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	<title>Quatrième de couv &#187; femme</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Parce que le deuil reste compliqué&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Jun 2020 06:18:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Merci le confinement ! Sans lui, il se pourrait bien que je n&#8217;aurais eu ce live entre les mains. C&#8217;est en parcourant la liste des meilleures ventes de la ma librairie tourangelle préférée que je suis tombée sur &#171;&#160;Avant que j&#8217;oublie&#160;&#187;, d&#8217;Anne Pauly. La quadragénaire, qui vit et travaille à Paris, a toujours voulu écrire. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/avant_que_j_oublie-191x300.jpg" rel="lightbox[5218]"><img class="alignleft size-full wp-image-5221 colorbox-5218" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/avant_que_j_oublie-191x300.jpg" alt="avant_que_j_oublie-191x300" width="191" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: left">Merci le confinement ! Sans lui, il se pourrait bien que je n&rsquo;aurais eu ce live entre les mains. C&rsquo;est en parcourant la liste des meilleures ventes de la ma librairie tourangelle préférée que je suis tombée sur &laquo;&nbsp;Avant que j&rsquo;oublie&nbsp;&raquo;, d&rsquo;<strong>Anne Pauly</strong>.</p>
<p style="text-align: left">La quadragénaire, qui vit et travaille à Paris, a toujours voulu écrire. Devenue adulte, elle reprend ses études. Et ce sont les premières pages de ce qui allait devenir <strong>&laquo;&nbsp;Avant que j&rsquo;oublie&nbsp;&raquo;</strong> qu&rsquo;elle a rendu comme projet pour son Master de création littéraire.</p>
<p style="text-align: left">Celle qui fut correctrice dans un cabinet d&rsquo;avocats, puis dans un journal de faits divers avant de rejoindre le secrétariat de rédaction d&rsquo;un magazine féminin aurait mis quatre ans pour achever son premier roman après avoir trouvé tout un tas de prétextes. &laquo;&nbsp;Il fallait en finir avec le deuil&nbsp;&raquo;, explique <strong>Anne Pauly</strong>.</p>
<p style="text-align: left">Au fil des pages, l&rsquo;histoire d&rsquo;un frère et d&rsquo;une soeur ( la narratrice, qui ressemble beaucoup à<strong> Anne Pauly</strong>), confrontés à la mort de leur père et au deuil. Une manière de tisser sa propre histoire sur les côtés, en filigrane.</p>
<p style="text-align: left"><span id="more-5218"></span></p>
<p style="text-align: left">L&rsquo;occasion pour l&rsquo;autrice de &laquo;&nbsp;revenir avec nuance&nbsp;&raquo; sur le personnage de ce père trop vite réduit à celui d&rsquo;un homme violent, alcoolique, victime aussi d&rsquo;un certain mépris de classes. Dont <strong>Anne Pauly</strong>  dit avoir souffert aussi.</p>
<p style="text-align: left">A travers cette fiction familiale, <strong>Anne Pauly</strong> veut aussi évoquer ces hommes et ces femmes qui meurent, anonymes après une vie faite de joies et de peines, de grandes détresses et de bonheurs simples. Comme son père qu&rsquo;elle dépeint, in fine, grâce à l&rsquo;enquête qu&rsquo;elle mène, comme un &laquo;&nbsp;contemplatif sensible&nbsp;&raquo;, sans nier ses côtés moins positifs.</p>
<p style="text-align: left">Le ton est sensible, drôle et frais. Un plaisir d&rsquo;écriture qui, pour ceux qui ont vécu le deuil d&rsquo;un parent, permettra de (re)plonger dans les bons et les mauvais souvenirs par le prisme d&rsquo;un alcoolique unijambiste et collectionneur improbable.</p>
<p style="text-align: left">Le 8 juin 2020, <strong>Anne Pauly</strong> a reçu le <strong>Prix du Livre Inter</strong>.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 42 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Dans la France de Giscard, il fallait se comporter comme un homme et il avait joué, comme tant d&rsquo;autres, la comédie de son temps. Mais il n&rsquo;a jamais voulu entendre. Mais il n&rsquo;a jamais voulu entendre qu&rsquo;il avait exagéré avec tout ça. Quand il m&rsquo;était arrivé de lui rappeler, par discrètes allusions, sa période d&rsquo;imprégnation éthylique, courant globalement de mes trois ans à mes quinze ans, et les dommages collatéraux qu&rsquo;elle avait entraînés pour nous tous, il avait toujours répondu &laquo;&nbsp;Je buvais pas tant que ça. Et puis avec ta mère, on s&rsquo;est jamais compris. Elle était dure, têtue, possessive. Elle te gardait pour elle.&nbsp;&raquo;&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 73 :</strong><em>&laquo;&nbsp;On l&rsquo;avait signé l&rsquo;armistice, des années auparavant. Par étapes. Une première fois quand il avait lâché sa bouteille et que tout le monde avait pu reprendre sa juste place dans cette famille de cinglés. La guerre des tranchées s&rsquo;était enfin achevée : les pertes étaient importantes niveau joie de vivre et confiance en la vie, surtout pour le fils, mais en ce qui me concernait, on avait trouvé des arrangements. Sa vraie personnalité, enfin débarrassée des hardes puantes de l&rsquo;alcool, était ressortie : un contemplatif fin mais gauche, gentil mais brutal, généreux mais autocentré, dévoré par l&rsquo;anxiété et la timidité, incroyablement empêché. Un touriste de la vie. Contre toute attente, le monstre était humain, vulnérable, attachant.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 128 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Finalement, ce qui me semblait le plus difficile, c&rsquo;était de ne plus l&rsquo;entendre du tout, de ne plus avoir de nouvelles de lui, et au début, machinalement, je regardais mon téléphone pour vérifier qu&rsquo;il ne m&rsquo;avait pas appelée, mais non. Une fois, j&rsquo;avais même composé son numéro pour voir mais j&rsquo;étais tombée sur la voix vraiment désolée de la dame des télécoms qui disait que ce numéro n&rsquo;était plus attribué. C&rsquo;était un peu dingo de faire ça mais après tout, lui-même n&rsquo;était pas hermétique à ces mondes parallèles. Il me l&rsquo;avait dit : Je suis sûr qu&rsquo;on n&rsquo;est pas seuls et qu&rsquo;il y a des choses qu&rsquo;on ne voit pas. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Avant que j&rsquo;oublie&nbsp;&raquo;, Anne Pauly, Verdier, 14€</strong></em></p>
