il allait gagner le moindre argent -, mais que ce n&rsquo;était pas la question, qu&rsquo;il fallait y aller. Il l&rsquo;avait redit plusieurs fois. Sur tous les tons possibles : &laquo;&nbsp;Une simple question de justice.&nbsp;&raquo; Il avait rajouté qu&rsquo;il me revenait de convaincre mon fils et qu&rsquo;on n&rsquo;avait pas l&rsquo;éternité pour le faire. Je n&rsquo;en avais pas envie. Pas plus que je n&rsquo;avais envie de le visiter en prison.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Ce qu&rsquo;il doit à la nuit&nbsp;&raquo;, Laurent Petitmangin, La Manufacture de livres, 16,90€. </strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Salina ou le récit d&#8217;une vengeance</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/08/20/salina-ou-le-recit-dune-vengeance/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/08/20/salina-ou-le-recit-dune-vengeance/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 20 Aug 2019 08:37:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Laurent Gaudé fait partie de mon panthéon littéraire personnel. De son vivant ! Oui, je sais, c&#8217;est une sacrée chance ! &#160; Presque vingt ans que je suis cet auteur, roman après roman. C&#8217;est d&#8217;ailleurs grâce à l&#8217;un d&#8217;eux (&#171;&#160;Danser les ombres&#160;&#187;) que j&#8217;ai eu envie de découvrir Haïti, sac sur le dos. Romancier, auteur de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong> Laurent Gaudé</strong> fait partie de mon panthéon littéraire personnel. De son vivant ! Oui, je sais, c&rsquo;est une sacrée chance !</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SALINA.jpg" rel="lightbox[4735]"><img class="alignleft size-full wp-image-4736 colorbox-4735" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SALINA.jpg" alt="SALINA" width="120" height="227" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Presque vingt ans que je suis cet auteur, roman après roman. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs grâce à l&rsquo;un d&rsquo;eux (<strong>&laquo;&nbsp;Danser les ombres&nbsp;&raquo;</strong>) que j&rsquo;ai eu envie de découvrir Haïti, sac sur le dos.</p>
<p>Romancier, auteur de théâtre et de nouvelles, poète, <strong>Laurent Gaudé</strong> manie les mots et les univers. Convoquant la mythologie antique pour mieux expliquer l&rsquo;actualité brûlante. Et ça fonctionne.</p>
<p>Vous trouverez des posts sur ses oeuvres <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/12/quand-la-terre-devient-bouche-qui-mange/">ici</a> </strong>mais également <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/08/03/haiti-revolution-en-germe-dans-le-tan-lontan/">là </a></strong> et enfin <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/11/06/perdre-pour-mieux-gagner/">par ici</a>.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4735"></span></p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Salina : les trois exils&nbsp;&raquo;</strong>, c&rsquo;est donc l&rsquo;histoire d&rsquo;une femme. Et celle d&rsquo;une vengeance. <strong>Salina</strong>, c&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;un nouveau-né déposé par un cavalier dans un village dont on ne saura jamais le nom, ni le pays dans lequel il se situe.</p>
<p>Là, dans le clan des <strong>Djimba</strong>,<strong> Salina</strong>, recueillie finalement par <strong>Mamambala</strong>, va grandir.  Tombera éperdument amoureuse de <strong>Kano</strong> dont elle a partagé tous les jeux, mais sera forcée d&rsquo;épouser le frère de celui-ci, <strong>Saro</strong>, fils aîné du roi <strong>Sissoko</strong>. Qui la violera le soir de ses noces. Alors <strong>Salina</strong> va ourdir sa vengeance.</p>
<p>Son dernier fils, <strong>Malaka</strong>, la raconte au fil d&rsquo;un roman court. Dense et puissant. Impossible en effet de pouvoir enterrer le corps de sa mère dans l&rsquo;île cimetière sans que le récit soit approuvé par les pêcheurs. Il faut convaincre. Malaka s&rsquo;y emploie des nuits durant.</p>
<p><strong>Son auteur en parle ici :</strong></p>
