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	<title>Quatrième de couv &#187; engagement</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Le temps d&#8217;un hiver, prendre de la hauteur</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Apr 2022 11:44:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Un premier roman, oui. Encore ! Celui-ci est atypique par le sujet adopté et la mise en scène choisie par la jeune auteure Anouk Lejczyk.  A 31 ans, celle-ci a suivi des études de lettres et les beaux-arts puis a réalisé deux docmentaires : l&#8217;un au Pérou en 2012, le second dans la mangrove [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/31cWo4jBRyL._SX195_.jpg" rel="lightbox[5977]"><img class="alignleft size-full wp-image-5976 colorbox-5977" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/31cWo4jBRyL._SX195_.jpg" alt="31cWo4jBRyL._SX195_" width="195" height="279" /></a></p>
<p>Un premier roman, oui. Encore ! Celui-ci est atypique par le sujet adopté et la mise en scène choisie par la jeune auteure <strong>Anouk Lejczyk</strong>.  A 31 ans, celle-ci a suivi des études de lettres et les beaux-arts puis a réalisé deux docmentaires : l&rsquo;un au Pérou en 2012, le second dans la mangrove sénégalaise, en 2017.</p>
<p>De retour en France,  elle rejoint en 2017 le master de création littéraire de Paris VIII  (comme <strong>Hélène Laurain</strong>,  l&rsquo;auteure de <strong><em>Partout le feu</em></strong> notamment ) pour revenir à son premier amour : l’écriture. Depuis, la trentenaire explore son sujet de prédilection : les mondes forestiers et les façons de les écrire comme de les habiter. Tout en suivant une formation de bûcheronnage, en région parisienne. Mais sans, pour l&rsquo;heure, avoir croisé un chat sauvage, semble-t-il.</p>
<p>L&rsquo;histoire de <strong><em>Felis Silvestris</em></strong>  ? Celle d&rsquo;une jeune femme qui, sans crier gare, part rejoindre une forêt menacée de destruction. Elle porte une cagoule pour faire comme les autres et se protéger du froid. Suspendue aux branches, du haut de sa cabane, ou les pieds sur terre, elle contribue à la vie collective et commence à se sentir mieux. Mais <strong>Felis Silvestris</strong>, le nom qu&rsquo;elle se choisit, – chat sauvage (celui que l&rsquo;on trouve dans les arbres, dans les forêts) –  ignore que c&rsquo;est sa soeur qui la fait exister. Et qui nous raconte son histoire.</p>
<p>Celle d&rsquo;une jeune femme qui a grandi, évolué avant de se perdre. Et de vouloir rejoindre des zadistes installés dans une forêt, mobilisés contre une multinationale qui exploite du charbon dans une forêt pleine d&rsquo;animaux protégés.</p>
<p><span id="more-5977"></span></p>
<p>Entre les quatre murs d&rsquo;un appartement glacial, chambre d&rsquo;écho de conversations familiales et de souvenirs, la jeune femme tire des fils pour se rapprocher de <strong>Felis</strong> – sa soeur, sa chimère.</p>
<p>Progressivement, la forêt s&rsquo;étend, elle envahit ses pensées et intègre le maillage confus de sa propre existence. Sans doute y a-t-il là une place pour le chat sauvage qui est en elle.</p>
<p>Le temps d&rsquo;un hiver nous voilà entraînés dans une histoire intime et sensible, nous mettant face à des choix de vie. Radicaux.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 11 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Je ne crois pas t&rsquo;avoir jamais entendu dire lignite. Ni mine à ciel ouvert. Ni mort-terrain. D&rsquo;ailleurs, si c&rsquo;était le cas, je l&rsquo;aurais sans doute compris en un mot : </em>morteterrain<em>. Et tu m&rsquo;aurais expliqué dans ton langage, ce langage bien à toi que je saisissais pourtant, que le mort-terrain, c&rsquo;est cette immense surface de terre que les humains laissent à l&rsquo;abandon après que leurs ogres-machines l&rsquo;ont creusée, fouillée de fond en comble, pillée jusqu&rsquo;au dernier caillou. Oui, aurais-tu ajouté, les humains font ça : ils volent toutes les ressources d&rsquo;une terre et la laissent éventrée, les tripes minérales à l&rsquo;air, dessinant propre cimetière.