<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Quatrième de couv &#187; douleur</title>
	<atom:link href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/tag/douleur/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv</link>
	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
	<lastBuildDate>Sat, 13 Jan 2024 19:30:44 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
		<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
		<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=4.0.1</generator>
	<item>
		<title>Comme un étrange sentiment intérieur&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/01/18/comme-un-etrange-sentiment-interieur/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/01/18/comme-un-etrange-sentiment-interieur/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 18 Jan 2021 08:42:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[adolescence]]></category>
		<category><![CDATA[Anna]]></category>
		<category><![CDATA[douleur]]></category>
		<category><![CDATA[enfance]]></category>
		<category><![CDATA[Florence Seyvos]]></category>
		<category><![CDATA[maladie]]></category>
		<category><![CDATA[médicaments]]></category>
		<category><![CDATA[mensonges]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoirs]]></category>
		<category><![CDATA[questionnements]]></category>
		<category><![CDATA[relation mère-fille]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[surnaturel]]></category>
		<category><![CDATA[traitements]]></category>
		<category><![CDATA[tristesse]]></category>
		<category><![CDATA[visions]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=5480</guid>
		<description><![CDATA[L&#8217;enfance est au coeur de son oeuvre. Avec ses ombres et ses lumières. Florence Seyvos nous revient avec &#171;&#160;Une bête aux aguets&#160;&#187;, paru lors de la rentrée littéraire de l&#8217;automne aux Editions de Minuit. Une autrice dont j&#8217;ai découvert le travail avec l&#8217;un de ses précédents romans &#171;&#160;Le garçon incassable&#160;&#187;. J&#8217;avais poursuivi avec &#171;&#160;La sainte famille&#160;&#187;.  Cette fois encore, l&#8217;héroïne est [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="article__paragraph "><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Une-bete-aux-aguets_1484.jpg" rel="lightbox[5480]"><img class="alignleft size-full wp-image-5483 colorbox-5480" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CVT_Une-bete-aux-aguets_1484.jpg" alt="CVT_Une-bete-aux-aguets_1484" width="250" height="367" /></a></p>
<p class="article__paragraph ">L&rsquo;enfance est au coeur de son oeuvre. Avec ses ombres et ses lumières. <strong>Florence Seyvos</strong> nous revient avec <strong>&laquo;&nbsp;Une bête aux aguets&nbsp;&raquo;</strong>, paru lors de la rentrée littéraire de l&rsquo;automne aux Editions de Minuit.</p>
<p class="article__paragraph ">Une autrice dont j&rsquo;ai découvert le travail avec l&rsquo;un de ses précédents romans <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/07/31/ce-frere-pas-comme-les-autres/">&laquo;&nbsp;Le garçon incassable&nbsp;&raquo;</a>. </strong>J&rsquo;avais poursuivi avec<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/09/21/comme-une-pelote-intime-des-souvenirs/"> &laquo;&nbsp;La sainte famille&nbsp;&raquo;</a>. </strong></p>
<p class="article__paragraph ">Cette fois encore, l&rsquo;héroïne est un enfant : <strong>Anna</strong>, que nous suivons pendant sept ans environ.</p>
<p class="article__paragraph "><strong>Anna</strong> vit seule avec sa mère. <strong>Anna</strong> a failli succomber à une rougeole pas soignée. <strong>Anna</strong> prend désormais des pilules blanches et bleues, chaque jour, chaque semaine. Un remède fourni par un homme qui n&rsquo;est pas médecin&#8230; ça rassure sa mère de voir ainsi sa fille protégée des dangers de l&rsquo;existence. Elle guérit. Mais cela entraine <strong>Anna</strong> aux confins de sa conscience.</p>
<p class="article__paragraph ">Elle entend des voix, elle lit dans les pensées de sa mère, elle ment à sa meilleure amie <strong>Christine</strong> et à son petit ami pour continuer à paraître normale&#8230;</p>
<p class="article__paragraph ">Sa perception de la réalité a changé. Difficile de l&rsquo;accepter. Difficile de le comprendre. Et encore plus de le partager.</p>
<p class="article__paragraph ">Sa mère la surprotège. <strong>Anna</strong> veille sur sa mère. Une relation fusionnelle qui vire au maladif.</p>
<p class="article__paragraph ">&laquo;&nbsp;Nous avons tous une nature sauvage et il s&rsquo;agit de la dompter. <strong>Anna</strong> s&rsquo;y retrouve confrontée &laquo;&nbsp;, explique <strong>Florence Seyvos</strong>. Elle s&rsquo;interroge. Est-elle un monstre ? Est-elle normale ?</p>
<p class="article__paragraph "><span id="more-5480"></span></p>
<p class="article__paragraph ">Un livre qui frôle le fantastique. Ni trop, ni trop peu. Un livre étrange, mais quel plaisir de retrouver l&rsquo;écriture de <strong>Florence Seyvos</strong> ! Cette fois encore, son expérience de scénariste opère : on voit les images.</p>
<p class="article__paragraph " style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p class="article__paragraph " style="text-align: left"><strong>Page 15 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Ma mère n&rsquo;a pas voulu que je reprenne le collège tout de suite. Elle m&rsquo;a fait faire un certificat de convalescence, et pendant plus de huit semaines je suis restée à la maison, à remarquer peu à peu les changements qui s&rsquo;opéraient en moi tout en feignant de les ignorer. D&rsquo;abord il y avait ces bruits, ces sons que j&rsquo;entendais par moments, comme si, tout près de moi, on eût soudain ouvert une porte qui donnait chez des inconnus. Au début, cela ressemblait à des acouphènes ou à cette habitude qu&rsquo;ont parfois les enfants d&rsquo;entendre de la musique partout : un solo de guitare électrique dans les bruits de la tuyauterie, un fortissimo d&rsquo;orchestre à peine dissimulé dans le moteur d&rsquo;une voiture ou sous les roues d&rsquo;un train. Mais les bruits se sont précisés et des voix s&rsquo;y sont mêlées de plus en plus&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p class="article__paragraph " style="text-align: left"><strong>Pages 88-89 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; [&#8230; ] C&rsquo;était l&rsquo;été, les cours étaient finis, et ma mère ne se préoccupait pas de ce que je faisais de mes journées, du moment que j&rsquo;étais là la soir pas trop tard et que je prenais, pu feignais de prendre, me médicaments. Quand j&rsquo;allais chez lui, les voix me laissaient tranquille. Elles ne revenaient que peu à peu, quand j&rsquo;étais seule, et restaient à l&rsquo;arrière-plan, comme si elles respectaient un périmètre de sécurité. Chez moi, je ne faisais rien, je dormais beaucoup et j&rsquo;attendais que le téléphone sonne. Rien ne comptait plus que l&rsquo;habitude que prenait mon corps du sien. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p class="article__paragraph " style="text-align: left"><strong>Page 114 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Au début de deuxième morceau, il s&rsquo;est soudain passé quelque chose. Les sons ont commencé à me parvenir étrangement distordus. Chaque note résonnait de longues secondes, se mélangeant aux suivantes, tandis que quelqu&rsquo;un semblait s&rsquo;amuser à en modifier le timbre, le rendant sourd et trouble, comme si Christine jouait sous l&rsquo;eau, puis aussi nasillard tout à coup qu&rsquo;un jouet à musique. Les notes se mélangeaient tellement les unes aux autres que je ne reconnaissais plus rien. J&rsquo;ai regardé les visages des gens qui m&rsquo;entouraient, mais bien sûr ils n&rsquo;entendaient pas la même chose que moi. Et tandis que je les regardais, leurs voix me sont entrées dans la tête.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p class="article__paragraph " style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Une bête aux aguets&nbsp;&raquo;, Florence Seyvos, Editions de l&rsquo;Olivier, 17€.</strong></em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/01/18/comme-un-etrange-sentiment-interieur/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/01/18/comme-un-etrange-sentiment-interieur/" data-text="Comme un étrange sentiment intérieur&#8230; - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2021/01/18/comme-un-etrange-sentiment-interieur/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Dans la ligne d&#8217;eau, le temps de la &#171;&#160;l&#8217;autorévolution&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/02/08/dans-la-ligne-deau-le-temps-de-la-lautorevolution/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/02/08/dans-la-ligne-deau-le-temps-de-la-lautorevolution/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 08 Feb 2019 08:03:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Piano ostinato"]]></category>
		<category><![CDATA[doigt]]></category>
		<category><![CDATA[douleur]]></category>
		<category><![CDATA[Gilles Sauvac]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
		<category><![CDATA[nage]]></category>
		<category><![CDATA[pianiste]]></category>
		<category><![CDATA[piscine]]></category>
		<category><![CDATA[premier roman]]></category>
		<category><![CDATA[quête]]></category>
		<category><![CDATA[Robert Schumann]]></category>
		<category><![CDATA[rythme]]></category>
		<category><![CDATA[Ségolène Dargnies]]></category>
		<category><![CDATA[solitude]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=4542</guid>
		<description><![CDATA[Rentrée littéraire  Une très (très) jolie découverte ! A chaque rentrée littéraire, je vise les premiers romans. Des années que je plonge allègrement dans leurs pages pour aller à la rencontre d&#8217;hommes et de femmes qui ont franchi le pas de l&#8217;écriture et de l&#8217;édition. Une aventure. &#160; Ce premier roman, &#171;&#160;Piano ostinato&#160;&#187;, est un [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #339966">Rentrée littéraire </span></strong></p>
<p>Une très (très) jolie découverte ! A chaque rentrée littéraire, je vise les premiers romans. Des années que je plonge allègrement dans leurs pages pour aller à la rencontre d&rsquo;hommes et de femmes qui ont franchi le pas de l&rsquo;écriture et de l&rsquo;édition. Une aventure.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PIANO.jpg" rel="lightbox[4542]"><img class="alignleft size-full wp-image-4544 colorbox-4542" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PIANO.jpg" alt="PIANO" width="195" height="285" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce premier roman, <strong>&laquo;&nbsp;Piano ostinato&nbsp;&raquo;</strong>, est un bijou.  Vraiment. Sorti le 3 janvier, alors que l&rsquo;on se remettait à peine des agapes du réveillon, j&rsquo;espère qu&rsquo;il ne restera pas dans l&rsquo;ombre des livres &laquo;&nbsp;poids lourds&nbsp;&raquo; de cette rentrée littéraire d&rsquo;hiver.</p>
<p>Arrivé sur les tables des libraires sans tambour ni trompettes, voici un roman dont la petite musique devrait vous enchanter.</p>
<p>Son auteure, <strong>Ségolène Dargnies</strong>, est enseignante, professeure de lettres agrégée après avoir été journaliste.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4542"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Gilles Sauvac</strong>, pianiste soliste. Celle d&rsquo;un artiste dont la vie, si bien orchestrée, va pourtant basculer. A cause d&rsquo;une douleur qui l&rsquo;assaille au majeur, alors qu&rsquo;il interprète le concerto en la mineur de <strong>Robert Schumann, </strong>un compositeur qu&rsquo;il chérit depuis toujours. Une douleur dont il ne sait comment se débarrasser. Qui lui interdit de vivre de son art, d&rsquo;exister en somme.</p>
<p>Mourir ? Il n&rsquo;y parviendra pas. Nager des longueurs ? Pourquoi pas ? <strong>Gilles Sauvac</strong> va apprendre à nager, à regarder autrement sa vie et celles des gens qui l&rsquo;entourent.</p>
<p>Là, dans cette piscine municipale, c&rsquo;est un autre homme qui se dévoile. Qui entame une renaissance, à longueurs de bassin.</p>
<p>Au fil de ce roman, court, rythmé et divinement bien écrit, <strong>Ségolène Dargnies </strong>nous offre le portrait sensible d&rsquo;un homme désemparé puis en quête, toujours habité.</p>