<p style="text-align: center">
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		</item>
		<item>
		<title>C&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;un mec&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/10/02/cest-lhistoire-dun-mec/</link>
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		<pubDate>Tue, 02 Oct 2018 07:28:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Un premier roman, ça vous dit ? Celui-ci est assez particulier, je vous préviens. Il part d&#8217;une bonne idée à laquelle on a cependant (un peu)  du mal à adhérer jusqu&#8217;au bout. Enfin, je vous laisse juger&#8230; L&#8217;histoire ? Elle est étonnante. Déstabilisante aussi. Tout commence en 1946, dans le New-Jersey. A Trenton, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #800080">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/made-in-trenton.jpg" rel="lightbox[4398]"><img class="alignleft size-full wp-image-4400 colorbox-4398" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/made-in-trenton.jpg" alt="made in trenton" width="195" height="282" /></a></p>
<p>Un premier roman, ça vous dit ? Celui-ci est assez particulier, je vous préviens. Il part d&rsquo;une bonne idée à laquelle on a cependant (un peu)  du mal à adhérer jusqu&rsquo;au bout. Enfin, je vous laisse juger&#8230;</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est étonnante. Déstabilisante aussi. Tout commence en 1946, dans le New-Jersey. A Trenton, on travaille l&rsquo;acier. Un outil d&rsquo;émancipation pour les classes laborieuses  après les horreurs de la guerre. <strong>Abe Kunstler</strong> est de ces ouvriers pauvres qui travaillent dur pour assurer le quotidien.</p>
<p>Il est travailleur, obstiné, bon camarade, buveur invétéré ( pour donner le change et brouiller les pistes)&#8230; et différent. Et pour cause. Il se présente comme &laquo;&nbsp;mutilé&nbsp;&raquo; pendant la guerre et laisse souvent une drôle d&rsquo;impression ici et là. Personne n&rsquo;imagine cependant qui y est en réalité.</p>
<p>Si je vous le dis d&rsquo;emblée, la lecture de ce roman va sérieusement perdre de sa saveur, non ? Disons que le héros de ce premier roman n&rsquo;a pas dit la vérité sur son identité. Il s&rsquo;est inventé un nom, une vie. Un passé.</p>
<p>Des décennies qu&rsquo;il la cache au regard de tous. Lui, le moins baraqué de ses collègues, est aussi celui qui prend le plus soin des autres&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4398"></span></p>
<p><strong>Abe Kunstler</strong>, le visage fin et l&rsquo;esprit aiguisé, a l&rsquo;idée de construire une famille. Pour cela, il lui faut une femme, ce sera <strong>Inez</strong>. Une jeune femme perdue, fragile&#8230; et pas regardante. Au quotidien, son mari cache, dissimule, ferme les portes&#8230;</p>
<p>Pour faire un enfant, il faudra imaginer un stratagème, un plan sordide et délirant&#8230; qui aboutira. Mais à quel prix ?</p>
<p>D&rsquo;année en année, <strong>Abe</strong> s&rsquo;enfonce dans son mensonge, dans l&rsquo;alcoolisme et la violence aussi. Sans solution de retour.</p>
<p>Devenu adulte, son fils <strong>Art</strong>, né handicapé, découvre quelque chose qui le choque et complique encore la relation qu&rsquo;il entretient avec son père. Abe a peur pour son secret. Jusqu&rsquo;où est-il prêt à aller pour cela ? &#8230; Art, lui, ne veut pas aller faire la guerre au Vietnam.</p>
<p>Deux mondes s&rsquo;opposent. Et le rêve américain a pris un sérieux coup dans l&rsquo;aile&#8230;</p>
<p>Un premier roman à la langue âpre et parfois au style alambiqué dans lequel on finit par ne plus y croire du tout.</p>
<p>L&rsquo;auteur<strong> Tadzio Koelb</strong> est journaliste et traducteur. Il enseigne par ailleurs à l&rsquo;Université de Rutgers dans le New Jersey et vit à New York.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong> Page 26 :</strong> <em>[&#8230;] La cohérence et les détails : voilà ce qui le maintenant en sécurité. Un homme qui vient de se raser laisse toujours les mêmes indices – un blaireau plein de mousse, un rasoir humide ; il laisse une serviette mouillée sur la patère, aussi sûr qu&rsquo;une voiture laisse des traces dans la neige en roulant. Kunstler laissa la porte claquer derrière lui et descendit les marches quatre à quatre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 113 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;La danse, mais aussi l&rsquo;alcool, et pour que son plan fonctionne il les entraîna tous deux plus loin encore dans ce monde brumeux et oublieux, endroit déroutant où il ressentait un curieux mélange de sérénité et d&rsquo;angoisse. C&rsquo;était d&rsquo;ailleurs cette sérénité même qui déclenchait sa peur : il paniquait à l&rsquo;idée de se retrouver en public, avec aux manettes de son self-control sa seule main mal assurée d&rsquo;ivrogne, et parfois il était furieux de voir le nombre d&rsquo;occasions où il se surprenait à baisser la garde. Même avec les autres gars de l&rsquo;usine, qui le connaissaient et acceptaient donc son attitude circonspecte ou qui, tout du moins, s&rsquo;y étaient habitués, il savait que le risque que tout s&rsquo;effondre était toujours présent.