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	<title>Quatrième de couv &#187; Alex Bleach</title>
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	<description>Des livres, un peu, beaucoup, passionnément... et autres petits trésors</description>
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		<title>Les enfants du rock ont le blues (suite)</title>
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		<pubDate>Sat, 25 Jul 2015 07:10:14 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le meilleur moment pour lire pendant les vacances ? Pas de règle. Certains aiment l&#8217;après-midi à l&#8217;ombre dans le hamac. D&#8217;autres, en plein soleil sur la plage. Il y a encore ceux qui préfèrent se mettre au frais, derrière les épais murs d&#8217;une maison. Bref, c&#8217;est selon. Ce qui compte, c&#8217;est surtout le livre qu&#8217;on [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le meilleur moment pour lire pendant les vacances ? Pas de règle. Certains aiment l&rsquo;après-midi à l&rsquo;ombre dans le hamac. D&rsquo;autres, en plein soleil sur la plage. Il y a encore ceux qui préfèrent se mettre au frais, derrière les épais murs d&rsquo;une maison. Bref, c&rsquo;est selon. Ce qui compte, c&rsquo;est surtout le livre qu&rsquo;on a entre les mains. Reste à bien le choisir. Après les propositions précédemment exposées sur ce blog, voici une autre idée. Enfin, la suite.</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VERNON-II.jpg" rel="lightbox[3157]"><img class="alignleft size-full wp-image-3160 colorbox-3157" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VERNON-II.jpg" alt="VERNON II" width="280" height="410" /></a>  En effet, en janvier dernier, je vous expliquais <a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/2015/01/18/les-enfants-du-rock-ont-le-blues/">ici </a>tout le bien que je pensais du premier opus de la trilogie de <strong>Virginie Despentes</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Vernon Subutex 1&Prime;. </strong></p>
<p>Le deuxième tome est sorti au mois de juin. Nous voilà à nouveau plongés la vie de <strong>Vernon Subutex</strong>. Une vie défaite, détricotée. Rappelez-vous. Dans le tome 1, il s&rsquo;agissait de savoir qui était ce Vernon Subutex.</p>
<p><strong>Virginie Despentes</strong> nous le présentait comme</p>
<p>&nbsp;&raquo; Une légende urbaine.</p>
<p>Un ange déchu.</p>
<p>Un disparu qui ne cesse de ressurgir.</p>
<p>Le détenteur d’un secret.</p>
<p>Le dernier témoin d’un monde disparu.</p>
<p>L’ultime visage de notre comédie inhumaine.</p>
<p>Notre fantôme à tous.&nbsp;&raquo;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-3157"></span></p>
<p><strong>Vernon Subutex</strong>, l&rsquo;ancien disquaire devenu SDF a désormais des contacts une grande partie de ses anciens amis. Ils se retrouvent. Tous les personnages du premier opus sont là. Ils cherchent des réponses à leurs échecs, à leurs erreurs. Echafaudent des scenarii qui expliqueraient morts et disparitions&#8230; Celle d&rsquo;<strong>Alex Bleach</strong> dont les fameuses cassettes sont retrouvées et exploitées.</p>
<p>Des &laquo;&nbsp;attentats&nbsp;&raquo; sont fomentés tandis que <strong>Vernon Subutex</strong> se transformerait presque en gourou&#8230;</p>
<p>Entre le parc des Buttes-Chaumont, des appartements bourgeois et la rue, une géographie se dessine. Une cartographie de nos maux aussi. Ce nouvel opus s&rsquo;avère plus politique, plus noir aussi. Plus intransigeant avec notre époque.</p>
