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	<title>Quatrième de couv &#187; art</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>C&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;un mec&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/10/02/cest-lhistoire-dun-mec/</link>
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		<pubDate>Tue, 02 Oct 2018 07:28:16 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire Un premier roman, ça vous dit ? Celui-ci est assez particulier, je vous préviens. Il part d&#8217;une bonne idée à laquelle on a cependant (un peu)  du mal à adhérer jusqu&#8217;au bout. Enfin, je vous laisse juger&#8230; L&#8217;histoire ? Elle est étonnante. Déstabilisante aussi. Tout commence en 1946, dans le New-Jersey. A Trenton, [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #800080">Rentrée littéraire</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/made-in-trenton.jpg" rel="lightbox[4398]"><img class="alignleft size-full wp-image-4400 colorbox-4398" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/made-in-trenton.jpg" alt="made in trenton" width="195" height="282" /></a></p>
<p>Un premier roman, ça vous dit ? Celui-ci est assez particulier, je vous préviens. Il part d&rsquo;une bonne idée à laquelle on a cependant (un peu)  du mal à adhérer jusqu&rsquo;au bout. Enfin, je vous laisse juger&#8230;</p>
<p>L&rsquo;histoire ? Elle est étonnante. Déstabilisante aussi. Tout commence en 1946, dans le New-Jersey. A Trenton, on travaille l&rsquo;acier. Un outil d&rsquo;émancipation pour les classes laborieuses  après les horreurs de la guerre. <strong>Abe Kunstler</strong> est de ces ouvriers pauvres qui travaillent dur pour assurer le quotidien.</p>
<p>Il est travailleur, obstiné, bon camarade, buveur invétéré ( pour donner le change et brouiller les pistes)&#8230; et différent. Et pour cause. Il se présente comme &laquo;&nbsp;mutilé&nbsp;&raquo; pendant la guerre et laisse souvent une drôle d&rsquo;impression ici et là. Personne n&rsquo;imagine cependant qui y est en réalité.</p>
<p>Si je vous le dis d&rsquo;emblée, la lecture de ce roman va sérieusement perdre de sa saveur, non ? Disons que le héros de ce premier roman n&rsquo;a pas dit la vérité sur son identité. Il s&rsquo;est inventé un nom, une vie. Un passé.</p>
<p>Des décennies qu&rsquo;il la cache au regard de tous. Lui, le moins baraqué de ses collègues, est aussi celui qui prend le plus soin des autres&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-4398"></span></p>
<p><strong>Abe Kunstler</strong>, le visage fin et l&rsquo;esprit aiguisé, a l&rsquo;idée de construire une famille. Pour cela, il lui faut une femme, ce sera <strong>Inez</strong>. Une jeune femme perdue, fragile&#8230; et pas regardante. Au quotidien, son mari cache, dissimule, ferme les portes&#8230;</p>
<p>Pour faire un enfant, il faudra imaginer un stratagème, un plan sordide et délirant&#8230; qui aboutira. Mais à quel prix ?</p>
<p>D&rsquo;année en année, <strong>Abe</strong> s&rsquo;enfonce dans son mensonge, dans l&rsquo;alcoolisme et la violence aussi. Sans solution de retour.</p>
<p>Devenu adulte, son fils <strong>Art</strong>, né handicapé, découvre quelque chose qui le choque et complique encore la relation qu&rsquo;il entretient avec son père. Abe a peur pour son secret. Jusqu&rsquo;où est-il prêt à aller pour cela ? &#8230; Art, lui, ne veut pas aller faire la guerre au Vietnam.</p>
<p>Deux mondes s&rsquo;opposent. Et le rêve américain a pris un sérieux coup dans l&rsquo;aile&#8230;</p>
<p>Un premier roman à la langue âpre et parfois au style alambiqué dans lequel on finit par ne plus y croire du tout.</p>
<p>L&rsquo;auteur<strong> Tadzio Koelb</strong> est journaliste et traducteur. Il enseigne par ailleurs à l&rsquo;Université de Rutgers dans le New Jersey et vit à New York.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong> Extraits</strong></p>