<p>Et l<strong>&lsquo;ostinato,</strong> vous savez ce que c&rsquo;est ?  Il s&rsquo;agit d&rsquo;un procédé de composition musicale consistant à répéter obstinément une formule rythmique, mélodique ou harmonique accompagnant de manière immuable les différents éléments thématiques durant tout le morceau.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 15 :</strong><em>&laquo;&nbsp;On se serait étonné, quelques mois auparavant, d&rsquo;apercevoir la petite tête de Gilles Sauvac déborder de la surface de l&rsquo;eau au milieu de la population des bassins parisiens. Pas qu&rsquo;il fût archi célèbre, non, mas tout de même, il eut ses petites heures de gloire, était réputé chez les spécialistes, il n&rsquo;avait pas l&rsquo;habitude de traîner dans ces lieux où barbotent de discrets anonymes. C&rsquo;est vrai, moi-même je m&rsquo;étonne de ma métamorphose, je suis devenu un quidam, je me démocratise, je m&rsquo;autorévolutionne, pense-t-il en reprenant sa respiration à la troisième oscillation des bras. [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 51-52 :</strong><em>&laquo;&nbsp;On reprend. Il est un peu moins de vingt-deux heures dans la salle. On entend encore deux, trois éternuements, puis silence complet et l&rsquo;orchestre entame le deuxième mouvement du Concerto. La lenteur, c&rsquo;est épineux, on n&rsquo;y trompe jamais son monde, il faut se soucier d&rsquo;articuler parfaitement, on ne souffrira aucun bégaiement. Ça joue. A un moment qui survient assez vite après le début du deuxième mouvement, on doit être une trentaine de mesures après le début, Gilles ressent une sorte de morsure, ou brûlure, au niveau du majeur droit, douleur discrète d&rsquo;abord, mais qui s&rsquo;installe confortablement, se plante là sans qu&rsquo;on puisse en apparence la déloger et croît en intensité. Il faut être digne, les musiciens ont signé un contrat depuis la nuit des temps, leur serment d&rsquo;Hippocrate à eux, on ne s&rsquo;arrête pas au milieu d&rsquo;une oeuvre, on tient coûte que coûte, on ne montre ni crainte, ni terreur, ni chagrin – pensez que vous êtes de jeunes duchesses, poudrées, perruquées, lui disait un de ses maîtres, en toute circonstance vous afficherez maintien de soi, buste tenu, mine radieuse, regard haut, avec un poil d&rsquo;arrogance.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 72 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Au milieu de la pile de courrier qu&rsquo;il n&rsquo;ouvrait plus, il tomba un jour sur une enveloppe tamponnée d&rsquo;un joli dessin bleuté à l&rsquo;effigie de la Salpêtrière. Sur le rapport médical qu&rsquo;il trouva à l&rsquo;intérieur, il lut ces termes barbares, rédigés semble-t-il par le docteur S. : soupçon de dystonie focale du musicien. Et j&rsquo;ai pensé à toi Bobby. Je n&rsquo;ai pas pu m&rsquo;empêcher de penser, malgré mon peu d&rsquo;attirance naturelle pour les spectres, que tu m&rsquo;avais peut-être envoyé un sortilège, ta baguette de chef d&rsquo;orchestre transformée en bâton de sorcier. Histoire de me faire sentir de quel bois tu te chauffes ? On ne joue pas ton Concerto impunément peut-être ? Quoi qu&rsquo;il en soit, je ne fais aucun reproche, et tout est pardonné.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Piano ostinato&nbsp;&raquo;, Ségolène Dargnies, Mercure de France, 9,80€</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/02/08/dans-la-ligne-deau-le-temps-de-la-lautorevolution/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/02/08/dans-la-ligne-deau-le-temps-de-la-lautorevolution/" data-text="Dans la ligne d&rsquo;eau, le temps de la &laquo;&nbsp;l&rsquo;autorévolution&nbsp;&raquo; - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/02/08/dans-la-ligne-deau-le-temps-de-la-lautorevolution/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Prendre le large pour ne pas sombrer</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/09/07/prendre-le-large-pour-ne-pas-sombrer/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/09/07/prendre-le-large-pour-ne-pas-sombrer/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 07 Sep 2018 06:54:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Miss Sarajevo"]]></category>
		<category><![CDATA[Alzheimer]]></category>
		<category><![CDATA[décomposition]]></category>
		<category><![CDATA[dépression]]></category>
		<category><![CDATA[douleur]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[fuite]]></category>
		<category><![CDATA[guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Inela]]></category>
		<category><![CDATA[Ingrid Thobois]]></category>
		<category><![CDATA[Joaquim]]></category>
		<category><![CDATA[Kosma]]></category>
		<category><![CDATA[Ludmilla]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[parents]]></category>
		<category><![CDATA[photojournaliste]]></category>
		<category><![CDATA[questionnements]]></category>
		<category><![CDATA[résolution]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Rouen]]></category>
		<category><![CDATA[Sarajevo]]></category>
		<category><![CDATA[silences]]></category>
		<category><![CDATA[Sirvins]]></category>
		<category><![CDATA[succession]]></category>
		<category><![CDATA[suicide]]></category>
		<category><![CDATA[train]]></category>
		<category><![CDATA[tristesse]]></category>
		<category><![CDATA[Vesna]]></category>
		<category><![CDATA[Viviane]]></category>
		<category><![CDATA[Zladko]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=4374</guid>
		<description><![CDATA[Rentrée littéraire &#160; &#160; Quelle joie de retrouver l&#8217;écriture et le style d&#8217;Ingrid Thobois ! J&#8217;ai découvert cette auteure au hasard d&#8217;une chronique dans un magazine féminin. C&#8217;était à propos du livre &#171;&#160;Le plancher de Jeannot&#160;&#187; dont vous pouvez retrouver le post ici. Elle est de retour pour cette rentrée littéraire ( auteure de plusieurs [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #800080">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MISS-SARAJEVO.jpg" rel="lightbox[4374]"><img class="alignleft size-full wp-image-4377 colorbox-4374" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MISS-SARAJEVO.jpg" alt="MISS SARAJEVO" width="250" height="322" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Quelle joie de retrouver l&rsquo;écriture et le style d&rsquo;<strong>Ingrid Thobois</strong> ! J&rsquo;ai découvert cette auteure au hasard d&rsquo;une chronique dans un magazine féminin. C&rsquo;était à propos du livre <strong>&laquo;&nbsp;Le plancher de Jeannot&nbsp;&raquo;</strong> dont vous pouvez retrouver le post <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/01/11/jeannot-enferme-malgre-lui/">ici</a></strong>.</p>
<p>Elle est de retour pour cette rentrée littéraire ( auteure de plusieurs romans, elle écrit aussi pour la jeunesse) avec <strong>&laquo;&nbsp;Miss Sarajevo&nbsp;&raquo;</strong>, un roman puissant qui s&rsquo;étale sur plusieurs décennies, entre Paris, Rouen et Sarajevo.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de<strong> Joaquim.</strong> On ne rencontre à vingt ans, en 1993. A Sarajevo. Au coeur de la guerre, donc. Là, armé de son seul appareil-photo, il découvre un monde.  Se confronte à la mort. Et le pays natal de celle qu&rsquo;il aime, sa professeur, <strong>Ludmilla</strong>.</p>
