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	<title>Quatrième de couv &#187; dystopie</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Au coeur de la machine qui lamine</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Nov 2022 08:21:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire automne 2022 Je pourrais vous parler de Laurent Gaudé pendant des heures. Mais ça ne serait pas vraiment raisonnable, hein ? Je suis cet auteur et dramaturge depuis une vingtaine d&#8217;années. Je l&#8217;ai rencontré à plusieurs reprises au festival d&#8217;Avignon où plusieurs de ses pièces ont été mises en scène. Pour la première fois Laurent Gaudé s&#8217;essaye à la [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #0000ff">Rentrée littéraire automne 2022</span></strong></p>
<p><img class="alignleft wp-image-6121 size-medium colorbox-6119" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CHIEN-51-158x300.jpg" alt="CHIEN 51" width="158" height="300" /></p>
<p>Je pourrais vous parler de<strong> Laurent Gaudé</strong> pendant des heures. Mais ça ne serait pas vraiment raisonnable, hein ? Je suis cet auteur et dramaturge depuis une vingtaine d&rsquo;années. Je l&rsquo;ai rencontré à plusieurs reprises au festival d&rsquo;Avignon où plusieurs de ses pièces ont été mises en scène.</p>
<p>Pour la première fois <strong>Laurent Gaudé</strong> s&rsquo;essaye à la dystopie en présentant <strong><em>Chien 51</em></strong>, un roman d&rsquo;anticipation mâtiné de polar.</p>
<p>L&rsquo;histoire ?</p>
<p>C’est dans une salle sombre, au troisième étage d’une boîte de nuit fréquentée du quartier RedQ, que <strong>Zem Sparak</strong> passe la plupart de ses nuits. Là, grâce aux visions que lui procure la technologie Okios, aussi addictive que l’opium, il peut enfin retrouver l’Athènes de sa jeunesse. Mais il y a bien longtemps que son pays n’existe plus. Désormais expatrié, <strong>Zem</strong> n’est plus qu’un vulgaire “chien”, un policier déclassé fouillant la zone 3 de Magnapole sous les pluies acides et la chaleur écrasante.<br />
Un matin, dans ce quartier abandonné à sa misère, un corps retrouvé ouvert le long du sternum va rompre le renoncement dans lequel <strong>Zem</strong> s’est depuis longtemps retranché.</p>
<p>Placé sous la tutelle d’une ambitieuse inspectrice de la zone 2, <strong>Salia Malberg</strong>, il se lance dans une longue investi­gation. Quelque part, il le sait, une vérité subsiste. Mais partout, chez GoldTex, puissant consortium qui assujettit les pays en faillite, règnent le cynisme et la violence. Pourtant, bien avant que tout ne meure, <strong>Zem</strong> a connu en Grèce l’urgence de la révolte et l’espérance d’un avenir sans compromis. Il a aimé. Et trahi.</p>
<p>Que cache la découverte d&rsquo;un second corps éventré ? Quelles ramifications ? Jusqu&rsquo;où peut aller le cynisme et la quête du pouvoir dans un monde séparé en trois zones : celle des  cilariés (contraction de citoyens et salariés) privilégiés, celle de la classe moyenne et enfin celle des pauvres ?  <strong>Zem</strong>, exilé et déclassé,<strong> </strong>va tenter de le comprendre. Pour se racheter aussi.</p>
<p><strong>Laurent Gaudé</strong> explique que <strong><em>Chien 51</em></strong> est un projet auquel il pensait depuis plusieurs années. <em>&laquo;&nbsp;Etonnamment, j&rsquo;ai retrouvé dans l&rsquo;écriture de ce roman d&rsquo;anticipation le même plaisir que pour <strong>La mort du roi Tsongor</strong>. Laisser mon imagination se déployer, inventer un univers, avec son histoire, ses règles, ses aspirations et ses dysfonctionnements. Et puis surtout, interroger notre monde, par ricochet. <strong>Chien 51</strong>, c&rsquo;est une version possible de demain Un reflet grimaçant de notre visage.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><span id="more-6119"></span></p>
<p><strong>Laurent Gaudé lit un extrait de son nouveau roman : </strong></p>
