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	<title>Quatrième de couv &#187; fascination</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Genet ou l&#8217;art de faire naître Abdallah&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Dec 2022 07:57:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Redécouvrir un auteur et l&#8217;histoire d&#8217;un homme. Voilà ce que permet le premier roman de Rémi David, Mourir avant que d&#8217;apparaître, paru il y a quelques semaines chez Gallimard. L&#8217;idée ? Faire pénétrer le lecteur dans l&#8217;intimité de Jean Genet et d&#8217;Abdallah Bentaga. Nous sommes au mitan des années 50. Jean Genet, auteur, poète et dramaturge désormais célèbre, mène une vie [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GENET-OKOK.jpg" rel="lightbox[6166]"><img class="alignleft size-full wp-image-6169 colorbox-6166" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GENET-OKOK.jpg" alt="GENET OKOK" width="239" height="350" /></a></p>
<p>Redécouvrir un auteur et l&rsquo;histoire d&rsquo;un homme. Voilà ce que permet le premier roman de <strong>Rémi David</strong>, <strong><em>Mourir avant que d&rsquo;apparaître</em></strong>, paru il y a quelques semaines chez Gallimard. L&rsquo;idée ? Faire pénétrer le lecteur dans l&rsquo;intimité de <strong>Jean Genet</strong> et d&rsquo;<strong>Abdallah Bentaga</strong>. Nous sommes au mitan des années 50.</p>
<p><strong>Jean Genet,</strong> auteur, poète et dramaturge désormais célèbre, mène une vie dissolue, poursuivant cette idée de constituer &laquo;&nbsp;un miroir à l&rsquo;envers de l&rsquo;ordre moral&nbsp;&raquo;. En 1956, le quadragénaire rencontre <strong>Abdallah</strong>, jeune garçon de piste et acrobate de 18 ans, qui travaille alors dans un cirque. La rencontre est explosive : <strong>Jean Genet</strong> veut faire de ce jeune homme amoureux d&rsquo;une fille, son amant et un fantastique funambule. Il sera aussi la figure centrale de son texte, publié en 1957, <em><strong>Le funambule.</strong></em></p>
<p>C&rsquo;est à partir de ce texte que <strong>Rémi David</strong> a trouvé le sujet de son premier roman. Il se documentait alors sur les funambules. Magicien, artiste et voyageur, <strong>Rémi David</strong> est l&rsquo;auteur de plusieurs textes. Le trentenaire a également travaillé avec Ernest Pignon-Ernest pour une présentation de son œuvre à destination des jeunes lecteurs.</p>
<p>Outre ses textes édités, il participe aussi à l’écriture de spectacles à la croisée de la marionnette, de la magie et du théâtre d’objets. Parallèlement à sa pratique de l’écriture, <strong>Rémi David</strong> a fondé en 2012 l’association M’Agis qui propose, en France et partout dans le monde, des spectacles et ateliers de magie à des populations en situation de très grande fragilité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-6166"></span></p>
<div id="attachment_6177" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/JeanGenet-HansKoechler1983-cropped.jpg" rel="lightbox[6166]"><img class="wp-image-6177 size-medium colorbox-6166" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/JeanGenet-HansKoechler1983-cropped-300x273.jpg" alt="" width="300" height="273" /></a><p class="wp-caption-text">Jean Genet en 1983, à Vienne, en Autriche. Crédit : International Progress Organization</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>En rêvant de gloire pour celui dont il voulait faire un funambule accompli, <strong>Genet</strong> a conduit <strong>Abdallah</strong> à sa perte. Les deux hommes se sont séparés en 1962. <strong>Abdallah</strong> après une chute, sait qu&rsquo;il va perdre <strong>Genet</strong>. Ce dernier continue à l&rsquo;aider, mais vit désormais avec un autre jeune homme dont il veut faire un coureur automobile. En 1964, <strong>Abdallah</strong> se suicide, en se tranchant les veines et en ingurgitant le fameux Nembutal dont <strong>Genet</strong> s&rsquo;est gavé des années durant. Autour de lui, les livres de son amour Pygmalion annotés, griffonnés. Du temps de leur amour, jamais <strong>Abdallah</strong>, qui ne savait ni lire, ni écrire, ne semblait s&rsquo;être intéressé à l&rsquo;oeuvre de l&rsquo;auteur. Au fil des pages, une histoire d&rsquo;amour et de fascination réciproque.</p>
<p><strong>Rémi David</strong> nous entraîne dans le Paris des années 50, à travers l&rsquo;Europe et le monde aussi.  Les excès de <strong>Genet</strong> saturent les pages, sa quête d&rsquo;absolu pour<strong> Abdallah</strong> aussi. Puis il y a la chute, la disgrâce, le désamour&#8230;</p>
