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	<title>Quatrième de couv &#187; deuil</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Ecrire pour ne pas être engloutie&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Jun 2021 11:58:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le quatrième roman de Sarah Chiche a fait couler beaucoup d&#8217;encre. Elle a profité d&#8217;une presse conséquente. Trop pour que je m&#8217;y intéresse au moment de sa sortie, fin 2020. Alors j&#8217;ai attendu ce printemps 2021 pour sortir Saturne de ma pile à lire. Quel bonheur ! Quel plaisir de lire ce roman&#8230; autobiographique. Tout [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SATURNE.jpg" rel="lightbox[5711]"><img class="alignleft wp-image-5717 size-medium colorbox-5711" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SATURNE-204x300.jpg" alt="SATURNE" width="204" height="300" /></a></p>
<p>Le quatrième roman de <strong>Sarah Chiche</strong> a fait couler beaucoup d&rsquo;encre. Elle a profité d&rsquo;une presse conséquente. Trop pour que je m&rsquo;y intéresse au moment de sa sortie, fin 2020. Alors j&rsquo;ai attendu ce printemps 2021 pour sortir Saturne de ma pile à lire. Quel bonheur ! Quel plaisir de lire ce roman&#8230; autobiographique.</p>
<p>Tout comme à l&rsquo;automne 1977. <strong>Harry</strong>, alors âgé de seulement 34 ans, meurt d&rsquo;une leucémie, laissant derrière lui sa jeune femme et leur fille âgée de quinze mois seulement.</p>
<p>Avril 2019, à Genève, cette enfant devenue adulte rencontre une femme qui a connu son père en Algérie. Cet homme issu d&rsquo;une grande lignée de médecins à laquelle il tentera d&rsquo;échapper. Pas si simple. Il est rêveur, joueur et aime les femmes.</p>
<p>Exilée en France, la famille ( les parents <strong>Louise</strong> et <strong>Joseph</strong> et leurs deux fils <strong>Harry</strong> et <strong>Armand</strong>)  va reconstruire son empire médical. <strong>Harry</strong>, lui, a rencontré une femme, <strong>Eve</strong>, qui ne correspond en rien au modèle familial, issu de la haute bourgeoisie. Sa belle-famille la déteste. C&rsquo;est réciproque. Eve finira par s&rsquo;éloigner, se remarier et aura d&rsquo;ailleurs une seconde fille.</p>
<p>La passion d&rsquo;<strong>Eve</strong> et<strong> Harry</strong> fera voler en éclats les reliques d’un royaume où l’argent coule à flots.</p>
<p>À l’autre bout de cette légende noire, l&rsquo;auteure raconte avec férocité et drôlerie une enfance hantée par le deuil, et dévoile comment, à l’image de son père, elle faillit être engloutie à son tour quand, au mitan de la vingtaine, elle déclenche une dépression mélancolique, grave, alors qu&rsquo;elle apprend la mort de sa grand-mère, qu&rsquo;elle ne voyait plus.<br />
Ce qui la sauvera ? Des images en Super 8 exhumées qui lui montrent son père et elle. L&rsquo;écriture aussi.</p>
<p>Sarah Chiche est écrivain. Elle est notamment l’auteure du roman <strong><i>Les Enténébrés</i></strong>. Elle est également psychologue clinicienne et psychanalyste.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au final, <strong>Saturne</strong> – la planète de l&rsquo;automne et de la mélancolie, dit-elle – est un texte bouleversant, un récit intime qui vous cloue. Très jolie découverte !</p>
<p><strong>Sarah Chiche</strong> parle de son roman ici :</p>
<p><a href="https://youtu.be/u17bXxvYqNU">https://youtu.be/u17bXxvYqNU</a></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 20 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Mais personne ne me dit que mon père était mort. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Je fus envoyée en Normandie. Le lendemain, on l&rsquo;enterra. Sa mère n&rsquo;eut pas la force de se rendre au cimetière. Elle s&rsquo;alita de longs mois. Quand on ouvrir le caveau pour y descendre le cercueil de mon père, ma mère voulut s&rsquo;y précipiter. Ils étaient brisés. Leur douleur à tous de l&rsquo;avoir perdu fut tout ce qu&rsquo;il restait de lui. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Mais pour moi, rien n&rsquo;avait changé. Il était toujours là, il avait disparu.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 71 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Naturellement, on ne parle jamais d&rsquo;argent. En parler, c&rsquo;est vulgaire, et, plus encore, commencer à le compter. S&rsquo;il venait à manquer, il faudrait dire non à quelque chose, se priver, agiter à nouveau le spectre de l&rsquo;exil. Ainsi flottent-ils dans l&rsquo;illusion que si tout est si brillant, si magnifique, si grandiose et remarquable, dans la reconstitution méticuleuse de ce qu&rsquo;ils ont connu à Alger, et plus encore, alors, rien ne mourra jamais.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 137-138 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Mais je ne me souviens pas de cela. Je ne me souviens de rien. Je me souviens juste qu&rsquo;enfant , déjà, je ne me souvenais de rien – ni de la chaleur de ses bras, ni du contact de ses doigts, ni de son rire, ni de sa façon de marcher, de fredonner, de me prendre dans les bras pour me montrer les étoiles, de fumer, de se fâcher, d&rsquo;embrasser ma mère, de me parler. Je ne le rencontrerais jamais de mon vivant. Je lui en voulais, atrocement. Colère froide, mutique,  butée – à la hauteur de ce qu&rsquo;aurait été un amour dont j&rsquo;aurais tout oublié.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ce que je voulais, c&rsquo;est rester seule. Rien ne me plaisait davantage. Je voulais que les adultes se taisent. Je voulais grandir, le plu vite possible, m&rsquo;enfuir au plus loin, vivre un grand amour, écrire. Ou mourir, d&rsquo;un coup d&rsquo;un seul, sans souffrir.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><em>Saturne, Sarah Chiche, Seuil, 18 €</em></strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Quand les convictions basculent&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/11/17/quand-les-convictions-basculent/</link>
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		<pubDate>Tue, 17 Nov 2020 07:50:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Un premier roman ? Comme c&#8217;est bizarre Je dois bien avouer qu&#8217;à chaque rentrée littéraire, je les dévore, après une petite sélection quand même. Celui-ci s&#8217;inscrit dans l&#8217;une des thématiques de cette rentrée post-confinement, celle des &#171;&#160;pères singuliers&#160;&#187;. L&#8217;histoire ? Celle d&#8217;un père qui, après la mort de sa femme, assure l&#8217;éducation de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CE-QUIL-FAUT-DE-NUIT-OK.jpg" rel="lightbox[5358]"><img class="alignleft size-full wp-image-5360 colorbox-5358" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/CE-QUIL-FAUT-DE-NUIT-OK.jpg" alt="CE QU'IL FAUT DE NUIT OK" width="195" height="326" /></a></p>
<p><strong><span style="color: #00ff00">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p>Un premier roman ? Comme c&rsquo;est bizarre <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-5358" /> Je dois bien avouer qu&rsquo;à chaque rentrée littéraire, je les dévore, après une petite sélection quand même. Celui-ci s&rsquo;inscrit dans l&rsquo;une des thématiques de cette rentrée post-confinement, celle des &laquo;&nbsp;pères singuliers&nbsp;&raquo;.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Celle d&rsquo;un père qui, après la mort de sa femme, assure l&rsquo;éducation de ses deux fils. Tant bien que mal. Il y a <strong>Frédéric</strong> que tout le monde appelle <strong>Fus</strong> depuis des années et son benjamin, surnommé<strong> Gillou</strong>. L&rsquo;un joue au foot quand l&rsquo;autre se plonge dans les livres.  Le père, lui, travaille à la SNCF et s&rsquo;occupe de la section locale du Parti socialiste.</p>
<p>C&rsquo;est lui qui raconte. Les trois années de maladie de la &laquo;&nbsp;moman&nbsp;&raquo;, les études des enfants, le quotidien d&rsquo;un milieu populaire entre un père un peu perdu et deux ados qui grandissent, qui s&rsquo;affranchissent des choix paternels. Et puis la bascule.  Celle qui fait que, progressivement, <strong>Fus</strong> fasse la connaissance de jeunes proches de l&rsquo;extrême droite. Jusqu&rsquo;au drame. Une attaque, une vengeance, un mort, la prison et deux procès.</p>
<p><span id="more-5358"></span></p>
<p>Le père manque parfois de mots, de réactions. Il ne comprend pas. N&rsquo;accepte pas. Entre pudeur et retenue, il voit ses convictions ébranlées et son quotidien s&rsquo;effilocher.</p>
