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	<title>Quatrième de couv &#187; Christine</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Quand le passé si noir s&#8217;invite à la fête&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Sep 2020 08:05:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Jour de fête ! Laurent Mauvignier est de retour et quand on sait la place qu&#8217;il occupe dans mon panthéon littéraire, on peut bien pavoiser, croyez-moi Oui, l&#8217;oeuvre de Laurent Mauvignier ponctue, livre avec livre, les posts de ce blog depuis 2011. Je suis cet auteur, né à Tours et qui a grandi dans le sud-Touraine, depuis son [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #00ff00">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MAUVIGNIER-OKOK.jpg" rel="lightbox[5328]"><img class="alignleft size-full wp-image-5331 colorbox-5328" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/MAUVIGNIER-OKOK.jpg" alt="MAUVIGNIER OKOK" width="195" height="267" /></a></p>
<p>Jour de fête ! <strong>Laurent Mauvignier</strong> est de retour et quand on sait la place qu&rsquo;il occupe dans mon panthéon littéraire, on peut bien pavoiser, croyez-moi <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-5328" /></p>
<p>Oui, l&rsquo;oeuvre de <strong>Laurent</strong> <strong>Mauvignier</strong> ponctue, livre avec livre, les posts de ce blog depuis 2011. Je suis cet auteur, né à Tours et qui a grandi dans le sud-Touraine, depuis son premier roman. Je l&rsquo;ai interviewé aussi, en 2016. Vous pouvez retrouver tout cela<strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/10/06/tranches-de-vie-pendant-la-catastrophe/"> ici</a></strong> mais aussi <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2016/12/11/prendre-la-tangente-pour-sauver-lamour/">là</a>.</strong></p>
<p>L&rsquo;auteur, désormais installé à Toulouse, est donc de retour avec un gros roman de 640 pages. Un roman noir. Très noir. Une première pour l&rsquo;auteur de <strong>&laquo;&nbsp;Apprendre à finir&nbsp;&raquo;</strong> (Prix du Livre Inter) et de nombreuses pièces de théâtre.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle nous mène sur la commune rurale de <strong>La Bassée. </strong>Une commune qui ne figure sur aucune carte. Un lieu fictif qui pourrait cependant faire penser<strong> </strong>à Descartes, où il a grandi. Il ne reste presque plus rien à <strong>La Bassée</strong> : un bourg et quelques hameaux, dont celui qu’occupent <strong>Bergogne</strong>, sa femme <strong>Marion</strong> et leur fille <strong>Ida</strong>, ainsi qu’une voisine, <strong>Christine</strong>, une artiste installée ici depuis des années.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-5328"></span></p>
<p>Là, dans ce hameau des Trois filles seules, vivent <strong>Christine de Haas</strong> et son chien. L&rsquo;artiste a quitté la ville et son mari, sa vie d&rsquo;avant pour s&rsquo;installer à l&rsquo;écart. Mais tout à côté de la famille de <strong>Patrice Bergogne</strong> qui a reprise la ferme de son père. <strong>Patrice</strong>, paysan un peu bourru et mal à l&rsquo;aise avec son corps a épousé <strong>Marion</strong>. Ils élèvent <strong>Ida</strong>, leur fille. Enfin, celle de <strong>Marion</strong>, découvrirons-nous au fil de cet épais roman. Une vie de couple où les mots et les gestes ont désormais compliqués. Car trop de secrets demeurent.</p>
<p><strong>Marion</strong> travaille dans une imprimerie, dans la petite ville la plus proche. Le soir de ses quarante ans, la vie de tous ces personnages bascule. Complètement. Irrémédiablement. Définitivement. L&rsquo;arrivée de <strong>Denis</strong> et de ses deux frères <strong>Christophe</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;Bègue&nbsp;&raquo;</strong> alors que se prépare la fête d&rsquo;anniversaire va replonger <strong>Marion</strong> dans son passé. Trois inconnus pour <strong>Patrice</strong>, <strong>Ida</strong> et <strong>Christine</strong>. Tout comme les jeunes années de <strong>Marion</strong>. Personne ne savait. Et personne n&rsquo;en sortira indemne.</p>
