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	<title>Quatrième de couv &#187; femmes</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Vie et rebonds d&#8217;une &#171;&#160;passagère&#160;&#187;&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Aug 2022 07:54:50 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire été 2022 La rentrée littéraire approche ! A quoi ressemble-t-elle cette année ? Voici quelques chiffres évocateurs.  Comme nous l&#8217;explique Livres Hebdo, ce sont   490 romans qui vont paraître entre la mi-août et le mois d&#8217;octobre 2022 : le chiffre le plus bas depuis plus de 20 ans. Derrière cette baisse de 6% du nombre [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #0000ff">Rentrée littéraire été 2022</span></strong></p>
<p>La rentrée littéraire approche ! A quoi ressemble-t-elle cette année ? Voici quelques chiffres évocateurs.  Comme nous l&rsquo;explique Livres Hebdo, ce sont   <strong>490 romans qui vont paraître entre la mi-août et le mois d&rsquo;octobre 2022</strong> : <strong>le chiffre le plus bas depuis plus de 20 ans</strong>. Derrière cette baisse de 6% du nombre de romans publiés par rapport à 2021 (521), Livres Hebdo voit plusieurs explications :  la pénurie de papier, mais aussi les incertitudes liées au rapprochement entre Editis et Hachette.</p>
<p>Parmi les 345 romans français publiés, on compte cette fois 90 premiers romans (soit une hausse de 21% par rapport à l&rsquo;année précédente). Quelques noms illuminent déjà ce nouveau rendez-vous littéraire : <strong>Virginie Despentes</strong> et son nouveau roman épistolaire, <strong>Amélie Nothomb</strong>,<strong> Olivier Adam</strong>, <strong>Gaëlle Josse</strong> ou encore <strong>Laurent Gaudé, l&rsquo;un de mes auteurs préférés</strong>. Au-delà de l&rsquo;Hexagone, ce sont notamment <strong>Toni Morrison</strong>, <strong>Russel Banks</strong> ou encore <strong>Jolie Otsuka</strong> qui publient un nouveau roman.</p>
<p>Cette fois encore, je partagerai avec vous mes découvertes et autres pépites à lire absolument. La première ? <strong><em>Stardust</em></strong> de <strong>Léonora Miano.</strong></p>
<p><span id="more-6055"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Stardust_4176.jpg" rel="lightbox[6055]"><img class="alignleft size-full wp-image-6058 colorbox-6055" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Stardust_4176.jpg" alt="CVT_Stardust_4176" width="250" height="379" /></a>Romancière, essayiste et dramaturge, <strong>Léonora Miano</strong>, quadragénaire, est née au Cameroun. Elle est aujourd&rsquo;hui l&rsquo;auteure d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;ouvrages. Une femme et une plume engagée que <strong><a href="https://www.lanouvellerepublique.fr/tours/hors-les-frontieres-leonora-miano-promene-sa-plume-politique">j&rsquo;avais interviewée durant l&rsquo;été 2017 </a></strong>alors qu&rsquo;elle vivait à Tours.</p>
<p>Dans <strong><em>Stardust</em></strong>, un roman qu&rsquo;elle avait écrit il y a vingt ans, elle revient sur les quelques mois passés dans un centre de réinsertion et d&rsquo;hébergement d&rsquo;urgence du 19e arrondissement de Paris, rue de Crimée. Nous sommes en 1996. <strong>Louise</strong> et sa fille <strong>Bliss</strong>, ont échoué là. <strong>Louise</strong> n&rsquo;a plus de domicile et pas encore pu renouveler son titre de séjour. Elle a quitté le père de sa fille, parce qu&rsquo;il a menti, entre autres choses. La jeune mère d&rsquo;origine camerounaise raconté ce qu&rsquo;elle voit, ce qu&rsquo;elle vit, ce qu&rsquo;elle espère, ce qu&rsquo;elle attend. Et ce qu&rsquo;elle lit. La chance de <strong>Louise</strong>, ce sont les livres, ce sont ses études et ses aspirations.</p>
<p>Mais la réalité est rude. Au fil des pages, Louise met en exergue les images que toutes ces femmes migrantes se faisaient de la France&#8230; et la réalité qu&rsquo;elles vivent, mères seules et désoeuvrées.  <strong>Léonora Miano</strong>, même si elle ne parle pas d&rsquo;autobiographie, indique avoir mis de sa vie dans ce roman. Malgré les noms changés, malgré les omissions. La violence, elle, est palpable entre &laquo;&nbsp;les passagères&nbsp;&raquo;, ces femmes qui transitent par le centre. La colère aussi.</p>