<p>Dans <strong>&laquo;&nbsp;Ce qu&rsquo;il faut de nuit&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Laurent Petitmangin</strong> avait envie de parler &laquo;&nbsp;du sentiment de déception, de son côté parfois irrémédiable. Puis sont venus d&rsquo;autres thèmes  : j&rsquo;ai voulu raconter la relation entre un père et son fils, mettre en évidence la difficulté, la pudeur infinie de cette relation, interroger l&rsquo;incapacité d&rsquo;un père à trouver les mots. Je voulais aussi raconter un certain monde. Ce roman n&rsquo;est pas autobiographique, mais il se nourrit de ma vie, bien sûr .&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Laurent Petitmangin</strong>, quinquagénaire, grand lecteur, travaille à Air France et écrit depuis une dizaine d&rsquo;années. Il entasse les manuscrits dans ses tiroirs, apprend-on.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 30-31 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il y avait déjà trois mois que la moman était partie, j&rsquo;avais évacué la peur de ne pas y arriver, de ne pas faire face à tout ce qu&rsquo;il y avait à organiser, à gérer. Tout ce que j&rsquo;avais déjà entrevu depuis trois ans. C&rsquo;était terrible à dire, mais c&rsquo;était presque plus facile maintenant qu&rsquo;il n&rsquo;y avait plus l&rsquo;hôpital, les soirées et les dimanches passés à attendre. Presque plus facile. Si elle m&rsquo;avait entendu. C&rsquo;était pourtant vrai, et les vacances n&rsquo;avaient jamais autant mérité leur nom. Plusieurs fois, je les avais emmenés casser la croûte à Luxembourg-ville. On s&rsquo;était fait la promenade des remparts, puis on était allés dans un petit restaurant où on attendait des heures, il y avait du monde, les enfants s&rsquo;étaient impatientés tellement ils avaient faim, mais les énormes steaks et les grosses frites, presque un quart de patate chacune, n&rsquo;en étaient que meilleures.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 113 :</strong><em> &nbsp;&raquo; [&#8230;] Ils voulaient savoir qui l&rsquo;avaient amoché de la sorte, et le fait que je l&rsquo;aie retrouvé comme ça ne validait rien de mon innocence à leurs yeux. Ils m&rsquo;avaient demandé ce que j&rsquo;avais fait le matin, avant d&rsquo;aller à Metz. Ce qui ne leur plaisait pas, c&rsquo;était que j&rsquo;ai emmené moi-même Fus à l&rsquo;hôpital. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 157 :</strong><em> [&#8230;] Tout m&rsquo;était insurmontable. Je portais sur le visage la détention de mon fils. L&rsquo;avocat n&rsquo;avait cessé de m&rsquo;appeler immédiatement après le procès. Il s&rsquo;était d&rsquo;abord contenté de messages courts, &laquo;&nbsp;Rappelez-moi s&rsquo;il vous plaît &nbsp;&raquo; puis, comme je ne répondais à aucun de ses appels, il s&rsquo;était épanché. Une longue supplique où il me disait que ce n&rsquo;était pas son intérêt financier de faire le forcing et de repasser du temps sur ce dossier &#8211; il m&rsquo;avait rappelé dans son message haletant, énervé, que ses émoluments rentraient strictement dans le cadre de l&rsquo;aide que nous avions touchée et que ce n&rsquo;était donc pas avec ça qu&rsquo;il allait gagner le moindre argent -, mais que ce n&rsquo;était pas la question, qu&rsquo;il fallait y aller. Il l&rsquo;avait redit plusieurs fois. Sur tous les tons possibles : &laquo;&nbsp;Une simple question de justice.&nbsp;&raquo; Il avait rajouté qu&rsquo;il me revenait de convaincre mon fils et qu&rsquo;on n&rsquo;avait pas l&rsquo;éternité pour le faire. Je n&rsquo;en avais pas envie. Pas plus que je n&rsquo;avais envie de le visiter en prison.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Ce qu&rsquo;il doit à la nuit&nbsp;&raquo;, Laurent Petitmangin, La Manufacture de livres, 16,90€. </strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Parce que le deuil reste compliqué&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/06/08/parce-que-le-deuil-reste-complique/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2020/06/08/parce-que-le-deuil-reste-complique/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 08 Jun 2020 06:18:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[addictin]]></category>
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		<description><![CDATA[Merci le confinement ! Sans lui, il se pourrait bien que je n&#8217;aurais eu ce live entre les mains. C&#8217;est en parcourant la liste des meilleures ventes de la ma librairie tourangelle préférée que je suis tombée sur &#171;&#160;Avant que j&#8217;oublie&#160;&#187;, d&#8217;Anne Pauly. La quadragénaire, qui vit et travaille à Paris, a toujours voulu écrire. [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/avant_que_j_oublie-191x300.jpg" rel="lightbox[5218]"><img class="alignleft size-full wp-image-5221 colorbox-5218" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/avant_que_j_oublie-191x300.jpg" alt="avant_que_j_oublie-191x300" width="191" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: left">Merci le confinement ! Sans lui, il se pourrait bien que je n&rsquo;aurais eu ce live entre les mains. C&rsquo;est en parcourant la liste des meilleures ventes de la ma librairie tourangelle préférée que je suis tombée sur &laquo;&nbsp;Avant que j&rsquo;oublie&nbsp;&raquo;, d&rsquo;<strong>Anne Pauly</strong>.</p>
<p style="text-align: left">La quadragénaire, qui vit et travaille à Paris, a toujours voulu écrire. Devenue adulte, elle reprend ses études. Et ce sont les premières pages de ce qui allait devenir <strong>&laquo;&nbsp;Avant que j&rsquo;oublie&nbsp;&raquo;</strong> qu&rsquo;elle a rendu comme projet pour son Master de création littéraire.</p>
<p style="text-align: left">Celle qui fut correctrice dans un cabinet d&rsquo;avocats, puis dans un journal de faits divers avant de rejoindre le secrétariat de rédaction d&rsquo;un magazine féminin aurait mis quatre ans pour achever son premier roman après avoir trouvé tout un tas de prétextes. &laquo;&nbsp;Il fallait en finir avec le deuil&nbsp;&raquo;, explique <strong>Anne Pauly</strong>.</p>
<p style="text-align: left">Au fil des pages, l&rsquo;histoire d&rsquo;un frère et d&rsquo;une soeur ( la narratrice, qui ressemble beaucoup à<strong> Anne Pauly</strong>), confrontés à la mort de leur père et au deuil. Une manière de tisser sa propre histoire sur les côtés, en filigrane.</p>
<p style="text-align: left"><span id="more-5218"></span></p>
<p style="text-align: left">L&rsquo;occasion pour l&rsquo;autrice de &laquo;&nbsp;revenir avec nuance&nbsp;&raquo; sur le personnage de ce père trop vite réduit à celui d&rsquo;un homme violent, alcoolique, victime aussi d&rsquo;un certain mépris de classes. Dont <strong>Anne Pauly</strong>  dit avoir souffert aussi.</p>
<p style="text-align: left">A travers cette fiction familiale, <strong>Anne Pauly</strong> veut aussi évoquer ces hommes et ces femmes qui meurent, anonymes après une vie faite de joies et de peines, de grandes détresses et de bonheurs simples. Comme son père qu&rsquo;elle dépeint, in fine, grâce à l&rsquo;enquête qu&rsquo;elle mène, comme un &laquo;&nbsp;contemplatif sensible&nbsp;&raquo;, sans nier ses côtés moins positifs.</p>
<p style="text-align: left">Le ton est sensible, drôle et frais. Un plaisir d&rsquo;écriture qui, pour ceux qui ont vécu le deuil d&rsquo;un parent, permettra de (re)plonger dans les bons et les mauvais souvenirs par le prisme d&rsquo;un alcoolique unijambiste et collectionneur improbable.</p>
<p style="text-align: left">Le 8 juin 2020, <strong>Anne Pauly</strong> a reçu le <strong>Prix du Livre Inter</strong>.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 42 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Dans la France de Giscard, il fallait se comporter comme un homme et il avait joué, comme tant d&rsquo;autres, la comédie de son temps. Mais il n&rsquo;a jamais voulu entendre. Mais il n&rsquo;a jamais voulu entendre qu&rsquo;il avait exagéré avec tout ça. Quand il m&rsquo;était arrivé de lui rappeler, par discrètes allusions, sa période d&rsquo;imprégnation éthylique, courant globalement de mes trois ans à mes quinze ans, et les dommages collatéraux qu&rsquo;elle avait entraînés pour nous tous, il avait toujours répondu &laquo;&nbsp;Je buvais pas tant que ça. Et puis avec ta mère, on s&rsquo;est jamais compris. Elle était dure, têtue, possessive. Elle te gardait pour elle.&nbsp;&raquo;&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 73 :</strong><em>&laquo;&nbsp;On l&rsquo;avait signé l&rsquo;armistice, des années auparavant. Par étapes. Une première fois quand il avait lâché sa bouteille et que tout le monde avait pu reprendre sa juste place dans cette famille de cinglés. La guerre des tranchées s&rsquo;était enfin achevée : les pertes étaient importantes niveau joie de vivre et confiance en la vie, surtout pour le fils, mais en ce qui me concernait, on avait trouvé des arrangements. Sa vraie personnalité, enfin débarrassée des hardes puantes de l&rsquo;alcool, était ressortie : un contemplatif fin mais gauche, gentil mais brutal, généreux mais autocentré, dévoré par l&rsquo;anxiété et la timidité, incroyablement empêché. Un touriste de la vie. Contre toute attente, le monstre était humain, vulnérable, attachant.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 128 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Finalement, ce qui me semblait le plus difficile, c&rsquo;était de ne plus l&rsquo;entendre du tout, de ne plus avoir de nouvelles de lui, et au début, machinalement, je regardais mon téléphone pour vérifier qu&rsquo;il ne m&rsquo;avait pas appelée, mais non. Une fois, j&rsquo;avais même composé son numéro pour voir mais j&rsquo;étais tombée sur la voix vraiment désolée de la dame des télécoms qui disait que ce numéro n&rsquo;était plus attribué. C&rsquo;était un peu dingo de faire ça mais après tout, lui-même n&rsquo;était pas hermétique à ces mondes parallèles. Il me l&rsquo;avait dit : Je suis sûr qu&rsquo;on n&rsquo;est pas seuls et qu&rsquo;il y a des choses qu&rsquo;on ne voit pas. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Avant que j&rsquo;oublie&nbsp;&raquo;, Anne Pauly, Verdier, 14€</strong></em></p>