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 153 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Mais mentir à la mère voulait dire empêcher le garçon de s&rsquo;approcher d&rsquo;elle, et cela ramenait Kunstler à son point de départ, au point où il en était déjà : chercher le garçon, errer dans la ville avec Jimmy accroché à ses basques, devoir chercher Dieu sait où. et après, quoi ? Lui donner de l&rsquo;argent pour partir, le chasser. Kunstler se demanda avec désespoir depuis combien de temps le garçon avait prévu de balancer ses sales petites accusations. Depuis des heures, ou des années ? Bien sûr, cela importait peu tant qu&rsquo;il les avait gardées pour lui. </em>Evidemment qu&rsquo;il les a gardées pour lui,<em> pensa Kunstler. Tout le monde saurait que c&rsquo;étaient des mensonges, après tout. C&rsquo;était invraisemblable de raconter une histoire pareille sur quelqu&rsquo;un qui était un père, un ouvrier d&rsquo;usine, un homme marié, un soldat mutilé de guerre. Personne n&rsquo;y croirait.&nbsp;&raquo; </em></p></blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Made in Trenton&nbsp;&raquo;, Tadzio Koelb ( traduction de Marguerite Capelle), Buchet-Chastel, 19 euros.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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		</item>
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		<title>Le destin empêché de Bénédicte Ombredanne</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/13/le-destin-empeche-de-benedicte-ombredanne/</link>
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		<pubDate>Sat, 13 Sep 2014 14:00:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nous poursuivons notre petit cheminement à travers les nouveautés de cette rentrée littéraire. Parmi elles, des livres surprises et d&#8217;autres, particulièrement attendus. C&#8217;était le cas avec &#171;&#160;L&#8217;amour et les forêts&#160;&#187;, nouvel opus d&#8217;Eric Reinhardt, auteur dont j&#8217;ai particulièrement apprécié les deux derniers romans,  &#171;&#160;Cendrillon&#160;&#187;, et &#171;&#160;Le système Victoria&#160;&#187;, que j&#8217;avais évoqué ici. Un roman encensé [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AMOUR-ET-FORETS.jpg" rel="lightbox[2642]"><img class="alignleft size-full wp-image-2646 colorbox-2642" style="margin: 10px" alt="AMOUR ET FORETS" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AMOUR-ET-FORETS.jpg" width="195" height="292" /></a>Nous poursuivons notre petit cheminement à travers les nouveautés de cette rentrée littéraire. Parmi elles, des livres surprises et d&rsquo;autres, particulièrement attendus. C&rsquo;était le cas avec <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;amour et les forêts&nbsp;&raquo;</strong>, nouvel opus d&rsquo;<strong>Eric Reinhardt</strong>, auteur dont j&rsquo;ai particulièrement apprécié les deux derniers romans,  <strong>&laquo;&nbsp;Cendrillon&nbsp;&raquo;</strong>, et <strong>&laquo;&nbsp;Le système Victoria&nbsp;&raquo;</strong>, que j&rsquo;avais évoqué<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/09/18/au-coeur-du-systeme-reinhardt/"> ici. </a></strong></p>
<p>Un roman encensé ici et là déjà par les critiques. Le public devrait également apprécier ce magnifique portrait de femme. Celui de <strong>Bénédicte Ombredanne</strong>.</p>
<p>L&rsquo;idée de ce roman est née d&rsquo;une rencontre entre <strong>Eric Reinhardt</strong> et l&rsquo;une de ses lectrices. Dans les Inrockuptibles du 13 au 19 août, l&rsquo;auteur explique :<strong><em> &nbsp;&raquo; J&rsquo;étais dans le train et ma voisine m&rsquo;a accosté. Elle m&rsquo;avait vu dans une émission littéraire à la télé et elle m&rsquo;a dit : “Vous êtes celui qui doit raconter mon histoire”. J&rsquo;étais sous le choc : c&rsquo;était une histoire de harcèlement conjugal&nbsp;&raquo;.</em> </strong></p>
<p>De ce témoignage et d&rsquo;une partie des correspondances entretenues avec d&rsquo;autres lectrices, Eric Reinhardt a imaginé son roman.</p>
<p><span id="more-2642"></span></p>
<p>Si dans <strong>&laquo;&nbsp;Le système Victoria&nbsp;&raquo;</strong>, l&rsquo;héroïne incarnait la capitalisme, le pouvoir de l&rsquo;entreprise et l&rsquo;argent, <strong>Bénédicte Ombredanne</strong>, elle, est une femme entravée, empêchée, avilie par le pouvoir tout-puissant&#8230; de son mari <strong>Jean-François –, </strong>épousé par défaut, par dépit – que l&rsquo;on pourrait ranger parmi les pervers narcissiques.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est donc celle de cette femme. Professeure de lettres dans un lycée de l&rsquo;Est de la France, à Metz, elle est mariée et mère de deux enfants. Ses rêves se sont envolés. Ceux de son mari ne se sont pas réalisés non plus. Il fait payer le prix de son échec à sa femme, plus cultivée, plus profonde que lui. Suite à une soi-disante prise de conscience de son mari de ce qu&rsquo;il fait vivre à sa femme, <strong>Bénédicte</strong> décide de s&rsquo;inscrire sur un site de rencontres. Via internet, elle fait la connaissance d&rsquo;un homme<strong>, Christian, </strong>qui le temps d&rsquo;un après-midi, lui fera comprendre que sa vie pourrait être différente, et que l&rsquo;amour existe. Au milieu de la forêt, son horizon s&rsquo;éclaircit, son corps exulte et son coeur s&rsquo;emballe. Un épisode, unique et précieux, qui remet en cause le (très) fragile équilibre que <strong>Bénédicte</strong> tente de maintenir. Sa vie bascule. Tout s&rsquo;emballe. Elle ne s&rsquo;en remettra pas.</p>