<blockquote><p><strong> Page 26 :</strong> <em>[&#8230;] La cohérence et les détails : voilà ce qui le maintenant en sécurité. Un homme qui vient de se raser laisse toujours les mêmes indices – un blaireau plein de mousse, un rasoir humide ; il laisse une serviette mouillée sur la patère, aussi sûr qu&rsquo;une voiture laisse des traces dans la neige en roulant. Kunstler laissa la porte claquer derrière lui et descendit les marches quatre à quatre.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 113 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;La danse, mais aussi l&rsquo;alcool, et pour que son plan fonctionne il les entraîna tous deux plus loin encore dans ce monde brumeux et oublieux, endroit déroutant où il ressentait un curieux mélange de sérénité et d&rsquo;angoisse. C&rsquo;était d&rsquo;ailleurs cette sérénité même qui déclenchait sa peur : il paniquait à l&rsquo;idée de se retrouver en public, avec aux manettes de son self-control sa seule main mal assurée d&rsquo;ivrogne, et parfois il était furieux de voir le nombre d&rsquo;occasions où il se surprenait à baisser la garde. Même avec les autres gars de l&rsquo;usine, qui le connaissaient et acceptaient donc son attitude circonspecte ou qui, tout du moins, s&rsquo;y étaient habitués, il savait que le risque que tout s&rsquo;effondre était toujours présent.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><strong>Page 153 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Mais mentir à la mère voulait dire empêcher le garçon de s&rsquo;approcher d&rsquo;elle, et cela ramenait Kunstler à son point de départ, au point où il en était déjà : chercher le garçon, errer dans la ville avec Jimmy accroché à ses basques, devoir chercher Dieu sait où. et après, quoi ? Lui donner de l&rsquo;argent pour partir, le chasser. Kunstler se demanda avec désespoir depuis combien de temps le garçon avait prévu de balancer ses sales petites accusations. Depuis des heures, ou des années ? Bien sûr, cela importait peu tant qu&rsquo;il les avait gardées pour lui. </em>Evidemment qu&rsquo;il les a gardées pour lui,<em> pensa Kunstler. Tout le monde saurait que c&rsquo;étaient des mensonges, après tout. C&rsquo;était invraisemblable de raconter une histoire pareille sur quelqu&rsquo;un qui était un père, un ouvrier d&rsquo;usine, un homme marié, un soldat mutilé de guerre. Personne n&rsquo;y croirait.&nbsp;&raquo; </em></p></blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Made in Trenton&nbsp;&raquo;, Tadzio Koelb ( traduction de Marguerite Capelle), Buchet-Chastel, 19 euros.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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		</item>
		<item>
		<title>Une robe blanche bien trop lourde&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2018/08/31/une-robe-blanche-bien-trop-lourde/</link>
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		<pubDate>Fri, 31 Aug 2018 06:39:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rentrée littéraire  Un moment attendu. Chaque année. A la rentrée littéraire de septembre ( qui commence dès la mi-août), des coups se jouent. En vue des prix distribués pour la plupart en novembre. Alors, forcément, les titres qui ont l&#8217;honneur des piles de librairies à cette date, voient la cote de leurs auteurs augmenter. A [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #800080">Rentrée littéraire </span></strong></p>
<p>Un moment attendu. Chaque année. A la rentrée littéraire de septembre ( qui commence dès la mi-août), des coups se jouent. En vue des prix distribués pour la plupart en novembre. Alors, forcément, les titres qui ont l&rsquo;honneur des piles de librairies à cette date, voient la cote de leurs auteurs augmenter. A moins que l&rsquo;abondance de romans ne leur nuise&#8230;</p>
<p><strong>Pour cette rentrée littéraire 2018, on compte 567 romans dont 381 de littérature française. Parmi eux également, 94 premiers romans. </strong></p>
<p>Cette année encore, au fil des semaines, je vous ferai découvrir les romans que j&rsquo;ai particulièrement aimés. Français comme étrangers. Nés de romanciers aguerris ou de nouveaux venus.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ROBE-OK.jpg" rel="lightbox[4363]"><img class="alignleft size-full wp-image-4366 colorbox-4363" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ROBE-OK.jpg" alt="ROBE OK" width="195" height="301" /></a></p>
<p>Commençons par <strong>&laquo;&nbsp;La robe blanche&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Nathalie Léger</strong>, dont j&rsquo;avais découvert l&rsquo;oeuvre via <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/07/09/au-coeur-de-la-vie-de-barbara-loden/">&laquo;&nbsp;Supplément à la vie de Barbara Loden&nbsp;&raquo;</a></strong>.</p>
