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	<title>Quatrième de couv &#187; ambition</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Téléréalité ou l&#8217;art de mettre les pieds dans le Paf&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Jul 2021 07:54:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il y a vingt ans, nous regardions, interloqués et voyeurs, des jeunes femmes et hommes vivre enfermés dans un loft. Décadence ? Ultime modernité d&#8217;un siècle nouveau ? Allez savoir. Aurélien Bellanger, quadragénaire, écrivain, chroniqueur radio et philosophe de formation, s&#8217;était déjà penché sur les grandes questions telles que l&#8217;information ou l&#8217;aménagement du territoire, en province comme [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-5705 colorbox-5703" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/TELEREALITE.jpg" alt="TELEREALITE" width="195" height="284" /></p>
<p>Il y a vingt ans, nous regardions, interloqués et voyeurs, des jeunes femmes et hommes vivre enfermés dans un loft. Décadence ? Ultime modernité d&rsquo;un siècle nouveau ? Allez savoir.</p>
<p><strong>Aurélien Bellanger</strong>, quadragénaire, écrivain, chroniqueur radio et philosophe de formation, s&rsquo;était déjà penché sur les grandes questions telles que l&rsquo;information ou l&rsquo;aménagement du territoire, en province comme à Paris.</p>
<p>Je l&rsquo;avais découvert avec <strong><em>La théorie de l&rsquo;information</em></strong>, paru en 2012. La biographie de son personnage principal, <strong>Pascal Ertanger,</strong> est largement inspirée de la vie du PDG de Free, <strong>Xavier Niel.</strong></p>
<p>Auteur d&rsquo;un essai sur Michel Houellebecq, <strong><em>Houellebecq écrivain romantique</em></strong>, en 2010. Il a écrit quelques poèmes, publiés sur son blog, Hapax. Il est également critique de philosophie pour nonfiction.fr depuis octobre 2007.</p>
<p>En 2014, le prix de Flore, lui a été attribué pour son deuxième roman, <em><strong>L&rsquo;aménagement du territoire</strong></em>.En 2017, il publie <strong><em>Le grand Paris</em></strong>.</p>
<p><span id="more-5703"></span></p>
<p>Que raconte-t-il dans <em><strong>Téléréalité</strong> </em>? La vie de  <strong>Sébastien Bitereau</strong>, qui fait forcément penser à celle de <strong>Stéphane Courbit</strong>, ancien patron d&rsquo;Endemol et créateur du Loft, donc. Le fils d&rsquo;un plombier-chauffagiste du sud de la France, féru de télévision, montera à Paris, après s&rsquo;être rendu indispensable auprès d&rsquo;un chef d&rsquo;entreprise. Au jeu <strong>La roue de la fortune</strong>, il est dans les coulisses. Avant de devenir le mignon de <strong>Pascal Sevran</strong>. Désormais dans la place, rien ne l&rsquo;arrêtera plus.</p>
<p><strong>Aurélien Bellanger</strong> nous met dans les pas de ce Rastignac des années 1990-2000 qui ne se refusera rien, donnera vie à ses ambitions, jamais dupe cependant, mais sûr que la télévision est le dernier endroit où l&rsquo;on crée. Qu&rsquo;importe le format, pourvu qu&rsquo;on ait l&rsquo;impression d&rsquo;exister !</p>
<p>L&rsquo;idée du roman, il l&rsquo;a eue après la lecture d&rsquo;un article du Monde, consacré au rachat de la société néerlandaise Endemol par Banijay, qui appartient à <strong>Stéphane Courbit</strong>. <strong>Aurélien Bellanger</strong> précise avoir mis 51 jours à écrire ce nouveau roman, plus accessible que les précédents.</p>
<p>Développement des chaînes et des programmes, années fric avec les animateurs-producteurs, explosion de le téléréalité puis de la TNT&#8230; le parcours de <strong>Sébastien Bitereau</strong>, producteur sans beaucoup de morale, permet de retracer plusieurs décennies de la vie du Paf.</p>
<p><strong>Aurélien Bellanger était l&rsquo;invité de l&rsquo;émission l&rsquo;Instant M sur France Inter. A écouter et regarder par ici : </strong></p>
