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	<title>Quatrième de couv &#187; enfermement</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Introspection montagnarde et libertaire</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Nov 2020 09:31:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/product_9782072860829_195x320.jpg" rel="lightbox[5460]"><img class="alignleft size-full wp-image-5464 colorbox-5460" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/product_9782072860829_195x320.jpg" alt="product_9782072860829_195x320" width="195" height="306" /></a></p>
<p><strong>Erri De Luca</strong> je l&rsquo;ai découvert l&rsquo;an dernier, à travers un très joli livre, pudique, joyeux et si intime à la fois : <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/06/21/a-ce-fils-qui-aurait-pu-etre-la/"><strong>&laquo;&nbsp;Le tour de l&rsquo;oie&nbsp;&raquo;</strong></a>.</p>
<p>Alors, touchée au coeur par son écriture, je n&rsquo;ai pas hésité longtemps avant d&rsquo;ouvrir <strong>&laquo;&nbsp;Impossible&nbsp;&raquo;</strong>, nouveauté de cette rentrée littéraire de l&rsquo;automne.</p>
<p>&laquo;&nbsp;On part en montagne pour éprouver la solitude, pour se sentir minuscule face à l’immensité de la nature. Nombreux sont les imprévus qui peuvent se présenter, d’une rencontre avec un cerf au franchissement d’une forêt déracinée par le vent.<br />
Sur un sentier escarpé des Dolomites, un homme chute dans le vide. Derrière lui, un autre homme donne l’alerte. Or, ce ne sont pas des inconnus. Compagnons du même groupe révolutionnaire quarante ans plus tôt, le premier avait livré le second et tous ses anciens camarades à la police. Rencontre improbable, impossible coïncidence surtout, pour le magistrat chargé de l’affaire, qui tente de faire avouer au suspect un meurtre prémédité.<br />
Dans un roman d’une grande tension, <strong>Erri De Luca</strong> reconstitue l’échange entre un jeune juge et un accusé, vieil homme « de la génération la plus poursuivie en justice de l’histoire d’Italie ». Mais l’interrogatoire se mue lentement en un dialogue et se dessine alors une riche réflexion sur l’engagement, la justice, l’amitié et la trahison.&nbsp;&raquo;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5460"></span></p>
<p>Voilà pour la quatrième de couverture.  Au fil des pages, au fil du dialogue entre le magistrat et l&rsquo;ancien activiste, un affrontement apparaît. Sous forme de questions et de réponses. Un interrogatoire qui se transforme, qui évolue en dialogue, en discussion. Mais deux générations s&rsquo;opposent. Deux conceptions philosophiques aussi. Entre deux hommes. L&rsquo;un d&rsquo;eux n&rsquo;a rien à perdre, aguerri, même à l&rsquo;enfermement.</p>
<p>Pour adoucir le texte, <strong>Erri De Luca</strong> nous offre les lettres que le héros écrit, sans les envoyer, à celle qu&rsquo;il aime depuis des années. Malgré l&rsquo;engagement et ce qu&rsquo;il implique.</p>
<p><strong>Erri De Luca</strong>, aujourd&rsquo;hui septuagénaire, a des obsessions que sont la justice, la liberté, le combat politique, la trahison, l&rsquo;amour et la montagne. Elles transpirent de ses pages. C&rsquo;est beau, c&rsquo;est intense. C&rsquo;est violent et puissant. Et divinement  bien écrit. Une introspection sur l&rsquo;engagement et la culpabilité, qui éclaire.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 33 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Il me soupçonne d&rsquo;avoir jeté cet homme du haut de la vire. Pour toi, peu importe que je sois coupable ou non. Tu m&rsquo;as voulu tel que j&rsquo;étais, tu ne t&rsquo;es pas souciée de mon passé. Tu ne m&rsquo;as rien demandé sur cette époque d&rsquo;affrontements et de colères publiques. Je te suis reconnaissant de ta volonté : de faire que le passé commence avec nous deux. Celui que j&rsquo;étais avant t&rsquo;importe peu. Tu ne me quitterais pas si j&rsquo;étais déclaré coupable. Nous en avons parlé un jour, de façon abstraite. Si je devais aller en prison tu ne viendrais pas me voir et tu m&rsquo;écrirais pas, mais tu m&rsquo;attendrais. Nous nous sommes même serré la main pour sceller notre pacte.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 97 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ammoremio, une autre lettre s&rsquo;ajoute à celles non expédiées. Je reste en isolement, ainsi il n&rsquo;y a aucune possibilité de recevoir des visites. Je n&rsquo;en souhaite pas, pas plus que des lettres. C&rsquo;est un lieu pour hommes seuls, un couloir de cellules individuelles, de monastère, sans prières. Les moines d&rsquo;ici s&rsquo;en remettent aux avocats, ce sont eux qui s&rsquo;occupent des prières. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mon affaire est expérimentale. Pousser un homme à avouer un crime politique, le dernier ajouté à une époque expirée. On veut me persuader qu&rsquo;ainsi se termine un registre d&rsquo;actes judiciaires. L&rsquo;aveu d&rsquo;une vengeance politique servirait à fermer une parenthèse reste ouverte jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui. Car aucun de ceux qui ont trahi leurs propres camarades n&rsquo;a été atteint par une vengeance. Le plateau de la balance reste incliné.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 119 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Q. Je vais vous le dire. Cet homme sur la vire de Bandiarac vous à précédé intentionnellement, en sachant que vous iriez à cet endroit. Et, une fois arrivé, il s&rsquo;est retourné et il est venu au-devant de vous. Vous vous êtes trouvé en face de lui et vous n&rsquo;avez pas compris ce qui se passait jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il vous dise son nom. Il était là pour mettre à l&rsquo;épreuve votre réaction dans un endroit inévitable. Il vous avait traqué. A quelle réaction s&rsquo;attendre ? Tout était possible, de la lutte à la réconciliation. Vous avez réagi en sachant que se jouait la vie d&rsquo;un seul ou celle de tous les deux. Que s&rsquo;est-il passé, dites-le-moi ?</em></p>
<p style="text-align: left"><em>R. Etant sûr, pour ma part, que ça n&rsquo;est pas arrivé, je continue à ne pas savoir comment j&rsquo;aurais réagi.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Q. J&rsquo;insiste. C&rsquo;est arrivé. Vous ne le suiviez pas, mais lui vous précédait. Vous me l&rsquo;avez dit dans le premier interrogatoire que je suis allé relire. Vous me disiez déjà comment ça s&rsquo;était passé : c&rsquo;était cet homme qui vous précédait.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Impossible&nbsp;&raquo;, d&rsquo;Erri De Luca, Gallimard, 16,50€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>L&#8217;enfermement, par-delà les murs</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Dec 2019 09:32:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Nathacha Appanah était apparue sur mon blog en 2016, à l&#8217;occasion de la sortie de son roman &#171;&#160;Tropique de la violence&#160;&#187;. Un livre qui m&#8217;avait donné l&#8217;idée de me rendre à Mayotte, où se déroulait l&#8217;histoire. Une sacrée découverte ! Alors quand la rentrée littéraire d&#8217;automne est arrivée avec ses centaines de nouveaux romans, je n&#8217;ai pas [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/APPANAH-OK.jpg" rel="lightbox[4971]"><img class="alignleft size-full wp-image-4975 colorbox-4971" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/APPANAH-OK.jpg" alt="APPANAH OK" width="195" height="285" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Nathacha Appanah</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> était apparue sur mon blog en 2016, à l&rsquo;occasion de la sortie de son roman </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/10/03/chronique-dun-morceau-de-france-delaisse/">&laquo;&nbsp;Tropique de la violence&nbsp;&raquo;</a>. </b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Un livre qui m&rsquo;avait donné l&rsquo;idée de me rendre à Mayotte, où se déroulait l&rsquo;histoire. Une sacrée découverte !</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Alors quand la rentrée littéraire d&rsquo;automne est arrivée avec ses centaines de nouveaux romans, je n&rsquo;ai pas hésité longtemps pour plonger dans </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>&laquo;&nbsp;Le ciel par-dessus le toit&nbsp;&raquo;</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, dernier opus en date de l&rsquo;auteure née à l&rsquo;île Maurice, en 1973.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Installée en France depuis 1998, elle commence alors à écrire.  Et n&rsquo;arrêtera plus. En 2016, </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>&laquo;&nbsp;Tropique de la violence&nbsp;&raquo;</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> qui vaudra une quinzaine de prix littéraires.</span></span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4971"></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Avec ce nouveau roman, qui emprunte son titre aux vers de </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Verlaine</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> alors emprisonné après sa violente altercation avec </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Rimbaud</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Nathacha Appanah </b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">nous parle d&rsquo;une famille qui va mal. D&rsquo;une mère et de ses deux enfants.</span></span></span></p>