<p>Très admirative de l&rsquo;oeuvre romantique de <strong>Villiers de l&rsquo;Isle-Adam</strong>, elle se rapproche du narrateur, qui n&rsquo;est autre qu&rsquo;un écrivain ( Eric Reinhardt aime endosser ce rôle), pour partager des souvenirs de lecture&#8230; et évoquer sa vie par fragments.  Un lien se crée. Une correspondance naît. Mais elle ne sauvera pas <strong>Bénédicte Ombredanne</strong>. Le narrateur se fera enquêteur auprès de la soeur jumelle de Bénédicte notamment&#8230; trop tard cependant.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 53 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Sa décision était prise, le cheminement qui l&rsquo;y avait conduite avait été accompli pendant la brève durée de son repas. Pourtant, jusqu&rsquo;à ce soir de mars, l&rsquo;idée de se rendre sur ce genre de sites ne s&rsquo;était même jamais présentée à son esprit, y compris dans ses fantasmes les inavouables. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>L&rsquo;explosion qui venait de se produire avait été d&rsquo;une puissance inouïe, accentuée par l&rsquo;attitude de rétention dont elle avait fait preuve ces dix dernières années : rétention de désirs, de pulsions, de gaieté, de rêves, d&rsquo;espérance, d&rsquo;exigences, d&rsquo;ambition, de tendresse, de colère, de révolte. Les conséquences de cette posture de renoncement avaient été comparables en définitive à une insidieuse accumulation d&rsquo;explosifs, c&rsquo;est ce qu&rsquo;elle avait découvert ce soir-là quand la présence de toute cette dynamite entreposée par son abnégation dans un recoin obscur de son cerveau avait encore amplifié la violence du souffle. Un observateur présent dans la maison au moment des faits aurait pu percevoir distinctement deux détonations successives, la première liée au temps présent et aux aveux humides du mari, la seconde au gâchis qu&rsquo;elle se disait qu&rsquo;elle avait fait des années dernièrement écoulées. La seconde avait été encore plus assourdissante que la première.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 169 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Elle se dirait plus tard qu&rsquo;elle aurait dû tirer profit de l&rsquo;avantage qu&rsquo;elle avait pris à ce moment-là sur son mari pour imposer de nouvelles normes relationnelles. Si elle avait été un peu plus prévoyante, elle lui aurait expliqué ce qu&rsquo;elle attendait de leur vie commune, elle aurait pérennisé ce rééquilibrage par des repères placés entre eux comme autant d&rsquo;épingles de couturière piquées dans le tissu d&rsquo;une robe pour en marquer l&rsquo;ourlet.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 299:</strong> <em>&nbsp;&raquo; Elle m&rsquo;a dit un matin qu&rsquo;elle avait toujours adoré le mot surrender, entendu dans une chanson fameuse. A présent, elle savait pourquoi : elle connaissait la raison d&rsquo;être de cet obscur attachement pour ce mot. </em>Surrender. Reddition<em>. Il est beau, ce mot, non ? m&rsquo;a-t-elle dit ce matin-là? Reddition, avec ses deux d, c&rsquo;est sublime, tu ne trouves pas ? Mais enfin, ai-je protesté, qu&rsquo;est ce que tu racontes, tu dis n&rsquo;importe quoi ! Pas du tout, m&rsquo;a répliqué calmement pas jumelle.  Je t&rsquo;assure, Marie-Claire. Le moment est venu de me rendre. Le bonheur n&rsquo;a pas voulu de moi, j&rsquo;ai pourtant tout fait pour le mériter, tant pis, ma décision est prise, j&rsquo;abandonne.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Pas de doute, Eric Reinhardt sait parler des femmes&#8230; et aux femmes. Avec ce nouveau roman, formidable portrait, il nous parle de l&rsquo;intime, de ce qui ne se voit pas, de ce qu&rsquo;on ne dit pas. Et qu&rsquo;il faut deviner. La langue de Reinhardt, riche, précise, nous entraîne dans les méandres de l&rsquo;âme et des sentiments. Jusqu&rsquo;à la fin de Bénédicte. A découvrir absolument. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;amour et les forêts&nbsp;&raquo;, Eric Reinhardt, Gallimard, 21,90€.</strong> </em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>“Adèle et moi” ou le destin de vies qui s&#8217;entremêlent&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/04/18/adele-et-moi-ou-le-destin-de-vies-qui-sentremelent/</link>
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		<pubDate>Thu, 18 Apr 2013 14:08:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Adèle et moi]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
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		<category><![CDATA[Julie Wolkenstein]]></category>
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		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Saint-Pair]]></category>
		<category><![CDATA[secret de famille]]></category>

