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	<title>Quatrième de couv &#187; clan</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>A l&#8217;heure des faux-semblants 2.0&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Jan 2022 07:34:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire hiver 2022 &#160; Julia Deck fait partie des auteur(e)s que je suis depuis plusieurs années. Avec jubilation. J&#8217;aime son ton, ses univers toujours renouvelés et son regard sur notre société&#8230; et ses travers. Une auteure que Quatrième de couv a parlé ici, mais aussi là et encore ici.  Une histoire rocambolesque, des personnages truculents, c&#8217;est encore le cas avec Monument [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #ff6600"><strong>Rentrée littéraire hiver 2022</strong></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MONUMENT-NATI.jpg" rel="lightbox[5893]"><img class="alignleft size-full wp-image-5895 colorbox-5893" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MONUMENT-NATI.jpg" alt="MONUMENT NATI" width="178" height="245" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Julia Deck</strong> fait partie des auteur(e)s que je suis depuis plusieurs années. Avec jubilation. J&rsquo;aime son ton, ses univers toujours renouvelés et son regard sur notre société&#8230; et ses travers.</p>
<p>Une auteure que Quatrième de couv a parlé <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/03/07/viviane-elisabeth-fauville-ou-une-certaine-idee-de-la-folie/">ici</a>, <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/09/24/mademoiselle-fait-des-siennes/">mais aussi là</a> et <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/09/22/les-autres-cet-enfer/">encore ici</a>. </strong></p>
<p>Une histoire rocambolesque, des personnages truculents, c&rsquo;est encore le cas avec <strong><em>Monument national</em></strong>, qui met un peu de soleil et de sourires dans cette rentrée littéraire d&rsquo;hiver.</p>
<p>La quadragénaire, secrétaire de rédaction pour de nombreux journaux et magazines, enseigne également les techniques rédactionnelles en école de journalisme. <strong><em>Monument national</em></strong> est son cinquième roman.</p>
<p><span id="more-5893"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;une famille pas tout à fait comme les autres. Il y a le père, <strong>Serge Langlois</strong>. A l&rsquo;aube de ses 70 ans, c&rsquo;est lui le &laquo;&nbsp;monument national &laquo;&nbsp;. Comédien, acteur, il est le combo parfait entre Belmondo, Delon et Johnny Hallyday. Une star dont la vie est scrutée, étalée sur papier glacé. Pour l&rsquo;y aider, <strong>Ambre</strong>, sa femme de 35 ans sa cadette qui raconte la vie de la tribu sur Instagram. Histoire de donner envie. <strong>Ambre</strong>, donc. Qui a changé son prénom, qui était copine de lycée avec <strong>Virginia</strong>, la première fille de Serge Langlois. Virginia, comédienne devenue chanteuse vit désormais aux Etats-Unis, mais suit de près ce qui agite la vie de son père.</p>
<p>Ambre, qui ne pouvait pas avoir d&rsquo;enfant, a adopté une enfant en Asie centrale. Elle vit dans un château à Rambouillet cherche des idées pour fêter dignement le 70e anniversaire de son mari. A l&rsquo;Elysée ? A l&rsquo;Elysée. A moins que des ennuis, conséquents, bouleversent tous les plans. Et mettent la famille au bord de la ruine&#8230;</p>
<p>Les ennuis s&rsquo;incarnent, entre autres, en la personne de <strong>Cendrine Barou</strong>. Elle, c&rsquo;était une caissière du 93 qui deviendra la nounou de <strong>Joséphine</strong>, la narratrice de ce roman du haut de ses 7 ans. <strong>Cendrine</strong> s&rsquo;installe au château avec son fils hyperactif et mal-élevé, <strong>Marvin</strong>. <strong>Cendrine</strong> et son passé, <strong>Cendrine</strong> et sa nouvelle identité&#8230;</p>