<p><strong><span style="color: #333333"> </span></strong><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Loup</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, un jeune homme fragile, introverti qui fait des rimes quand il panique et avale des kilomètres de course à pied quand il s&rsquo;agit de se calmer, vient de rejoindre le quartier mineurs d&rsquo;une maison d&rsquo;arrêt.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">A 17 ans, le jeune homme a pris la voiture de sa mère pour rejoindre sa soeur, </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Paloma</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, qu&rsquo;il n&rsquo;a pas vu depuis dix ans. A contre-sens sur l&rsquo;autoroute, il cause un accident.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Sa soeur a quitté le domicile familial au même âge que lui. Elle lui avait promis qu&rsquo;elle serait revenue le chercher&#8230; Les années ont passé. </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Loup</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> en prison, </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Phénix</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, sa mère, appelle sa fille.  Car</span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> </span></span></span></strong><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Loup</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> ne veut voir que </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Paloma</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">. Et le passé remonte. </span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Celui de </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Phénix</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">, quand elle s&rsquo;appelait encore </span></span></span><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Eliette</b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"> et que sa beauté en faisant une petite fille à part, surprotégée par ses parents, hissée sur un piédestal qu&rsquo;elle choisira de détruire un jour. Pour se protéger, pour fuir, pour vivre sa vie. Elle fera deux enfants avec deux hommes différents. Deux enfants qu&rsquo;elle a toujours aimé de loin, sans tendresse ni mots qui expliquent.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Le mal-être se transmet-il ? L&rsquo;enfermement se traduit-il seulement par des murs ? Autant de questions auxquelles essaye de répondre ce roman social qu&rsquo;on lit d&rsquo;une traite, dans un souffle.</span></span></span></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #333333"> </span></strong><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Extraits</b></span></span></span></strong></p>
<blockquote><p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Pages 26-27 : </b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><i>«  </i></span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><i>Le jour se termine quand la femme en chemise de nuit blanche se réveille, trempée de sueur. L’image de ses deux enfants qui disparaissent dans la terre est encore nette et l’angoisse ressentie dans son rêve est là, dans son ventre, le long de son dos, sur toute la surface de son crâne. Phénix aime à croire qu’elle occupe enfin la place qui lui est réservée dans ce monde et cette place-là ne lui a pas été offerte sur un plateau, oh non : elle est forte, elle est sûre d’elle, elle n’aime pas les trouillards et les femmelettes, elle élève seule son fils, elle peut parler de mécanique avec n’importe quel péquenaud du coin, elle a une haute tolérance à la douleur, elle se méfie des gens trop polis et elle ne pleure plus. Jamais. »</i></span></span></span></p></blockquote>
<blockquote><p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Page 92 : </b></span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><i>« Tant de choses peuvent changer en dix ans, n’est-ce pas ? </i></span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><i>Il y a Paloma qui n’a jamais remis les pieds dans la maison de son enfance. Elle n’a pas oublié son frère dont elle rêve régulièrement mais le temps a gommé son angoisse et sa culpabilité de l’avoir laissé là-bas. Elle a écrit, souvent, elle a essayé d’appeler, plusieurs fois, et ensuite, c’est la lassitude qui a gagné. Elle était toujours celle qui essayait, qui tentait, qui demandait pardon, qui proposait une visite, mais combien de temps est-ce qu’on peut être comme ça, à genoux, la tête baissée, à attendre une réponse ? Paloma travaille désormais. Sa vie est claire avec des touches pastel. Elle voudrait des emportements, elle voudrait faire comme les autres, ces élans, ces cris, ces baisers, cette rage à vivre sa jeunesse mais elle ne peut pas, elle s’efforce d’être ici, un peu, assez mais pas trop, et c’est comme si elle était une stagiaire dans sa propre existence, en attendant d’y être confirmée. En attendant mieux, cette vie est parfaitement supportable. »</i></span></span></span></p></blockquote>
<blockquote><p><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">Page 119 : </span></span></span></strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><i>« Bien sûr que Loup se souvient de cette nuit où il a roulé et roulé encore, passé sans encombre les péages et il avait mis une radio où les gens appelaient pour passer leur musique préférée ou pour dire à lui à elle à eux combien ils étaient aimés, combien leur absence pesait, combien leur présence comblait. Loup conduisait, il avait fait le plein aussi, il connaissait ces choses-là, il avait vu sa mère faire plusieurs fois ça entrait en lui simplement ces gestes-là, il lui suffisait de regarder, c’était comme à la maison quand il fallait réparer </i></span></span></span><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><i>les petites choses il savait faire sans même qu’on lui dise comment. </i></span></span></span></p></blockquote>
<blockquote><p><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><i>Et c’est vrai que la peur était apparue quand il était sorti de l’autoroute et après c’est le juge qui le dit le mieux : à contresens, carambolage, accident grave évité de justesse, refus de suivre les gendarmes, tentative de fuite à travers champs. »</i></span></span></span></p></blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>« Le ciel par-dessus le toit », Nathacha Appanah, Gallimard, 14€. </b></span></span></span></strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Salina ou le récit d&#8217;une vengeance</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/08/20/salina-ou-le-recit-dune-vengeance/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/08/20/salina-ou-le-recit-dune-vengeance/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 20 Aug 2019 08:37:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Salina : les trois exils"]]></category>
		<category><![CDATA[abandon]]></category>