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		<description><![CDATA[Abolir les frontières entre le passé et aujourd&#8217;hui. Se jouer des faits et des souvenirs, en inventer d&#8217;autres, tout aussi crédibles&#8230; Pourquoi pas ? C&#8217;est en tout le chemin qu&#8217;a suivi Julie Wolkenstein qui signe avec &#171;&#160;Adèle et moi&#160;&#187;, son sixième roman. Et quel roman ! Vous suivez au fil des 595 pages quatre vingts [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Abolir les frontières entre le passé et aujourd&rsquo;hui. Se jouer des faits et des souvenirs, en inventer d&rsquo;autres, tout aussi crédibles&#8230; Pourquoi pas ? C&rsquo;est en tout le chemin qu&rsquo;a suivi <strong>Julie Wolkenstein</strong> qui signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Adèle et moi&nbsp;&raquo;</strong>, son sixième roman. Et quel roman ! Vous suivez au fil des 595 pages quatre vingts ans de la vie d&rsquo;une femme, Adèle, arrière-grand-mère de la narratrice, dont celle-ci découvre la vie et l&rsquo;existence à la mort de son père, en triant des papiers.</p>
<p><strong>Julie Wolkenstein</strong>,  née en 1968, enseigne la littérature comparée à l’Université de Caen, elle est la fille de l&rsquo;Académicien <strong>Bertrand Poirot-Delpech</strong>, décédé en 2006.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ADELE.jpg" rel="lightbox[1621]"><img class="alignleft  wp-image-1629 colorbox-1621" style="margin: 10px" alt="ADELE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ADELE.jpg" width="180" height="180" /></a>Elle a découvert la vie de cette aïeule à la mort de son père. A partir de documents, du mémorandum conservé par l&rsquo;une de ses tantes, elle a tenté de reconstituer le parcours de cette femme pas banale dont la vie aura été marquée par un secret de famille, le décès de trois de ses quatre enfants, la découverte de la cote normande et plus particulièrement de Saint-Pair.</p>
<p><span id="more-1621"></span></p>
<p>L&rsquo;auteure explique le cheminement qu&rsquo;elle a suivi. L&rsquo;enquête qu&rsquo;elle n&rsquo;a finalement pas menée et l&rsquo;option choisie pour raconter l&rsquo;histoire du roman <strong>&laquo;&nbsp;Adèle et moi&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/ElMU2mBnH4M?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<div id="attachment_1628" style="width: 394px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/saint-pair-sur-mer.jpg" rel="lightbox[1621]"><img class=" wp-image-1628  colorbox-1621" style="margin: 10px" alt="Saint-Pair ( photo Annick Leduc)" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/saint-pair-sur-mer.jpg" width="384" height="256" /></a><p class="wp-caption-text">Saint-Pair ( photo Annick Leduc)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center">C&rsquo;est cette commune, cette cote et cette mer qui, aujourd&rsquo;hui encore, servent de trait d&rsquo;union entre l&rsquo;auteure et son ancêtre, entre la narratrice et cette arrière-grand-mère.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire, c&rsquo;est donc celle d&rsquo;<strong>Adèle</strong> qui, fille d&rsquo;un homme volage et déjà orpheline de mère, découvre la mer à l&rsquo;âge de 10 ans parce qu&rsquo;elle et sa demi-soeur Pauline,  rejoignent la Normandie pour se mettre à l&rsquo;abri.<strong> Nous sommes en 1870 et c&rsquo;est la guerre. La première des trois qu&rsquo;Adèle vivra dans sa chair.</strong></p>
<p>Parallèlement à ce parcours de vie, celui de la narratrice, auteure, divorcée, mère de famille et amoureuse qui se plonge dans le passé d&rsquo;une arrière-grand-mère qu&rsquo;elle découvre.</p>
<p>Adèle, nous la suivons au fil de son adolescence, sa découverte de la chasse, de l&rsquo;amour<strong>. </strong>Au fil de ses maisons aussi, qu&rsquo;elle occupe en fonction du calendrier, à Paris, à Sèvres et à Saint-Pair. <strong>La mort de son père, la rencontre avec Charles, les enfants qui naissent, le milieu de la haute bourgeoisie qu&rsquo;elle fréquente mais y avoir totalement sa place, la construction de sa maison à Saint-Pair </strong>( la première du village), son caractère colérique, sa sensualité, ses drames intérieurs, la vérité sur sa mère qu&rsquo;elle découvre à plus de cinquante ans&#8230; sont autant d&rsquo;aspects de la vie d&rsquo;Adèle que découvre le lecteur.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 187 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Peu à peu, Adèle a cessé de se cacher pour se mettre en colère. Elle est chez elle après tout, rue Barbet-de-Jouy, elle est majeure, elle est riche et lorsqu&rsquo;un grain de sable s&rsquo;introduit où que ce soit dans le déroulement de ses activités quotidiennes, elle fait de moins en moins d&rsquo;efforts pour contenir son irritation. Elle n&rsquo;a plus besoin de jeter des objets : la plupart du temps, elle se contente d&rsquo;émettre des vibrations puissantes qui suffisent à la défouler. Son objectif devient plus raffiné : il s&rsquo;agit de manifester sa mauvaise humeur avec assez de subtilité pour terrasser en silence celui ou celle qui l&rsquo;a provoquée, idéalement, </em>qu&rsquo;on se sente gravement en tort sans qu&rsquo;elle ait besoin de l&rsquo;expliquer.<em> Et l&rsquo;assassinat stupide de Jacques la conforte encore dans la légitimité de ses accès.