<p>Chez les <strong>Langlois</strong>, le personnel de maison est pléthorique : il y a <strong>Raph</strong>, le chauffeur ; <strong>Madame Eva,</strong> l&rsquo;intendante ; <strong>Hélène</strong> la cuisinière et son mari, <strong>Julien</strong>, le jardinier, mais aussi <strong>Abdul</strong>, le coach sportif.</p>
<p>Et quand le &laquo;&nbsp;monument national&nbsp;&raquo; meurt brutalement, tout s&rsquo;emballe. La satire vire au roman policier.</p>
<p>Au fil des pages, une galerie de portraits, des situations cocasses qui en disent long sur le lutte des classes aujourd&rsquo;hui, entre Gilets jaunes, et storytelling présidentiel&#8230;</p>
<p>Un bon moment de lecture autour de la fin rocambolesque et pathétique d&rsquo;un clan.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Pages 39-40 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Ambre s’était résolue à adopter de petits Éthiopiens. À l’école primaire, elle avait braillé à tue-tête une chanson exprimant combien ils souffraient dans leur contrée abstraite, loin du coeur et loin des yeux. Pour manifester son bon vouloir, elle se promena dans les orphelinats du monde, auxquels elle fit des dons substantiels. Mais elle alla de déconvenue en déconvenue quand,  promue ambassadrice de l’Unicef grâce à ses bonnes oeuvres, elle découvrit que ce titre ne suffisait pas toujours pour se procurer les enfants qu’on voulait. Il fallait composer avec les réglementations locales, des différends plus ou moins nébuleux entre les pays. Puis, quand on avait contourné ces obstacles, on pouvait enfin parler du prix. Car ces transactions n’allaient pas sans occasionner de </em><em>multiples frais. Il fallait sans cesse rassurer les autorités sur sa capacité à pourvoir aux besoins, supposés exorbitants, des petits qu’on vous cédait. Ces manoeuvres usèrent sa patience. Elle finit par se rabattre sur mon frère et moi, nés en plein coeur de l’Asie centrale. D’une pierre trois coups, elle devint mère, affirma sa position d’épouse entièrement dévouée à sa famille et à la paix dans le monde, et s’assura la matière d’un compte Instagram bien nourri.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 58-59 :</strong> <em>&nbsp;&raquo; Les familles avoisinantes habitaient leurs terres depuis des siècles. Leurs ancêtres avaient bâti les manoirs qui abritaient aujourd’hui leur progéniture, formidablement nombreuse et pointilleusement éduquée. Et si le confort de notre château n’avait rien à envier à leurs noires murailles, une chose impossible à nommer nous faisait défaut.</em><br />
<em>Sans le moins du monde relever nos manquements, les familles alentour nous tournaient le dos. Nous savions pourtant ce qu’on pensait de nous. Nos voisins jugeaient que notre fortune était bien trop jeune, et que la gloire de Serge ne compensait en</em><br />
<em>rien notre déficit au regard de certaines lois immémoriales.</em><br />
<em>Seul le déclin de tout ce qui fondait leur droit avait pu imposer notre présence sur leur territoire. Et il suffisait de nous avoir croisés  une fois pour comprendre que jamais nous n’acquerrions la légitimité inscrite, par l’accumulation des siècles, dans l’humus de leurs terres et le sang de leurs veines.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 171 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Comme les avoirs de Cendrine étaient gelés pendant la bataille juridique, elle se terrait dans sa chambre en attendant de toucher son magot. Ambre n’était pas le genre de personne à fomenter un meurtre. Mais un coup de nerf, un instrument contondant sont si vite arrivés. Cendrine s’enfermait donc à double tour et se faisait porter sa nourriture par notre chauffeur. Ralph n’avait jamais manifesté beaucoup d’intérêt à son égard. On s’interrogea sur cette attitude secourable. Puis Madame Éva conjectura que Cendrine avait sans doute sur lui « un dossier ». C’était l’explication la plus plausible, et personne ne s’étonna plus de le voir monter des plateaux de chips et d’Oreo – car, fidèle à ses passions sinon à tout le reste, Cendrine avait puissamment résisté aux raffinements de nos moeurs.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong>Monument national, de Julia Deck, Editions de Minuit, 17€.</strong></em></p>