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		<description><![CDATA[ Laurent Gaudé fait partie de mon panthéon littéraire personnel. De son vivant ! Oui, je sais, c&#8217;est une sacrée chance ! &#160; Presque vingt ans que je suis cet auteur, roman après roman. C&#8217;est d&#8217;ailleurs grâce à l&#8217;un d&#8217;eux (&#171;&#160;Danser les ombres&#160;&#187;) que j&#8217;ai eu envie de découvrir Haïti, sac sur le dos. Romancier, auteur de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong> Laurent Gaudé</strong> fait partie de mon panthéon littéraire personnel. De son vivant ! Oui, je sais, c&rsquo;est une sacrée chance !</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SALINA.jpg" rel="lightbox[4735]"><img class="alignleft size-full wp-image-4736 colorbox-4735" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SALINA.jpg" alt="SALINA" width="120" height="227" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Presque vingt ans que je suis cet auteur, roman après roman. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs grâce à l&rsquo;un d&rsquo;eux (<strong>&laquo;&nbsp;Danser les ombres&nbsp;&raquo;</strong>) que j&rsquo;ai eu envie de découvrir Haïti, sac sur le dos.</p>
<p>Romancier, auteur de théâtre et de nouvelles, poète, <strong>Laurent Gaudé</strong> manie les mots et les univers. Convoquant la mythologie antique pour mieux expliquer l&rsquo;actualité brûlante. Et ça fonctionne.</p>
<p>Vous trouverez des posts sur ses oeuvres <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/12/quand-la-terre-devient-bouche-qui-mange/">ici</a> </strong>mais également <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/08/03/haiti-revolution-en-germe-dans-le-tan-lontan/">là </a></strong> et enfin <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/11/06/perdre-pour-mieux-gagner/">par ici</a>.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4735"></span></p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Salina : les trois exils&nbsp;&raquo;</strong>, c&rsquo;est donc l&rsquo;histoire d&rsquo;une femme. Et celle d&rsquo;une vengeance. <strong>Salina</strong>, c&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;un nouveau-né déposé par un cavalier dans un village dont on ne saura jamais le nom, ni le pays dans lequel il se situe.</p>
<p>Là, dans le clan des <strong>Djimba</strong>,<strong> Salina</strong>, recueillie finalement par <strong>Mamambala</strong>, va grandir.  Tombera éperdument amoureuse de <strong>Kano</strong> dont elle a partagé tous les jeux, mais sera forcée d&rsquo;épouser le frère de celui-ci, <strong>Saro</strong>, fils aîné du roi <strong>Sissoko</strong>. Qui la violera le soir de ses noces. Alors <strong>Salina</strong> va ourdir sa vengeance.</p>
<p>Son dernier fils, <strong>Malaka</strong>, la raconte au fil d&rsquo;un roman court. Dense et puissant. Impossible en effet de pouvoir enterrer le corps de sa mère dans l&rsquo;île cimetière sans que le récit soit approuvé par les pêcheurs. Il faut convaincre. Malaka s&rsquo;y emploie des nuits durant.</p>
<p><strong>Son auteur en parle ici :</strong></p>
<p><a href="https://dai.ly/x6wj28t">https://dai.ly/x6wj28t</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVIGNON.jpg" rel="lightbox[4735]"><img class="alignleft wp-image-4738 size-medium colorbox-4735" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVIGNON-225x300.jpg" alt="AVIGNON" width="225" height="300" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Laurent Gaudé</strong>, que j&rsquo;ai rencontré le 8 juillet au festival d&rsquo;Avignon où il présentait le spectacle issu de son nouveau livre <strong>&laquo;&nbsp;Nous l&rsquo;Europe, banquet des peuples&nbsp;&raquo;</strong>, signe ici un roman, ou devrais-je dire un conte, court, d&rsquo;une puissance qui rappelle <strong>&laquo;&nbsp;La mort du roi Tsongor&nbsp;&raquo;</strong>.  <strong>&laquo;&nbsp;Salina : les trois exils&nbsp;&raquo;</strong> est un petit bijou. Réellement.</p>
<p><strong>Salina</strong> s&rsquo;y venge, mais parvient, in fine, à dépasser sa vengeance.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_4763" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVIGNON1.jpg" rel="lightbox[4735]"><img class="wp-image-4763 size-medium colorbox-4735" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVIGNON1-300x225.jpg" alt="Olivier Py, directeur du festival d'Avignon ; Laurent Gaudé et le comédien Charles Berling. " width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Olivier Py, directeur du festival d&rsquo;Avignon ; Laurent Gaudé et le comédien Charles Berling.</p></div>
<p style="text-align: center"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 21 :</strong><em> &nbsp;&raquo; Dès qu&rsquo;elle voit la première monture, elle entend également le cri poussé par son cavalier. Cela n&rsquo;a plus rien à voir avec ce qu&rsquo;elle a entendu du haut des dunes de roche : c&rsquo;est un cri aigu, log, qui se termine par une sorte de jappement. Elle est frappée par sa puissance. Il est tendu, avec une intonation voilée qui déchire l&rsquo;âme. Elle sait ce que cela signifie : que la colonne ramène avec elle un mort.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 73 : </strong><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">[&#8230;] Elle voudrait que la route soit longue, infiniment longue. Qu&rsquo;il faille la porter jusqu&rsquo;au mont Tadma et bien au-delà. Tant qu&rsquo;elle est dans cette chaise, elle n&rsquo;est pas mariée. Et tant pis s&rsquo;il y fait chaud, si les bracelets la serrent&#8230; Tant pis si elle prisonnière d&rsquo;or et de tissus, elle n&rsquo;est pas mariée. Elle serre les dents pour ne pas hurler. Elle sait que cela ne servirait à rien. Et puis enfin, la chaise à porteurs se fige. Les quatre hommes qui la tiennent la déposent au sol. Une main pousse le voile d&rsquo;un geste brusque. Elle la reconnaît. C&rsquo;est la main de Khaya.</span></span></span></em></p>
<p class="western" style="text-align: left"><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Pages 102-103 : </b></span></span></span></strong><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">&laquo;&nbsp;Lorsqu&rsquo;il se réveille quelques heures plus tard, la barque est bercée par le roulis des vagues. Le soleil a disparu et la lumière du jour décline à vue d&rsquo;oeil. Toute la flotte est à l&rsquo;arrêt et attend visiblement qu&rsquo;il poursuive son histoire. Alors il parle à nouveau et la c&rsquo;est la deuxième nuit des mots : </span></span></span></em></p>
<p class="western" style="text-align: left"><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">&nbsp;&raquo; Moi, Malaka, fils d&rsquo;une mère qui a fait naître seule son enfant, je reprends l&rsquo;histoire de Salina que j&rsquo;ai laissé dans le sable, car c&rsquo;est dans le sable, toujours, qu&rsquo;elle a vécu. Koura Kumba était né et il avait faim de combat. Elle ne l&rsquo;avait mis au monde que pour cela. J&rsquo;évoque ce frère que je n&rsquo;ai pas connu mais qu&rsquo;elle m&rsquo;a raconté tant de fois, et ses yeux pleuraient toujours de fierté et de tristesse lorsqu&rsquo;elle le faisait.&nbsp;&raquo;&nbsp;&raquo;</span></span></span></em></p>
<p class="western">
</blockquote>
<p class="western"><em><strong>&laquo;&nbsp;Salina : les trois exils&nbsp;&raquo;, Laurent Gaudé, Actes Sud, 16,80€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Réclusion volontaire&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/05/30/reclusion-volontaire/</link>
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		<pubDate>Mon, 30 May 2016 08:16:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[brigadistes]]></category>
		<category><![CDATA[Camelia de Bardi]]></category>
		<category><![CDATA[carabiniers]]></category>
		<category><![CDATA[cellule]]></category>
		<category><![CDATA[enfermement]]></category>
		<category><![CDATA[Fabrizio Annunziato]]></category>
		<category><![CDATA[Florence]]></category>
		<category><![CDATA[grève générale]]></category>
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		<category><![CDATA[police]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[Raphaëlla Siniscalchi]]></category>
		<category><![CDATA[traducteur]]></category>
		<category><![CDATA[travail]]></category>

