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	<title>Quatrième de couv &#187; drames</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Erwan Larher ou l&#8217;art de raconter le pire</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Dec 2017 08:16:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire A chaque rentrée littéraire, je vous fais part de mon coup de coeur. Cette fois, je le tiens. Il s&#8217;agit du livre publié par Erwan Larher &#171;&#160;Le livre que je ne voulais pas écrire&#160;&#187;. Un &#171;&#160;objet littéraire&#160;&#187;, comme il le définit lui-même et qui m&#8217;a été chaudement recommandé par mes deux libraires préférées, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Le-livre-que-je-ne-voulais-pas-ecrire_3359.jpg" rel="lightbox[4111]"><img class="alignleft size-full wp-image-4112 colorbox-4111" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Le-livre-que-je-ne-voulais-pas-ecrire_3359.jpg" alt="CVT_Le-livre-que-je-ne-voulais-pas-ecrire_3359" width="250" height="375" /></a><strong><span style="color: #00ffff">Rentrée littéraire</span> </strong></p>
<p>A chaque rentrée littéraire, je vous fais part de mon coup de coeur. Cette fois, je le tiens. Il s&rsquo;agit du livre publié par <strong>Erwan Larher</strong> <strong>&laquo;&nbsp;Le livre que je ne voulais pas écrire&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>Un <em>&laquo;&nbsp;objet littéraire&nbsp;&raquo;</em>, comme il le définit lui-même et qui m&rsquo;a été chaudement recommandé par mes deux libraires préférées, à Tours et à Quimperlé. Alors je me suis laissée tenter. Et j&rsquo;ai pris une claque. Enorme. <strong>Erwan Larher</strong>, écrivain désormais installé dans la Vienne, était au Bataclan au concert du groupe Eagles of Death Metal, le 13 novembre 2015.</p>
<p>Blessé dans sa chair (il a pris une balle à hauteur des fesses), il raconte avec un &laquo;&nbsp;tu&nbsp;&raquo; inspiré qui met l&rsquo;horreur à distance, ce qui s&rsquo;est passé ce soir-là, puis cette longue et éprouvante nuit. Et les jours, les mois d&rsquo;après. Les questions, les sentiments, la peur et la douleur&#8230; tout y passe.</p>
<p>Un livre pas écrit pour aller mieux nous explique-t-il, mais pour partager. Parce que ce qui s&rsquo;est passé cette nuit-là appartient désormais à tout le monde. Et parce qu&rsquo;il est persuadé, depuis qu&rsquo;il écrit, que les mots et ce qu&rsquo;on en fait, peuvent changer le monde. Alors forcément&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Retrouvez ici l&rsquo;article que j&rsquo;ai consacré à son livre dans<strong> <a href="https://www.lanouvellerepublique.fr/actu/de-son-bataclan-erwan-larher-ne-fait-pas-un-truc-larmoyant">La Nouvelle République, le 8 novembre.</a></strong></p>
<p style="text-align: center">Cinq bonnes raisons de lire <strong>&laquo;&nbsp;Le livre que je ne voulais pas écrire&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>&#8211; Parce qu&rsquo;<strong>Erwan Larher</strong> est écrivain, auteur de cinq romans avant la publication de ce qu&rsquo;il définit comme n&rsquo;étant<em> &laquo;&nbsp;ni un récit, ni un témoignage, ni un truc larmoyant&nbsp;&raquo;.</em> Il a un style, un rythme et beaucoup d&rsquo;humour même pour parler de tout cela.</p>
<p>&#8211; Parce que l&rsquo;auteur raconte de manière très particulière ce qu&rsquo;il a vécu dans sa chair cette nuit-là. Sans rien épargner au lecteur.</p>
<p>&#8211; Parce qu&rsquo;<strong>Erwan Larhrer</strong> s&rsquo;interroge tout au long de son livre sur sa légitimité en tant qu&rsquo;écrivain à nous raconter cela et de cette manière-là.</p>