<p><a href="https://youtu.be/Q5RDu2mzQ9w">https://youtu.be/Q5RDu2mzQ9w</a></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 136 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Il y a un fossé entre eux deux. Le Love Day, pour elle, ne pose pas de problème. Elle est née avec. C&rsquo;est ainsi. Elle va faire ce qu&rsquo;elle fait chaque fois : coucher avec des hommes et des femmes au hasard de la soirée, ceux qu&rsquo;elle croise, ceux avec qui elle travaille, le serveur du restaurant dans lequel elle va manger deux fois par semaine, le premier qui la regardera avec désir. Elle va le faire comme tous ceux de sa génération. Parce que GoldTex dit que c&rsquo;est bien, que c&rsquo;est même nécessaire, que cela rend les cilariés plus heureux et qu&rsquo;après une longue période d&rsquo;effort, il est normal de se faire du bien.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 177 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Mais dès le début, il sent que quelque chose est anormal. Les forces de son corps se sont évanouies. Il ne peut plus rien faire que laisser la vision se développer. Il est dans le quartier de Monastiraki, près de la place Mitropolèos. Il déambule et se rapproche de la rue Voulis. Cela lui semble étrange Il connaît bien cette rue. C&rsquo;est ici que vivait son ami Héraclès Mourikos. Est-ce un hasard ? Les voitures défilent au pas. Tout est plus lent que dans le réel. Il ne se passe jamais rien, normalement, dans les visions. C&rsquo;est une règle. Les images sont sélectionnées pour n&rsquo;inclure aucun événement. C&rsquo;est juste un paysage vivant, une toile de fond avec le spectacle d&rsquo;une humanité qui passe et repasse. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 233 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Et il serre de plus en plus fort. Sur ce bout de trottoir, il sent chacun des frissons qui montent d&rsquo;elle. Le flot d&rsquo;images immondes lui parcourt les veines et le cerveau. Il sait qu&rsquo;elle n&rsquo;en reviendra peut-être jamais, ou en tout cas qu&rsquo;il faudra des mois, des années de lente rééducation. Ils l&rsquo;ont massacrée de l&rsquo;intérieur. C&rsquo;est comme si elle allait être torturée pendant les dix années à venir, incapable de s&rsquo;extraire de l&rsquo;océan de cauchemars : meurtres, pornographie, tortures&#8230; Ils l&rsquo;ont soumise à une vague d&rsquo;images de souillures et son esprit ne peut que les subir, essayant de les décrire au moment où il les voit passer, mais il y en a trop, cela va trop vite, alors elle balbutie et se noie.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong> Chien 51, Laurent Gaudé, Actes Sud, 22€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>&#171;&#160;404&#160;&#187; ou l&#8217;art de la dystopie&#8230; réelle</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/03/29/404-ou-lart-de-la-dystopie-reelle/</link>
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		<pubDate>Sun, 29 Mar 2020 13:22:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un monde où la vidéo nous manipulera, ça vous dit ? Certains diraient que nous y sommes déjà. Dans son nouveau roman Sabri Louatah nous montre à quoi nous pourrions être confrontés via un roman, un thriller politique et rural à la fois. Je vous raconte ? L&#8217;auteur des &#171;&#160;Sauvages&#160;&#187; ( un roman en quatre tomes qui a donné [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/404.jpg" rel="lightbox[5071]"><img class="alignleft size-full wp-image-5074 colorbox-5071" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/404.jpg" alt="404" width="300" height="456" /></a></p>
<p>Un monde où la vidéo nous manipulera, ça vous dit ? Certains diraient que nous y sommes déjà. Dans son nouveau roman <strong><b>Sabri Louatah</b></strong> nous montre à quoi nous pourrions être confrontés via un roman, un thriller politique et rural à la fois.</p>