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		</item>
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		<title>Salina ou le récit d&#8217;une vengeance</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Aug 2019 08:37:46 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[ Laurent Gaudé fait partie de mon panthéon littéraire personnel. De son vivant ! Oui, je sais, c&#8217;est une sacrée chance ! &#160; Presque vingt ans que je suis cet auteur, roman après roman. C&#8217;est d&#8217;ailleurs grâce à l&#8217;un d&#8217;eux (&#171;&#160;Danser les ombres&#160;&#187;) que j&#8217;ai eu envie de découvrir Haïti, sac sur le dos. Romancier, auteur de [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong> Laurent Gaudé</strong> fait partie de mon panthéon littéraire personnel. De son vivant ! Oui, je sais, c&rsquo;est une sacrée chance !</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SALINA.jpg" rel="lightbox[4735]"><img class="alignleft size-full wp-image-4736 colorbox-4735" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/SALINA.jpg" alt="SALINA" width="120" height="227" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Presque vingt ans que je suis cet auteur, roman après roman. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs grâce à l&rsquo;un d&rsquo;eux (<strong>&laquo;&nbsp;Danser les ombres&nbsp;&raquo;</strong>) que j&rsquo;ai eu envie de découvrir Haïti, sac sur le dos.</p>
<p>Romancier, auteur de théâtre et de nouvelles, poète, <strong>Laurent Gaudé</strong> manie les mots et les univers. Convoquant la mythologie antique pour mieux expliquer l&rsquo;actualité brûlante. Et ça fonctionne.</p>
<p>Vous trouverez des posts sur ses oeuvres <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/12/quand-la-terre-devient-bouche-qui-mange/">ici</a> </strong>mais également <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/08/03/haiti-revolution-en-germe-dans-le-tan-lontan/">là </a></strong> et enfin <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/11/06/perdre-pour-mieux-gagner/">par ici</a>.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4735"></span></p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Salina : les trois exils&nbsp;&raquo;</strong>, c&rsquo;est donc l&rsquo;histoire d&rsquo;une femme. Et celle d&rsquo;une vengeance. <strong>Salina</strong>, c&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;un nouveau-né déposé par un cavalier dans un village dont on ne saura jamais le nom, ni le pays dans lequel il se situe.</p>
<p>Là, dans le clan des <strong>Djimba</strong>,<strong> Salina</strong>, recueillie finalement par <strong>Mamambala</strong>, va grandir.  Tombera éperdument amoureuse de <strong>Kano</strong> dont elle a partagé tous les jeux, mais sera forcée d&rsquo;épouser le frère de celui-ci, <strong>Saro</strong>, fils aîné du roi <strong>Sissoko</strong>. Qui la violera le soir de ses noces. Alors <strong>Salina</strong> va ourdir sa vengeance.</p>
<p>Son dernier fils, <strong>Malaka</strong>, la raconte au fil d&rsquo;un roman court. Dense et puissant. Impossible en effet de pouvoir enterrer le corps de sa mère dans l&rsquo;île cimetière sans que le récit soit approuvé par les pêcheurs. Il faut convaincre. Malaka s&rsquo;y emploie des nuits durant.</p>
<p><strong>Son auteur en parle ici :</strong></p>
<p><a href="https://dai.ly/x6wj28t">https://dai.ly/x6wj28t</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVIGNON.jpg" rel="lightbox[4735]"><img class="alignleft wp-image-4738 size-medium colorbox-4735" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVIGNON-225x300.jpg" alt="AVIGNON" width="225" height="300" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Laurent Gaudé</strong>, que j&rsquo;ai rencontré le 8 juillet au festival d&rsquo;Avignon où il présentait le spectacle issu de son nouveau livre <strong>&laquo;&nbsp;Nous l&rsquo;Europe, banquet des peuples&nbsp;&raquo;</strong>, signe ici un roman, ou devrais-je dire un conte, court, d&rsquo;une puissance qui rappelle <strong>&laquo;&nbsp;La mort du roi Tsongor&nbsp;&raquo;</strong>.  <strong>&laquo;&nbsp;Salina : les trois exils&nbsp;&raquo;</strong> est un petit bijou. Réellement.</p>