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 251</strong> :<em>&laquo;&nbsp;Les souvenirs se superposent, étés après étés : les premiers pas des “bébés Armand-Duval” sur la plage, leurs derniers pas aussi, bien plus tard, puisque trois de ses enfants mourront avant elle ; l&rsquo;engloutissement de leur jeunesse, de ce nouveau “temps de l&rsquo;insouciance” qu&rsquo;Adèle connaîtra ici, aussi inexorable que celui de la forêt de Scissy au début du VIIIe siècle ; les palissades élevées puis démontées devant les chantiers toujours plus nombreux [&#8230;] Adèle vieillira et le temps lui semblera le plus souvent s&rsquo;écouler dans cette seule direction, enlaidissant ses souvenirs, abîmant le paysage, tuant ceux qu&rsquo;elle aime, réduisant le périmètre de ses promenades et de ses centres d&rsquo;intérêt. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mais heureusement, ici, ici surtout, le temps lui offrira quelquefois la grâce de refluer en sens inverse et de voir ressusciter, même pour un quart de seconde, subreptice, imprévisible, les époques plus heureuses qu&rsquo;il avait paru couler définitivement vers le fond et qui remontent, refont surface à l&rsquo;improviste, accélérant le pouls d&rsquo;Adèle.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 370 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Mais si comme je l&rsquo;imagine Saint-Pair est la clé d&rsquo;Adèle comme elle est la mienne, si nous y avons vu toutes les deux, à un siècle d&rsquo;écart, le lieu où nous pouvions idéalement coïncider avec nous-m^mes, il  a des chances pour que nous partagions d&rsquo;autres choses. Et je reconnais dans sa situation sociale, toujours pressentie, à moitié sue mais tue et qui lui revient en boomerang au printemps 1914, une après-midi pluvieuse, avec cette vérité maladroitement formulée par Marie-Hélène sous le portrait ovale qu&rsquo;elle, Adèle, restera toujours marginale dans le milieu qu&rsquo;elle fréquente, je reconnais dans cette situation quelque chose qui m&rsquo;est familier, que j&rsquo;ai vécu moi aussi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p><span style="color: #0000ff">Vous dire que j&rsquo;ai aimé ce roman est un euphémisme. Je l&rsquo;ai dévoré !</span> <span style="color: #0000ff">L&rsquo;histoire, la forme, le décor&#8230; tout me parle. Au lieu d&rsquo;avoir mené une véritable enquête, l&rsquo;auteure a déplacé le curseur plus loin dans la fiction, dans l&rsquo;invention. Cela donne le portrait d&rsquo;une femme libre, sure de ses choix, autonome et fière. Une précurseure assurément dans cette France de la fin du XIXe et le début du XXe siècle. Un beau portrait de femme. En résonance, celui de la narratrice, un peu perdue, un peu triste de tout ce qui n&rsquo;est plus. Entre flux et reflux, voilà un roman qui offre une (très) belle éclaircie ! A lire.<br />
</span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Adèle et moi&nbsp;&raquo;, de Julie Wolkenstein, chez P.O.L., 22 €. </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Jeu de miroirs dans la vie de Barbara Loden</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/07/09/au-coeur-de-la-vie-de-barbara-loden/</link>
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		<pubDate>Mon, 09 Jul 2012 07:35:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[actrice]]></category>
		<category><![CDATA[Barbara Loden]]></category>
		<category><![CDATA[enquête]]></category>
		<category><![CDATA[errance]]></category>
		<category><![CDATA[fait-divers]]></category>
		<category><![CDATA[fascination]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[introspection]]></category>
		<category><![CDATA[mélancolie]]></category>
		<category><![CDATA[Nathalie Léger]]></category>
		<category><![CDATA[Wanda]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Elle a marqué le cinéma d&#8217;avant-garde américain. Elle, c&#8217;est Barbara Loden. Une pin-up devenue talentueuse comédienne qui passa même derrière la caméra pour un seul et unique film, &#171;&#160; Wanda&#171;&#160;, en 1970. Barbara Loden c&#8217;est aussi la deuxième femme d&#8217;Elia Kazan et une actrice qui n&#8217;aura pas trouvé sa place, née 6 ans après [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LODEN.jpg" rel="lightbox[1106]" title="LODEN"><img class="alignleft  wp-image-1117 colorbox-1106" style="margin: 10px;" title="LODEN" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LODEN.jpg" alt="" width="179" height="179" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Elle a marqué le cinéma d&rsquo;avant-garde américain. Elle, c&rsquo;est<strong> Barbara Loden</strong>. Une pin-up devenue talentueuse comédienne qui passa même derrière la caméra pour un seul et unique film, &laquo;&nbsp;<strong> Wanda</strong>&laquo;&nbsp;, en 1970.<strong> Barbara Loden</strong> c&rsquo;est aussi la deuxième femme d&rsquo;Elia Kazan et une actrice qui n&rsquo;aura pas trouvé sa place, née 6 ans après Marylin Monroe. Elle décède à l&rsquo;âge de 48 ans en 1980.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1119" style="width: 117px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/wanda_012-600x1000.jpg" rel="lightbox[1106]" title="wanda_012-600x1000"><img class=" wp-image-1119  colorbox-1106" style="margin: 10px;" title="wanda_012-600x1000" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/wanda_012-600x1000-179x300.jpg" alt="" width="107" height="180" /></a><p class="wp-caption-text">Barbara Loden dans le rôle de Wanda</p></div>