<p>Une oeuvre de fiction cependant rappelle l&rsquo;auteur qui s&rsquo;est lancé dans une réécriture et ne s&rsquo;interdit <em>&laquo;&nbsp;ni de combler par la fiction les silences des biographies en inventant certaines scènes manquantes, ni de prendre des libertés avec les faits en faisant par exemple prononcer par Genet des paroles qu&rsquo;il a en réalité écrites.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un roman qui ne peut prétendre au mieux qu&rsquo;à la vérisimilitude. Et qui entraîne vraiment le lecteur, je trouve.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 63  :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Genet avait fait sien le rêve du jeune garçon. A moins que ce ne fût l&rsquo;inverse. Mais après tout, cela importait peu : il avait un nouveau projet et se sentait revivre. Lui qui ne créait plus depuis plusieurs années, après sa rencontre avec Abdallah, se met à écrire non pas un, non pas deux, mais trois textes à la fois : </em>Le Balcon<em>, </em>Les Paravents<em> et </em>Les Nègres<em>. Après la poésie et après le roman, il reviendrait par le théâtre dans l&rsquo;arène. C&rsquo;était une façon, à quarante ans passés, connu et reconnu, de se réinventer. Abdallah en était une autre. Dans aucun des deux cas, Genet ne ferait les choses à moitié.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong> Page 92  :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Plus tard, il appela de Copenhague, avec une nouvelle à annoncer. Ils n&rsquo;avaient toujours pas trouvé de professeur, pas plus à Vienne qu&rsquo;à Paris. Cette affaire devenait le jour de la marmotte : un éternel retour du même au point que personne, nulle part, ne semblait capable ou désireux de former Abdallah à l&rsquo;art des funambules. Genet avait donc pris une décision : c&rsquo;était lui qui le formerait à marcher sur le fil, à six mètres de haut. C&rsquo;était la solution, peut-être pas la meilleure, mais désormais l&rsquo;unique. </em></p>
<p><em>Il n&rsquo;était jamais monté sur une corde, en eût été bien incapable, mai il avait une idée précise de ce qu&rsquo;il fallait faire pour y marcher, pour y danser. Ce serait un travail acharné, quotidien, exigeant, annonçait-il déjà au téléphone, mais le résultat serait là, il en était persuadé.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 123 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Quand il vint le rejoindre en Grèce, Abdallah pour Genet était devenu, déjà, un livre refermé. Elle est toujours cruelle, douloureuse et injuste, la perte des sentiments que l&rsquo;on éprouve pour quelqu&rsquo;un. Ils sont là, ils sont tout et soudain, sans qu&rsquo;on y puisse rien, ils s&rsquo;envolent, ne sont plus rien. </em></p>
<p><em>C&rsquo;était entre eux, depuis cinq ans, une aventure. Une belle aventure, une aventure totale et périlleuse, artistique et humaine, amoureuse. Une aventure faite à la fois de joie, d&rsquo;humour, de légèreté, de sérieux, de travail, de beauté. Tout comme écrire un livre, pour Genet, était une aventure&#8230; avant d&rsquo;en vivre une autre, d&rsquo;en écrire un nouveau.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p><strong> Mourir avant que d&rsquo;apparaître, Rémi David, Gallimard, 18€.</strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>En side-car, l&#8217;épopée napoléonienne</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/05/25/en-side-car-lepopee-napoleonienne/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/05/25/en-side-car-lepopee-napoleonienne/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 25 May 2015 09:20:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le sujet de ce récit n&#8217;est pas banal, son auteur non plus. Avec &#171;&#160;Bérézina&#160;&#187;, Sylvain Tesson signe un livre atypique, truculent&#8230; et historique. Le stégophile – se dit de celui qui est passionné d&#8217;escalade de toits –, écrivain, aventurier et russophile éclairé s&#8217;est, en effet, lancé dans un drôle de défi : de Moscou jusqu&#8217;à [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BEREZINA.jpg" rel="lightbox[3006]"><img class="alignleft size-full wp-image-3009 colorbox-3006" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BEREZINA.jpg" alt="BEREZINA" width="100" height="160" /></a>Le sujet de ce récit n&rsquo;est pas banal, son auteur non plus. Avec <strong>&laquo;&nbsp;Bérézina&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Sylvain Tesson</strong> signe un livre atypique, truculent&#8230; et historique.</p>
<p>Le stégophile – se dit de celui qui est passionné d&rsquo;escalade de toits –, écrivain, aventurier et russophile éclairé s&rsquo;est, en effet, lancé dans un drôle de défi : de Moscou jusqu&rsquo;à Paris, en side-car, revivre la retraite napoléonienne en suivant les traces de l&rsquo;empereur corse avec la Grande Armée.</p>
<p>Une aventure menée à trois, puis à cinq, en plein hiver. Deux cents ans après.</p>
<p>Le récit de voyage, qui se lit d&rsquo;une traite, est un petit bijou. Rien ne manque : ni l&rsquo;alcool, ni le froid mordant, ni les anecdotes sur la Russie d&rsquo;aujourd&rsquo;hui au fil des 4.000 kilomètres parcourus. En trame de fond, la grande Histoire. Et la fascination de l&rsquo;auteur pour Napoléon.</p>