<p>Des petites misères aux grandes tragédies, c&rsquo;est notre société malade du XXIe siècle qui se laisse découvrir. Pas franchement rassurante. Mais ancrée dans la réalité, pour peu qu&rsquo;on lève enfin les yeux sur les hommes et les femmes qui la constituent. Constat implacable d&rsquo;une génération de quinquagénaires désabusés.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Extraits</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 23-24 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Il existe une différence de taille entre sa génération et celle de Laurent. La sienne n&rsquo;adulait par les bourgeois. Quoi qu&rsquo;ils en disent, les prolos d&rsquo;aujourd&rsquo;hui voudraient tous être nés du bon côté du manche. A Lessines, où il a grandi, les sirènes des carrières rythmaient le temps. On méprisait les bourgeois du haut de la ville. On ne buvait pas avec le patron. C&rsquo;était la loi. Dans les bistrots, ça ne parlait que de politique, la haine de classe nourrissait une véritable aristocratie prolétaire. On savait mépriser le chef. Tout cela a disparu, en même temps que l&rsquo;amour du travail bien fait. Il n&rsquo;y a plus de conscience ouvrière. Tout ce qui les intéresse, les gars, c&rsquo;est ressembler au chef. Un mec comme Laurent, si on lui laissait carte blanche, ce qu&rsquo;il désire n&rsquo;est pas de forcer les nantis à partager mais d&rsquo;entrer dans leurs clubs. Uniformité des désirs : tous des beaufs. Ca fera de la bonne chair à canon, ça.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 121-122 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Vernon a un mouvement de recul. Il est abasourdi. Comment est-il possible qu&rsquo;il ait perdu aussi vite l&rsquo;habitude des murs et des portes ? Puis il se voit dans le miroir et il demeure stupéfait : qui est cet étranger ? Le plus étonnant, c&rsquo;est qu&rsquo;il le trouve beau. Il a perçu son reflet avant de se reconnaître, et il a eu le temps de se dire – ce pauvre mec a un regard sublime. La Hyène pousse la porte du pied. Elle lui parle calmement : “Tu te sens bien ? Tu es plus blanc que l&rsquo;évier. Tu n&rsquo;as pas envie de prendre une douche ? Franchement, tu sens le cadavre. Les autres ne vont pas oser te le dire, mais c&rsquo;est une infection. Ca t&rsquo;ennuie de te laver ? Tu trouves que je suis trop hygiéniste ? ” Vernon sent poindre une certaine panique : non seulement il ne parvient pas à lui répondre, rien ne vient, il l&rsquo;entend, mais aucun mot ne franchit ses lèvres, il est vide, il est incapable de faire un geste, ne serait-ce que pour la rassurer et qu&rsquo;elle le laisse un peu tranquille. Cette fois-ci, c&rsquo;est sans doute définitif : il est devenu complètement fou, comme un zombie qui tiendrait debout et paraîtrait fonctionner, sa parole est coincée, et sa concentration détraquée. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 231-232 :</strong><em>&laquo;&nbsp;Antoine n&rsquo;a jamais pactisé avec son milieu. Se sentant médiocre parmi ses semblables, il a cherché dès l&rsquo;adolescence la compagnie des vrais inadaptés – les lascars des quartiers. Peut-être espérait-il, au contact des plus démunis, être enfin débarrassé de ses complexes. Il sait qu&rsquo;en général ça marche comme ça : les mecs comme lui se rapprochent de gens dont ils pensent qu&rsquo;ils sont intrinsèquement inférieurs parce qu&rsquo;ils préfèrent briller chez les paumés qu&rsquo;assumer leur sentiment d&rsquo;infériorité parmi les leurs. Il n&rsquo;a pas l&rsquo;impression d&rsquo;être comme ça. Mais on ne sait jamais. Il se sentait sincèrement séduit par l&rsquo;intelligence des types de banlieue, la rapidité de leurs réactions, l&rsquo;assurance de leurs intuitions, leur connaissance directe de la vie, et par-dessus tout cet humour incendiaire qui cassait la misère en deux et la transformait en attitude seigneuriale. Il aimait leur langue, leur façon d&rsquo;entrer par effraction dans tous les domaines, de s&rsquo;approprier tout ce qui ne leur était pas donné. C&rsquo;était une autre époque, déjà.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Les personnages de cette Comédie humaine contemporaine sont attachants. Malgré leur désespoir, leur incapacité à se fondre dans le moule. Alors on les suit cette fois encore. Virginie Despentes balance, tape et passe le tout à l&rsquo;acide. Assez jouissif. Vivement le troisième et dernier tome ! Qu&rsquo;on voie s&rsquo;il nous reste quand même un peu d&rsquo;espoir&#8230;</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Vernon Subutex, 2&Prime;, Virginie Despentes, Grasset, 19,90€.