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	<title>Quatrième de couv &#187; Catherine Mavrikakis</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Oscar ou l&#8217;arme de la culture</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Oct 2016 08:02:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire La rentrée littéraire permet de faire de chouettes découvertes&#8230; mais aussi de retrouver des auteurs qu&#8217;on apprécie, qu&#8217;on suit. Catherine Mavrikakis en fait partie. Troisième fois que j&#8217;évoque l&#8217;oeuvre de cette auteure qui vit à Montréal et qui signe avec &#171;&#160;Oscar de Profundis&#160;&#187; son quatrième roman publié chez Sabine Wespieser éditeur. Mes posts [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff00ff">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OSCAR-OK.jpg" rel="lightbox[3712]"><img class="alignleft size-full wp-image-3715 colorbox-3712" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/OSCAR-OK.jpg" alt="OSCAR OK" width="195" height="255" /></a></p>
<p>La rentrée littéraire permet de faire de chouettes découvertes&#8230; mais aussi de retrouver des auteurs qu&rsquo;on apprécie, qu&rsquo;on suit. <strong>Catherine Mavrikakis</strong> en fait partie.</p>
<p>Troisième fois que j&rsquo;évoque l&rsquo;oeuvre de cette auteure qui vit à Montréal et qui signe avec <strong>&laquo;&nbsp;Oscar de Profundis&nbsp;&raquo;</strong> son quatrième roman publié chez Sabine Wespieser éditeur.</p>
<p>Mes posts concernant les deux précédents :<strong> &laquo;&nbsp;Les derniers jours de Smokey Nelson&nbsp;&raquo;</strong> et <strong>&laquo;&nbsp;La ballade d&rsquo;Ali Baba&nbsp;&raquo;</strong> sont disponibles <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/01/03/les-derniers-jours-de-smokey-nelson-ou-le-cauchemar-americain/">ici</a></strong> et <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/05/31/sur-les-traces-dun-pere-peu-conventionnel/">là</a></strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Catherine Mavrikakis</strong>, née en 1961 à Chicago, d’une mère française et d’un père grec qui a grandi en Algérie. Elle a partagé son enfance entre Ville d’Anjou, Montréal-Nord, Villers-Bocage en Normandie et Bay City, au Michigan.</p>
<p>En 1979, elle choisit vraiment Montréal, où elle fait des études de littérature et une dépression, qui la conduira à de longues années de psychanalyse. Il lui en restera toujours quelque chose…<br />
Elle enseigne à l’Université de Montréal.<br />
Et voilà qu&rsquo;elle nous revient avec un roman surprenant. Un roman d&rsquo;anticipation. Une histoire dans laquelle plus grand-chose de notre quotidien ne subsiste.</p>
<p><span id="more-3712"></span></p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est surprenante. Et très éloignée de l&rsquo;univers littéraire de l&rsquo;auteure. Nous sommes en novembre, dans les années 2060. La fin du monde est proche. A Montréal, <strong>Oscar de Profundis</strong>,  rock star interplanétaire, est revenu pour deux concerts exceptionnels sur les traces de son passé. Sur les souvenirs de ses douleurs passées ( l&rsquo;enlèvement et la mort de son jeune frère notamment, la mort de sa mère).</p>
<p>Dans un monde qui parle désormais le sino-américain, lui a tout fait pour préserver la langue française. Il révère les écrivains français (d&rsquo;où la référence au titre) et francophones, a imaginé des musées à leur mémoire et conserve tout ce qu&rsquo;il peut.</p>
<p>Enfermé dans une maison du XIXe siècle alors que dehors la peste se répand dans les hordes de pauvres qui errent à travers la ville abandonnée par les nantis et que l&rsquo;état d&rsquo;urgence a été décrété, il va pourtant faire l&rsquo;objet d&rsquo;un kidnapping par <strong>Cate</strong> (ancien médecin devenue chef de bande), son épervier et les gueux qui la suivent. Mais le destin va s&rsquo;en mêler&#8230;</p>
<p>Et si les mots, la littérature étaient les derniers remparts contre la barbarie, l&rsquo;oppression et le désespoir ?</p>
<p>Un roman étonnant mais dans lequel on plonge rapidement, attiré par la densité et l&rsquo;étrangeté des personnages, par l&rsquo;atmosphère de fin du monde aussi.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 16 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;On venait entre amis voir à quoi pouvaient encore ressembler les anciens grands boulevards et la désuète agitation des artères passantes. On en profitait pour jeter un coup d&rsquo;oeil sur ces meutes de créatures citadines que le monde entier n&rsquo;arrivait plus à cacher et dont on ne cessait de parler sur Internet. Le manque d&rsquo;hygiène et le mode de vie qui était le leur avaient, depuis cinq ans, créé sur la planète un ensemble de conditions propres à leur éradication. C&rsquo;est ce qu&rsquo;affirmaient les scientifiques. Déjà, les bandes de miséreux s&rsquo;étaient éteintes à Londres, Chicago, Rio de Janeiro, Los Angeles, Helsinki et Moscou. Les riches s&rsquo;étaient hâtés de se réinstaller en ville . Les autorités préféraient ne pas trop analyser ce phénomène, mais il était certain que la maladie avalait la valetaille urbaine. La populace finirait bien par s&rsquo;étouffer dans les miasmes de sa propre déchéance. Elle s&rsquo;effacerait de la surface de la Terre. Il n&rsquo;y avait qu&rsquo;à rester patient et surtout faire en sorte que la contamination se limite aux meurt-de-faim.