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	<title>Quatrième de couv &#187; Daniel</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Les enfants du rock ont le blues (suite)</title>
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		<pubDate>Sat, 25 Jul 2015 07:10:14 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le meilleur moment pour lire pendant les vacances ? Pas de règle. Certains aiment l&#8217;après-midi à l&#8217;ombre dans le hamac. D&#8217;autres, en plein soleil sur la plage. Il y a encore ceux qui préfèrent se mettre au frais, derrière les épais murs d&#8217;une maison. Bref, c&#8217;est selon. Ce qui compte, c&#8217;est surtout le livre qu&#8217;on [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le meilleur moment pour lire pendant les vacances ? Pas de règle. Certains aiment l&rsquo;après-midi à l&rsquo;ombre dans le hamac. D&rsquo;autres, en plein soleil sur la plage. Il y a encore ceux qui préfèrent se mettre au frais, derrière les épais murs d&rsquo;une maison. Bref, c&rsquo;est selon. Ce qui compte, c&rsquo;est surtout le livre qu&rsquo;on a entre les mains. Reste à bien le choisir. Après les propositions précédemment exposées sur ce blog, voici une autre idée. Enfin, la suite.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VERNON-II.jpg" rel="lightbox[3157]"><img class="alignleft size-full wp-image-3160 colorbox-3157" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VERNON-II.jpg" alt="VERNON II" width="280" height="410" /></a>  En effet, en janvier dernier, je vous expliquais <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/18/les-enfants-du-rock-ont-le-blues/">ici </a>tout le bien que je pensais du premier opus de la trilogie de <strong>Virginie Despentes</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Vernon Subutex 1&Prime;. </strong></p>
<p>Le deuxième tome est sorti au mois de juin. Nous voilà à nouveau plongés la vie de <strong>Vernon Subutex</strong>. Une vie défaite, détricotée. Rappelez-vous. Dans le tome 1, il s&rsquo;agissait de savoir qui était ce Vernon Subutex.</p>
<p><strong>Virginie Despentes</strong> nous le présentait comme</p>
<p>&nbsp;&raquo; Une légende urbaine.</p>
<p>Un ange déchu.</p>
<p>Un disparu qui ne cesse de ressurgir.</p>
<p>Le détenteur d’un secret.</p>
<p>Le dernier témoin d’un monde disparu.</p>
<p>L’ultime visage de notre comédie inhumaine.</p>
<p>Notre fantôme à tous.&nbsp;&raquo;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3157"></span></p>
<p><strong>Vernon Subutex</strong>, l&rsquo;ancien disquaire devenu SDF a désormais des contacts une grande partie de ses anciens amis. Ils se retrouvent. Tous les personnages du premier opus sont là. Ils cherchent des réponses à leurs échecs, à leurs erreurs. Echafaudent des scenarii qui expliqueraient morts et disparitions&#8230; Celle d&rsquo;<strong>Alex Bleach</strong> dont les fameuses cassettes sont retrouvées et exploitées.</p>
<p>Des &laquo;&nbsp;attentats&nbsp;&raquo; sont fomentés tandis que <strong>Vernon Subutex</strong> se transformerait presque en gourou&#8230;</p>
<p>Entre le parc des Buttes-Chaumont, des appartements bourgeois et la rue, une géographie se dessine. Une cartographie de nos maux aussi. Ce nouvel opus s&rsquo;avère plus politique, plus noir aussi. Plus intransigeant avec notre époque.</p>