<p>&#8211; Parce que <strong>&laquo;&nbsp;Le livre que je ne voulais pas écrire&nbsp;&raquo;</strong> se nourrit aussi de textes de proches ( son père, son frère) et d&rsquo;amis écrivains ou pas, offrant au lecteur des respirations <strong>&laquo;&nbsp;Vu du dehors&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>&#8211; Parce que l&rsquo;auteur prouve qu&rsquo;on peut mettre de la littérature au coeur d&rsquo;un drame, aussi terrible soit-il et que ça fait du bien. Aussi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 98 :</strong><em> &laquo;&nbsp;En ce 13 novembre 2013, le destin te donne l&rsquo;occasion de t&rsquo;illustrer pour de vrai, grandeur nature, sur une scène à la démesure de ton super-héroïsme latent. Or, dès que tu entends les bruits de pétards, tu obéis aux “Couchez-vous !” qui suivent. Un héros n&rsquo;obéit pas. S&rsquo;il fait comme tout le monde dans l&rsquo;adversité, il ne sauve personne. Pire : jamais te relever pour prendre la mesure de la situation, puis réagir avec sang-froid et efficacité, ne te traverse l&rsquo;esprit. Tu restes pelotonné comme une lavette contre ta barrière métallique. Pour ajouter à ton avanie, une balle te transperce les fesses au bout de cinq minutes.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 179 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Ce qui te traumatise, c&rsquo;est que tu ne sais pas si tu rebanderas un jour – la décence et l&rsquo;orgueil t&rsquo;empêchent encore de t&rsquo;en ouvrir à des oreilles autres qu&rsquo;hippocratiques. Nul doute que cette crainte prend toute la place et brésille les autres. Concernant ta jambe, les autorités compétentes semblent pronostiquer que tu auras peu de séquelles puisque la balle n&rsquo;a pas touché le nerf sciatique ; pour la fonction évacuative du système digestif, Francesco juge la guérison en bonne voie. Le sujet sur lequel personne ne s&rsquo;avance, c&rsquo;est l&rsquo;érectilité de ton avenir. Si tu dois faire des cauchemars, ils seront plutôt liés à ta dévirilisation. De toute façon, pour cauchemarder, il faut dormir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 237-238 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Un objet littéraire&#8230; L&rsquo;expression ne cache-t-elle pas une volonté de contrôle sur ce projet ? Qui le desservirait. Qui expliquerait pourtant tu as tant tâtonné. Te te fliques, tu te brides. Pourquoi pas un récit, simple, comme si tu en parlais à tes potes? Tu renâcles. Te bats contre cette impression d&rsquo;écrire pour les autres. Tu n&rsquo;y prends même pas de plaisir, à ce fichu Projet B. [&#8230;]</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Un objet littéraire. Qui s&rsquo;étoffe cahin-caha. Laborieusement. C&rsquo;est pénible, insatisfaisant, tu tournes autour. L&rsquo;angle d&rsquo;attaque, bon sang, l&rsquo;angle d&rsquo;attaque ! Parce que débagouler tes petites misères, tes petits malheurs, pas question. Quelle idée d&rsquo;avoir ouvert ta gueule, d&rsquo;avoir annoncé que tu l&rsquo;écrivais, ce Projet B.! Tu as la pression. Tu te sens attendu. Et puis jusqu&rsquo;où aller ? Tu n&rsquo;es pas seul dans cette histoire, qui ne finit pas bien pour tout le monde. L&rsquo;angle ne peut être que l&rsquo;individuel dans le collectif. Alors tu notes des idées de chapitres, des bribes comme&#8230;&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Le livre que je ne voulais pas écrire&nbsp;&raquo;, Erwan Larher, Quidam éditeur, 20€</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Parce qu&#8217;il faut tuer le frère&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/03/27/parce-quil-faut-tuer-le-frere/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/03/27/parce-quil-faut-tuer-le-frere/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 27 Mar 2017 07:56:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; Comme un air de printemps en ce lundi ! Je vous emmène cependant bien loin de la Touraine. Cap sur La Réunion, actuellement sous les feux médiatiques entre les visites des impétrants à l&#8217;élection présidentielle et les attaques de requins. Une très chouette île &#8211; que je connais pour y avoir travaillé [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff0000">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GARCONS-ETE.jpg" rel="lightbox[3916]"><img class="alignleft size-full wp-image-3919 colorbox-3916" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GARCONS-ETE.jpg" alt="GARCONS ETE" width="195" height="279" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Comme un air de printemps en ce lundi ! Je vous emmène cependant bien loin de la Touraine. Cap sur La Réunion, actuellement sous les feux médiatiques entre les visites des impétrants à l&rsquo;élection présidentielle et les attaques de requins. Une très chouette île &#8211; que je connais pour y avoir travaillé – point de départ de ce roman à suspense très bien construit et écrit.</p>