<p><strong>Sylvain Tesson</strong>, dont j&rsquo;avais évoqué le précédent recueil de nouvelles<strong> &laquo;&nbsp;S&rsquo;abandonner à vivre&nbsp;&raquo;</strong> <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/03/19/sabandonner-a-vivre-en-19-lecons/"> ici, </a></strong>adepte des expériences assez extrêmes à travers le monde, se remet aujourd&rsquo;hui d&rsquo;un accident assez stupide, qui a eu lieu en août dernier. Il venait de rendre le manuscrit de <strong>&laquo;&nbsp;Bérézina&nbsp;&raquo;</strong> ( commencé juste après la mort de sa mère)  à son éditeur, lors d&rsquo;une fête chez son ami  et auteur <strong>Jean-Christophe Rufin</strong>, à la montagne, il tombe d&rsquo;une gouttière. Coma, traumatisme crânien, paralysie faciale&#8230; et l&rsquo;obligation de changer de vie.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est donc celle de Sylvain Tesson, de ses deux camarades <strong>Cédric Gras</strong> et <strong>Thomas Goisque</strong> ainsi que de leurs deux amis russes, <strong>Vitaly</strong> et <strong>Vassili</strong>. Le 2 décembre 2012, ils montent sur et dans les side-cars, dont des exemplaires de la fameuse marque Oural, et prennent la route. Objectif ? <em>&laquo;&nbsp;Nous avions le bicorne, nous avions la date. Restait à trouver les fantômes. Ils attendaient sur le bord de la route (p.34)&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Au fil des pages, on suit leur épopée, émaillée de portraits des protagonistes, de descriptions et d&rsquo;anecdotes historiques et/ou alcooliques. C&rsquo;est selon.</p>
<p><strong>Découvrez ici une vidéo qui relate le projet et l&rsquo;aventure qui en a découlé</strong></p>
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<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 89 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Le quatrième jour. De Smolensk à Borissov. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>En cette matinée où un soleil, semblable au plafonnier d&rsquo;une salle de bains khrouchtchévienne, se juchait au-dessus des remparts de Smolensk, notre situation allait connaître une amélioration. Désormais, nous ne roulerions plus à trois sur la même Oural. Gras resterait dans mon panier, Goisque rejoindrait celui de Vitaly. Vassili, lui, convoierait les bagages sur sa monture. Les Russes nous avaient apporté nos sacs et nous retrouvâmes duvets, collants et lainages que nous avions négligé d&rsquo;empiler en partant vers Borodino. Nous avions commis l&rsquo;erreur de toutes les armées de l&rsquo;Ouest qui s&rsquo;engagent en Russie en mésestimant le froid.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 92-93 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Nous autres, latins, nourris de stoïcisme, abreuvés par Montaigne, inspirés par Proust, nous tentions de jouir de ce qui nous advenait, de saisir le bonheur partout où il chatoyait, de le reconnaitre quand il surgissait, de le nommer quand l&rsquo;occasion s&rsquo;en présentait. Dès que le vent se levait, en somme, nous tentions de vivre. Les Russes, eux, étaient convaincus qu&rsquo;il fallait avoir préalablement souffert pour apprécier les choses. Le bonheur n&rsquo;était qu&rsquo;un interlude dans le jeu tragique de l&rsquo;existence. Ce que me confiait un mineur du Donbass, dans l&rsquo;ascenseur qui nous remontait d&rsquo;un filon de charbon, constituait une parfaite formulation de la “difficulté d&rsquo;être” chez les Slaves :“Que sais-tu du soleil si tu n&rsquo;as pas été à la mine ?”&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 130-131 :</strong><em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;empereur était le ciment qui maintenait les débris de l&rsquo;armée. Son magnétisme obligeait les officiers. Son énergie galvanisait les soldats. La certitude de sa présence, même invisible, insufflait à chacun le désir de se tenir debout pour s&rsquo;acquérir un peu de la gloire générale. Une fois le souverain parti, tout pouvait se débander. Et tout se débanda. Et Murat ne put rien contre la déréliction. L&rsquo;armée se traînait, aimantée par la perspective de Vilnius. Comme au temps de Smolensk, quelques semaines plus tôt, les débris humains avaient besoin d&rsquo;un mirage. Et, comme Smolensk, Vilnius fut loin des attentes. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ce fut une horde de squelettes vivants qui se pressa aux portes de Vilnius le 8 décembre. Quarante mille hommes affamés fondaient sur une bourgade assoupie qui ignorait tout de la débâcle. Les bourgeois, voyant arriver ces torrents de possédés couverts de peaux de bêtes, firent ce que font les bourgeois quand ils sont menacés : ils fermèrent les portes de la ville.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p><span style="color: #0000ff"> Road-trip enthousiasmant, aventure humaine et littéraire, &laquo;&nbsp;Bérézina&nbsp;&raquo; est une perle. Les amateurs de l&rsquo;écriture de Sylvain Tesson seront ravis, les fidèles à la mémoire de l&rsquo;empereur également. Un récit passionnant qui donne envie de rouvrir son livre d&rsquo;Histoire.</span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Bérézina&nbsp;&raquo;, Sylvain Tesson, Editions Guérin, 19,50€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Faber ou le portrait d&#8217;une génération sans utopie&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/09/16/faber-ou-le-portrait-dune-generation-sans-utopie/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/09/16/faber-ou-le-portrait-dune-generation-sans-utopie/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 16 Sep 2013 15:22:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Tristan Garcia]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Voilà assurément l&#8217;un de mes coups de coeur de cette rentrée ! Avec &#171;&#160;Faber, le destructeur&#160;&#187;, Tristan Garcia signe un roman puissant, contemporain et terriblement bien mené, à la manière d&#8217;un