<p>Des petites misères aux grandes tragédies, c&rsquo;est notre société malade du XXIe siècle qui se laisse découvrir. Pas franchement rassurante. Mais ancrée dans la réalité, pour peu qu&rsquo;on lève enfin les yeux sur les hommes et les femmes qui la constituent. Constat implacable d&rsquo;une génération de quinquagénaires désabusés.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 23-24 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il existe une différence de taille entre sa génération et celle de Laurent. La sienne n&rsquo;adulait par les bourgeois. Quoi qu&rsquo;ils en disent, les prolos d&rsquo;aujourd&rsquo;hui voudraient tous être nés du bon côté du manche. A Lessines, où il a grandi, les sirènes des carrières rythmaient le temps. On méprisait les bourgeois du haut de la ville. On ne buvait pas avec le patron. C&rsquo;était la loi. Dans les bistrots, ça ne parlait que de politique, la haine de classe nourrissait une véritable aristocratie prolétaire. On savait mépriser le chef. Tout cela a disparu, en même temps que l&rsquo;amour du travail bien fait. Il n&rsquo;y a plus de conscience ouvrière. Tout ce qui les intéresse, les gars, c&rsquo;est ressembler au chef. Un mec comme Laurent, si on lui laissait carte blanche, ce qu&rsquo;il désire n&rsquo;est pas de forcer les nantis à partager mais d&rsquo;entrer dans leurs clubs. Uniformité des désirs : tous des beaufs. Ca fera de la bonne chair à canon, ça.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 121-122 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Vernon a un mouvement de recul. Il est abasourdi. Comment est-il possible qu&rsquo;il ait perdu aussi vite l&rsquo;habitude des murs et des portes ? Puis il se voit dans le miroir et il demeure stupéfait : qui est cet étranger ? Le plus étonnant, c&rsquo;est qu&rsquo;il le trouve beau. Il a perçu son reflet avant de se reconnaître, et il a eu le temps de se dire – ce pauvre mec a un regard sublime. La Hyène pousse la porte du pied. Elle lui parle calmement : “Tu te sens bien ? Tu es plus blanc que l&rsquo;évier. Tu n&rsquo;as pas envie de prendre une douche ? Franchement, tu sens le cadavre. Les autres ne vont pas oser te le dire, mais c&rsquo;est une infection. Ca t&rsquo;ennuie de te laver ? Tu trouves que je suis trop hygiéniste ? ” Vernon sent poindre une certaine panique : non seulement il ne parvient pas à lui répondre, rien ne vient, il l&rsquo;entend, mais aucun mot ne franchit ses lèvres, il est vide, il est incapable de faire un geste, ne serait-ce que pour la rassurer et qu&rsquo;elle le laisse un peu tranquille. Cette fois-ci, c&rsquo;est sans doute définitif : il est devenu complètement fou, comme un zombie qui tiendrait debout et paraîtrait fonctionner, sa parole est coincée, et sa concentration détraquée. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 231-232 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Antoine n&rsquo;a jamais pactisé avec son milieu. Se sentant médiocre parmi ses semblables, il a cherché dès l&rsquo;adolescence la compagnie des vrais inadaptés – les lascars des quartiers. Peut-être espérait-il, au contact des plus démunis, être enfin débarrassé de ses complexes. Il sait qu&rsquo;en général ça marche comme ça : les mecs comme lui se rapprochent de gens dont ils pensent qu&rsquo;ils sont intrinsèquement inférieurs parce qu&rsquo;ils préfèrent briller chez les paumés qu&rsquo;assumer leur sentiment d&rsquo;infériorité parmi les leurs. Il n&rsquo;a pas l&rsquo;impression d&rsquo;être comme ça. Mais on ne sait jamais. Il se sentait sincèrement séduit par l&rsquo;intelligence des types de banlieue, la rapidité de leurs réactions, l&rsquo;assurance de leurs intuitions, leur connaissance directe de la vie, et par-dessus tout cet humour incendiaire qui cassait la misère en deux et la transformait en attitude seigneuriale. Il aimait leur langue, leur façon d&rsquo;entrer par effraction dans tous les domaines, de s&rsquo;approprier tout ce qui ne leur était pas donné. C&rsquo;était une autre époque, déjà.