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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2016 Et une vraie bonne surprise pour la fin !  &#171;&#160;Le cas Annunziato&#160;&#187; aura été le dernier premier roman que j&#8217;ai dévoré pour cette sélection 2016 du prix Roblès. Un (court) roman de haute volée, enlevé, drôle et loufoque à souhait.   L&#8217;histoire ? C&#8217;est celle de Fabrizio Annunziato, traducteur installé à [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Sélection prix Roblès 2016</span></strong></p>
<p>Et une vraie bonne surprise pour la fin !  <strong>&laquo;&nbsp;Le cas Annunziato&nbsp;&raquo;</strong> aura été le dernier premier roman que j&rsquo;ai dévoré pour cette sélection 2016 du <strong>prix Roblès. Un (court) roman de haute volée, enlevé, drôle et loufoque à souhait.</strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CAS-ANNUNZIATO.jpg" rel="lightbox[3594]"><img class="alignleft size-full wp-image-3596 colorbox-3594" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CAS-ANNUNZIATO.jpg" alt="CAS ANNUNZIATO" width="178" height="245" /></a>  L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de<strong> Fabrizio Annunziato</strong>, traducteur installé à Paris et en visite à Florence. Deux de ses amis l&rsquo;enferme dans l&rsquo;une des cellules de l&rsquo;ancien couvent dominicain San Marco, transformé en musée national.</p>
<p>Plutôt que s&rsquo;en plaindre, <strong>Fabrizio</strong>, qui a un manuscrit à traduire va trouver là l&rsquo;endroit idéal pour mener à bien son travail. Surtout que la belle serveuse habite tout tout près&#8230;</p>
<p>L&rsquo;histoire va, le jour de la découverte de l&rsquo;enfermement volontaire, trouver un retentissement bien étonnant. Les médias s&rsquo;emparent de l&rsquo;affaire du reclus volontaire.</p>
<p>Nous sommes au printemps 2002.  En Italie, Berlusconi fait des siennes et la population est dans la rue, c&rsquo;est la grève générale. En France, la campagne électorale pour les présidentielles bat son plein.</p>
<p>Dans sa cellule, <strong>Fabrizio</strong> vit quelque chose de fort. Intense. Intime.</p>
<p><span id="more-3594"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Yan Gauchard raconte la génèse de ce premier roman. </strong></p>
<p>Nantais, ce dernier est journaliste de PQR à Presse-Océan. Il avait entamé le chapitre de son premier roman il y a quinze ans avant de s&rsquo;y replonger alors qu&rsquo;un accident de vélo le cloue chez lui.</p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/Xprg-pru2gM?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 12-13 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Personne ne s&rsquo;aperçoit de la disparition de Fabrizio Annunziato, hormis ses amis, hilares. Camelia Dei Bardi elle-même a oublié l&rsquo;épisode funeste, absorbée par la mort de son père : quand elle s&rsquo;en souviendra ce soir, beaucoup plus tard, elle pensera naturellement que l&rsquo;homme aura crié, qu&rsquo;une employée sera venue le délivrer, que ses amis auront protesté, mais non. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>La vie de Fabrizio Annunziato se trouve changée en l&rsquo;espace de deux minutes, d&rsquo;aspirant-geôlier à prisonnier. Et puis, très vite, la condition de captif se prolonge en raison de la bousculade et de trouble suscités par l&rsquo;annonce de la mort du père de Camelia dei Bardi, – Camelia dei Bardi en pleurs, toute retournée, déconfite, enlaidie par les grimaces de la peine. L&rsquo;émotion, qui est souvent contagion, s&rsquo;empare des collègues de Camelia dei Bardi, déjà partie en direction du marché. On ferme le bâtiment de façon précipitée. Le couple d&rsquo;amis de Fabrizio Annunziato tient sa revanche. Chacun sort, sauf le traducteur.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 55 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Ce n&rsquo;est pas une question de surprise, de subite fièvre tachycardique : ça relève de l&rsquo;effroi. Ce n&rsquo;est pas tant le physique de Fabrizio Annunziato. Certes, il a changé durant cette fin de semaine mais n&rsquo;exagérons rien : ce n&rsquo;est pas Nosferatu non plus. Même hagard, les yeux exorbités, même arborant une barbe épaisse, toutes variations physionomiques qui, conjugées à la torpeur des jours passés, vous dessinent fatalement un masque livide et chassieux, le traducteur n&rsquo;a rien d&rsquo;un monstre, pas même le visage trouble d&rsquo;un fou, dangereux ou non, échappé d&rsquo;une institution psychiatrique&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 97 :</strong><em> &laquo;&nbsp;C&rsquo;est assez mal partie pour l&rsquo;anachorète littéraire. Les premiers sondages traduisent le désarroi des Florentins. On soutenait sans faillir la libération du traducteur, ému, amusé et parfois inquiet de ses rocambolesques aventures pénitentiaires. Maintenant, on se demande s&rsquo;il n&rsquo;est pas un peu fou, ce qui lénifie sacrément l&rsquo;ardent soutien originel. Sans compter que, bien sûr : un couvent, même muséographique, reste sacré. N&rsquo;y habite pas qui veut, de son plein gré s&rsquo;entend. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Le cas Annunziato&nbsp;&raquo;, Yan Gauchard, Editions de Minuit, 12,50€</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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		</item>
		<item>
		<title>Entre vides et manques, la petite barbare&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/09/15/entre-vides-et-manques-la-petite-barbare/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/09/15/entre-vides-et-manques-la-petite-barbare/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2015 08:52:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire  Semaine après semaine, Quatrième de couv vous fait découvrir les nouveautés de la rentrée littéraire et surtout des coups de coeur. Parmi eux, impossible de passer à côté de &#171;&#160;La petite barbare&#160;&#187;, véritable pépite d&#8217;Astrid Manfredi, qui signe là un premier roman uppercut. Créatrice du blog de chroniques littéraires Laisse parler les filles, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BARBARE-OK.jpg" rel="lightbox[3284]"><img class="alignleft size-full wp-image-3286 colorbox-3284" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BARBARE-OK.jpg" alt="BARBARE OK" width="368" height="499" /></a><span style="color: #ff6600"> Rentrée littéraire</span></strong></p></blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #ff6600"> <span style="color: #000000">Semaine après semaine, Quatrième de couv vous fait découvrir les nouveautés de la rentrée littéraire et surtout des coups de coeur. Parmi eux, impossible de passer à côté de <strong>&laquo;&nbsp;La petite barbare&nbsp;&raquo;</strong>, véritable pépite d&rsquo;<strong>Astrid Manfredi</strong>, qui signe là un premier roman uppercut. </span></span></p>
<p style="text-align: left">Créatrice du blog de chroniques littéraires <em>Laisse parler les filles, </em><strong>Astrid Manfredi </strong> intervient ponctuellement pour le <em>Huffington Post,</em> toujours autour de la littérature.</p>
<p style="text-align: left">L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;une jeune femme de 23 ans  à la beauté incendiaire. Elle achève sa peine de prison. Elle a passé plusieurs années derrière les barreaux pour ne pas avoir dénoncer des actes de torture et un meurtre, pour avoir cautionné des actes barbares.</p>
<p style="text-align: left">Au fil des pages, c&rsquo;est elle-même qui nous raconte son histoire. Faite de riens et de manques. Alors elle compense. Mise sur son corps pour s&rsquo;offrir toujours mieux que le quotidien minable et tellement étriqué de ses parents. Quitte à aller trop loin. Quitte à ne plus rien respecter. Même pas elle.</p>
<p style="text-align: left">Avec <strong>Esba</strong>, elle monte des coups, dévalise de jeunes et moins jeunes bourgeois qui s&rsquo;encanaillent. Jusqu&rsquo;au drame. On y devine, en filigrane, l&rsquo;<strong>affaire Ilan Halimi</strong>. Et celle de l&rsquo;allumeuse. Jusqu&rsquo;en prison, la jeune femme usera de ses charmes vénéneux pour gagner un peu de liberté. Tragique.</p>
<p style="text-align: left"><span id="more-3284"></span></p>
<p style="text-align: left">Seule les livres l&rsquo;apaise. Seuls les mots de <strong>Marguerite Duras</strong> et plus précisément ceux de <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;amant&nbsp;&raquo;</strong> lui font envisager autre chose. Loin de la noirceur de sa réalité.</p>