<p style="text-align: center">
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		</item>
		<item>
		<title>Quand la révolution se prépare près du toaster&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/06/13/quand-la-revolution-se-prepare-pres-du-toaster/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/06/13/quand-la-revolution-se-prepare-pres-du-toaster/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 13 Jun 2018 07:04:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; &#160; Voilà une chouette découverte ! Ce roman, je l&#8217;ai choisi pour son titre, ce que raconte sa quatrième de couv (forcément !) et la collection à laquelle il appartient. Cette fois encore, la collection Qui vive de Buchet Chastel est un vivier d&#8217;histoires modernes, alertes et qui nous parlent. La preuve encore avec [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FAST-FOOD.jpg" rel="lightbox[4273]"><img class="alignleft size-full wp-image-4285 colorbox-4273" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/FAST-FOOD.jpg" alt="FAST FOOD" width="250" height="320" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Voilà une chouette découverte ! Ce roman, je l&rsquo;ai choisi pour son titre, ce que raconte sa quatrième de couv (forcément !) et la collection à laquelle il appartient. Cette fois encore, <strong>la collection Qui vive de Buchet Chastel</strong> est un vivier d&rsquo;histoires modernes, alertes et qui nous parlent. La preuve encore avec ce<strong> &laquo;&nbsp;Fast-food&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Grégoire Damon</strong>.</p>
<p>L&rsquo;auteur, trentenaire, vit à Lyon. Il a publié un premier roman, <strong>&laquo;&nbsp;La rue de la soif&nbsp;&raquo;</strong> en 2007 et plusieurs recueils de poésie.  Il a un <strong><a href="http://gregoiredamon.hautetfort.com/archives/category/livre/index-1.html">blog </a> </strong>Et est à l&rsquo;origine d&rsquo;une revue de poésie.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;un fast-food et de ceux qui y travaillent. Des hommes et des femmes venus d&rsquo;horizons divers, arrivés là pour payer leurs factures, un boulot étudiant, parce qu&rsquo;il y avait de la lumière&#8230;</p>
<p>Derrière les comptoirs du Meecoy, les équipiers ont construit une micro-société. Il y a des départs, des arrivées, des disparitions et une révolution en marche&#8230; ou pas. Et cette hiérarchie pesante, omniprésente, débilitante qui arrive un beau matin avec un nouveau management à décliner fissa. Face au grand capital, les équipiers de Meecoy vont se mobiliser.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4273"></span></p>
<p>Les rapports de force se déclinent autour du toaster ou de la machine à frites.  Et parmi les équipiers, la solidarité s&rsquo;organise quand les ennuis arrivent par escadrille.</p>
<p><strong>Greg</strong> est là depuis plus de trois ans. L&rsquo;étudiant brillant n&rsquo;est finalement pas allé plus loin que le menu grandes frites. Là, il fomente, observe, alerte et ne perd pas une miette de cette micro-société contemporaine. <strong>Greg</strong> manie les mots, se pique de poésie pour impressionner les filles et notamment <strong>Tig</strong>, qu&rsquo;il voit chaque jeudi pour tenter de refaire le monde.</p>
<p>La direction a de l&rsquo;ambition pour lui. Elle est bien la seule&#8230; Jusqu&rsquo;à l&rsquo;idée du Grand soir !</p>
<p>Autour de <strong>Greg</strong>, il y a <strong>Christ</strong> le bad boy, <strong>Jack</strong> le parano, <strong>Ed</strong> la grande gueule, <strong>Croquette</strong> le clown et <strong>Graf</strong>, le petit con tatoué. Mais aussi <strong>Suma</strong>,<strong> Semen</strong>, <strong>Jérémie</strong>, <strong>Ange</strong>, <strong>Francky,</strong> <strong>Peggy</strong>, <strong>Jipé</strong>,<strong> Nounours</strong>, etc.</p>
<p>C&rsquo;est drôle, cynique, cruel. A consommer sans modération !</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 25 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Jusqu&rsquo;ici, tout avait été simple. Il y avait quelques dizaines de règles écrites et non écrites à garder à l&rsquo;esprit, moyennant quoi on pouvait suer sept heures par jour, implorer la pointeuse, et espérer s&rsquo;en sortir vivant. Il y avait deux sortes de gestes : les gestes autorisés ( ceux qui rapportaient du pognon à l&rsquo;entreprise) et les gestes interdits ( tous les autres). </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Chaque geste autorisé était explicité sur des fiches cartonnées fixées un peu partout : l&rsquo;utilisation et l&rsquo;entretien des machines. Les temps et les températures de cuisson des trois toasters et des trois grils. Les procédures de nettoyage. Le nombre de gestes à faire pour garnir tel sandwich. Et dans quel ordre. Le nombre d&rsquo;équipiers à mettre sur chaque machine, selon l&rsquo;affluence.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 150-151 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Soudain, ce n&rsquo;était plus un rêve, c&rsquo;était un plan. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il faudrait débarquer un soir de match. Ou à la fin des soldes, à la troisième démarque. Arriver à quinze ou vingt, juste après le rush, au moment où les nerfs se relâchent. En tenue réglementaire, le visage caché sous des masques de cochons hilares. Marcher droit sur les bureaux, le local managers, le local hôtesses, profiter de l&rsquo;effet de surprise, plaquer au sol, tirer à bout portant, en pleine tête. Je savais que je choisirais la sauce tartare, l&rsquo;une de celles qui puent le bus, et surtout celle dont le pistolet a le plus gros débit. J&rsquo;irai directement sur Semen. Et BANG ! à la sauce tartare se belle chevelure noire, et BOUM ! taches irrécupérables, sa chemise désespérément blanc enculé.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 230 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Maintenant, ça fait deux jours que je tape. Je n&rsquo;ai rien inventé : c&rsquo;est parti d&rsquo;une boutade d&rsquo;Ed, d&rsquo;une crise d&rsquo;angoisse de Jack et d&rsquo;un bout de poème inachevé, d&rsquo;une jonglerie de plateaux de Croquette et d&rsquo;un paquet de cigarettes jeté un jour sur ma table. Et maintenant j&rsquo;ai mon poème. C&rsquo;est peut-être du plagiat mais c&rsquo;est le plagiat de cent vies, dont la mienne. Merde à l&rsquo;honnêteté intellectuelle. De toute façon, je ne vivrai pas assez longtemps pour rembourser la dette que j&rsquo;ai contractée auprès de ces gars.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Fast-food&nbsp;&raquo;, Grégoire Damon, Buchet Chastel, 16€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Dépasser le silence, enfin</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/04/11/depasser-le-silence-enfin/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/04/11/depasser-le-silence-enfin/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 11 Apr 2016 07:53:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Poursuivons notre découverte des petites pépites et autres trouvailles de cette rentrée littéraire. Un premier roman, ça vous dit ? Entrons dans &#171;&#160;De ce pas&#160;&#187;, écrit par Caroline Broué. Productrice depuis 2010 de l’émission &#171;&#160;La Grande Table&#160;&#187; sur France Culture, le magazine quotidien de la mi-journée qui entremêle la culture et les idées, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DE-CE-PAS-OK.jpg" rel="lightbox[3499]"><img class="alignleft wp-image-3502 size-medium colorbox-3499" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/DE-CE-PAS-OK-229x300.jpg" alt="DE CE PAS OK" width="229" height="300" /></a> Poursuivons notre découverte des petites pépites et autres trouvailles de cette rentrée littéraire. Un premier roman, ça vous dit ? Entrons dans <strong>&laquo;&nbsp;De ce pas&nbsp;&raquo;</strong>, écrit par <strong>Caroline Broué</strong>.</p>
<p>Productrice depuis 2010 de l’émission &laquo;&nbsp;La Grande Table&nbsp;&raquo; sur France Culture, le magazine quotidien de la mi-journée qui entremêle la culture et les idées, <strong>Caroline Broué</strong> est diplômée de Sciences politiques et de Lettres modernes.</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce premier roman ? C&rsquo;est celle de <strong>Tin</strong>-<strong>Marjorie</strong>. Tin est bébé quand elle rejoint la France en 1975 avec sa mère. Elles ont fui le Cambodge, désormais aux mains des Khmers Rouges. Le père de la fillette, lui, est resté. Probablement mort.</p>
<p><strong>Tin</strong> deviendra danseuse comme sa mère. Puis danseuse étoile à l&rsquo;Opéra de Paris. Jusqu&rsquo;au jour où son corps lui dit stop. A quarante ans, <strong>Tin</strong> devenue <strong>Marjorie</strong>, doit réinventer sa vie. Et mettre des mots sur ce qui lui manque.</p>