<p>Pas question de trop en dire et prendre alors le risque de &laquo;&nbsp;divulgâcher&nbsp;&raquo; les rebondissements de ce roman psychologiquement lourd, aux longues phrases pour approcher au plus près des personnages. La marque de fabrique de <strong>Laurent Mauvignier</strong>.</p>
<p>Tout y est. La tension qui s&rsquo;installe au fil des minutes. Elle ira crescendo tout au long de la soirée. On la sent, on la voit, on la lit. Un thriller à la campagne, affûté. Terriblement. Et le portrait, toujours juste, des classes modestes. Dont l&rsquo;auteur est lui-même issu.</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 190 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Parfois elle voit bien comment sa mère ne répond pas à Patrice, comment il semble parler tout seul et attendre des réponses qui ne viennent pas, et, souvent, elle voit comment lui regarde fixement sa femme. Si elle pouvait lire dans ses yeux, il se peut qu&rsquo;elle lirait de la colère, de la haine, du ressentiment, de la tristesse, du remords, de la déception, de la solitude, de l&rsquo;incompréhension pareille à celle qu&rsquo;elle éprouve lorsqu&rsquo;elle le voit fixant sa mère qui ne répond pas, ne l&rsquo;entend sans doute même pas, et combien de fois alors c&rsquo;est Ida qui doit dire, </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Maman, papa te parle.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>car elle sait qu&rsquo;elle, sa mère va l&rsquo;entendre, </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Oui, pardon ma chérie.</em></p>
<p style="text-align: left"><em>et qu&rsquo;ensuite Marion se tournera vers Patrice. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Ida sait que ce soir ce ne sera pas comme ça. Il n&rsquo;y aura pas ces moments de flottement pendant lesquels ils restent tous les trois à table, évacuant tout ce qui les concerne pour parler du boulot et des faits divers qu&rsquo;on a entendus à la télé, et puis de rien, surtout de rien.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 372-373 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] Mais cette fixité, elle ne peut toujours pas la supporter, comme si les yeux de Patrice étaient trop inquisiteurs pour qu&rsquo;elle assume ce face-à-face &#8211; comme si elle était incapable de s&rsquo;attendre à y trouver autre chose qu&rsquo;une confrontation ou même, déjà, une condamnation, une sorte d&rsquo;accusation qu&rsquo;elle redoute de ne pas pouvoir supporter à ce moment-là, s&rsquo;imaginant ne pas en être capable alors qu&rsquo;elle voudrait trouver ses yeux, oui, de tout coeur, elle voudrait trouver en lui une réponse à son angoisse, de la compréhension, de l&rsquo;amour, elle est sûre qu&rsquo;il comprendrait, qu&rsquo;il verrait qu&rsquo;elle veut s&rsquo;excuser parce que c&rsquo;était déjà comme si tout le monde était d&rsquo;accord pour dire que ce qui se passe ce soir est en partie de sa faute et, alors qu&rsquo;elle voudrait s&rsquo;excuser à cause de cette soirée, maintenant elle voudrait que Patrice l&rsquo;excuse pour tout ce qu&rsquo;elle lui fait subir depuis des années et dont elle sait qu&rsquo;il encaisse presque sans rien dire, s&rsquo;énervant parfois parce qu&rsquo;il  a trop bu ou parce que sa patience est à bout ; elle sait, aussi clairement qu&rsquo;elle sait n&rsquo;avoir jamais voulu le savoir tout à fait, que c&rsquo;est à cause de ce qu&rsquo;elle ne lui donne pas, et pas seulement le sexe, mais aussi tout ce qu&rsquo;elle lui refuse de tendresse et de temps.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 531-532 :</strong><em>&nbsp;&raquo; [&#8230;] Elle a encore ce vague espoir qu&rsquo;on ne l&rsquo;entendra pas, que les filles ne comprendront pas qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas la fille sensass et cool à qui personne ne résiste, qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas celle qu&rsquo;elles croient connaître. Et maintenant elle leur en vaut presque de la naïveté avec laquelle elles l&rsquo;avaient crue si forte, si puissante, elle leur en veut tant soudain qu&rsquo;elle voudrait se retourner et les agresser toutes les deux, oui, cette pulsion, cette envie qu&rsquo;elle doit réprimer de leur foncer dessus pour tout dégommer, s&rsquo;en prendre à elles deux pour leur gueuler que depuis que&rsquo;elle vit ici, évidemment, rien ni personne n&rsquo;a pu avoir la moindre prise sur sa vie ni sur elle, ils sont tellement gentils les gens d&rsquo;ici, vous le saviez pas ?