<p>L&rsquo;auteure ? <strong>Rebecca Lighieri</strong>&#8230; qui signe aussi des romans sous son véritable nom, <strong>Emmanuelle Bayamack-Tam</strong>. Le dernier en date, <strong>&laquo;&nbsp;Je viens&nbsp;&raquo;</strong> était raconté  <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/02/07/famille-quand-je-ne-sais-pas-vous-aimer/">ici. </a></strong></p>
<p>Deux identités littéraires donc pour cette auteure, enseignante en région parisienne.</p>
<p>C&rsquo;est la première fois que j&rsquo;ouvre un roman écrit par <strong>Rebecca Lighieri</strong>. A cause d&rsquo;une chronique. A cause de son double aussi, donc j&rsquo;avais aimé l&rsquo;écriture et les histoires. <strong>&laquo;&nbsp;Les garçons de l&rsquo;été&nbsp;&raquo;</strong> est son troisième roman sous ce nom.</p>
<p>Cette fois encore, une histoire de famille. Qui dégénère. Pourtant, sur le papier, tout semble parfait. la famille vit à Biarritz. <strong>Jérôme</strong> est pharmacien, <strong>Mylène</strong>, que tous appellent <strong>Mi, </strong>élève leurs trois enfants, beaux et brillants.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3916"></span></p>
<p>Il y a <strong>Thadée</strong>, l&rsquo;ainé. Superbe garçon en prépa scientifique. Puis <strong>Zachée</strong>, étudiant en médecine. Moins flamboyant, il est aussi largement plus sain que son aîné. Les deux frères pratiquent le surf à haute dose. Enfin , il y a <strong>Ysé</strong>, sage collégienne secrète et un peu étrange qui se liera d&rsquo;amitié avec <strong>Jordy</strong>, le jeune frère naïf de <strong>Cindy</strong>. La jeune fille est peut-être la seule de la famille à avoir, depuis le début, vu clair dans le jeu de son grand frère.</p>
<p>Une belle maison, une vie confortable&#8230; et toute la façade se lézarde. <strong>Thadée</strong> est en rupture. Il a décidé de partir s&rsquo;installer quelques mois à La Réunion. Pour le surf. Son frère viendra l&rsquo;y rejoindre le temps des vacances, accompagné de <strong>Cindy</strong>, l&rsquo;amour de sa vie. <strong>Jasmine</strong> aussi est venue. La belle fiancée de <strong>Thadée</strong> qu&rsquo;il traite si mal. De toute façon, il n&rsquo;a d&rsquo;yeux que pour <strong>Anouk</strong>, réunionnaise racée et copine de <strong>Jérémie.</strong></p>
<p>Lors d&rsquo;une sortie, <strong>Thadée</strong> est attaqué par un requin bouledogue. Il perd une jambe. <strong>Mylène</strong> débarque sur l&rsquo;île pour prendre en charge son fils et comprendre. Le début d&rsquo;une longue et ténébreuse descente aux enfers.</p>
<p>Et si <strong>Thadée</strong> n&rsquo;était pas vraiment celui qu&rsquo;elle a chéri si fort ? Si sa famille n&rsquo;était pas si respectable au fond ?</p>
<p>Le retour en métropole amorce une série de drames. Après la lumière de l&rsquo;ile Bourbon, avant la catastrophe portugaise, tout se met en place.</p>
<p><strong>Des images de Nazaré (mars 2017), autre spot qui sert de décor au roman</strong></p>
<iframe src="https://player.vimeo.com/video/206329654?app_id=122963" width="500" height="281" frameborder="0" title="Nazar&eacute; - Black carnival" webkitallowfullscreen mozallowfullscreen allowfullscreen></iframe>
<p>Entre violence et folie, le destin d&rsquo;un jeune homme se dessine. Terrible. Mais impossible de vous raconter les péripéties que vont connaître cette famille sans gâcher votre lecture.</p>
<p>Laissez-vous convaincre par ce roman noir – vraiment noir.</p>
<p>Les personnages se font tour à tour narrateurs. Racontent leur version, faisant ainsi progresser l&rsquo;histoire. De quoi appréhender au mieux le rôle de chacun et s&rsquo;enfoncer dans les pulsions sexuelles et meurtrières de <strong>Thadée. </strong>Il faut tuer le frère&#8230;<strong><br />