<p>Autre ambiance cette fois. Dans<strong> &laquo;&nbsp;La robe blanche&nbsp;&raquo;</strong>, la narratrice va, au fil des pages, faire s&rsquo;entrecroiser deux histoires. La première, qui sert de trame, est celle de <strong>Pippa Bacca</strong>. Née en 1974 du côté de Milan, <strong>Giuseppina Pasqualino di Marineo</strong>, deviendra artiste conceptuelle sous le nom de <strong>Pippa Bacca</strong>.</p>
<p>En 2008, avec l&rsquo;artiste <strong>Silvia Moro</strong>, elle décide de faire une performance itinérante. L&rsquo;idée ? De Milan à Jérusalem, vêtues d&rsquo;une robe de mariée, permettre le <em>&laquo;&nbsp;mariage entre les différents peuples et nations&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>Une aventure artistique insensée qui doit leur faire traverser les pays de l&rsquo;ex-Yougoslavie, la Turquie, le Liban, la Syrie puis enfin la Palestine et Israël. Les deux jeunes femmes avaient décidé de porter leur robe tout au long du périple avant de les exposer. D&rsquo;étape en étape, elles lavaient notamment les pieds des sages-femmes&#8230;</p>
<p>A Istanbul, les deux jeunes femmes se séparent. Doivent se retrouver au Liban. <strong>Pippa Bacca</strong>, prise en stop, sera cependant violée et étranglée. Retrouvée morte. Une fin tragique pour leur projet &laquo;&nbsp;Brides on tour&nbsp;&raquo;.</p>
<p><span id="more-4363"></span></p>
<p>La narratrice (Nathalie Léger a été intriguée et bouleversée par cette aventure artistique tragique) se plonge dans cette histoire, s&rsquo;interroge, se met en quête de réponses, part même pour Milan&#8230;</p>
<p>La mort prématurée de<strong> Pippa Bacca</strong> illustre-t-elle les limites de l&rsquo;art face à la cruauté et le barbarie humaines ?</p>
<p>Face à ses interrogations, la narratrice doit cependant trouver d&rsquo;autres réponses encore. Pour sa mère, cette fois. Divorcée dans les années 70, délaissée pour une autre, sa mère sera considérée comme seule responsable de la désunion par la justice. Elle veut que sa fille raconte son abandon, sa tristesse, l&rsquo;injustice dont elle estime avoir été la victime. Mais sa mère n&rsquo;est-pas responsable de son propre malheur ?</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/La-Mariee-Documentaire.jpg" rel="lightbox[4363]"><img class="alignleft size-full wp-image-4368 colorbox-4363" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/La-Mariee-Documentaire.jpg" alt="La-Mariee-Documentaire" width="1024" height="576" /></a>Le réalisateur français Joël Curtz a réalisé un court-métrage sur Pippa Bacca, intitulé &laquo;&nbsp;La Mariée&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Une robe blanche suffit-elle à racheter les souffrances du monde ? S&rsquo;interroge <strong>Nathalie Léger </strong>qui signe là un livre qui interroge notre responsabilité personnelle, le sens de l&rsquo;art et le poids de nos actes.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 43-44 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Il y a des dons qui sont faits d&rsquo;une main faible, un peu molle, comme pour affaiblir le geste trop puissant du cadeau. D&rsquo;autres qui sont faits avec brutalité, avec arrogance, c&rsquo;est à cause de la gêne, ce n&rsquo;est pas facile de donner, la gratitude de celui qui reçoit est encombrante. Et d&rsquo;autres sont faits sans qu&rsquo;on s&rsquo;en aperçoive, quelque chose est donné en passant, et on ne le sait pas, on met longtemps à le savoir. Cette femme apparaissant sur les routes, entre les voitures, au détour d&rsquo;une rue dans sa robe sale, c&rsquo;était peut-être ça, l&rsquo;offrande gracieuse d&rsquo;on ne sait quoi, une apparition dégagée de toute causalité, un geste fait pour rien. Sur les images qui restent de ce voyage, on la voit souvent nimbée de lumière  : c&rsquo;est le blanc de l&rsquo;énorme robe en contre-jour, c&rsquo;est toute l&rsquo;intention de son voyage, une nuée idéaliste, le désir de réparer, le désir de répandre le bien, non pas le bien lui-même, mais son idée – et il n&rsquo;est pas certain que cela soit suffisant, et il est même certain que cela soit tout à fait insuffisant, mais il se peut inversement que le bien ne puisse être rien d&rsquo;autre qu&rsquo;une idée, et il se peut que cette idée compte, il se peut qu&rsquo;il ne soit pas toujours nécessaire que les faits viennent confirmer une idée pour qu&rsquo;elle soit juste, et il se peut aussi le contraire.