<p>Sur le site <a href="http://www.babelio.com/auteur/Astrid-Manfredi/354019"><strong>Babelio</strong>,</a> <strong>Astrid Manfredi </strong> explique quelles étaient ses inspirations.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Il y a eu plusieurs points d’orgue. D’une part cette jeune fille, Emma, qui a servi d’appât dans le gang des barbares puis séduit le directeur de prison lors de son incarcération. D’autre part l’affaire Valérie Subra, dans les années 80, qui répondaient au même processus : obtenir ce qu’elle voulait coûte que coûte, et sous emprise. J’ai aussi pensé au cinéma de Larry Clark et à la crudité poétique de sa caméra lorsqu’il filme une jeunesse qui a perdu le cap, et qui pourtant n’est pas toujours issue de milieux défavorisés. Mais oui, le fait divers reste une excellente chair à fiction.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class=" itw_reponse "><strong>&laquo;&nbsp;La petite barbare&nbsp;&raquo;</strong>, c&rsquo;est le récit cru et cash d&rsquo;un chaos social et intérieur. De la banlieue aux Champs-Elysées, il n&rsquo;y a que trois stations de RER. Le rêve est à portée de main. Il va cependant virer au cauchemar.</p>
<p class=" itw_reponse "><strong>Ici, Astrid Manfredi explique la génèse de son premier roman</strong></p>
<p class=" itw_reponse "><iframe frameborder="0" width="500" height="281" src="https://www.dailymotion.com/embed/video/x339jni" allowfullscreen allow="autoplay"></iframe></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><strong>Page 67 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Je suis sortie de l&rsquo;isolement. Comprenez : ils vont me libérer sous peu, je suis trop jeune pour racornir en prison, il semblerait. Ce n&rsquo;est pas mon dirlo – celui de la prison –  qui me dira le contraire. En attendant, c&rsquo;est lui qui paye l&rsquo;addition. Bien fait. Il faut toujours payer pour ses faiblesses. La vie c&rsquo;est du bluff, mieux vaut garder les lunettes noires et ne rien laisser voir.</em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><em> Je suis revenue en cellule avec les filles pour les six derniers mois de taule qui me restent à faire. J&rsquo;ai appris ça l&rsquo;autre jour : la fin de mon incarcération, de mon lavage de cerveau pour mauvaise conduite. La famille de la victime est scandalisée. Pas moi. J&rsquo;ai juste vu. Et encore, vu, c&rsquo;est vite dit. Je m&rsquo;en allais faire du shopping, j&rsquo;achetais des valises entières de trucs vaporeux à faire triquer David Beckham puis je rentrais et je voyais l&rsquo;autre supplicié qui implorait la clémence sur sa chaise. Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il pouvait chlinguer. Après son regard de poney fou j&rsquo;allais gerber. Peur de la peur.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><strong>Page 82</strong> : <em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai menti à la rue, à la vie, aux arbres et aux tours qui nous encerclaient. J&rsquo;ai laissé un mec crever tout seul dans l&rsquo;abattoir de béton au nom de rien. </em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><em>Esba, mon Esba à la peau de toujours, jamais je ne t&rsquo;en voudrai, je connais les sédiments de ta douleur et les belles couleurs qui s&rsquo;y sont déposées avant que tu te transformes en super-héros du néant. Je connais tes chansons, ta voix chaude et embrumée venue d&rsquo;ailleurs. Ta voix oubliée de tous. Je connais ta main dans la mienne et ta révérence de marabout devant ma beauté. Je t&rsquo;absous à tout jamais. </em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><em>Puis le bourge est mort. Plus rien, plus un souffle n&rsquo;est sorti de lui. Pantin désarticulé aux membres fracassés et soumis, un sourire de joker pour la récompense. Le festin était terminé. Il gisait là, devant nous, incroyablement humain, incroyablement seul. </em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><em>J&rsquo;ai pleuré sur mes escarpins et les sirènes ont retenti. </em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><em>Il faut toujours payer.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><strong>Page 113 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;J moins quatre. Je l&rsquo;écris à la craie sur le mur en vrac de la cellule. Les filles applaudissent et me déboitent l&rsquo;épaule à force de paluches d&rsquo;encouragement. Encore un J moins qui viendra rejoindre une cohorte de J moins maladroits et fiévreux que d&rsquo;autres évadées avant moi ont espérés dans une tension qui te tord les boyaux. Ca chamboule grave, j&rsquo;ai presque peur. Peur de ne plus savoir marcher sur les trottoirs, de ne plus savoir lire l&rsquo;heure, de me tromper de direction dans le métro, d&rsquo;être gauche et ringarde parmi les minettes à la mode si minces. J&rsquo;ai eu mon heure de gloire, elle est passée et je ne la regrette pas. Je l&rsquo;ai dépensée jusqu&rsquo;à la lie, plus une seconde de disponible.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left">Un premier roman réussi. Une histoire forte dont on dévore chaque page.</p>
<p class=" itw_reponse " style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;La petite barbare&nbsp;&raquo;, Astrid Manfredi, Belfond, 15€.</strong></em></p>
</blockquote>
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		<title>&#171;&#160;Gil&#160;&#187; ou le roman d&#8217;une voix</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/03/14/gil-ou-le-roman-dune-voix/</link>
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		<pubDate>Sat, 14 Mar 2015 16:54:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Savez-vous que les romans ont chacun leur petite musique, leur mélodie ? C&#8217;est encore plus vrai avec le nouveau roman de Célia Houdart qui signe là son quatrième opus depuis 2007. Avec &#171;&#160;Gil&#160;&#187;, l&#8217;auteure-artiste touche-à-tout de 45 ans nous entraîne dans la vie de Gil de Andrade, que l&#8217;on rencontre alors qu&#8217;il a 18 ans, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Gil.jpg" rel="lightbox[2947]"><img class="alignleft size-full wp-image-2950 colorbox-2947" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Gil.jpg" alt="Gil" width="300" height="462" /></a>Savez-vous que les romans ont chacun leur petite musique, leur mélodie ? C&rsquo;est encore plus vrai avec le nouveau roman de <strong>Célia Houdart</strong> qui signe là son quatrième opus depuis 2007.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Gil&nbsp;&raquo;</strong>, l&rsquo;auteure-artiste touche-à-tout de 45 ans nous entraîne dans la vie de <strong>Gil de Andrade</strong>, que l&rsquo;on rencontre alors qu&rsquo;il a 18 ans, son bac et son permis de conduire en poche. Le rêve de ce fils de postier d&rsquo;origine portugaise ? Entrer au Conservatoire.</p>
<p>Le jeune pianiste ne compte pas ses heures et ses gammes, encouragé par ses professeurs. Puis, c&rsquo;est la révélation. Sa voix est plus talentueuse encore que ses doigts. Lui, le jeune homme timide qui, toujours, a parlé si bas, va faire parler de lui partout. Un ténor est né. Sensible mais fragile, inquiet.</p>
<p>Son père <strong>Jorge</strong> le soutient. Sa mère aussi, à sa manière. Depuis plusieurs années déjà, <strong>Lucile</strong> est soignée dans une institution, en Suisse.</p>