</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L&rsquo;auteure nous raconte la genèse et la construction de son roman</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/OC9mlDBrjo4?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 147  (Jérôme) :</strong><em> Avec l&rsquo;amputation de mon fils aîné, quelque chose s&rsquo;est déglingué. Je me rends compte que mes petits remords, mon vague sentiment de culpabilité, finalement, ce n&rsquo;était rien par rapport à ce que j&rsquo;éprouve aujourd&rsquo;hui. Même si ce qui arrive à Thadée n&rsquo;a rien à voir avec les frasques et les turpitudes de son père, je ne peux pas m&rsquo;empêcher d&rsquo;établir des liens. C&rsquo;est comme si en trompant Mylène j&rsquo;avais introduit un ferment de malheur dans la famille. Certes, le ferment a mis du temps, des années même, à répandre la putréfaction, mais désormais la putréfaction est là et je dois faire en sorte qu&rsquo;elle ne gagne pas plus avant.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 260-261 (Cindy) :</strong><em> &laquo;&nbsp;Les regrets, j&rsquo;en ai tellement. Trop. Ils me montent à la gorge, menacent de m&rsquo;étouffer. Parce qu&rsquo;au fond moi, j&rsquo;ai toujours en conscience que Thadée représentait une menace pour Zachée. J&rsquo;ai toujours pensé qu&rsquo;il était capable de mener une double voire une triple vie, de nous cacher un tas d&rsquo;activités troubles, de nous mentir sur tout : ses études, ses fréquentations, l&rsquo;emploi de son temps, – sans parler de la face sombre de ses désirs. Mais tout le savoir que j&rsquo;accumulais sur Thadée, ses mensonges, mes doutes sur ses agissements et ses motivations, ma conviction profonde qu&rsquo;il était maladivement jaloux de son frère, tous ce magma bourbeux, je ne l&rsquo;ai jamais laissé remonter à la surface. J&rsquo;avais trop peur de faire mal à Zachée, trop peur d&rsquo;entamer l&rsquo;amour et la confiance qu&rsquo;il a continué à vouer à son frère, malgré tout et jusqu&rsquo;à la fin. Même s&rsquo;il a eu des doutes, lui aussi.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>En fait, l&rsquo;accident est arrivé au mauvais moment, au moment où il commençait justement à s&rsquo;émanciper et à prendre du champ. Ensuite tout a été balayé. Zachée se sentait trop mal; trop coupable. Il n&rsquo;a plus été possible d&rsquo;émettre la moindre réserve sur son frère. J&rsquo;ai fermé ma gueule. Je le paye cher aujourd&rsquo;hui. Tellement cher.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 363 (Ysé) :</strong><em> &laquo;&nbsp;Je prie pour toutes sortes de choses. Pour que Thadée meure ou pour que nous n&rsquo;ayons plus jamais de nouvelles de lui, pour que mon père soit moins triste et pour qu&rsquo;il m&rsquo;offre un pogona ou un python royal. Je brûle aussi pas mal de bougies pour que ma mère redevienne ma mère. Je ne suis pas assez bête ni assez optimiste pour souhaiter un impossible retour à la normale, mais quand même, si Dieu existe – le mien ou celui des autres gens –, il doit bien se rendre compte que ma vie d&rsquo;enfant est épouvantable.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Les garçons de l&rsquo;été&nbsp;&raquo;, Rebecca Lighieri, P.O.L., 19€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
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		<title>Un si lourd héritage de sang&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/11/02/un-si-lourd-heritage-de-sang/</link>
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		<pubDate>Mon, 02 Nov 2015 08:26:49 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Jean Hatzfeld fait partie de ces auteurs dont nous avons besoin pour nous éclairer sur le monde comme il va. Ou pas. Depuis une dizaine d&#8217;années maintenant, je le suis. Au Rwanda. Ou ailleurs. Quatrième de couv en parle ici ou encore là. Ses écrits, ses récits, ses romans ouvrent à chaque fois [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HATZFELD-Jean-COUV-Un-papa-de-sang.jpg" rel="lightbox[3353]"><img class="alignleft size-full wp-image-3354 colorbox-3353" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/HATZFELD-Jean-COUV-Un-papa-de-sang.jpg" alt="HATZFELD Jean COUV Un papa de sang" width="235" height="344" /></a><strong>Jean Hatzfeld</strong> fait partie de ces auteurs dont nous avons besoin pour nous éclairer sur le monde comme il va. Ou pas. Depuis une dizaine d&rsquo;années maintenant, je le suis. Au Rwanda. Ou ailleurs. Quatrième de couv en parle<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/04/14/englebert-miserable-tutsi/">ici</a></strong> ou encore<strong> <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/04/14/englebert-miserable-tutsi/">là. </a></strong></p>
