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	<title>Quatrième de couv &#187; fantôme</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Famille, quand je ne sais pas vous aimer&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Feb 2015 13:08:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vous prenez une maison bourgeoise un peu décrépite mais décorée avec goût et talent. Vous la posez à Marseille. Vous y faites cohabiter trois générations qui n&#8217;ont pas réglé leurs problèmes, vous y ajoutez un fantôme,une famille de domestiques philippins et vous obtenez un roman drôle et ironique sur la vie de famille. &#171;&#160;Je viens&#160;&#187; [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-je-viens.jpg" rel="lightbox[2899]"><img class="alignleft size-full wp-image-2901 colorbox-2899" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-je-viens.jpg" alt="livre-je-viens" width="120" height="176" /></a></p>
<p>Vous prenez une maison bourgeoise un peu décrépite mais décorée avec goût et talent. Vous la posez à Marseille. Vous y faites cohabiter trois générations qui n&rsquo;ont pas réglé leurs problèmes, vous y ajoutez un fantôme,une famille de domestiques philippins et vous obtenez un roman drôle et ironique sur la vie de famille.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Je viens&nbsp;&raquo;</strong> est le dixième roman écrit par <strong>Emmanuelle Bayamack-Tam</strong>. Celle-ci vit et enseigne en région parisienne.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est racontée d&rsquo;abord par<strong> Charonne</strong>, puis par sa sa grand-mère <strong>Nelly</strong> et enfin par sa mère adoptive, <strong>Gladys</strong>. L&rsquo;histoire, c&rsquo;est celle d&rsquo;une famille qui fonctionne sur des malentendus, des non-dits et des a priori. Rien de nouveau sous le soleil, me direz-vous, c&rsquo;est comme chez tout le monde. Sauf que là,  tout est exacerbé et qu&rsquo;un fantôme s&rsquo;en mêle, installé à l&rsquo;occasion dans le bureau cosy de la maison.</p>
<p>On y parle du temps qui passe, de la beauté qui flétrit, de l&rsquo;amour qui ne naîtra pas, des apparences qu&rsquo;il faut garder, du racisme qui pollue et de l&rsquo;argent qui continue de faire marcher le monde&#8230;</p>
<p><strong>Charonne</strong>, elle, aimerait bien changer tout cela. Le personnage, suivi de l&rsquo;enfance à l&rsquo;âge adulte, a été adoptée par <strong>Gladys</strong> et <strong>Régis</strong>, son mari-frère ( la mère de l&rsquo;une et le père de l&rsquo;autre se sont mariés, les enfants ne se sont jamais quittés). <strong>Charonne</strong> est métisse et très très forte. De quoi dégoûter rapidement sa mère adoptive de l&rsquo;avoir choisie alors qu&rsquo;elle est un corps tout sec à force de choix alimentaires curieux. Alors <strong>Charonne</strong> se bat contre la solitude dans laquelle on la laisse, le manque d&rsquo;amour dont elle souffre. Et s&rsquo;invente d&rsquo;autres vies quand elle ne se réfugie pas dans celle de sa grand-mère adoptive, <strong>Nelly</strong>, ancienne starlette et comédienne aujourd&rsquo;hui octogénaire.</p>
<p><strong>Nelly</strong>, c&rsquo;est elle la seconde narratrice. On plonge dans ses souvenirs. Ceux d&rsquo;une jeune fille prude et naïve épousée par <strong>Fernand,</strong> plus vieux qu&rsquo;elle. C&rsquo;est lui qui bâtira sa carrière. Qui fera fructifier le patrimoine. Celui qu&rsquo;elle n&rsquo;aimera jamais autant qu&rsquo;une fois qu&rsquo;elle aura épousé le beau <strong>Charlie&#8230; </strong> qui n&rsquo;aime que lui-même et qui est aujourd&rsquo;hui un vieillard sénile et raciste.</p>
<p><strong>Nelly</strong>, qui a toujours tout contrôlé de sa petite personne voit son corps vieillir, se décharner&#8230; et veut mourir.</p>
<p>Et puis il y a <strong>Gladys</strong>. Celle qui n&rsquo;a rien compris. Qui n&rsquo;a pas accepté le mensonge présumé de son père, qui n&rsquo;a pas accepté le remariage de sa mère, qui n&rsquo;a pas voulu que sa féminité puisse être vu, qui a préféré se marier avec celui qui était déjà comme son frère, qui n&rsquo;a jamais pardonné à sa mère d&rsquo;être belle et d&rsquo;en jouer, qui a voulu renvoyer Charonne dans un foyer après un an passé sous le même toit&#8230;</p>