<p>A la différence des autres femmes hébergées dans le centre, <strong>Louise</strong> s&rsquo;accroche à la littérature, à la poésie pour avancer et se défendre. Enfin intégrer une maison maternelle pour élever sa fille au mieux et pouvoir reprendre ses études. Elle pense beaucoup à sa grand-mère, Mbambe, qu&rsquo;elle interpelle régulièrement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Léonora Miano</strong> explique qu&rsquo;au-delà des événements qu&rsquo;il relate, Stardust évoque les raisons <em>&laquo;&nbsp;pour lesquelles je vécus si longtemps en France où j&rsquo;étais venue contre mon gré&nbsp;&raquo;. Et l&rsquo;autrice d&rsquo;évoquer encore &laquo;&nbsp;la rudesse des marges de la France&nbsp;&raquo; qui lui ont permis, en les fréquentant de connaître le plus intimement la France. A sa manière, Stardust évoque aussi l&rsquo;impossible appartenance au groupe, le recours impératif à la création littéraire, artistique, pour tenter d&rsquo;entrer en relation&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><!--more--></p>
<p>Un roman fort. Décapant. Qui vingt ans après son écriture nous rappelle que la situation n&rsquo;a pas évoluée.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 96-97 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Louise sent lâcher ses nerfs. Le désespoir a la dent dure. Le carrefour est inaccessible, l&rsquo;aube hypothétique. Impossible de continuer à vivre sans rien décider. Elle aurait presque envie de faire des bêtises. N&rsquo;importe quoi. Un truc qui se serait imposé, comme ça. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle en a par-dessus la tête de cet agglomérat de femelles. Leurs conversations futiles. Leurs mesquineries. Leur souffrance. Leur inutilité. Leur lassitude. Ce qu&rsquo;elles lui disent d&rsquo;elle-même. Leurs addictions. Leurs défections. Leurs génuflexions devant des hommes qui n&rsquo;en valent pas la peine. Leur violence. Leur attentisme. Leur impuissance. Leurs sautes d&rsquo;humeur. Leur condition&#8230; Elle en a plus qu&rsquo;assez de les voir se ruer sur des vêtements chics que viennent jeter d&rsquo;autres femelles, nanties, pieuses et charitables, celles-là. Débordantes de cynisme, de mauvaise foi. Ras-le-bol des disputes. Des bagarres pour toutes sortes de déraisons. Des pets nocturnes. De l&rsquo;onanisme gémissant. Du mal à vivre. Des insomnies. Des dérèglements hormonaux. Tant de ressemblances insoupçonnées. Tant d&rsquo;inacceptables similitudes.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 130 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Louise sait qu&rsquo;on la trouve agressive. Pas commode. C&rsquo;est ce qu&rsquo;on dit des personnes franches. Celles qui refusent d&rsquo;avaler des couleuvres. Celles qui pensent, par exemple, que la fraternité n&rsquo;a rien à voir avec tous ces bons sentiments. Que connaître l&rsquo;autre, ce n&rsquo;est pas se fabriquer une image de lui. Celle que l&rsquo;on peut accepter. Celle qui n&rsquo;ébranlera pas le confort intérieur. Louise évite de donner une conférence sur ces sujets. Crimée n&rsquo;est pas en faveur de la liberté d&rsquo;expression. Le verbe y est traqué, analysé, consigné dans des dossiers. Rapport en est fait à Madame C., l&rsquo;invisible mais puissante directrice, qui saura le retenir contre celle qui l&rsquo;aura proféré.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 194-195 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Mbambe&#8230; </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je ne suis plus ta petite-fille. Plus maintenant. J&rsquo;aurais dû te le dire dès le début, mais je ne voulais pas en parler. Alors, j&rsquo;ai triché. Tu ignores que je fais presque la taille 52, que j&rsquo;ai perdu plusieurs dents. On aurait pu les soigner, mais je ne pouvais payer. On me les a arrachées. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;ai laissé trop de plumes dans mes mésaventures pour espérer t&rsquo;étreindre comme avant. Je ne rentrerai pas. Il sera trop tard pour cela, lorsque j&rsquo;aurai repris ce que la vie m&rsquo;a dérobé. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je vais rester ici. Où j&rsquo;ai connu des femmes enceintes qui craignaient les enfants, ne supportaient pas leur présence, les suppliaient de rester dans leur ventre, de ne pas venir au monde. Où j&rsquo;ai vu mourir Véronique et Prudence, rencontré le fantôme de Virginie. Où mon nom ne signifie rien. Ici où je suis tombée, où je me relèverai.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Cela, je te le promets. Je marcherai debout. Et quand j&rsquo;aurai marché, je signalerai ma présence à chacun. Pour que tu ne m&rsquo;aies pas aimée en vain, rêvée en vain. Je ferai quelque chose. Et je serai libre.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><strong><em> Stardust, Léonora Miano, Grasset, 18,50€.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