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 88 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Pendant des semaines, il avait dressé des listes et des listes sur lesquelles il avait frénétiquement écrit et biffé des patronymes. Qui devait-il préserver du néant ? Sur quels critères sauverait-il les cadavres et les tombeaux? Y avait-il des artistes qu&rsquo;il préférait ne pas déplacer ? Et lesquels ? Oscar se posait toutes ces questions dans la ferveur et l&rsquo;anxiété&#8230; Les cimetières avaient annoncé petit à petit leur liquidation. L&rsquo;Etat mondial était ravi de se débarrasser de ces vieilleries encombrantes, tout en gagnant de l&rsquo;argent. Quelques excentriques richissimes tenaient à récupérer les choses du passé. On les laissait faire pour le moment. Viendrait une loi, un jour, où ce genre de conservation serait interdit. Mais on n&rsquo;en était pas là.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 156 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Il avait réussi à créer une communauté d&rsquo;admirateurs excentriques, irrespectueux, rebelles et même éduqués, qui se mêlaient à la horde incommensurable d&rsquo;idiots qui le vénéraient, à travers leur vide existentiel et la vacuité de leurs actions. Et il vivait ainsi dans un univers fictif où il s&rsquo;adonnait à </em>quelque rêve ancien.<em> Il voyait son maître dans le personnage de Jean des Esseintes, du roman </em>A rebours.<em> Il s&rsquo;attachait à des oeuvres qui n&rsquo;avaient jamais fricoté avec le réel , qui s&rsquo;étaient toujours dédiées à décrire l&rsquo;improbable et où la langue tarabiscotée tenait à distance la banalité du présent. Seul l&rsquo;aboli ou encore l&rsquo;impossible l&rsquo;intéressait, puisque la vie qui grouillait devant lui le dégoutait prodigieusement.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Oscar de Profundis&nbsp;&raquo;, Catherine  Mavrikakis, Sabine Wespieser editeur, 21€</strong></em></p>
</blockquote>
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		</item>
		<item>
		<title>Sur les traces d&#8217;un père peu conventionnel&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/05/31/sur-les-traces-dun-pere-peu-conventionnel/</link>
		<comments>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/05/31/sur-les-traces-dun-pere-peu-conventionnel/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 31 May 2015 16:11:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[On part à nouveau en voyage ! Cette fois, c&#8217;est Catherine Mavrikakis qui nous guide dans les méandres des relations père-filles. Déjà présente sur ce blog pour &#171;&#160;Les derniers jours de Smokey Nelson&#160;&#187;, Catherine Mavrikakis nous revient avec &#171;&#160;La ballade d&#8217;Ali Baba&#160;&#187;, toujours chez Sabine Wespieser éditeur. L&#8217;auteure est née à Chicago en 1961 d&#8217;une [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Ali-baba.jpg" rel="lightbox[3050]"><img class="alignleft size-full wp-image-3054 colorbox-3050" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/Ali-baba.jpg" alt="Ali baba" width="123" height="160" /></a>On part à nouveau en voyage ! Cette fois, c&rsquo;est<strong> Catherine Mavrikakis</strong> qui nous guide dans les méandres des relations père-filles. Déjà présente sur ce blog pour <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2013/01/03/les-derniers-jours-de-smokey-nelson-ou-le-cauchemar-americain/">&laquo;&nbsp;Les derniers jours de Smokey Nelson&nbsp;&raquo;</a>,</strong> <strong>Catherine Mavrikakis</strong> nous revient avec<strong> &laquo;&nbsp;La ballade d&rsquo;Ali Baba&nbsp;&raquo;</strong>, toujours chez Sabine Wespieser éditeur.</p>
<p>L&rsquo;auteure est née à Chicago en 1961 d&rsquo;une mère française et d&rsquo;un père grec qui a grandi en Algérie. Son enfance se déroulera entre le Québec, les Etats-Unis et la France. Elle enseigne aujourd&rsquo;hui à l&rsquo;université de Montréal. Elle a écrit une pièce de théâtre et déjà six romans, dont trois publiés en France chez Sabine Wespieser.</p>
<p>L&rsquo;histoire ? C&rsquo;est celle d&rsquo;un homme qui oublie, qui ment, qui charme&#8230; et qui s&rsquo;en sort. Ou pas. <strong>Erina</strong>, la narratrice, est sa fille aînée de <strong>Vassili Papadopoulos</strong>. Elle a neuf ans. Ses soeurs, jumelles, ont six ans.</p>