<p>Au fil des semaines alors qu&rsquo;il réapprend une certaine joie d&rsquo;être au monde, installé dans une famille, il pense à la sienne. Une famille désunie, silencieuse qui n&rsquo;a toujours pas trouvé les mots pour expliquer et adoucir la mort voulue de <strong>Viviane</strong>, sa soeur cadette, qui s&rsquo;est jetée par la fenêtre de l&rsquo;appartement familial, à Rouen.</p>
<p>Personne n&rsquo;a su. Personne n&rsquo;a vu.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4374"></span></p>
<p>On retrouvera <strong>Joaquim</strong> presque vingt-cinq ans plus tard. Il est devenu reporter de guerre. Son père vient de décéder. Et malgré la promesse qu&rsquo;il s&rsquo;était fait à lui-même, il reprend le Paris/Rouen pour rejoindre l&rsquo;appartement familial. Condition sine qua non à l&rsquo;ouverture de la succession. Vingt ans qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas mis les pieds.</p>
<p><strong>Joaquim</strong> est le seul &laquo;&nbsp;rescapé&nbsp;&raquo; de cette famille bourgeoise, mais bancale. Le temps d&rsquo;un trajet en train, tout lui revient. Les souvenirs, les questions, le secrets et les états d&rsquo;âme.</p>
<p>De page en page, une écriture juste et sensible. Au plus près des maux. Mais avec pudeur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Ingrid Thobois, âgée de 38 ans et qui vit désormais à Paris, explique l&rsquo;histoire de son nouveau roman ici  :</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/ksKzXncIDgs?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p><strong>La chanson &laquo;&nbsp;Miss Sarajevo&nbsp;&raquo; de U2  et Luciano Pavarotti  c&rsquo;est par là : </strong></p>
<iframe width="500" height="375" src="https://www.youtube.com/embed/TNYX9Z74RoA?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 19 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>On ne se tue pas par abandon de la lutte – les religions ont inventé la rhétorique de cette prétendue lâcheté. On se suicide et on dévore la vie au nom d&rsquo;un seul et même scandale : l&rsquo;exiguïté du couloir de temps qui nous est alloué, dans lequel il nous est permis d&rsquo;avancer mais jamais de faire demi-tour, ni de nous arrêter. On se tue après avoir longuement soupesé la vie, analysé ses accélérations et décélérations, afflux et reflux sanguins dans la carotide, et la sensation de vide qui s&rsquo;ensuit.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 63-64 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Que sait-on du couple qui nous a enfantés ? De la manière dont ces deux-là se sont aimés ? Joaquim n&rsquo;a aucun souvenir de ses parents s&rsquo;embrassant, se photographiant. Il ne leur a connu ni amis ni confidents. Jamais un coup de téléphone à qui que ce soit pour s&rsquo;ouvrir d&rsquo;une joie, d&rsquo;une peine, d&rsquo;une question. Chez les Sirvins, la famille est un bloc. Fissuré de toutes parts, c&rsquo;est encore un bloc. Le père, la mère, le frère et la soeur n&rsquo;ont pas de vie propre. Ils surjouent la famille dans le coffrage du silence et vivent en autarcie dans les interstices du secret. Pour épicentre, il y a le corps effacé de Viviane, venu en remplacer un autre, ce qu&rsquo;aucun des enfants ne sait. Cet autre, c&rsquo;est l&rsquo;enfant né à égale distance de Joaquim et de Viviane, jamais revenu de la maternité, et que les parents ont fait passer pour un souvenir inventé. Seul le père trouve à échapper au poids de ce tabou. Grâce à son métier,. Grâce à la chasse. Grâce à la course à pied.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 134 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Les snipers ont pris la voiture pour cible. Lorsque Vesna fait demi-tour sur deux roues, écrasant l&rsquo;accélérateur tout en plongeant sa tête au ras du volant, ordonnant à Joaquim d&rsquo;en faire autant, c&rsquo;est à peine si le garçon comprend que l&rsquo;amoncellement de gravats dans le rétroviseur est tout ce qu&rsquo;il reste de la maison de Ludmilla. Plus loin, Vesna regarde sa montre, puis le ciel. L&rsquo;avion qui a déposé Joaquim, et qui aurait pu le ramener ce soir à Split, est en train de s&rsquo;effacer dans l&rsquo;indifférence du coucher de soleil, imprimant au ciel quatre sillages sombres. Le prochain ne se posera pas à Sarajevo avant une semaine. Le soir est d&rsquo;une beauté incompréhensible&nbsp;&raquo;.</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Miss Sarajevo&nbsp;&raquo;, Ingrid Thobois, éditions Buchet-Chastel, 16 €</strong></em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/09/07/prendre-le-large-pour-ne-pas-sombrer/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/09/07/prendre-le-large-pour-ne-pas-sombrer/" data-text="Prendre le large pour ne pas sombrer - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/09/07/prendre-le-large-pour-ne-pas-sombrer/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Une si longue mue&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/10/05/une-si-longue-mue/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/10/05/une-si-longue-mue/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 05 Oct 2017 06:56:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA["Une chance folle"]]></category>
		<category><![CDATA[accident domestique]]></category>
		<category><![CDATA[Anne Godard]]></category>
		<category><![CDATA[brûlure]]></category>
		<category><![CDATA[colère]]></category>
		<category><![CDATA[culpabilité]]></category>
		<category><![CDATA[douleur]]></category>
		<category><![CDATA[Editions de Minuit]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[fille]]></category>
		<category><![CDATA[guérison]]></category>
		<category><![CDATA[huis-clos]]></category>
		<category><![CDATA[Magda]]></category>
		<category><![CDATA[malaise]]></category>
		<category><![CDATA[mère]]></category>
		<category><![CDATA[non-dits]]></category>
		<category><![CDATA[rentrée littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[résilience]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[silence]]></category>
		<category><![CDATA[souffrance]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=4057</guid>
		<description><![CDATA[Rentrée littéraire On poursuit notre virée au milieu des livres de la rentrée littéraire.  Petite halte à Tours – ça tombe bien ! – pour découvrir Anne Godard et son nouveau roman &#171;&#160;Une chance folle&#160;&#187;, publié aux Editions de Minuit. Ce professeur d&#8217;université a posé ses valises à Tours il y a quatre ans, après [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #00ffff"><strong>Rentrée littéraire</strong></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Une-chance-folle.jpg" rel="lightbox[4057]"><img class="alignleft size-full wp-image-4058 colorbox-4057" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Une-chance-folle.jpg" alt="Une chance folle" width="178" height="245" /></a></p>