<p>Je vous raconte ? L&rsquo;auteur des<strong> </strong><strong><b>&laquo;&nbsp;Sauvages&nbsp;&raquo;</b></strong> ( un roman en quatre tomes qui a donné lieu à une adaptation sur Canal +) a voulu &nbsp;&raquo; regarder la brèche, sans ciller, et raconter cette tragédie française de la partition et de la séparation ethnique à travers le destin d’une poignée de personnages réunis dans une petite commune de l’Allier. Pile au centre de la France et de toutes les tensions qui la traversent…&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong><b>Sabri Louatah</b></strong> a imaginé une France de futur soumise à la manipulation technologique mais aussi à la guerre raciale. A 36 ans, cet ancien gamin de Saint-Etienne désormais installé aux Etats-Unis, nous plonge dans l&rsquo;univers des &laquo;&nbsp;deepfakes&nbsp;&raquo;,  ces &laquo;&nbsp;mirages&nbsp;&raquo;, des fausses vidéos hyperréalistes qui se transforment en armes redoutables.</p>
<p>Nous sommes en 2022, le pays est désormais dirigé par une femme populiste et autoritaire. Une femme dont la réputation a été très largement écornée par un &laquo;&nbsp;mirage&nbsp;&raquo; : la vidéo d&rsquo;un viol dont elle aurait été la victime par le chef d&rsquo;Etat algérien. De quoi déstabiliser le pays ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5071"></span></p>
<p><strong><b>Allia</b></strong> veut lutter contre ce phénomène. Polytechnicienne, la jeune femme qui est installée en Amérique, revient dans son département d&rsquo;origine, l&rsquo;Allier (en plein centre de la France), avec dans ses cartons une application de streaming, baptisée 404, qui interdit toute édition et tout enregistrement donc toute viralisation de ces vidéos. Un antidote en quelque sorte.</p>
<p>Reste à la promouvoir. Pas si simple dans une société devenue accro à l&rsquo;immédiateté. Et encore moins dans un pays qui se voit comme un pays homogène alors qu&rsquo;il est et reste multiculturel.</p>
<p>Son retour en France permet à <strong><b>Allia</b></strong> de revoir <strong><b>Ali</b></strong>. Le trentenaire, qui a abandonné leur formation commune en prépa, est devenu cuisinier à domicile. Amoureux d&rsquo;<strong><b>Allia</b></strong> depuis le début, il entre dans son cercle intime constitué de son mari, <strong><b>Mehdi</b></strong>, vertueux maire de la petite commune rurale ; son père, <strong><b>Rachid</b></strong>, homme sage et inquiet et enfin son financeur, <strong><b>Kader</b></strong>. Un homme sans beaucoup de scrupules mais aux poches pleines.</p>
<p>Au final, cela nous donne un roman dystopique (la dystopie est un récit de fiction qui décrit un monde utopique sombre) qui nous parle d&rsquo;une France raciste et obsédée par l&rsquo;image. Quelle qu&rsquo;elle soit.</p>
<p align="center"><strong><b>Extraits</b></strong></p>
<blockquote><p><strong> </strong><strong><b>Pages 101-102 :</b></strong><em>&nbsp;&raquo; – Normalement, ce que l&rsquo;oeil humain peut voir, une caméra doit pouvoir le voir aussi, eh bien avec mon équipe on a réussi à rendre un flux vidéo inaccessible à tout autre appareil que notre oeil à nous. Pour l&rsquo;instant c&rsquo;est une version bêta, hein, sans aucune autre fonctionnalité que ce flux impossible à arrêter, à rembobiner ou à accélérer, impossible à enregistrer et surtout, donc, impossible à trafiquer et à contrefaire&#8230; Vous voyez où je veux en venir. La vérité brute, en tout cas le retour d&rsquo;une forme de réalité objective.&nbsp;&raquo; </em></p></blockquote>
<blockquote><p><strong><b>Page 163 :</b></strong><em> &laquo;&nbsp;Depuis le QG de 404, Ali est bien placé pour sentir la tension qui monte autour du premier anniversaire de l&rsquo;élection la plus stupide de l&rsquo;histoire de la République. Sur la plateforme, on peut entendre ce que les gens en disent quand ils savent que leurs paroles s&rsquo;envoleront pour toujours, qu&rsquo;on ne leur tiendra pas rigueur d&rsquo;une saillie raciste ou misogyne comme sur les réseaux sociaux où tout finit toujours par remonter à la surface. Jusqu&rsquo;ici 404 n&rsquo;intéressait que les enfants, maintenant les adultes s&rsquo;y sont mis, migrant depuis leurs Facebook Live où ils se sentaient surveillés, épiés, policés, même quand leur nombre de vues par direct n&rsquo;atteignait jamais deux chiffres. &laquo;&nbsp;</em></p></blockquote>