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Les personnages de cette Comédie humaine contemporaine sont attachants. Malgré leur désespoir, leur incapacité à se fondre dans le moule. Alors on les suit cette fois encore. Virginie Despentes balance, tape et passe le tout à l&rsquo;acide. Assez jouissif. Vivement le troisième et dernier tome ! Qu&rsquo;on voie s&rsquo;il nous reste quand même un peu d&rsquo;espoir&#8230;</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Vernon Subutex, 2&Prime;, Virginie Despentes, Grasset, 19,90€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Weyergans ou l&#8217;amour désenchanté&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/05/14/weyergans-ou-lamour-desenchante/</link>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 09:00:05 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[François Weyergans est de retour ! Seul écrivain à avoir reçu le prix  Goncourt pour &#171;&#160;Trois jours chez ma mère&#160;&#187; en 2005 et le prix Renaudot  pour &#171;&#160;La démence du boxeur&#160;&#187; (en 1992), François Weyergans est élu à l&#8217;Académie Française en 2009, et est devenu Immortel en 2011. Sept ans après &#160;&#187; Trois jours chez [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a title="Découvrez l'auteur " href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Weyergans">François Weyergans</a></strong> est de retour !</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/WEYERGANS.jpg" rel="lightbox[1025]" title="WEYERGANS"><img class="alignleft  wp-image-1028 colorbox-1025" style="margin: 10px;" title="WEYERGANS" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/WEYERGANS-300x226.jpg" alt="" width="180" height="136" /></a>Seul écrivain à avoir reçu le <strong>prix  Goncourt pour &laquo;&nbsp;Trois jours chez ma mère&nbsp;&raquo;</strong> en 2005 et le <strong>prix Renaudot</strong>  pour <strong>&laquo;&nbsp;La démence du boxeur&nbsp;&raquo;</strong> (en 1992), <strong>François Weyergans</strong> est élu à <strong>l&rsquo;Académie Française</strong> en 2009, et est devenu Immortel en 2011.</p>
<p>Sept ans après <strong>&nbsp;&raquo; Trois jours chez ma mère&nbsp;&raquo;</strong>, l&rsquo;auteur nous revient donc avec <strong>&laquo;&nbsp;Royal Romance&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-1025"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ROYAL-ROMANCE1.jpg" rel="lightbox[1025]" title="ROYAL ROMANCE"><img class="alignleft  wp-image-1029 colorbox-1025" style="margin: 10px;" title="ROYAL ROMANCE" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ROYAL-ROMANCE1-187x300.jpg" alt="" width="112" height="180" /></a></p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de <strong>Daniel Flamm</strong>, un écrivain devenu employé de luxe pour un papetier. Celle d&rsquo;un homme qui, de femme en femme, aime trop et aime mal. C&rsquo;est l&rsquo;histoire qu&rsquo;il partage avec <strong>Justine</strong>, jeune comédienne québécoise, qu&rsquo;il aimera des années durant. C&rsquo;est aussi la liaison qu&rsquo;il vit parallèlement avec <strong>Florence</strong>, galeriste et pas décidée à quitter son mari. C&rsquo;est également l&rsquo;histoire d&rsquo;un drame. Celui de Justine qui choisira de mourir.</p>
<p>Alors le livre se construit en flash-back. Pour essayer de comprendre Daniel, Justine, Florence&#8230; et notre société.</p>
<p>Pas simple. <strong>François Weyergans</strong> s&rsquo;y essaie. Son personnage <strong>Flamm</strong>, à la manière du <strong>Valmont des Liaisons dangereuses</strong>, multiplie les conquêtes. Sa femme Astrid, d&rsquo;ailleurs, a fini par partir. Flamm <strong><em>&laquo;&nbsp;tombe amoureux avec sincerité&nbsp;&raquo;,</em></strong> lance l&rsquo;auteur également cinéaste sur la vidéo qui se trouve ici :<br />