<p>On poursuit notre virée au milieu des livres de la rentrée littéraire.  Petite halte à Tours – ça tombe bien ! – pour découvrir <strong>Anne Godard</strong> et son nouveau roman <strong>&laquo;&nbsp;Une chance folle&nbsp;&raquo;</strong>, publié aux <strong>Editions de Minuit.</strong></p>
<p>Ce professeur d&rsquo;université a posé ses valises à Tours il y a quatre ans, après plusieurs années passées en Sologne. Partagée entre Paris (pour les cours) et les bords de Loire, <strong>Anne Godard</strong> écrit depuis très longtemps, comme elle me l&rsquo;a expliqué lors de l&rsquo;interview publiée dans la série estivale de La Nouvelle République édition Indre-et-Loire <strong><a href="http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Loisirs/24H/n/Contenus/Articles/2017/07/25/Anne-Godard-Ecrire-m-est-par-moments-necessaire-a-d-autres-impossible-3176105">Plumes d&rsquo;ici</a></strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4057"></span></p>
<p>&laquo;&nbsp;Ecrire m&rsquo;est par moments nécessaire, par moments impossible, c&rsquo;est une expérience très intense, absorbante et dangereuse d&rsquo;une certaine manière, car ce qui m&rsquo;intéresse, c&rsquo;est d&rsquo;arriver à frôler des états qui sont difficiles, où l&rsquo;on peut se perdre, en étant au plus près des sensations où le physique et le psychique se confondent&nbsp;&raquo;, m&rsquo;expliquait-elle lors de l&rsquo;interview.</p>
<p>Une explication qui prend tout son sens après la lecture de <strong>&laquo;&nbsp;Une chance folle&nbsp;&raquo;.</strong> Lauréat du Grand Prix RTL-LIre pour son premier roman &laquo;&nbsp;Inconsolable&nbsp;&raquo;, <strong>Anne Godard</strong> signe un roman court, ramassé, dense et violent.</p>
<p>Une violence latente. A cause du huis clos qu&rsquo;il installe entre une jeune femme et sa mère dont le père et le frère sont exclus. Tout comme le bébé, une petite fille, qui ne survivra pas.</p>
<p>Un voyage dans le temps. Douloureux. Et pour cause. <strong>Magda</strong> a été gravement brûlée lorsqu&rsquo;elle avait quelques mois. Elle ne s&rsquo;en souvient, mais sa mère a scrupuleusement tout noté dans un carnet. Des pansements aux cures, des opérations de greffe aux rendez-vous chez les spécialistes. Comme pour se justifier. Ou arrêter de culpabiliser. Elle tient le beau rôle. Celui de l&rsquo;abnégation.</p>
<p><strong>Magda</strong> devrait se dire qu&rsquo;elle a de la chance, sa mère ne l&rsquo;a pas lâchée&#8230;</p>
<p>Sauf que<strong> Magda,</strong> bébé ébouillanté, n&rsquo;a pas accès à ses propres souvenirs. Elle se raconte son histoire par l&rsquo;entremise de sa mère. Il est temps qu&rsquo;elle s&rsquo;affranchisse. Qu&rsquo;elle se libère&#8230; Et qu&rsquo;elle change de peau.</p>
<p>Au fil des pages, <strong>Anne Godard</strong> donne à lire une terrible description de la douleur. Qu&rsquo;elle soit physique ou psychique.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 10 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je ne peux pas la voir en entier, même dans un miroir, et souvent ce sont les autres qui me la rappellent. Une hésitation, un clignement des yeux, l&rsquo;adaptation du regard à quelque chose d&rsquo;inattendu, la surprise aussitôt surmontée d&rsquo;une couleur un peu différente, d&rsquo;un repli qui n&rsquo;aurait pas dû être, cela suffit. Je sais ce qu&rsquo;ils ont vu, je sais qu&rsquo;ils n&rsquo;osent plus regarder, je sens leur gêne ou leur curiosité, et pendant un instant, je sens que je pourrais les tuer, pendant un instant je les hais, sans limite, par réflexe, comme on retire sa main d&rsquo;une surface qu&rsquo;on ne savait pas brûlante, avant même d&rsquo;y penser, et sitôt qu&rsquo;on y pense, c&rsquo;est fini, je n&rsquo;ai plus peur et je peux cesser de vouloir tuer comme je cesse d&rsquo;essayer de me défendre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 43 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je deviens sage comme une image, sage et soumise comme l&rsquo;image que je vois dans les yeux de ma mère. De toutes mes forces, j&rsquo;essaie de ressembler à cette image dont ma mère veut s&rsquo;occuper. Je me laisse faire et je la laisse me faire ce qu&rsquo;elle veut. Je suis prête à tout et, du moment que je me tais, elle semble contente d&rsquo;avoir mon corps pour se soigner. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 93 :</strong><em>&laquo;&nbsp;A ces filles qui se disent mes amies, je ne confie rien de ce qui m&rsquo;importe. C&rsquo;est une habitude prise depuis longtemps. Je n&rsquo;ai jamais pu parler de la cicatrice sans susciter tout à la fois des haut-le-coeur, sincères ou joués, et des manifestations de pitié. Je ne serai la pauvre de personne. Elles ne comprendraient pas si je leur disais que le pire de tout ce qui m&rsquo;est jamais arrivé, c&rsquo;est leur pitié qui m&rsquo;abaisse et me ravale à une chose informe et sans volonté, une sorte de larve débusquée qui se tortille en agonisant, nue, hors de son nid, une larve répugnante, mais désarmée, qu&rsquo;on écrase pour l&rsquo;achever.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Une chance folle&nbsp;&raquo;, Anne Godard, Les Editions de Minuit, 14€.</strong></em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/10/05/une-si-longue-mue/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/10/05/une-si-longue-mue/" data-text="Une si longue mue&#8230; - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/10/05/une-si-longue-mue/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;impossible deuil d&#8217;un enfant&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/01/12/limpossible-deuil-dun-enfant/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/01/12/limpossible-deuil-dun-enfant/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 12 Jan 2013 14:00:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[Venus d'ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[absence]]></category>
		<category><![CDATA[chagrin]]></category>
		<category><![CDATA[David Grossman]]></category>
		<category><![CDATA[décès]]></category>
		<category><![CDATA[délicatesse]]></category>
		<category><![CDATA[douleur]]></category>
		<category><![CDATA[enfant]]></category>
		<category><![CDATA[incrédulité]]></category>
		<category><![CDATA[là-bas]]></category>
		<category><![CDATA[marche]]></category>
		<category><![CDATA[mort]]></category>