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		<title>Des héritières soumises au poids du passé</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Aug 2017 08:18:01 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[  Si une libraire attentive aux goûts de ses clients ne m&#8217;avait pas parlé de Marie Redonnet, je n&#8217;aurais jamais su que cette auteure avait un univers épatant et un style ciselé. Qui fait mouche. De retour dans les librairies l&#8217;an dernier après &#171;&#160;une crise de création&#160;&#187; qui aura duré dix ans, Marie Redonnet partage [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HERITIERES.jpg" rel="lightbox[3973]"><img class="alignleft wp-image-3974 size-medium colorbox-3973" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HERITIERES-224x300.jpg" alt="HERITIERES" width="224" height="300" /></a>  Si une libraire attentive aux goûts de ses clients ne m&rsquo;avait pas parlé de <strong>Marie Redonnet</strong>, je n&rsquo;aurais jamais su que cette auteure avait un univers épatant et un style ciselé. Qui fait mouche.</p>
<p>De retour dans les librairies l&rsquo;an dernier après <strong>&laquo;&nbsp;une crise de création&nbsp;&raquo;</strong> qui aura duré dix ans, <strong>Marie Redonnet</strong> partage avec les lecteurs un univers unique. En marge.</p>
<p>Après <strong>&laquo;&nbsp;Une femme au colt 45&Prime;</strong> dont je vous ai parlé <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/06/28/une-femme-une-arme-un-destin/">ici</a></strong>, j&rsquo;ai décidé de remonter dans l&rsquo;oeuvre de <strong>Marie Redonnet</strong>. Et j&rsquo;ai plongé dans <strong>&laquo;&nbsp;Héritières&nbsp;&raquo;</strong>, un recueil de trois romans précédents ( sorti cet hiver), publiés une première fois il y a trente ans. Trois portraits de femme. Trois histoires dans lesquelles le personnage principal se retrouve empêché, entravé, contraint à se battre par tous les moyens pour sauver son identité et/ou recouvrer sa liberté. Mais les démons sont parfois à l&rsquo;intérieur&#8230;</p>
<p>Son éditeur, Le Tripode, explique : <em>&nbsp;&raquo; Lorsqu’en 1986 paraît le roman &laquo;&nbsp;<strong>Splendid Hôtel&nbsp;&raquo;</strong> aux <strong>Éditions de Minuit</strong>, nul ne sait alors que ce texte ne constitue en fait que le premier volet  d’un triptyque exceptionnel de cohérence et de force. Trente ans après leur genèse, voici les trois romans enfin rassemblés pour donner la pleine mesure d’une œuvre où, au sein de sociétés qui vacillent,  nous découvrons la vie de trois femmes en quête de leur identité.  D&rsquo;un roman à l&rsquo;autre, tandis que la violence se fait latente à chaque page, se révèle la beauté de ces trois êtres qui ne renoncent jamais &laquo;&nbsp;</em></p>
<div id="attachment_3975" style="width: 748px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MARIE-REDONNET.jpg" rel="lightbox[3973]"><img class="size-full wp-image-3975 colorbox-3973" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MARIE-REDONNET.jpg" alt="Marie Redonnet (photo Christophe Ono-Dit-Biot)" width="738" height="984" /></a><p class="wp-caption-text">Marie Redonnet<br />(photo Christophe Ono-Dit-Biot)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Je donne des voix à des femmes venues de nulle part&nbsp;&raquo;</strong></em>, aime à dire <strong>Marie Redonnet</strong> qui, dans ce recueil, réunit trois romans écrits à six mois d&rsquo;intervalle à chaque fois et publiés dans la foulée entre 1986 et 1987, aux Editions de Minuit. Le Tripode les a réunis, histoire de faire vivre à nouveau ce triptyque, composé de <strong>&laquo;&nbsp;Splendid Hotel&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Forever Valley&nbsp;&raquo;</strong> et enfin <strong>&laquo;&nbsp;Rose Mélie Rose&nbsp;&raquo;. Trois histoires écrites au scalpel.<br />
</strong></p>
<p><span id="more-3973"></span></p>