<p><a href="https://youtu.be/Qq0AFUAkoJQ">https://youtu.be/Qq0AFUAkoJQ</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 33 :</strong><em>&laquo;&nbsp;On le prenait en général pour le fils du patron, et on lui obéissait. Mais Sébastien savait qu&rsquo;il devait cette mystérieuse assurance à l&rsquo;enregistrement secret des </em>Feux de l&rsquo;amour,<em> qu&rsquo;il se passait avant de s&rsquo;endormir, en toute fin de soirée : cette mâle assurance, c&rsquo;était celle de Victor Newman, le président de l&rsquo;entreprise cosmétique du même nom, le patriarche abrahamique aux épouses et aux enfants innombrables, qui régnait sur Genoa City.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 108 :</strong> &laquo;&nbsp;<em>La nostalgie télévisuelle qui déferla soudain sur la France, Sébastien en était l&rsquo;inventeur. C&rsquo;était à lui et au foudroyant succès de </em>Triple 7<em> – qui mérita bien son quatrième sept, un Sept d&rsquo;or, l&rsquo;année suivante – que la France dut sa sortie définitive des années 80, et son entrée, enfin, dans les années 90. Des années marquées, déjà, avec le générique anxiogène d&rsquo;</em>Envoyé spécial<em> et les gyrophares glacés des scènes de reconstitution des reality-shows, par un goût retrouvé du sérieux, par un retour en grâce des genres intransigeants du reportage et du documentaire, des années blotties contre le réel à la peau froide et aux vêtements mouillés.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 175 :</strong><em>[&#8230;] Il semblait à ce point ne pas partager son enthousiasme que Sébastien était tenté, contre toutes les promesses de confidentialité faites, dans l&rsquo;euphorie du prodigieux décor, de foncer chez Philippe dès sa descente d&rsquo;avion pour lui annoncer que sa quête était maintenant achevée  : la télévision, bientôt, posséderait enfin sa forme artistique propre. L&rsquo;histoire de la perspective venait de croiser les grilles serrées de l&rsquo;audimat : on était là face à une représentation parfaite, homothétique de la société, à sa réduction à quelques personnages connus de tous – la bimbo et le beau gosse, la grande gueule et le ténébreux, le timide et l&rsquo;exubérante, l&rsquo;intello et le mec cool, la fêtarde et le coincé. Et pourquoi pas, aussi, des profils ethniques ou sexuels, des Arabes et des gays, des lesbiennes et des trans. [&#8230;]</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>Téléréalité, Aurélien Bellanger, Gallimard, 19€</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Aux marches du palais&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2019/01/31/aux-marches-du-palais/</link>
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		<pubDate>Thu, 31 Jan 2019 14:53:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Rentrée littéraire hiver 2019 C&#8217;est reparti ! Les livres font leur rentrée. Celle de l&#8217;hiver. Pas celle des prix littéraires, donc. Une course de fond quand même pour des hommes et des femmes qui, pour la première fois et pas, sont présents sur les tables des librairies. Une course et une aventure. Au fil [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="color: #008080">Rentrée littéraire hiver 2019</span></strong></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RENTREE-BLOG.jpg" rel="lightbox[4532]"><img class="aligncenter wp-image-4535 size-medium colorbox-4532" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/RENTREE-BLOG-300x169.jpg" alt="RENTREE BLOG" width="300" height="169" /></a></p>
<p>C&rsquo;est reparti ! Les livres font leur rentrée. Celle de l&rsquo;hiver. Pas celle des prix littéraires, donc. Une course de fond quand même pour des hommes et des femmes qui, pour la première fois et pas, sont présents sur les tables des librairies. Une course et une aventure.</p>