<p>De répétition en représentation, le lecteur découvre les coulisses de l&rsquo;opéra et la carrière fulgurante de <strong>Gil.</strong> Un roman sensible. Pas réservé à l&rsquo;élite mélomane. D&rsquo;ailleurs, pour ne pas tomber dans ce type de piège, l&rsquo;auteure a sciemment inventé les oeuvres et leurs compositeurs. Histoire de mettre tout le monde à l&rsquo;aise.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><span id="more-2947"></span></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 40 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Dans le TGV, Gil fut à nouveau envahi par la musique. Elle se jetait parfois sur lui comme une vague. Il n&rsquo;avait pas besoin de partition pour réentendre les notes du dernier morceau qu&rsquo;il avait travaillé. Il en jouait intérieurement des passages. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il se mit à pleuvoir. Gil était assis côté fenêtre, les mains posées sur ses cuisses. La tablette du siège était relevée. Une tension partant d&rsquo;une point situé entre ses omoplates parcourait ses bras, ses poignets, ses doigts, les os de son crâne. Il se mit à enfoncer les touches d&rsquo;un piano imaginaire. En face de lui, un homme lisait son journal.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 123-124 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Jorge se fit la réflexion que, malgré le bruit du passage des voitures et les conversations des clients aux tables voisines, il entendait parfaitement Gil. Il n&rsquo;avait plus comme autrefois à le faire répéter. A ce moment-là, il ne pensait pas particulièrement aux progrès de son fils chanteur, au développement de sa voix, qui augurait peut-être d&rsquo;une belle carrière. Non, il se réjouissait simplement de cette victoire sur ce qu&rsquo;il avait toujours considéré comme un handicap. Gil parlait trop bas. A la petite école et au collège, on le lui avait toujours signalé. Personne n&rsquo;entendait Gil. Même en tête-à-tête. Avec lui, il fallait toujours tendre un peu l&rsquo;oreille. Sans y attacher une importance excessive, Jorge s&rsquo;était toujours interrogé. Il ne comprenait pas. Il en avait même conçu une forme de culpabilité.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Maintenant c&rsquo;était fini. Il s&rsquo;était déjà fait la réflexion un jour, à table, au mois d&rsquo;avril, lorsque Gil était venu le voir. Il n&rsquo;y avait plus de doute, il entendait tout ce que disait Gil.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 156 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Chez lui aussi, Gil passait des soirées entières à regarder la télévision. Dans ces moments-là, il ne pensait à rien. Il était habillé n&rsquo;importe comment, se nourrissait de chips au vinaigre. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il se laissait porter, plongeait dans une sorte de somnolence. Il comblait un grand vide central. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Octobre. Novembre. Plus de chant.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff"> Quel destin que celui de Gil ! On suit le personnage de ce court roman dans son parcours entre ombres et lumières, entre répétitions et représentations ratées. Un roman qu&rsquo;on lit d&rsquo;une traite. Et qu&rsquo;on referme avec, dans le creux de l&rsquo;oreille, une petite musique qui reste. Jolie découverte !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Gil&nbsp;&raquo;, de Célia Houdart, POL, 12,50€.</strong> </em></p>
<p style="text-align: left">
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		<title>La cravate : plongée dans la vie d&#8217;un hikikomori</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Oct 2013 07:35:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Voilà un livre étonnant ! &#171;&#160;La cravate&#160;&#187;, écrit par Milena Michiko Flašar nous emmène au Japon, dans un parc. Sur un banc. Puis un second. C&#8217;est là que jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, deux hommes vont apprendre à se parler, à se connaître. Une très jolie découverte de cette [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="text-decoration: underline;color: #0000ff"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
<p>Voilà un livre étonnant ! <strong>&laquo;&nbsp;La cravate&nbsp;&raquo;</strong>, écrit par<strong> Milena Michiko Flašar</strong> nous emmène au Japon, dans un parc. Sur un banc. Puis un second. C&rsquo;est là que jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, deux hommes vont apprendre à se parler, à se connaître.<strong> Une très jolie découverte de cette rentrée littéraire !</strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CRAVATE.jpg" rel="lightbox[2124]"><img class="alignleft  wp-image-2143 colorbox-2124" style="margin: 10px" alt="CRAVATE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CRAVATE.jpg" width="245" height="360" /></a>Le premier a 20 ans, en tout cas c&rsquo;est l&rsquo;âge qu&rsquo;il s&rsquo;est choisi. Il s&rsquo;appelle<strong> Taguchi Hiro</strong>. C&rsquo;est un <strong>Hikikomori</strong>. Il fait partie de ces centaines de milliers de jeunes Japonais victimes d&rsquo;une pathologie psychosociale et familiale qui les coupe de toute vie extérieure pendant des mois voire des années. Un phénomène qui touche aussi d&rsquo;autres pays. Ces jeunes ( souvent trentenaires, masculins et ayant subi un échec dans leur vie professionnelle) ne sont ni grabataires, ni autistes ni retardés mentaux, ils se sentent accablés par la société. Et préfèrent s&rsquo;en retirer.</p>
<p>Ce jeune homme a fini par sortir de chez ses parents, au bout de deux ans de retrait volontaire. Sur son banc, il rencontre <strong>Ohara Tetsu</strong>. Lui est un salaryman. Chaque matin, il se rend au bureau. En tout cas c&rsquo;est ce qu&rsquo;il fait croire à sa femme. Deux mois déjà qu&rsquo;il a perdu son emploi. Il vient au parc. Dès lors l&rsquo;histoire peut commencer.</p>
<p>Un histoire imaginée par une auteure trentenaire qui vit à Vienne. <strong>Milena Michiko Flašar</strong> a étudié la littérature comparée ainsi que la philologie germanique et romane à l’Université de Vienne. Ensuite, elle a enseigné l’allemand à des allophones.</p>
<p>Suite à quelques publications réussies dans divers magazines littéraires, elle a débuté en 2008 par le recueil <strong>&laquo;&nbsp;Ich bin&nbsp;&raquo;</strong>, qui contient trois histoires courtes, étroitement liées, sur l’amour et la séparation.</p>
<p>En 2010, a paru la nouvelle<strong>&laquo;&nbsp;Okaasan – Meine unbekannte Mutter&nbsp;&raquo;,</strong> qui traite du décès de sa mère atteinte de démence. Elle a reçu plusieurs prix et bourses pour son œuvre. En 2012 son roman <strong>&laquo;&nbsp;Ich nannte ihn Krawatte&nbsp;&raquo;</strong> a été publié.</p>
<p>Entretemps, elle s‘est entièrement consacrée à l’écriture. <strong>&laquo;&nbsp;La cravate&nbsp;&raquo;</strong> est ainsi la traduction de ce roman, effectuée par Olivier Mannoni.</p>
<p><span id="more-2124"></span></p>
<p>Au fil des pages, chacun des deux personnages raconte des tranches de sa vie qui expliquent son parcours. Suicide, enfant handicapé, pression sociale, difficulté à être tout simplement. Malgré les différences (âge, situation sociale et personnelle&#8230;), un véritable lien d&rsquo;amitié unit les deux hommes qui ont appris à s&rsquo;apprivoiser. Jusqu&rsquo;à la mort.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 16</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Quelqu&rsquo;un me remarqua-t-il, j&rsquo;en doute, et si ce fut le cas, c&rsquo;était probablement de la manière dont on remarque un fantôme. On le voit, clair et distinct, on n&rsquo;arrive pas à croire qu&rsquo;on l&rsquo;a vu, on le fait disparaître d&rsquo;un clignement d&rsquo;oeil. J&rsquo;étais un fantôme de ce genre-là. Même mes parents n&rsquo;avaient presque plus conscience de ma présence. Lorsque je les croisais à la maison, dans l&rsquo;entrée ou dans le couloir, ils susurraient, incrédules, un Tiens, c&rsquo;est toi. Ils avaient renoncé depuis longtemps à me compter parmi eux. Nous avons perdu notre fils. Il est mort avant l&rsquo;heure. C&rsquo;est forcément ce qu&rsquo;ils ont ressenti. Comme une perte vivante.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 28 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;D&rsquo;abord il y eut quelques gouttes, qui devinrent bientôt des cordons. Il tendit les mains dans la pluie, laissa tomber son journal, ferma les yeux. Je vis l&rsquo;eau s&rsquo;accumuler dans ses mains. Il les avait jointes pour qu&rsquo;elles forment une coupe. Flic, flac, elle l&rsquo;éclaboussait. J&rsquo;étais surpris. Aucun salaryman ne s&rsquo;expose de bon coeur à la pluie. Tout autour le parc était flou, délavé. Partout des gens qui fuyaient. Aucune personne en bonne santé ne s&rsquo;expose volontiers à la pluie. Lui, totalement livré à elle, déjà trempé jusqu&rsquo;aux os, il semblait ne pas connaître de plus grand bonheur que d&rsquo;être ainsi trempé. J&rsquo;observai, fasciné, son visage heureux. Il ouvrit les yeux. Me regarda, à l&rsquo;improviste, à travers la pluie. Je bondis sur mes jambes. Je ne m&rsquo;étais pas attendu à cela. A ce regard subit qui savait ma présence. Je ne suis pas seul, y lisait-on, tu es là. Puis il ferma de nouveau les yeux.