		<category><![CDATA[personnages]]></category>
		<category><![CDATA[perte]]></category>
		<category><![CDATA[récit]]></category>
		<category><![CDATA[Tombé hors du temps]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=1400</guid>
		<description><![CDATA[&#171;&#160;La poésie est le langage de ma douleur&#160;&#187;. L&#8217;un des personnages du récit pour voix intitulé &#171;&#160;Tombé hors du temps&#160;&#187; écrit par David Grossman résume à lui seul la démarche de l&#8217;auteur israélien. &#160; Alors qu&#8217;il écrivait &#160;&#187; Une femme fuyant l&#8217;annonce&#160;&#187;, roman prophétique dans lequel une femme entreprend une randonnée en Israël après avoir [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-caption-dd"><strong><em>&laquo;&nbsp;La poésie est le langage de ma douleur&nbsp;&raquo;.</em> </strong>L&rsquo;un des personnages du récit pour voix intitulé <strong>&laquo;&nbsp;Tombé hors du temps&nbsp;&raquo;</strong> écrit par <a title="découvrir la page Wikipédia de l'auteur" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Grossman_%28%C3%A9crivain%29"><strong>David G</strong><strong>rossman</strong></a> résume à lui seul la démarche de l&rsquo;auteur israélien.</p>
<dl class="wp-caption alignleft" id="attachment_1403" style="width: 125px">
<dt class="wp-caption-dt"></dt>
</dl>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/01/12/limpossible-deuil-dun-enfant/david-grossman-1-sized-2/" rel="attachment wp-att-1406"><img class="alignleft  wp-image-1406 colorbox-1400" style="margin: 10px" alt="david-grossman-1-sized" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/david-grossman-1-sized1.jpg" width="131" height="145" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Alors qu&rsquo;il écrivait <strong>&nbsp;&raquo; Une femme fuyant l&rsquo;annonce&nbsp;&raquo;</strong>, roman prophétique dans lequel une femme entreprend une randonnée en Israël après avoir appris la mort de son fils, l&rsquo;auteur lui-même perdait son fils âgé de 20 ans, lors de la deuxième guerre du Liban, tué par une roquette.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1400"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/01/12/limpossible-deuil-dun-enfant/grossman-couv/" rel="attachment wp-att-1410"><img class="alignleft  wp-image-1410 colorbox-1400" style="margin: 10px;border: 0px none" alt="GROSSMAN COUV" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/GROSSMAN-COUV.jpg" width="265" height="133" /></a></p>
<p>Avec<strong> </strong> <strong>&laquo;&nbsp;Tombé hors du temps&nbsp;&raquo;</strong>, David Grossman, homme de gauche et fondateur avec d&rsquo;autres intellectuels engagés du mouvement La Paix pour rapprocher Israéliens et Palestiniens, revient sur cette expérience du deuil. <strong>Elle le nourrit. Lui en a fait, en poésie et en prose, un récit pour voix, écrit de 2009 à 2011.</strong></p>
<p>A noter que la traduction a été faite par <strong>Emmanuel Moses,</strong> lui-même poète et romancier.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Au fil des pages, des personnages qui marchent, qui crient, qui écrivent, qui racontent, qui pleurent, qui avancent vers &laquo;&nbsp;là-bas&nbsp;&raquo;</strong>. Autant d&rsquo;hommes et de femmes qui ont tous perdu un fils, une fille. A la guerre, par accident, après un suicide&#8230; Les histoires se mélangent sous différentes formes d&rsquo;écriture. Certains lecteurs y trouveront les codes du théâtre, voire de l&rsquo;opéra.</p>
<p>Il y a là, l&rsquo;homme qui marche, le centaure, le cordonnier, la sage-femme, le vieux professeur de mathématiques, la femme dans le filet, le chroniqueur de la ville et sa femme, le Duc&#8230;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits (retranscrits dans la même mise en page que dans le livre)</strong></p>
<blockquote><p><strong>Page 19 :</strong></p>
<p><strong>L&rsquo;homme :</strong></p>
<p class="colorbox-link" style="text-align: justify">Et ensemble</p>
<p class="colorbox-link" style="text-align: justify">Nous sommes nés</p>
<p class="colorbox-link" style="text-align: justify">De l&rsquo;autre côté,</p>
<p class="colorbox-link" style="text-align: justify">Sans</p>
<p class="colorbox-link" style="text-align: justify">Mots, sans</p>
<p class="colorbox-link" style="text-align: justify">Couleurs, et nous avons appris</p>
<p class="colorbox-link" style="text-align: justify">A vivre</p>
<p class="colorbox-link" style="text-align: justify">Le négatif</p>
<p class="colorbox-link" style="text-align: justify"><span class="alignleft">De la vie.</span></p>
</blockquote>
<p class="colorbox-link" style="text-align: justify"><strong> </strong></p>
<blockquote>
<p class="colorbox-link"><strong> Page 70 :</strong></p>
<p class="colorbox-link"><strong> le centaure :</strong></p>
<p class="colorbox-link"><em>[&#8230;] Cela fait bien une semaine que tu te retrouves ici, par hasard, que tu passes devant ma fenêtre, trois ou quatre fois par jour, et hier cinq, mais bon, on ne va pas mégoter, pressé de régler une affaire, absorbé dans tes pensées, et soudain : Stop ! Pilons net ! Jetons un petit coup d&rsquo;oeil surprises ! Qu&rsquo;avons-nous là ? Un centaure ? Et qui a perdu son enfant, par-dessus le marché ? Bingo ! Revêtons vite fait une expression de tendre mélancolie et de compassion au chagrin d&rsquo;autrui et trempons en deux temps trois mouvements la pointe de notre porte-plume en argent dans son encre noire puis posons fissa quelques questions sur le fils, le fils, le fils ! [&#8230;]</em></p>
<p class="colorbox-link">Page 133  :</p>
<p class="colorbox-link"><strong> l&rsquo;homme qui marche  :</strong></p>
<p class="colorbox-link">[&#8230;] Et pardonne-moi, je te prie, pour cette question</p>
<p class="colorbox-link">Qui te paraîtra peut-être stupide et un peu banale, mais</p>
<p class="colorbox-link">Je dois te la poser</p>
<p class="colorbox-link">Parce que cela fait cinq ans qu&rsquo;elle</p>
<p class="colorbox-link">Dévore mon âme</p>
<p class="colorbox-link">Comme une maladie  :</p>
<p class="colorbox-link">Qu&rsquo;est-ce que la mort, mon fils ?</p>
<p class="colorbox-link">Qu&rsquo;est-ce</p>
<p class="colorbox-link">Que</p>
<p class="colorbox-link">La mort ?</p>