roman noir. Tristan Garcia est un jeune homme de 32 ans, philosophe, essayiste et écrivain. En 2008, il publie son premier [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="text-decoration: underline"><strong><span style="color: #0000ff;text-decoration: underline">Rentrée littéraire</span></strong></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FABER.jpg" rel="lightbox[1999]"><img class="alignleft  wp-image-2042 colorbox-1999" style="margin: 10px" alt="FABER" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FABER.jpg" width="240" height="351" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Voilà assurément l&rsquo;un de mes coups de coeur de cette rentrée ! Avec <strong>&laquo;&nbsp;Faber, le destructeur&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Tristan Garcia</strong> signe un roman puissant, contemporain et terriblement bien mené, à la manière d&rsquo;un roman noir.</p>
<p><strong>Tristan Garcia</strong> est un jeune homme de 32 ans, philosophe, essayiste et écrivain. En 2008, il publie son premier roman,<strong> &laquo;&nbsp;La meilleure part des hommes&nbsp;&raquo;</strong> et se voit décerner le Prix de Flore. Il est également passionné de séries, télévisées, américaines notamment.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Medhi</strong>, que tous finiront par nommer par son patronyme,<strong> Faber</strong>.<strong> Faber</strong>, un gamin adopté dont les parents meurent tragiquement. <strong>Faber</strong>, un enfant à l&rsquo;intelligence vive et grande (<em>&laquo;&nbsp;elle n&rsquo;a ni sol ni plafond&nbsp;&raquo;</em>, comme l&rsquo;écrit <strong>Tristan Garcia</strong>) qui, à l&rsquo;école, au collège puis au lycée va vivre une amitié très forte avec <strong>Madeleine</strong> et<strong> Basile</strong>, dans cette petite ville de province fictive qu&rsquo;est <strong>Mornay. Les trois amis ont eu 20 ans dans les années 2000. Pas de quoi pavoiser semble-t-il&#8230;</strong></p>
<p><strong>Tristan Garcia </strong>écrit ainsi, en incipit puis à partir de la page 453 :</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Nous étions des enfants de la classe moyenne d&rsquo;un pays moyen d&rsquo;Occident, deux générations après une guerre gagnée, une génération après une révolution ratée. Nous n&rsquo;étions ni pauvres, ni riches, nous ne regrettions pas l&rsquo;aristocratie, nous ne rêvions d&rsquo;aucune utopie et la démocratie nous était devenue égale. Nos parents avaient travaillé, mais jamais ailleurs que dans des bureaux, des écoles, des postes, des hôpitaux, des administrations. Nos pères ne portaient ni blouse ni cravate, nos mères ni tablier ni tailleur. Nous avions été éduqués et formés par les livres, les films, les chanson – par la promesse de devenir des individus. Je crois que nous étions en droit d&rsquo;attendre une vie différente. Nous avons fait des études – un peu, suffisamment, trop –, nous avons appris à respecter l&rsquo;art et les artistes, à aimer entreprendre pour créer du neuf, mais aussi à rêver, à nous promener, à apprécier le temps libre, à croire que nous pourrions tous devenir des génies, méprisant la bêtise, détestant comme il se doit la dictature et l&rsquo;ordre établi. Mais pour gagner de quoi vivre comme tout le monde, une fois adultes, nous avons compris qu&rsquo;il ne serait jamais question que de prendre la file et de travailler. A ce moment-là, c&rsquo;était la crise économique et on ne trouvait plus d&rsquo;emploi., ou bien c&rsquo;était du travail au rabais. Nous avons souffert la société comme une promesse deux fois déçue.  Certains s&rsquo;y sont faits, d&rsquo;autres ne sont jamais parvenus à le supporter. Il y a eu en eux une guerre contre tout l&rsquo;univers qui leur avait laissé entr&rsquo;apercevoir la vraie vie, la possibilité d&rsquo;être quelqu&rsquo;un et qui avait sonné, après l&rsquo;adolescence, la fin de la récréation des classes moyennes. On demandait aux fils et aux filles de la génération des Trente Glorieuses et de Mai-68 de renoncer à l&rsquo;idée illusoire qu&rsquo;ils se faisaient de la liberté et de la réalisation de soi, pour endosser l&rsquo;uniforme invisible des</em> personnes<em> [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><span id="more-1999"></span></p>
<p>Des années durant, <strong>Madeleine</strong> et <strong>Basile</strong> vont vivre dans l&rsquo;ombre et l&rsquo;aura de <strong>Faber.</strong> Il fait le bien autour de lui. Mais au fil des années et des idéaux déçus, il se radicalise. Met la ville de sa jeunesse sans dessus-dessous. Va jusqu&rsquo;à tuer. Passe de l&rsquo;autre côté. S&rsquo;enferme dans ses idées, se désocialise jusqu&rsquo;à ce que <strong>Madeleine et Basile, dix ans après leur dernière rencontre, décident d&rsquo;aller le récupérer dans une ferme insalubre de l&rsquo;Ariège.</strong></p>
<p><strong>Faber n&rsquo;est plus que l&rsquo;ombre de lui-même. Les deux anciens amis le ramènent à la vie et en ville. A quel prix ? Celui de leurs désillusions ? L&rsquo;occasion de mettre des mots aussi sur le mystère de leur fascination et d&rsquo;échafauder un plan pour faire disparaître cet ami si particulier.<br />
</strong></p>