<p>A un moment ou à un autre, un fantôme, chaque fois différent, leur apparaît dans le bureau. Histoire de leur ouvrir les yeux. De leur faire comprendre. Ou pas.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong> Pages 66-67 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Je vais sur mes sept ans et, croyez-le ou pas, l&rsquo;idée du suicide m&rsquo;a déjà effleurée. S&rsquo;il n&rsquo;y avait la promesse informulée par Coco de Colchide, et si je ne me sentais pas investie d&rsquo;une mission, si je n&rsquo;avais pas toute une famille à sauver d&rsquo;elle -même, peut-être aurais-je déjà fait le saut qui sépare une vie sans amour d&rsquo;une inconcevable au-delà. Ce ne serait pas pour toujours : ça durerait le temps que mes parents comprennent la chance qu&rsquo;ils ont eue de m&rsquo;adopter et le drame que constitue ma perte. Gladys et Régis ont besoin que le sang coule, ils ont besoin d&rsquo;en être éclaboussés une bonne fois, et autant que ce soit le mien, ce sang qui n&rsquo;est pas le leur et qui les empêche bêtement de m&rsquo;aimer.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p><strong> Page 171 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Il m&rsquo;a aimée – comme il m&rsquo;a aimée ! Et comme il m&rsquo;a rendue heureuse, aussi, même si je gâchais tout par des bouderies, des représailles injustes, des caprices d&rsquo;enfants qui ne sait pas à quel point elle est gâtée. </em></p>
<p><em>J&rsquo;ai retrouvé ça avec ma fille, cette incapacité à mesurer sa chance et à s&rsquo;en féliciter. Il faut croire que je lui ai transmis mon insatisfaction foncière en lieu et place de ma beauté sensationnelle. Et là encore, la vie est mal faite : aujourd&rsquo;hui que je suis devenue facile à contenter et que je me réjouis d&rsquo;un rien, je n&rsquo;ai pus beaucoup de raisons de me réjouir. La Beauté, en tout cas, c&rsquo;est bien fini ; je suis vieille, et Gladys a flingué la sienne.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 359 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Finalement, je n&rsquo;ai ni parents ni enfant à proprement parler, et c&rsquo;est très bien comme ça. J&rsquo;ai commencé à être heureuse le jour où j&rsquo;ai renoncé à attendre quoi que ce soit de mes ascendants et descendants. Et peut-être n&rsquo;est-ce pas un hasard si mon utérus s&rsquo;est refusé aussi farouchement à la procréation. Il savait mieux que moi sue je n&rsquo;avais pas besoin d&rsquo;enfanter pour me réaliser. </em></p>
<p><em>Je dois reconnaître à Charonne qu&rsquo;elle n&rsquo;exige pas grand-chose de nous. Elle aussi a dû renoncer à l&rsquo;heureuse fiction familiale, même si je ne situe pas exactement le moment de son renoncement. Il me semble qu&rsquo;à neuf ans, c&rsquo;était déjà plié de son côté.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong> Mon avis</strong></span></p>
<p><span style="color: #0000ff"> C&rsquo;est la quatrième de couverture de ce roman qui m&rsquo;a donné envie d&rsquo;en tourner les pages et d&rsquo;y plonger. Un bon moment de lecture, dû sans nul doute au sujet, universel. La famille, de sang comme de coeur, est un sujet inépuisable. Et celle-là est particulièrement gratinée, il faut bien le dire. Un roman dans lequel les femmes ont le bon rôle, celui de l&rsquo;action.<br />
</span></p>
<p><strong><em>&laquo;&nbsp;Je viens&nbsp;&raquo;, Emmanuelle Bayamack-Tam, P.O.L., 19,90€.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Chez Valérie Mréjen, la mort est tragi-comique&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/04/17/chez-valerie-mrejen-la-mort-est-tragi-comique/</link>
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		<pubDate>Tue, 17 Apr 2012 16:04:42 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Il y a plusieurs mois, au moment de la Toussaint, nous avions abordé la mort, et le deuil à travers le livre &#171;&#160;Veuf&#160;&#187; de Jean-Louis Fournier. Autre manière d&#8217;aborder le thème de la camarde avec Valérie Mréjen, cinéaste et romancière, que j&#8217;avais découvert il y a déjà quelques années avec ses courts livres parus chez [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a plusieurs mois, au moment de la Toussaint, nous avions abordé la mort, et le deuil à travers le livre <strong>&laquo;&nbsp;Veuf&nbsp;&raquo;</strong> de <strong><a title="Découvrez le post consacré au livre de J.-L.Fournier" href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/11/01/rire-meme-de-la-camarde/">Jean-Louis Fournier</a></strong>.</p>
<p>Autre manière d&rsquo;aborder le thème de la camarde avec <strong>Valérie Mréjen</strong>, cinéaste et romancière, que j&rsquo;avais découvert il y a déjà quelques années avec ses courts livres parus chez Allia : <strong>&laquo;&nbsp;Mon grand-père&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;agrume&nbsp;&raquo;</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;Eau sauvage&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Valerie-mrejen_200_1284549348.jpg" rel="lightbox[988]" title="Valerie-mrejen_200_1284549348"><img class="alignleft  wp-image-1000 colorbox-988" style="margin: 10px;" title="Valerie-mrejen_200_1284549348" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Valerie-mrejen_200_1284549348-300x224.jpg" alt="" width="180" height="134" /></a>Valérie Mréjen</strong>, née en 1969 est une romancière, une plasticienne et une vidéaste française. Elle effectue ses études à l&rsquo;École nationale supérieure d&rsquo;arts de Cergy-Pontoise. Elle produit ses premières vidéos en 1997. Elle a été pensionnaire de la Villa Médicis en 2002-2003.</p>