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 40 :</strong><em> &laquo;&nbsp;On dit que quelque chose en toi a silencieusement dérapé. Sans savoir quoi, ni quand, ni comment, ni pourquoi Enfant, des taupinières se sont peu à peu installées sur tes doigts : pouce puis index, majeur, annulaire, tes deux auriculaires épargnés. Toujours prête à comparer, maman disait qu&rsquo;elle avait bien du psoriasis depuis toute petite et que ça ne l&rsquo;avait pas empêchée de se marier ni d&rsquo;avoir des enfants. Toujours prêt à dévier, papa te conseillait de faire diversion avec d&rsquo;autres éléments plus tape-à-l&rsquo;oeil. Tu te peignais donc les ongles de vernis multicolore, dessinais sur tes bras de faux tatouages, te bariolais de visage de maquillage ; des bagues énormes recouvraient tes mains.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 142-143 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est avec les personnes de son quotidien que maman a le plus de mal à en parler. Je veux dire, de toi, de votre forêt. Elle ne sait pas quoi raconter ni par où commencer. Elle pense que ses collègues de bureau, par exemple; ne comprendraient pas. Pour la plupart, en guise de rupture de cordon, les enfants ont acheté une maison dans le village d&rsquo;à côté. Alors, de là à leur expliquer qu&rsquo;après sept ans d&rsquo;études et quatre de vie professionnelle tu as choisi d&rsquo;aller passer l&rsquo;hiver dans les arbres, il lui faudrait tout reprendre à zéro, de la petite enfance à l&rsquo;adolescence, de la fac à l&rsquo;âge adulte – une vie entière de pauses-café. Ce n&rsquo;est pas qu&rsquo;elle ait honte, non, bien au contraire : je veux croire qu&rsquo;elle éprouve une inavouable fierté.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><strong><em> Felis Silvestris, Anouk Lejczyk, Les éditions du Panseur. </em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Introspection montagnarde et libertaire</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/11/30/introspection-montagnarde-et-libertaire/</link>
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		<pubDate>Mon, 30 Nov 2020 09:31:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/product_9782072860829_195x320.jpg" rel="lightbox[5460]"><img class="alignleft size-full wp-image-5464 colorbox-5460" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/product_9782072860829_195x320.jpg" alt="product_9782072860829_195x320" width="195" height="306" /></a></p>
<p><strong>Erri De Luca</strong> je l&rsquo;ai découvert l&rsquo;an dernier, à travers un très joli livre, pudique, joyeux et si intime à la fois : <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/06/21/a-ce-fils-qui-aurait-pu-etre-la/"><strong>&laquo;&nbsp;Le tour de l&rsquo;oie&nbsp;&raquo;</strong></a>.</p>
<p>Alors, touchée au coeur par son écriture, je n&rsquo;ai pas hésité longtemps avant d&rsquo;ouvrir <strong>&laquo;&nbsp;Impossible&nbsp;&raquo;</strong>, nouveauté de cette rentrée littéraire de l&rsquo;automne.</p>
<p>&laquo;&nbsp;On part en montagne pour éprouver la solitude, pour se sentir minuscule face à l’immensité de la nature. Nombreux sont les imprévus qui peuvent se présenter, d’une rencontre avec un cerf au franchissement d’une forêt déracinée par le vent.<br />
Sur un sentier escarpé des Dolomites, un homme chute dans le vide. Derrière lui, un autre homme donne l’alerte. Or, ce ne sont pas des inconnus. Compagnons du même groupe révolutionnaire quarante ans plus tôt, le premier avait livré le second et tous ses anciens camarades à la police. Rencontre improbable, impossible coïncidence surtout, pour le magistrat chargé de l’affaire, qui tente de faire avouer au suspect un meurtre prémédité.<br />
Dans un roman d’une grande tension, <strong>Erri De Luca</strong> reconstitue l’échange entre un jeune juge et un accusé, vieil homme « de la génération la plus poursuivie en justice de l’histoire d’Italie ». Mais l’interrogatoire se mue lentement en un dialogue et se dessine alors une riche réflexion sur l’engagement, la justice, l’amitié et la trahison.&nbsp;&raquo;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5460"></span></p>