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 143-144</strong> : <em>&laquo;&nbsp;Ca se passera. Je me faufilai à l&rsquo;extérieur. La cravate dans la poche de ma veste. Je ta touchais à tous les coins de rue devant lesquels je passais. Elle me tirait vers l&rsquo;avant. Me poussait dans la foule. J&rsquo;achetai un billet. Je n&rsquo;avais pas oublié comment faire. Je franchis le portillon. Dans le métro. Son univers, jour après jour, la main accrochée à la poignée. Je me tenais un peu de travers, les épaules penchées en avant, je ramais à contre-courant. Alors que tout le monde allait dans la ville, moi, j&rsquo;en sortais. Je voyais les choses qu&rsquo;il avait forcément vues.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un très beau roman que <strong>&laquo;&nbsp;La cravate&nbsp;&raquo;</strong>. L&rsquo;histoire d&rsquo;une belle rencontre, unique. Celle qui pousse à l&rsquo;introspection pour mettre des mots justes sur qui arrive. Les chapitres, très courts, invitent à passer d&rsquo;une histoire à l&rsquo;autre. Le roman, sombre et léger à la fois, est également émouvant. Et très bien écrit.</span></p>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;La cravate&nbsp;&raquo;, de Milena Michiko Flašar, Editions de l&rsquo;Olivier, 18,50€ ( traduit par Olivier Mannoni).</em></strong></p>
</blockquote>
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		</item>
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		<title>Quand Régis Jauffret raconte “le petit peuple de la cave”&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/02/19/quand-regis-jauffret-raconte-les-gens-du-sous-sol/</link>
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		<pubDate>Sun, 19 Feb 2012 17:43:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Angelika]]></category>
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		<description><![CDATA[Un auteur doit-il s&#8217;inspirer de la réalité ? Y plonger tout entier ou doit-il se contenter de la fiction ? Vaste question que pose le nouveau roman de Régis Jauffret, &#171;&#160;Claustria&#171;&#160;, un titre construit autour des mots Claustration et Austria ( Autriche, en anglais). Un roman comme on en lit que très peu. Un roman [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/JAUFFRET-PHOTO.jpg" rel="lightbox[813]" title="JAUFFRET PHOTO"><img class="alignleft  wp-image-822 colorbox-813" style="margin: 10px;" title="JAUFFRET PHOTO" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/JAUFFRET-PHOTO-300x256.jpg" alt="" width="180" height="154" /></a>Un auteur doit-il s&rsquo;inspirer de la réalité ? Y plonger tout entier ou doit-il se contenter de la fiction ? Vaste question que pose le nouveau roman de <a title="sa page Wikipedia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gis_Jauffret">Régis Jauffret</a>, &laquo;&nbsp;<strong>Claustria</strong>&laquo;&nbsp;, un titre construit autour des mots Claustration et Austria ( Autriche, en anglais).</p>
<p>Un roman comme on en lit que très peu. Un roman monstre, un livre événement qui a marqué la rentrée littéraire de janvier, opposant une fois encore, les pro et les anti-Jauffret.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-813"></span></p>
<p>En 2010 déjà, l&rsquo;auteur avait plongé dans l&rsquo;affaire <strong>Stern</strong> pour en  écrire une libre évocation, avec  &laquo;&nbsp;<strong>Sévère</strong>&laquo;&nbsp;. Un roman qui a nourri la polémique, l&rsquo;auteur ayant été, jusqu&rsquo;à très récemment, poursuivi en justice par la famille du banquier suisse qui a finalement retiré sa plainte. Souvenez-vous :</p>
<p>Le 28 février 2005,<strong> Edouard Stern</strong>, banquier suisse, est assassiné par sa maîtresse, Cécile Brossard, lors d&rsquo;ébats sadomasochistes. S&rsquo;ensuivit un procès retentissant qui fouilla dans les détails les plus intimes la vie deux deux protagonistes.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CLAUSTRIA.jpg" rel="lightbox[813]" title="CLAUSTRIA"><img class="alignleft  wp-image-820 colorbox-813" style="margin: 10px;" title="CLAUSTRIA" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CLAUSTRIA.jpg" alt="" width="104" height="159" /></a>Une nouvelle fois, Régis Jauffret, qui aime à plonger dans plume dans le réel dans ce qu&rsquo;il a de plus glauque, s&rsquo;est inspiré d&rsquo;un fait-divers tragique. Sordide.</p>
<p>En avril 2008 en effet, la ville autrichienne d&rsquo;<strong>Amstetten</strong> devient le centre du monde. Et pour cause. Pendant vingt-quatre ans, un homme a retenu sa fille contre son gré dans une cave aménagée sous la maison familiale. Là, il lui a fait sept enfants. L&rsquo;un d&rsquo;eux mourra. Et trois rejoindront la famille d&rsquo;en-haut. A chaque fois, l&rsquo;homme explique à sa femme qu&rsquo;il vient de retrouver l&rsquo;enfant sur le palier, laissé là par sa mère enrôlée depuis plusieurs années dans une secte. Des mensonges dont la mère s&rsquo;est toujours contentés.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Elisabeth Fritzl</strong> a, des années durant, été le jouet sexuel de son père, <strong>Josef Fritzl</strong>. Au total, 8.516 jours passés dans le sous-sol, entre privations de soins, d&rsquo;eau et d&rsquo;électricité avec trois de ses enfants. A eux quatre, ils constituent <strong>&laquo;&nbsp;le petit peuple de la cave&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p>Il a fallu que l&rsquo;un d&rsquo;eux, l&rsquo;aînée, soit transporté à l&rsquo;hôpital pour que la vérité éclate enfin. Comment un homme peut-il en arriver à une telle monstruosité ?</p>
<div id="attachment_827" style="width: 87px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/220px-Fritzl.jpg" rel="lightbox[813]" title="220px-Fritzl"><img class=" wp-image-827   colorbox-813" style="margin: 10px;" title="220px-Fritzl" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/220px-Fritzl-215x300.jpg" alt="" width="77" height="108" /></a><p class="wp-caption-text">Josef Fritzl</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Josef Fritzl,</strong>  – le personnage du livre porte d&rsquo;ailleurs ce prénom et ce nom –, a été  condamné en mars 2009 par la justice autrichienne à la prison à vie et à l&rsquo;internement psychiatrique pour séquestration, viols, meurtre.</p>
<p>A l&rsquo;époque, les médias se sont emparés de cette affaire extraordinaire pour le coup. Lire ici, par exemple<a title="lire l'article" href="http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20080505.OBS2717/josef-fritzl-avait-prevu-le-cachot-des-1978.html ">, un article du Nouvel Obs</a>, daté du 23 juin 2008.</p>
<p>Reste ce roman. Puissant. Pour l&rsquo;écrire, l&rsquo;auteur s&rsquo;est rendu sur place. A puisé dans la réalité du dossier et dans celle du procès expédié en trois jours pour écrire cette terrible histoire à laquelle il a ajouté de la fiction. Car, comme il l&rsquo;explique dans cette vidéo <a href="http://www.dailymotion.com/video/xo9mx0_regis-jauffret-lecture-de-claustria_creation" target="_blank">Régis Jauffret : lecture de Claustria</a> <em>par <a href="http://www.dailymotion.com/laregledujeu" target="_blank">laregledujeu</a></em>, la fiction fait partie de son métier, de sa fonction.</p>
<p>Du fait-divers, Régis Jauffret réinvente le mythe de la caverne. Là, sous la maison, une mère et ses enfants ne découvriront la réalité du monde qu&rsquo;à travers un poste de télévision.</p>
<p>Si<strong> Fritzl</strong> a gardé son nom, c&rsquo;est le seul. Dans &laquo;&nbsp;<strong>Claustria</strong>&laquo;&nbsp;, <strong>Elisabeth</strong> se prénomme <strong>Angelika</strong>. Tous les autres prénoms ont également été modifiés.</p>
<p>Au fil du roman, des allers et retours entre l&rsquo;enfance d&rsquo;<strong>Angelika</strong>, la jeunesse de son père, les jours horribles passés dans la cave, l&rsquo;enquête menée par<strong> Jauffret</strong>, celle de la police, le relation établie entre<strong> Fritzl</strong> et son avocat <strong>Gretel</strong>, et la sortie des survivants s&rsquo;enchaînent. Tissant une trame dans laquelle on se laisse prendre. Jusqu&rsquo;à la fin.</p>
<p><strong>Josef Fritzl,</strong> ingénieur en béton<strong>,</strong> est ainsi décrit comme un violeur impénitent, un fils indigne ( il a laissé mourir sa mère) et un mari violent.  Son rôle de père, il s&rsquo;en charge à coups de gifles et d&rsquo;humiliation.</p>