<p>Le <strong>Splendid Hotel</strong> est construit au bord d&rsquo;un marais. L&rsquo;héroïne en a hérité à la mort de sa grand-mère. Un cadeau qui devient vite empoisonné.</p>
<p>Alors voilà <em>&nbsp;&raquo; Vingt-trois chants où le “ je ” d&rsquo;une femme sans nom, sans âge, sans visage, dit la Passion du Splendid Hôtel, son trésor, sa chose, légué par grand-mère qui l&rsquo;a fait construire au bord du marais virulent. Splendid Hôtel déjà délabré, attaqué, miné, et qui ne cessera d&rsquo;endurer tous les fléaux, de souffrir de tous les maux, dont le pire : la tendance fatale de ses sanitaires à se boucher, la narratrice toujours occupée à les déboucher. Laborieuse, infatigable narratrice, toute consacrée aux soins du Splendid Hôtel, dévouée aux malheureux clients – les anonymes, attirés par les enseignes clignotantes, et les professionnels du Chemin de fer venus imposer au marais leur grand œuvre –, harcelée qu&rsquo;elle est pendant ce temps par ses deux sœurs parasites, Ada la malade et Adel la comédienne ratée, l&rsquo;une et l&rsquo;autre semant sans cesse le trouble et la zizanie. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><strong>Forever Valley :</strong> Une jeune fille vit seule avec le père dans l&rsquo;ancien presbytère d&rsquo;un hameau de montagne. Le père, qui voit la paralysie le gagner, confie l&rsquo;adolescente à <strong>Massi</strong>, la patronne du dancing voisin. Celle-ci offre à sa protégée une robe à volants en organdi et des souliers vernis à talon, et lui apprend à se conduire comme il faut avec les clients, en particulier les douaniers, qui viennent danser ici le samedi soir. Le reste de la semaine, la jeune fille le consacre à des fouilles dans le jardin du presbytère, pour y chercher des morts.</p>
<p><strong>Rose Mélie Rose :</strong> <strong>Rose</strong> meurt le jour où <strong>Mélie</strong> a douze ans et ses premières règles. Alors <strong>Mélie</strong> quitte le magasin de souvenirs de l&rsquo;Ermitage pour aller à Oat – prononcer “ O-at ” – au bord de la mer, avec dans son sac le livre de légendes, cadeau de <strong>Rose</strong>. Il y a deux côtés à Oat : le côté de la lagune et des très vieux : <strong>Nem</strong>, <strong>Mélie</strong>, et des vieux : le brocanteur, le photographe ; et le côté du port avec <strong>Pim</strong>, <strong>Yem</strong>, <strong>Cob,</strong> <strong>mademoiselle Marthe</strong>. <strong>Mélie</strong> vit au 7 rue des Charmes, va aux goûters dansants du Continental, va une fois au Bastringue, puis découvre la plage aux Mouettes. Elle a toujours avec elle son polaroïd, pour les douze photos qu&rsquo;elle aura à faire en écrivant au dos la légende, et en les glissant l&rsquo;une après l&rsquo;autre dans son livre de légendes, pour <strong>Rose.</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 18</strong> (<strong>&laquo;&nbsp;Splendid Hotel&nbsp;&raquo;</strong>) :<em> &nbsp;&raquo; C&rsquo;est une chance qu&rsquo;on construise la voie ferrée. On dit qu&rsquo;elle va contourner le marais. Tous les clients viennent du chantier. Ils préfèrent loger à l&rsquo;hôtel plutôt que de dormir dans les tentes que la compagnie leur donne. Ils ont beau se plaindre du mauvais fonctionnement des sanitaires, le Splendid Hôtel est une providence pour eux. Je fais tout ce que je peux pour leur être agréable. Je m&rsquo;occupe tout particulièrement des sanitaires. Par cette chaleur surtout, il faut veiller à ce que l&rsquo;écoulement se fasse. Les hommes du chantier m&rsquo;en savent gré. J&rsquo;ai besoin d&rsquo;eux. Ce n&rsquo;est pas comme mes soeurs. Je me passerais très bien de leur présence. Je n&rsquo;ai jamais vécu avec elles, et voilà qu&rsquo;elles partagent ma vie. C&rsquo;est mère qui leur a demandé de revenir au Splendid, un peu avant de mourir. Elle ne m&rsquo;a pas demandé mon avis. Elle voulait que je m&rsquo;occupe de mes soeurs quand elle ne serait plus là pour s&rsquo;occuper d&rsquo;elles. Mais moi je préfère m&rsquo;occuper des clients du Splendid plutôt que de mes soeurs.