<p>Son compagnon, <strong>Paul,</strong> est photographe. Sa manière à lui de parler. A la différence de <strong>Marjorie</strong>, lui a grandi dans les mots. Les paroles que l&rsquo;on prononce. Souvent trop violentes. Sa soeur a-t-elle été, comme elle le clamait il y a des années victime de leur propre père ? Alors il s&rsquo;est éloigné de sa famille protestante, installée en Ardèche. A rompu les liens. Mais comment faire pour avancer ?</p>
<p><strong>Marjorie</strong> et <strong>Paul</strong> doivent, pour se pas se perdre et ne pas mettre en danger leur couple, réinventer une grammaire à eux pour continuer à faire vivre leur passé. La quarantaine venue, il est temps d&rsquo;être en accord avec soi-même. Pas simple.</p>
<p><strong>Caroline Broué</strong> signe là un premier roman maitrisé et très bien écrit. Un vrai plaisir de lecture !</p>
<p><strong>L&rsquo;auteure évoque ici la genèse et l&rsquo;histoire de son premier roman</strong></p>
<iframe width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/LyULV9vllY8?feature=oembed" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 83 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Paul avait beau être photographe, quand ils étaient ensemble, la main du peintre rejoignait le bras du danseur. Ce qui réunissait Paul et Tin, fondamentalement, c&rsquo;était le silence. Le silence de l&rsquo;art. Ils se trouvaient précisément à la jonction de deux axes complémentaires : celui du peintre dansant sur sa toile et celui du danseur composant les couleurs de sa chorégraphie. Leurs vies s&rsquo;entremêlaient, et ce mariage impromptu transcendait leurs différences. Ils n&rsquo;avaient pas besoin de se parler pour se comprendre. L&rsquo;entente entre eux était tacite. Ils s&rsquo;accordaient d&rsquo;un regard furtif. D&rsquo;un geste de la main. Loin de tout bavardage, de tout mot superflu, leur mode d&rsquo;être et de relation relevait de l&rsquo;implicite, de l&rsquo;entendu avant même d&rsquo;être dit. Ils s&rsquo;étaient trouvés dans le silence. Ils se retrouvaient sur l&rsquo;essentiel.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 122-123 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Paul et Marjorie n&rsquo;arrivent plus à se parler. Les mots restent bloqués dans leur gorge. Marjorie est aussi impuissante que Paul est désarmé. Ils sont deux êtres seuls, isolés, retranchés dans leur tour. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Et puis, un soir, sans crier gare, Paul se met à hoqueter. “J&rsquo;étouffe. Je me noie. Marjorie, je me noie. Ils ne me quittent pas, ils m&rsquo;assaillent. Ils m&rsquo;emmènent vers le tourbillon. Je ne parviens plus à fuir. Ils envahissent tout, me demandent des comptes, obstruent ma vue, mon ouïe, ma bouche, accablent mes sens. Je ne peux leur échapper. Ils m&rsquo;enserrent de leur point de vue, de leur monde étriqué, enfermé sur eux-mêmes, sur leur égocentrisme. Ils m&rsquo;empêchent. J&rsquo;ai peur de reproduire la même chose avec toi. Je ne peux plus avancer. J&rsquo;ai marché en crabe toute ma vie, j&rsquo;ai contourné les obstacles pour m&rsquo;en sortir, pour échapper à leur emprise, mais la marée est plus forte, et la vague est sur le point d&rsquo;engloutir mes efforts. J&rsquo;ai fait de mon mieux pour accomplir ma mission. Mais, quand j&rsquo;ai fui, j&rsquo;ai failli à ma charge. Je les ai laissés se débrouiller seuls. Je n&rsquo;ai pas été à la hauteur des attentes de ma famille. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 146 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Le père de Paul est mort. Les funérailles ont lieu à Aubenas. Paul s&rsquo;y rend seul, selon sa volonté. Il n&rsquo;a aucune envie de mêler Marjorie et Elena à tout ça. Ce n&rsquo;est pas le moment pour elles de faire connaissance avec sa famille. Il n&rsquo;est pas retourné là-bas depuis son départ fracassant, il sait que les souvenirs vont s&rsquo;entrechoquer et que toute sa douleur va remonter. Il sait aussi que Suzie ne peut se tenir en compagnie de sa mère. Il se souvient de toutes ces scènes auxquelles il a assisté avant de décider de ne plus se rendre à aucun endroit où elles seraient toutes les deux. Des drames, des cris, des pleurs. Non, merci.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;De ce pas&nbsp;&raquo;, Caroline Broué, Sabine Wespieser éditeur, 17€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le deuil impossible d&#8217;un amour éteint</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/02/08/le-deuil-impossible-dun-amour-eteint/</link>
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		<pubDate>Mon, 08 Feb 2016 08:00:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[blessures]]></category>
		<category><![CDATA[deuil]]></category>
		<category><![CDATA[Frédérique Clémençon]]></category>
		<category><![CDATA[histoire d'amour]]></category>
		<category><![CDATA[mariage]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[séparation]]></category>

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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire hiver 2016 Nouvelle année, nouvelles découvertes  ! Ça tombe bien, nous sommes en pleine rentrée littéraire&#8230; Le cru 2016, est moins conséquent que celui de l&#8217;hiver 2015. Ça nous laissera donc plus de temps de (re)découvrir des auteurs et de plonger, la tête la première dans l&#8217;univers de nouveaux venus. Au programme donc, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #ff6600"><strong>Rentrée littéraire hiver 2016</strong></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BOUCHE-HIVER.jpg" rel="lightbox[3423]"><img class="alignleft size-full wp-image-3431 colorbox-3423" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BOUCHE-HIVER.jpg" alt="BOUCHE HIVER" width="145" height="225" /></a>Nouvelle année, nouvelles découvertes  ! Ça tombe bien, nous sommes en pleine rentrée littéraire&#8230; Le cru 2016, est moins conséquent que celui de l&rsquo;hiver 2015. Ça nous laissera donc plus de temps de (re)découvrir des auteurs et de plonger, la tête la première dans l&rsquo;univers de nouveaux venus.</p>
<p>Au programme donc, <strong>476 nouveaux romans</strong> contre 549 à la même époque l&rsquo;an dernier. Parmi eux, <strong>308 romans francophones et 168 romans traduits</strong>. Et, au total, <strong>73 premiers romans</strong>.</p>
<p>En attendant de les découvrir, je vous invite à entrer dans l&rsquo;univers de<strong> Frédérique Clémençon</strong>, que j&rsquo;avais découvert avec l&rsquo;ouverture de ce blog. Ses deux premiers romans <strong>&laquo;&nbsp;Une saleté&nbsp;&raquo;</strong>, en 1998 et <strong>&laquo;&nbsp;Colonie&nbsp;&raquo;</strong> en 2003 m&rsquo;avaient beaucoup plu. Après <strong>&laquo;&nbsp;Traques&nbsp;&raquo;</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;Les petits&nbsp;&raquo;</strong> (pas lus), elle revient avec <strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;hiver dans la bouche&nbsp;&raquo;</strong>, un roman que j&rsquo;ai choisi pour son titre et en souvenir du style, plutôt féroce, de l&rsquo;auteure.</p>
<p><strong>Frédérique Clémençon</strong> est née dans la Vienne et vit aujourd’hui à Poitiers. Elle a publié ses deux premiers romans aux Éditions de Minuit, puis les deux suivants aux éditions de l&rsquo;Olivier. Ce nouvel opus est publié chez Flammarion.<strong><br />
</strong></p>
<p><span id="more-3423"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;<strong>Antoine</strong> et de <strong>Jeanne</strong>, des quadras fatigués de leur vie commune, parents de deux enfants. Dix-huit ans de mariage s&rsquo;envolent après une discussion vive. <strong>Antoine</strong> s&rsquo;en va. <strong>Jeanne, trop effacée pour s&rsquo;en remettre,</strong> essaye de se réparer. Deux ans après la séparation, on la retrouve en partance pour New-York. Elle a gardé des lettres d&rsquo;<strong>Antoine</strong>. Elle lui répond par texte interposé. Elle essaye de se sauver. Pas simple. Alors elle rouvre les blessures pour mieux faire son deuil. Ses tentatives échouent. Jusqu&rsquo;à la mue.</p>
<p>Voilà un roman sensible qui nous raconte le parcours intérieur d&rsquo;une femme qui apprend le désamour. Jusqu&rsquo;à sa mue. Pour continuer.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 49 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Partageant, en somme, avec Antoine, la volonté farouche de ne rien reproduire qui lui déplût ou lui inspirât du dégoût, elle pensait que, de son côté, celui-ci avait reconnu en elle son alter ego, quelqu&rsquo;un qui ne s&rsquo;en laisserait pas conter et avait pris le parti sans doute naïf, mais sincère, de la liberté, du renoncement joyeux à ce que leurs parents leur avaient transmis de plus funeste, de plus sinistre, une prison dans laquelle ils ne voulaient à aucun prix demeurer plus longtemps.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Qu&rsquo;ils se fussent rencontrés en terre hostile, comme ils se le rappelaient quelquefois, n&rsquo;avait pas été sans conséquence sur leur avenir.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 121 :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>Les étagères vides.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les vêtements oubliés. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les papiers griffonnés, l&rsquo;écriture d&rsquo;Antoine. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les livres et les disques qu&rsquo;elle lui avait offerts, abandonnés. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Dormir. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ne pas s&rsquo;endormir. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Se réveiller en pleine nuit. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Déployer de multiples ruses pour goûter les nuits d&rsquo;insomnie, malgré tout. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>S&rsquo;étendre auprès de l&rsquo;enfant et le renifler encore. Ainsi allongée contre son corps oublieux et chaud, indifférent à sa présence, elle se rendormait une heure et deux. Quelquefois même il la découvrait au matin à côté de lui, mi-amusé mi-inquiet, elle avait dormi jusqu&rsquo;au matin  &nbsp;&raquo; [&#8230;]</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 137 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Et s&rsquo;ils recommençaient ? S&rsquo;ils se donnaient une seconde chance ?<strong><br />