<p><a href="https://dai.ly/x6wj28t">https://dai.ly/x6wj28t</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVIGNON.jpg" rel="lightbox[4735]"><img class="alignleft wp-image-4738 size-medium colorbox-4735" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVIGNON-225x300.jpg" alt="AVIGNON" width="225" height="300" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Laurent Gaudé</strong>, que j&rsquo;ai rencontré le 8 juillet au festival d&rsquo;Avignon où il présentait le spectacle issu de son nouveau livre <strong>&laquo;&nbsp;Nous l&rsquo;Europe, banquet des peuples&nbsp;&raquo;</strong>, signe ici un roman, ou devrais-je dire un conte, court, d&rsquo;une puissance qui rappelle <strong>&laquo;&nbsp;La mort du roi Tsongor&nbsp;&raquo;</strong>.  <strong>&laquo;&nbsp;Salina : les trois exils&nbsp;&raquo;</strong> est un petit bijou. Réellement.</p>
<p><strong>Salina</strong> s&rsquo;y venge, mais parvient, in fine, à dépasser sa vengeance.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_4763" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVIGNON1.jpg" rel="lightbox[4735]"><img class="wp-image-4763 size-medium colorbox-4735" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVIGNON1-300x225.jpg" alt="Olivier Py, directeur du festival d'Avignon ; Laurent Gaudé et le comédien Charles Berling. " width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Olivier Py, directeur du festival d&rsquo;Avignon ; Laurent Gaudé et le comédien Charles Berling.</p></div>
<p style="text-align: center"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 21 :</strong><em> &nbsp;&raquo; Dès qu&rsquo;elle voit la première monture, elle entend également le cri poussé par son cavalier. Cela n&rsquo;a plus rien à voir avec ce qu&rsquo;elle a entendu du haut des dunes de roche : c&rsquo;est un cri aigu, log, qui se termine par une sorte de jappement. Elle est frappée par sa puissance. Il est tendu, avec une intonation voilée qui déchire l&rsquo;âme. Elle sait ce que cela signifie : que la colonne ramène avec elle un mort.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 73 : </strong><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">[&#8230;] Elle voudrait que la route soit longue, infiniment longue. Qu&rsquo;il faille la porter jusqu&rsquo;au mont Tadma et bien au-delà. Tant qu&rsquo;elle est dans cette chaise, elle n&rsquo;est pas mariée. Et tant pis s&rsquo;il y fait chaud, si les bracelets la serrent&#8230; Tant pis si elle prisonnière d&rsquo;or et de tissus, elle n&rsquo;est pas mariée. Elle serre les dents pour ne pas hurler. Elle sait que cela ne servirait à rien. Et puis enfin, la chaise à porteurs se fige. Les quatre hommes qui la tiennent la déposent au sol. Une main pousse le voile d&rsquo;un geste brusque. Elle la reconnaît. C&rsquo;est la main de Khaya.</span></span></span></em></p>
<p class="western" style="text-align: left"><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Pages 102-103 : </b></span></span></span></strong><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">&laquo;&nbsp;Lorsqu&rsquo;il se réveille quelques heures plus tard, la barque est bercée par le roulis des vagues. Le soleil a disparu et la lumière du jour décline à vue d&rsquo;oeil. Toute la flotte est à l&rsquo;arrêt et attend visiblement qu&rsquo;il poursuive son histoire. Alors il parle à nouveau et la c&rsquo;est la deuxième nuit des mots : </span></span></span></em></p>
<p class="western" style="text-align: left"><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">&nbsp;&raquo; Moi, Malaka, fils d&rsquo;une mère qui a fait naître seule son enfant, je reprends l&rsquo;histoire de Salina que j&rsquo;ai laissé dans le sable, car c&rsquo;est dans le sable, toujours, qu&rsquo;elle a vécu. Koura Kumba était né et il avait faim de combat. Elle ne l&rsquo;avait mis au monde que pour cela. J&rsquo;évoque ce frère que je n&rsquo;ai pas connu mais qu&rsquo;elle m&rsquo;a raconté tant de fois, et ses yeux pleuraient toujours de fierté et de tristesse lorsqu&rsquo;elle le faisait.&nbsp;&raquo;&nbsp;&raquo;</span></span></span></em></p>
<p class="western">
</blockquote>