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 123 : ( Forever Valley&nbsp;&raquo;) :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai été voir Massy comme le père me l&rsquo;a demandé pour qu&rsquo;elle fasse mon éducation. Je n&rsquo;ai encore jamais parlé au père de mon projet personnel. Si ça se trouve, il penserait que je n&rsquo;ai pas encore l&rsquo;âge de le réaliser, et il s&rsquo;y opposerait. Il ne me parle que de Massi. Massi ne va plus au cimetière depuis qu&rsquo;elle a ouvert le dancing. Je n&rsquo;ai encore jamais été chez Massi un samedi soir. Je n&rsquo;avais pas l&rsquo;âge, et je ne sais pas danser. Massi est très stricte sur le règlement. L&rsquo;entrée du dancing est interdite aux moins de seize ans. C&rsquo;est peut-être parce que je viens juste d&rsquo;avoir seize ans que le père veut que Massi fasse mon éducation, pour que je puisse aller au dancing le samedi soir. Massi a approuvé la décision du père. Elle est contente que le père m&rsquo;envoie parce qu&rsquo;elle a besoin de quelqu&rsquo;un pour la seconde le samedi soir. Il y a bien les filles de la laiterie de la vallée d&rsquo;en bas qui travaillent au dancing, mais Massi dit qu&rsquo;elle ne peut pas compter sur elles pour tout. Elle m&rsquo;a dit qu&rsquo;elle me présenterait aux douaniers. Les douaniers, c&rsquo;est sa clientèle préférée. Elle dit que j&rsquo;ai droit à la meilleure clientèle parce que le père m&rsquo;a donné la meilleure éducation. C&rsquo;est la première fois que Massi m&rsquo;a fait monter à l&rsquo;étage. Il y a beaucoup de chambres. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 350- 351 (&laquo;&nbsp;Rose Mélie Rose&nbsp;&raquo;) :</strong><em> &laquo;&nbsp;Quand je suis arrivée à la plage aux Mouettes, j&rsquo;ai tout de suite été dans la Buick. Dès que je me suis couchée sur la banquette arrière, j&rsquo;ai perdu connaissance. Je ne sais pas combien de temps s&rsquo;est passé avant que je revienne à moi. La banquette de la Buick est tachée de sang. Le sang continue de couler. C&rsquo;est mauvais de perdre tout ce sang. Dans quel état est la Buick. Elle est toute rouillée et maintenant la banquette arrière est tachée de sang. Les mouettes ont fini par déchirer la capote avec leur bec. Elles ont envahi la Buick. Il y a en a partout sur les fauteuils avant, il y en a plein serrées contre moi sur la banquette arrière, il y en a sur le capot qui me regardent à travers le pare-brise, qui regardent le sang. Les mouettes me tiendraient chaud si je n&rsquo;avais pas si froid. Je tremble de froid.&nbsp;&raquo; </em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Héritières&nbsp;&raquo;, de Marie Redonnet, Le Tripode, 19€.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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		<title>La &#171;&#160;middle-class&#160;&#187; américaine à la loupe</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/03/29/la-middle-class-americaine-a-la-loupe/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/03/29/la-middle-class-americaine-a-la-loupe/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 29 Mar 2015 08:48:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après le Japon, cap sur l&#8217;Amérique ! Celle de Russell Banks en prime. Celle d&#8217;hommes et de femmes ordinaires qui ne trouvent plus leur place dans la société ou qui se rendent compte que celle-ci ne tient plus qu&#8217;à un fil. Alors ils se lancent dans des plans voués à l&#8217;échec, des histoires ratées. Avec [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Un-membre-permanent-de-la-famille_1819.jpeg" rel="lightbox[2979]"><img class="alignleft size-full wp-image-2980 colorbox-2979" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Un-membre-permanent-de-la-famille_1819.jpeg" alt="CVT_Un-membre-permanent-de-la-famille_1819" width="256" height="450" /></a>Après le Japon, cap sur l&rsquo;Amérique ! Celle de <strong>Russell Banks</strong> en prime. Celle d&rsquo;hommes et de femmes ordinaires qui ne trouvent plus leur place dans la société ou qui se rendent compte que celle-ci ne tient plus qu&rsquo;à un fil. Alors ils se lancent dans des plans voués à l&rsquo;échec, des histoires ratées.</p>
<p>Avec<strong> &laquo;&nbsp;Un membre permanent de la famille&nbsp;&raquo;</strong>, l&rsquo;auteur américain dont l&rsquo;oeuvre est traduite dans vingt langues, nous évoque en douze nouvelles la &laquo;&nbsp;middle-class&nbsp;&raquo; d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, de New-York à Miami.</p>
<p>Né en 1940, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Russell_Banks"><strong>Russell Banks</strong></a>, est  l’un des écrivains majeurs de sa génération. <strong>Président du Parlement international des Ecrivains,</strong> il est également membre de la prestigieuse American Academy of Arts and Letters.</p>