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"> <strong>Page 73 : </strong><em>&laquo;&nbsp;<strong> </strong>C&rsquo;était un geste, un vrai, un grand, longuement préparé, soigneusement pensé, animé par une sourde révolte devant l&rsquo;intolérable, guidé par un candide besoin de rédemption. Mais comment s&rsquo;empêcher de penser que dans les plis de sa lourde robe il y a comme une forme inanimée, celle d&rsquo;un désir soigneusement enseveli, quelque chose de déjà mort ? Car la blancheur redoutable de ces noces avec elle-même ressemble à celle des suaires, de l&rsquo;effacement, du vide&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 120-121 : </strong><em>&laquo;&nbsp;Il faut continuer à écrire, le plus difficile reste à faire, je t&rsquo;avais prévenue l&rsquo;ordinaire de la douleur, le dépôt scrupuleux de la plainte, rien de grandiose, rien de tragique, pas d&rsquo;héroïne, pas de triomphe, dit ma mère, vas-y, il ne s&rsquo;agit que de réparer, et sa voix m&rsquo;encourage avec lassitude tandis qu&rsquo;elle pose délicatement le dossier sur mon ventre, je le sens à travers la couverture sous laquelle je suis enfouie depuis des jours, puis elle s&rsquo;éloigne. Alors je crie que je ne veux pas, que j&rsquo;ai déjà écrit, que je n&rsquo;ai pas cessé dans mes livres de parler d&rsquo;elle, que ça suffit, je crie qu&rsquo;il faut qu&rsquo;elle arrête de mettre sa vie dans ce dossier et ce dossier dans la mienne, je crie que ce n&rsquo;est pas à moi de rendre justice pour elle, que sa cause est minable, que je veux retourner à mon sujet [&#8230;]&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p><em><strong> &laquo;&nbsp;La robe blanche&nbsp;&raquo;, Nathalie Léger, P.O.L., 16 euros. </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Derrière la poilade, chronique d&#8217;une société désespérée</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2017/07/02/derriere-la-poilade-chronique-dune-societe-desesperee/</link>
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		<pubDate>Sun, 02 Jul 2017 15:01:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un style, chez un auteur, ça se travaille, ça se transforme, ça se bouleverse. Visiblement, Philippe Claudel s&#8217;est lancé dans une aventure littéraire dans son nouveau roman &#171;&#160;Inhumaines&#160;&#187;. L&#8217;écrivain et réalisateur lorrain n&#8217;est pas du genre à se laisser enfermer dans une case. Ou dans un genre. Au fil des pages, de courtes histoires dans [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/INHUMAINES.jpg" rel="lightbox[3947]"><img class="alignleft wp-image-3949 size-medium colorbox-3947" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/INHUMAINES-190x300.jpg" alt="INHUMAINES" width="190" height="300" /></a> Un style, chez un auteur, ça se travaille, ça se transforme, ça se bouleverse. Visiblement, <strong>Philippe Claudel</strong> s&rsquo;est lancé dans une aventure littéraire dans son nouveau roman <strong>&laquo;&nbsp;Inhumaines&nbsp;&raquo;</strong>.</p>
<p><strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Claudel">L&rsquo;écrivain et réalisateur lorrain</a></strong> n&rsquo;est pas du genre à se laisser enfermer dans une case. Ou dans un genre.</p>
<p>Au fil des pages, de courtes histoires dans lesquelles les codes, la bienséance et notre société sont littéralement atomisés.</p>
<p><strong>Philippe Claudel</strong>, que nous avions connu notamment avec <strong>&laquo;&nbsp;Les âmes grises&nbsp;&raquo; en 2003</strong>, fait tout exploser pour nous faire réagir. Rire ou nous offusquer. C&rsquo;est selon.</p>
<p>Il nous plonge dans vingt-cinq histoires glaçantes, provocantes, outrancières, absurdes, grotesques&#8230; et pourtant si plausibles.</p>