<blockquote><p><strong><b>Page 228 :</b></strong><em>&laquo;&nbsp;Mehdi rappelle alors le concept de 404, il en parle comme d&rsquo;un havre de paix et d&rsquo;oubli. Internet n&rsquo;oublie rien, sauf sur 404. Après une rapide démonstration ludique avec plusieurs téléphones incapables d&rsquo;effectuer la moindre capture d&rsquo;écran, les digues sautent et le frein se change en propulseur. Etre filmé sans pouvoir être enregistré permet de ne pas se censurer tout en s&rsquo;adressant à une audience plus large que l&rsquo;enceinte du jardiner où grillent les merguez. De combien plus large, nul ne peut le dire, quoique l&rsquo;imagination des débatteurs tendant vers l&rsquo;optimisme, ils se persuadent toujours que des milliers de spectateurs les écoutent exposer leurs précieuses doléances.&nbsp;&raquo;</em></p></blockquote>
<p align="left"><strong><b>&laquo;&nbsp;404&nbsp;&raquo;, Sabri Louatah, Flammarion, 21€.</b></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left">
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		</item>
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		<title>Sous les frondaisons, captivante dystopie</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/10/24/sous-les-frondaisons-captivante-dystopie/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/10/24/sous-les-frondaisons-captivante-dystopie/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 24 Oct 2017 07:13:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Et si on se plongeait dans un roman de science-fiction ? Mais attention, écrit par Marie Darrieussecq. Et là, forcément, ça fait une sacrée différence. En même temps, je ne suis pas fan de science-fiction, tandis que les romans de cette auteure et psychanalyste m&#8217;ont très souvent plus. La preuve encore avec &#171;&#160;Notre [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #00ffff"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-notre-vie-dans-les-forets.jpg" rel="lightbox[4069]"><img class="alignleft size-full wp-image-4072 colorbox-4069" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/livre-notre-vie-dans-les-forets.jpg" alt="livre-notre-vie-dans-les-forets" width="120" height="176" /></a> Et si on se plongeait dans un roman de science-fiction ? Mais attention, écrit par <strong>Marie Darrieussecq</strong>. Et là, forcément, ça fait une sacrée différence. En même temps, je ne suis pas fan de science-fiction, tandis que les romans de cette auteure et psychanalyste m&rsquo;ont très souvent plus.</p>
<p>La preuve encore avec <strong>&laquo;&nbsp;Notre vie dans les forêts&nbsp;&raquo;</strong>, dernier opus en date. La dernière fois que Quatrième de couv a parlé de <strong>Marie Darrieussecq</strong>, c&rsquo;était <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/08/27/il-faut-beaucoup-aimer-les-hommes-nous-dit-elle/">ici</a></strong>.</p>
<p>Elle nous emmène cette fois dans une histoire étrange ( un peu comme avec <strong>&laquo;&nbsp;Truismes&nbsp;&raquo;</strong>, le premier roman qui l&rsquo;avait révélée au grand public). La narratrice se prénomme <strong>Viviane</strong>. Psychologue spécialiste du traumatisme, elle vit désormais dans la forêt avec d&rsquo;autres qui, comme elle, ont fui après avoir libéré plusieurs de leurs <em>&laquo;&nbsp;moitiés&nbsp;&raquo;</em>, des presque clones qui sont autant de <em>&laquo;&nbsp;réservoirs de pièces détachées&nbsp;&raquo;.</em> On ne sait rien du lieu où tous se cachent, rien de ce qui a bien pu se passer.</p>
<p><span id="more-4069"></span></p>
<p>Reste la volonté farouche, vitale même, de <strong>Viviane</strong> à tout raconter. Vite. A expliquer ce qui se passe, à parler de <strong>Marie</strong>, sa moitié depuis qu&rsquo;elle est enfant, à revenir sur les échanges avec ses patients d&rsquo;avant, à évoquer son histoire d&rsquo;amour, la relation à son chien, etc.</p>