<p><strong>Madeleine</strong> est devenue pharmacienne comme sa mère qu&rsquo;elle détestait pourtant quand elle était adolescente. <strong>Basile</strong>, lui, enseigne la littérature et a écrit un roman sur <strong>Faber</strong>, un manuscrit qu&rsquo;il cache, comme pour mieux faire disparaître celui qu&rsquo;il a idolâtré.</p>
<p>Au fil des 462 pages, chacun des trois amis raconte par des flashbacks ces années d&rsquo;amitié, de lutte, de désordre et de dépit. Avant qu&rsquo;un certain<strong> Tristan</strong> (tiens, tiens, comme l&rsquo;auteur&#8230;) prenne à son tour la parole.</p>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FABER-PHOTO.jpg" rel="lightbox[1999]"><img class="alignleft  wp-image-2051 colorbox-1999" style="margin: 10px" alt="FABER PHOTO" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FABER-PHOTO.jpg" width="117" height="158" /></a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Découvrez l&rsquo;auteur sur France Inter, dans l&rsquo;émission de Pascale Clark</strong></p>
<iframe src="http://www.franceinter.fr/player/export-reecouter?content=716396" width="481" frameborder="0" scrolling="no" height="139"></iframe>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 42 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Voilà : des lunettes, cheveux blonds cendrés, courts, il est plutôt bien ce qu&rsquo;il est. Le visage de l&rsquo;angoisse, donc  ; il a la tête de son salon. Bordel, mais c&rsquo;est quoi cette maison ? Soudain, je réalise : l&rsquo;intérieur est le même que celui des Oslen rue de Logres, après le pont du Cochon, aux Basses-Filles-de-Dieu, quand on avait douze ans. Madeleine est devenue comme ses parents. Je ne peux pas le lui reprocher. Mais une table basse, tout de même. Des bibliothèques. Rideaux japonais. Il n&rsquo;y a pas la télé. Deux ordinateurs, des Mac.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 192</strong> :<em> &laquo;&nbsp;En le faisant revenir à Mornay, Madeleine et moi savions quels étaient les risques encourus. Madeleine m&rsquo;avait dit : “Tu vas être attendri.” Je l&rsquo;étais déjà. Repenser au passé ne faisait que me rendre plus réceptif à l&rsquo;idée selon laquelle “il aurait pu redevenir comme avant”. Mais je ne voulais surtout pas qu&rsquo;il fouille dans mon casier et découvre le manuscrit. Toute l&rsquo;âme de Faber était là-dedans.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 405-406</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Je peux me rappeler ce qui est arrivé, mais pas pourquoi ni comment. Ni ce que j&rsquo;ai pensé ni ce que j&rsquo;ai senti. J&rsquo;en voulais évidemment au monde entier, Madeleine et Basile compris. J&rsquo;aurais bien aimé me débarrasser de ce qu&rsquo;il y avait de mauvais en moi. Mais si j&rsquo;en faisais abstraction, il ne me restait plus rien. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Pour ne pas perdre Basile et Maddie, il fallait que s&rsquo;accomplisse quelque chose et j&rsquo;étais condamné à un acte de plus en plus grand, de plus en plus grave. Je tenais le cutter à la main et je n&rsquo;avais pas peur. Depuis toujours, j&rsquo;aimais saigner du dos ou du flanc dès que je devais me concentrer. Faute de quoi mon attention se perdait dans les détails. Je m&rsquo;étais légèrement entaillé l&rsquo;épiderme et la douleur me tenait éveillé, enfermé en moi et à l&rsquo;affût. Je crois que je me suis convaincu que si je ne battais pas quelqu&rsquo;un dans l&rsquo;heure qui venait, il faudrait m&rsquo;avouer battu. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>M&rsquo;habitait une irrépressible envie de tout détruire. Dans un état second, je sautillais au milieu du jardin de l&rsquo;Evêché. Au cours de telles crises, de démence ou de lucidité, je savais qui j&rsquo;étais. Je me connaissais. J&rsquo;avais vu Dieu, J&rsquo;avais été son fils préféré avant la naissance de son fils unique. J&rsquo;ai déclaré aux autres que je m&rsquo;apprêtais à faire du mal au maire de cette ville. Non pas seulement parce qu&rsquo;il était la cause de ma chute, de mon renvoi et du divorce des parents de Madeleine, mais parce qu&rsquo;il </em>était<em> la ville. Je ne sais plus vraiment si j&rsquo;avais l&rsquo;intention de le tuer, dans mon délire. Mais quelle autres solution ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Faut-il détruire Faber ou le sauver ? Cette double question tient le livre de bout en bout. Un roman ambitieux et fort que celui de Tristan Garcia que je découvre par la même occasion. Une jolie trouvaille. Et assurément l&rsquo;une des très bonnes surprises de cette rentrée. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Faber le destructeur&nbsp;&raquo;, de Tristan Garcia, Gallimard, 21,50€.</strong></em></p>
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		<title>Jeu de miroirs dans la vie de Barbara Loden</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/07/09/au-coeur-de-la-vie-de-barbara-loden/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/07/09/au-coeur-de-la-vie-de-barbara-loden/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 09 Jul 2012 07:35:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[actrice]]></category>
		<category><![CDATA[Barbara Loden]]></category>
		<category><![CDATA[enquête]]></category>
		<category><![CDATA[errance]]></category>