<p>Voilà pour la quatrième de couverture.  Au fil des pages, au fil du dialogue entre le magistrat et l&rsquo;ancien activiste, un affrontement apparaît. Sous forme de questions et de réponses. Un interrogatoire qui se transforme, qui évolue en dialogue, en discussion. Mais deux générations s&rsquo;opposent. Deux conceptions philosophiques aussi. Entre deux hommes. L&rsquo;un d&rsquo;eux n&rsquo;a rien à perdre, aguerri, même à l&rsquo;enfermement.</p>
<p>Pour adoucir le texte, <strong>Erri De Luca</strong> nous offre les lettres que le héros écrit, sans les envoyer, à celle qu&rsquo;il aime depuis des années. Malgré l&rsquo;engagement et ce qu&rsquo;il implique.</p>
<p><strong>Erri De Luca</strong>, aujourd&rsquo;hui septuagénaire, a des obsessions que sont la justice, la liberté, le combat politique, la trahison, l&rsquo;amour et la montagne. Elles transpirent de ses pages. C&rsquo;est beau, c&rsquo;est intense. C&rsquo;est violent et puissant. Et divinement  bien écrit. Une introspection sur l&rsquo;engagement et la culpabilité, qui éclaire.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 33 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Il me soupçonne d&rsquo;avoir jeté cet homme du haut de la vire. Pour toi, peu importe que je sois coupable ou non. Tu m&rsquo;as voulu tel que j&rsquo;étais, tu ne t&rsquo;es pas souciée de mon passé. Tu ne m&rsquo;as rien demandé sur cette époque d&rsquo;affrontements et de colères publiques. Je te suis reconnaissant de ta volonté : de faire que le passé commence avec nous deux. Celui que j&rsquo;étais avant t&rsquo;importe peu. Tu ne me quitterais pas si j&rsquo;étais déclaré coupable. Nous en avons parlé un jour, de façon abstraite. Si je devais aller en prison tu ne viendrais pas me voir et tu m&rsquo;écrirais pas, mais tu m&rsquo;attendrais. Nous nous sommes même serré la main pour sceller notre pacte.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 97 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ammoremio, une autre lettre s&rsquo;ajoute à celles non expédiées. Je reste en isolement, ainsi il n&rsquo;y a aucune possibilité de recevoir des visites. Je n&rsquo;en souhaite pas, pas plus que des lettres. C&rsquo;est un lieu pour hommes seuls, un couloir de cellules individuelles, de monastère, sans prières. Les moines d&rsquo;ici s&rsquo;en remettent aux avocats, ce sont eux qui s&rsquo;occupent des prières. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mon affaire est expérimentale. Pousser un homme à avouer un crime politique, le dernier ajouté à une époque expirée. On veut me persuader qu&rsquo;ainsi se termine un registre d&rsquo;actes judiciaires. L&rsquo;aveu d&rsquo;une vengeance politique servirait à fermer une parenthèse reste ouverte jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui. Car aucun de ceux qui ont trahi leurs propres camarades n&rsquo;a été atteint par une vengeance. Le plateau de la balance reste incliné.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 119 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Q. Je vais vous le dire. Cet homme sur la vire de Bandiarac vous à précédé intentionnellement, en sachant que vous iriez à cet endroit. Et, une fois arrivé, il s&rsquo;est retourné et il est venu au-devant de vous. Vous vous êtes trouvé en face de lui et vous n&rsquo;avez pas compris ce qui se passait jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il vous dise son nom. Il était là pour mettre à l&rsquo;épreuve votre réaction dans un endroit inévitable. Il vous avait traqué. A quelle réaction s&rsquo;attendre ? Tout était possible, de la lutte à la réconciliation. Vous avez réagi en sachant que se jouait la vie d&rsquo;un seul ou celle de tous les deux. Que s&rsquo;est-il passé, dites-le-moi ?</em></p>