&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Histoires de la nuit&nbsp;&raquo;, Laurent Mauvignier, Les Editions de Minuit.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>L&#8217;amour maternel au crash-test</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Sep 2015 07:23:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Son livre fait désormais partie de la première sélection du prix Goncourt. Et n&#8217;en finit pas de faire parler de lui pour ses qualités littéraires. Pas de doute, Christine Angot est l&#8217;un des auteurs les plus en vue de cette rentrée  !  Avec &#171;&#160;Un amour impossible&#160;&#187;, elle évoque la rencontre de ses parents, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong><span style="color: #ff6600">Rentrée littéraire</span></strong></p>
</blockquote>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ANGOT.jpg" rel="lightbox[3261]"><img class="alignleft size-full wp-image-3262 colorbox-3261" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ANGOT.jpg" alt="ANGOT" width="103" height="160" /></a>Son livre fait désormais partie de la première sélection du prix Goncourt. Et n&rsquo;en finit pas de faire parler de lui pour ses qualités littéraires.</p>
<p>Pas de doute, <strong>Christine Angot</strong> est l&rsquo;un des auteurs les plus en vue de cette rentrée  !  Avec <strong>&laquo;&nbsp;Un amour impossible&nbsp;&raquo;</strong>, elle évoque la rencontre de ses parents, son enfance auprès d&rsquo;une mère célibataire, son père incestueux et explique pourquoi l&rsquo;amour aura été si compliqué, voire impossible, à faire vivre au sein de ce triangle. Un roman bouleversant. Puissant.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_3279" style="width: 310px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/christine_angot2.jpg" rel="lightbox[3261]"><img class="wp-image-3279 size-medium colorbox-3261" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/christine_angot2-300x150.jpg" alt="christine_angot2" width="300" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Photo Jean-Luc Bertini (Flammarion)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Christine Angot</strong>, née Christine Schwartz, est un auteur français. Sa biographie est<strong> <a href="http://www.christineangot.com/biographie">ici.</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3261"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle de la petite <strong>Christine</strong>. Née en 1959 à Châteauroux, d&rsquo;une mère juive travaillait à la Sécurité sociale et d&rsquo;un père traducteur à la base américaine. Deux milieux sociaux diamétralement opposés. <strong>Rachel et Pierre</strong> vont pourtant s&rsquo;aimer. Pas question cependant pour ce bourgeois d&rsquo;épouser<strong> Rachel</strong>, d&rsquo;une extraction bien inférieure. Des années plus tard, il épousera une Allemande.</p>
<p>Pas de mariage donc, mais une enfant. A qui il finira ( <strong>Rachel</strong> ne lâchera rien) par donner son nom alors qu&rsquo;elle est adolescente. <strong>Christine Angot</strong> est née. Et il commencera à la détruire par l&rsquo;inceste. <strong>Rachel</strong>, elle, l&rsquo;apprendra que plus tard, par un ami. Elle n&rsquo;a rien vu. Rien compris.</p>
<p>L&rsquo;amour inconditionnel de l&rsquo;enfant a laissé la place au ressentiment de l&rsquo;adulte. Pour l&rsquo;auteure, c&rsquo;est sûr, son père a usé de cet affreux moyen pour faire preuve de domination sociale.</p>
<p>Pas de mariage donc, mais des lettres qui soufflent le chaud et le froid au fil des années. <strong>Rachel</strong> s&rsquo;y accroche. <strong>Christine</strong> en souffre.</p>
<p>Après avoir abordé le sujet de l&rsquo;inceste et de son père (mort en 1999) dans deux autres romans, <strong>Christine Angot</strong> évoque pour la première fois la figure de sa mère. A la fois forte et si vulnérable. Au fil de ce roman, elle décortique l&rsquo;amour maternel, le pousse dans ses retranchements, teste sa résistance&#8230;</p>