<h4 style="text-align: center">Familles éclatées</h4>
<p>Treize ans que cet auteur n&rsquo;avait pas publié de recueil de nouvelles. Pour lui, l&rsquo;exercice est très différent de l&rsquo;écriture d&rsquo;un roman. Il compare ce dernier à<strong> &laquo;&nbsp;un mariage&nbsp;&raquo;</strong>, celle de la nouvelle s&rsquo;apparentant à une<strong> &laquo;&nbsp;liaison&nbsp;&raquo;. &nbsp;&raquo; C&rsquo;est bref, intense, il faut se concentrer&nbsp;&raquo;, expliquait-il cet hiver à l&rsquo;antenne de France Culture.</strong></p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Un membre permanent de la famille&nbsp;&raquo;</strong>, nous voilà happés dans douze histoires. Douze destins. Douze histoires avec cependant la même toile de fond : un contexte compliqué, une famille éclatée, des difficultés matérielles ou morales&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left"> Les histoires sont donc multiples. Ici un ancien Marine arrêté par ses propres fils après avoir braqué une banque, là, la mort d&rsquo;un chien qui achève de distendre les liens entre un père et ses filles après le divorce, ou encore une femme, noire, enfermée malgré elle dans le parking d&rsquo;une concession automobile sur lequel un pitbull monte la garde&#8230;  Sans oublier l&rsquo;histoire de cet artiste reconnu enfin par un prix international ou encore celle d&rsquo;Isabel, qui vient de perdre son mari et qui entend s&rsquo;installer définitivement à Miami, loin des montagnes et du froid.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 37</strong> : &nbsp;&raquo; Un membre permanent de la famille&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Personne, évidemment, n&rsquo;a reproché à Sarge d&rsquo;avoir rejeté la garde alternée et d&rsquo;avoir du même coup brisé notre famille. En tout cas, pas consciemment. En réalité, à cette époque où la famille commençait à se défaire, aucun d&rsquo;entre nous ne soupçonnait à quel point nous dépendions de Sarge pour continuer à ne pas voir la fragilité,l&rsquo;impermanence même de notre famille. Aucun d&rsquo;entre nous ne savait qu&rsquo;elle nous aidait à différer l&rsquo;éclatement de notre colère, à repousser notre besoin de coupable, à qui reprocher la séparation et le divorce, la destruction de l&rsquo;unité familiale, la perte de notre innocence.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 68</strong> : &laquo;&nbsp;Transplantation&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Quand il vous arrive un truc épouvantable et que c&rsquo;est votre faute, bon sang, on n&rsquo;en fait pas son deuil, se dit-il. Ce qui s&rsquo;est passé, c&rsquo;est à vous de vivre avec. Il avait traversé seul ses trois crises cardiaques, une opération à coeur ouvert pour un pontage coronarien et, un an plus tard, la détérioration du coeur même. Et maintenant la transplantation. Tout cela, d&rsquo;une certaine manière, résultait du fait qu&rsquo;il avait détruit la seule chose vraiment bien qui lui soit arrivée, son mariage avec Janice. Ni les crises cardiaques, ni le pontage ni la transplantation n&rsquo;auraient eu lieu, pensait-il, s&rsquo;il n&rsquo;y avait pas eu le divorce. C&rsquo;était une superstition, il le savait, mais il ne pouvait s&rsquo;en défaire.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 175 :</strong> &laquo;&nbsp;Les Outer Banks&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;La quincaillerie ne lui avait pas manqué une seule fois, de même que la banque n&rsquo;avait jamais manqué à Alice. Ils avaient attendu la retraite avec impatience, et une fois qu&rsquo;ils l&rsquo;avaient atteinte, elle leur avait bien plu, tel un lieu de vacances où ils auraient décidé de séjourner toute l&rsquo;année. N&rsquo;ayant pas d&rsquo;enfants ni de petits-enfants ni d&rsquo;autres parents proches, ils étaient aussi libres que des oiseaux. Des “oiseaux des neiges”, comme on les avait appelés e, Floride et là-bas en Arizona. Quand ils étaient partis de chez eux, leur chienne Rosie était déjà vieille – dix ans ou peut-être onze, il n&rsquo;était pas sûr du chiffre. Il l&rsquo;avait trouvée à la fourrière, mais, bon sang, il n&rsquo;avait pas imaginé qu&rsquo;elle allait mourir comme ça&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Des années que je n&rsquo;avais plongé dans un ouvrage de Russell Banks ! J&rsquo;en ai lu un bon paquet et ai retrouvé avec plaisir l&rsquo;écriture et les histoires de cet auteur américain en prise avec les classes moyennes et pauvres de son pays. Un régal que ce recueil de nouvelles ! Russell Banks excelle à nous emmener dès la première page dans une histoire simple et compliquée à la fois. Pleine d&rsquo;empathie pour des hommes et des femmes souvent empêtrés dans leurs soucis, leur solitude, leur ras-le-bol. Un bon moyen, pour ceux qui ne l&rsquo;ont encore jamais lu, de découvrir l&rsquo;univers de l&rsquo;auteur.</span></p>