<p>L&rsquo;auteure nous livre avec &laquo;&nbsp;<strong>Forêt noire</strong>&laquo;&nbsp;, un roman à ne pas mettre entre toutes les mains. On y parle de la mort. Brutale. Tragique. Celle qui fauche, celle que l&rsquo;on se choisit, qui noie, qui détruit, qui atomise et laisse les vivants en plein questionnement.</p>
<p><span id="more-988"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-foret-noire.jpg" rel="lightbox[988]" title="livre-foret-noire"><img class="alignleft  wp-image-1001 colorbox-988" style="margin: 10px;" title="livre-foret-noire" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-foret-noire.jpg" alt="" width="71" height="110" /></a>Au final, le lecteur se retrouve dans une forêt pleine de trajectoires brisées, de fantômes et de revenants comme cette femme qui s&rsquo;en finit pas de se promener dans les rues de Paris.</p>
<p>Au fil des 124 pages, des histoires, des saynètes, des drames se déroulent. Autant d&rsquo;histoires que l&rsquo;auteure a entendu, lu. <strong>Valérie Mréjen</strong> a écrit ce texte en se référant aussi à la série <em>Six Feet Under</em>, à laquelle elle fait d&rsquo;ailleurs référence à la page 75 et aussi à une phrase de <strong>l&rsquo;écrivaine française Mireille Havet</strong> dans son journal de 1918 : <em>« &#8230; et je suis pleine de morts comme une crypte, pleine de souvenirs et de rêves&#8230; »</em></p>
<p>Autant de façons de montrer que la relation avec la personne disparue ou son fantôme est possible. Une façon pour <strong>Valérie Mréjen</strong> de se livrer davantage aussi. Elle parle ainsi de sa mère, de choses intimes et ce de manière moins voilée que dans ses précédents romans.</p>
<p>Elle explique sa démarche dans cette vidéo :</p>
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<p style="text-align: center;"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 39-40</strong>: &laquo;&nbsp;<em>Je pourrais commencer ainsi, et cette histoire serait après tout une façon d&rsquo;entamer la conversation, de trouver qu&rsquo;en effet le ciel aurait pu attendre un peu plus, que c&rsquo;est dommage d&rsquo;être partir si tôt. J&rsquo;essaierais de prononcer une phrase, par exemple tu m&rsquo;as manqué, mais l&rsquo;expression ne serait pas appropriée car c&rsquo;est une formule de tous les jours. Et puis les mots resteraient coincés dans les profondeurs sans pouvoir émerger, prisonniers des cordes vocales soudainement raidies et gonflées, exsudant une humeur amère là où un noeud se forme avec une régularité fluctuante lorsqu&rsquo;il m&rsquo;arrive de dire ma mère.</em>&laquo;&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 60 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Dans l&rsquo;entourage de son nouvel ami, on se demande comment se rendre utile, quels mots consolants prononcer, quelle dérisoire brindille ajouter au barrage qu&rsquo;on aimerait bien contribuer à bâtir en vain pourtant contre un raz de marée de tristesse dont la puissance nous échappe forcément : rien d&rsquo;autre à faire sans doute que d&rsquo;envoyer sporadiquement des signes de présence en espérant que cette douleur finisse avec le temps par s&rsquo;estomper et lui laisse un peu de répit&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 117-118</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Un homme qui aimait à se parfumer à l&rsquo;essence de figuier avait un jour écrit que le plus beau jour de sa vie était peut-être passé. La notion de plus beau jour était pour la femme de bientôt quarante-deux ans un grand mystère. Cette réussite mémorable et exceptionnelle confinant au chef-d&rsquo;oeuvre et qui était censée se dérouler dans la grâce du matin au soir pour illuminer par la suite des périodes plus maussades, est-ce que cela arrivait réellement ? &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #0000ff;"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p><span style="color: #0000ff;">Empoisonnement, défenestration, maladies foudroyantes, accident de la route&#8230; tout y passe. Avec une précision clinique, l&rsquo;auteure nous entraîne sur les traces de vie brutalement interrompues. Histoire de nous rappeler que la mort fait partie de la vie et qu&rsquo;il faut apprendre à gérer le manque, l&rsquo;absence. Tout en sachant qu&rsquo;on peut également choisir de vivre avec ses fantômes. C&rsquo;est selon. Le rythme est haletant. Comme les battements du coeur. Comme la vie.  Et Valérie Mréjen continue à alimenter son univers. Atypique et attachant. A lire donc !<br />
</span></p>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;Forêt noire&nbsp;&raquo;, de Valérie Mréjen, P.O.L., 10€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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