<p style="text-align: left"><em>R. Etant sûr, pour ma part, que ça n&rsquo;est pas arrivé, je continue à ne pas savoir comment j&rsquo;aurais réagi.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Q. J&rsquo;insiste. C&rsquo;est arrivé. Vous ne le suiviez pas, mais lui vous précédait. Vous me l&rsquo;avez dit dans le premier interrogatoire que je suis allé relire. Vous me disiez déjà comment ça s&rsquo;était passé : c&rsquo;était cet homme qui vous précédait.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Impossible&nbsp;&raquo;, d&rsquo;Erri De Luca, Gallimard, 16,50€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le Printemps arabe à travers la chair&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/09/15/le-printemps-arabe-a-travers-la-chair/</link>
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		<pubDate>Tue, 15 Sep 2020 07:15:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Rachid Benzine, je l&#8217;ai découvert pendant le confinement, au hasard d&#8217;un classement des titres les plus commandés dans une librairie. J&#8217;avais alors dévoré &#171;&#160;Ainsi parlait ma mère&#160;&#187;, dont je vous ai parlé ici.  Rachid Benzine est un auteur déjà prolixe, auteur d’essais notamment. Sa pièce « Lettres à Nour » a été mise en scène avec succès dans plusieurs pays. Rachid Benzine est [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #00ff00">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/143327_couverture_Hres_0.jpg" rel="lightbox[5426]"><img class="alignleft wp-image-5428 size-medium colorbox-5426" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/143327_couverture_Hres_0-204x300.jpg" alt="143327_couverture_Hres_0" width="204" height="300" /></a></p>
<p><strong>Rachid Benzine</strong>, je l&rsquo;ai découvert pendant le confinement, au hasard d&rsquo;un classement des titres les plus commandés dans une librairie. J&rsquo;avais alors dévoré <strong>&laquo;&nbsp;Ainsi parlait ma mère&nbsp;&raquo;</strong>, dont je vous ai parlé <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/06/07/a-cette-femme-quil-aimera-toujours/">ici</a>. </strong></p>
<p><strong>Rachid Benzine</strong> est un auteur déjà prolixe, auteur d’essais notamment. Sa pièce <strong>« Lettres à Nour »</strong> a été mise en scène avec succès dans plusieurs pays. <strong>Rachid Benzine</strong> est islamologue, politologue, enseignant.</p>
<p>Né en 1971, il est arrivé en France à l’âge de 7 ans avec sa famille marocaine.</p>
<p>Codirecteur de la collection Islam des lumières aux éditions Albin Michel, il s’attache à penser un islam en phase avec notre temps et s’investit également dans le dialogue islamo-chrétien.</p>
<p>Dans ce nouveau roman, <strong>&laquo;&nbsp;Dans les yeux du ciel&nbsp;&raquo;</strong>, il nous entraîne dans le sillage de <strong>Nour</strong>, une prostituée quadragénaire, arabe, musulmane. Dont la vie va basculer pendant les &laquo;&nbsp;Printemps arabes&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est la voix de <strong>Nour</strong> qui nous guide. Une intermédiaire improbable car elle incarne, par la vie qu&rsquo;elle mène, tous les mensonges. Mais elle parle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5426"></span></p>
<p>Là, alors que la rue gronde, jour et nuit désormais, elle raconte les passes avec ses clients, parfois violents, souvent hypocrites avec le pouvoir et la religion. <strong>Nour</strong> parle aussi à son Dieu. Elle parle de sa mère, de sa fille qu&rsquo;elle veut protéger. Elle parle de <strong>Slimane</strong>, aussi. Son jeune ami homosexuel est poète et va devenir fer de lance du mouvement. Jusqu&rsquo;au drame. Elle évoque ses espoirs, sans trop se méprendre cependant sur l&rsquo;avenir qu&rsquo;elle juge incertain.</p>
<p>Le texte a été adapté au théâtre.</p>