<p>Au fil des mois de janvier et février, <strong>493 nouveaux romans vont sortir.</strong> Parmi eux, <strong>336 romans français.</strong> Parmi eux également, <strong>77 premiers romans</strong> ( soit une hausse de 20% par rapport à la rentrée littéraire de l&rsquo;hiver 2018).</p>
<p>Alors, parce qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas que <strong>Michel Houellebecq</strong> dans la vie ( son nouveau roman est édité à 320.000 exemplaires !), je vais essayer de vous donner envie de plonger dans les (autres) romans de ce rendez-vous littéraire. Une sélection, forcément subjective. C&rsquo;est parti !</p>
<p><span id="more-4532"></span></p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PREMIERE-DAME.jpg" rel="lightbox[4532]"><img class="alignleft size-full wp-image-4533 colorbox-4532" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/PREMIERE-DAME.jpg" alt="PREMIERE DAME" width="120" height="227" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>On commence notre collection avec <strong>&laquo;&nbsp;Première dame&nbsp;&raquo;</strong> de <strong>Caroline Lunoir</strong>. Un roman que l&rsquo;on put, pour les amateurs de cases, ranger dans celle dédiée à la politique !</p>
<p><strong>Caroline Lunoir</strong>, avocate pénaliste installée à Paris, je l&rsquo;ai découverte avec son premier roman <strong>&laquo;&nbsp;La faute de goût&nbsp;&raquo;</strong>, en 2011. Un joli souvenir.  Je vous en parlais <strong><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2012/03/06/lutte-des-classes-au-bord-de-la-piscine/">ici</a></strong>.</p>
<p>Après <strong>&laquo;&nbsp;Au temps pour nous&nbsp;&raquo;</strong>, la voici de retour avec<strong> &laquo;&nbsp;Première dame&nbsp;&raquo;</strong>, donc. L&rsquo;idée ? Suivre <strong>Marie</strong>, épouse d&rsquo;un candidat à l&rsquo;élection présidentielle, jusqu&rsquo;aux marches du palais&#8230; de l&rsquo;Elysée.  Ancienne journaliste, mère des quatre enfants de <strong>Paul</strong>, <strong>Marie</strong> nous livre par le menu et sous la forme d&rsquo;un journal de bord, le long décompte d&rsquo;une victoire annoncée.</p>
<p>Rien ne nous sera épargné ! A elle non plus d&rsquo;ailleurs. Au fil des pages, des mois et des saisons, l&rsquo;image de sa famille, de son mari et aussi la sienne vont s&rsquo;écorner. Quoi ? La famille de <strong>Marie</strong> et <strong>Paul</strong> n&rsquo;est donc pas si parfaite, pas si lisse, pas si respectable. Il y aura les comptes bancaires ouverts à l&rsquo;étranger, la maîtresse de <strong>Paul</strong>, la dépression de <strong>Marie</strong>, etc.</p>
<p>Toute ressemblance avec des candidats à l&rsquo;Elysée ou d&rsquo;anciens présidents de la République n&rsquo;est évidemment absolument pas fortuite ! On devine ici François Hollande et la volcanique Valérie Trierweiler, François et Pénélope Fillon, Nicolas et Cécilia Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn aussi&#8230;</p>
<p>Si le journal de <strong>Marie</strong> commence dans l&rsquo;euphorie de l&rsquo;annonce de la candidature de son mari aux primaires du parti, l&rsquo;horizon va finir par s&rsquo;obscurcir. La chronique attendrie, admirative va virer à la récrimination. Au règlement de comptes. Puis à l&rsquo;abnégation. <strong>Marie</strong> se rend compte qu&rsquo;elle a donné sa vie pour son mari et ses enfants. Amer constat d&rsquo;une femme qui se croyait libre et affranchie.</p>
<p>Personne n&rsquo;a anticipé ni pris la mesure des conséquences sur la vie de la famille, issue de la grande bourgeoisie. Les mauvais coups viendront de partout, même des amis. Alors les communicants gambergent, trouvent des parades, etc.</p>