<p>Barbara Loden c&rsquo;est aussi l&rsquo;héroine d&rsquo;un très beau livre, écrit par<strong> <a title="Découvrez l'auteure" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nathalie_L%C3%A9ger">Nathalie Léger</a></strong>, &nbsp;&raquo; <strong>Supplément à la vie de Barbara Loden</strong>&laquo;&nbsp;, paru chez P.O.L. et lauréat 2012 du <a title="Découvrez le palmarès" href="http://www.franceinter.fr/evenement-le-prix-du-livre-inter-2012?page=3">Prix du livre Inter.</a></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est triple. Elle est complexe et très simple à la fois. Au fil des pages, la romancière a fait s&rsquo;entrecroiser les histoires de trois femmes. Celle de Barbara Loden à travers témoignages et extraits d&rsquo;interviews notamment ; celle de l&rsquo;héroïne de son film, Wanda, inspirée par un fait-divers des années 60 et enfin celle de la narratrice ( et de sa mère par intermittence) qui doit justement rédiger une notice sur Barbara Loden. D&nbsp;&raquo;archives en rencontres, finira-elle par mieux connaître cette femme énigmatique ?</p>
<p>D&rsquo;un personnage à l&rsquo;autre, Nathalie Léger tisse sa toile. Est-ce un roman ? Une biographie ou ce qui pourrait ressembler à une enquête ? C&rsquo;est tout cela à la fois. Mais aussi le portrait d&rsquo;une femme mélancolique qui cherche sa place.  Et une réflexion sur le travail de l&rsquo;écriture.  Bref, un jeu de miroirs passionnant.</p>
<p><span id="more-1106"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Voici une vidéo pour comprendre la démarche de l&rsquo;auteure</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/jUJdS_qVuVU?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote><p> <strong> Page 21</strong> : <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Je ne devais écrire qu&rsquo;une notice, mais il fallait pourtant commencer par le commencement et procéder avec méthode pour parvenir sans trop d&rsquo;encombre à la fin. Notice, ai-je lu, texte bref destiné à présenter sommairement un sujet particulier. Notice, texte descriptif et explicatif. Il suffisait de présenter l&rsquo;auteur et son oeuvre, Barbara et Wanda. Chaque matin, je m&rsquo;attaquais à la notice en essayant d&rsquo;éviter les arrière-pensées&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p><strong>Page 32</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Le 21 février 1971, Barbara dit au Sunday News : “Je n(étais rien. Je n&rsquo;avais pas d&rsquo;amis. Pas de talent. J&rsquo;étais une ombre. Je n&rsquo;avais rien appris à l&rsquo;école. Je savais à peine compter. Et je n&rsquo;aimais pas le cinéma, ça me faisait peur ces gens si parfaits, ça me rendait encore plus insuffisante ”.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 37</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Barbara dit qu&rsquo;elle n&rsquo;a rien à décrire de grand. Pas de vent de l&rsquo;Histoire, rien des tumultes politiques, pas de drame social exemplaire. La pauvreté, sans doute, mais même pas la misère. La violence, oui, mais la violence légale, l&rsquo;ordinaire brutalité des familles. Elle ne dit rien de plus. Son histoire, empêtrée, est sans doute simplement malheureuse du malheur ordinaire des enfants mal aimés, rendus passifs, soumis à plus forts qu&rsquo;eux, si tristes qu&rsquo;ils peinent à s&rsquo;en remettre, son histoire est banale. Barbara ne fait des films que pour çà. Apaiser. Réparer les douleurs, traiter l&rsquo;humiliation, traiter la peur. “Le caractère de Wanda est fondé sur ma propre vie et sur ma personnalité, et aussi sur ma propre manière manière de comprendre la vie des autres. Je crée chaque chose à partir de mes propres expériences. Tout ce que je fais, c&rsquo;est moi ”.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong> Page 91</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Tout ça, je le lis dans le journal. Je lis, comme si j&rsquo;étais aux côtés de Barbara lorsqu&rsquo;elle ouvre le journal du 27 mars 1960, je lis le récit de l&rsquo;agression, la prise en otage du banquier à son domicile, l&rsquo;attaque foireuse de la banque et la mort du petit voyou, un certain Ansley, je lis surtout que la véritable Wanda s&rsquo;appelle Alam, Alma Malone de son vrai nom. Elle pourrait être la fille du Malone de Samuel Beckett, celui qui dit en commençant le livre : “Je serai quand même bientôt tout à fait mort ”. “Je serai neutre et inerte. Cela sera facile. ” Alma Malone est née à Abilene. Elle a le même âge que Barbara. Son père était ouvrier métallurgiste. Un père incestueux. Tout ça, je le lis dans le journal. Elle est mariée à quatorze ans – une charge en moins pour sa mère. Très vite, ce premier mari demande le divorce pour désertion, elle était là, Monsieur le juge, mais elle n&rsquo;était pas là.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #0000ff;"> Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">Cent cinquante pages de bonheur ! Ce livre est une petite merveille de construction, d&rsquo;écriture. Moi qui ne connaissait pas Barbara Loden, j&rsquo;ai tout de suite &laquo;&nbsp;accroché&nbsp;&raquo; à l&rsquo;histoire de cette femme, moderne, cultivée, battante&#8230; mais malheureuse. Au fil du livre, nous suivons son errance. Le tout, agrémenté d&rsquo;extraits d&rsquo;interviews, de citations en anglais dans le texte, etc. Un régal ! Et de quoi prolonger un peu la vie de Barbara Loden&#8230;  </span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Supplément à la vie de Barbara Loden&nbsp;&raquo;, de Nathalie Léger, P.O.L., 14€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>La vie comme elle va, vue par Gailly</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Mar 2012 17:25:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Gailly]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[homme]]></category>