<p>Un texte fort. Poignant.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 10 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je m&rsquo;appelle Nour. Chez moi, on est prostituée de mère en fille. Enfin, depuis deux générations. Pas de quoi se vanter d&rsquo;un savoir-faire ancestral. Mais ça laisse des marques. Sur le corps. Sur la peau. En dedans, quelque part. Quelque chose que certains nomment l&rsquo; &laquo;&nbsp;âme&nbsp;&raquo;. Peut-être que c&rsquo;est ça. Je ne sais pas trop. En tout cas, une amertume, quand tu y penses, qui te donne envie de gerber. D&rsquo;en finir. Comme ça, d&rsquo;un claquement de doigts. Disparaître. Un dernier vol plané du haut d&rsquo;un minaret. Sous les roues d&rsquo;un char. N&rsquo;être plus que de la bouillie. Une flaque de chair, de sang, de merde. S&rsquo;imaginer comme ça. Une image toujours plus dégueulasse que celle que renvoient ceux qui vous croisent.[&#8230;] &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><strong>Page 53 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Les hommes me seront toujours une énigme. Je suis sûre qu&rsquo;ils valent mieux que ce qu&rsquo;ils me donner à entrevoir. Même comme amants. Ont-ils jamais pensé à offrir du plaisir à une femme ? Gratuitement ? Juste pour faire plaisir ? Je peux être à genoux devant eux, bouche ouverte, j&rsquo;en sais plus sur eux-mêmes qu&rsquo;ils n&rsquo;en sauront jamais. Ils ne se voient pas expirer, suinter, grimacer, grogner&#8230; Pleurer, parfois. Surtout, ils ne s&rsquo;entendent pas parler, éructer. Me traiter de &laquo;&nbsp;sale pute&nbsp;&raquo;, de s&nbsp;&raquo;salope&nbsp;&raquo; ou crier des prénoms qui me sont inconnus mais qui représentent ceux qu&rsquo;ils veulent tant foutre. En me fessant. Quel besoin ont donc les hommes de salir ainsi la femme qui leur offre son corps ? Comme si le plaisir des hommes était une punition. La leur.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 94 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Parfois, il faut enjamber un cadavre. A demi calciné ou aux membres désarticulés. Celui-ci n&rsquo;a plus de tête, mais il se cramponne encore à une banderole qui a bu son sang. Je prie pour lui et sa famille. Dans la rue, on attaque vite et on se replie tout aussi vite. On se cache dans des commerces, dans des cages d&rsquo;escalier. On se réfugie chez un ami qui a une console de jeux, de l&rsquo;alcool, du shit. L&rsquo;instinct rend alerte, précis, rapide. Les morts et les blessés s&rsquo;accumulent. L&rsquo;agonie à chaque coin de rue.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Dans les yeux du ciel&nbsp;&raquo;, Rachid Benzine, Seuil, 17€. </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
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		<title>Dans le champ magnétique de ses guerres&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/01/14/dans-le-champ-magnetique-de-ses-guerres/</link>
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		<pubDate>Mon, 14 Jan 2019 08:38:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un titre suffit parfois à donner envie de plonger dans un roman ! La preuve avec &#171;&#160;A son image&#160;&#187;, dernier roman en date de Jérôme Ferrari. La quatrième de couverture confirme le l&#8217;intérêt. Et les premières lignes nous entraîne déjà&#8230; Chouette découverte que ce roman, écrit par le lauréat du prix Goncourt 2012 (&#171;&#160;Le sermon [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Un titre suffit parfois à donner envie de plonger dans un roman ! La preuve avec <strong>&laquo;&nbsp;A son image&nbsp;&raquo;</strong>, dernier roman en date de <strong>Jérôme Ferrari</strong>. La quatrième de couverture confirme le l&rsquo;intérêt. Et les premières lignes nous entraîne déjà&#8230;</p>
<p>Chouette découverte que ce roman, écrit par le lauréat du prix Goncourt 2012 (<strong>&laquo;&nbsp;Le sermon sur la chute de Rome&nbsp;&raquo;</strong>) !</p>
<p>Né de parents corses, Jérôme Ferrari a grandi en région parisienne. Auteur de onze titres, cet agrégé de philosophie est actuellement en poste au lycée français d&rsquo;Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/A-SON-IMAGE.jpg" rel="lightbox[4516]"><img class="alignleft wp-image-4517 size-medium colorbox-4516" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/A-SON-IMAGE-159x300.jpg" alt="A SON IMAGE" width="159" height="300" /></a>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;<strong>Antonia</strong>. Elle périt dans un tragique accident de voiture dès les premières pages de ce roman dur et lumineux à la fois. La jeune femme vit en Corse, dans le sud de l&rsquo;île. Elle gagne sa vie en faisant des photos de mariage, de fêtes.</p>