<p>Entre compromissions et petits arrangements, un portrait peu reluisant d&rsquo;une &laquo;&nbsp;caste&nbsp;&raquo; définitivement coupée de la réalité de ceux qu&rsquo;elle voudrait gouverner. Cynique.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 55-56 : </strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;J-147 (Dimanche 25 novembre) </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Un choc de bonheur. Une claque d&rsquo;euphorie. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Il y a cette tension joyeuse qui monte, au milieu des rires, des plaisanteries et d&rsquo;une bonne humeur tenace avec les retours des bureaux de vote. Le téléphone qui sonne en continu. Le portable de Paul qui clignote de messages. Les fouilles des poubelles où le bulletin de Paul serait rare, les journalistes qui arrivent de plus en plus nombreux, jusqu&rsquo;aux non-alignés qui choisissent comme par hasard, sans s&rsquo;être annoncés, sur le coup de dix-huit heures, dix-neuf heures, de &laquo;&nbsp;vivre cette soirée avec nous&nbsp;&raquo;. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;ai encore le baiser de Paul sur mes lèvres. D&rsquo;une gourmandise ! &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 123 :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;J-31</em></p>
<p style="text-align: left"><em>J+59 ( jeudi 21 mars)</em></p>
<p style="text-align: left"><em>[&#8230;] Paul tranche, encourage, plaisante, avec ténacité. Il a dénoué sa cravate et abandonné sa veste sur une chaise. Il se tient debout, en bras de chemise, devant le tableau, un sandwich de rillettes dans une main, un marqueur pour exposer son plan de bataille dans l&rsquo;autre. Ceux qui viennent d&rsquo;intégrer l&rsquo;état-major découvrent son sens du commandement et son énergie. A l&rsquo;écouter, j&rsquo;entends presque se lever la clameur de nos villages, de nos provinces, d&rsquo;un pays tout entier prêt à porter nos convictions et notre souffle. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Pourtant, je surprends des regards qui s&rsquo;attardent sur moi et plongent ailleurs quand je relève la tête. Pourtant, derrière l&rsquo;espoir, derrière les mots d&rsquo;ordre et les promesses que l&rsquo;on se fait, derrière la fougue de Paul et l&rsquo;implication nouvelle de Victor qui anime l&rsquo;équipe dédiée aux réseaux sociaux, il y a des noms que l&rsquo;on ne prononce plus et, souvent, la colère qui affleure. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>En réalité, je nous sens assiégés.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 182-183 :</strong></p>
<p style="text-align: left"><em>&laquo;&nbsp;Dimanche 5 mai</em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les salles sont combles. Je croise des visages amis, des familiers, des connaissances, certains que j&rsquo;exècre, d&rsquo;autres qui ne me disent rien. Ils reviennent au siège du parti comme la marée. Ils font ma vie, lui donnent son sens et l&rsquo;aliènent. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Nous nous reconnaissons, nous, acteurs des coulisses du feuilleton du pouvoir. Tous, un jour, premier rôle, espoir, doublure, figurant, vieille gloire. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>J&rsquo;ai mon sourire de Joconde. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Parce que dans les fidélités comme dans les haines, dans les sacres comme dans les chutes, il est un principe qui surnage et écorne le mépris : le respect de celui qui sait encaisser. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Parce que celui qui, tombé à genoux, ne baisse pas la tête, se relèvera, et attestera, sous le regard de ses pairs, qu&rsquo;un retour est toujours possible. </em></p>
<p style="text-align: left"><em>Les salles sont combles mais je suis vide.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Première dame&nbsp;&raquo;, Caroline Lunoir, Actes Sud, 18€</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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		</item>
		<item>
		<title>Là où la terre est rouge, la morale saigne&#8230;</title>