<p class="western"><em><strong>&laquo;&nbsp;Salina : les trois exils&nbsp;&raquo;, Laurent Gaudé, Actes Sud, 16,80€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>A ce fils qui aurait pu être là&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/06/21/a-ce-fils-qui-aurait-pu-etre-la/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/06/21/a-ce-fils-qui-aurait-pu-etre-la/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 21 Jun 2019 07:15:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Le tour de l'oie"]]></category>
		<category><![CDATA[auteur italien]]></category>
		<category><![CDATA[doutes]]></category>
		<category><![CDATA[échecs]]></category>
		<category><![CDATA[écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[Erri De Luca]]></category>
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		<category><![CDATA[fils]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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		<category><![CDATA[métier]]></category>
		<category><![CDATA[Naples]]></category>
		<category><![CDATA[paternité fantasmée]]></category>
		<category><![CDATA[père putatif]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[rencontre imaginaire]]></category>

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		<description><![CDATA[Une très très jolie découverte ! Je n&#8217;avais, jusque là, jamais ouvert un roman d&#8217;Erri De Luca. J&#8217;aurais dû… Ce livre arrivé à la rédaction s&#8217;est retrouvé sur mon bureau, pour ne plus me quitter. Ses cent soixante pages ont traversé, rempli ma petite personne. Avec poésie. Avec force aussi. &#160; Erri De Luca, écrivain, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_4691" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ERI-DE-LUCA.jpg" rel="lightbox[4688]"><img class="wp-image-4691 size-medium colorbox-4688" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ERI-DE-LUCA-300x112.jpg" alt="ERI DE LUCA" width="300" height="112" /></a><p class="wp-caption-text">Erri de Luca, photo Omar Bai pour Nurphoto/AFP</p></div>
<p>Une très très jolie découverte ! Je n&rsquo;avais, jusque là, jamais ouvert un roman d&rsquo;<strong>Erri De Luca</strong>. J&rsquo;aurais dû…</p>
<p>Ce livre arrivé à la rédaction s&rsquo;est retrouvé sur mon bureau, pour ne plus me quitter. Ses cent soixante pages ont traversé, rempli ma petite personne. Avec poésie. Avec force aussi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4688"></span><br />
<a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Le-Tour-de-lOie_5122.jpg" rel="lightbox[4688]"><img class="alignleft size-full wp-image-4690 colorbox-4688" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Le-Tour-de-lOie_5122.jpg" alt="CVT_Le-Tour-de-lOie_5122" width="195" height="306" /></a><strong>Erri De Luca</strong>, écrivain, poète et traducteur italien, est né à Naples en 1950. D&rsquo;origine bourgeoise, il est destiné à une carrière de diplomate. Une voie qu&rsquo;il ne suivra finalement pas, rompant au passage avec sa famille. En 1968, il rejoint la révolte ouvrière et intègre le mouvement d&rsquo;extrême gauche Lotta Continua, dont il deviendra même un des dirigeants. Puis deviendra anarchiste.</p>
<p><strong>Erri De Luca</strong> multipliera les métiers manuels, en Italie, en France, en Afrique. D&rsquo;ouvrier à conducteur de camion, maçon aussi. Pendant la guerre de Yougoslavie, il s&rsquo;engage comme conducteur auprès d&rsquo;une association humanitaire, et convoie des camions de ravitaillement en Bosnie.</p>
<p>L&rsquo;écriture et l&rsquo;amour des livres, qui lui vient de son père, l&rsquo;ont toujours accompagné. Son premier livre, <strong>&laquo;&nbsp;Une fois, un jour&nbsp;&raquo;</strong> paraît en 1989. Il obtient le prix Femina en 2002 pour <strong>&laquo;&nbsp;Montedidio&nbsp;&raquo;</strong> et le Prix européen de littérature en 2013.</p>
<p>Passionné d&rsquo;alpinisme et d&rsquo;escalade, il a lit également quotidiennement la Bible, bien qu&rsquo;il se dise athée. De quoi d&rsquo;ailleurs alimenter nombre de ses livres.</p>
<p>En 2015, il est poursuivi en justice pour avoir incité au sabotage du chantier de construction de la ligne TGV Lyon-Turin.  Condamné puis relaxé, Erri de Luca se servira à nouveau de cette matière pour écrire.</p>
<p>Au final, son œuvre, riche ( une cinquantaine de romans, pas tous traduits en français ) et protéiforme, a accompagné notre histoire contemporaine.</p>