<p style="text-align: justify"><strong><em>&laquo;&nbsp;Un membre permanent de la famille&nbsp;&raquo;, Russell Banks, Actes sud, 22€. </em></strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong><em>Nouvelles traduites de l&rsquo;américain par Pierre Furlan.</em></strong></p>
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		<title>A défaut d&#8217;Amérique&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/06/07/a-defaut-damerique/</link>
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		<pubDate>Thu, 07 Jun 2012 07:40:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Adèle]]></category>
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		<category><![CDATA[Suzan]]></category>
		<category><![CDATA[XXe siècle]]></category>

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		<description><![CDATA[Tout commence par un enterrement. Celui d&#8217;Adèle. Adèle, la rescapée, Adèle la belle, Adèle qui voulait une autre vie que la sienne et qui, finalement, n&#8217;en a plus voulu&#8230; En signant &#171;&#160;A défaut d&#8217;Amérique&#160;&#187;, la romancière française Carole Zalberg achève sa trilogie des Tombeaux, qui retrace l&#8217;histoire d&#8217;une famille juive au XXe siècle en faisant [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Tout commence par un enterrement. Celui d&rsquo;<strong>Adèle</strong>.<strong> Adèle</strong>, la rescapée, <strong>Adèle</strong> la belle, <strong>Adèle</strong> qui voulait une autre vie que la sienne et qui, finalement, n&rsquo;en a plus voulu&#8230;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Zalberg_Carole_DR_0.jpg" rel="lightbox[1072]" title="Zalberg_Carole_DR_0"><img class="alignleft  wp-image-1077 colorbox-1072" style="margin: 10px;" title="Zalberg_Carole_DR_0" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Zalberg_Carole_DR_0-300x223.jpg" alt="" width="180" height="134" /></a>En signant <strong>&laquo;&nbsp;A défaut d&rsquo;Amérique&nbsp;&raquo;</strong>, la romancière française <strong>Carole Zalberg</strong> achève sa <strong>trilogie des Tombeaux</strong>, qui retrace <strong>l&rsquo;histoire d&rsquo;une famille juive au XXe siècle</strong> en faisant revivre trois femmes disparues, Sabine, sa mère Emma et sa grand-mère Adèle.</p>
<p>Après <strong>&laquo;&nbsp;La mère horizontale&nbsp;&raquo;</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;Et qu&rsquo;on m&rsquo;emporte&nbsp;&raquo;</strong>, voici donc le troisième opus, qui peut d&rsquo;ailleurs se lire indépendamment des deux précédents.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1072"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cette fois encore, les femmes sont au coeur de l&rsquo;histoire. La grande et la petite. Il y a donc <strong>Adèle</strong> qu&rsquo;on enterre. Autour d&rsquo;elle, sa famille. Et puis il y a <strong>Suzan</strong>, venue d&rsquo;Amérique pour comprendre pourquoi cette femme que son père <strong>Stanley</strong> avait rencontrée à Paris après la guerre n&rsquo;a finalement pas voulu qu&rsquo;il l&rsquo;épouse. Elle était veuve. Il était veuf. <strong>Suzan</strong> a voulu les faire se retrouver. A quel prix !</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DEFAUT-OK.jpg" rel="lightbox[1072]" title="DEFAUT OK"><img class="alignleft  wp-image-1088 colorbox-1072" style="margin: 10px;" title="DEFAUT OK" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DEFAUT-OK-153x300.jpg" alt="" width="92" height="180" /></a>Parallèlement, c&rsquo;est la plongée dans l&rsquo;histoire familiale que nous suivons avec<strong> Fleur.</strong> Arrière-petite fille d&rsquo;<strong>Adèle</strong>. Et nous voilà emmenés en Pologne. Les juifs sont opprimés, ils fuient. Pour les parents d&rsquo;Adèle ce sera finalement Paris, à défaut d&rsquo;Amérique&#8230;</p>