</strong></em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il ne lui avait pourtant pas échappé que la voix d&rsquo;Antoine, ou bien certains de ses gestes, de ses propos, lorsqu&rsquo;il passait prendre les enfants, s&rsquo;installait à la place qui était la sienne auparavant, près de la fenêtre, dans un vieux fauteuil en cuir aux accoudoirs griffés, une affaire, trouvée pour trois fois rien dans une brocante parisienne, Antoine attrapant le premier objet qui lui tombait sous la main afin d&rsquo;éviter son regard, il ne lui avait pas échappé que tout cela s&rsquo;asphyxiait. Les paroles d&rsquo;Antoine, attendues, gênées, avaient fini par lui être pénibles, non à la manière d&rsquo;un insecte dont le bruit agace et qu&rsquo;on veut écraser, mais d&rsquo;un couteau qu&rsquo;on remue dans la chair : Jeanne contemplait dans un même instant sa douleur et sa joie, voulait qu&rsquo;Antoine se tût et parlât sans fin, prononçât mes mots qui autoriseraient son pardon et nourriraient sa colère. Elle n&rsquo;entendait, dans la voix d&rsquo;Antoine, dans la banalité forcée de leurs conversations, qu&rsquo;une douceur contrôlée, une amabilité polie, le rappel douloureux, grimaçant, d&rsquo;heures joyeuses et mortes.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;hiver dans la bouche&nbsp;&raquo;, Frédérique Clémençon, Flammarion, 17€.</strong></em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Jeannot, enfermé malgré lui</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/01/11/jeannot-enferme-malgre-lui/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/01/11/jeannot-enferme-malgre-lui/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 11 Jan 2016 07:51:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[" Le plancher de Jeannot"]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre]]></category>
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		<description><![CDATA[  Une histoire vraie. Une histoire tragique. Et des questions qui restent en suspend. Jeannot n&#8217;aurait-il pas pu être soigné ? Epargné ? Sauvé ? Déjà auteure de trois romans, Ingrid Thobois est aussi une grande voyageuse : enseignante de français en Afghanistan, elle a également effectué des reportages en Iran, en Haïti et participé [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PLANCHER.jpg" rel="lightbox[3407]"><img class="alignleft size-full wp-image-3408 colorbox-3407" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PLANCHER.jpg" alt="PLANCHER" width="250" height="322" /></a>  Une histoire vraie. Une histoire tragique. Et des questions qui restent en suspend. <strong>Jeannot</strong> n&rsquo;aurait-il pas pu être soigné ? Epargné ? Sauvé ?</p>
<p>Déjà auteure de trois romans, <strong>Ingrid Thobois</strong> est aussi une grande voyageuse : enseignante de français en Afghanistan, elle a également effectué des reportages en Iran, en Haïti et participé à des missions de développement et d&rsquo;observation électorale en Indonésie, RDC, Moldavie, Azerbaïdjan, Géorgie, Kazakhstan. Pour <strong>&laquo;&nbsp;Le plancher de Jeannot&nbsp;&raquo;</strong>, elle est partie d&rsquo;un fait-divers réel. D&rsquo;une histoire qui a défrayé la chronique au début des années 70, dans le Béarn.</p>
<p>Dans une ferme, une famille. <strong>Alexandre</strong>, le père bourru, violent et incestueux ; <strong>Joséphine</strong>, surnommée<strong> La Gousse</strong>, une femme effacée et trois enfants : <strong>Paule</strong>, <strong>Simone</strong> et <strong>Jean</strong>. Un quatrième enfant est mort-né.</p>
<p>Entre les travaux à la ferme, les mots qui ne sont pas dits et les mains lestes, la vie s&rsquo;est organisée. <strong>Jean,</strong> dit <strong>Jeannot</strong>, pourrait faire des études. Le curé et l&rsquo;instituteur l&rsquo;y poussent. C&rsquo;est sans compter le père. Alors, à vingt ans, devançant l&rsquo;appel, <strong>Jean</strong> s&rsquo;en va en Algérie. Nous sommes en 1959. Il en reviendra plusieurs mois plus tard, démobilisé à l&rsquo;annonce du suicide de son père.</p>
<p><span id="more-3407"></span></p>
<p><strong>Jean</strong> rentre au village, à la ferme. Sa soeur ainée,<strong> Simone,</strong> est partie. Mariée très vite pour échapper au père. Il retrouve sa mère et sa soeur, <strong>Paule</strong>, la narratrice de ce court roman poignant.</p>
<p>Mais Jean ne va pas bien. Il s&rsquo;isole, devient paranoïaque, violent, atone. De l&rsquo;Algérie, il ne racontera rien. Jamais.</p>
<p><strong>La Gousse, </strong>elle, meurt dans son fauteuil. Oubliée. Pas question cependant que le corps s&rsquo;en aille. <strong>Jean</strong> sort son fusil. Sa mère sera, sur dérogation, enterrée dans la maison même. Mais <strong>Jean</strong> s&rsquo;enfonce dans son silence. Cesse de s&rsquo;alimenter aussi. Il mourra d&rsquo;inanition quelques temps plus tard, à l&rsquo;âge de 33 ans. Dans sa chambre, à la gouge et au couteau, il a gravé le parquet d&rsquo;un long et incompréhensible message (lire ci-dessous). <strong>Jean</strong> était, semble-t-il, schizophrène.</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Le plancher de Jeannot&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Ingrid Thobois</strong> signe un roman terrible, fort et désespéré.</p>
<p style="text-align: center"> <strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 24 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Jeannot, tu étais si petit, et rien qu&rsquo;à cause de ça, les gens ils t&rsquo;adoraient. Gringalet, mignon, poli, bon élève, puis doux à en crever. Dégoulinant de bonté. Sage et intelligent, &laquo;&nbsp;subtil&nbsp;&raquo;, – c&rsquo;est l&rsquo;instituteur –, &laquo;&nbsp;serviable&nbsp;&raquo; – ça c&rsquo;était le curé. Les vieux touchaient ta tête comme un bénitier. Tu avais ce quelque chose qu&rsquo;on n&rsquo;avait pas, la môme Simone et moi. Qui faisait que les gens te regardaient comme un ex-voto. Comme si tu avais compté pour deux. Drôle de gamin tout mystérieux. Tu flanquais la trouille à tout le monde, et même à Alexandre. Ta tête valsait et puis revenait en place au bout du cou si tu fixais trop longtemps avec tes yeux tout noirs tachetés de jaune. Tu avais le mort-né au fond des yeux. On aurait dit une carte du ciel mais ça faisait peur bien avant d&rsquo;être beau. Tu as grandi avec nous mais tout seul avec ça.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 43 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;A Tinfouchy dans le noir des chambrées, y en avait parfois pour oser raconter. Leurs mots bourdonnaient. Le pire se racontait comme une mauvaise histoire, un empilement de choses impossibles. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Un cauchemar ça ne tient pas debout. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ça, si.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>[&#8230;]</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Dans le dortoir tu cherchais le sommeil, Jeannot. Le poing enfoncé dans la bouche pour ne pas crier. A Tinfouchy t&rsquo;étais rien qu&rsquo;un pion en forme de soldat, la trouille au ventre parmi d&rsquo;autres comme toi le fusil braqué sur le sable.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 52 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; Le calme est revenu. Maintenant, même les gosses évitent la maison, préfèrent prendre un chemin trois fois plus long.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Le vent a déplacé les tuiles. La pluie perce le toit. Ça forme des rigoles jusque dans la cuisine, des rivières entre les tomettes. La glousse, une vie entière à pas se plaindre. Tu sais pourtant comme elle déteste l&rsquo;humide. Mais tu grelottes aussi, Jeannot. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Qu&rsquo;est-ce que tu as vu, là-bas, à Tinfouchy, pour avoir encore aussi froid ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #ff6600">Le plancher de Jeannot aujourd&rsquo;hui</span></strong></p>