<p><strong>Salina</strong> s&rsquo;y venge, mais parvient, in fine, à dépasser sa vengeance.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_4763" style="width: 310px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVIGNON1.jpg" rel="lightbox[4735]"><img class="wp-image-4763 size-medium colorbox-4735" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/AVIGNON1-300x225.jpg" alt="Olivier Py, directeur du festival d'Avignon ; Laurent Gaudé et le comédien Charles Berling. " width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Olivier Py, directeur du festival d&rsquo;Avignon ; Laurent Gaudé et le comédien Charles Berling.</p></div>
<p style="text-align: center"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 21 :</strong><em> &nbsp;&raquo; Dès qu&rsquo;elle voit la première monture, elle entend également le cri poussé par son cavalier. Cela n&rsquo;a plus rien à voir avec ce qu&rsquo;elle a entendu du haut des dunes de roche : c&rsquo;est un cri aigu, log, qui se termine par une sorte de jappement. Elle est frappée par sa puissance. Il est tendu, avec une intonation voilée qui déchire l&rsquo;âme. Elle sait ce que cela signifie : que la colonne ramène avec elle un mort.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 73 : </strong><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">[&#8230;] Elle voudrait que la route soit longue, infiniment longue. Qu&rsquo;il faille la porter jusqu&rsquo;au mont Tadma et bien au-delà. Tant qu&rsquo;elle est dans cette chaise, elle n&rsquo;est pas mariée. Et tant pis s&rsquo;il y fait chaud, si les bracelets la serrent&#8230; Tant pis si elle prisonnière d&rsquo;or et de tissus, elle n&rsquo;est pas mariée. Elle serre les dents pour ne pas hurler. Elle sait que cela ne servirait à rien. Et puis enfin, la chaise à porteurs se fige. Les quatre hommes qui la tiennent la déposent au sol. Une main pousse le voile d&rsquo;un geste brusque. Elle la reconnaît. C&rsquo;est la main de Khaya.</span></span></span></em></p>
<p class="western" style="text-align: left"><strong><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small"><b>Pages 102-103 : </b></span></span></span></strong><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">&laquo;&nbsp;Lorsqu&rsquo;il se réveille quelques heures plus tard, la barque est bercée par le roulis des vagues. Le soleil a disparu et la lumière du jour décline à vue d&rsquo;oeil. Toute la flotte est à l&rsquo;arrêt et attend visiblement qu&rsquo;il poursuive son histoire. Alors il parle à nouveau et la c&rsquo;est la deuxième nuit des mots : </span></span></span></em></p>
<p class="western" style="text-align: left"><em><span style="color: #333333"><span style="font-family: Georgia, 'Times New Roman', 'Bitstream Charter', Times, serif"><span style="font-size: small">&nbsp;&raquo; Moi, Malaka, fils d&rsquo;une mère qui a fait naître seule son enfant, je reprends l&rsquo;histoire de Salina que j&rsquo;ai laissé dans le sable, car c&rsquo;est dans le sable, toujours, qu&rsquo;elle a vécu. Koura Kumba était né et il avait faim de combat. Elle ne l&rsquo;avait mis au monde que pour cela. J&rsquo;évoque ce frère que je n&rsquo;ai pas connu mais qu&rsquo;elle m&rsquo;a raconté tant de fois, et ses yeux pleuraient toujours de fierté et de tristesse lorsqu&rsquo;elle le faisait.&nbsp;&raquo;&nbsp;&raquo;</span></span></span></em></p>
<p class="western">
</blockquote>
<p class="western"><em><strong>&laquo;&nbsp;Salina : les trois exils&nbsp;&raquo;, Laurent Gaudé, Actes Sud, 16,80€.</strong></em></p>
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