<p>Ses écrits, ses récits, ses romans ouvrent à chaque fois une porte vers une meilleure compréhension d&rsquo;une guerre, d&rsquo;un génocide. Comme celui qui a frappé le Rwanda, en 1994.</p>
<p>Ancien journaliste sportif depuis reporter de guerre, <strong>Jean Hatzfeld</strong> n&rsquo;a eu de cesse d&rsquo;aller à la rencontre des tueurs hutus et des survivants tutsis.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Un papa de sang&nbsp;&raquo;</strong>, il signe son cinquième ouvrage sur le sujet et s&rsquo;est, cette fois, penché sur les témoignages des jeunes, des enfants des survivants et des tueurs.</p>
<p>Une nouvelle fois, il s&rsquo;est rendu à<strong> Nyamata</strong>, dans la province de Kibungo, à l&rsquo;est du pays. Là, <strong>50.000 Tutsis ont été assassinés entre le 11 avril et le 14 mai 1994</strong>, date à laquelle les hommes du Front patriotique rwandais ( FPR) sont entrés dans la ville.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3353"></span></p>
<div id="attachment_2086" style="width: 205px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MITCHUM.jpg" rel="lightbox[3353]"><img class="size-full wp-image-2086 colorbox-3353" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MITCHUM.jpg" alt="Photo site internet Gallimard" width="195" height="263" /></a><p class="wp-caption-text">Photo site internet Gallimard</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Humble sondeur d&rsquo;âmes&nbsp;&raquo;</strong> comme il aime à se définir, <strong>Jean Hatzfeld</strong> a eu l&rsquo;idée de ce nouveau livre au moment des commémorations du 20e anniversaire du génocide, en 2014. Loin des images d&rsquo;Epinal et d&rsquo;un dicours forçant l&rsquo;optimisme sur un Rwanda nouveau et sans étiquette ethnique, le journaliste-écrivain a voulu témoigné de la réalité en province, loin de Kigali.</p>
<p>A <strong>Nyamata</strong>, impossible encore aujourd&rsquo;hui d&rsquo;imaginer une union entre un(e) Tutsi(e) et un(e) Hutu(e). Alors il est allé à la rencontre des enfants des personnages de ses précédents ouvrages. Du côté des rescapés, comme de celui des tueurs.</p>
<p>Ils sont lycéens, agriculteurs ou couturiers. Ils posent des questions à leurs parents ou se contentent des situations. Ils évoquent la religion, mais aussi la honte, la prison, les insultes et l&rsquo;avenir obscurci par les agissements sanglants de leurs pères&#8230; Plus facile d&rsquo;être fils ou fille de victime qu&rsquo;enfant de bourreau&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au fil des pages, souvenirs de l&rsquo;auteur et témoignages se succèdent. A la première personne et dans un phrasé, une langue qui file la métaphore. Il y a là ceux dont le père a été libéré, ceux qui lui rendent visite chaque mois à la prison, ceux qui ont dû arrêter l&rsquo;école et prendre la houe, faute de moyens, mais aussi les enfants de victimes qui n&rsquo;ont pu reprendre une vie tout à fait normale&#8230;</p>
<p><strong>Jean Hatzfeld</strong> raconte le comportement des parents, qui parlent ou gardent le silence, qui fabriquent des souvenirs ou se cognent à la réalité. A leurs enfants de faire le tri. Ceux-ci étudient, travaillent, passent des heures sur internet, mais montrent, in fine, assez peu d&rsquo;entrain à savoir. A vouloir comprendre.</p>
<p><strong>Un récit nécessaire. Eclairant et salutaire.</strong></p>
<p>Au mois de novembre, j&rsquo;ai interviewé Jean Hatzfeld pour La Nouvelle République. Retrouvez l&rsquo;interview <strong><a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/France-Monde/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2015/12/05/Jean-Hatzfeld-au-Rwanda-A-Nyamata-on-ne-comprend-toujours-pas-2554374">ici.