<p>L&rsquo;ancienne salariée du journal régional a choisi de travailler autrement. Librement. Ce soir-là, un morceau de son passé est remonté à la surface : alors qu&rsquo;elle couvre un mariage, elle reconnait <strong>Dragan</strong>, autrefois rencontré pendant la guerre en ex-Yougoslavie. Des heures de discussion s&rsquo;engagent, jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;elle décide de rentrer et que sa voiture tombe dans un ravin.</p>
<p>Dans le village, c&rsquo;est le choc. Pour son oncle et parrain, c&rsquo;est un drame. Devenu prêtre, c&rsquo;est lui qui va conduire les obsèques, dire l&rsquo;oraison funèbre&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;occasion de replonger dans le passé. De raconter la vie de sa nièce adorée, celle à qui il avait offert un appareil-photo pour ses 14 ans, celle à qui il avait donné de l&rsquo;argent pour qu&rsquo;elle puisse rejoindre l&rsquo;ex-Yougoslavie et photographier la guerre de près. Comment se pardonner à l&rsquo;heure des obsèques ?</p>
<p>D&rsquo;évoquer aussi le lien indéfectible qui a uni <strong>Antonia</strong> à <strong>Pascal B</strong>. l&rsquo;un des figures montantes du FLNC.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4516"></span></p>
<p><strong>Antonia</strong> voulait prendre de la hauteur sur les choses, se confronter au réel&#8230; Quitte à souffrir, à perdre ses dernières illusions. &laquo;&nbsp;Ce roman est l&rsquo;histoire de l&rsquo;échec d&rsquo;<strong>Antonia</strong>&laquo;&nbsp;, explique l&rsquo;auteur qui a découvert la force de la photographie d&rsquo;actualité dans les années 90, pendant la guerre en ex-Yougoslavie.</p>
<p>Un roman puissant, solennel et lumineux à la fois.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 68 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Antonia venait de rentrer de Nice où elle avait passé une année parfaitement stérile à l&rsquo;université. Là-bas aussi, aux yeux de tous, elle était la femme d&rsquo;un prisonnier politique ; le milieu des étudiants insulaires lui témoignait une déférence pénible tout en surveillant ses moindres faits et gestes si bien qu&rsquo;elle vivait comme une infante solitaire entourée de chaperons et s&rsquo;ennuyait atrocement. Elle ne pouvait compter ni sur Madeleine, qui se délectait de tenir, devant un public de connaisseurs, le rôle de l&rsquo;épouse, éplorée mais courageuse, victime de l&rsquo;iniquité de l&rsquo;Etat, ni sur Laetitia, qui en venait presque à regretter explicitement que Xavier S. ne se soit pas fait coffrer lui aussi, la privant par son insignifiance de la place qu&rsquo;elle méritait dans cette tragédie.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 97 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Qu&rsquo;avait-il donc réussi à faire si ce n&rsquo;est blesser mortellement tous ceux qui l&rsquo;avaient un jour aimé, à commencer par Antonia ? Elle était une enfant si aimante, il se le rappelle et interrompt un instant son discours pour contenir ses larmes mais il ne prononce pas son prénom et elle court vers lui, regarde, regarde comme je danse !&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 189 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Elle faisait son travail, elle sortait, elle allait rendre visite à ses parents, elle s&rsquo;empêchait d&rsquo;appeler Simon, même quand elle en ressentait douloureusement le désir et elle s&rsquo;accordait de temps en temps une aventure pour que quelque chose se passe dans sa vie. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Elle ne rêvait plus de produire autre chose que des images tout aussi éphémères que le papier journal sur lequel elles étaient quotidiennement imprimées et qui, chaque soir, s&rsquo;il ne servait pas à allumer les feux de cheminée, finissait dans une poubelle avec les épluchures de légumes, le marc de café et les mégots. Elle ne se plaignait pas. Elle n&rsquo;en avait ni le droit, ni la force. Pas même l&rsquo;envie.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;A son image&nbsp;&raquo;, Jérôme Ferrari, Actes Sud, 19 €.</strong></em></p>