<p class="colorbox-link" style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p class="colorbox-link" style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un corps à corps avec la douleur. Voilà à quoi nous invite David Grossman dans <strong>&laquo;&nbsp;Tombé hors du temps&nbsp;&raquo;</strong>. On y plonge, on se débat pour remonter à la surface chercher un peu d&rsquo;air et de réconfort avant, finalement, d&rsquo;y replonger la tête la première. Sa langue délicate, ses mots et la polyphonie qu&rsquo;il invente  parlent de l&rsquo;incrédulité de l&rsquo;absence définitive, du chagrin de la la perte, des questions qui restent sans réponse. Pour moi, une vraie découverte à lire à haute voix ou en son for intérieur. Et un voyage inoubliable en poésie. A découvrir. Vraiment.<br />
</span></p>
<p class="colorbox-link" style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Tombé hors du temps&nbsp;&raquo;, David Grossman, Seuil, 17,50€.</strong> </em></p>
</blockquote>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/01/12/limpossible-deuil-dun-enfant/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/01/12/limpossible-deuil-dun-enfant/" data-text="L&rsquo;impossible deuil d&rsquo;un enfant&#8230; - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/01/12/limpossible-deuil-dun-enfant/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Dans la peau du traître Tyrone Meehan</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/12/22/dans-la-peau-du-traitre-tyrone-meehan/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/12/22/dans-la-peau-du-traitre-tyrone-meehan/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 22 Dec 2011 08:57:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[cause républicaine irlandaise]]></category>
		<category><![CDATA[douleur]]></category>
		<category><![CDATA[fiction]]></category>
		<category><![CDATA[IRA]]></category>
		<category><![CDATA[Irlande du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Sorj Chalandon]]></category>
		<category><![CDATA[trahison]]></category>
		<category><![CDATA[Tyrone Meehan]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/?p=638</guid>
		<description><![CDATA[&#171;&#160;C&#8217;est un livre qui parle des gueux, de simples gens, de pauvres gens, de douleurs, de misère&#8230; &#160;&#187; En octobre dernier c&#8217;est par ces mots notamment que l&#8217;auteur et journaliste Sorj Chalandon décrivait son dernier livre &#171;&#160;Retour à Killybegs&#160;&#187; à notre consoeur de La Nouvelle République, Mariella Esvant. Un roman qui se veut le dernier [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em><img class="alignleft size-full wp-image-644 colorbox-638" style="margin: 10px;" title="2011_chalandon_moyen" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/2011_chalandon_moyen.jpg" alt="" width="71" height="89" />&laquo;&nbsp;C&rsquo;est un livre qui parle des gueux, de simples gens, de pauvres gens, de douleurs, de misère&#8230;</em> &nbsp;&raquo; En octobre dernier c&rsquo;est par ces mots notamment que l&rsquo;auteur et journaliste <a title="Sa page sur Wikipédia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sorj_Chalandon">Sorj Chalandon </a>décrivait son dernier livre &laquo;&nbsp;<strong>Retour à Killybegs</strong>&nbsp;&raquo; à notre consoeur de La Nouvelle République, <a title="les articles de Mariella Esvant" href="http://www.lanouvellerepublique.fr/ACTUALITE/People/Sorj-Chalandon-revient-dans-la-peau-d-un-traitre">Mariella Esvant</a>. Un roman qui se veut le dernier de l&rsquo;auteur à propos de l&rsquo;Irlande du Nord. Plus question d&rsquo;écrire sur le sujet.</p>
<p><span id="more-638"></span></p>
<p>  &laquo;&nbsp;<em>J&rsquo;ai fermé la tombe de mon ami Denis&nbsp;&raquo;,</em> explique l&rsquo;auteur dans la vidéo présente ici.</p>
<p><em><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/2011_chalandon_moyen.jpg" rel="lightbox[638]"><iframe frameborder="0" width="500" height="281" src="https://www.dailymotion.com/embed/video/xky1r2" allowfullscreen allow="autoplay"></iframe></a></em></p>
<p>  <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/26077_1484990.jpg" rel="lightbox[638]" title="26077_1484990"><img class="alignleft size-full wp-image-647 colorbox-638" style="margin: 10px;" title="26077_1484990" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/26077_1484990.jpg" alt="" width="110" height="163" /></a><strong>&laquo;&nbsp;Retour à Killybegs</strong>&nbsp;&raquo; n&rsquo;est pas la suite de &laquo;&nbsp;<strong>Mon traître</strong>&laquo;&nbsp;, publié en 2008 et désormais disponible en livre de poche mais &nbsp;&raquo; <em>un écho</em>&laquo;&nbsp;. Cette fois, c&rsquo;est le traitre qui parle, celui qui, vingt ans durant, a travaillé en sous-marin pour la police britannique et les services secrets.</p>
<p>Dans &laquo;&nbsp;<strong>Mon traître</strong>&laquo;&nbsp;, Sorj Chalandon se glissait dans la peau d&rsquo;Antoine, le luthier parisien qui découvrait l&rsquo;Irlande du Nord et la lutte. Antoine, c&rsquo;était Chalandon. Le journaliste, – il a travaillé pendant plus de trente ans à <em>Libération</em> –,  et l&rsquo;homme qui, des années durant, a couvert l&rsquo;actualité irlandaise. &nbsp;&raquo; <em>C&rsquo;était un livre réel</em>&laquo;&nbsp;, explique le journaliste au Canard Enchaîné qui a finalement appris que son ami <a title="Un article concernant sa mort" href="http://www.lemonde.fr/europe/article/2006/04/05/meurtre-d-un-ancien-membre-du-sinn-fein-qui-espionna-pour-londres_758119_3214.html">Denis Donaldson</a> avait trahi sa patrie, ses frères d&rsquo;armes et ses idéaux. C&rsquo;était en 2005.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_661" style="width: 139px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/denis.jpg" rel="lightbox[638]" title="denis"><img class="size-full wp-image-661 colorbox-638" style="margin: 10px;" title="denis" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/denis.jpg" alt="" width="129" height="139" /></a><p class="wp-caption-text">Denis Donaldson, l&#39;ancien ami de Sorj Chalandon qui a inspiré le roman</p></div>
<p>A la sortie de &laquo;&nbsp;<strong>Mon traître</strong>&laquo;&nbsp;, il se rend cependant compte qu&rsquo;il n&rsquo;est pas allé au bout de la démarche. Qu&rsquo;il manque quelque chose. &laquo;&nbsp;<em>Il me manquait la vie et la parole du traître</em>&laquo;&nbsp;, explique-t-il encore dans la vidéo. Alors, il se plonge dans l&rsquo;écriture de &laquo;&nbsp;<strong>Retour à Killybegs</strong>&laquo;&nbsp;. Pas une suite, ni un tome 2. Avec la volonté cependant de proposer au public &laquo;&nbsp;<em>de suivre</em>&nbsp;&raquo; l&rsquo;auteur dans la trahison &nbsp;&raquo; <em>et d&rsquo;en prendre sa part</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p>Le livre a reçu à l&rsquo;automne le <strong>Grand prix du Roman de l&rsquo;Académie française</strong>.</p>