<p>Enfin, le roman nous laisse suivre <strong>Suzan</strong> dans sa quête d&rsquo;identité. Avocate, fille d&rsquo;une mère ayant quitté l&rsquo;Europe et ses pogroms, divorcée sans enfant, <strong>Suzan</strong> se rapproche de <strong>Sophia</strong>, sa tante installée depuis si longtemps en Afrique du Sud où elle est devenue une figure de la lutte anti-apartheid. Une façon de se rapprocher de sa mère défunte. Et de découvrir une femme qu&rsquo;elle ne soupçonnait pas.</p>
<p>Au final, un roman de femmes où se mêlent les destins sur trois continents et près d&rsquo;un siècle. L&rsquo;Afrique, terre de lutte pour la paix. L&rsquo;Europe, terre d&rsquo;exil et aussi d&rsquo;accueil et enfin cette Amérique fantasmée. Une terre promise&#8230; et finalement pas.</p>
<p>Hantée par la présence de l&rsquo;Histoire, cette famille cherche l&rsquo;apaisement.<strong> Chaque génération a fait ce qu&rsquo;elle a pu avec ce que lui a laissé la précédente. Nostalgie douloureuse et délicieuse&#8230;</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 78</strong> : &laquo;&nbsp;<em> Adèle, oui, c&rsquo;est vrai ma chérie, elle m&rsquo;avait tout de suite tapé dans l&rsquo;oeil. Je ne sais plus si je t&rsquo;ai raconté. Elle faisait la queue devant un magasin d&rsquo;alimentation. Sacré beau brin de fille. On ne pouvait pas la louper. Stanley avait laissé son sourire s&rsquo;épanouir et Suzan avait vu une Adèle gironde danser dans ses yeux. Mais elle n&rsquo;était pas libre et j&rsquo;ai appris à apprécier Louis aussi. En fait, j&rsquo;adorais passer du temps avec eux. Il y avait toujours du monde, même si c&rsquo;était petit. Ca vivait. Pas comme chez tes grands-parents. Quand je pense qu&rsquo;Adèle et Louis venaient de perdre leur fils&#8230;</em> &laquo;&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 186</strong> : <em>&nbsp;&raquo; J&rsquo;ai des bonnes amies qui m&rsquo;en rapportaient, des romans américains, parce qu&rsquo;elles, elles allaient là-bas voir de la famille ou juste visiter. Pas comme nous qui ne sommes jamais partis plus loin que l&rsquo;Italie, et pour acheter des chaussures et des pull-overs à un bon prix, pas pour la dolce vita. Elle se tournait vers mon arrière-grand-père encore vivant et laissait peser le reproche quelques secondes. Lui haussait les épaules et continuait de cocher les numéros du tiercé. [&#8230;] </em></p>
<p style="text-align: left;"><em>Mon arrière-grand-mère n&rsquo;avait pas encore vécu et épuisé en un clin d&rsquo;oeil son rêve d&rsquo;Amérique. En attendant, elle s&rsquo;entraînait à dire bye-bye et how are you, elle notait du vocabulaire dans un petit carnet. C&rsquo;était son évasion.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 193</strong> :<em> &nbsp;&raquo; Vérification faite – car elle a des dates une notion assez vague –, Suzan est née en même temps que l&rsquo;apartheid. Alors que sa venue au monde engageait définitivement sa mère dans cette vie bourgeoise qui n&rsquo;avait pas toujours été son rêve, loin s&rsquo;en faut, naissait en Afrique du sud le système qui allait faire basculer Sophia de l&rsquo;autre côté de l&rsquo;opposition active, minoritaire et mal vue chez les Blancs d&rsquo;alors, d&rsquo;autant plus notable et voyante qu&rsquo;elle serait conduite par une femme. Pis encore : par une femme juive.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #0000ff;">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">J&rsquo;ai découvert avec ce roman l&rsquo;univers de Carole Zalberg. Une fois le principe de la construction du livre adopté, – Fleur, Suzan  et un narrateur qui raconte la vie d&rsquo;Adèle se succèdent au fil des chapitres –, et une rapide gymnastique sur la généalogie familiale imaginée,  on se laisse gagner par l&rsquo;histoire et les personnages, résolument attachants. Ils nous parlent d&rsquo;exil, de liberté, de choix et d&rsquo;amour. Un livre touchant, bien écrit&#8230; et qui vous donne envie de plonger dans les romans précédents de l&rsquo;auteure qui figure aujourd&rsquo;hui parmi les auteurs français contemporains à suivre.</span></p>
<p><em><strong>&nbsp;&raquo; A défaut d&rsquo;Amérique&nbsp;&raquo;, de Carole Zalberg, Actes Sud, 18,50€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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