<p><em><strong> </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Antigone pour voler deux heures à la guerre&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/11/05/antigone-pour-voler-deux-heures-a-la-guerre/</link>
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		<pubDate>Tue, 05 Nov 2013 08:32:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Il fait partie de mon Top 5 des livres de cette rentrée. Et pour cause.  &#171;&#160;Le quatrième mur&#160;&#187; de Sorj Chalandon est un roman puissant, violent et désespéré&#8230; qui n&#8217;a finalement pas été retenu dans la short-list du prix Goncourt. Ce n&#8217;est pas bien grave&#8230; L&#8217;ancien reporter de guerre plonge cette fois ses [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="text-decoration: underline;color: #0000ff"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/cvt_Le-quatrieme-mur_4962.jpeg" rel="lightbox[2151]"><img class="alignleft  wp-image-2157 colorbox-2151" style="margin: 10px" alt="cvt_Le-quatrieme-mur_4962" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/cvt_Le-quatrieme-mur_4962.jpeg" width="104" height="154" /></a> Il fait partie de mon Top 5 des livres de cette rentrée. Et pour cause. <strong> &laquo;&nbsp;Le quatrième mur&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Sorj Chalandon</strong> est un roman puissant, violent et désespéré&#8230; qui n&rsquo;a finalement pas été retenu dans la short-list du prix Goncourt. Ce n&rsquo;est pas bien grave&#8230;</p>
<p style="text-align: left">L&rsquo;ancien reporter de guerre plonge cette fois ses lecteurs dans la guerre du Liban. Qu&rsquo;il a vécue dans sa chair. Ce roman, c&rsquo;est un moyen pour le journaliste-écrivain de pouvoir tourner la page. Enfin. Le héros de ce roman,<strong> Georges</strong>, est le <em>&laquo;&nbsp;double&nbsp;&raquo;</em> de l&rsquo;auteur qui a pris son deuxième prénom pour le donner à son héros.</p>
<p style="text-align: left"><strong>Sorj Chalandon</strong>, dont ma consoeur Mariella Esvant, dressait un émouvant portrait<strong><a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/France-Monde/Loisirs/Livres-cd-dvd/n/Contenus/Articles/2013/09/16/Sorj-Chalandon-un-ecrivain-entre-guerre-et-paix-1614366"> ici</a>,</strong> nous emmène dans une histoire d&rsquo;emblée vouée à l&rsquo;échec. Et pour cause.<strong> Il s&rsquo;agit, le temps d&rsquo;une représentation théâtrale d&rsquo;Antigone, de Jean Anouilh, à Beyrouth, de faire cesser la guerre.</strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>Georges</strong> a fait une promesse à<strong> Samuel Akounis,</strong> juif grec, ce metteur en scène a fui  la dictature des colonels avant de se réfugier en France. Là, il rencontre Georges, l&rsquo;étudiant idéaliste. Les deux hommes se lient. Tous les deux portent dans leurs corps les stigmates de leurs engagements.</p>
<p style="text-align: left">Les années passent. Les combats Alors que <strong>Samuel</strong> se meurt sur son lit d&rsquo;hôpital, il demande à <strong>Georges</strong>, jeune père de famille, surveillant de collège, petit théâtreux de patronage, de mener son projet à bien : monter la pièce <strong>&laquo;&nbsp;Antigone&nbsp;&raquo; de Jean Anouilh</strong> à <strong>Beyrouth</strong> avec, pour incarner chacun des personnages, un membre des différentes communautés en guerre les unes contre les autres. Un pari fou.</p>
<p style="text-align: left">Impossible ? Au nom de l&rsquo;amitié et des liens de fraternité qui les unissent, <strong>Georges</strong> va accepter et se rendre à <strong>Beyrouth</strong>, au début de l&rsquo;année 1982. Pour rencontrer les comédiens déjà choisis par <strong>Samuel</strong>, pour faire taire les dernières interrogations, pour repérer les lieux&#8230; et, au final, se laisser happer par une guerre qui n&rsquo;est pas la sienne. Aux côtés de <strong>Marwan</strong>, son chauffeur, son guide et bientôt son ami, il touche de près la réalité de la guerre. Fratricide.</p>