		<category><![CDATA[fait-divers]]></category>
		<category><![CDATA[fascination]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[introspection]]></category>
		<category><![CDATA[mélancolie]]></category>
		<category><![CDATA[Nathalie Léger]]></category>
		<category><![CDATA[Wanda]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Elle a marqué le cinéma d&#8217;avant-garde américain. Elle, c&#8217;est Barbara Loden. Une pin-up devenue talentueuse comédienne qui passa même derrière la caméra pour un seul et unique film, &#171;&#160; Wanda&#171;&#160;, en 1970. Barbara Loden c&#8217;est aussi la deuxième femme d&#8217;Elia Kazan et une actrice qui n&#8217;aura pas trouvé sa place, née 6 ans après [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LODEN.jpg" rel="lightbox[1106]" title="LODEN"><img class="alignleft  wp-image-1117 colorbox-1106" style="margin: 10px;" title="LODEN" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LODEN.jpg" alt="" width="179" height="179" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Elle a marqué le cinéma d&rsquo;avant-garde américain. Elle, c&rsquo;est<strong> Barbara Loden</strong>. Une pin-up devenue talentueuse comédienne qui passa même derrière la caméra pour un seul et unique film, &laquo;&nbsp;<strong> Wanda</strong>&laquo;&nbsp;, en 1970.<strong> Barbara Loden</strong> c&rsquo;est aussi la deuxième femme d&rsquo;Elia Kazan et une actrice qui n&rsquo;aura pas trouvé sa place, née 6 ans après Marylin Monroe. Elle décède à l&rsquo;âge de 48 ans en 1980.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1119" style="width: 117px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/wanda_012-600x1000.jpg" rel="lightbox[1106]" title="wanda_012-600x1000"><img class=" wp-image-1119  colorbox-1106" style="margin: 10px;" title="wanda_012-600x1000" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/wanda_012-600x1000-179x300.jpg" alt="" width="107" height="180" /></a><p class="wp-caption-text">Barbara Loden dans le rôle de Wanda</p></div>
<p>Barbara Loden c&rsquo;est aussi l&rsquo;héroine d&rsquo;un très beau livre, écrit par<strong> <a title="Découvrez l'auteure" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nathalie_L%C3%A9ger">Nathalie Léger</a></strong>, &nbsp;&raquo; <strong>Supplément à la vie de Barbara Loden</strong>&laquo;&nbsp;, paru chez P.O.L. et lauréat 2012 du <a title="Découvrez le palmarès" href="http://www.franceinter.fr/evenement-le-prix-du-livre-inter-2012?page=3">Prix du livre Inter.</a></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est triple. Elle est complexe et très simple à la fois. Au fil des pages, la romancière a fait s&rsquo;entrecroiser les histoires de trois femmes. Celle de Barbara Loden à travers témoignages et extraits d&rsquo;interviews notamment ; celle de l&rsquo;héroïne de son film, Wanda, inspirée par un fait-divers des années 60 et enfin celle de la narratrice ( et de sa mère par intermittence) qui doit justement rédiger une notice sur Barbara Loden. D&nbsp;&raquo;archives en rencontres, finira-elle par mieux connaître cette femme énigmatique ?</p>
<p>D&rsquo;un personnage à l&rsquo;autre, Nathalie Léger tisse sa toile. Est-ce un roman ? Une biographie ou ce qui pourrait ressembler à une enquête ? C&rsquo;est tout cela à la fois. Mais aussi le portrait d&rsquo;une femme mélancolique qui cherche sa place.  Et une réflexion sur le travail de l&rsquo;écriture.  Bref, un jeu de miroirs passionnant.</p>
<p><span id="more-1106"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Voici une vidéo pour comprendre la démarche de l&rsquo;auteure</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/jUJdS_qVuVU?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote><p> <strong> Page 21</strong> : <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Je ne devais écrire qu&rsquo;une notice, mais il fallait pourtant commencer par le commencement et procéder avec méthode pour parvenir sans trop d&rsquo;encombre à la fin. Notice, ai-je lu, texte bref destiné à présenter sommairement un sujet particulier. Notice, texte descriptif et explicatif. Il suffisait de présenter l&rsquo;auteur et son oeuvre, Barbara et Wanda. Chaque matin, je m&rsquo;attaquais à la notice en essayant d&rsquo;éviter les arrière-pensées&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p><strong>Page 32</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Le 21 février 1971, Barbara dit au Sunday News : “Je n(étais rien. Je n&rsquo;avais pas d&rsquo;amis. Pas de talent. J&rsquo;étais une ombre. Je n&rsquo;avais rien appris à l&rsquo;école. Je savais à peine compter. Et je n&rsquo;aimais pas le cinéma, ça me faisait peur ces gens si parfaits, ça me rendait encore plus insuffisante ”.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 37</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Barbara dit qu&rsquo;elle n&rsquo;a rien à décrire de grand. Pas de vent de l&rsquo;Histoire, rien des tumultes politiques, pas de drame social exemplaire. La pauvreté, sans doute, mais même pas la misère. La violence, oui, mais la violence légale, l&rsquo;ordinaire brutalité des familles. Elle ne dit rien de plus. Son histoire, empêtrée, est sans doute simplement malheureuse du malheur ordinaire des enfants mal aimés, rendus passifs, soumis à plus forts qu&rsquo;eux, si tristes qu&rsquo;ils peinent à s&rsquo;en remettre, son histoire est banale. Barbara ne fait des films que pour çà. Apaiser. Réparer les douleurs, traiter l&rsquo;humiliation, traiter la peur. “Le caractère de Wanda est fondé sur ma propre vie et sur ma personnalité, et aussi sur ma propre manière manière de comprendre la vie des autres. Je crée chaque chose à partir de mes propres expériences. Tout ce que je fais, c&rsquo;est moi ”.