<p style="text-align: left">Depuis l&rsquo;été 2007, le plancher est installé rue Cabanis, à Paris, à l&rsquo;une des entrées de l&rsquo;hôpital psychiatrique Sainte-Anne. Le plancher, sur une surface de 16 mètres carrés environ avait été trouvé à la vente de la ferme (la soeur qui vivait encore à la ferme a été retrouvée morte dans l&rsquo;étable en 1993 ) par une antiquaire, fille d&rsquo;un psychiatre. Après son rachat par le psychiatre et avant de rejoindre Paris, le plancher avait été présenté dans diverses expositions d&rsquo;Art Brut.</p>
</blockquote>
<p>Le texte gravé dans le bois du plancher :</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PLANCHER-II.jpg" rel="lightbox[3407]"><img class="alignleft size-full wp-image-3410 colorbox-3407" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PLANCHER-II.jpg" alt="PLANCHER II" width="800" height="538" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: small;color: #000000"><em>&laquo;&nbsp;La religion a inventé des machines à commander le cerveau des gens et bêtes et avec une invention à voir notre vue à partir de rétine de l’image de l’œil abuse de nous santé idées de famille matériel biens pendant sommeil nous font toutes crapulerie l’Eglise après avoir fait tuer les juifs à Hitler a voulu inventer un procès type et diable afin prendre le pouvoir du monde et imposer la paix aux guerres l’Eglise a fait les crimes et abusant de nous par électronique nous faisant croire des histoires et par ce truquage abuser de nos idées innocentes religion a pu nous faire accuser en truquant postes écoute écrit et inventer toutes choses qu’ils ont voulu et depuis 10 ans et abusant de nous par leur invention a commandé cerveau et à voir notre vue a partir image rétine de l’œil nous faire accuser de ce qu’il nous font à notre insu c’est la religion qui a fait tous les crimes et dégâts et crapulerie nous en a inventé un programme inconnu et par machine à commander cerveau et voir notre vue image rétine œil… nous faire accuser nous tous sommes innocent de tout crime tort à autrui nous Jean Paule sommes innocents nous n’avons ni tué ni détruit ni porte du tort à autrui c’est la religion qui a inventé un procès avec des machines électroniques à commander le cerveau sommeil pensées maladies bêtes travail toutes fonctions du cerveau nous fait accuser de crimes que nous n’avons pas commis la preuve les papes s’appellent Jean XXIII au lieu de XXIV pour moi et Paul VI pour Paule l’Eglise a voulu inventer un procès et couvrir les maquis des voisins avec machine à commander le cerveau du monde et à voir la vue image de l’œil fait tuer les juifs à Hitler ont inventé&nbsp;&raquo;</em></span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Le plancher de Jeannot&nbsp;&raquo;, Ingrid Thobois, Buchet Chastel, 9€.</strong></em></p>
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		<item>
		<title>Avec le temps, tout s&#8217;en va&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/06/16/avec-le-temps-tout-sen-va/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/06/16/avec-le-temps-tout-sen-va/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 16 Jun 2015 12:36:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les vacances s&#8217;annoncent à grands pas. Chacun trouvera sa formule, sa destination et son moyen d&#8217;évasion. Il y en a un qui fonctionne à coup sûr : le livre. Avez-vous déjà pensé à ceux que vous emporterez sur la plage, dans le hamac, ou près de la rivière ? Si ce n&#8217;est pas encore le [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BUSQUETS.jpg" rel="lightbox[3083]"><img class="alignleft size-full wp-image-3084 colorbox-3083" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/BUSQUETS.jpg" alt="BUSQUETS" width="195" height="289" /></a></p>
<p>Les vacances s&rsquo;annoncent à grands pas. Chacun trouvera sa formule, sa destination et son moyen d&rsquo;évasion. Il y en a un qui fonctionne à coup sûr : le livre. Avez-vous déjà pensé à ceux que vous emporterez sur la plage, dans le hamac, ou près de la rivière ?</p>
<p>Si ce n&rsquo;est pas encore le cas, voici au moins un roman qui tombé à point nommé. Avec &laquo;&nbsp;<strong>Ca aussi, ça passera&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Milena Busquets</strong>, auteure espagnole, signe un roman  ( le deuxième, traduit et publié dans une trentaine de pays, excusez du peu ! ) sensible et juste sur le deuil et la perte d&rsquo;un être cher. A noter que ce choix marche aussi si vous ne partez pas en vacances cet été !</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Blanca</strong>. Une quadragénaire, mère de deux enfants, totalement anéantie par la mort de sa mère, plusieurs mois auparavant. Au fil des pages, elle lui adresse comme une longue lettre d&rsquo;amour, silencieuse. Mais intense.</p>
<p>Elle quitte <strong>Barcelone</strong> pour rejoindre la maison de famille à <strong>Cadaquès</strong>. Ce sont les vacances. <strong>Blanca</strong> est partie avec ses deux fils, ses deux meilleures amies, ses deux ex-maris, son amant et la baby-sitter. Au fil des jours, des bains de mer et des rendez-vous clandestins, <strong>Blanca, femme libre et libérée, </strong>évoque cette mère brillante, exigeante. Et veut se noyer dans le sexe pour, croit-elle, ne pas sombrer.</p>
<p>Elle n&rsquo;a pas toujours entretenu les meilleures relations avec sa mère désormais, enterrée dans le cimetière de Calcadès. Chapitre après chapitre, <strong>Blanca</strong> essaye de renouer les fils entre eux. Et mène aussi un inventaire. Celui des sentiments ambivalents. Le titre du roman tire d&rsquo;ailleurs son nom d&rsquo;une histoire racontée par la mère de la narratrice. Dans un pays lointain, le dirigeant avait demandé à ses fidèles de lui trouver une phrase pouvant servir en toute circonstance : &laquo;&nbsp;ça aussi, ça passera&nbsp;&raquo; était né.</p>
<p>Au final, une écriture fine et sensible. Drôle également. Qui parle du manque, de la perte. Pour ne pas tomber dans l&rsquo;oubli. Une histoire qui semble inspirée par la propre vie de l&rsquo;auteure.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 47 -48 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Nous entreprenons le voyage à Cadaquès, qui ressemble toujours à une expédition. Assis à l&rsquo;arrière, il y a les trois enfants, Edgar, Nico et Daniel, le fils de Sofia, à côté d&rsquo;Ursula, la baby-sitter. Je conduis et Sofia joue le copilote. Je continue à trouver bizarre et un peu absurde que ce soit moi qui dirige tout ça, moi qui décide de l&rsquo;heure du départ, tienne le volant, donne les instructions à Ursula, choisisse les affaires que vont emporter les enfants. D&rsquo;un moment à l&rsquo;autre, je vais être démasquée et envoyée avec eux sur la banquette arrière, me dis-je en les observant dans le rétroviseur que rient et se disputent tout à la fois. En tant qu&rsquo;adulte, je suis une imposture, tous mes efforts pour quitter la cour de récréation sont des échecs retentissants, j&rsquo;éprouve exactement ce que j&rsquo;éprouvais à six ans, je remarque les mêmes choses, le petit chien monté sur ressorts dont la tête apparaît et disparaît à la fenêtre d&rsquo;un rez-de-chaussée, le grand-père qui donne la main à son petit-fils, les beaux mecs avec le radar branché, l&rsquo;éclat du rayon de soleil sur mes bracelets cliquetants, les personnes âgées et seules, les couples qui s&rsquo;embrassent avec passion, les mendiants, les vieilles suicidaires et provocatrices qui traversent la rue à la vitesse d&rsquo;une tortue, les arbres. Nous voyons tous des choses différentes, nous voyons tous les mêmes choses, et ce que nous voyons nous définit absolument. Nous aimons instinctivement ceux qui voient comme nous, et nous les reconnaissons tout de suite.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 150 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;aime toujours les êtres que j&rsquo;ai aimés un jour, je ne peux éviter de voir, par-delà toutes les désertions et la plupart des déloyautés, les miennes et celles d&rsquo;autrui, la personne originelle et transparente, celle d&rsquo;avant que tout se transforme en cendres. Avec une certaine héroïcité stupide, je ne renie aucune de mes amours, ni aucune de mes blessures. Ce serait comme me renier moi-même. Je sais qu&rsquo;il n&rsquo;en est pas de même pour tout le monde, la chape de la honte est épaisse et résistante, et beaucoup de gens arborent leurs haines et leurs ressentiments comme des décorations, des épées brandies, avec le même orgueil et la même ténacité que leurs inclinaisons. Il y a si longtemps que Guillem et moi nous nous sommes séparés ! Je l&rsquo;aime, mais je l&rsquo;ai libéré de mon amour. On peut se libérer tout seul, bien sûr, mais c&rsquo;est toujours plus facile si l&rsquo;autre a la générosité de vous donner un bon coup de pied, renoncer à l&rsquo;amour de quelqu&rsquo;un est difficile ; le pauvre Oscar, en revanche, traîne toujours mes chaînes – et moi les siennes – comme le fantôme de Canterville, bruyamment, péniblement.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 163 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Nous sommes, je crois, la dernière génération  qui a dû se battre de toutes ses forces pour attirer l&rsquo;attention de ses parents, les intéresser. Souvent, nous y sommes parvenus lorsqu&rsquo;il était déjà trop tard. Ils ne considéraient pas que les enfants étaient des petites merveilles, mais plutôt de petits emmerdeurs; des bestioles pénibles à moitié finies. Et nous sommes devenus une génération perdue de séducteurs innés. Nous avons dû inventer des méthodes beaucoup plus sophistiquées que tirer sur la manche ou nous mettre à chialer pour que l&rsquo;on fasse attention à nous. On exigeait que nous soyons au même niveau que les adultes ou, du moins, que nous ne gênions pas et laissions parler les grands.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><span style="color: #0000ff"><strong>Mon avis</strong></span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Un roman léger, du moins en apparence. Car le deuxième roman de Milena Busquets est, au final, une petite merveille de justesse et d&rsquo;intelligence. Le temps de quelques jours de vacances, nous partageons le quotidien et les réflexions de Blanca. Elle, si libre et légère, nous plonge dans les affres de ses questionnements, de ses peurs. Pour moi, une très jolie découverte.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Ca aussi, ça passera&nbsp;&raquo;, Milena Busquets, Gallimard, 17€.</strong></em></p>