		<category><![CDATA[nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<category><![CDATA[relation de couple]]></category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;amour vu par Christian Gailly, ce n&#8217;est jamais cousu de fil blanc. La preuve encore avec le recueil de huit nouvelles publiées en janvier dans &#171;&#160; La roue et autres nouvelles&#171;&#160;. &#160; Deux ans après Lily et Braine, Christian Gailly est de retour avec un recueil de nouvelles. Dans lesquelles rien n&#8217;est simple. L&#8217;amour ne [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;amour vu par<strong><a title="Découvrez l'auteur sur le site des Editions de Minuit" href="http://www.leseditionsdeminuit.com/f/index.php?sp=livAut&amp;auteur_id=1419"> Christian Gailly</a></strong>, ce n&rsquo;est jamais cousu de fil blanc. La preuve encore avec le recueil de huit nouvelles publiées en janvier dans &laquo;&nbsp;<strong> La roue et autres nouvelles</strong>&laquo;&nbsp;.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GAILLY.jpg" rel="lightbox[841]" title="GAILLY"><img class="alignleft  wp-image-846 colorbox-841" style="margin: 10px;" title="GAILLY" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GAILLY.jpg" alt="" width="107" height="147" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_845" style="width: 117px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GAILLY-PHOTO1.jpg" rel="lightbox[841]" title="GAILLY PHOTO"><img class=" wp-image-845   colorbox-841" style="margin: 10px;" title="GAILLY PHOTO" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GAILLY-PHOTO1.jpg" alt="" width="107" height="80" /></a><p class="wp-caption-text">Christian Gailly (photo Hélène Bamberger)</p></div>
<p>Deux ans après<strong> Lily et Braine</strong>, Christian Gailly est de retour avec un recueil de nouvelles. Dans lesquelles rien n&rsquo;est simple. L&rsquo;amour ne se laisse pas faire. Les rencontres échouent et les histoires se compliquent bizarrement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-841"></span></p>
<p>Peut-être plus que dans ses précédents romans (&laquo;&nbsp;<strong>L&rsquo;incident</strong>&laquo;&nbsp;, &laquo;&nbsp;<strong>Un soir au club</strong>&laquo;&nbsp;, <strong>Be-Bop</strong>&laquo;&nbsp;, &laquo;&nbsp;<strong>Dernier amour</strong>&laquo;&nbsp;, etc.), le lecteur reste un peu décontenancé et déconcerté par plusieurs des trames des nouvelles. Rien n&rsquo;est figé. Tout peut changer. Etre bouleversé par le hasard. Ou les réponses incongrues d&rsquo;un des personnages. Comme toujours chez Gailly, il est question d&rsquo;amour ou de son absence, d&rsquo;incompréhension, de non-dits, d&rsquo;ennui. Voire pire.</p>
<p>La preuve avec l&rsquo;une des nouvelles, &nbsp;&raquo; <strong>Le perroquet rouge</strong>&laquo;&nbsp;.</p>
<p><strong>Page 29. &laquo;&nbsp;</strong><em>La femme que je prétends aimer a tout de suite vu que dans ma question il n&rsquo;y avait rien, ni argent, ni idées de cadeaux, ni amour, tout juste un peu de ma mauvaise conscience, or, en amour, la mauvaise conscience, qu&rsquo;est-ce ? Bref, elle n&rsquo;est pas plus bête qu&rsquo;une autre, la femme que je prétends aimer, elle le serait plutôt moins, alors pour se venger, de moi, de ma question, qui était, je le rappelle  : Qu&rsquo;est-ce qui te ferait plaisir pour ton anniversaire ? elle m&rsquo;a répondu : Que tu m&rsquo;écrives l&rsquo;histoire du perroquet rouge.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p>Le lecteur n&rsquo;est pas au bout de ses surprises&#8230;</p>
<p>Autre caractéristique de ce recueil, la présence dans quatre des nouvelles d&rsquo;un écrivain. Comme par hasard. Un homme qui pour éviter la peur de la page blanche va aller changer la roue d&rsquo;une automobiliste sous un soleil de plomb ou préparer un gâteau pour une voisine&#8230; Quand il ne se met pas lui-même en scène ! Là, nous sommes dans &laquo;&nbsp;<strong>Mon client de quatre heures</strong>&laquo;&nbsp;.</p>
<p><strong>Page 65</strong>. &laquo;&nbsp;<em>Le premier ne répondit pas, quant au second : Jamais, alors je leur racontai la scène que j&rsquo;avais lue dans un roman, de Gailly Christian je crois, qui s&rsquo;appelait je crois l&rsquo;Incident, oui, c&rsquo;est ça, et où l&rsquo;on voyait deux gendarmes faire des misères à un pauvre type amoureux fou d&rsquo;une aviatrice.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><span style="color: #0000ff;">La vie selon Gailly, c&rsquo;est un peu comme une musique. Une musique de jazz. Qui donne envie de battre la mesure. Ou pas. Dans ce recueil, la musique qui transpire des pages est, à mon sens, moins présente que dans les autres titres de l&rsquo;oeuvre de l&rsquo;auteur. Dommage ! &laquo;&nbsp;<strong>La roue et autres nouvelles</strong>&laquo;&nbsp;, n&rsquo;est pas, à mon avis, la meilleure façon d&rsquo;entrer dans l&rsquo;univers de Gailly, pourtant original. Et swinguant. </span></p>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;La roue et autres nouvelles&nbsp;&raquo;, de Christian Gailly, aux Editions de Minuit, 13€</strong></em></p>
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