<p>Là, nous suivons donc le personnage de Tyrone Meehan. De sa naissance à sa mort. De son mariage à la naissance de son fils. De son ascension à sa chute. A la différence du véritable &laquo;&nbsp;héros&nbsp;&raquo;, Denis Donaldson, assassiné quatre mois seulement après avoir avoué sa trahison à 55 ans, Tyrone Meehan vivra plus vieux. Mais tout aussi seul. Sorj Chalandon le dit tout net : &laquo;&nbsp;<em>Tout le socle est vérité même s&rsquo;il y a des parties romancées</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p>Là, dans le nord du sud de l&rsquo;Irlande, à Killybegs, vit la famille Meehan. Avec Patraig, le père révolté qui a appartenu à l&rsquo;Armée républicaine irlandaise, sa femme et ses trop nombreux enfants qu&rsquo;il faut nourrir. Patraig meurt  des &laquo;&nbsp;<em>cailloux plein les poches</em>&nbsp;&raquo; (page 22). A Tyrone et ses frères de reprendre le flambeau. Jusqu&rsquo;au bout. Rapidement, il faudra quitter Killybegs, s&rsquo;installer chez un oncle puis rejoindre Belfast. Les germes de la lutte s&rsquo;installent. Tyrone en sera. Tout comme son frère Séanna. Pour un temps seulement.</p>
<p><strong>Page 59</strong> : &laquo;&nbsp;<em>L&rsquo;IRA. Ce n&rsquo;était plus trois lettres noires, bavées sur notre mur à la peinture haineuse. Ce n&rsquo;était plus une condamnation entendue à la radio. [&#8230;] C&rsquo;était la chair de mon père, sa vie entière, sa mémoire et sa légende. C&rsquo;était sa douleur, sa défaite, l&rsquo;armée vaincue de notre pays. Jamais je n&rsquo;avais entendu ces trois lettres prononcées par d&rsquo;autres lèvres que les siennes. [&#8230;] L&rsquo;IRA. Soudain, je l&rsquo;ai vue partout. [&#8230;] Je l&rsquo;ai sentie en moi. En moi, Tyrone Meehan, seize ans, fils de Patraig et de la terre d&rsquo;Irlande. Chassé de mon village par la misère, banni de mon quartier par l&rsquo;ennemi. L&rsquo;IRA, moi</em>.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Premières missions, premières arrestations aussi. Premiers séjours en prison. Chalandon plonge son lecteur dans le quotidien d&rsquo;un activiste de la nébuleuse IRA tandis que de l&rsquo;autre côté de la Manche, la Deuxième Guerre mondiale fait rage. Et puis un jour, c&rsquo;est le drame. En août 1969, Tyrone Meehan tue accidentellement son ami, son modèle, Danny Finley. Il ne dira rien mais ses ennemis de toujours ont là de quoi le faire chanter, le soumettre à la trahison. Tyrone passe pour un héros. C&rsquo;est un salaud. Magnifique.</p>
<p><strong>Page 139</strong> : &laquo;&nbsp;<em>Lorsque je me suis avancé au micro, j&rsquo;ai été applaudi. Longuement, comme on remercie. J&rsquo;ai tué Danny. Je tremblais. Je n&rsquo;ai plus cessé de trembler depuis ce jour.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p>Sheila sa femme, ses amis, ses compagnons&#8230; tous s&rsquo;accrochent à la version. Tyrone Meehan aurait pu vieillir avec.</p>
<p>Au fil du roman, l&rsquo;auteur alterne entre les épisodes héroïques de Tyrone Meehan et son exil obligé, dans la maison de son père, sa trahison avouée et sa fierté écrabouillée. Un vis-à-vis chronologique qui vous oblige à suivre l&rsquo;homme jusqu&rsquo;au plus profond de son âme et à retracer l&rsquo;histoire irlandaise contemporaine.</p>
<p>En 1979, Tyrone Meehan, alors à l&rsquo;état-major de l&rsquo;IRA, est emprisonné pour quinze mois. Depuis trois ans déjà, ces hommes ne sont plus considérés comme des prisonniers politiques. De quoi mettre le feu à la prison de Long Kesh.</p>
<p><strong>Page 154</strong> : &laquo;&nbsp;<em>Lorsque je suis entré au bloc H4 du camp, le jeudi 1er novembre 1979, cela faisait trois ans que trois cents camarades étaient nus dans leurs couvertures et vivaient dans leur merde</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p>C&rsquo;est à sa sortie qu&rsquo;il est approché par les services de police britanniques. Et contraint à travailler pour eux, qui savent la vérité sur la mort de Danny.</p>
<p><strong>Page 218</strong> : &laquo;&nbsp;[&#8230;] <em>Je ne forçais pas. Je ne provoquais rien. je laissais venir. Je me disais qu&rsquo;accepter la trahison leur suffirait peut-être. J&rsquo;étais un agent à leurs yeux. Mais je n&rsquo;avais pas trahi. Pas encore. Je n&rsquo;avais rien dit, rien fait, dénoncé personne. Juste cette conversation parisienne qu&rsquo;ils prenaient pour un pacte. J&rsquo;ai eu une pensée folle. J&rsquo;ai espéré que tout s&rsquo;arrêterait là. Qu&rsquo;ils ne me demanderaient rien, jamais.</em> &nbsp;&raquo;</p>
<p>Peine perdue, évidemment. Tyrone Meehan finira même par se prendre au jeu. Se rassurer comme il peut.</p>
<p><strong>Page 273</strong> : &laquo;&nbsp;[&#8230;] <em>J&rsquo;avais laissé le salaud du côté de Falls Road. A Paris, je ne trahissais pas, j&rsquo;instruisais. Je faisais un travail utile, militant, fondamental, probablement historique</em>.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Et puis l&rsquo;Histoire est en marche. Le dessous des cartes change. Tyrone Meehan est lâché. Arrêté, interrogé. Obligé à l&rsquo;exil. Avant d&rsquo;être abattu quelques temps plus tard dans la maison de son père, à Killybegs.</p>
<p>Un livre fort, puissant. Formidablement écrit. Et qui m&rsquo;a donné envie de plonger dans &laquo;&nbsp;<strong>Mon traître</strong>&laquo;&nbsp;. Vite !</p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Retour à Killybegs&nbsp;&raquo;, de Sorj Chalandon, Grasset, 20€.</strong></em></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Mon traître&nbsp;&raquo;, Le livre de poche, 6€.</strong></em></p>
<table border="0" align="left" style="border:0px;"><tr><td style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;" width="50">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
<div class="fb-like" data-href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/12/22/dans-la-peau-du-traitre-tyrone-meehan/" data-share="false" data-layout="button_count" data-show-faces="0" data-action="like" data-colorscheme="light"></div>
<!-- End WP Socializer Plugin - Facebook Button -->
</td><td align="left" style="vertical-align:middle;border-top:0px;padding:0px 0px;">
<!-- Start WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
<a href="http://twitter.com/share" class="twitter-share-button" data-count="horizontal"  data-lang="en"  data-url="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/12/22/dans-la-peau-du-traitre-tyrone-meehan/" data-text="Dans la peau du traître Tyrone Meehan - "></a>
<!-- End WP Socializer Plugin - Retweet Button -->
</td></tr></table>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/12/22/dans-la-peau-du-traitre-tyrone-meehan/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