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		<item>
		<title>A ceux qui surnagent&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/02/a-ceux-qui-surnagent/</link>
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		<pubDate>Tue, 02 Sep 2014 11:34:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; A l&#8217;heure de la rentrée, on évoque souvent celle de la société, du climat social. On prend la température. En général, elle n&#8217;est jamais favorable. Annonce des lendemains qui déchantent, des grèves et des contestations tous azimuts. Avec son nouveau roman, Olivier Adam poursuit son travail de décryptage des classes moyennes et basses, de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PEINE-PERDUE.jpg" rel="lightbox[2629]"><img class="alignleft  wp-image-2631 colorbox-2629" style="margin: 10px" alt="PEINE PERDUE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PEINE-PERDUE.jpg" width="404" height="614" /></a>A l&rsquo;heure de la rentrée, on évoque souvent celle de la société, du climat social. On prend la température. En général, elle n&rsquo;est jamais favorable. Annonce des lendemains qui déchantent, des grèves et des contestations tous azimuts. Avec son nouveau roman, <strong>Olivier Adam</strong> poursuit son travail de décryptage des classes moyennes et basses, de cet entre-deux qui ne s&rsquo;en sort plus. De ces hommes et ces femmes dont la paupérisation est enclenchée. La France de la débrouille.</p>
<p>Un thème récurrent pour l&rsquo;auteur dont j&rsquo;avais découvert l&rsquo;univers avec son précédent roman, <strong>&laquo;&nbsp;Les lisières&nbsp;&raquo;</strong>, terrible radioscopie d&rsquo;une France en panne. Vous retrouvez mon post <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/11/29/olivier-adam-ou-lart-dausculter-a-la-peripherie/">ici</a>.</strong></p>
<p>Dans <strong>&laquo;&nbsp;Peine perdue&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>Olivier Adam</strong> nous raconte une histoire à travers celles de 22 personnages. Au départ, il y a <strong>Antoine</strong>. Un trentenaire un peu perdu, un peu violent, toujours triste d&rsquo;avoir perdu sa mère, séparé de la mère de son fils <strong>Nino</strong>.  Dilettante, c&rsquo;est cependant le leader de l&rsquo;équipe de foot de cette cité balnéaire du sud de la France. Une équipe de CFA qui doit disputer les quarts de finale de la Coupe de France contre Nantes&#8230; Mais sans <strong>Antoine</strong>. Lors du précédent match, il a donné un coup de boule à l&rsquo;un de ses adversaires. Le lendemain, il est frappé de coups de batte de baseball, par deux hommes. Il est laissé pour mort devant l&rsquo;hôpital. Finira par sortir du coma alors que tout le littoral panse les plaies d&rsquo;une terrible tempête.</p>
<p><span id="more-2629"></span></p>
<p>Qui a fait le coup ? Pourquoi ? Au fil des pages, l&rsquo;histoire se dessine. Plus cruelle et abjecte qu&rsquo;on pouvait le penser. Les personnages liés de près ou de loin à <strong>Antoine</strong> font le point. Sur leur vie. Sur ce qu&rsquo;elle aurait pu être.  Il y a <strong>Marion</strong>, la mère de <strong>Nino</strong>, en ménage avec un nouveau compagnon. <strong>Paul et Hélène,</strong> retraités fatigués qui ont décidé d&rsquo;en finir en profitant de la tempête ; <strong>Léa</strong>, jeune femme perdue, en déshérence qui ne se remet pas de la mort de son petit ami drogué ; <strong>Serge</strong> ; <strong>Anouck</strong> ;  <strong>Eric</strong> ; <strong>Clémence ; </strong>le sale<strong> Perez </strong>; <strong>Louise</strong>, la soeur d&rsquo;<strong>Antoine</strong>&#8230; mais aussi<strong> Grindel</strong>, l&rsquo;inspecteur de police un peu débordé par les événements, l&rsquo;équipe de foot en partance pour le stade de la Beaujoire et <strong>Jeff</strong>, le meilleur ami d&rsquo;Antoine qui ne dit pas toute la vérité. Loin de là.</p>
<p>Un tableau assez sombre et déprimant d&rsquo;une population qui tente de garder la tête hors de l&rsquo;eau.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 55-56 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Et quand Nino se met à lui raconter ses histoires de gosse, un de ses rêves, ou ce qu&rsquo;il a fait avec un de ses copains ou ce qu&rsquo;il a mangé à la cantine, il ne parvient jamais à fixer son esprit, à s&rsquo;y intéresser vraiment. C&rsquo;est plus fort que lui. Il n&rsquo;y peut rien. Parfois il se dit que ça sera différent quand il s&rsquo;agira de son gosse à lui. Même s&rsquo;il n&rsquo;est pas certain d&rsquo;en avoir un un jour. En tout cas avec Marion. Bien sûr elle le rend dingue, mais il n&rsquo;est pas certain que ce soit réciproque. Ou si ça l&rsquo;est l&rsquo;intensité n&rsquo;est pas la même. Elle lui répond toujours qu&rsquo;il ne devrait pas se poser ce genre de question, qu&rsquo;elle est bien avec lui, qu&rsquo;il est solide et responsable, qu&rsquo;elle se sent protégée, que c&rsquo;est ça dont elle a besoin. Si quelqu&rsquo;un sait ce que ça a à voir avec l&rsquo;amour qu&rsquo;il vienne l&rsquo;éclairer parce que pour lui on en est à des millions de kilomètres. Souvent il se dit qu&rsquo;à ses côtés elle se repose, elle récupère. Et qu&rsquo;un jour elle repartira au feu. Il ne peut pas s&rsquo;empêcher de penser que pour elle il est juste une parenthèse. Et qu&rsquo;il faudra bien qu&rsquo;il s&rsquo;en contente.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 78-79 : </strong><em>&laquo;&nbsp;A l&rsquo;école, ils étaient tous à la ramasse mais personne n&rsquo;avait l&rsquo;air d&rsquo;y voir un problème. Ni eux ni les parents. Qui y étaient à peine allés et pensaient qu&rsquo;on avait besoin de ça pour s&rsquo;en sortir, considéraient tout ce qui suivait le lycée d&rsquo;un mauvais oeil. Un truc pour les autres. Quels autres ? Même les profs semblaient trouver ça inévitable. Les notes pourries. Les orientations à la con. Si elle réfléchit bien elle ne connaît personne de ce temps-là qui ait même songé un jour à être un bon élève, à faire des études, à quitter le coin pour Paris ou ailleurs. Un bon salaire, un job haut de gamme, une autre vie. A part Antoine à cause du foot. Tout le monde y croyait. Tout le monde pensait qu&rsquo;il deviendrait le prochain Zidane. Mais il faut croire que tout le monde se faisait des idées. Parce que aucun club ne l&rsquo;a jamais approché. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 261 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Quant à son frère il ne fallait pas compter sur lui pour prendre la relève et accomplir le vieux rêve paternel. Le sport ce n&rsquo;est pas son genre. Il a pris ça en grippe très tôt. Une sorte de rejet. Mais ça se comprend au fond, quand tu grandis dans une famille où il n&rsquo;y a que ça qui compte. Soit tu y adhères, soit tu le vomis. Lui il était plutôt dans les bouquins. Il est prof aujourd&rsquo;hui. Et ni Florian ni les parents ne l&rsquo;ont vu depuis des années. Il ne sait même pas comment ça a démarré. Personne ne se souvient des motifs de la brouille. De l&rsquo;engueulade définitive. Sûrement une conversation politique qui a mal tourné. Parce que faut l&rsquo;avouer, le père, il est comme tous les vieux d&rsquo;ici. Toujours à râler sur les Arabes. Et l&rsquo;Etat. Et les impôts. Et les politiques en général. Le vrai facho de comptoir basique comme on en ramasse à la pelle.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff"> Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Ils auront beau essayer, tenter des changements, il est des destins qui ne se transforment pas sous l&rsquo;impulsion d&rsquo;une baguette de fée. C&rsquo;est peine perdue ! Olivier Adam a le talent pour faire parler ces oubliés, ces laissés-pour-compte. Le procédé des chapitres par personnages a fini par me lasser (un peu). La fin du roman offre un rebondissement qui, malheureusement, ne permet pas d&rsquo;espérer d&rsquo;éclaircies avant un bon moment dans ce ciel chahuté. Même au bord de la Méditerranée.</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Peine perdue&nbsp;&raquo;, Olivier Adam, Flammarion, 21,50€.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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		<title>Parades pour survivre</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/08/28/parades-pour-survivre/</link>