<p>Passez la couverture qui reprend les codes d&rsquo;un film porno (mais avec des vêtements, hein !) et entrez dans les vies de cet homme qui offre trois amants à sa femme pour Noël, dans celle de son collègue de bureau qui se marie à une ourse, partagez les jeux dangereux et mortels de ces employés pendant un challenge d&rsquo;entreprises (ils jettent des projectiles d&rsquo;un pont de l&rsquo;autoroute), mangez votre mère des semaines durant en steak ou en ragoût après l&rsquo;avoir tuée, etc. Ici, plus rien (ni personne d&rsquo;ailleurs) n&rsquo;a d&rsquo;importance. On pousse le curseur, on exagère, on désespère.</p>
<p>Chez <strong>Philippe Claudel</strong>, la société est particulièrement segmentée, clivante. Il y a des parcs à pauvres, des SDF gelés gisant dans la rue se vendent au plus offrant comme une oeuvre d&rsquo;art et le sexe entre hommes entre femmes et entre les deux sexes est omniprésent. Une monnaie comme une autre, une denrée périssable aussi.</p>
<p><em> &nbsp;&raquo; Nous sommes devenus des monstres. On pourrait s&rsquo;en affliger. Mieux vaut en rire &laquo;&nbsp;</em>, dit la quatrième de couverture de ce &laquo;&nbsp;roman des moeurs contemporaines&nbsp;&raquo;. Alors rions-en même si le malaise nous gagne. Rions, quitte à s&rsquo;étrangler. Quitte à ne plus rien prendre au sérieux.</p>
<p>Des histoires qui choquent ou amusent, un style sec , des phrases courtes qui percutent&#8230; <strong>Philippe Claudel</strong> a changé d&rsquo;univers. Laissez-vous tenter <img src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";-)" class="wp-smiley colorbox-3947" /></p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Page 53 : (&laquo;&nbsp;Tout doit disparaître&nbsp;&raquo;) </strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Qui a mis cette annonce. Bourin. Du service merchandising. Oui. Nous étions devant le panneau réservé aux messages personnels. Morel et moi. Il y en avait de toutes sortes. Nos collègues vendaient ou recherchaient des femmes de ménage. Des tondeuses. Des appartements à la montagne. Trois chiots de race épagneule. Un service à fondue. Un jet-ski. Du bois de chauffage coupé en bûches de 50. Deux essaims d&rsquo;abeilles. Trois Polonais en règle. Un terrain à bâtir. Cinquante voitures miniatures de collection. Un pénis artificiel et ses quatre embouts d&rsquo;origine, fonctionnant sur piles ou sur secteur. Un pantalon en cuir lavable taille 42. Des oeufs frais en provenance directe de la ferme. Et puis Dieu. L&rsquo;annonce était ainsi formulée.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 115 : (&laquo;&nbsp;Le vivre ensemble&nbsp;&raquo;)</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Hier un automobiliste nous a fait un doigt. Nous le lui avons coupé. Nous ne supportons pas les incivilités. C&rsquo;est agaçant.Dubois a toujours quelques outils dans son coffre. On ne sait jamais. Pince multiprise. Cric. Chaînes à neige mais il ne neige désormais que rarement. Le réchauffement climatique n&rsquo;est finalement pas un canular. C&rsquo;est dommage. On aurait pu enfin rire. Pourquoi nous avoir fait un doigt monsieur. L&rsquo;homme était à terre. Il avait perdu la hargne arrogante qui déformait son visage quand il nous avait dépassés et insultés en klaxonnant parce que nous respections la limitation de vitesse. Nous l&rsquo;avions de nouveau doublé et stoppé grâce à une banale queue de poisson. Les grands classiques. Inusables. Dubois est un as du volant. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong> Page 125 :  (&laquo;&nbsp;Le sens de la vie&nbsp;&raquo;)</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Nous invitons parfois à la maison des philosophes que nous trouvons dans la rue, sous des porches, recroquevillés en boule comme de vieux papiers usagés. Fumet de crasse et de jeune fille sale. Dans leurs cheveux se mêlent des souvenirs de gaz d&rsquo;échappement et d&rsquo;antiques miettes de pain. Le plus souvent ils sont édentés et leurs mâchoires roses les font paraître de très vieux enfants. Ma femme ne les aime guère mais tolère les caprices. Expliquez-moi la vie. Expliquez-moi la mort. Le bleu du ciel. Le désir. Les rêves. Dieu. La souplesse des peaux. Et l&rsquo;ennui. Surtout l&rsquo;ennui. Expliquez-nous l&rsquo;ennui. Les philosophes nous regardent. Ils se taisent. Ils ne parlent pas la bouche pleine.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Inhumaines&nbsp;&raquo;, Philippe Claudel, Stock, 16,50€.</strong></em></p>
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