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Les enfants du rock ont le blues</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Jan 2015 16:59:28 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[&#160; Les enfants du rock ont le blues. Et du mal à joindre les deux bouts. Vernon Subutex, qui des décennies durant a été disquaire à Paris a dû baisser le rideau. Définitivement. Une fois ses réserves financières épuisées, il n&#8217;a pas d&#8217;autre alternative que de quitter son logement. Le début de la galère. Le [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VERNON.jpg" rel="lightbox[2863]"><img class="alignleft size-full wp-image-2865 colorbox-2863" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VERNON.jpg" alt="VERNON" width="280" height="408" /></a>Les enfants du rock ont le blues. Et du mal à joindre les deux bouts. <strong>Vernon Subutex</strong>, qui des décennies durant a été disquaire à Paris a dû baisser le rideau. Définitivement.</p>
<p>Une fois ses réserves financières épuisées, il n&rsquo;a pas d&rsquo;autre alternative que de quitter son logement. Le début de la galère. Le début de la trilogie de <strong>Virginie Despentes</strong>, dont le premier opus <strong>&laquo;&nbsp;Vernon Subutex 1&Prime;</strong>, vient de sortir. Le tome 2 sortira en mars, le 3 à la rentrée.</p>
<p><strong>Virginie Despentes</strong> n&rsquo;avait plus publié de roman depuis <strong>&laquo;&nbsp;Apocalypse bébé&nbsp;&raquo;</strong>, en 2010. Soit avant la création de ce blog. Des années pourtant que je suis cette auteure et réalisatrice atypique, rock and roll jusque dans ses virgules.</p>
<p>On citera entre autres : <strong>&laquo;&nbsp;Baise-moi&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Les jolies choses&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Teen spirit&nbsp;&raquo;</strong>, <strong>&laquo;&nbsp;Bye bye Blondie&nbsp;&raquo;</strong>&#8230;</p>
<p>Avec <strong>&laquo;&nbsp;Vernon Subutex 1&Prime;</strong>, elle nous raconte la France d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. A travers les rues de Paris dans lesquelles <strong>Vernon Subutex</strong> cherche un endroit où pouvoir dormir plusieurs nuits, c&rsquo;est à travers la société qu&rsquo;elle nous promène.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une formidable galerie de portraits habite son roman, tant par les milieux dans lesquels ils évoluent que les opinions politiques qu&rsquo;ils véhiculent. Tableau, au vitriol, d&rsquo;une France qui va mal à travers les yeux d&rsquo;un quinqua désabusé. Dans le numéro des Inrocks du 7 au 13 janvier, l&rsquo;auteure âgée de 45 ans explique à propos de sa génération : <strong><em>&nbsp;&raquo; On a manqué d&rsquo;ambition, ou de croyance en nous-mêmes. Nous avons été un feu de paille&nbsp;&raquo;.</em> </strong></p>
<p><span id="more-2863"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_2876" style="width: 194px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIRGINIE.jpg" rel="lightbox[2863]"><img class="size-full wp-image-2876 colorbox-2863" src="http://www.nrblog.fr/quatrieme-de-couv/files/VIRGINIE.jpg" alt="Virginie Despentes (photo Babelio)" width="184" height="274" /></a><p class="wp-caption-text">Virginie Despentes (photo Babelio)</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Virginie Despentes</strong> nous parle de désillusions, de dépressions, de course au fric et de misère, d&rsquo;overdose et de films porno&#8230; Une histoire d&rsquo;une descente aux enfers qui s&rsquo;accompagne d&rsquo;une autre histoire, presque policière. L&rsquo;un des vieux amis de Vernon, – membre du même groupe de rock – <strong>Alex Bleach</strong> a fait fortune dans la variété. Avant de mourir d&rsquo;une overdose, il enregistre, devant Vernon qui ne l&rsquo;écoute pas, ses pensées, ses délires. Tandis que <strong>Vernon Subutex</strong> chercher un toit pour la nuit, d&rsquo;autres, à ses trousses, veulent mettre la main sur les bandes.