		<link>http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2014/06/06/la-ou-la-terre-est-rouge-la-morale-saigne/</link>
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		<pubDate>Fri, 06 Jun 2014 08:26:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[vanina]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Maréchal Hélios]]></category>
		<category><![CDATA[morale]]></category>
		<category><![CDATA[sélection prix Roblès 2014]]></category>
		<category><![CDATA[Thomas Dietrich]]></category>
		<category><![CDATA[Tshipopo]]></category>

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		<description><![CDATA[Sélection prix Roblès 2014 On touche au but ! D&#8217;ici quelques jours, nous connaîtrons le lauréat 2014 du prix Emmanuel-Roblès. Les six premiers romans avalés, il nous reste à voter. Sans rien dévoiler de mon choix ( réponse le 13 juin ! ) voilà le dernier roman lu. Il s&#8217;agit de &#171;&#160;Là où ma terre [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #008000">Sélection prix Roblès 2014</span></strong></p>
<p>On touche au but ! D&rsquo;ici quelques jours, nous connaîtrons le lauréat 2014 du <strong><a title="Découvrez les six romans présentés dans les pages du journal La Nouvelle République" href="http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Loisirs/Livres-cd-dvd/n/Contenus/Articles/2014/05/29/Six-romans-pour-un-seul-laureat-1927030">prix Emmanuel-Roblès</a></strong>. Les six premiers romans avalés, il nous reste à voter. Sans rien dévoiler de mon choix ( réponse le 13 juin ! ) voilà le dernier roman lu. Il s&rsquo;agit de<strong> &laquo;&nbsp;Là où ma terre est rouge&nbsp;&raquo;</strong>, de <strong>Thomas Dietrich</strong>.</p>
<p>Etudiant à Sciences Po, ce jeune homme de 23 ans a passé toute son enfance au Togo ( un pays que j&rsquo;affectionne particulièrement pour y avoir séjourné à deux reprises il y a quelques années. Chouette, ça commence bien on dirait ! ).</p>
<p>Après avoir passé son bac à Mulhouse,<strong> Thomas Dietrich</strong> est reparti vers l&rsquo;Afrique ( il a ainsi vécu au Tchad, en Centrafrique et au Soudan ) dont il parle langues et dialectes et où il a travaillé.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ROBLES.jpg" rel="lightbox[2520]"><img class="alignleft  wp-image-2525 colorbox-2520" style="margin: 10px" alt="ROBLES" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/ROBLES.jpg" width="419" height="614" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Son roman de 269 pages nous emmène loin, dans un pays imaginaire, le <strong>Tshipopo</strong>. Une république visiblement instable.</p>
<p><strong> Icare</strong> (il s&rsquo;agit du prénom de notre héros sans morale ni grandes valeurs) l&rsquo;a découvert par le truchement des actualités sans savoir qu&rsquo;un jour, par le plus grand des hasards, il deviendrait conseiller d&rsquo;un des ministres, <strong>Anténor</strong>, au service du président, le <strong>maréchal Hélios</strong>.</p>
<p>L&rsquo;histoire de ce roman, constitué en trois parties (&laquo;&nbsp;Envol&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Elevation&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Chute&nbsp;&raquo;), c&rsquo;est donc celle d&rsquo;un jeune homme falot qui connait une ascension assez épatante avant une descente aux enfers des plus spectaculaires dans <strong>Pendéré</strong>, capitale d&rsquo;un pays au fonctionnement exotique.</p>
<p>Le tout sur fond d&rsquo;amours contrariés ( avec <strong>Alceste,</strong> fille d&rsquo;un diplomate), de petits arrangements avec la morale, de coup d&rsquo;Etat, d&rsquo;élections truquées. Le rythme est soutenu. Reste à ce que le roman, construit comme un journal de bord, suive la dynamique imposée. Il peine à le faire. Et finit en farce. Dommage.</p>