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong> Page 91</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Tout ça, je le lis dans le journal. Je lis, comme si j&rsquo;étais aux côtés de Barbara lorsqu&rsquo;elle ouvre le journal du 27 mars 1960, je lis le récit de l&rsquo;agression, la prise en otage du banquier à son domicile, l&rsquo;attaque foireuse de la banque et la mort du petit voyou, un certain Ansley, je lis surtout que la véritable Wanda s&rsquo;appelle Alam, Alma Malone de son vrai nom. Elle pourrait être la fille du Malone de Samuel Beckett, celui qui dit en commençant le livre : “Je serai quand même bientôt tout à fait mort ”. “Je serai neutre et inerte. Cela sera facile. ” Alma Malone est née à Abilene. Elle a le même âge que Barbara. Son père était ouvrier métallurgiste. Un père incestueux. Tout ça, je le lis dans le journal. Elle est mariée à quatorze ans – une charge en moins pour sa mère. Très vite, ce premier mari demande le divorce pour désertion, elle était là, Monsieur le juge, mais elle n&rsquo;était pas là.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #0000ff;"> Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left;"><span style="color: #0000ff;">Cent cinquante pages de bonheur ! Ce livre est une petite merveille de construction, d&rsquo;écriture. Moi qui ne connaissait pas Barbara Loden, j&rsquo;ai tout de suite &laquo;&nbsp;accroché&nbsp;&raquo; à l&rsquo;histoire de cette femme, moderne, cultivée, battante&#8230; mais malheureuse. Au fil du livre, nous suivons son errance. Le tout, agrémenté d&rsquo;extraits d&rsquo;interviews, de citations en anglais dans le texte, etc. Un régal ! Et de quoi prolonger un peu la vie de Barbara Loden&#8230;  </span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Supplément à la vie de Barbara Loden&nbsp;&raquo;, de Nathalie Léger, P.O.L., 14€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Dans les bas-fonds de L.A. sur les traces de Britney Spears</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Jan 2012 17:22:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[anti-héros]]></category>
		<category><![CDATA[Britney Spears]]></category>
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		<category><![CDATA[Jean Rolin]]></category>
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		<description><![CDATA[Commencer l&#8217;année de façon légère, ça vous dit ? Alors plongez-vous dans le roman de Jean Rolin, &#171;&#160;Le ravissement de Britney Spears&#171;&#160;, paru chez P.O.L. à la rentrée littéraire dernière, celle de septembre. Une chanteuse américaine, en tête des charts internationaux et habituée de la presse à scandale comme héroïne ? Eh oui !  Pourquoi [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Commencer l&rsquo;année de façon légère, ça vous dit ? Alors plongez-vous dans le roman de <strong><a title="Découvrir l'auteur" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Rolin">Jean Rolin</a></strong>, &laquo;&nbsp;<strong>Le ravissement de Britney Spears</strong>&laquo;&nbsp;, paru chez P.O.L. à la rentrée littéraire dernière, celle de septembre.</p>
<p><span id="more-689"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BRITNEY-SPEARS.jpg" rel="lightbox[689]" title="BRITNEY SPEARS"><img class="alignleft size-medium wp-image-690 colorbox-689" style="margin: 10px;" title="BRITNEY SPEARS" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BRITNEY-SPEARS-300x199.jpg" alt="" width="180" height="119" /></a>Une chanteuse américaine, en tête des charts internationaux et habituée de la presse à scandale comme héroïne ? Eh oui !  Pourquoi pas. <strong>Jean Rolin</strong> nous emporte dans une drôle de virée californienne. Son héros est dans le renseignement. Un pied nickelé qui ne sait pas conduire et de se déplace donc qu&rsquo;en bus, en métro ou à pied, qui fume tout le temps même dans les lieux publics, qui ne connaît pas les méandres du show business, etc.</p>
<p>Sa mission ? Rendre compte à ses supérieurs, dont le colonel Otchakov, des menaces d&rsquo;enlèvement qu&rsquo;un groupuscule islamiste fait peser sur <a title="Son site officiel" href="http://www.britneyspears.com/index.aspx">Britney Spears</a>, l&rsquo;inoubliable chanteuse de &laquo;&nbsp;<strong>Baby One More Time&nbsp;&raquo; </strong>et, dans le cas où ce projet de ravissement serait averé, faire disparaître la chanteuse et avant de la faire répparaître dans une ile des Antilles, histoire de favoriser le tourisme américain par-dessus le marché. La mission porte le nom de code de &laquo;&nbsp;Poisson d&rsquo;avril&nbsp;&raquo;. Notre héros aurait peut-être dû se méfier&#8230;</p>