</p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #000000"> Extraits</span></strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left"><strong>Pages 73-74 :</strong><em>&laquo;&nbsp;La perspective de retrouver Vernon le réjouit. Vernon est fou de musique. Des mecs comme Xavier lui doivent beaucoup, il leur a fait découvrir tellement de choses.  Et il fait partie de ces rares personnes qu&rsquo;on quitte de meilleure humeur que quand on les a rencontrées. Ils ont en commun une série de souvenirs précieux, dont ils deviennent progressivement les derniers détenteurs. Des fêtes, des concerts, des festivals, des galères aussi. Toute cette époque où on se prenait moins la tête : les problèmes se réglaient tous à base de claques. Vernon a fait partie de cette vie-là, il est garant de ce que Xavier, dans sa jeunesse, n&rsquo;était pas un gars compliqué : le premier qui s&rsquo;avisait de le regarder de travers perdait deux dents. Ensuite, une bière au comptoir suffisait à remettre les compteurs à zéro, et tout le monde était satisfait. C&rsquo;était une autre époque, c&rsquo;était un autre milieu. Tout cela est derrière lui.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 221 :</strong><em> &laquo;&nbsp;[&#8230;] Finir sa semaine de boulot et faire son ménage et ses courses. Regarder les prix des choses pour savoir si on peut se les payer. Kiko ne le ferait pas, il braquerait des banques il se tirerait une balle il trouverait une solution. Il le ne supporterait pas. S&rsquo;ils le font c&rsquo;est qu&rsquo;ils le méritent. Des mecs comme lui ne tiendraient pas le coup. Qu&rsquo;est-ce que les riches ont de plus que les pauvres ? Ils ne se contentent pas ce qu&rsquo;on leur laisse. Les mecs comme lui ne se comportent jamais en esclaves. Il est debout, quoi qu&rsquo;il arrive – plutôt crever que s&rsquo;agenouiller.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: left"><strong>Page 393 :</strong><em> &laquo;&nbsp;Le jour s&rsquo;est levé sans qu&rsquo;il se souvienne s&rsquo;être endormi. Il a pourtant rêvé que Robert Johnson s&rsquo;était assis sur le banc d&rsquo;en face, il avait joué de l&rsquo;harmonica. Vernon ne reconnait pas la rue où il s&rsquo;est écroulé, quand il cherche à s&rsquo;asseoir son corps n&rsquo;obéit pas correctement, il s&rsquo;affale sur le dos et tourne doucement la tête. La pluie a cédé à un froid lame de rasoir mais il a dû choper la fièvre, sous la morsure du froid sa peau le brûle littéralement. Une pensée lucide le taraude : depuis combien de temps n&rsquo;a-t-il rien mangé ? Si seulement il pouvait s&rsquo;éteindre, comme ça, dans l&rsquo;heure – il imagine la flamme d&rsquo;une bougie qui vacille puis faiblit et la mèche noire, une rien de rouge et puis plus rien. Mais on ne meurt pas de désespoir, en tout cas pas si facilement.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: center"><strong><span style="color: #0000ff">Mon avis</span></strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff"> Virginie Despentes est de retour ! Enfin ! Si son propos est moins cru, moins &laquo;&nbsp;border-line&nbsp;&raquo; que par le passé, son regard sur notre société qui va (ou pas) est toujours aussi aiguisé. Percutant. Elle nous parle d&rsquo;elle, de ses anciennes vies et de nous aussi. Un roman qui nous mène de personnages en situations, sans perdre de vue Vernon Subutex, son fil rouge. </span></p>
<p style="text-align: left"><span style="color: #0000ff">Le ton et le style de l&rsquo;auteure font mouche. Elle triture les mots, leur donne du rythme. Et une énergie folle. Vivement le tome suivant !</span></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>&laquo;&nbsp;Vernon Subutex 1&Prime;, de Virginie Despentes, Grasset, 19,90€.</strong> </em></p>
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