<p><span id="more-2520"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La première partie se déroule à Paris, dans une Afrique reconstituée, fantasmée bien qu&rsquo;installée dans un triangle constitué entre Château-Rouge, Clignancourt et Château-d&rsquo;eau. Là, Icare découvre un monde interlope, celui de la débrouille, des Sapeurs et les beautés africaines venues chercher un quotidien serein. De mensonge en non-dit, il s&rsquo;invente une vie d&rsquo;étudiant à l&rsquo;avenir prometteur. Sa rencontre avec <strong>Anténor</strong> bouleverse son existence. Celle avec Circé, femme aux courbes sensuelles, tout autant.</p>
<p>Un nouveau président s&rsquo;installe à la tête du  <strong>Tshipopo</strong> et l&rsquo;aventure s&rsquo;emballe. Icare devient conseiller d<strong>u général Anténor,</strong> devenu ministre. Homme de réseaux et de promesses, il propulse ce &laquo;&nbsp;Teint-Clair&nbsp;&raquo; dans une autre vie, loin de chez lui. Et devinez ce qui arriva, <strong>Icare</strong> s&rsquo;est brûlé les ailes au contact de cette terre rouge, à cause de la latérite mais également du sang.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong> Page 40 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Et puis, vers seize ou dix-sept heures, réglé comme une horloge, il se rendait chez Bijou. Il était souvent le premier client. Que le général Anténor soit là ou non, cela n&rsquo;avait plus beaucoup d&rsquo;importance, il connaissait à présent à peu près tous les habitués et s&rsquo;attablait volontiers avec eux. Pour tous, il était devenu “le teint-clair du maquis”. Une sorte de mascotte un peu ridicule que l&rsquo;on exhibait à l&rsquo;occasion pour piquer une conversation d&rsquo;insolite. Quant à la gérante, elle se montrait toujours plus désirable&#8230; &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 111 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;Ce ne fut qu&rsquo;après deux minutes de balbutiements qu&rsquo;il se lança, se souvenant des instructions d&rsquo;Anténor : il devait juste apprendre aux engagés à orthographier correctement les éléments qu&rsquo;il leur dirait d&rsquo;inscrire sur les listes électorales truquées ou sur les cartes électorales falsifiées. Il demande donc à chacun de ses élèves d&rsquo;écrire sur leur cahier leurs nom, prénom et ville de naissance.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 139-140 :</strong> <em>&laquo;&nbsp;En somme, la mission d&rsquo;Icare n&rsquo;avait été qu&rsquo;un fiasco. Et la tournure qu&rsquo;avaient prise les événements aurait pu gravement le compromettre auprès du maréchal Hélios, s&rsquo;il n&rsquo;avait eu plus d&rsquo;un tour dans son sac. Car, dans les rapports intermédiaires qu&rsquo;il expédiait par courrier diplomatique cacheté à Pendéré, Icare avait fait preuve d&rsquo;une imagination sans bornes. Puisqu&rsquo;il n&rsquo;avait eu accès à aucune donnée sensible, il lui avait fallu en inventer de toutes pièces. Sur la base de simples rumeurs et de suppositions logiques, il s&rsquo;était mis à produire une littérature délirante, qui exagérait le danger que pouvait représenter tel ou tel opposant au régime exilé en France.&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff"> Mon avis</span></strong></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">J&rsquo;aime beaucoup l&rsquo;Afrique et ses pays pour en avoir parcouru plusieurs avec mon sac sur le dos. Trop sûrement pour apprécier complètement ce premier roman, assez inégal entre ses trois parties et qui, à force de poncifs sur une Afrique corrompue, sans foi ni loi, et aux moeurs légères, finit par lasser. Dommage. J&rsquo;étais partie en voyage&#8230; et je suis finalement restée en rade.<br />
</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Là où la terre est rouge&nbsp;&raquo;, de Thomas Dietrich, Albin Michel, 19€.</strong></em></p>
<p style="text-align: left">
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