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		<pubDate>Thu, 28 Aug 2014 09:05:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kesketuli ?]]></category>
		<category><![CDATA[abandon]]></category>
		<category><![CDATA[absence]]></category>
		<category><![CDATA[acceptation]]></category>
		<category><![CDATA[deuil]]></category>
		<category><![CDATA[disparition]]></category>
		<category><![CDATA[Mécanismes de survie en milieu hostile]]></category>
		<category><![CDATA[Olivia Rosenthal]]></category>
		<category><![CDATA[perte]]></category>
		<category><![CDATA[progression]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[soeur]]></category>
		<category><![CDATA[suicide]]></category>

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		<description><![CDATA[La rentrée littéraire est entamée. Alors que certains paressent encore sur les transats, les piles de livres grandissent dans les librairies. Cette rentrée littéraire de septembre nous apporte 607 romans nouveaux, soit un peu plus que l&#8217;an passé. Parmi eux, 404 livres français (contre 357 en 2013) et 203 romans étrangers (198 l&#8217;an dernier). On [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La rentrée littéraire est entamée. Alors que certains paressent encore sur les transats, les piles de livres grandissent dans les librairies. Cette rentrée littéraire de septembre nous apporte<strong> 607 romans nouveaux, soit un peu plus que l&rsquo;an passé. Parmi eux, 404 livres français (contre 357 en 2013) et 203 romans étrangers (198 l&rsquo;an dernier). On compte parmi tous ces livres 75 premiers romans (ils étaient 83 en 2013).</strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MECANISMES.jpg" rel="lightbox[2612]"><img class="alignleft size-full wp-image-2614 colorbox-2612" style="margin: 10px" alt="MECANISMES" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MECANISMES.jpg" width="195" height="283" /></a>Parmi ces romans à découvrir et à dévorer, le nouvel opus d&rsquo;<strong>Olivia Rosenthal</strong>. Avec &laquo;&nbsp;<strong>Mécanismes de survie en milieu hostile&nbsp;&raquo;</strong>, celle-ci nous propose un récit d&rsquo;apprentissage, un thriller métaphysique ou manuel d&rsquo;exorcisme. C&rsquo;est selon.</p>
<p>Un livre surprenant. Tout autant que l&rsquo;univers de son auteure dont j&rsquo;avais évoqué<a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2011/08/11/lhomme-est-un-animal-comme-les-autres/"><strong> ici</strong> </a>le précédent roman, qui avait remporté d&rsquo;ailleurs le <strong>prix du Livre Inter 2011.</strong></p>
<p>La narratrice nous parle d&rsquo;abord de sa compagne qu&rsquo;elle est contrainte à abandonner dans un fossé. Elle se cache et espère que celle-ci ne sera pas trouvée. La narratrice se cache dans une maison, un village abandonné.</p>
<p>Au fil des pages se greffent des expériences dites de mort imminente. Comme pour expliquer, et tenter de faire comprendre quelque chose dont le lecteur n&rsquo;aura la certitude qu&rsquo;à la fin du livre : la narratrice a perdu définitivement quelqu&rsquo;un, sa soeur aînée. La mort, choisie par cette dernière, les a séparées à jamais. La narratrice plonge dans ses souvenirs, avec ses parents aussi, pour tenter de comprendre. Images choc, scènes d&rsquo;accident&#8230; il s&rsquo;agit d&rsquo;aller voir du côté de la camarde pour mieux tenter de l&rsquo;accepter. Pas simple.</p>
<p><span id="more-2612"></span></p>
<p>Un livre étonnant dans sa construction, dans son approche. D&rsquo;ailleurs, Olivia Rosenthal l&rsquo;écrit d&rsquo;emblée : <em>&laquo;&nbsp;Les faits ne se contentent pas d&rsquo;arriver, ils reviennent. Qu&rsquo;on les accepte ou non, ils sont plus insistants et plus entêtés que les stratagèmes qu&rsquo;on invente pour les éviter. Ecrire fait partie de ces stratagèmes. On croit contrôler, répartir, organiser et tenir le réel sous sa coupe et la plupart du temps on se laisser déborder. On avance aveuglément vers le dénouement pour découvrir in extremis qu&rsquo;en fictionnant le monde on a seulement essayé de retrouver ce qui avait eu lieu et qu&rsquo;on avait oublié.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 26-27 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Je n&rsquo;arrive plus à compter les jours, trente-troisième jour sans doute, trente-troisième jour, je vais devoir monter sur le plateau, là-haut ils m&rsquo;attendent, là-haut ils me tueront, je n&rsquo;aurai pas la force de courir, ni de crier, ni de tuer alors qu&rsquo;ici je peux reconstruire une dernière fois tout ce par quoi je suis passée avant de finir. Je l&rsquo;ai abandonnée sur la route. Elle ne m&rsquo;a rien dit, elle n&rsquo;a pas protesté, elle n&rsquo;a pas fait le moindre signe. Ca me revient, trente-troisième jour, je vois la peur dans ses yeux. Trente-troisième jour, je me souviens de la peur dans ses yeux. Trente-quatrième jour, sa peur se transforme en effroi, elle ne parle pas mais ses yeux parlent à la place de sa bouche. Trente-cinquième jour, je n&rsquo;arrive pas, même en pensée, à lui fermer les paupières. Trente-cinquième jour, elle a peur, moi aussi. J&rsquo;ai peur de mourir en gardant l&rsquo;image de son regard braqué sur moi. Trente-sixième jour, je veux rayer cette image, elle persiste. Trente-sixième jour, je ne veux pas mourir les yeux ouverts.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 105 :</strong><em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai couru sur la montagne pour échapper à la mort. Ou plutôt à sa vision. A son emprise. J&rsquo;ai couru et couru encore, mais au bout du compte elle était encore là. Elle était liée à l&rsquo;espace et au territoire. Elle imprégnait chaque chose, chaque être, chaque plante. Elle n&rsquo;avait pas de limite ni de contours, elle était moi et tout le reste. Elle était venue sans que je le sache, sans que je sois prévenue, sans que j&rsquo;aie pris les armes et elle avait toutes les formes, ce qui m&rsquo;empêchait de la combattre. J&rsquo;ai compris qu&rsquo;on ne la combat pas. On se laisse ouvrir par elle. On se laisse fouiller par elle. On l&rsquo;accepte. On la supporte. On l&rsquo;attend et quelquefois, on l&rsquo;appelle.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 124-125 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il faut que je donne un exemple. Il faut que j&rsquo;entre dans le vif du sujet. J&rsquo;ai dix-huit ans. J&rsquo;ai vingt ans. Je me suis retranchée dans la partie la plus désolée de la maison. Je me suis réfugiée dans la pièce aveugle pour éviter d&rsquo;entendre ce qu&rsquo;on avait à me dire, pour fuir la mauvaise nouvelle qu&rsquo;on avait à m&rsquo;annoncer. Je n&rsquo;ai pas reçu la nouvelle. Je l&rsquo;ai refusée. J&rsquo;ai annulé les faits, je les ai empêchés de s&rsquo;introduire. J&rsquo;ai rigidifié, j&rsquo;ai durci tout le réel, je l&rsquo;ai refroidi. J&rsquo;ai fait comme si ma vie était identique, avec les mêmes repères qui organisent  tout l&rsquo;espace devant soi, deux parents, deux enfants, quatre silhouettes, la mienne à côté d&rsquo;une autre, égale et plus âgée, l&rsquo;aînée avec la cadette, je suis la cadette, elle est l&rsquo;aînée, je parle d&rsquo;elle à la troisième personne, je ne sais pas comment la nommer, je n&rsquo;arrive pas à l&rsquo;exclure de ma phrase mais je n&rsquo;arrive pas non plus à l&rsquo;intégrer, je tourne autour d&rsquo;elle, je m&rsquo;approche, ça brûle, je m&rsquo;éloigne, ça brûle tout autant, elle est entrée dans mes rêves et elle y est restée, sa disparition a changé le rapport que j&rsquo;entretenais avec les pronoms personnels, je ne peux plus m&rsquo;adresser à elle, je suis obligée de l&rsquo;inclure dans cette troisième personne qui la met loin, elle est loin dans les mots mais elle est près dans les corps, nous sommes l&rsquo;une et l&rsquo;autre ensemble dans une configuration familiale symétrique, régulière, une figue géométrique à quatre côtés qui s&rsquo;étend autour de moi comme une toile et m&rsquo;empêche d&rsquo;avancer. Je reste sur place, je bouge le moins possible pour ne pas rompre la structure fragile que j&rsquo;ai inventée et qui n&rsquo;existe plus. J&rsquo;annule le vide. Ma soeur, toujours à mes côtés quels que soient les gestes, toujours absente quelles que soient mes décisions, est abolie mais puissante, plus puissante que n&rsquo;importe quel vivant ou n&rsquo;importe quel ami, plus puissante que moi-même.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Pas de doute, Olivia Rosenthal a un univers bien à elle. Un peu étrange, décalé. Elle nous y entraîne au fil des pages, des phrases si bien construites et écrites. Là, il s&rsquo;agit d&rsquo;accepter et de comprendre la disparition d&rsquo;un proche. Un cheminement long et douloureux au fil d&rsquo;un parcours qui reste personnel. Un livre à découvrir. </span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Mécanismes de survie en milieu hostile&nbsp;&raquo;, Olivia Rosenthal, Verticales, 16,90€.</strong></em></p>
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