<a href="http://www.dailymotion.com/video/xq3q13_francois-weyergans-musique-matin-le-13-04-2012_music" target="_blank">François Weyergans &#8211; Musique matin le 13-04-2012</a> <em>par <a href="http://www.dailymotion.com/francemusique" target="_blank">francemusique</a></em>[/dailymotion]</p>
<p>Au départ, le titre prévu pour ce roman était <strong>&laquo;&nbsp;Mémoire pleine&nbsp;&raquo;</strong>. L&rsquo;auteur a finalement opté pour<strong> &laquo;&nbsp;Royal Romance&nbsp;&raquo;</strong>, nom d&rsquo;un cocktail particulièrement apprécié de son héroïne, Justine. La recette ? L&rsquo;auteur la donne à la<strong> page 22</strong> :<em> &laquo;&nbsp;J&rsquo;ai déjà un titre : </em>Royal Romance.<em> C&rsquo;est le nom du cocktail – moitié gin, un quart Grand Marnier, un quart fruit de la passion, un soupçon de grenadine – dont raffolait Justine, la jeune femme qui sera l&rsquo;héroïne de ce livre. L&rsquo;auteur en fut personnellement amoureux&nbsp;&raquo;.</em></p>
<blockquote>
<p style="text-align: center;"><strong>Extraits</strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 46</strong> : <em> <strong></strong>&laquo;&nbsp;Elle me demandait : &laquo;&nbsp;Est-ce qu&rsquo;on aime parce qu&rsquo;on est déprimé, ou est-ce qu&rsquo;on est déprimé parce qu&rsquo;on aime ?&nbsp;&raquo; Elle plaçait la dépression assez haut dans son système de valeurs  : &laquo;&nbsp;Etre déprimé, ça montre qu&rsquo;on a une certaine conscience. Enfin, pas trop déprimé quand même&#8230;&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 67 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] J&rsquo;observais Justine de profil. Dans le rétroviseur, je voyais ses yeux auxquels le soleil des cantons de l&rsquo;Est donnait une couleur italienne, le bleu des peintres toscans. Elle était belle et laide, elle avait des défauts qui faisaient sa beauté, ce qui est le propre de beaucoup de femmes quand on y pense. Je n&rsquo;étais pas en train de vivre l&rsquo;histoire d&rsquo;amour du siècle. Justine me plaisait mais il fallait que je me calme. Encore heureux qu&rsquo;elle n&rsquo;ait pas organisé un dîner avec sa mère ! &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Page 169 :</strong><em> &nbsp;&raquo; Pour elle, je vivais toujours avec ma femme, c&rsquo;était ma vie de famille qui m&rsquo;empêchait de la voir plus souvent : je n&rsquo;étais pas libre comme à Montréal. J&rsquo;en étais réduit à devoir la persuader que je ne couchais pas avec Astrid avec qui je ne vivais même plus, alors que jour et nuit, devenu à ma grande surprise monogame et monomaniaque, j&rsquo;attendais Florence qui venait si peu. [&#8230;] Il aurait suffi de dire à Justine  : &laquo;&nbsp;J&rsquo;en aime une autre. &nbsp;&raquo; Je n&rsquo;y parvenais pas. &laquo;&nbsp;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #0000ff;"> Mon avis</span></strong></p>
<p><span style="color: #0000ff;"> François Weyergans a, je pense, cette capacité à ne pas laisser le lecteur indifférent. On aime ou on déteste. Je fais partie du premier groupe. Il écrit comme il nous parlerait. Il nous raconte une histoire sans jamais cacher le désarroi ( quand ce n&rsquo;est pas plus ! ) de ses personnages. Outre Daniel et Justine, on ne peut oublier le personnage de l&rsquo;écriture dans ce roman. Les amoureux s&rsquo;envoient des lettres, des SMS, enregistrent des cassettes. Et puis il y a ce style. Si particulier. On ne s&rsquo;étonne pas, chez Weyergans, d&rsquo;une page sur les avantages comparés des bouilloires électriques ( page 103) !</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"> Bref, un roman, drôle et tragique à la fois. Comme la vie, non ?</span></p>
<p><em><strong>&laquo;&nbsp;Royal Romance&nbsp;&raquo;, de François Weyergans, Julliard, 19€.</strong></em></p>
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