<p>Un roman court, tout en tension, drôle et effrayant à la fois. Un texte post-traumatique pour mieux dénoncer une mainmise technologique totalitaire, encadrée par des robots et des drones. Un roman politique donc. Le prolongement d&rsquo;une nouvelle publiée il y a vingt ans déjà et qui résonne de manière particulière alors qu&rsquo;ici et là dans le monde, des situations se tendent, des conflits se cristallisent avec, toujours, une menace pesant lourdement sur la liberté.</p>
<p>Une dystopie captivante.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L&rsquo;auteure évoque son nouveau roman</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/sbAjafjHPNQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 28-29 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Je faisais partie de ces pools de psys d&rsquo;urgence qu&rsquo;on a mis sur tous les gros coups du début du millénaire. Sale époque. Mais je traitais aussi les accidents banals, la voiture emboutie et le bruit qui perdure dans la tête, le boum, les acouphènes, les phobies qui s&rsquo;installent, la routine du traumatisme. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Jusqu&rsquo;à ce cliqueur qu&rsquo;on m&rsquo;adresse pour un simple stress au travail. Il avait vécu une échauffourée, je n&rsquo;appelle pas ça un attentat. Quand il était gamin, au lycée, ils avaient été confinés pendant qu&rsquo;un assaillant déambulait avec une machette. J&rsquo;ai des collègues qui traitent les assaillants. Ça m&rsquo;aurait intéressée je crois. Bon, mon patient remettait lui-même à sa juste place cet incident qui n&rsquo;avait pas plus coupé sa vie en deux que le jour où sa mère lui avait annoncé que son père n&rsquo;était pas son père – il y a une routine de la vie psychologique humaine.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 62 :</strong><em> &nbsp;&raquo; Tout ça se situe avant le patient zéro mais ça m&rsquo;a quand même perturbée. J&rsquo;en référais à mon contrôleur mais j&rsquo;ai eu des crises d&rsquo;asphyxie plus fréquentes que d&rsquo;habitude. Je suis née avec un seul poumon. Marie, grâce à la génétique, en avait deux forcément, elle est parfaite Marie, donc j&rsquo;ai subi une assez lourde opération, à l&rsquo;âge de trois ans, où on m&rsquo;a greffé un poumon de Marie. Aucun souvenir, mais ma mère m&rsquo;en parlait souvent, elle pleurait à chaque fois et ça me perturbait. La greffe n&rsquo;a jamais vraiment pris. La cicatrice me faisait mal. Je peux à peine lever le bras tellement les tissus sont raides. Et puis, toujours essoufflée. Les psys qui m&rsquo;avaient en charge à l&rsquo;époque disaient que c&rsquo;était l&rsquo;angoisse, qui compromettait la prise de la greffe. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 151-152 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Nous, les fugitifs, nous récupérons des moitiés dès que nous pouvons. Au début je croyais que la motivation était la même pour tous : cette nostalgie que je ressentais, moi, d&rsquo;avoir été longtemps loin de Marie. Si longtemps à ne pas pouvoir la toucher, lui parler, si longtemps face à son sommeil. J&rsquo;ai cru qu&rsquo;on voulait tous retrouver nos moitiés à cause de ce manque. En fait, c&rsquo;est plus compliqué. J&rsquo;en viens à me dire que nous avons chacun une histoire différente avec nos moitiés. En tout cas, quand je suis arrivée, une attaque avait été organisée contre un petit centre de province, un black-out provoqué pendant lequel une dizaine de moitiés avaient pu être récupérées et transportées dans un camion. Ça restait des actions ponctuelles, me disait le cliqueur. Cet amateurisme l&rsquo;énervait. Un plan de plus grande envergure était en préparation. Il s&rsquo;agissait de vider entièrement le Centre , ils campaient dans cette forêt pour préparer leur coup.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Notre vie dans les forêts&nbsp;&raquo;, Marie Darrieussecq, P.O.L., 16€</strong> </em></p>
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