<p>L&rsquo;homme a quitté Rhodes en 1937 pour rejoindre l&rsquo;Algérie. Il s&rsquo;en ira ensuite aux Etats-Unis puis au Canada. Il se marie, divorce. Oublie de venir chercher ses filles ou les entraîne dans un road-movie le temps d&rsquo;un week-end, du côté de Key West. Quand il n&rsquo;emmène pas Erina comme porte-bonheur près des tables de jeu à Las Vegas. Elle a dix ans&#8230;</p>
<p>Parcours chaotique d&rsquo;un homme qui n&rsquo;aura de cesse d&rsquo;épater la galerie et ce, même après sa mort. En effet, neuf mois après celle-ci, en 2013, durant l&rsquo;hiver, il réapparait à sa fille, devenue spécialiste de la Shakespeare. Et continue à lui faire la leçon.</p>
<p><strong>Au fil des pages, Erina se souvient, Erina raconte et tente de comprendre ce père dont elle n&rsquo;aura jamais été dupe. Un hommage et le portrait d&rsquo;un homme finalement attachant.<br />
</strong></p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 13-14 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Mon père tenait enfin sa promesse. Il amenait ses gamines en voiture dans le Sud découvrir l&rsquo;océan durant les vacances d&rsquo;hiver. Et rien ne pouvait le faire changer d&rsquo;avis. Ni les injures aigres de son ex-femme qui n&rsquo;avait pas manqué de lui reprocher de vouloir exténuer les petites, ni la fatigue hébétée et réelle de ses enfants, ni encore son propre épuisement ne l&rsquo;arrêtaient&#8230; Il avait fait le trajet de New York à Montréal pour venir nous chercher et il retournerait dans la grande cité américaine où il vivait depuis quelques mois déjà, dès qu&rsquo;il nous aurait déposées, sans même prendre le temps de descendre de voiture, devant l&rsquo;entrée de garage du bungalow de ma mère à Repentigny.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 48-49 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Il n&rsquo;était pas tout à fait exact que je ne fréquentais plus du tout mon père. Je le croisais souvent chez ma mère. Je lui parlais de la pluie et du beau temps. Mais nous n&rsquo;avions plus la complicité qui avait été la nôtre durant mon enfance. Cette complicité qui faisait de moi sa fille préférée, son héritière, quoi qu&rsquo;il puisse arriver. A partir de l&rsquo;âge de onze ans, je n&rsquo;eus pendant des années presque plus aucun signe de vie de mon père. Il m&rsquo;accorda bien un entretien d&rsquo;une heure à Toronto, alors que je participais à un colloque étudiant&#8230; Il était lui aussi à Toronto et avait appris, je ne sais comment, que je faisais une présentation sur Hamlet de Shakespeare. J&rsquo;avais vingt-cinq ans. Depuis, je ne l&rsquo;avais pas revu. Sa famille montréalaise ne savait pas ce qu&rsquo;il devenait. Le vieux Papou, le père de mon père, était mort, et son fils aîné n&rsquo;était apparemment même pas venu à l&rsquo;enterrement. Pendant une trentaine d&rsquo;années, mon père disparut presque totalement de ma vie. Il m&rsquo;appela peut-être dix fois. Chaque fois, sa voix au téléphone, enjouée, retentissait dans l&rsquo;écouteur. Nous échangions quelques paroles rapides. “Tu vas bien ? Et ta mère ? et tes soeurs ? ” Rien de plus&#8230; Et puis, sans prévenir, il était “revenu”&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 81 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Alors que l&rsquo;ascenseur me propulsait vers le vingt-neuvième étage de l&rsquo;immeuble et qu&rsquo;il me semblait que les vents du nord continuaient à gémir dans la cage étroite, mon père, tout mouillé par la neige, secouait ses cheveux trempés et tentait, coquet, de se recoiffer. Il faisait des mimiques grotesques à son reflet, que la glace de la petite cabine où nous nous trouvions lui permettait de contempler. La tempête avait été mauvaise. Elle le faisait encore grelotter et son pardessus gris ressemblait à une vaste guenille imbibée d&rsquo;eau. Mais Vassili n&rsquo;avait rien perdu de son panache et de son désir de plaire. Même mort, il continuait à minauder. Il tenait à retrouver au plus vite son visage séducteur. Moi, je découvris mon air ahuri, presque irréel. Mon rimmel avait coulé sur mon visage tout boursouflé par le froid et la morve s&rsquo;écoulait de la tumeur rouge que semblait être devenu mon nez congestionné.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">J&rsquo;ai acheté ce roman du fait du nom de l&rsquo;auteure, dont j&rsquo;avais beaucoup aimé le précédent roman. Et croyez-le ou non, j&rsquo;ai aussi beaucoup aimé celui-ci ! Voilà un très bel hommage de la narratrice à son père. Malgré les mensonges et les manquements. Au fil des pages et des événements de la biographie de Vassili, on suit l&rsquo;histoire de la famille. Et on suit la quête d&rsquo;Erina. Qui veut comprendre. Et pardonner. Un très joli roman.</span></p>
<p style="text-align: left"><strong><em>&laquo;&nbsp;La ballade d&rsquo;Ali Baba&nbsp;&raquo;, Catherine Mavrikakis, Sabine Wespieser editeur, 18€.</em> </strong></p>
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