<div id="d_bio">
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 62 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Presque toutes les femmes s&rsquo;arrêtaient de travailler au mariage, ou à la naissance de leur premier enfant. Le soir, elles étaient à la sortie des classes. Ma mère était une des rares qui n&rsquo;y étaient pas, elle sortait du bureau trop tard. Je rentrais à la maison toute seule, par une petite ruelle à droite en sortant de l&rsquo;école. Puis je prenais la descente des Cordeliers, une rue pavée qui descendait, tournait et croisait la rue de l&rsquo;Indre. Au croisement, je m&rsquo;arrêtais. Je m&rsquo;installais à l&rsquo;angle. Je jouais avec des limaces, je décollais les escargots, qui faisaient ventouse sur le pavé, accroupie, attentive, absorbée par ce que je faisais, sous une petite pluie fine. Et je repartais. Je contemplais à mes pieds du haut de ma taille les chaussures vernies noires qu&rsquo;elle m&rsquo;avait achetées. Je descendais la rue de l&rsquo;Indre jusqu&rsquo;au 36, je passais sous le porche, et j&rsquo;entrais dans le chemin.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 176 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Dans les années qui ont suivi, j&rsquo;ai commencé à lui attribuer mes échecs. Je l&rsquo;accusais de ne pas s&rsquo;être remise en question, de n&rsquo;être restée en analyse que trois ans, d&rsquo;avoir trouvé en mon père un coupable facile, de ne pas avoir réfléchi à sa propre responsabilité dans ce qui m&rsquo;était arrivé. Je lui conseillais de ne pas s&rsquo;étonner, par conséquent, de la difficulté dans laquelle sombrait notre relation. Je lui disais que j&rsquo;étais la victime  de leur égoïsme à tous les deux. Qu&rsquo;ils étaient pareils sur ce plan-là. Uniquement préoccupés de leur regard l&rsquo;un sur l&rsquo;autre. Que la fameuse photo prise dans la campagne, dans la même position, en appui sur le même poteau, en témoignait. Qu&rsquo;ils s&rsquo;étaient pris chacun comme le miroir de l&rsquo;autre. Que j&rsquo;avais été sacrifiée à ça.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 203 :</strong><em>&laquo;&nbsp;[&#8230;] C&rsquo;est une vaste entreprise de rejet. Social, pensé, voulu. Organisé. Et admis. Par tout le monde. Toute cette histoire, c&rsquo;est ça. Et jusqu&rsquo;à la fin. Y compris avec ce qu&rsquo;il m&rsquo;a fait à moi. C&rsquo;est quelque chose qu&rsquo;il t&rsquo;a fait à toi aussi, avant tout. C&rsquo;est la continuation de ce rejet. Pour humilier quelqu&rsquo;un, le mieux c&rsquo;est de lui faire honte, tu le sais. Et qu&rsquo;est-ce qui pouvait te rendre plus honteuse que ça, que de devenir, en plus de tout le reste, alors même que tu pensais être sortie du tunnel, la mère d&rsquo;une fille à qui son père fait ça ? Tu as été rejetée en raison de ton identité maman. Pas en raison de l&rsquo;être humain que tu étais. Pas de qui tu étais toi. Pas de la personne que tu étais. Et ce rejet allait jusqu&rsquo;à faire ça à ta fille. C&rsquo;a été jusque-là. C&rsquo;a été loin. Tout ça s&rsquo;inscrivait dans une même logique. Et il a fallu que la logique soit poussée jusqu&rsquo;au bout. Puisque que tu as essayé de la contrer. Tu ne devais pas sortir de ton tunnel. Tu pouvais juste rêver d&rsquo;en sortir. Quelqu&rsquo;un comme toi devait rester dans la voie sans issue. A l&rsquo;intérieur du tunnel, là où on voit rien justement.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left">Je ne connaissais pas les écrits de Christine Angot, coupée dans mon éventuel élan par la personnalité cassante et froide de l&rsquo;auteure qui avait fait de l&rsquo;auto-fiction sa marque de fabrique. L&rsquo;histoire d&rsquo;un &laquo;&nbsp;Amour impossible&nbsp;&raquo; m&rsquo;a fait changé d&rsquo;avis. Une histoire forte. Une écriture qui va droit au but. Un roman important.</p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Un amour impossible&nbsp;&raquo;, Christine Angot, Flammarion, 18€</strong></em></p>
</div>
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