<p><strong> Page 70</strong>, <strong>Régis Jauffret</strong>, qui se met en scène, vient de découvrir des photos en rapport avec l&rsquo;affaire Fritzl : <em>&laquo;&nbsp;&#8211; J&rsquo;arrive à m&rsquo;imaginer assassiné, mutile, torturé. Je n&rsquo;arrive pas à m&rsquo;imaginer vingt-quatre années dans un trou. Essayez, vous n&rsquo;y arriverez pas non plus. Vous parviendrez à une semaine, peut-être à quatre. La nuit suivante, vous aurez peur de vous endormir. Si parfois le sommeil était une trappe.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 118</strong> :<em> &laquo;&nbsp;C&rsquo;etait en 1994, la veille de Noël. Elle était enceinte de cinq mois des jumeaux. Fritzl n&rsquo;était pas réapparu depuis qu&rsquo;il avait remonté Sophie, le troisième enfant de l&rsquo;inceste. La cave connaissait la famine depuis plusieurs jours. [&#8230;] Il lui restait du Théralène, elle en distribuait matin et soir une cuillerée aux enfants. Ils dormaient vingt heures par jour. Entre les sommes, ils étaient trop abrutis pour ressentir la faim.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Dès l&rsquo;âge de 11-12 ans, Angelika est violée par son père. Sa mère reste silencieuse et aveugle. <strong>&laquo;&nbsp;Le petit peuple de la cave&nbsp;&raquo;</strong> n&rsquo;aura jamais aucune réalité pour elle. Elle élève les enfants de sa fille, – le savait-elle quand même ? L&rsquo;auteur en est persuadé –, comme elle a élevé les siens. Sans amour ni tendresse. Et dans la crainte du patriarche, toujours.</p>
<p><strong>Page 228</strong> : &laquo;&nbsp;<em>Angelika vivrait là en ermite. Elle ne verrait jamais que lui. Les hormones la tracassant, elle serait bien obligée d&rsquo;éprouver du désir pour lui. Un inceste naturel, remontant jusqu&rsquo;à l&rsquo;origine biblique de l&rsquo;humanité. Les enfants d&rsquo;Adam et Eve s&rsquo;accouplant à tire-larigot dans le louable but de propager l&rsquo;espèce. C&rsquo;était la première fois que l&rsquo;idée de fonder une famille avec Angelika avait germé dans son esprit. Une seconde famille plus sienne encore que la première car issue de l&rsquo;union d&rsquo;un géniteur et de la chair de sa chair. Une descendance sans une goutte de sang mêlé</em>.&nbsp;&raquo;</p>
<p><span style="color: #0000ff;">Au final, &laquo;&nbsp;<strong>Claustria</strong>&nbsp;&raquo; est l&rsquo;un des romans les plus puissants lus depuis longtemps ! L&rsquo;histoire, quand elle faisait la Une des journaux et des télés était déjà incroyable en soi. La transposer dans un roman donne encore plus de poids à ce qu&rsquo;elle veut nous dire d&rsquo;un pays, d&rsquo;une époque, d&rsquo;une famille et d&rsquo;un homme. </span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><strong>Régis Jauffret</strong> signe</span> <span style="color: #0000ff;">là une oeuvre majeure. Son style irradie le roman. Un livre monstre comme je le disais d&rsquo;emblée. A ne peut-être pas mettre entre toutes les mains.</span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Claustria&nbsp;&raquo;, de Régis Jauffret, Seuil, 21,90€.</strong></em></p>
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		<title>Beaucoup de bruit pour rien ?</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/09/08/beaucoup-de-bruit-pour-rien/</link>
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		<pubDate>Thu, 08 Sep 2011 08:43:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Carole Martinez]]></category>
		<category><![CDATA[domaine des Murmures]]></category>
		<category><![CDATA[enfermement]]></category>
		<category><![CDATA[Esclarmonde]]></category>
		<category><![CDATA[Le Coeur cousu]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>

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		<description><![CDATA[Non, je ne vous raconterai pas la rentrée littéraire par le menu. Avec quelque 654 nouveaux livres, cette rentrée s&#8217;avère aussi copieuse, voire indigeste que les précédentes. Alors on fait comment pour choisir ? On se laisse surprendre par les premiers romans ? On se dirige illico vers les valeurs sûres ? Ou vers les [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/IMG_4390.jpg" rel="lightbox[260]" title="IMG_4390"><img class="alignleft size-full wp-image-266 colorbox-260" style="margin: 10px;" title="IMG_4390" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/IMG_4390.jpg" alt="" width="346" height="461" /></a>Non, je ne vous raconterai pas la rentrée littéraire par le menu. Avec quelque 654 nouveaux livres, cette rentrée s&rsquo;avère aussi copieuse, voire indigeste que les précédentes. Alors on fait comment pour choisir ? On se laisse surprendre par les premiers romans ? On se dirige illico vers les valeurs sûres ? Ou vers les auteurs qu&rsquo;on savoure à chaque nouvelle production ? C&rsquo;est selon.</p>
<p><span id="more-260"></span></p>
<p>En ce qui me concerne, je mélange un peu tout ça et j&rsquo;obtiens des bonnes et des moins bonnes surprises. La dernière mauvaise surprise en date concerne le nouveau roman de Carole Martinez, &nbsp;&raquo; Du domaine des Murmures&nbsp;&raquo;. Cette auteure nous avait enchantés avec son premier roman, &nbsp;&raquo; Le coeur cousu&nbsp;&raquo;. Ce roman avait d&rsquo;ailleurs été un véritable phénomène de librairie, le bouche-à-oreille ayant fonctionné à plein régime. Et les prix littéraires s&rsquo;étaient accumulés.</p>
<p>Elle nous emmenait alors dans un village du sud  de  l&rsquo;Espagne, pour suivre l&rsquo;étrange histoire d&rsquo;une lignée de femmes qui, depuis la nuit des temps, se transmettait une boîte mystérieuse. On suivait la vie de Frasquita qui, avec ses fils et ses aiguilles, oeuvrait comme une magicienne. Un régal !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/IMG_4391.jpg" rel="lightbox[260]" title="IMG_4391"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-268 colorbox-260" style="margin: 10px;" title="IMG_4391" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/IMG_4391-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>C&rsquo;est donc avec une certaine impatience que j&rsquo;attendais son deuxième roman, dont la sortie était annoncée en août. Je m&rsquo;y suis plongée avec gourmandise&#8230; Mais la magie n&rsquo;a pas opéré longtemps. Dommage.  Cette fois, l&rsquo;auteure nous emmène au Moyen-âge. Au XIIe siècle. La jeune Esclarmonde, 15 ans, doit se marier, selon la volonté de son père. Mais elle veut s&rsquo;offrir à Dieu. Le jour de ses noces, elle refuse donc l&rsquo;hymen arrangé avec Lothaire et, décide d&rsquo;être emmurée dans une cellule attenante à la chapelle du château des Murmures, qui appartient à son père. Elle y entre en portant, sans le savoir encore, un enfant. Là, dans son réduit si sommaire, elle va secourir les âmes, aider les faibles&#8230; et guider son père jusqu&rsquo;en Terre sainte.</p>
<p>Un extrait, page 52. &nbsp;&raquo; Après seulement quelques mois, les pèlerins en route pour Rome ou Saint-Jacques-de-Compostelle ont commencé à faire un crochet par Hautepierre afin d&rsquo;y rencontrer la recluse et la colère de mon père ne pouvait tous les chasser tant leur foi était grande. Que ces gens me plaisaient qui sillonnaient, bâton en main, le monde chrétien ! Malgré cette multitude de langues et de patois nés de la déroute de Babel, nous trouvions toujours moyen de nous comprendre, d&rsquo;autant plus que mon frère m&rsquo;enseignait le latin, ce qui me permettait d&rsquo;échanger avec les plus savants de ces jacquets.  J&rsquo;étais une excellente élève, si douée pour les langues que cela aussi a ajouté à ma réputation de femme touchée par la Grâce. [&#8230;] J&rsquo;étais posée comme une borne à la croisée des mondes&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Au fil des 200 pages, on suit la jeune Esclarmonde dans ses voyages intérieurs, ses questionnements et ses errements. Je n&rsquo;ai pas réussi, je l&rsquo;avoue, à y trouver du plaisir ni beaucoup d&rsquo;intérêt. Mais, bien sûr, je ne vous dirai pas qui est le père de son enfant&#8230;  Bref, beaucoup de bruit pour rien. Ou pas grand-chose. Dommage.</p>
<p><em>&nbsp;&raquo; Du domaine des Murmures&nbsp;&raquo;, de Carole Martinez, Gallimard, 16,90€</em></p>
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