</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 23-24 ( Jean-Pierre Habimana, 19 ans, fils d&rsquo;un ancien détenu hutu) :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Je me sens hutu. A Kabukuba, où je vis tel un étranger, je ne distingue pas sans méprise les visages hutus et tutsis. J&rsquo;épouserais volontiers une Tutsie, même si je ne osas pas s&rsquo;il s&rsquo;en trouvera une dans l&rsquo;aride Bugesera pour m&rsquo;accepter. Je sais les filles tutsies fignolées et tout autant rieuses. Elles ne se montrent plus fières comme celles de jadis. Je ne crains pas l&rsquo;ethnie. Dans nombre de pays d&rsquo;Afrique, l&rsquo;ethnie n&rsquo;inquiète personne, les gens vivent l&rsquo;ethnie que leur naissance leur a donnée sans anicroche. Au Rwanda elle attire les malheurs, elle tourmente les dialogues. Les gens tendent désormais à s&rsquo;en cacher. Mais peut-on éprouver de la gêne d&rsquo;être hutu si tel est notre destin ? Nombre de gens affirment que l&rsquo;ethnie ne sert plus à rien au Rwanda, qu&rsquo;elle va disparaître à l&rsquo;avenir. Moi, je pense que si l&rsquo;on tait une vérité aussi naturelle, on distille un venin qui va piquer les enfants dès le bas âge. Si l&rsquo;on enfouit l&rsquo;ethnie, la confusion nourrira sans cesse la frustation des victimes. Je les comprends. C&rsquo;est important de préciser qui a subi et qui a commis, pour celui qui a subi.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 64 : (Nadine Umutesi, 17 ans, fille d&rsquo;une rescapée tutsie) :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Plus on s&rsquo;attarde sur tout ça, plus on alourdit les peines qu&rsquo;on a vécues. Je ne demande pas à oublier ni a abandonner mon histoire, mais qu&rsquo;on ne m&rsquo;embête plus ! Qu&rsquo;on m&rsquo;oublie ! Je souhaite même qu&rsquo;on arrête de parler de tout ça à la radio, à la télévision. Silence pendant la Semaine de deuil. Je comprends les rescapés qui ne peuvent accepter de se taire. Moi si, j&rsquo;aspire au silence. Les rescapés aiment être entendus dans leur intimité par d&rsquo;autres rescapés, ça se comprend. Ils se vident de leurs tourments. Moi, non. Est-ce que je soulage mon tourment en répandant le mystère de ma naissance ? Mon histoire ne s&rsquo;apparente pas aux autres. Quand on évoque les tueries et quand on montre des images, c&rsquo;est comme si on repassait la lame sur ma blessure profonde. Je ne rencontre aucune réticence à parler avec vous. Le livre d&rsquo;un </em>muzungu<em>, ce n&rsquo;est pas risquant. N&rsquo;importe qui ne le lit pas. Les acheteurs ne jazzent pas de malveillances, si ? Mais répéter une anomalie pareille à haute voix aux oreilles d&rsquo;avoisinants, c&rsquo;est endommageant. Ces pensées accélèrent la tristesse de celle qui les dévoile au jour. Ca m&rsquo;embrouille.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 90-91 : (Ange Uwase, 19 ans, fille d&rsquo;un rescapé tutsi) :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Je connais des jeunes Hutus qui rejettent la haine familiale glissée dans les explications. Ils accordent leur confiance aux professeurs. Toutefois, ils montrent moins d&rsquo;excitation pour les informations que les enfants de rescapés. Leurs parents freinent leur curiosité. Est-ce que ces parents peuvent raconter le soir comment ils ont manié la machette ? Ou dévoiler les recoins secrets de la mort d&rsquo;un avoisinant dans le marigot ? Est-ce qu&rsquo;un enfant hutu peut en réponse traiter son père de personne malfaisante ? Aucun cas connu. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>C&rsquo;est la rancoeur qui unit les deux camps des jeunes hutus et tutsis, ce n&rsquo;est pas l&rsquo;appétit de vérité. Des jeunes Hutus détestent leurs camarades qu&rsquo;ils soupçonnent de favoritisme. [&#8230;]</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Le futur, je ne le vois pas risquant, chaotique quand même. Les machettes des cultivateurs n&rsquo;effraient plus personne puisque les gens profitent de bon coeur de la politique de réconciliation nationale. Pourtant, si les Hutus tendent à se montrer gentils, et à offrir des visages prometteurs, les Tutsis continuent à sermonner leurs enfants pour les mettre en garde. Je ne sais combine de générations s&rsquo;useront avant que des jeunes tutsis et hutus puissent rire en amitié sincère. Je veux dire, sans crainte d&rsquo;une gêne soudaine. Au fond, l&rsquo;avenir dépend de la volonté de Dieu.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Un papa de sang&nbsp;&raquo;, de Jean Hatzfeld, Gallimard, 19€.</strong></em></p>
</blockquote>
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