<p><strong>Découvrez ici une vidéo dans laquelle Sorj Chalandon raconte la genèse de son roman</strong></p>
<p style="text-align: left"><iframe frameborder="0" width="500" height="281" src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x15eb0a" allowfullscreen allow="autoplay"></iframe></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 13 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Je suis tombé comme on meurt, sur le ventre, front écrasé, nuque plaquée au sol par une gifle de feu. Dedans et dehors, les pieds sur le talus, les mains sur le ciment. Mon corps était sidéré. Une lumière poudrée déchirait le béton. Je me suis relevé. La fumée lourde, la poussière grise. Je suffoquais. J&rsquo;avais du sable en gorge, la lèvre ouverte, mes cheveux fumaient. J&rsquo;étais aveugle. Des paillettes argent lacéraient mes paupières. L&rsquo;obus avait frappé, il n&rsquo;avait pas encore parlé. Le foudre après l&rsquo;éclair, un acier déchiré. Odeur de poudre, d&rsquo;huile chaude, de métal brûlé. Je me suis jeté dans la fosse au moment du fracas. Mon ventre entier est remonté dans ma gorge. J&rsquo;ai vomi. Un flot de bile et des morceaux de moi. J&rsquo;ai hurlé ma peur. Poings fermés, oreilles sanglantes, recouvert par la terre salée et l&rsquo;ombre grasse.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 95</strong> :<em> &laquo;&nbsp;Antigone était palestinienne et sunnite. Hémon, son fiancé, un Druze du Chouf. Créon, roi de Thèbes et père d&rsquo;Hémon, un maronite de Gemmayzé. Les trois chiites avaient d&rsquo;abord refusé de jouer les “Gardes”, personnages qu&rsquo;ils trouvaient insignifiants. Pour équilibrer, l&rsquo;un d&rsquo;eux est aussi devenu le page de Créon, l&rsquo;autre avait accepté d&rsquo;être “Le Messager”. Au metteur en scène de se débrouiller. Une vieille chiite avait aussi été choisie pour la reine Eurydice, femme de Créon. “La Nourrice” était une Chaldéenne et Ismène, soeur d&rsquo;Antigone, catholique arménienne. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Le casting avait duré deux ans. Tous ces jeunes avaient fait un peu de théâtre, sauf Eurydice, qui n&rsquo;aurait qu&rsquo;à tricoter pour les pauvres de Thèbes. Sam s&rsquo;était d&rsquo;abord présenté comme Grec. Lui serait “Le Choeur”, voix essentielle dans le théâtre antique. Puis il s&rsquo;est avoué juif. Alors il a fallu remplacer les chiites par trois autres. Et aussi la catholique, qui n&rsquo;avait pas supporté cette révélation.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 269 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Je n&rsquo;étais pas médecin, pas journaliste. Je mettais la vie en scène, mais je ne pouvais rien faire contre cette mort-là. J&rsquo;ai sorti le carnet de Sam. Je ne sais pas pourquoi. Pour réapprendre un geste. Pour mettre de la distance entre le sang et moi. J&rsquo;ai écrit : “Fin”. C&rsquo;est tout. J&rsquo;ai entouré le mot de cercles nerveux, jusqu&rsquo;à ce que le papier cède. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Et puis je n&rsquo;ai plus regardé. J&rsquo;ai marché au milieu de la route. Marché en aveugle vers l&rsquo;air libre, suivi par les pleurs, les cris, le linge séchant pour rien au soleil de septembre.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong> Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un coup de poing, un uppercut. Ce roman vous prend aux tripes. Parce qu&rsquo;il décrit la guerre comme personne, parce qu&rsquo;il parle d&rsquo;utopie collective&#8230; et de contingences qui font obstacle. Un roman fort, violent, tragique comme une pièce grecque. Le quatrième mur finit par s&rsquo;écrouler. A lire absolument. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le quatrième mur&nbsp;&raquo;, de Sorj Chalandon, Grasset, 19€.</strong></em></p>
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