<p>Avec<strong> &laquo;&nbsp;Le tour de l&rsquo;oie&nbsp;&raquo;</strong>, il signe son roman le plus intimiste et, le temps d&rsquo;une nuit orage, entretient une conversation intime avec le fils… qu&rsquo;il n&rsquo;a jamais eu.</p>
<p>Le narrateur qui se définit comme<strong> &laquo;&nbsp;un rameau sans bourgeon&nbsp;&raquo; </strong>ou<strong> &laquo;&nbsp;un rocher qui ne fait pas de patelles&nbsp;&raquo;</strong>, à travers lequel on reconnait l&rsquo;auteur, va, à travers un dialogue évoquer sa vie, ses combats, sa famille, ses doutes, ses erreurs et son métier d&rsquo;écrivain.</p>
<p>Une paternité fantasmée qui se décline en partie sous forme de dialogue.</p>
<p>Le couvert est mis pour deux. Et le père putatif &laquo;&nbsp;se met à table&nbsp;&raquo; face à ce fils imaginaire âgé de 40 ans qui a aussi son histoire, ses échecs, ses rêves.</p>
<p><strong>Erri De Luca</strong> revisite sa vie d&rsquo;homme et de romancier. Entre introspection, confession et confrontation. Et c&rsquo;est divinement bien écrit ! Un vrai régal. De quoi me donner envie de plonger dans l&rsquo;œuvre de cet auteur italien.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 14 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[…] Je parle tout seul ? J&rsquo;invente ta compagnie ? </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je l&rsquo;invente si fort que la réalité ne peut l&rsquo;égaler. Ta présence suffit ici et ce soir pour créer ma paternité. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les femmes que j&rsquo;ai tenues dans mes bras ont voulu un enfant, mais pas de moi. Je ne leur reproche rien ni à elles ni à la vie, j&rsquo;ai eu plus qu&rsquo;il n&rsquo;est juste, ce qui est déjà beaucoup en soi, car le juste, comme le nécessaire, manque à la plupart.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;ai eu les montagnes touchées de la pointe des pieds et des mains, leur immensité effleurée en surface. J&rsquo;ai eu les mots. Sans eux, je me cogne contre les murs. Je me cogne aussi avec eux mais les murs je les vois bien et je me prépare au choc.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 98 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;écris en italien, langue privée de mon père, plus que langue officielle de l&rsquo;Etat. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je lui dois l&rsquo;usage appris de sa voix, la scansion des syllabes différentes des syllabes locales, à prononcer sans cadence dialectale. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>C&rsquo;est lui qui a mis une barrière entre son italien paisible et le napolitain brûlant. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>On pouvait parler les deux mais sans les mélanger. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elles n&rsquo;ont pas été deux langues, mais deux usages. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;écris dans l&rsquo;une et je me parle à moi-même dans l&rsquo;autre. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Avec le dialecte, je récite un poème, je dis un proverbe, je lance un mot d&rsquo;esprit. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Quand je suis en colère contre moi, je m&rsquo;insulte en napolitain. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>En italien, je n&rsquo;ai pas envie de me disputer. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>En italien : j&rsquo;ajoute en, parce que je suis dedans, en locataire. C&rsquo;est ma résidence, j&rsquo;habite rue de la langue italienne, sans numéro.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 140 : </strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>&laquo;&nbsp;Lecteur, écrivain, la différence est-elle si importante pour toi ? </strong></p>
<p style="text-align: left">Oui, car je suis heureux lorsqu&rsquo;une lecture m&rsquo;enthousiasme, alors qu&rsquo;un de mes écrits arrive tout au plus à me satisfaire. &laquo;&nbsp;</p>
</blockquote>
<p><strong><em>&laquo;&nbsp;Le tour de l&rsquo;oie&nbsp;&raquo;, Erri De Luca, Gallimard, 16€. Traduit de l&rsquo;italien par Danièle Valin.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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