<p>Et voilà notre héros lâché sur Sunset boulevard, entre boutiques hype et restaurants à la mode. Le voilà que découvre le monde sulfureux des paparazzis et de ces starlettes qui alimentent les gazettes, à l&rsquo;ombre des palmiers. Pourra-t-il accéder à la star ? Et bien non. Et c&rsquo;est cette mission ratée que notre héros narrateur, désormais en exil punitif au Tadjikistan où il est notamment chargé de relever les numéros d&rsquo;immatriculation franchissant la frontière avec la Chine, – si, si, c&rsquo;est vrai ! –,  raconte à son collègue d&rsquo;infortune, Shotemur. Un récit désabusé. Mais drôle.</p>
<div style="width: 190px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/212787_l-ecrivain-et-journaliste-jean-rolin-le-18-mai-2010-a-los-angeles.jpg" rel="lightbox[689]" title="212787_l-ecrivain-et-journaliste-jean-rolin-le-18-mai-2010-a-los-angeles"><img class="size-medium wp-image-692  colorbox-689" style="margin: 10px;" title="212787_l-ecrivain-et-journaliste-jean-rolin-le-18-mai-2010-a-los-angeles" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/212787_l-ecrivain-et-journaliste-jean-rolin-le-18-mai-2010-a-los-angeles-300x224.jpg" alt="" width="180" height="134" /></a></dt>
</dl>
<dl id="attachment_695" class="wp-caption alignleft" style="width: 94px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LINDSAY-LOHAN1.jpg" rel="lightbox[689]" title="LINDSAY LOHAN"><img class="size-medium wp-image-695   colorbox-689" style="margin: 10px;" title="LINDSAY LOHAN" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/LINDSAY-LOHAN1-300x300.jpg" alt="" width="84" height="71" /></a><p class="wp-caption-text">Lindsay Lohan, actrice et chanteuse</p></div>
<p>Au fil des pages, Jean Rolin nous oblige à le suivre dans le monde, fascinant, il faut le dire, de la vacuité ! Ici, une star pistée à sa sortie du salon de coiffure, là, une concurrence médiatique entre <strong>Britney Spears</strong> et <strong>Lindsay Lohan</strong>, l&rsquo;autre &laquo;&nbsp;star&nbsp;&raquo; de ce roman un brin déjanté. Sans oublier <strong>Katy Perry</strong>. Deux &laquo;&nbsp;(jolies) têtes de gondole&nbsp;&raquo; dont, j&rsquo;avoue, je ne connaissais pas l&rsquo;existence !</p>
<p>&nbsp;</p>
<div class="mceTemp">
<p> Car notre anti-héros ne nous cache rien des petits arrangements qui se jouent dans les rues pas si bien famées de Los Angeles.  Et on finit par se laisser prendre au jeu. Le ravissement ne s&rsquo;applique-t-il qu&rsquo;à la chanteuse ? Non. Notre espion devient lui-même pris au piège de cette ville qui vit 24h/24 dans le strass en trompe-l&rsquo;oeil, qu&rsquo;il arpente de jour comme de nuit. Le voilà aussi finalement tenu par les affres de ce petit monde. Qui achète quoi ? Qui fait quoi et où ? Il se laisse entraîner.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RAVISSEMENT.jpg" rel="lightbox[689]" title="RAVISSEMENT"><img class="alignleft size-full wp-image-699 colorbox-689" title="RAVISSEMENT" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RAVISSEMENT.jpg" alt="" width="299" height="299" /></a>Page 26 : &laquo;&nbsp;<em>Tant la séance de shopping que les sessions en studio prouvaient combien l&rsquo;état de la chanteuse s&rsquo;était amélioré, depuis l&rsquo;époque, deux ans auparavant, où elle se livrait chaque jour, et plus encore chaque nuit, à des extravagances qui lui avaient valu de perdre momentanément la garde de ses deux enfants et d&rsquo;être placée durablement sous la tutelle de son père, outre qu&rsquo;elles avaient pu inspirer de sérieux doutes sur sa santé mentale, et ses ses chances de conserver la place éminente qu&rsquo;elle occupait depuis plusieurs années dans l&rsquo;industrie de la chanson et du divertissement. En revanche, elles avaient assuré la fortune de quantité de médias spécialisés, et plus particulièrement de l&rsquo;agence X17 : laquelle, au plus fort de la crise existentielle traversée par la chanteuse, avait déployé, pour la suivre, vingt-quatre heures sur vingt-quatre dans chacun de ses imprévisibles mouvement, jusqu&rsquo;à vingt employés permanents secondés par presque autant de supplétifs</em>.&nbsp;&raquo;</p>
<p> Page 57 : &laquo;&nbsp;[&#8230;]<em> Heureusement que le paparazzisme s&rsquo;est embourgeoisé, et qu&rsquo;au lieu de traquer systématiquement les célébrités, contre leur volonté, dans des situations ambarassantes – encore que celles-ci, le cas échéant, soient toujours les bienvenues, une image volée du corps sans vie de Michael Jackson étant encore de très loin ce qui se vend le mieux –, il les suit de plus en plus souvent dans l&rsquo;accomplissement de gestes quotidiens éventuellement mis en scène (set up), tel le shopping, le jogging, la promenade du chien ou celle des enfants.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><em></em> Semaine après semaine, le héros traque LA star dont il sensé assurer la protection en suivant les paparazzis dont le fameux Fuck, qui disparaîtra d&rsquo;ailleurs dans d&rsquo;étranges circonstances.</p>
<p>Bref, un roman pas banal par son sujet qui, si on va on peut plus loin que l&rsquo;accroche du titre, offre un moment de détente efficace et drôle. Loin, très loin de Los Angeles et de ses miroirs aux alouettes.</p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Le ravissement de Britney Spears&nbsp;&raquo;, de Jean Rolin, P.O.L., 17€</strong></em></p>
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